L'urgence de se calmer, non pas de manger - 25092012

Emman.
Abonné

Je pense souvent à ce commentaire du dr Zermati, quand nous évoquons des impulsions frénétiques à manger, "j'ai besoin, là, de suite de manger, rien ne m'arrête". 

Et le dr de préciser qu'il s'agit surtout d'une urgence à retrouver son calme.

Cela me parle beaucoup, au final, pas vous ?

Bon comme beaucoup de sujet, cela me parle mais ne me calme hélas pas :).

 

Commentaires

zabounette86.
Abonné

Bonjour Emman. 

Ce que l'on nous enseigne sur LC est plein de vérité mais de là, à le mettre en application, c'est autre chose, enfin pour moi. Vendredi soir, mon fils m'appelle au travail , il était 21 h 30, je suis infirmière libérale, j'étais fatiguée, je m'occupais de ma dernière patiente auprès de laquelle je pense environ 3/4 d'heure tous les soirs car c'est une dame paraplégique, qu'il faut coucher, masser, bien installer car ensuite elle ne peux plus bouger, elle est seule à la maison, donc, ensuite je n'avais qu'une envie ,rentrer à la maison, car samedi et dimanche,je retravaillais et me lève à 5 heures. Et bien, mon fils voulait que j'attende la fin de son entraînement de basket pour le ramener à la maison. Il sait très bien que lorsque je travaille le week end, je ne veux pas faire le "taxi" tard le soir. Donc, je me suis fâchée avec lui au téléphone car il n'avait respecté les règles que je leur ai données quand je travaille et je suis tout de même allée le chercher en lui précisant qu'il ne terminera pas son entrainement et qu'à 21h45/22h, il devait sortir du gymnase. Il a vu que je n'étais pas contente, il s'est excusé mais je n'avais aucune envie de discuter car d'une part, j'étais fatiguée et d'autre part, je risquais de lui dire des paroles que je regretterais. Et bien, arrivée à la maison, impossible de me calmer, de mettre en place un peu de relaxation, il y avait "urgence",à mon sens, je me suis pris un apéro et le reste d'un paquet de chips qui trainait et je suis allée m'installer dans mon lit pour manger en feuilletant une revue pour me calmer.(mes fils sont ados et se gèrent pour leur repas qui est prêt et qu'ils n'ont qu'à faire réchauffer). Je me suis donc calmé mais j'ai mangé trop vite, sans dégustation sad et de trop. Donc, je comprends très bien le mot "urgence" que tu décris avec l'impossibilité de mettre en place les outils tant l'émotion et/oula fatigue sont trop importantes.

Bon courage à toi, cela fait du bien de voir que nous ne sommes pas seules et que c'est encore difficile de mettre en place tous les outils de ce programme mais nous vaincrons. yes

Bonne journée à toi et prends soins de toi.

charlotte25.
Abonné

Bonsoir Emman et Zabounette,

c'est vrai, nous ne sommes pas seules a "faire des betises"... En ce qui me concerne, les assez rares fois ou je perds completement le contrôle

(séparation récente pas encore réglée, ou très grosse contrariété, comme ce soir ma chaudière qui lache et une tres grosse réparation en perspective)

je SAIS que je ne devrais pas manger de "cochonneries, pas autant, pas s vite... mais j'ai l'impression bizarre que ce n'est pas "moi" qui le fait ;

que je m'observe de l'extérieur sans pouvoir m'en empêcher... Mon corps serait-il hanté...surprise???

après bien sûr j'analyse, j'ai honte de ne pas avoir eu lavolonté d'arrêter...

Pourtant je trouve qu'avec LC il faut une sacré dose de volonté justement pour faire toutes ces expériences, carnets, questionnements...!

Je vous souhaite bonne continuation a toutes les deux dans le programme et bon courage pour les jours "sans"

Charlotte wink

Marine75.
Abonné

Comme ce sujet me parle ce soir.

Après avoir fair une boulette au boulot aujourd'hui, je rentre en vrac à la maison.

Pleine de colère contre moi.

Je me suis meme arrêtée à la boulangerie pour acheter du pain, en me disant "Ok, je suis enervée, donc quitte à manger, je vais essayer de manger quelque chose que j'aime beaucoup (du pain et du fromage) et de manger en pleine consience".

J'étais sûre d'arriver à la maison et de me jeter sur mon pain et mon fromage. Et puis, ma fille avait préparé le diner, et je n'ai pas eu envie de manger ce qu'elle avait fait. Donc pour l'instant, je n'ai rien mangé (finalement j'ai n'a pas si faim que ca)

Du coup, je crois que j'ai réussi à me calmer, sans plonger dans mon frigo.

Je dis ca, mais la soirée n'est pas fini...

A suivre, donc...

 

clementine77.old.
Abonné

C'est vrai que ces moments sont difficiles à gérer.

Pour ma part, j'essaye de me concentrer sur 5 respirations avant de me jeter sur la nourriture. De me laisser prendre conscience, même superficilellement, de mes sensations corporelles. Souvent, ensuite je n'ai plus envie de manger, car en respirant j'ai laissé passer l'émotion que j'essayais de me camoufler.

Mais ça c'est dans l'idéal, quand à un moment, AVANT de manger, je me rappelle de faire ce petit exercice ! 

Encore trop souvent, je me jette machinalement sur la nourriture, et je m'en rends compte après coup. Balot, hein...

Parfois aussi, je sais très bien que c'est pour camoufler une émotion, en général la colère, et là, le fait de me dire "je devrais respirer avant" me met encore plus en colère (genre "qu'ils aillent tous se faire f....e, je fais ce que je veux". A qui je m'adresse réellement...). Alors je me jette sur la nourriture par vengeance, comme pour me libérer du contrôle.

Ce que je trouve chouette sur ce site, c'est que nous apprenons à arrêter de nous juger quand nous faisons cela. Et lire vos posts me déculpabilisent.

Bonne route à chacun !

adeuhline.
Abonné

[quote=Clémentine77]

C'est vrai que ces moments sont difficiles à gérer.

Pour ma part, j'essaye de me concentrer sur 5 respirations avant de me jeter sur la nourriture. De me laisser prendre conscience, même superficilellement, de mes sensations corporelles. Souvent, ensuite je n'ai plus envie de manger, car en respirant j'ai laissé passer l'émotion que j'essayais de me camoufler.

Mais ça c'est dans l'idéal, quand à un moment, AVANT de manger, je me rappelle de faire ce petit exercice ! 

Encore trop souvent, je me jette machinalement sur la nourriture, et je m'en rends compte après coup. Balot, hein...

Parfois aussi, je sais très bien que c'est pour camoufler une émotion, en général la colère, et là, le fait de me dire "je devrais respirer avant" me met encore plus en colère (genre "qu'ils aillent tous se faire f....e, je fais ce que je veux". A qui je m'adresse réellement...). Alors je me jette sur la nourriture par vengeance, comme pour me libérer du contrôle.

Ce que je trouve chouette sur ce site, c'est que nous apprenons à arrêter de nous juger quand nous faisons cela. Et lire vos posts me déculpabilisent.

Bonne route à chacun !

[/quote]

Bonsoir Clémentine,

Tu as raison: nous apprenons à arrêter de nous juger. Je crois aussi qu'en se rendant compte que d'autres personnes vivent la même chose ou des galères similaires, nous nous rassurons et peut être cela nous aide-t-il à relativiser et progresser.

Bonne soirée à tous,

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Bonjour tout le monde. Ah, le bon sujet : urgence à se calmer, et manger pour se calmer.

Le problème, c’est que manger ne calme pas vraiment, enfin, pas longtemps, car après le calme induit par cette stimulation intense qui consiste à manger des aliments riches beaucoup et vite, vient la culpabilité et l’angoisse de grossir. On remange alors, parce qu’on a mangé et que cela a généré des émotions secondaires pénibles.

Mais, d’un autre côté, « se calmer » n’est pas tellement plus praticable. Car se forcer au calme est une forme de tentative de contrôle émotionnel, qui là encore se révèle décevante dans la durée. La relaxation relaxe-t-elle quand on est débordant de pensées et d’émotions pénibles ? Ou bien faut-il être déjà relaxé pour bien se relaxer ?

En fait, le problème devient tout à fait différent quand on comprend que, face à des émotions pénibles, des pensées qui vont dans tous les sens (et surtout dans le « mauvais » sens), le mieux est de prendre patience pendant le temps durant lequel tout cela est là, dans la tête, dans le corps. On « reste avec » ses pensées en respirant avec elles, on « reste avec » ses émotions en détaillant leurs effets dans les différentes parties du corps, et allant de moment en moment, on voit ce qui se passe.

Cela se passe. Car rien ne reste permanent, n’est-ce pas ?

Le problème, c’est la lutte, la recherche de contrôle. La solution, et elle est loin d’être évidente, c’est le « lâcher-prise », comme on dit, c'est-à-dire permettre à toutes les pensées, leur cortège d’émotions, d’être là, leur faire de la place, arrêter de gaspiller son énergie à les repousser.

Arrêter de vouloir se sentir bien tout de suite, là est le secret. Accepter d’être inconfortable et attendre (en respirant avec cela) que cela se passe, cela change bien des choses.

Bonnes expériences à toutes!

Emman.
Abonné

Merci Dr, je lis et relis.

J'ai expérimenté hier, des émotions assez fortes, une séance de RPC et la douleur au ventre ne passait pas. Mais je n'ai pas mangé de suite. Je vous relis ce matin, voilà, c'est exactement ça "accepter d'être inconfortable et attendre"... Je m'en souviendrai.

En fait, j'ai réfléchi à la problématique de l'urgence. Oui, je ressens souvent une urgence à calmer ma faim. Il est manifeste que je ne l'ai pas réglée. Et j'ai un vrai problème, la sensation d'avoir très, trop souvent faim.

Exemple. J'ai pris mon petit déjeuner à 7h. Il est 9h passé, j'ai faim. A 10h, j'aurai TRES faim. Je prendrai une collation.

A l'heure du déjeuner, encore très faim. Et... A 16h30 aussi, TRES faim ! Là, sortie du travail, c'est mon moment compliqué. Je mange deux fois trop. Et alors je n'arrive pas encore à moins manger sur le moment et à ne pas manger à table avec mon mari et les enfants. C'est une idée qui ne serait pas inintéressante, que m'a conseillée la nutritionniste que je vois par ailleurs. "Dîner" beaucoup plus tôt. Au final manger vers 17h, comme les Anglais ou presque :). Mais je ne m'y résous pas. Et je n'arrive surtout pas à prendre une petite collation parce que je me sens affamée.

A vrai dire, je me sens totalement déréglée par rapport à mes sensations de faim que je trouve exagérées.

maligne.
Abonné

Bonjour,

tu dis que tu es "hantée". Je pense que tu as raison, psychôlogiquement parlant.^En effet, dans de nombreuses cultures les personnes qui souffrent de faire des choses qu'elles ne veulent pas peuvent accéder à un exorciste ou à un traitement par le soigneur de ce problème. Nous, dans notre culture, on n'a que nos larmes et notre culpabilisation, car on nous assène, surtout concernant l'alimentations, que tout est notre faute ou notre responsabilité. Et si on se disait que cet "autre" qui fait des choses à notre place existe et s'exprime ainsi? Que veut-il nous dire? ...courage!

izabelle
Animatrice forum

hello Emman

mais est-ce vraiment de la faim?  dans ce cas, manges-tu suffisamment aux repas?    

il est vrai que la collation de 16h30  est particulièrement délicate quand on est sujet aux EME de fins de journée, j'en sais quelque chose, et cela m'est souvent arrivé de diner à 17h

mais je dois dire que depuis quelques semaines j'ai enfin fait des progrès sur ce plan là, j'arrive à manger 3-4 grains de raisin si j'ai faim à l'heure du goûter, ce qui me coupe l'appétit jusqu'au diner, alors qu'avant j'aurais basculé dans de l'EME  pour me réconforter de ma journée, de plus j'avais l'impression d'avoir SI FAIM que seul un repas pourrait me satisfaire, et finalement je m'aperçois que non, un grain de raisin peut être très rassasiant, le tout était de lâcher mes peurs

dans mon cas,  des EME se mélangeaient bien sûr dans cette "faim de loup" de 17h.... y'avait une petite faim et beaucoup d'EME (et même des EME déclenchées par la petite faim, la peur d'avoir faim, de déraper, d'être nulle.... et tutti quanti)

j'ai même du mal à croire que désormais je dine à 19h30.....   sans plus penser à manger entre 17 et 19

bon, ceci dit, je touche du bois......   parce que les retours en arrière je connais aussi....

 

fais l'expérience de prendre une petite collation en pleine conscience à 16h30, en imaginant que chaque fragment de saveur te nourrit et te réconforte profondément, et puis fais l'expérience de voir si ces quelques bouchées t'ont nourrie jusqu'au diner....

Emman.
Abonné

Merci Izabelle,

Bien sûr c'est un mélange ! La sortie du travail, de toute la tension nerveuse ou cérébrale qu'il implique déclenche de grandes EME chez moi. Mais j'ai aussi faim. Et je n'arrive pas à me rassasier avec un fruit ou quoi ou qu'est-ce.

Je pense aussi que je ne mange pas assez aux repas, mais je suis souvent aussi rassasiée (en fait, je crois que j'ai un petit appétit. J'ai été mince quelques années, parfaitement régulée, je ne mangeais pas beaucoup en fait).

Hier en sortant du bureau, j'ai fait 10 minutes de la RPC de fin de journée, je n'ai pas mangé, mais une heure plus tard, je dévorais. Je vais tenter la petite collation en pleine conscience.

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