Mais quelles résistances ! - le 07/02/2012

Emman.
Abonné

Que de mois à faire des exercices, à remplir des carnets, à vous lire, vous interroger, m'interroger, à répondre aux uns et aux autres. Et rien, ou presque. 

Je ne suis pas découragée, je crois dur comme fer que je vais y arriver, que vous êtes dans le vrai. Je vous lis depuis des années, parle de vous autour de moi (ma belle-soeur m'a écouté et vient de perdre une dizaine de kilos rien qu'en s'écoutant, justement, sans trop de difficultés) et défend bec et ongles votre "méthode". Et je suis là avec mes kilos en trop. Et pas 4 ou 5.

C'est ce que je disais à une autre membre du site, je comprends, j'intègre, j'ai même parfois expérimenté, mais je n'arrive pas du tout au quotidien à m'y mettre complètement. C'est toujours, je m'y mets demain, et quand demain arrive, rien n'est plus urgent, important que de manger.

La réponse ? L'EME-Zen, mais quand j'ai furieusement envie de manger, je n'ai pas envie sur le moment de pratiquer l'EME Zen. 

C'est pathétique.

J'entends aussi les concepts de tout ou rien, d'indulgence avec soi, d'acceptation de son corps. Je n'y ARRIVE PAS.

Je viens de lire un sujet où vous parlez (Dr Apfeldorfer je crois) d'une souris qui tourne en rond dans sa cage. C'est cela. Je suis une souris dans sa cage. Qui voit les portes de sortie mais ne les prend pas.

Merci de m'avoir lue.

Là j'ai juste envie de pleurer, marre aussi que mes enfants ne connaissent de mon visage qu'un visage obèse.

Amitiés.

Emmanuelle.

Commentaires

isabellej.
Abonné

Emmanuelle, je t'envoie tout mon soutien

Personnellement, quand ça va vraiment pas, je fais une séance de RPC toutes les deux heures...  en fait j'y arrive pas vraiment, mais rien que le fait d'arriver à me recentrer une ou deux fois sur ma respiration est déjà un grand plus

Peut-être dois-tu cerner ce qui t'empêche de t'y mettre..... par exemple dans une séance de pleine conscience centrée sur cette résistance qui te colle à la peau

Courage à toi

lola74.
Abonné

Moi aussi je t'envoie mon soutien. Est-ce que tu es vraiment sûre que tu n'y arrives pas ? Est-ce que tu ne mets pas trop de pression ? Même si tu ne fais qu'une partie des choses petit à petit ça peut se mettre en place... c'est juste très très long, mais n'as tu pas déjà des trucs qui sont différents depuis que tu as commencé, des petites victoires ? ça n'est pas un régime, donc pas besoin de t'y mettre demain !

Bon courage, sois bienveillante avec la petite souris, essaie juste de rendre sa cage plus sympa déjà, après tu la feras sortir...

Emman.
Abonné

Merci les filles vos encouragement me vont droit au coeur. Evidemment qu'il y a des évolutions, et certaines sont notables, je ne mange par exemple plus le midi à mon travail devant l'écran, mais vraie pause déjeuner-détente.

D'autres avancées aussi sans doute que je n'exprime pas là de suite. Mais la suralimentation est  tjs là.

Nikaia.
Abonné

Bonjour Emmanuelle

je comprends ta suffrance et je t'apporte ton mon soutien. J'espère que tu réussiras à progresser.

Comme les autres je t'incite à être moins exigeante avec toi même, ne pas recherche la perfection (il y avait un post sur le perfectionnisme actif la semaine dernière), à te réjouir de chaque petit pas ...

Et par ailleurs, peut etre as tu besoin d'une aide complémentaire avec un(e) psychothérapeute qui pourra t'aider à progresser globalement sur de nombreux sujets qui viennent te provoquer des EME ... 

je te souhaite beaucoup de courage 

Nikaia

Lia.
Abonné

Je vis aussi le fait que "ca marche mieux pour les autres et moi je n'y arrive pas". Enfin je le mets entre parenthèse parce que aujourd'hui je n'y crois pas à cette pensée. Le fait de comparer avec d'autres peut être en soi source de stress et d'autoflagellation. POur ta belle soeur ila suffit de quelques mois, pour X ou Y perdre 10 kilos c'est fait facilement et dans la joie. Mais pourquoi c'est différent pour d'autres?

Justement arrêter de se poser la question et s'arrêter sur ce qui marche permet petu être de continuer malgré les baisses de moral. Tu le reconnais toi même il y a des progrès et pas des minces, ne plus manger devant l'écran et faire un vraie pause c'est pas rien.

Donc voilà le temps qu'il nous faudra n'est inscrit nulle part.....qui sait ce qui va nous arriver . Et en attendant faire du mieux qu'on peut un petit peu chaque jour. Si tu n'arrives pas l'eme-zen tu peux peut être juste prendre quelques grosses respirations. Ecrire tes soucis ou tes pensées sur un papier, pour les mettre un peu à distance puis te faire une vraie collaion de choses que tu aimes et que tu dégustes. Et essayer de faire de la rpc dans des moments vraiment tranquilles pour t'entrainer.

En tous cas sache que tu n'es pas seule.

erin94.
Abonné

Bonjour Emman

 

as tu essayé les enregistrements, pause dejeuner et pause dans la journée ??

moi je les pensais identiques aux enregistrements classiques de RPC et du coup je les écoutais pas

et je viens de les découvrir ! j'adore celui d'avant le repas, je pense d'ailleurs que je vais essayer de l'entrer ds mon quotidien du soir aussi

plus je vais mal et plus je fais de pause avec l'enregistrement "pause ds la journée" ou justement on te propose de manger un petit peu si besoin ...

en fait je l'utilise et même en abuse qd je me sais super fragile, afin de ne pas à avoir à faire l'EME zen qui est si dure à mettre en place... je prefere prévenir en gros

 

 

je te souhaite bcp de courage, ton chemin est long, semé d'embuches, mais tu le fais pour toi, et tu ne fais absolument pas une course avec quiconque de ce forum ou ta belle soeur  :)

yanaelle.
Abonné

On les trouve où ces enregistrements là ? Je ne les ais pas vus (mais je n'y ais peut être pas encore accès)

capuccino
Marraine

Emman, ta souffrance résonne en moi comme un écho et je la comprends parfaitement. Comme toi j'ai pleuré en venant ici crier ma souffrance, ma colère, ma haine, ma jalousie des autres qui ont perdu du poids et que sais-je encore.

Aujourd'hui, après avoir lu, relu, les conseils des docteurs, des forumeuses, en laissant du temps au temps, les choses ont changé. Les prises de conscience suivent les prises de conscience, la haine a quitté mon foyer, la colère aussi. Le désespoir vient moins souvent me rendre visite...et puis j'ai intégré que la PC doit se pratiquer comme un traitement donc régulièrement, que l'EME-zen, ça marche, ça limite la casse...et ça permet d'avancer plus sereinement.

Effectivement certaines sont bien dans leur peau maintenant et nous on fait partie de celles qui galèrent encore, mais comme ça dans beaucoup de domaine.


Courage ma Belle, tes enfants voient sans doute ton visage d'obèse mais ils connaissent aussi le coeur de leur Maman, son amour, sa compréhension, sa douceur, sa chaleur. Sans doute sont-ils face à ton corps, plus tolérants que tu ne l'es toi-même.

Neam.
Abonné

Bonjour Emmanuelle,

Je suis très touchée par ton message, on y sent presque du désespoir et tout au fond, l'envie d'y croire encore. Je pense que je suis d'autant plus touchée par ta situation qu'elle ressemble à la mienne par bien des points.

J'ai juste envie de te dire de ne pas te décourager et de valoriser tes progrès et uniquement tes progrès. Viens écrire sur ton blog ou le forum  tes réussites même si elles te paraissent petites, tu verras, ça permet de se sentir compétent et de s'encourager soi-même naturellement (comme si on imprimait nos progrès dans notre tête).

Et puis je rejoins l'avis de Nikaia, as-tu pensé à une thérapie complémentaire? Il y a peut-être une résistance psychologique dans ton cas. Parfois, on fait sauter un verrou et tout se met en place tout seul...

As-tu aussi contacté ton coach?

C'est vrai que c'est si facile de trouver le réconfort rapide dans la nourriture qu'il est dur de s'en passer. Je ressens ça aussi. Il faut du temps pour vaincre nos bonnes vieilles habitudes, mais ça va venir. Je suis sûre que ça vient déjà, petit à petit.

Je t'envoie plein de pensées positives et d'encouragement. Et ne t'inquiète pas pour tes enfants, ils sont les premiers à te connaître "de l'intérieur".

Grosses bises

erin94.
Abonné

 

 

pour Yanaelle

tu les trouveras dans les outis "émotion"

peut etre n'y as tu pas encore acces ?

Chatoyante.
Abonné

Bonjour Emman,

Je te lis et j'ai l'impression de me revoir, moi et ma souffrance, l'année dernière...

Je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de porte ouverte que tu n'arrive pas à prendre... j'y revois mon incompréhension à respecter tout simplement une satiété de plus en plus évidente... comme si ce simple respect me demandais un effort incommensurable...

Sans budget pour aller consulter en privé, j'ai tout de même exploré d'autres avenue au de-là des comportements alimentaire. Je me souvenais que dans "Maigrir sans régime" Z mentionnait que pour certaines personnes, parfois, il faut débuté par le volet psy avant que ne s'enclenche la descente...

Je me suis questionnée sur des trucs comme : à quoi me sert cette doudoune de graisse? quels avantages j'en retire? quels inconvénients? Quelles sont mes peurs à m'en défaire? quelles sont mes peurs à la garder? quels réconfort elle m'apporte? de quoi elle me protège? Quelles sont mes croyances sur les femmes "en chair"? sur les femmes minces et sexy?

Spontanément, il y a des réponses qui viennent, je les ai notées bien sûr, mais je ne m'y arrêtais pas, parce que souvent, les résistance les plus difficiles sont plus profondes, alors je restait ouverte à plus de réponses.

Je ne dis pas avoir tout régler, j'ai encore des réstances, des peurs non réglées et des croyances pas encore assez modifiées. Par contre, j'ai obtenu suffisamment de réponses pour commencer à avancer. La descente se fait en douceur (heureusement sinon les résistances rapliqueraient dare-dare), mais elle est bel et bien amorcée.

Je te souhaite bon courage xxx

G.Apfeldorfer
Votre coach

Bonjour Emman,

Et si, en fait, ce qui vous bloquait, c’était cette pression intense, cette obligation impérative de réussir ? Réussir à faire parfaitement les exercices, réussir à contrôler le comportement alimentaire et le poids ?

Dans votre discours, on voit combien vous êtes sévère avec vous-même. Vous ne vous passez aucune faiblesse, vous semblez en rage vis-à-vis de vous-même. En tout cas, c'est ce que je perçois.

Du coup, n’est-ce pas cela (sans doute parmi d’autres choses) qui déclenche des EME ? N’est-ce pas là la cage dans laquelle vous êtes enfermée, la roue sur laquelle vous tournez ?

Peut-être serait-ce mieux si vous renonciez à « arriver », si vous acceptiez juste de faire les exercices du mieux que vous le pouvez, encore et encore, sans chercher à faire en sorte qu’ils « marchent ». Juste les faire. Just do it ! Sans attente, encore et encore.

Je crois que c’est dans cet esprit qu’il convient de faire l’EME-zen, comme tous les exercices de pleine conscience. On les fait, parce qu’on sait que c’est le juste chemin, et on guette avec curiosité les changements qui se produisent ou que ne se produisent pas.

Avec bienveillance aussi. Beaucoup de bienveillance.

jacquie.
Abonné

 

Bonjour Docteur

 

en fait pour résumer et si j'ai bien compris

 

 

il faut apprendre à s'aimer

Emman.
Abonné

Merci à toutes. Merci Docteur, je n'en suis pas encore là je crois. Dans le lâcher prise. Mais il faut absolument que je le travaille, que je le favorise, parce que cette exigence, je suis aussi en train de la faire vivre à mes enfants.

Je précise juste que je suis en thérapie (depuis des années) par ailleurs, et que lorsque je parle de ma belle-soeur, c'était surtout dans le paragraphe, ça marche la preuve :).

Emman.
Abonné

Et en me relisant, je me dis qu'au fond, je suis aussi perfectionniste et exigeante quand je parle de moi en tant que maman.  Je suis loin de la Mère Fouettard ! 

louloute2110.
Abonné
bonjour Emman et bonjour a tout(te)s, ce que tu dis m'interpelle car j'ai été longtemps dans cet optique de "demain je m'y mets" alors que je crois maintenant que il n'y a pas de demain il y a aujourd'hui, c'est la seule chose qui compte vivre maintenant....si tu as compulser ce matin, pourquoi ne pas t'y mettre juste après, observer le pkoi tu as mangé sans faim , essayer d'attendre la réapparition de la faim pour la procheine prise ? et quand bien même tu "n'y arrives pas" tu as toujours cette phase d'observation qui fait avancer...même si le poids ne descend pas, même si on continue a compulser ou manger sans faim on s'en rend d'avantage compte.... tu es deja consciente ce qui est très important, concernant l'EME zen je n'y ai pas encore accès mais je peux te conseiller un livre que je suis en train de lire et qui m'aide a relativiser c'est "mediter jour après jour" de C André, il m'aide a comprendre d'avantage les benefice de la RPC et ses impacts et je crois que depuis que je cerne mieux la RPC, que j'ai l'impression d'en avoir compris les rouages et les benefices, je vis maintenant, même quand je fais des EME (comme hier) j'essaie de me recentrer sur le présent sur l'action que je fais, sur ce que je ressens et je trouve que ca m'aide a vivre avec ce que j'ai maintenant et pas ce que j'aurai ou serais demain... en tout cas le fait d'etre consciente de cette rigueur envers toi même que tu as c'est deja enorme, je suis sure que tu es sur la bonne voie.... amicalement, louloute
AguaMaria
Marraine

Surtout Emman, le lien que tu fais avec ton visage et la façon dont le voient tes enfants.... Ça me touche... je me rend compte que nos enfants, ils nous trouvent belles et nous aiment. Ils voient la couleur de nos yeux, la brillance, le sourire. Les particularités  qui font que nous sommes celles qui les chérissons et en prenons soin. Ma fille de 13 ans m'expliquait cela. Elle a de la peine quand je dis que je suis grosse. C'est l'amour, le vrai.... Ce n'est pas relié à nos croyances et perceptions sociales. Ils ne voient pas seulement la beauté intérieure, ils nous voient nous. Ils commencent souvent à avoir des préjugés sur le poids à force de nous entendre nous dénigrer ou en dénigrer d'autres parce que nous sommes souvent aussi intransigeante envers le poids des autres qu'avec le nôtre.

Mais je comprends aussi fort bien que tu aies envie de voir et de leur faire voir à quoi tu ressemble quand tu n'es pas si enchaînée dans cette douleur alimentaire... je comprends aussi cette impatience.

Pour moi ça marche plutôt bien, masi j'ai pris des années et trois thérapies avec des psy différents pour en arriver là. Sans compter les nutritionistes et les lectures. Puis un jour j'ai eu l'impression d'avoir fini d'errer à travers un fouilli de démarches qui ne semblaient me mener nul part, bien que je me sentais de mieux en mieux avec moi-même... mais du point de vue alimentaire, il y avait un flou incompréhensible, quelque chose que je n'arrivais pas à saisir. Mon corps et ses craintes qui agissaient par eux-même malgré tout. Et j'ai trouvé la clé je pense.... quelque chose dans le fait de réconcilier mon coeur et ma raison, le cerveau limbique et le cerveau cognitif (la petite et la grande fille). C'est la bienveillance envers soi-même et surtout de faire travailler ces deux parties de nous ensemble. Parce que nos besoins, ils ne peuvent être contrôlés. Ils se rebellent sinon. Et je suis tombée sur LC pour m'accompagner dans la rééducation.

Bon courage. Tes enfants apprendront certainement beaucoup aussi de te voir tenter de trouver une solution saine à ce qui te taraude.

Chaleureusement.

AguaMaria

G.Apfeldorfer
Votre coach

Petite réponse à jacquie qui écrit:

Bonjour Docteur

en fait pour résumer et si j'ai bien compris

il faut apprendre à s'aimer

 

S'aimer… Pas trop, quand même.

Je dirais, pour ma part, apprendre à s'accepter, se tolérer, à vivre avec soi-même.

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