Mon truc pour vivre la colère à la maison - 06052013

thiclowma.
Abonné

Petit truc que je voulais partager avec vous : comment je réagis face à la colère lorsque je suis à la maison.

 

Maman de deux enfants de 10 et 12 ans, tous deux hyperactifs, divorcée, j'ai beaucoup de mal à gérer la colère. C'est d'ailleurs une des premières émotions que j'ai laissé réapparaître après avoir tout bloqué durant des années.

Régulièrement, dans la vie de tous les jours, je suis confrontée à la colère : la mienne, ou celle de mes proches. Et quand je suis confrontée à celle de mes proches, souvent la mienne apparaît aussi. Et la "spirale infernale" est lancée !

Pour stopper la spirale ou pour éviter qu'elle n'apparaisse, je dois déjà éviter la confrontation avec les autres. De toute façon, si il y a colère, la discussion est impossible donc il  vaut mieux attendre qu'elle se dissipe.

Ce que je fais, je vais sous la douche. Longtemps. En fait, j'y fais de la RPC. Je ne savais pas comment nommer tout ça : écouter mes sensations, laisser venir mes pensées, respirer... et au final, avoir laissé mon émotion s'apaiser d'elle même, sans la refouler. Et maintenant, merci LC, je sais comment ça s'appelle : la respiration en pleine conscience.

La douche a sur moi un effet "nettoyant", calmant, rassurant. C'est aussi un moment privilégié où je suis seule avec moi-même et où personne ne viendra m'importuner. ça me permet de me reconnecter avec moi-même et d'être totalement apaisée à la fin.

Le temps que je prends de mon côté à faire baisser cette colère permet également à mes proches en colèe d'avoir la leur qui baisse. Et quand je sors de la douche, en principe, le souci est réglé en deux ou trois phrases.

 

Peut-être que ce petit truc vous sera utile une fois !

Commentaires

AMRITA.
Abonné

Je crois savoir ceci, c'est que l'autre, les autres sont des miroirs, que si nous nous mettons en colère c'"est que l'autre touche chez nous quelque chose que nous devons travailler

 

c'est valable pour tous les ressentis, mais le colère est vraiment quelque chose de très intéressant. Pourquoi suis je en colère ? pourquoi je ne garde pas mon calme dans telle situation et c'est là où l'autre est une chance, c'est lui qui nous permet de mettre le doigt sur quelque chose que nous avons encore à travailler

 

Prendre une douche est une excellente idée je trouve car en effet en s'éloignant d ela source du conflit on s'apaise. après il faut en parler, à deux, comprendre comment on a pu ou pourquoi on en arrive encore là

izabelle
Animatrice forum

cela me parle, parce que pour ma part j'ai aussi remarqué que c'était sous la douche que j'acceptais le mieux mes émotions

comme si soudain je n'avais plus besoin de lutter, mais que l'eau me permettait d'être au contact de mes émotions beaucoup plus sereinement

sous la douche je n'ai plus honte ou peur d'avoir des émotions négatives, je les accepte, et elles vivent leur vie.... et puis s'en vont.....

bonne nuit!

AMRITA.
Abonné

L'eau qui tombe en pluie aide au nettoyage. J'ai une amie qui très souvent vit une grosse crise de larmes après la pluie. Elle vit sous pression et l'eau qui tombe l'aide à lâcher tout ce qui l'encombre. Peut être que la douche fait le même effet

Minoque.
Ancien abonné

Amrita c'est étonnant (j'avais envie de dire amusant mais c'est p'têtre pas le bon mot :-), je suis aussi réceptive que ton amie à la pluie, mais ça n'a pas le même effet sur moi, car je pleure autant que je ris.. je vis donc facilement ces émotions par contre lorsqu'il pleut même si je "déborde" de tristesse je n'ai pas besoin de pleurer car il "pleure" déja... comme quoi Amrita je te suis à 100%: "l'eau qui tombe en pluie aide". Bon, je sais pour certain ça parait stupide mais ça repose aussi, car c'est réellement épuisant de pleurer, bref sans pleurer la pluie m'aide à être en phase avec moi et mes sentiments.

Ca ne me gêne pas de pleurer car j'ai aussi beaucoup de fou rire et de rire dans ma vie, par contre j'ai un gros sentiment tabou qui est la colère, et  les sentiments interdits on ne les choisit pas ! Ca vient de loin, mon côté slave je pense :-), et ça se cultive en famille, et après entre amis et même avec le conjoint et avec les enfants aussi... Par exemple cet interdit, cette erreur d'interprétation familiale fait que la colère est vécue comme un signe de "non intelligence" dans les relations humaines, avec soi et avec les autres, ce qui est une idée reçue certes mais qui interdit complètement l'accès à ce sentiment. Du coup lorsqu'on ne peut pas vivre un sentiment, parce que notre éducation l'a interdit (comme moi par exemple la colère) on le substitue à un autre par exemple à la place d'être en colère on est triste ou on se moque, on ironise, on pleure ou on rit au lieu d'être en colère, et on le fait sans y penser, sans le savoir, sans s'en apercevoir, on pense : je suis triste et pour finir on est en colère...  Autre erreur d'interprétation possible très très courante dans d'autres éducations : la tristesse ou pleurer est un signe de faiblesse (les garçons ça ne pleurent pas etc.) => je ne peux pas être triste et je remplace ma tristesse par la colère et ça tout au long de la vie... En fait, on sait bien que ni la colère, ni la tristesse ne sont des émotions bien ou mal en elles même, ce qu'il faut c'est pouvoir accéder à, et s'autoriser toutes les émotions humaines... En analyse transactionnelle on parle de sentiments parasites ou racket : on substitue un sentiment interdit par un autre qu'on se permet, qui nous a été permis et qui va remplacer et polluer toutes nos émotions au final... Tout cela ne se fait pas de façon consciente, mais je trouve qu'on peut chacun en réfléchissant un peu (avec un peu de bienveillance pour soi et de bonne foi aussi ;-) trouver quel est notre sentiment parasite...

Bref, il est toujours intéressant de s'interroger sur son sentiment interdit et aussi sur celui qui remplace tous les autres, le sentiment qui nous domine, qu'on vit le plus souvent et qui étouffe tous les autres... On porte alors un autre regard sur nos émotions: colère, mélancolie etc.. et on peut ainsi trouver ses moyens pour vivre et s'autoriser tous les sentiments qui nous traversent, par exemple lacher prise sous la douche ou sous la pluie et s'autoriser à être triste si notre éducation nous a interdit de l'être. Mon éducation est un peu slave, on rit, on pleure on montre qu'on aime mais la colère et le manque d'humour c'est impoli... mais je me soigne ;-)) ! Grrr...

Je ne sais pas si mon expérience est vraiment à sa place sur ce fil, mais l'amie d'Amrita sous la pluie m'a fait penser à tout cela...

Dans tous les cas je trouve que la RPC ça marche, on se reconnecte à soi et ça va toujours mieux quand on sort de la confusion des sentiments ;-)

Bonne journée à tous même si elle est pluvieuse aujourd'hui !

Minoque.
Ancien abonné

Je rajoute juste un mot : l'analyse transactionnelle a plein de limite, c'est pas la panacé, par ailleurs je ne suis pas psy et alors autre grosse erreur d'interprétation penser que l'autorité repose sur la colère... Ben, oui repensez  aux personnes qui vous inspirent le respect et qui ont de l'autorité...  n'y a t il pas en elles une grande part d'écoute et de bienveillance ? ;-))

Bon cette fois je vais marcher mes 30'.... sous la pluie !

 

Minoque.
Ancien abonné

Je repensais encore à autre chose pour compléter ce qu'écrivait Amrita concernat cet effet miroir, il semblerait que ce qui provoque notre colère contre quelqu'un, ce qu'on "déteste" chez cet autre serait ce qu'on se reproche à soi même, un défaut qu'on souhaite "cacher" à soi comme aux autres... Du coup il est intéressant de regarder de plus près ce qui nous a énervé, mis en colère...

En tout cas, moi j'ai trouvé d'excellents prétextes pour pas éteindre l'ordi et marcher 30' ! " Trop forte je suis", si j'avais pas envie de rire ça m'énerverait presque....

AMRITA.
Abonné

Monia je manque de temps pour rebondir sur tes messages absolument passionnant. En résumé le chagrin que je me suis pendant des années interdit d'exprimer a rejailli en violence contre moi et tout le monde. Je pensais connaitre l'origine de cette colère et bien j'avais tout faux. Comme tu le dis, j'ai trouvé "le sage" qui m'a permis d'aller au fond de moi et d'exprimer tout ça. IL s'en suit une paix certes parfois fragile mais une harmonie absolue.......... dommage d'en parler aussi vite mais je reviendrais

 

ON parlera de notre éducation, chez moi on rit et on crie, c'est obligatoire........ hum

izabelle
Animatrice forum

oui c'est tout à fait vrai tout ça

chez moi, mon père voulait que l'on soit toujours d'égale humeur tandis que ma mère en changeait en l'espace de 2 sec en passant du rire au larmes

en réaction j'ai eu des "crises de nerfs" toute mon enfance....

la tristesse et la plainte étaient largement mieux acceptée que la colère ou le bruit.....

encore aujourd'hui mon père passe son temps à dire "chuut" à ses petits enfants, et je m'aperçois à quel point cela a influencé ma tendance à toujours vouloir me "calmer"  

 

les premières fois que j'ai arrêté de vouloir anesthésier ma colère, chez moi avec mon mari, j'ai franchement cru qu'il allait me faire la gueule pendant 10 jours, que cela allait être une crise majeure, eh bien non, rien, que pouic.... cela avait l'air de lui sembler normal.....    

Alwena.
Abonné

Pas facile pour les enfants, ou soi-même, quand notre gamin piquait des colères, on n'y répondait pas, on parlait tranquillement, et s'il insistait de trop, hop dans la baignoire, il en sortait tout à fait calmé, en pensant à autre chose, tout en répétant: "ah je m'en souviendrai" , ou alors il allait au fond du jardin où il était capable restant debout, mais nous guettant du coin de l'oeil, de rester jusqu'à des 14h00, quand nous avions terminé le repas, en général  il venait finalement me tourner autout en me disant "je m'ennuie, c'est pas marran"t et je lui répondais toujours, "tu es très sage de venir parler c'est une excellente idée..."

Sans doute hors sujet... bon dimanche!

Pénélope.
Abonné

Ce sujet est passionnant! Je réalise des choses dont je ne me serais jamais doutée (j'ai une maman qui me disait aussi toujours de me taire, de ne pas faire de bruit).

J'essayerais la douche à la prochaine colère (qui surveindra à la maison bien sûr ^^). Personnellement, il m'est difficile de ne pas rester sur une colère/déception/tristesse pendant longtemps, je suis rancunière et même s'il s'agit d'un élément auquel je ne peux rien, je vais ressaser pendant des jours et des jours.

Quand je vois mon mari qui, une fois qu'il s'est énervé, peut passer à autre chose en 3 secondes, je l'envie...

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