Peur de manger - le 17/09/2011

Anick.
Abonné

J'ai un problème avec l'acte de manger. Je n'ai pratiquement plus de compulsions hors repas. Par contre, souvent, les repas se transforment en compulsion, peu importe le type de faim du départ.

Être devant de la nourriture me rend anxieuse. J'ai peur de ne pas arriver à respecter ma faim. Et, bien sur, plus j'ai peur, plus ça dégénère, et plus l'envie automatique de trop manger pour me calmer se fait forte, ce qui me stresse car je ne veux pas y céder, ce qui augmente d'autant plus l'envie de manger. Savoir que c'est une EME ne m'aide pas: mes signaux se brouillent et je finis par tout avaler en me coupant de ces pensées, mais je me coupe alors des signaux de mon corps en même temps, et le stress reste présent.

Et quand je maigris, (ou que je pense que j'ai maigris, ou que je me dis que ça va bien) c'est encore pire car j'ai encore plus peur que mon comportement alimentaire gâche mes résultats, ce qui me stresse... et gâche mes résultats!

Je suis rendue dans le programme à un endroit que je ne trouve pas très problématique pour moi. Par contre, je continue de travailler sur ces EME et à pratiquer la pleine conscience, des étapes "terminées" sans voir vraiment de différences. Enfin si, il y a une différence: je compulse plus qu'avant!

Au moins, grâce au programme, en attendant pour remanger ensuite, je ne prends pas de poids. Mais dès que la nourriture entre dans ma bouche, ça recommence.

J'en ai marre de me nourrir sur ce mode, et j'aimerais finir par passer par dessus et, qui sait, peut-être même voir des résultats!

Suis-je un cas désespéré? Je crois vraiment en cette méthode, que je connais depuis quelques années, et j'ai l'impression de bien la comprendre, mais je n'y arrive pas! C'est même pire que la première fois, où je perdais du poids dans la joie et l'étonnement. Je n'y arrive plus. Maintenant, je fais le yoyo sur les mêmes 2 kilos depuis le début...

Qu'est ce donc qui cloche à ce point?

Commentaires

clementine77.old.
Abonné

Bonjour Anick

Tout d'abord, j'ai envie de vous dire que je suis désolée de ce désespoir que je ressens dans votre post.

Vous êtes sans doute plus avancée que moi dans le programme puisque vous êtes sur ce site depuis début juin. Pour ce qui me concerne, j'en suis au stade du fractionnement. Je n'ai plus de balance depuis au mois 10 ans (je me pèse parfois chez l'un ou l'autre médecin ou dans la famille), mais entre l'expérimentation de la faim et celle du fractionnement j'ai la sensation d'avoir minci. Et du coup, je me sens également dans une sorte de retour à la restriction cognitive, obsédée par le fait de ne pas vouloir regrossir. Et du coup, pareil, j'ai beaucoup plus de mal à me concentrer sur mes sensations alimentaires.

Je joins un copié-collé d'un exercice plus spécifique au fait de perdre du poids :

 

Protocole EFT pour se donner la liberté de maigrir:


Point Karaté (répétez la phrase suivante trois fois de suite):


“Même si tout ce que je fais pour maigrir ne sert jamais à rien et que mon manque de succès me désespère, je m’accepte et me respecte complètement. Et même si les nouvelles choses que j’expérimente pour essayer de maigrir ne marchent jamais et que les autres ont bien plus de succès que moi, je m’aime et je m’accepte comme je suis aujourd’hui avec toute la colère, la tristesse, la honte, les frustrations et le découragement qui m’habitent en ce moment.” Tenir le point en prenant une bonne respiration profonde

 

Sommet de la tête: Jamais je n’arriverai à maigrir ...
Sourcil
: je sais que je n’y arriverai pas ...
Coin de l’oeil
: aucun régime ne fonctionne pour moi ... 
Sous l’oeil
: et si par hasard j’arrive à perdre du poids ... 
Sous le nez
: je le reprends aussitôt ...
Creux du menton
: avec quelques kilos en plus ...
Clavicule
: Je suis incapable de maigrir .... 
Sous le bras
: de me priver de ce que j’aime manger ... 
Sous le sein
: les régimes sont trop frustrants. 
Prendre une bonne respiration profonde

Sommet de la tête: Tout me condamne à l’embonpoint ...
Sourcil
: c’est héréditaire ... 
Coin de l’oeil
: ça vient de mon alimentation quand j’étais enfant ...
Sous l’oeil
: on me forçait à manger ...
Sous le nez
: on me mettait en punition en me privant de manger ...
Creux du menton
: c’est trop tard, j’ai pris de mauvaises habitudes ...
Clavicule
: c’est de la faute des autres ...
Sous le bras
: jamais je n’arriverai à maigrir à cause d’eux ...
Sous le sein
: je les déteste pour ce qu’ils m’ont fait
Prendre une bonne respiration profonde

 

Sommet de la tête: Je suis mal dans ma peau ...
Sourcil
: je souffre de mon excès de poids ...
Coin de l’oeil
: j’ai peur pour ma santé ....
Sous l’oeil
: je ne peux pas m’habiller comme je veux ... 
Sous le nez
: je vis un vrai calvaire ...
Creux du menton
: et je ne sais pas comment m’en sortir ..
Clavicule
: les autres peuvent manger tout ce qu’ils veulent ...
Sous le bras: mais moi un rien me fait grossir ...
Sous le sein: tout me profite. 
Prendre une bonne respiration profonde

Sommet de la tête: J’ai pas envie de suivre un régime ...
Sourcil
: c’est trop dur quand on a faim ...
Coin de l’oeil
: et manger c’est tout ce qu’il me reste ... 
Sous l’oeil
: je ne peux pas rester sans manger ... 
Sous le nez
: j’ai toujours faim quand je fais un régime ...
Creux du menton
: et je ne veux pas avoir faim ... 
Clavicule
: je ne veux pas me priver de nourriture ... 
Sous le bras
: au moins quand je mange je ne ressens plus mon désespoir ... 
Sous le sein
: mon désespoir me fait trop mal. 
Prendre une bonne respiration profonde

 

Sommet de la tête: Ce désespoir qui est en moi ...
Sourcil
: que j’essaie de soigner par la nourriture ...
Coin de l’oeil
: tous ces manques ...
Sous l’oeil
: que j’essaie de combler par la nourriture ...
Sous le nez
: tout cet amour que je ne reçois pas des autres ... 
Creux du menton
: mais que manger m’apporte ...
Clavicule
: tout ce bonheur que la nourriture me donne ... 
Sous le bras
: je refuse de m’en séparer ... 
Sous le sein
: et personne ne me le retirera. 
Prendre une bonne respiration profonde

Sommet de la tête: J’ai le droit de manger à ma faim ...
Sourcil
: je me donne la liberté de profiter pleinement de la nourriture ...
Coin de l’oeil
: mon embonpoint n’est pas lié à ce que je mange....
Sous l’oeil
: mais à mon profond désespoir ... 
Sous le nez
: à toutes ces peines qui sont enfouies en moi ...
Creux du menton
: mais qui commencent à guérir ...
Clavicule
: avec ce tapping si facile ...
Sous le bras
: que j’ai du plaisir à faire dès qu’une détresse me submerge... 
Sous le sein
: pour me donner la liberté d’atteindre mon poids idéal. 
Prendre une bonne respiration profonde

Sommet de la tête: Je choisis la simplicité du tapping pour maigrir ...
Sourcil
: sa facilité à panser mon désespoir ... 
Coin de l’oeil
: plutôt que de m’astreindre comme dans la passé à suivre des régimes inutiles ...
Sous l’oeil
: je choisis maintenant de guérir toutes mes détresses .... 
Creux du menton
: seules responsables de mon embonpoint ...
Clavicule
: comme cette honte que j’ai de mon physique ... 
Sous le bras
: cet ennui qui me ronge... 
Sous le sein
: ce mal qu’on m’a fait que je n’arrive pas à oublier.
Prendre une bonne respiration profonde

Sommet de la tête: Toutes ces détresses qui engendrent mon embonpoint ... 
Sourcil
: ces traumas émotionnels ... 
Coin de l’oeil
: cette confusion qui m’habite ...
Sous l’oeil
: cette insatisfaction profonde ...
Sous le nez
: cette impuissance à atteindre mon poids idéal ...
Creux du menton
: mon humiliation, toutes ces vexations que j’ai subies ...
Clavicule
: guérissent à présent et je me sens de mieux en mieux ...
Sous le bras
: avec tout ce fardeau en moins à porter ... 
Sous le sein
: et je commence même à me voir avec respect et amour. 
Prendre une bonne respiration profonde

Sommet de la tête: Je ressens un amour envers moi-même qui se fait de jour en jour plus vif et profond ... 
Sourcil
: je me donne le droit de manger tout ce qui me fait plaisir ...
Coin de l’oeil
: et j’ai la surprise de voir que je m’achemine tranquillement vers mon poids idéal ...
Sous l’oeil
: ma vie est belle depuis la résolution de mes peines ... 
Sous le nez
: tout à coup si douce et facile ...
Creux du menton
: et j’en ressens une fierté bien méritée ... 
Clavicule
: car je ne dois mon nouveau bonheur qu’à moi-même ...
Sous le bras
: je suis libre à présent de me réjouir de la nourriture ... 
Sous le sein
: mon alimentation me réussi désormais à merveille.
Prendre une bonne respiration profonde

protocole de Sophie Merle également. Pour connaître les points exacts de tapotement, il vaut mieux d'abord aller sur son site.

Bon courage !

Marielle.
Abonné

Bonjour Anik,

Avant toute chose, je voulais vous remercier pour vos posts sur les forums : la richesse des échanges qu'ils ont permis d'initier doit beaucoup à la finesse avec laquelle vous appréhendez vos expériences et à la façon dont vous nous partagez celle-ci ... Pour ceci, 1000 mercis, vous ne savez pas à quel point vos interventions et les réponses qui y étaient apportées m'ont déjà sorti de moults difficultés ...

Pour répondre à votre post cette fois, je suis comme vous une grande perfectionniste devant l'Eternel... Une fois passée l'euphorie des débuts de la méthode, j'ai également constaté que j'avais des compulsions quotidiennes, dans le cadre des repas essentiellement (pour ne pas le nommer : celui du soir). Depuis quelques jours, ces compulsions ne se manifestent plus (ce qui ne veut pas dire qu'elles ne reviendront pas), sans doute parce que j'ai réalisé deux ou trois choses qui ont été importantes pour moi, grâce à la lecture des forums de ce site. Je vous en propose un condensé très subjectif ci-dessous, en espérant que celui-ci pourra vous servir d'une manière ou d'une autre.

Les perfectionnistes dont nous sommes semblent avoir un comportement un peu rigide, en mode "tout ou rien" : "si je dépasse ma satiété, il n'y a plus de limites, je compulse" (en gros ;-). Face à ce constat, assez vrai pour moi dans plusieurs situations quotidiennes (je suis de celles qui lisent trois fois leur courriel avant de l'envoyer, et qui ne répondent pas sur les forums de peur de pas avoir la réaction voulue ;-), la solution que j'ai mise en oeuvre a été d'essayer de prendre du recul par rapport à mon fonctionnement (merci la RPC, mais pas seulement, cf. infra).

Pour prendre ce recul, je me suis mise sur le mode "J'expérimente la situation "Que se passe-t-il quand j'outrepasse ma satiété ?" (avec le petit défi à la clé : j'ai transgressé ma satiété, ai-je compulsé ?". Les questions sont formulés expressément de manière très ouverte : je mets en situation d'observation pour voir ce qui va arriver dans un cas de figure que je pose comme m'étant extérieur. Dans mon cas, cette forme de détachement, couplée à un challenge, fonctionne assez bien (ce que j'observe n'est pas tout à fait moi, je peux donc d'autant plus facilement et prendre de la distance par rapport à l'événement et  m'en détacher).

Parallèlement à cette pratique "en situation", je pense que la lecture d'informations glanées dans les ouvrages de JP. Zermati m'ont fait bcp, bcp de bien. Savoir notamment que les mécanismes de faim et de satiété qui informaient l'organisme de ses besoins pouvaient être qualifiés de psychosensoriels au vu des liens étroits qu'ils entretenaient avec les émotions (cf Maigrir sans regrossir), m'a fait comprendre que l'apprentissage alimentaire dans lequel je m'étais engagé reposait sur des mécanismes éminemment complexes, et que surtout, ce n'est pas moi qui me jetait "anormalement" sur la nourriture lorsque je compulsais durant les repas, mais plutôt la physiologie humaine qui permettait ce lien entre émotions et nutrition au moment des repas.

La pire des choses, je crois, est en effet l'impression d'avoir un comportement "anormal", déviant, surtout pour une perfectionnniste (c'est un peu la question que vous soulevez aussi à la fin de votre message, je crois, en demandant vous demandant si vous êtes un cas désespéré). Adopter ce point de vue sur le long terme (cela fait du bien de pouvoir l'énoncer dans l'instant, évidemment), c'est se barrer toute issue : le problème est en vous, c'est vous. A l'inverse, comprendre que votre problème est connecté à un paramètre qui est partagé par tous, mais qui dysfonctionne un peu chez vous, vous autorise à le prendre en main puisque vous n'êtes pas/plus assimilé à lui.

Vive les dysfonctionnements, les lignes de fuite et les issues à trouver, autrement dit !

Je me réjouis, chère Anik, de découvrir prochainement l'issue que vous donnerez à votre actuel problème, car je ne doute pas que j'y trouverais encore de bien belles choses pour nourrir mon propre parcours !

Bien amicalement à vous,
Marielle.

cath40.
Abonné

Bonjour Anik,

 

Je viens de lire ton post concernant l'allaitement. Cela n'aurait-il pas une influence sur ton comportement?.

Bon courage.

Anick.
Abonné

C'est possible Cath; c'est une contrainte de plus, mais je n'ai pas l'impression que ça joue tant que ça. J'essaie seulement de ne pas me rendre à un trop grand niveau de faim avant de manger!

Sandrinedf.
Abonné

Merci Anick pour ta façon de te livrer de façon si claire et si lucide. Je suis d'accord avec les autres membres du forum, tu nous apportes beaucoup en créant le débat. Ce que j'espère c'est que nous t'apportons aussi.

Quand tu exprimes que tu as un problème avec "l'acte de manger", ça fait un énorme écho en moi. As-tu déjà entendu parler de Geneen Roth ? Une américaine qui a écrit des livres sur tous les sujets dont on parle ici. Je viens de me procurer "Quand manger remplace aimer". Il n'est pas facile à obtenir car il a été écrit en 1991 et peu traduit en français apparemment, je l'ai trouvé d'occasion. La lecture des pages de ce livre est un vrai bouleversement et je crois que je vais en écrire des passages dans le forum, il me semble que ça pourrait nous servir à toutes.

Celui que j'ai lu hier soir m'a paticulièrement touchée et je pense que ça pourrait te "parler" aussi, à toi et à toutes les personnes émotionnellement fragilisées.

"Lorsque votre enfance a été un enfer et que vous ne vous êtes jamais donné la chance, afin de les soigner, de pleurer les blessures qu'elle vous a causées, vous continuez de vivre votre vie dans une perpetuelle souffrance. Nous nous retrouvons coupées en deux : l'enfant pour qui tout est douleur et l'adulte qui le regarde sans comprendre. L'adulte responsable et pondéré doit subir cette enfant écorchée vive qu'un rien terrorise, qui réclame tout le temps de l'affection. Nous sommes comme un oiseau qui, n'ayant pas appris à voler, est à la merci de la moindre menace. Nous ne pouvons pas nous défendre car même un éclair au chocolat est plus fort que nous ! Aussi longtemps que nous nous accrocherons à notre boulimie, notre vie ne tournera qu'autour de ce que nous mangeons, du poids que nous pesons et des joies que nous nous promettons si nous arrivons à maigrir. Notre souffrance nous semble liée à la nourriture, à notre manque de volonté, à notre désir irréalisable de satisfaire une certaine image, mais tel n'est pas le cas. Et si nous ne découvrons pas quelle est la véritable cause de notre souffrance, jamais nous ne pourrons nous en défaire. La boulimie n'est qu'une reconstitution symbolique de la façon dont nous avons réprimé nos sentiments et nos émotions. Nous les avons avalés, puis nous nous sommes punies pour notre impuissance à dominer notre faim d'amour. Nous n'avons pas trouvé ce type de comportement dans une pochette surprise. La boulimie ne nous est pas tombée dessus par hasard. Nous ne nous réveillons pas soudain un matin avec l'envie irrépressible de manger cinq patisseries et trois pizzas. Et si nos sentiments, nos émotions refoulées vis-à-vis d'évènements pénibles déclenchent en nous des crises de boulimie, ils n'en sont pas la cause directe. Nous avons appris à nous maltraiter parce que nous avons été maltraitées.Et si toutes les boulimiques n'ont pas été maltraitées durant leur enfance, toutes portent en elles une blessure qui remonte à cette époque. Tant que cette blessure restera du domaine de l'inconscient, elles continueront de se comporter d'une façon qui s'oppose à leurs désirs conscients. Elles veulent perdre du poids mais se goinfrent à en être malades. Elles veulent vivre une relation équilibrée et affectueuse, mais se retouvent avec des hommes qui se soucient à peine d'elles. Elle veulent exercer un métier qui leur plaise, mais elles se confinent à un poste sans avenir qui les ennuie. Faire le deuil signifie s'avouer la vérité et reconnaitre ce que l'on a perdu. Guérir la boulimie n'est pas le problème. Le véritable problème est que si nous enlevons l'obession à la nourriture nous découvrons alors les blessures qu'elle était censée dissimuler. L'obsession fige nos sentiments Nous transférons notre peur de la vie sur notre peur d'être grosses, ce qui revient à jeter la délicate horloge de notre développement émotionnel sur une dalle de béton. Si quand nous étions enfant, nous avons été terrorisées sans jamais rien dire à personne et que nous avons commencé à être boulimiques, nous nous retrouvons, une fois adulte, lorsque nous arrêtons d'utiliser la nourriture comme substitut avec cette même terreur, aussi forte qu'au premier jour. Nous devons alors affronter cette terreur, ce désespoir, cette colère, ce sentiment d'abandon ou d'impuissance qui sont en nous et toutes ces pressions que nous avons subies sans réagir parce que nous nous croyions des moins que rien, indignes d'être aimées. Il nous faut les extirper une à une, les exposer à la lumière du jour, les regarder en face et les reconnaitre pour ce qu'elles sont afin de les renvoyer là d'où elles viennent. Sinon, elles resteront ancrées en nous, alors même que la tempête de notre enfance s'est depuis longtemps éloignée. De tels sentiments, de telles émotions ne disparaissent pas simplement parce que les circonstances qui les ont crées ont disparu. Ces sentiments ne disparaissent que quand lorsque nous pouvons les nommer. Et pas avant."

Anick.
Abonné

Merci beaucoup Sandrine! Ja n'ai pas lu ce livre mais j'en ai souvent entendu parler. Tu me donne vraiment envie de le lire! Je crois que c'est un peu tout ça que je travaille en thérapie. Sur le coup c'est plutôt douloureux... Merci beaucoup pour cet extrait qui me parle!

jpzermati
Votre coach

Bonjour Anick,

Toujours ce fichu perfectionnisme.

Vous avez bien progressé. Vous avez moins de compulsions entre les repas. Et chose essentielle, vous savez annuler les conséquences négatives des compulsions sur votre poids. Bien sûr, ce n'est pas idéal de compulser mais au moins vos compulsions ne vous font-elles pas grossir car vous savez attendre votre faim. Ceci permet au moins de réduire le stress de la compulsion.

Reste un problème majeur, comme vous l'avez bien décrit, l'attention scrutatrice que vous mettez à respecter vos sensations au cours des repas (soit par souci de trop bien faire, soit par crainte de ne pas maigrir ou même de grossir) vous fait compulser. C'est un cercle vicieux.

Ce qu'il vous faut ce sont des vacances. Vous mettre en vacances de LC.

Vous avez emmagasiné beaucoup de changements importants, il vous faut maintenant une période de digestion. Je vous suggère de lâcher le programme pednant une semaine ou deux et de ne plus trop penser à tout ça. Au maximum, vous pouvez pratiquer quelques séances de PC (body-scan ou autres) et encore... Il faut un peu lâcher l'affaire et voir comment les choses se passent justement quand on y pense beaucoup moins.

Les prises en charge au cabinet durent généralement plusieurs mois. Et beaucoup de patients sautent parfois un rendez-vous pour se donner ce temps de respiration ou de digestion. C'est souvent bénéfique pour rompre avec certaines obsesionnalités. Il est important que chacun trouve son rythme entre les périodes de travail et les périodes de maturation.

Prenez un peu de temps pour digérer vos progrès et en profiter plus pleinement. Et remettez-vous ensuite plus sereinement au travail.

JP

Anick.
Abonné

Ça me rassure énormément ce que vous me dites là, parce que c'est justement le besoin que je ressens et ce que j'avais décidé de faire: une pause du programme, pas d'exercices spécifiques, mais une consolidation des acquis faits dans la détente et dans la pleine conscience.

Avoir conscience de ce qu'on peut avoir besoin, je vois ça comme un grand pas personnel.

Merci beaucoup!

jpzermati
Votre coach

Bonnes vacances et revenez-nous en forme.

Je compte sur vous.

JP

MiMax.
Abonné

Merci Anick d'avoir soulevé ce problème, merci JP Zermati de nous déculpabiliser... encore une fois!

Je me suis aperçue que spontanément, je faisais des pauses dans le programme... pas forcément très longues, mais je m'octroie souvent quelques jours de battement entre 2 activités, entre 2 carnets. Et quelque part, je me disais que je n'étais pas suffisamment assidue. Mais non, je crois que c'est un réel besoin que je satisfais. Ouf ;).

 

Anick, je te souhaite une toute bonne continuation, une pause constructive. Au plaisir de te relire.

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