Manger "en conduite automatique". - 30102012

Ariciane.
Abonné

Bonjour Docteurs, Bonjour à tous,

Parfois, quand je conduis ma voiture, il m'arrive de ne plus faire attention à la route et de prendre conscience d'un coup que j'ai roulé 20 km en "conduite automatique". Un obstacle où une difficulté me fait immédiatement reprendre mes esprits et ... quand je "reviens à moi" je dois évaluer consciemment où j'en suis dans mon parcours : je regarde le paysage, les repères connus et j'évalue.

De même, il m'arrive de me retrouver en train de manger alors que je n'en ai pas pris la décision consciente. J'avais déjà découvert ce processus au cours d'autres régimes que j'ai pu faire. C'est un peu comme si, quand la pression du conscient est trop grande pour cadrer mes prises alimentaires, une partie de moi inconsciente décidait de prendre les rennes pour avoir la nourriture convoitée. 

J'ai constaté lors de l'étape qui consiste à découvrir l'EME ZEN, que bien souvent, je me retrouve à manger sans espace de respiration parce que je suis dans un mode "conduite automatique". J'ai donc décidé, en lisant le post particulièrement bienveillant d'un compagnon de route de diminuer mon objectif et de manger en conscience. Et ... cela fonctionne. Manger en conscience me permet de rester présente à moi-même. 

Aux Docteurs : les deux processus sont-ils comparables ? comment l'explique-t-on ? 

Comme je veux rester bienveillante avec moi-même, je me dis que c'est la limite que mon inconscient met à mes progrès (je refuse de me dire que je suis folle, mais il y a quand même une petite part de moi que cette perte de contrôle effraie). 

Et à ce sujet, cela me ferait du bien de lire des témoignages d'autres personnes sur leurs prises alimentaires dont on dit après "c'était plus fort que moi", je me suis mise à manger sans m'en apercevoir, etc.

Autre chose. Ici, je me sens comprise et en sécurité pour aborder ce thème mais je ne vous dit pas les réactions que j'ai eue quand j'ai tenté de chercher de l'aide auprès de non spécialistes. Et ... quelle agressivité je me suis ramassée quand je disais "que c'était plus fort que moi", que j'avais l'impression d'une perte le contrôle, etc. 

Pour en revenir au sujet de mon post, ce qui m'interpelle, c'est la puissance du mécanisme. Ce n'est pas seulement que j'ai une envie impérieuse de manger à laquelle je ne résiste pas (ce qui arrive aussi) mais parfois, vraiment, je me retrouve à manger et je me sens dans un état second, comme quand je conduis de manière automatique.

Commentaires

mims68.
Abonné

Waouhh, Ariciane, merci pour ce post, je me suis crue entrain de me lire !

J'ai moi aussi, les mêmes automatismes décris, je suis souvent dans ce mode "automatique", en voiture et en mangeant....

Pourquoi ??? Je suppose que la fatigue après une journée de boulot, le stress emmagasiné etc...font que l'on s'échappe un bref instant , une forme de sas de décompression nécesaire avant d'affronter une autre tâche : celle de rentrer et de recommencer un autre boulot à la maison ??

Pour les repas, c'est pareil, j'ai tout de même progressé avec LC, mais le déconditionnement n'est guère facile à mettre en place.frown

Je n'arrive pas à déguster vraiment en toute conscience, je "zappe" souvent ce moment et m'en rends compte après avoir commencé à manger !! Alors je ralentis, mais c'est toujours encore trop rapide, même ma fille en face de moi me dit de ralentir...c'est frustrant.

J'ai du mal à conserver les aliments en bouche longtemps,j'ai l'impression que depuis plusieurs années, c'était devenu une corvée de faire à manger, de manger et ensuite je me dépêchais de passer à la vaisselle et à d'autres activités, une forme d'hyperactivité, je crois surtout que j'étais hyperstressée, je gèrais tout, j'en faisais trop, je voulais être sur tous les fronts, maintenir la barque hors de l'eau mais c'est moi qui sombrait au fur et à mesure et les EME étaient là pour me réconforter et m'appaiser...

Bref, je suis consciente que je dois me séparer de ces automatismes car la situation a quand même évolué, mais c'est très difficile, je l'avoue...

Je ne désespère pas, ce sera peut être plus long que ce que j'aurai souhaiter, mais mon but et d'arriver au bout du chemin, en ayant exploré tous les sentiers et en ayant choisi le plus beau parcours, avec obstacles ou non, pourvu que le paysage soit beau, qu'au bout du chemein, je puisse me découvrir, renouer avec moi, et avancer sereinement dans la vie, alors j'aurai gagné.....les kilos, ce n'est que le fruit de cette avancée, les conséquences, mais pas la raison première, c'est du moins ce qu'il m'apparait à présent depuis que j'avale les étapes de LC .....

Merci à toi pour ce post et à bientôt, bonne journée !

talou.
Abonné

 

Ariciane et minsc68

Je me reconnais aussi dans cette attitude d'automatisme mais depuis que je fais LC je mange en PC le plus souvent possible et je garde mes aliments en bouche plus longtemps

j'ai remarqué qu'effectivement je mangeais moins

cela m'enervait de manger une pomme que je voyais dans la coupe a fruits ou d'ouvrir le frigo et manger sans avoir faim! j'en avais conscience mais c'etait plus fort que moi!

alors je crois vraiment en ce programme !

j'avance doucement!

merci  et a bientôt

bugs bunny.
Ancien abonné

salut, moi aussi je suis dans le même cas que vous.

Au niveau de la conduite mais aussi quand je fais de la course à pied par exemple.

J'ai consulté une spécialiste à qui j'en ai parlé et qui m'a répondu que c'était une difficulté liée à une dissociation corps-esprit. Devinez ce qu'elle m'a proposé pour remédier à cela: la respiration en pleine conscience et des massages.  Il faut se forcer à le faire dés que l'on s'apperçoit que l'on est dans cet état.

Nous ne devons pas oublier que le corps et l'esprit forme un tout et que nous devons être bienveillant envers nous même car personne ne peut le faire mieux que nous même.

Je pense que nous sommes au bon endroit pour améliorer petit à petit ce genre de désagrément. Cela fait du bien de voir que d'autres ont les mêmes souci que nous, alors je te remercie pour avoir osé en parler.

P;S nous ne sommes pas folles mais juste suffisament imaginative pour trouver des solutions, et nous protéger avec ce que nous avons à notre disposition. cette conduite automatique en fait partie.

tupenses.
Abonné

Manger en conduite automatique, j'aime beaucoup cette expression, elle correspond exactement à l'état dans lequel je suis parfois avec la nourriture. Comme si j'étais hypnotisée, c'est quand même incroyable. Ce qui me vient à l'esprit c'est le biberon : bébé quelle conscience j'avais quand on me m'était le biberon dans la bouche!!! Un vieil automatisme. Merci ariciane, cette expression donne sens à cette attitude.

Kahlia.
Abonné

Bonjour à toutes,

Aaaah Ariciane, surtout ne crois pas que tu es folle! Ou alors, nous sommes toutes folles? Non, j'ai déjà eu la même chose en voiture (et c'est flippant quand on y pense) et encore bien plus en mangeant. En fait, c'est surtout quand je fais autre chose en même temps. Ou quand je pense très fort à quelque chose d'autre. Alors je regarde dans le vide, ou vers l'autre activité et je mange je mange je mange. J'avale des quantités incroyables en un temps record. Et en fait, quand ma main tend vers le paquet pour la enième fois et que je constate qu'il n'y a plus rien, c'est comme si je me réveillais et là je me dis "oh noooon c'est pas vrai j'ai mangé tout le paquet!!" Et là commencent ballonements, nausée etc. Et la culpabilité.

Je ne sais pas si ça peut te rassurer, mais même quand je ne suis pas en mode pilote automatique, je mange quand même à en être malade en me rendant très bien compte de mes actes. Mais je ne parviens pas à m'arrêter, c'est incontrôlable.
Donc finalement pilote automatique ou pas, le résultat est tout à fait semblable. On se sent vraiment nulle.

Mais depuis que j'ai commencé LC (ça ne fait pas longtemps et donc je suis encore assez bonne élève) l'obsession de certains aliments est toujours là mais je me dis: "oui tu vas en manger mais pas maintenant. Tout à l'heure quand tu auras faim. "

Et jusqu'à présent je croise les doigts, mon corps et mon esprit l'ont bien accepté.

 

Plein de courage à vous toutes!

Sylvie75.
Abonné

Pour moi, pas de conduite automatique, mais la vraie décision, après un cumul toute la journée d'émotions négatives  (stress, frustration, culpabilité, ennui) de me charger de bonnes choses roboratives, pour accumuler enfin des choses qui me font plaisir. Bien sûr, c'est souvent addictif, mais à chaque bouchée, je soupire de soulagement et je savoure.. Bref, l'administration consciente d'une drogue douce. C'est comme si toutes les émotions négatives me vidaient, me tuaient à petit feu, et que manger et se charger de bonne nourriture grasse et riche, ça me ressuscitait. Je l'appelle l'effet corne d'abondance, quel joli mot, abondance ! Tiens la prochaine fois que l'on me dit que je suis grosse, "Je ne suis pas grosse, je suis abondante !" hihi, mais c'est un autre fil.

Dois-je mettre ce comportement au passé ? Il est trop tôt pour le dire. Mais il est possible que la PCS comble plus ou  moins cette sensation de vide, de façon plus saine que les excès alimentaires, puisque depuis un mois, j'ai énormément diminué ces moments d'hyperphagie

Ariciane.
Abonné

Merci à toutes pour vos réponses. Cela fait du bien de ne pas se sentir seul.

@ mims

Manger vite ... il me semble que c'est un défaut commun à la plupart des personnes en surpoids. Personnellement, je n'arrive à manger lentement que quand je soigne vraiment mon repas : préparer exactement ce dont j'ai envie, manger en couple une fois ma fille au lit (plus de calme) et en agrémentant d'une agréable conversation avec mon mari (qui a la gentillesse de se prêter au jeu de la dégustation et de l'échange sur les recettes). 

@ bugs bunny : la dissociation corps - esprit, cela me parle. J'ai commencé le body scan il y a peu et je me souviens de l'image qui m'est venue en le pratiquant : celle de prendre du fil de couture pour "recoudre mon esprit à mon corps". 

@ tupenses : un état hypnotique, je me suis posée la question. J'ai déjà entendu parler d'auto-hypnose négative mais je ne sais pas grand chose sur le sujet. Je devrais bientôt en savoir plus puisque je me suis inscrite à des ateliers d'auto-hypnose pour personnes ayant des troubles alimentaires. A suivre ! 

@ sylvie : il m'arrive (il m'arrivait?) aussi de manger sans faim avec la conscience de l'effet destructeur de la prise alimentaire et en toute conscience.

 

Quand je parle de s'alimenter sans en avoir conscience, je ne parle pas d'automatisme comme celui de manger des chips devant la TV (attention réduite par l'activité) ou de manger en pensant à autre chose ... mais bien d'être en train d'agir dans un fonctionnement automatique et de "prendre conscience" alors qu'on est en train de manger et qu'on ne l'avait pas décidé. Notez, je remarque que dans l'exercice que je fait actuellement (exploration de la faim), je peux tenir des heures sans aucune prise alimentaire automatique. Par contre, dans l'EME zen, il m'arrive de décider de faire une séance RPC et de me surprendre à manger sans avoir fait la dire séance. Et je ne sais pas pourquoi. Bizare. 

Sylvie75.
Abonné

[quote]@ sylvie : il m'arrive (il m'arrivait?) aussi de manger sans faim avec la conscience de l'effet destructeur de la prise alimentaire et en toute conscience.[/quote]

Ce qui est curieux et dont je prends seulement conscience maintenant, c'est que c'est l'inverse : dans mon discours intérieur, la nourriture a un effet reconstructeur, salvateur. "Manger maintenant me sauve la vie" alors forcément que c'est compulsif, et qu'il va falloir que je regarde ces croyances à une certaine distance, pour ne plus y céder compulsivement.

Qu'après je sois grosse et que ça m'embête fort, ne pèse pas bien lourd dans ces moments-là, face aux sirènes du "Manger maintenant me sauve la vie."

 

Je suis très heureuse d'enfin comprendre cela grâce à LC et à mes pauses de PCS, sans doute.

Ariciane.
Abonné

Ton discours m'interpelle ... parce qu'il exprime un paradoxe ... manger maintenant me sauve la vie ... alors que les effets du trop manger (grossir) n'est pas bon pour la santé 

Je tente une paraphrase ... manger maintenant me permet de rester en équilibre émotionnel ... ces émotions sont trop dangereuse pour moi ... j'en ai peur ... je les tiens éloignée avec ma camisole de nourriture ... comme un flambeau tiens éloigné les loups ... ces émotions pourraient me détruire alors manger me sauve ...tant pis si je suis grosse ...

Cela te parle ou ... la vérité est ailleurs ...

Alli, si mes interpellations t'ennuie, n'hésite pas à le dire ...

izabelle
Animatrice forum

oui Ariciane, pour moi ton analyse est juste, j'avais aussi l'impression que manger me sauvait de quelque chose et que ça me faisait le plus grand bien

en fait, ça m'aidait surtout à ne plus ressentir ce que je ne voulais pas ressentir....

intuitivement je me suis longtemps dit qu'il valait mieux le moral que la ligne

mais finalement après tous ces mois de RPC, je vois que ces émotions qui me faisaient peur sont tout à fait tolérables

alors de pouvoir retrouver la ligne, et en plus la souplesse psychologique qui apporte beaucoup plus de bonheur, au final, c'est vraiment chouette, même si cela comporte de supporter quelques moments d'inconfort émotionnel

 

sur le sujet de manger en conduite automatique, je ne peux pas apporter ma pierre, je ne l'ai jamais vécu personnellement

Ariciane.
Abonné

Sylvie, je pensais à toi et à ma réponse tout à l'heure en faisant les courses, au milieu des oranges, des salades et de la ciboulette. Je me suis arrêtée en me disant : "mais c'est bien sûr !". Quelque chose s'est passé en moi, comme une compréhention presque physique de mon problème de poids. 

Je pensais à ma phrase de réponse à ton post, dont je ne sais pas si elle te concerne, mais dont je sais qu'elle me concerne. 

Je me suis dit : l'EME n'a rien avoir avec la faim. Elle en est indépendante. Et ce que j'ai compris c'est : l'EME est en lien avec mon besoin de camisole. Soit que mes émotions deviennent plus importante, soit que les Kcal qui servent de camisole ne sont plus assez nombreuses. Je me sens dont vulnérable aux émotions et j'ai envie de manger.

J'ai eu l'impression de trouver le saint graal. Je ne sais pas si c'est une illusion mais ... si ce saint graal est un faux, je sais que je suis proche de trouver le vrai ! 

Je me suis aussi : "regardez-moi je suis mince". Cela ne se voit pas encore ... bien sûr. Mais ... je me sens une mince en devenir.

Que dire, Sylvie, merci pour ton post ! 

( je ne peux m'empêcher de me dire, "du calme, ma petite, du calme ...". Un pas à la fois. 

Je continue à dire que j'ai trouvé le Saint Graal : Je sais que cette fois, je vais y arriver. 

080413075303_Rikki.
Abonné

Ariciane, belle étape ! 

 

Le Saint Graal, je ne sais pas, mais la minceur intérieure, c'est déjà pas mal ! 

 

Je vois tout à fait ce que tu veux dire avec la conduite automatique. Je vais faire une autre comparaison : l'association café / cigarette. Je ne suis pas buveuse de café, donc je ne parle pas pour moi, mais quand la question de l'arrêt du tabac a commencé à se poser, pour mon mari, le plus difficile ça a été de casser l'automatisme de l'association café / cigarette. Il ne voyait pas d'autre solution que de renoncer au café, ce qui était vraiment trop dur !

 

De la même manière, j'associe le grignotage à la lecture. En ce moment, je suis en vacances, j'ai du temps, et je me rends compte quand je me mets dans mon fauteuil pour lire qu'au bout de 10 ou 20 pages un signal m'indique qu'il est temps de me lever, d'aller à la cuisine chercher un truc, et de revenir le manger en lisant. La lecture seule ne me nourrit pas assez, il me faut les deux. Et je ne sais pas dissocier. Ce matin, j'ai fini par poser mon livre pour ne pas me mettre à manger sans faim ! 

 

Pareil en fin de repas : je mange du chocolat en buvant une tasse de thé — ou de karkadee, quand je veux limiter la théine, mais ça aussi j'ai beaucoup de mal. Je n'en ai pas spécialement envie, ni même besoin, c'est un automatisme. 

 

Je reviens à la conduite automatique : je me suis inscrite à Autolib. Les petites voitures sont électriques et tout automatiques. Eh bien, j'ai le pied gauche qui danse le tango, je n'arrête pas d'appuyer avec sur un embrayage imaginaire. Du coup, j'essaye de réfléchir à ce que je fais : horrible ! L'autre jour, je ne savais plus conduire du tout ! Les gestes automatisés, je ne sais pas les dés-automatiser ! J'ai fini par arrêter de réfléchir, avancer "au feeling", et au bout d'un petit moment mon pied gauche s'est calmé et je me suis habituée à la voiture. 

 

Peut-être les exercices de Linecoaching vont-ils petit à petit m'aider à changer mes automatismes ?

Sylvie75.
Abonné

Donc je résume... Ariciane se sert d'une camisole de force comme flambeau contre les loups (avoir une faim de loup eh eh) et Rikki comprend que pour lâcher prise, il faut arrêter de débrayer... Mmm, c'est quand même un peu bizarre, tout ça...

Sylvie, d'humeur taquine, qui s'apprête à aller faire la queue des heures devant Orsay...

Bon, blague à part Rikki, il m'a fallu ce printemps une journée de conduite intensive (et intensément dangereuse pour le coup) en Irlande pour me déshabituer de 20 ans de conduite automatique avec volant à gauche. Et je vous jure, qu'une heure après avoir atterri en France, après seulement une semaine de conduite intensive en Irlande en serrant à gauche, je me demandais d'où venait cette détestable habitude de rouler à droite... lol... Mais bon, pourquoi les habitudes de conduite automobile sont-elles très rapides à modifier ? Je vous le donne en mille ? Parce que la conduite autombobile n'est pas chargée d'affect... Et vi et vi, pas d'affect, pas de complication majeure. C'est ce que j'aime dans l'informatique, même les trucs les plus compliqués, avec un peu de gnaque, ça finit par être assimilé. wink

apolline.
Abonné

Taquine Sylvie...ne fais pas la queue des heures...imprime ton billet d'entrée et hop porte c sur le côté pas d'attente et cela est valable pour tous les musées...enfin pas la porte c lol

 

Pour moi la conduite automatique a vraiment résumé ma situation; par moment; je me retrouve en train de manger mes émotions et souvent mes nons-ditscomme un robot;l'obésité est souvent une façon de mettre un espace entre soi et les autres que ce soit pour se protéger du désir de l'autre ou bien de souffrances...Depuis mon inscription sur lc je suis bousculée je me resouviens de mes rêves et je les note(j'arrive à réouvrir les messages que m'envoie mon inconscient?)je me suis aperçue que je ne mangeais jamais trop aux repas mais par crises émotionnelles;je ne choisis pas mes aliments,ce ne sont pas des aliments doudous mais n'importe quoi,je ne donne pas d'exemple mais franchement à part les croquettes du chien je fais les fonds de placard,tout est bon...enfin quand je dis bon...aucun respect pour moi...je me punis,je retourne l'agressivité contre moi...plus j'ai été gentille plus je mange...enfin tout ça est nouveau encore,pour l'instant j'essaie de dire non poliment quand je n'ai pas envie d'aller quelque part sans devoir inventer des pretextes bidons tellement je suis mal(fais une fois)et à l'avenir essayer de dire non aux corvées,moi aussi j'ai le droit de ne pas être gentille.D'un autre côté j'ai toujours du mal à ne pas être aimée ce qui fait que je me mets moi-même dans des situtations ambigues...les filles  j'ai encore un sacré chemin à faire.

Priscaix.
Abonné

Merci à toutes, ça fait vraiment du bien de s'apercevoir qu'on n'est pas seule à souffrir de ces comportements, ni folle (parfois j'ai l'impression d'être schyzo: plus je veux mincir, plus je me goinffre!) Je viens de m'inscrire sur le site et je suis pleine d'espoir: j'espère que cette fois ci c'est la bonne et que je vais enfin pouvoir donner à la nourriture sa juste place dans ma vie... Bon courage à toutes!

apolline.
Abonné

Bienvenue à toi priscaix...confiance je ne suis là que depuis une dizaine de jours et déja je me sens en reconstruction,je sais qu'il y aura des hauts et des bas mais j'y crois...je ME fais confiance...enfin...rassure-toi tu n'es pas folle ou nous le sommes toutes chacune à notre façon...tu verras que tu pourras partager toutes tes folies,tous tes affects avec la communauté;ce n'est pas toujours facile,souvent douloureux,mais les filles sont à l'écoute bienveillantes,les marraines encourageantes,nous sommes toutes dans le même bateau en somme...et nos capitaines connaissent le chemin alors bonne route à toi!

lorraine
Marraine

Merci de ce fil de discussion très intéressant, je vais apporter ma petite pierre aussi

 

"La conduite  automatique" je l'avais tant et plus dans tous les actes de la vie, + ou - suivant les jours, les moments, les actes mais mon esprit était toujours habité voire encombré desfois, de pensées en tous genres plus ou moins intéressantes, pénibles et stériles

=

En conduisant ma voiture, en mangeant, en faisant le repassage, en cuisinant, en nageant, en dansant, en marchant, en faisant les courses, en rangeant, en réunion, en faisant le ménage,  en lisant, en regardant la télé, en écoutant la musique, au cinéma ETC  et ce, seule, en compagnie agréable ou moins agréable...

Pas reliée à moi même ou si peu. Mon corps FAIT, mais mon esprit est ailleurs, pas à ce que je fais  Mon anxiété, mes ruminations, ce fonctionnement "de toujours"  prenaient le dessus...(bien sûr, ça ne se voyait pas de l'extérieur, ni même moi je me rendais compte de cet état )

 

Maintenant depuis presque un an, avec les prises de conscience acquises à LIneCoaching//nourriture, les nombreuses lectures (d' auteurs différents), les séances quotidiennes de séances formelles de pleine conscience, le yoga et  la méditation en groupe, les actes de la vie quotidienne que je m'applique à effectuer en pleine conscience, ça va , heureusement wink, mieux ...

J'ai appris un autre fonctionnement. J'agis à présent sur le mode ETRE, je suis à ce que je fais, bien sûr je ne m'appelle pas Bouddah, les habitudes (51 ans et dès l'âge de 3 ans, à l'école par exemple,  j'avais l'esprit ailleurs)  sont coriaces et c'est un vrai travail sur soi que j'ai entrepris, travail de longue haleine...

A présent je sais aussi qu'il n'est pas possible de ne pas penser, c'est inévitable, mais je sais que je ne suis pas obligée de me flageller en me jugeant parce que mes pensées ne sont pas "nobles" . Et, je ne "pars plus avec mes pensées", quand je monte sur le vélo (une expression que j'adore  empruntée à Souris) j'en descends vite. J'ai appris à ne faire qu'une chose à la fois et c'est vrai que ça procure plus de satisfaction. Le repassage je le vois moins comme une corvée.Y a encore des choses que j'associe comme bain et lecture et tasse de bon café (jaime bien de temps en temps), voiture et radio, mais pareil les pensées je leur colle des étiquettes et je les laisse partir....Par contre je ne grignote plus en regardant la télé le soir, ça c'était  catastrophique, j'ai remplacé par "aller sur mon ordi avec LC et  la communauté en particulier" smiley c'est autrement nourrissant !

Il m'arrive encore mais en pleine conscience cette fois ci de manger un peu, pour me réconforter, mais, j'essaie,  le moins possible. Je me questionne sur ce besoin de réconfort, est-il nécessaire, est ce que je peux faire autrement.....Desfois oui desfois non

 

Cest pas simple tout ça, rien n'est jamais acquis je le vois bien,  mais c'est passionnant , pour soi et les entourages familial, amical et professionnel  en profitent aussi . Alors.......

 

Bon samedi à tous heart

Lorraine

 

 

viviette.
Abonné

Bonjour Aricane et Bonjour Lorraine,

Ce post me parle depuis le début, et vos expériences rappelent beaucoup mes expériences.

Une que je suis pas prête d'oublier.  Il y a une trentaine d'années de cela, je me rendais à mon travail par une belle matinée d'été. Beau soleil, vacances scolaires donc peu de circulation, et un trajet que je faisais depuis une paire d'années 4x par jour. En cours de chemin, en constate que 2 motards démarrent derrière moi, le ratrappent et me font signe de me garer. Ce que je fais. "Savez  vous que vous venez de griller un feu rouge?" Eh, bien non je ne l'ai pas vu. Nom du père, nom de la mère et un PV de 90Frs 'à l'époque) M'étais rétrospectivement effondrée par cette inadvertance et par le danger que j'ai pu encourir et faire encourir. J'avais déjà constaté cet état de chose "la conduite automatique", mais les feux qui s'allumaient lorsque l'on freinait devant moi, me ramenaient immédiatement à la réalité.

Aricane "je me punis,je retourne l'agressivité contre moi...plus j'ai été gentille plus je mange...enfin tout ça est nouveau encore,pour l'instant j'essaie de dire non poliment quand je n'ai pas envie d'aller quelque part sans devoir inventer des pretextes bidons tellement je suis mal(fais une fois)et à l'avenir essayer de dire non aux corvées,moi aussi j'ai le droit de ne pas être gentille.D'un autre côté j'ai toujours du mal à ne pas être aimée ce qui fait que je me mets moi-même dans des situtations ambigues...les filles  j'ai encore un sacré chemin à faire."

Oui comme toi, je me punis d'avoir été trop gentille et je retourne cette 'agressivité contre moi. Ajouter à çà la fatigue de fin (faim) de journée, j'avalais en rentrant de mon travail le soir, tout ce qui me tombait sous la main jusqu'à avoir calmeé cette frénésie. Impossible de s'arrêter avant que le calme et la culpabilité qui suit s'en mêlent. Et après, on est pas mieux.

Lorraine,"Pas reliée à moi même ou si peu. Mon corps FAIT, mais mon esprit est ailleurs, pas à ce que je fais  Mon anxiété, mes ruminations, ce fonctionnement "de toujours"  prenaient le dessus...(bien sûr, ça ne se voyait pas de l'extérieur, ni même moi je me rendais compte de cet état )

Comme toi, j'ai toujours été tête en l'air, et ce que tu dis me parle vraiment fort. Je m'échappe du quotidien ennuyeux, et mon esprit s'évade vers des rêves, des choses agréables, ou vers des pensées négatives, auto-destructrices.

Les choses se sont beaucoup améliorée depuis que je suis à la retraite, et plus encore depuis LC. Ma devise, ici et maintenant. Pour l'instant j'écarte ces pensées, gentiment, je ne leur laisse pas le temps d'opérer leur travail destructeur. Mon étape suivante sera de les accepter, de les vivre et de les laisser partir. Il me faudra certainement du temps, mais j'en ai.

Bon courage à toutes

Viviette

lorraine
Marraine

"Comme toi, j'ai toujours été tête en l'air, et ce que tu dis me parle vraiment fort. Je m'échappe du quotidien ennuyeux, et mon esprit s'évade vers des rêves, des choses agréables, ou vers des pensées négatives, auto-destructrices."

Je voulais juste rebondir sur cette phrase Viviette...

Me concernant je ne m'échappais pas d'un quotidien ennuyeux, à m'évader vers des rêves......

Au contraire  : j'ai depuis 12 ans une vie complètement en accord avec mes choix, des choix conscients. MAIS, malgré "ce tout pour être heureuse" mon esprit avec ses pensées liées à un fond de déprime, de dévalorisation de moi ++, d'inquiétude pour le passé et le futur complètement stériles me pourrissaient ma vie. Et cela ne me convenait plus du tout.....Avec tout le travail fait depuis LC, je ressens mieux les moments de joie, ma tête est plus libre et je suis plus réactive dans mes relations avec les Autres avec dans l'ensemble  plus de légèreté et d'humour.....Beaucoup plus dans l'instant, et même s'il y a des instants un peu pénibles, ils se passent car vécus sans jugement aucun.

Lorraine

Ariciane.
Abonné

 

Bonjour à toutes ... et encore merci pour toutes vos réponses toutes très intéressantes ...

J'ai encore pensé récemment à ce fil de discussion. Avant hier, je suis allée passer le contrôle technique de ma voiture. Et ... au cours de l'examen de ma voiture, un garagiste me demande de mettre mes grands phares et tout d'un coup, je me mets à les chercher. Je mets en route le lave glace et les essuies glace ... je me suis sentie confuse et me suis excusée. Le garagiste m'a répondu : 9 personnes sur 10 fait comme vous, je me demande bien pourquoi. 

Encore une situation différenciant conduite automatique et conscientisée.

Vivement que je développe les qualités pour devenir inconsciemment compétente dans ma relation à l'alimentation !!

@ Rikki : 

J'aime beaucoup tes posts nuancés et posés. Cela me fait beaucoup de bien. Il est vrai que j'ai tendance à m'emballer. 

En tout cas, je te souhaite de te libérer de tes automatismes concernant la lecture ou concernant le thé ... 

Je ne peux m'empêcher de me dire : un pas à la fois, nous sommes sur le  bon chemin...

Et cela fait du bien de se sentir entouré. 

@ Sylvie : 

J'aime aussi beaucoup tes posts, pétillants et plein d'humour ... 

Hé bien, je n'ai pas eu autant de facilité que toi pour m'habituer à la conduite anglo-saxonne !

J'avoue que c'était quand même plus facile que d'amoindrir les automatismes acquis dans le domaine de l'alimentation.

 

Bon, j'en conclu que la conduite automatique, c'est fréquent. Qu'il est possible que ce soit un état hypnotique ou que ce soit lié à une dissociation esprit / corps. Ma plus grande prise de conscience est sans doute que les automatismes et le fait de reprendre conscience au milieu d'une activité (que ce soit rouler ou manger) provient très probablement d'un fonctionnement similaire. (j'aime bien théoriser, lol). 

Et que pour évoluer par rapport aux automatismes, nous avons comme outils : la RPC et l'exercice.

 

 

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour tout le monde !

Figurez-vous que le "pilote automatique" est l’expression consacrée. Nous sommes alors dans le mode "faire", sans le savoir. Voilà qui qui s'oppose au mode "être", en le sachant, c'est-à-dire la "pleine conscience".

Passer en pilote automatique, nous le faisons à longueur de temps, car être en permanence en pleine conscience ne nous est guère possible, pour la plupart. Notre esprit est si facilement distractible, par construction!

Un usage du pilote automatique consiste à se rendre ainsi inconscient de ce que l’on fait, et pouvoir faire ce qu’on s’interdit. Manger, par exemple, quand on ressent un besoin compulsif, et qu’on ne veut pas que la culpabilité, l’imagination des conséquences nous détournent de ce mécanisme de défense.

L’acte de manger apparaît parfois nécessaire, car il tient à distance des pensées et émotions « insupportables » (en tout cas interprétées ainsi) ; en ce sens, il fait du bien, apaise, est vécu comme salvateur, réconforte. Malheureusement la culpabilité vient souvent annuler ce réconfort…

Ce pilote automatique est un état mental qui n’est guère loin de l’état hypnotique, voire tout à fait la même chose, comme certains l’ont relevé. Nous sommes alors confus et influençables.

Faire une chose à la fois, en pleine conscience, accepter ses pensées, ses émotions, telles qu’elles sont, et pas telles qu’on voudrait qu’elles soient, comme le souligne lorraine, change bien des choses. Mais c’est le contraire de la facilité…

Merci pour vos posts et pour ce fil de discussion. Quel plaisir de vous lire et de vous voir avancer.

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