Plaisir et sécurité - 01062020

izabelle
Animatrice forum

Alors je reprends ici ces deux conditions que le Dr Zermati a mis en exergue dans son dernier livre  pour que le "système hédoniste" fonctionne bien

enfin je ne me souviens plus des termes exacts, mais le principe, et je trouve ça extrêmement juste, c'est que le rassasiement ne peut intervenir que si on a mangé avec plaisir ET sécurité

Alors veiller à l'un et l'autre est important

 

pour moi ça fait toute la différence, et le plaisir que je prends n'est finalement pas dans la valeur calorique des choses, mais dans leur capacité à m'exciter les papilles...

quand j'étais petite, ma mère faisait une cuisine assez insipide (c'était pour elle une corvée), et nous mangions de grandes quantités, voilà des habitudes qui ne m'aide pas

et quand la nourriture m'excite les papilles, alors j'observe en effet que le RASSASIEMENT EST UN JEU D'ENFANT   ;-)

 

ce midi  j'ai pris du temps pour cuisiner des paupiettes de chou

je me suis donnée :

- de l'attention

- du plaisir

 

puis j'ai dégusté une barre de chocolat

j'ai fait fondre doucement, mordillé, croqué, j'ai pris mon pied....

 

à partir de ce moment là c'est vrai s'arrêter sans être "full" est un jeu d'enfant, et on n'y pense même pas, on passe simplement  à autre chose

 

pour la sécurité, ça consiste essentiellement à faire que mon ex ne m'observe pas manger  (je vis encore avec lui pour l'instant), bien que depuis que nous ne sommes plus ensemble, il m'a lâché la grappe sur le poids, c'est quand même un regard jugeant

Commentaires

reborn60
Ancien abonné

Bonjour izabelle et merci pour ce rappel des conditions nécessaires au rassasiement, état "mental" si difficile à retrouver :

- aliment qui nous fait plaisir, que nous apprécions,

- attention portée autant que possible à ce que nous mangeons (dégustation),

- sécurité (aliment consommé sans idée de "tabou", peur de grossir, de ne pas maigrir, sans culpabilité donc...).

J'ai fait ré-initialiser le programme et refait toute la partie sur la faim et la dégustation.

Les "fondamentaux" ont fait leur chemin, quel bonheur !

Même s'il reste encore à faire, quand on a ré-appris à s'écouter, le plaisir est au rendez-vous.

Belle journée.

"Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre liberté, le pouvoir de choisir notre réponse." Victor Frankl
ventdautomne
Ancien abonné

Le plaisir c'est ok. La dégustation à 75 %.la sécurité n'est pas acquise: comme je n'ai perdu aucun poids, je n'arrive pas vraiment à me dire que je peux manger des aliments caloriques sans crainte.  Surtout que toutes les personnes qui maigrissent dans mon entourage les suppriment ou les réduisent drastiquement. 😧

reborn60
Ancien abonné

Bonsoir vendautomne,

Je viens de suivre le webinar avec Gérard Apfeldorfer dans lequel il a rappelé justement que la sécurité ne peut être présente que si l'on s'est défait de la restriction cognitive.

D'expérience, et bien que j'aie indiqué avoir fait un bon bout de chemin, je sens que la restriction cognitive est encore présente chez moi.

Il y a 2 pans dans notre démarche, je crois :

- d'une part se réconcilier avec l'alimentation (ce que ne peuvent faire les personnes qui contrôlent comme celles de ton entourage car elles diabolisent des aliments), sachant que cette réconciliation m'a "allégée" d'une grosse charge mentale,

- d'autre part vouloir perdre du poids et là, si on veut avoir une chance de le faire et durablement, il est nécessaire de passer par la case réconciliation ET déconstruction de la restriction cognitive, plus, pour ce qui me concerne car je suis une mangeuse émotionnelle, travail sur l'intolérance émotionnelle.

Si tu ne parviens pas à perdre du poids, peut-être as-tu réussi à ne plus grossir, ce qui en soi serait une victoire ?

J'ai entrepris ce programme il y a quelques années et perdu quelques kilos, pas tant que ce que je souhaiterais pour être plus "confortable" (il en reste beaucoup  , mais j'ai surtout appris sur moi, sur ce qui me faisait manger mes émotions (principalement la colère de ne pas savoir m'affirmer).

J'ai réalisé dernièrement en refaisant le programme que j'avais aussi peur de la faim et donc mangeait souvent par anticipation dès la petite faim ou toute envie de manger, donc sans possibilité de trouver le rassasiement qui est LA CLE pour ne pas manger au-delà de ses besoins et avoir une chance de retrouver son poids d'équilibre.

La route est longue et je ne te cache pas qu'elle m'est pénible souvent.

J'ai décidé de ne plus m'en remettre aux régimes de toutes sortes qui nous prennent par la main sans garantie voire pire mais de me prendre moi-même par la main avec souvent beaucoup de satisfaction (rencontres "aidantes" sur les forums, les chats de nos docs, lectures...) et aussi toutes sortes d'émotions qui m'accompagnent : la peur, le découragement, la frustration... que j'essaie d'accueillir du mieux que je peux.

Je te souhaite une belle soirée.

Au plaisir de te lire.

 

 

"Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre liberté, le pouvoir de choisir notre réponse." Victor Frankl
izabelle
Animatrice forum

ventdautomne Abonné mar 02/06/2020 - 19:08
Le plaisir c'est ok. La dégustation à 75 %.la sécurité n'est pas acquise: comme je n'ai perdu aucun poids, je n'arrive pas vraiment à me dire que je peux manger des aliments caloriques sans crainte.  Surtout que toutes les personnes qui maigrissent dans mon entourage les suppriment ou les réduisent drastiquement. 😧

c'est bien que tu aies pointé cela

c'est peut-être cette insécurité qui fait que tu ne dégustes qu'à 75%  ;-)

est-ce que tu as fait l'étape du programme sur les aliments caloriques?  car cela est justement conçu pour faire l'expérience que l'on peut manger du calorique sans que ça soit un problème

c'est en faire l'expérience qui permet vraiment de l'intégrer

en fait les aliments caloriques apportent des calories sur une petite quantité, contrairement aux autres, c'est donc en dégustant que l'on ressent vraiment le rassasiement qui peut intervenir très tôt

et la magie c'est donc de s'arrêter à une bouchée simplement car on est rassasié de cet aliment sans avoir besoin d'exercer le moindre contrôle

de mon côté c'est ce qui m'arrive sur la plupart des gateaux : jamais je ne me frustre ni le refuse, mais la plupart du temps  au bout d'une bouchée je n'ai plus envie de cet aliment

peut-etre tu peux refaire cette étape en tous cas ça pourrait t'aider

c'est important de te détacher de tes pensées et aussi du discours des gens qui sont dans la restriction car c'est un autre mode, mais on sait que ce n'est pas durable...

ventdautomne
Ancien abonné

J'aurais besoin de refaire cette étape de l'aliment calorique en effet. Peut-être durant les vacances d'été pour ne pas être "parasitée "par mes émotions durant cette expérience.  Initialement j'avais pris du poids en faisant cette étape.  Sûrement pour d'autres raisons mais ça n'a pas aidé. 

izabelle
Animatrice forum

cette étape peut réveiller en elle-même beaucoup d'émotions

à mon avis ce n'est pas nécessaire d'attendre une période plus calme qu'une autre, à moins bien sûr que ce soit une période particulièrement compliquée

nos émotions sont toujours là, et le simple fait de faire ce genre d'exercice les sollicitent  beaucoup, notamment, la peur

c'est tout l'exercice que de continuer à porter attention et agir sereinement malgré la peur

par contre à voir avec les coach, mais il me semble que pour certains la faire dans la matinée peut aider à être moins dans la peur

ventdautomne
Ancien abonné

Le faire le matin est plus facile quand on travaille et qu'on mange en famille dans la journée.  Je vais voir si je peux remettre cela en place prochainement...

izabelle
Animatrice forum

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