Mûre pour la chirurgie bariatrique ?.... Donc pour vivre avec une armure plus légére, grace à LC seulement.... - le 29/11/2014

Fyfy.
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Je reviens d une reunion entre ancienn(e)s opére(e)s d un bypass , essentiellement, et eventuel(le)s candidat(e)s. Une phrase d'un ancien opéré m a bcq touchée : " il y a tellement de bénéfices , que les désagréments me paraissent trés légers !". En effet , je suis appareillée avec une machine a pression positive pour apnées du sommeil sévére (iah 83), depuis quatres mois, et à ma grande surprise, j ai acceptée cette machine sans aucune difficultés, tellement j en avais besoin, je pense. Et si je vivais la meme chose avec un bypass ? Toutes ces peurs que j ai, dont l irreversibilité, seraient balayées par ll amélioration de ma qualité de vie ..... Et méme si l on n a que 30 ans de recul,sur le bypass; à 50 ans , avec une obésité abdominale, imc 48, si je vis jusqu'à 80 ans , ce sera probablement grace au bypass.... Si j'ai peu fait de yoyo de regimes, par contre je n arrete pas de faire le yoyo avec une decision d chirurgie bariatrique, depuis 10ans ( premiere demande pour un anneau acceptee par la secu en 2005: je renonce... Deuxieme demande en 2009...etc) Sur lc depuis mai 2014, j ai beaucoup progressé sur la pleine conscience de mes emotions alimentaire, j ai decouvert avec jubilation le plaisir de me donner la possibilité d avoir faim, d experimenter cette faim, et d etre capable d y survivre sans difficulté, entre autre grace a la rpc. Avec l aide de therapeutes, je conduis un chantier de travail intensif sur mon histoire de vie, ma gestion emotionnelle , la gestion du stress, ...depuis deux ans. Je retrouve lentement, avec joie, mon energie vitale, des relations interpersonnelles apaisees, une serenite, une meilleur image de mon corps... Malgré une obésité morbide qui met a mal mes articulation, je tache de maintenir un minimum d activité physique dans ma vie quotidienne, voir sur certaines periodes un peu plus. je me reconcilie lentement avc mon corps, j apprend , lentement aussi , à parler son langage.... Malgré tout, j ai entamé a nouveau en septembre des démarches pour réfléchir a la chirurgie bariatrique, sans grande conviction et avec bien des réticences. je me pose des questions, consulte un chirurgien , me documente, m inscrit au congres du gros, participe a cette réunion rassemblant un public concerné par l obésité massive.... Reunion, d où , contre toute attente je reviens tres ébranlée... Et si seuls les efforts concertés de la psychothérapie ( tcc et/ou autres "méthodes" ), la diététique/nutrition, et la chirurgie pouvaient venir a bout de l obésité massive, où du moins améliorer la qualité de vie des patients ? Et si grâce aux efforts et progrès décrits ci dessus j étais enfin prête pour la chirurgie ? en même temps , et si, Toutes les pièces du puzzle étaient en train de s assembler pour me permettre d amorcer lentement mais surement et durablement un retour progressif a mon poids d équilibre et une meilleure santé ? Et d éviter ainsi la case chirurgie quasi irréversible ? Et je ne peux pas me dire , j attend encore cinq ans de voir si l option LC me suffit, car ma santé décline trop, En meme temps il n y a pas d urgence immediate ( ce qui serait le cas si je declarais un diabete) J ai l impression de joue une partie de poker...

Commentaires

ladyl56.
Abonné
J'ai bénéficié de la pose d'un anneau en 1998 et même si on a dû me l'enlever en urgence 2 ans après par manque de suivi, je serais prête à recommencer demain si il le fallait. Quand on atteint l'obésité morbide je ne pense pas que LC suffise. Par contre c'est indispensable car la chirurgie bariatrique n'a aucun effet sur les EME et autres pulsions impérieuses. Tu as dû rencontrer un psychiatre quand tu as fait la démarche ? Qu'en a t il pensé ? Voilà mon expérience, si cela peut aider ta réflexion !
Bliss.
Abonné
La question de la chrurugie on se la pose toute je pense dans la grande obésité. Avec la'pnée du sommeil, bien que mon imc soit encore assez "correct" disons je pourrai entrer dans les critères. La réfelxion se fait, mais j'ai 43 ans, je fais du sport, pas de diabète ni tension. Je sais que la possibilité est là. Le travail sur lc est de toute facon un plus. Le rest on verra. Je crois qu'avec un imc de 48 je ne me poserai pas la question tellement j'étais mal avec un imc de 40. J'aurai bien aimé le point de vue de nos docs qur les situations ou nettement on ne parle pas de perdre 10 kilos mais 30 40 ou 50. Le corps peut il avec linecoaching faire ce trajet inverse sans la chirurgie?
Nath83.
Abonné

Bonjour,

Je trouve ton attitude très réfléchie.

Personnellement, je sais que la chirurgie ne m'a jamais parlé, trop peur, pas envie qu'on vienne trifouiller dans mon corps, pas de retentissement - encore du moins - de mon obésité (morbide, il y a deux ans, imc à 45) sur ma santé ou sur ma vie en général. Et puis en rencontrant récemment une personne opérée, ma vision des choses a évolué. Même si c'est vrai que c'est une chirurgie lourde, je comprends qu'on fasse ce choix, qu'on puisse se sentir libéré de tous ces kilos, de toutes ces angoisses autour de la santé. Et je pense vraiment que faire cette démarche-là après avoir fait un travail tel que celui proposé par le gros ou lc, c'est mettre toutes les chances de son côté - ce n'était pas le cas de la personne avec qui j'ai parlé, quel dommage !

Pour la perte de poids quand on est en obésité, je crois qu'il n'y a pas de réponse absolue, ça dépend aussi de comment on a pris du poids (hyperplasie ou dysplasie) et de tant de facteurs. Il me semble que les docteurs du site disent que c'est pratiquement certain qu'on ne reviendra pas à un imc normal en partant de si haut mais que pour le reste, on ne peut préjuger de la perte de poids. Pour ma part, j'ai perdu la moitié de mon excédent de poids et je perds encore un peu, plus doucement. Sachant qu'avec une sleeve ou un by-pass, le pourcentage de perte de poids attendu est dans les 70% je ne peux que m'estimer chanceuse, même si je suis encore dans le haut de l'obésité modérée. J'ai une amie qui est passée d'un imc de 41 à 25 (consultation diététicienne gros, suivi psy et 6 mois de lc). Il y a d'autres personnes qui perdent très peu voire pas. Il y a même une personne très active sur le forum de vivelesrondes qui a consulté avec le dr Z. puis le dr A. qui a pris une 15aine de kilos en 10 ans je crois, tout en récupérant un rapport pacifié avec la nourriture et son corps et qui a fait le choix récemment d'une sleeve - pourquoi elle a pris du poids, je n'en sais rien, elle non plus de ce que j'ai lu bien qu'elle pense à des facteurs génétiques forts.

Bon courage dans cette réflexion pas facile !

capuccino
Marraine

Bonsoir,

La chirurgie bariatrique est une grande aventure qu'il faut débuter, bien informée, après avoir travaillé sur son comportement alimentaire, ses émotions, l'acceptation de son corps (celui que l'on a et celui à venir).

La chirurgie bariatrique va faire maigrir la personne et l'amener artificiellement à un certain poids qui peut-être en-dessous de son set point. On va troquer l'obésité pour une autre maladie qui s'appelle la malabsorption digestive. Cette malabsorption va empêcher  les nutriments de rester suffisamment longtemps dans le tube digestif pour être absorbés en totalité. La poche gastrique d'une contenance approximative d'un pot à yaourt va limiter les quantités qui peuvent être avalées, la malaborption va empêcher le passage dans le sang d'une partie des nutriments et on maigrit.

Le set point n'est pas modifié et le cerveau lui, le sait et le corps cherchera toujours à défendre son poids d'équilibre et donc regrossir est une possibilité d'où l'intérêt de mettre toutes les chances de son côté.

La personne maigrit jusqu'à ????, puis la perte se stabilise et une reprise de poids est même habituelle au bout de 18 mois-2ans lorsque le corps commence à compenser la malabsorption (c'est la période appelée aussi lune de miel. Certaines personnes se retrouvent à peser un poids qu'elles n'ont jamais fait de leur vie et leur imange ne leur convient pas, elles ne se reconnaissent pas, elles ne veulent pas de ce corps-là et elles regrossissent.

Si on souffre de TCA au moment de l'intervention, ceux-ci peuvent se mettre sur pause et réapparaître et être responsable de grosses reprises de poids. Avec l'intervention, le corps change, le regard des autres et de soi-même sur ce corps change aussi et cela peut-être source de difficultés majeures dans la famille, le couple, la vie en général.

Donc effectivement la chirurgie bariatrique demande réflexion et accompagnement pour travailler avant pendant et après sur son comportment alimentaire, la gestion de ses émotions et l'acceptation de son nouveau corps avec son excédent de peau que l'on pourra peut-être se faire enlever plus tard avec une chirurgie plastique. Les professionnels du GROS peuvent faire partie de ces accompagnateurs...

G.Apfeldorfer
Votre coach

Bonjour fyfy et bonjour à tout le monde,

Je suis très impressionné par la qualité des échanges sur ce forum à propos de la chirurgie bariatrique. Je crois que vous toutes, avez une vision très saine de la situation, de ce que l'on peut attendre de la chirurgie bariatrique et de ce que l'on ne peut pas en attendre.

Je vais tenter de vous faire un petit résumé de mon point de vue sur la question. Tout d'abord, il est indéniable que pour les obésités massives, la médecine aujourd'hui est particulièrement démunie, et c'est bien pourquoi on s'en remet à la chirurgie. Mais la chirurgie elle-même est loin d'être toute-puissante. Le poids est essentiellement perdu leurs dans la première année postopératoire, et par la suite, la reprise de poids après by-pass ou sleeve est fréquente et commence entre 18 et 24 mois après l'opération. 20% des patients ne perdent pas suffisamment de poids, c'est-à-dire perdent moins que 50% du poids en excès. Les chirurgiens se satisfont d'une reprise pondérale de moins du tiers ou de la moitié du poids perdu : ainsi, la personne reste bénéficiaire de l'opération.

Pour les chirurgiens, le poids perdu est dû à la mauvaise compliance des patients : dans les études, les patients sont accusés de ne pas avoir modifié suffisamment leurs habitudes alimentaires dans un sens diététique et de ne pas avoir suffisamment augmenté leur activité physique. 

Les aspects psychologiques sont passés sous silence la plupart du temps. Et c'est bien dommage, car les personnes qui ont des prises alimentaires émotionnelles avant l'opération les voient réapparaître à partir du moment où l'amaigrissement s'arrête. Durant cette période d'amaigrissement rapide, que l'on appelle habituellement la lune de miel, les compulsions alimentaires sont mises entre parenthèses la plupart du temps.

Et donc, de notre point de vue, il est essentiel de travailler sur ses émotions pour avoir une chance de ne pas reprendre le poids perdu. L'idéal est de travailler sur ses émotions avant l'opération, ou bien après si cela n'a pas été fait précédemment.

L'autre aspect est celui de la restriction cognitive : les chirurgiens ont tendance à confier les personnes opérées à des diététiciennes qui les mettent au régime. Cela est assez paradoxal puisque les chirurgiens défendent le recours à la chirurgie en mettant en avant le fait que les régimes amaigrissants ne fonctionnent pas.

Il me semble qu'il serait bien meilleur d'aider les pré-opérés ou les post-opérés à quitter le champ de la restriction cognitive pour manger plutôt sur un mode intuitif en écoutant leurs sensations alimentaires de faim et de satiété. Il n'y a nulle raison en effet d'interdire certains aliments aux opérés. Si ceux-ci écoutent leurs sensations alimentaires, ils n'en mangeront pas outre mesure, continueront à maigrir, puis se stabiliseront.

En conclusion, nous considérons que la chirurgie bariatrique a ses indications, qu'elle peut se révéler utile, voire décisive, pour des personnes en obésité morbide, mais qu'elle gagnerait grandement à être associée à une prise en charge telle que nous la proposons sur Linecoaching. Il n'y a donc pas de contradiction entre la démarche de Linecoaching et celle de la chirurgie bariatrique a priori. Il n'y a pas non plus de contradiction à suivre une psychothérapie avant et après chirurgie. Bien au contraire !

Je profite de cette réponse pour vous souhaiter de bonnes fêtes, un bon passage à l'année 2015 et je fais le souhait que cette année 2015 vous permette de progresser de manière décisive dans les domaines qui vous tiennent à cœur.

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