Mon fils de 9 ans est en "surpoids" et je me sens démunie - 20082012

Isana.
Abonné

Bonjour chers Docteurs, bonjours chers Linecoaché(e)s :-),

Voilà, tout est dans le titre …

Depuis 2 ans, la pédiatre me met en garde : la courbe de poids de mon fils monte trop fort, il grandit à la vitesse grand V, mais son poids est proportionnellement trop élevé.  C'est maintenant qu'il faut agir, c'est très important, il faut que pour l'année suivante, il ait stabilisé son poids, il ne doit pas en perdre, mais il ne peut plus monter.  Sans véritablement parler "régime" (mais tout ça devant lui, et ça m'ennuie), elle me rappelle les "règles du bien manger" et comment "faire attention" en réduisant les biscuits, les bonbons, en ne se resservant pas, en buvant de l'eau, en mangeant plus léger le soir, etc ... en réalité, tout ce que j'essaie déjà d'appliquer (collations pour l'école faites de fruits, de produits laitiers, tartine à la place des biscuits, biscuits et bonbons de manière occasionnelle, etc).  En tout cas, ça me met une pression énorme : je vois sans cesse toute mon enfance défiler sous mes yeux, et je souhaite lui éviter toute cette douleur due aux restrictions. 

Mon fils a maintenant 9 ans, malgré qu'il se montre "fort", celui que ça n'atteint pas, je le sens très mal dès qu'on parle de poids.  Il est tout comme moi : tout en hypersensibilité, hyperémotivité, et avec une large tendance à l'hyperactivité !  Et, tout comme moi (les pommes ne tombent pas bien loin de l'arbre ou les chats ne font pas des chiens, comme vous préférez ;-)), il mange très, très vite !  Il engloutit ses assiettes.

Quelle approche dois-je mettre en place ?  Comment dois-je m'y prendre ? Sachant aussi que je n'aurai pas le soutien de mon ex-mari car il n'a pas du tout la même conception du poids que moi.  Lui parle en principes diététiquement corrects, en réduction, en suppression, etc.  Pour illustrer, il revient tout juste d'une semaine en all-in avec les enfants, et ses propos furent "Ça fait déjà plusieurs semaines qu'on essaie à la maison de faire bien attention à ce qu'il mange", "Durant les vacances c'était presque un combat à chaque repas, mais on a réussi à le conscientiser sur le fait de se faire des assiettes équilibrées avec légumes. On a essayé aussi de changer de féculent à chaque fois"et "il faudrait que tu appliques la même chose pendant tes vacances pour que ce qu'on a mit en place ne soit pas réduit à néant". Ses propos me font peur ...

Comment apprendre à mon fils à se "poser" et à déguster, alors que moi-même, je ne maîtrise rien de tous ces nouveaux comportements, aussi convaincue de leur bien-fondé que je puisse l'être ?

J'ai lu sur le site que les enfants ont une autorégulation innée mais … jusqu'à quel âge ?  Quand mon fils me dit qu'il doit faire du sport pour maigrir, et qu'il ne peut plus manger de chocolat car ça fait grossir, n'est-il pas déjà en restriction cognitive ?

Je suis à l'affût de la moindre piste ! 

Déjà merci de m'avoir lue.

Bonne journée à tous.

Commentaires

geisha.
Abonné

Bonjour Isana,

9 ans, je trouve cela bien jeune pour déjà lui prendre la tête avec le "bien mangé" qui comme nous l'apprennent les docteur A et Z n'est pas ce qu'il y a dans l'assiette mais la façon dont on mange.

S'il aime le sport, inscris le dans quelque chose qui lui plait. Si ce n'est pas le cas, essaie de bouger avec lui : vélo, marche , piscine ... mais que cela reste un moment de détente.

Peut être le fais-tu déjà d'ailleurs.

Pour ce qu'il mange, peut être faudrait il simplement le laisser choisir puisque LC nous apprend que notre corps sait nous dire ce dont il a besoin.

Ton fils a sans doute encore cette faculté alors laisse le faire...

Bon courage à toi et ton fils

Sandrine

Nikaia.
Abonné

mon conseil .. lui rappeler les concepts LC !

essaye d'appliquer la dégustation avec lui mais comme un jeu ... gouter des carottes oranges, des blanches des jaunes et des violettes et identifier les différences et choisir celles qu'on préfère (pareil avec des pommes différentes, du chocolat, deux marques de tarama ou ... bref ce que l'on veut) essayer d'identifier les différents gouts d'un plat complexe (les épices, les différents légumes, condiments ...)

Lui rappeler qu'il y en aura toujours demain donc ce n'est pas la peine de tout manger aujourd'hui ...

que s'il n' plus faim maintenant, il peut très bien finir plus tard (à toi de lui donner l'exemple)

surtout ne pas tomber dans les régimes (ni même la restriction) car c'est ça qui nous a amené là ou nous sommes toutes maintenant!

bon courage

Nikaia

Isana.
Abonné

Bonjour Geisha, Bonjour Nikaia smiley,

 

@ Geisha : oui, mon fils aime le sport, mais dans son optique de "perdre du poids", l'année scolaire passée, il a voulu en faire beaucoup.  Je trouvais qu'une heure par semaine, à son âge, c'était bien, mais poussée par mon ex-mari qui m'a culpabilisée en me disant "Tu ne vas pas l'empêcher de faire du sport tout de même !?", nous l'avons inscrit à 4h de sport par semaine, plus la natation et la gymnastique qu'il avait déjà via l'école.  Même sa pédiatre m'avait dit que c'était de trop pour ses 8 ans. 

Résultat des courses, il était encore plus fatigué, encore plus nerveux, et surtout, il avait encore plus faim !  Et avant les vacances, il m'a dit lui même qu'il ne voulait plus en faire autant, ça l'avait dégoûté. Je pense que faire du sport par plaisir et bien-être, c'est une bonne chose, mais en faire à outrance dans le but seul de maigrir, ça relève de la compulsion ... et si je le dis, c'est parce que je l'ai vécu moi-même.

En tout cas, tu as mille fois raison : parler "régime" pour un petit garçon de 9 ans, c'est bien trop tôt !  D'ailleurs, depuis que je suis sur LC, et depuis mes lectures et recherches de ces 3 dernières années, je deviens même anti-régime tout court, quelque soit l'âge mdr wink

 

@ Nikaia : c'est justement parce que je suis maintenant convaincue que c'est une succession incessante de régimes depuis l'enfance qui m'a amenée où je suis aujourd'hui que je ne veux certainement pas le mettre à la "diète" et que je vais devoir me battre face à mon ex-mari et sa compagne pour faire valoir cette idée frown.  Si je m'angoisse autant, c'est parce que je ne veux pas reproduire le même schéma et la même psychose du poids que ma maman qui m'a mise au régime Scarsdale vers 10 ans et à Montignac à 12 ans !  

Mais si ça me paraît si difficile, c'est justement parce que tous les principes LC, en lesquels je crois dorénavant dur comme fer, je ne les maîtrise pas encore.  J'en suis encore au stade du consciemment incompétente et je tends à peine doucement vers le consciemment compétente.  Mais dans ces conditions, comment les lui transmettre ?

Je n'arrive pas encore moi-même à sentir quand j'ai réellement faim ou simplement une EME, à ne pas manger quand je n'ai pas faim, à m'arrêter quand je n'ai plus faim, ... comment lui dire de ne pas se mettre à table avec tout le monde alors que moi je le fais encore ?  Déjà si moi je me décale pendant un temps des "horaires" des repas familiaux et "sociaux", que va-t'il se passer avec mon conjoint et nos enfants si on s'y met tous ?  J'ai un petit peur du chaos mdr.

L'idée du jeu dégustation me plait en tout cas.  On va inventer de nouveaux de jeux de société mdr wink.

 

Un tout grand merci à toutes les 2 pour vos réponses, je me sentais perdue, maintenant je me sens soutenue smiley.

Anonyme

Bonjour Isana

Je comprends complètement ton désaroi, car les pédiatres m'on souvent dit que mes enfants étaient en surpoid (ce qui à toujours été contredit pas leur 'vrai' médecin qui n'est pas pédiatre. Et, c'est lui aui avait raison, aujourd'hui, mon fils qui était toujours au dessus de la courbe de poids a une IMC de 20 et ma fille de 21. 

Je pense que Nikaia a raison, en disant que tu pourrais mettre en pratique avec ton fils la méthode LC. Pas de régime, pas de 'vrais' restriction, mais une attention particulière à la sasiété, en plus de repas équilibrées, et des jeux de dégustaton, qui pourrait être tourné sur les aliments moins prisés par les enfants (par exemples 2 légumes et 1 sucré)

Mais par contre, es-tu sûre que ce soit un vrai surpoid, parce qu'à 9 ans, les enfants et surtout les garçon peuvent des fois prendre quelques réserves qu'ils peuvent éliminer quand ils vont grandir ( et ils en prennent des centimètres en quelques mois vers 12-13 ans).

Et pour ma part, je trouve que les pédiatres ont tendance à vouloir que tous les enfants soient dans leurs 'normes'à eux. On sait toutes et tous qui sommes sur LC les ravages psychologiques que font les pesées des visistes ches les médecins qui veulent nous faire maigrir..

C'est vrai que les enfants ont une tendance naturelle à s'autoréguler, mais, et c'est important à la condition qu'on ne leur mette pas la pression et qu'on ne focalise pas sur le 'sujet qui fache'.. sans pour autant se voiler la face..

Et puis, si tu n'aprécie pas la façon du pédriatre d'aborder le sujet devant ton fils,( se qui se comprend ).. Peut-être pourrais-tu changer de médecin et avoir en premier un entretien  seule à seul avec ce médecin et lui exposer tes interrogation et tout ce que tu auras à lui dire et voudras lui dire. Ensuite, il pourrait examiner ton fils..

Bon courage à toi..

izabelle
Animatrice forum

coucou isana

je comprends que ça doit être en effet difficile à gérer

certains enfants sont plus sensibles que d'autres à leurs signaux alimentaires, le mieux que l'on puisse faire est donc d'aider ceux qui ne les ressentent pas très bien à les décrire, à les nommer, et surtout ne positionner aucun enjeu là-dessus

par ex, parfois ma fille me dit qu'elle a faim parce qu'en fait elle veut un gateau supplémentaire, pour le plaisir, alors je lui dis " mais tu peux me le dire, que c'est par gourmandise, on a le droit aussi, par moments, de manger un gateau en plus par gourmandise, du moment que ce n'est pas systématique"

bref, le mieux est de l'aider à cerner ses sensations alimentaires, mais surtout relacher la pression familiale sur le sujet

je sais que du côté de l'ex-mari ça ne sera pas possible, mais il suffit que tu te concentres sur l'éducation que toi, tu lui donnes, sans chercher à contrôler ce qu'il se passe ailleurs, sinon cela devient un enjeu

si ton fils t'en parle, tu peux dire que son père et toi avez des points de vue différents sur la question, mais ne te préoccupe que de ce que tu fais, toi, avec lui, et ce qu'il se passe ailleurs que tu ne peux pas contrôler, oublie

naturellement, il intégrera le bon modèle, la nature est forte, l'instinct est fort tu sais, les enfants adhèrent tout de suite à ce qui a du sens

par ailleurs, je t'encourage à travailler les émotions de peur et de stress que tu ressens par rapport à son poids et à ce qu'il vit par rapport à son poids, avec la pleine conscience, cela permettra de relâcher les enjeux et la pression

j'ai connu beaucoup d'enfants de 9 ans avec une courbe de poids haute, qui, une fois passé l'adolescence, sont devenus tout à fait minces et ont appris à se réguler

peu importe que tu ne sois pas maitre en la matière, il suffit que tu lui apprennes à manger les choses caloriques en dégustant et en petite quantité, à se garder de l'appétit pour les repas, à mettre des mots sur ce qu'il ressent dans son ventre lorsqu'il a faim, et à mettre des mots sur ce qu'il ressent dans son corps lorsqu'il a envie de manger mais sans l'estomac qui tire....

les enfants apprennnent vite, c'est l'avantage

courage à toi

Marjoline.
Abonné

bonjour,

je comprends que ce n'est pas évident pour vous 2... je confirme qu'à ces ages les enfants changent vite et un enfant un peu au dessus des courbes peut naturellement rentrer dans le cadre en 1 an... évitons qu'il ne dérape sous la pression de son environnement!

Tu peux aussi lui parler de la faim... quand il mange, quand il reprend un plat...a-t-il encore faim ? comment sait-il s'il a faim ? où ça se situe la faim ? profites-en pour partager avec lui, en disant, tiens je n'ai plus faim de ce morceau de poulet, j'ai envie de manger un bout de fromage. Tiens je reprendrai bien du fromage mais en fait je n'ai plus faim, alors j'arrête il en restera pour ce soir, veux-tu que nous partagions une pêche pour le dessert ou bien n'as-tu plus faim ?

mais tranquille... les chiens ne font en effet pas de chats mais tu sais combien les émotions négatives contribuent à accumuler des kg superflus!

Isana.
Abonné

Bonjour tout le monde :-).

 

@ Ghighi : tes enfants ont quel âge aujourd'hui ?  Je n'ai pas le carnet de santé de mon fils et ma fille avec moi car ils sont chez leur père cette semaine, mais en allant sur ce site-ci //www.imc.fr/e/mbosUD et en remplissant de mémoire les données de mon fils (9 ans et 3 mois, 143 cm, 42 kg), j'arrive à un IMC de 20.5 mais considéré comme obèse degré 1 car au-dessus du percentile 97 (comme on le voit sur les courbes du graphique).  Donc d'après les normes médicales en vigueur pour le moment, il serait clairement en surpoids.  D'ailleurs, le terme "obèse" me fait mal au coeur :-(.  Vraisemblablement, pour qu'il soit dans les "normes" et sans risque pour la suite, il devrait se trouver à un maximum de 39 kg.  De fil en aiguille, voilà que j'atterris sur ce site //www.inpes.sante.fr/50000/pdf/docIMCEnf.pdf et tout ça me met une certaine pression :-S.

Je pense en effet que je vais expliquer LC à mon fils, ainsi qu'à ma fille de 6 ans, même si elle n'est pas considérée comme en surpoids, et demander à mon conjoint de me soutenir sur ces principes, car ils sont bons pour tout le monde.  Et sous forme de jeux de dégustation, comme Nikaia et toi le proposez, je trouve ça une excellente idée :-).

 

@ Izabelle : oui, le plus dur pour moi va être de relacher la pression familiale sur le sujet.  Ca devient LE sujet, ça le stigmatise, et ça ne me plaît pas du tout.  Mais tu as tout à fait raison : je vais me concentrer sur ma partie, là où je peux agir, et surtout discuter avec mon fils.  Je pense dialoguer assez régulièrement avec lui, il se confie souvent à  moi, et je vais aborder le sujet sans tabou, sans pression, dès que je le récupère ce vendredi.  Je souhaite qu'il se sente soutenu et compris, et pas acculé avec besoin de résultats chiffrés. Je lui parlerai des sensations alimentaires et je tenterai d'y être attentive quand il est avec nous.  Ca fera un exercice pour moi aussi ;-).

 

@ Marjoline : oh oui, je les connais bien ces émotions négatives :-P.  Et quand j'entends mon Loulou me dire "de toute façon, je suis nul et je suis gros", ça me fend le coeur et je me sens désemparée.  Je pense que j'ai peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas arriver à lui donner les pistes et le soutien dont il a besoin pour vivre ça sereinement, ce que je n'ai moi-même pas reçu de la part des mes parents.  Aaaaah voilà le "poids" des générations qui refait surface ;-).  Mais oui, lui parler de la faim et des sensations que ça lui procure me semble être la voie à suivre :-).

 

Merci Ghighi, Izabelle et Marjoline pour avoir ajouté votre pierre à mon édifice :-).

Bonne journée à tout le monde.

fablab.
Abonné

maman de 4 enfants, je suis très sensible à ton message et tes demandes, mais je me sens démunie à donner le moindre conseil car je ne sais pas ce que je ferais confrontée à ce problème. En plus je suis vraiment débutante sur LC.

En te lisant, j'observe de loin juste deux choses. Je me permets de les partager avec toi en espérant que tu liras avec bienveillance :

1- son papa comme sa maman veulent tous les deux faire au mieux, même si ce n'est pas avec les mêmes méthodes. Peut-être faudrait-il déjà le lui dire, pour l'apaiser et qu'il prenne du recul. Se sentir pleinement aimé et comprendre que la préoccupation du poids n'est pas liée à un jugement esthétique, ni une condition de votre amour est essentiel. RAssure le surtout sur le point que papa comme maman ne pensent qu'à sa bonne santé physique et morale, avec des méthodes différentes, plus ou moins responsabilisante mais qui partent toutes deux de bonnes attentions. Vous voulez tous les deux le mieux pour lui :  c'est la base de sa sécurité affective.

2- au lieu d'opposer vos méthodes, pourquoi ne pas laisser ton garçon prendre le meilleur de chacun et laisser s'installer une complémentarité.

* Après tout, manger de tout, de manière équilibrée c'est le propre de l'homme et ça ne fait pas de mal d'apprendre à se nourrir avec des bonnes choses, de connaître la dégustation de saveurs multiples etc. Si je dis ça c'est tout simplement parce que je me fournis auprès de producteurs locaux (certains bios) depuis quelques années que j'ai redécouvert les légumes et la cuisine de saison. Les enfants ont suivi, on a rebondi pour trouver des recettes etc. ils se sont impliqués dans les préparations et mangent ce qu'ils font.  ce que je veux dire par là c'est que ce n'est pas forcément de la restriction cognitive que d'être attentif à ce qu'on ingurgite. Je veux bien dire à la limite qu' être vigilant à la qualité de ce qu'on mange pourrait être vu comme un contrôle qualitatif oui... mais bon... j'assume !  je préfère un gratin de courgettes à une boîte de ravioli lol ce que je veux dire c'est qu'on mérite tous de faire attention à la QUALITE de ce qu'on mange. Comment déguster en pleine conscience autrement ? certains posts sur la dégustation s'intitulent "comment faire quand ce n'est pas bon"... voilà... tout est dit.

* je ne suis que débutante sur LC, mais une première réalité s'impose puisque je suis là :  on peut grossir en mangeant PLUS QUE SA FAIM de tout et de manière équilibrée.  manger à cause d'EME par exemple. Donc les principes de LC (manger à sa faim, maîtriser ses émotions, etc.) , sont plein de bon sens pour changer son COMPORTEMENT alimentaire.

les deux conjugués font :

QUALITE ET COMPORTEMENT ALIMENTAIRE : c'est se respecter soi même, respecter son corps.


ton fils a donc besoin de paix et réconciliation de tous ces avis et non de divisions ou d'oppositions pour pouvoir se construire et s'il est aussi hypersensible que les miens il a besoin de cette sécurité, encore plus ! alors même pas peur !!! on peut y arriver même avec des points de départs différents.. apprends à ton fils à faire son choix sélectif !

je pense bien à vous. un de mes enfants a 9 ans aussi. Elle est trop fine. elle a une malformation cardiaque et risque d'être opérée début 2013  et je peux te dire que j'aimerais bien qu'elle soit plus dodue dans cette perspective là !

080413143151_Libellule2.
Abonné

Mouai

à 6 ans j'étais pas sur la bonne courbe

le pédiatre a dit à ma mère que nianian

régime, pas de bon pas de chocolat

du coup je bouffais en cachette, je stressai encore plus, je me réfugieais encore plus dans la bouffe, je compulsais

et 10 ans après j'étais 2 courbes au dessus :)

et 14 ans après j'en était à 104 pour 1m70

 

Donc régime non

faire du sport pour le plaisir et avoir des activités pour le plaisir oui pour maigrir NON !!!

 

Et s'il mange vite il doit y avoir une raison initial

à mon avis c'est plus là dessus qu'il faut chercher à comprendre

 

gr gr gr

Isana.
Abonné

[quote=fablab]

1- son papa comme sa maman veulent tous les deux faire au mieux, même si ce n'est pas avec les mêmes méthodes. Peut-être faudrait-il déjà le lui dire, pour l'apaiser et qu'il prenne du recul.  [...]  Vous voulez tous les deux le mieux pour lui :  c'est la base de sa sécurité affective.

2- au lieu d'opposer vos méthodes, pourquoi ne pas laisser ton garçon prendre le meilleur de chacun et laisser s'installer une complémentarité.

[/quote]

force d'y réfléchir non stop depuis plusieurs jours (et de pratiquer la RPC pour m'apaiser, prendre du recul, et trouver des réponses en moi), je suis arrivée à cette même conclusion Fablab.  Te lire m'a donné la confirmation de ce ressenti.  Merci beaucoup smiley.

Je te souhaite beaucoup de courage pour ta fille de 9 ans. Mes inquiétudes me semblent bien futiles à côté des tiennes.

 

[quote=Libellule2]

Et s'il mange vite il doit y avoir une raison initial

à mon avis c'est plus là dessus qu'il faut chercher à comprendre

[/quote]

Merci pour cette piste Libellule.  Je n'y avais pas pensé a priori, mais c'est certainement un point à creuser.  Il veut toujours passer à l'activité suivante le plus vite possible, comme s'il avait peur de ne pas pouvoir faire tout ce qu'il souhaite (angoisse de la mort déjà à cet âge ??).  A peine fait-on quelque chose, qu'il demande déjà quelle sera l'occupation d'après.  Peur de s'ennuyer ?  Comblerait-il déjà un sentiment de vide ? Du coup, on a même parfois l'impression qu'il n'arrive pas à profiter du moment présent !  Il se projette toujours dans l'après .  Bon ... j'ai du pain sur la planche frown.

Je pioche, je pioche et je re-pioche dans toutes vos interventions, merci les Filles smiley.

Bonne soirée à tout le monde.

080413143151_Libellule2.
Abonné

petite je mangeais vite pour ne pas écouter les engueulade ou avalée ma frustration

les repas n'étaient pas une cinécure lol et surtout les attentes en matière d'école notamment de mes parents étaient très pesantes pour moi

donc miam maim vite vite de peur qu'on me reprenne la bouffe

et dans tous les cas je baffrais car il fallait obligatoirement finir

y a t'il eu un moment dans sa vie, un évenement qui a changé sa façon d manger ?

titou63.
Abonné

Suggestions :

 

Si un enfant est hypersensible, comme je l'étais, lui proposer des solutions autres de réguler ses émotions que la nourriture : peinture, musique, écriture, yoga, méditation, voir aussi si il n'est pas précoce (donc en décalage émotionnel et intellectuel avec les autres enfants de son âge) Le fait de le savoir permet d'être plus clair dans sa tête et de comprendre son décalage par rapprot au monde.. Le sport doit être un plaisir : ballades à pied ou à vélo avec ses parents, animations nature, astronomie.

 

Lui apprendre à déguster en pleine conscience, à manger lentement pour avoir plus de plaisir alimentaire avec moins de nourriture (le régime mastications éditions thierry souccard)

 

La relaxation par la cohérence cardiaque (respiration lente), le 'régime par la cohérence cardiaque', éditions thierry souccard;

 

L'obésité est aussi génétique, lui dire que ce n'est pas sa faute (Obésité on fait fausse route du Dr Tounian)

Lui dire qu'il est beau, que le physique n'est pas tout, que l'on peut réussir sa vie en étant gros.

Lui proposer de se relooker pour son âge (aller dans les magasins avec lui, le coiffeur, chaussures, prendre soin de sa peau, se parfumer....)

Lui donner des astuces relationnelles pour être intégré dans un groupe, lui donner des réponses pour répondre aux méchancetés de certains.

Le faire manger dans des assiettes à dessert (livre 'conditionnés pour trop manger')

Faire la cuisine avec lui, sauces yaourt et herbes aromatiques, fruits et épices, lui apprendre à connaître les aliments (saisons, localisation) Jardiner (en pot)

Augmenter son temps de sommeil, parler avec lui, jouer avec lui. Si c'est un émotionnel, il appréciera. Lui donner des responsabilités dans la maison, le valoriser, ne pas dramatiser. Personnellement je suis obèse et bien dans ma vie. Lui faire pratiquer des exercices de line coaching.

 

Les parcours de santé en famille sont des ballades sympatiques et légèrement sportives que les enfants aiment en général.

 

 

 

 

 

 

titou63.
Abonné

Je suis en train de lire actuellement un livre de Jeanne Siaud Fachin 'Comment la méditation à changé ma vie et pourrait bien changer la votre' chez Odile Jacob. Je trouve que cela permet de se poser et corresponds aux exercices de M. Apfeldorfer (complémentaire). Cela peut peut être détendre un enfant hyperactif; le sport aussi calem les hyperactifs.

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Le problème des enfants gros est sérieux et même dramatique, à notre époque. Car bien souvent, les meilleures intentions du monde ne font qu’aggraver le problème et mettre des enfants au régime s’avère le plus souvent catastrophique.

Diverses études récontes ont montré que les personnes qui ont fait des régimes sont à l’âge adulte plus grosses que celles qui n’en ont pas fait (études sur jumeaux, s’il vous plait : Pietilainen KH, Saarni SE, Kaprio J and Rissanen A. Does dieting make you fat? A twin study. International Journal of Obesity. 2012).

Le Pr Patrick Tounian, pédiatre à l’hôpital Trousseau et spécialiste des troubles du comportement alimentaire chez les enfants, a montré dans un travail récent que les enfants qui ont été l’objet d’un suivi diététique durant leur enfance pour obésité n’ont pas d’amélioration pondérale par la suite. Soit ce suivi n’aura servi à rien, soit il aura aggravé le problème.

L’avis des spécialistes un tant soit peu pointus sur la question est : surtout, pas de régime, mais un modelage par les parents. Une chercheuse israélienne, Moria Golan, spécialisée dans la prise en charge des enfants obèses, axe son travail exclusivement sur les parents et ne voit même pas les enfants !

On conseille aujourd’hui de ne pas rechercher la perte de poids, mais plutôt sa stabilisation, en comptant sur le fait qu’en grandissant, le poids se régularisera.

 

Mais que doivent donc faire les parents ? Je donne des conseils à ce sujet dans mon livre « Mangez en paix ! » (très beau, pas cher). En résumé, il s’agit de montrer l’exemple, de manger avec amour et ensemble de bons aliments, dans le respect de ceux-ci et de soi-même. On enseigne à son enfant les bonnes manières, qui permettent de civiliser l’acte alimentaire, et donc de prendre le temps d’être à l’écoute de ses sensations alimentaires. On lui apprend à les reconnaître, ces sensations : repérer sa vraie faim, repérer son rassasiement, sa satiété. Pour cela, il faut aussi lui apprendre à déguster, reconnaître les goûts, les saveurs, les arômes, centrer les choses sur le plaisir qu’il y a à manger ce qu’on aime, jusqu’à la fin de ce plaisir, qui signe le rassasiement. Peu à peu, l’enfant apprend à manger quand il a faim (même si ce n’est pas l’heure), arrêter de manger dès qu’il n’a plus faim (même s’il en reste dans l’assiette).

Nikaia a bien raison : cet apprentissage marche d’autant mieux qu’il est ludique !

Autre point important:, essentiel les enfants ayant des problèmes pondéraux sont bien souvent des enfants abandonnés, dont les meilleurs amis, le soir, en rentrant à la maison, sont le trio TV-ordi-frigo. Bien sûr, les parents n'abandonnent pas volontrairement leurs enfants: ils ont leurs obligations, leur travail, leurs soucis. Mais très certaienement, un moyen pour que les choses s'arrangent est que, sortant de l'école, votre enfant ne se sente pas abandonné, qu'il trouve un ou des adultes qui s'occupent de lui, avec affection. Il va falloir réfléchir aux solutions possibles…

Le plus important, en définitive : un amour inconditionnel pour cet enfant, souvent en souffrance dans un monde stigmatisateur vis-à-vis des personnes en surpoids. C’est dur d’être gros dans une cour de récréation ou durant les séances de gym ! Cet enfant a besoin d’être soutenu, encouragé à faire des activités qui lui plaisent, activités physiques ou non, en tout cas épanouissantes. S’il préfère les échecs ou l’informatique à la gym, pourquoi pas ? Mais aussi, parallèlement, on peut lui donner l’exemple et l’aider à donner de l’exercice à son corps, car tout corps aime cet exercice dont il a besoin (après une période de rodage en cas d’immobilisation prolongée…), et qui permet de se sentir vivant.

 

Bon, tout cela est particulièrement difficile lorsque soi-même, on a le même problème. Alors, dans ce cas, pourquoi ne pas parler d’un voyage commun, où on fait chacun des efforts pour avancer,  où on s’entraide?

 

Les exercices de pleine conscience sont parfaitement praticables par les enfants, et ce, même dans le jeune âge. Cela peut considérablement aider. Parfois, si l’enfant est en souffrance en raison de son poids, de la stigmatisation, de la dévalorisation que cela induit, pourquoi ne pas envisager une psychothérapie avec un pédopsychiatre ou un psychologue ? Cela vaut souvent mieux que la prescription de conseils diététiques privatifs par un médecin…

Et le père, dans tout cela? Il est essentiel que les parents s'accordent sur un discours commun, sur un mode d'alimentation familial commun. Les repas pris en commun doivent impérativement se passer dans un bon climat, détendu, agréable, sans injonction policière, et correspondre à ce modèle de prise alimentaire civilisée que j'évoquais plus haut. La vertu de l'exemple est essentielle. Il va falloir négocier!

Bon courage, et ne lâchez pas le morceau.

lo_3108.
Ancien abonné

Bonsoir,

 

Ce post m'intéresse au plus haut point.

J'ai un petit garçon qui va avoir 15 mois. Dès qu'il voit de la nourriture, il rentre dans une sorte d'exitation, d'impatience; si je lui donne pas à manger, il peut piquer une colère.

De même, quand c'est l'heure de manger, il mange vite, il s'impatiente si je lui donne pas à manger assez vite. Quand je lui donne un morceau de fromage ou de pain, il peut le mettre un très gros morceau dans sa bouche, le manger vite. Il réclame tout le temps plus.

si j'ai le malheur de manger autre chose, il voudra manger ce que je suis entrain de manger? de même s'il mange avant et qu'il me voit manger ensuite, il s'énerve, pleure, réclame à manger. je "cède" et il mange avec moi et fait donc 2 repas...

Je suis un peu perdue car je ne sais pas comment réagir face à ça. On mange en même temps, je lui dis de manger doucement.

Je suis preneuse de tout conseil, d'avis, de solutions qui pourra m'aider à maîtriser cette étape.

je ne veux pas qu'il entre cet engrenage infernal que j'ai subis dans mon enfance. j'en ai longtemps voulu à mère de ne pas m'avoir aider face à mon problème de poids.

je m'aperçois aujourd'hui que je suis dans la même problèmatique aujourd'hui.

Bonne soirée.

Elodie

Isana.
Abonné

Un tout grand merci Docteur A. pour votre réponse.  J'ai donc des pistes à appliquer.  Je sais où me diriger, et ça, ça rassure énormément.

Verdict de notre semaine de vacances : j'ai laissé mon garçon choisir ce qui lui plaisait et lui faisait envie au buffet, en commentant avec lui les couleurs, les textures, les odeurs de ce qui nous était présenté ... tout comme je le faisais pour moi en fait.  Par contre, nous nous servions dans des assiettes à dessert.  Les 2 ou 3 premiers jours, il fonçait sur les frites et les lasagnes, et se servait de belles assiettes, mais il ne se resservait pas.  Les jours passant, je l'ai vu diminuer ses portions, ne prendre que 3 ou 4 frites "pour le goût" et "pour le plaisir", et ne pas forcément finir son assiette.  De même qu'il a commencé la semaine en buvant de temps en temps une orangeade, pour terminer le séjour en ne buvant que de l'eau. 

Comparaison des "pesées" avant et après vacances : moins 800g.  Je constate donc que nous sommes sur la bonne voie puisqu'il maintient son poids depuis janvier, à 1kg près, et que depuis, il a pris presque 5 cm !

Ce qui m'a fait du bien, c'est de le sentir serein en allant manger, de le voir manger avec plaisir, mais plus calmement qu'avant, et de ne pas me sentir "l'instance policière" justement !  Je pense que nous allons continuer dans cette voie smiley.

Il est clair cependant que, même si j'essaie de voir notre chemin à lui et moi sous l'angle de l'entraide, je me mets une certaine pression malgré moi car je me sens investie de la mission de le porter sur la bonne voie.  J'essaie de ne pas commettre les mêmes erreurs que mes propres parents, de ne pas l'"handicaper" pour plus tard, de mettre toutes les chances de son côté, de lui donner les bonnes bases, tout en devant faire cet apprentissage pour moi en même temps, et ce n'est vraiment pas facile.

J'envisage fortement les exercices de Pleine Conscience avec mon fils et ma fille.  Je me dis que c'est une activité commune et familiale comme une autre.  Mais comme j'ai besoin de support puisque c'est une technique que je suis encore loin de maîtriser pour moi, je pense acheter ce livre-ci avec son CD (//www.amazon.fr/gp/product/2352041910/ref=ox_sc_sfl_title_2?ie=UTF8&smid=A1X6FK5RDHNB96) ... si quelqu'un a d'autres références, je suis preneuse smiley:

Calme et attentif comme une grenouille : La méditation pour les enfants... avec leurs parents Et son CD audio de méditations guidées, lues par Sara Giraudeau

@ Lo_3108 : je comprends ton désarroi, car je vis le même depuis la naissance de mes 2 enfants (6 et 9 ans à présent ... pour dire comme ça remonte à longtemps mdr wink).  Mais je ne saurais pas quoi te conseiller malheureusement frown.  D'autant plus que ton garçon est encore tout petit. 

Je ne sais pas si ça peut te donner des pistes, mais le livre qui fut à l'origine de tout mon parcours personnel une fois que je suis devenue maman, c'est celui-ci : //www.amazon.fr/Cuisine-d%C3%A9pendances-affectives-comprendre-lalimentation/dp/2290004421/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1346749237&sr=1-1

Cuisine et dépendances affectives : Pour mieux comprendre nos rapports à l'alimentation

En tout cas, tu as tout mon soutien !

Encore merci à toutes et tous pour vos interventions et excellente journée à tout le monde smiley !

maligne.
Abonné

Bonjour Isana,

bonjour toutes les autres chercheuses de bien -être. J'ai aussi eu des problèmes de ce type: quand on a un souci on craint immédiatement pour ses enfants, on craint qu'ils ayent le même, et souvent on le fabrique ainsi chez eux Ma fille est uine très bonne mangeuse, et j'ai peur parfois de lui avoir transmis la "bouffite". Pour ne pas créer un problème où il n'existe peut-être pas, je compte beaucoup sur mon mari, qui lui n'a aucun problème alimentaire. Je pense qu'il faut faire confiance à l'entourage de l'enfant qui N'A PAS CE PROBLEME, car c'est celui qui a raison, en tout cas sur ce thème, tout comme on écouterait un couple réussi pour avoir des conseils de couple...Mon mari, dont la famille était grossiste, avait la cave pleine de plaques de chocolat, barres chocolatées, pots de fruits au sirop et autres tubes de lait condensé...il n'a pourtant jamais eu besoin de se ruer dessus, car ils étaient à sa portée: c'est l'envie et le dégoût -quand il abusait - qui l'ont dirigé. Faisons donc attention à ne pas créer des problèmes... Mon fils qui est magnifique et n'a pas un gramme de trop, continue à se regarder le ventre, car prend le mauvais exemple de mon problème...voilà le danger, je pense.

izabelle
Animatrice forum

j'utilise le livre d'Eline Snel, il est très bien

Pomdereinette.
Abonné

"la grenouille" comme dit le petit de presque 3 ans. Acheté depuis peu, très apprécié.

Isana.
Abonné

Je suis d'accord avec toi Maligne : à force de penser qu'il y a un problème, on peut malgré soi finir par le créer, là où, au départ, il n'y en avait pas vraiment un !  Je vais essayer de ne pas trop me prendre la tête, et plutôt de prendre un peu de recul.  Je pense qu'au vu des "résultats" de notre semain all-in où mon fils a super bien géré, je vais arriver à lâcher un petit peu prise et dédramatiser.

Ah super pour le livre Grenouille !  Merci pour votre écho Izabelle et Pomedereinette !  Je vais le commander :-).

Isana.
Abonné

Petit message juste pour confirmer que le livre "Calme et attentif comme une grenouille" est une vraie perle :-) !!!  Génial autant pour les enfants que pour les parents, même si, à la base, destinés aux premiers ;-).  Je le recommande chaleureusement :-D !

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