Pleine conscience : je n'accroche pas du tout : aucun bien-être, aucune relaxation, comme le yoga ... - 24012014

shackleton.
Abonné

Bonsoir,

 

Je viens de lire votre dossier sur les bienfaits de la pleine conscience mais c'est étrange, ça me fait comme le yoga, je n'accroche pas du tout, ça m'agace même. Un peu comme si j'étais aussi imperméable à la pleine conscience qu'au yoga ... Je ne ressens rien à faire une séance de RPC, juste de l'ennui et de l'impatience.

Je précise que la sophrologie qui me fut un temps conseillée m'agaçait tout aussi prodigieusement.

 

Que faire si je ne veux pas échouer au LC ?

 

Shack'

Commentaires

FRED73
Marraine
La pleine conscience n'est pas fait pour se relaxer ni pour éprouver un bien être. Elle permet d'être dans le moment présent ici et maintenant et de prendre du recul par rapport à ses pensées. De plus on échoue pas à LC, on apprend des choses sur soi et il me semble que tu as beaucoup de mal à être dans l'instant présent. C'est quelque chose que tu as appris ici. Après soit tu décides de te passer de RPC mais cela me paraît dommage soit tu fais les exercices de RPC sans rien en attendre juste pour être présente ici et maintenant pendant un certain temps et tu verras bien.
shackleton.
Abonné

Coucou Fred73,

 

C'est pourtant pas faute d'essayer ... Quant à être dans l'instant présent, qu'est-ce que ça veut dire au juste ? J'avoue que je n'y comprends pas grand-chose.

Est-ce que ça veut dire oublier hier et demain ? Mais alors comment prendre du recul ?

 

Shack'

FRED73
Marraine
Être dans l'instant présent ça veut dire vivre intensément l'instant présent être vraiment ici et maintenant sans penser au passé ni à l'avenir. C'est pour cela qu'on revient sans cesse sur sa respiration quand l'esprit s'évade. La respiration est comme une ancre qui nous ramène au présent. On prend du recul sur nos pensées parce qu'on les observe, on se dit "tiens là je suis en train de penser à ceci ou à cela."
shackleton.
Abonné

Je peux vivre un instant très intensément sans penser passé ni avenir mais ça s'arrête là. Quant à se dire pour prendre du recul : "tiens, là je suis en train de penser à ceci ou à cela", tu comprends, je ne vois pas l'intérêt.

Pour prendre un exemple, je pense à un chat. Que m'apporte le fait de me rendre compte que je pense à un chat ? De "prendre du recul" ? Je pense à un chat, point !

Justement, comment arriver à vivre intensément le moment présent si on passe son temps à prendre du recul dessus ?

Tu sais, Fred73, j'avais fait, à une époque éloignée, des séances de yoga à la fac. Je finissais le cours assise dans un coin à attendre que ça se passe. Je me faisais suer, clairement, et je ne voyais vraiment pas l'intérêt de rester dans des positions bizarres à méditer sans savoir à quoi.

 

La sophrologie, c'était la même chose : comment se relaxer quand on passe son temps à essayer de comprendre pourquoi on doit faire ça pour se relaxer ?

Shack'

FRED73
Marraine
En fait ça sert quand on a des pensées du genre " je suis nulle, je n'y arriverai jamais...", bref des pensées qui nous font souffrir. Le fait de se dire "je suis en train de penser que je suis nulle" permet de prendre de la distance avec cette pensée et de se rendre compte que ce n'est qu'une pensée pas la réalité. Ça permet de ne plus souffrir d'avoir ces pensées là.
shackleton.
Abonné

Alors je comprends pourquoi je n'accroche pas : ça ne me sert pas à grand-chose de prendre du recul par rapport à une pensée négative. Je veux dire par là que ce n'est pas parce que 1. je pense que je suis nulle (par exemple), que 2. je prends du recul par rapport à ça en me disant que ça n'est pas la réalité mais seulement ma pensée que 3. ça me fera moins souffrir de le penser.

J'ai dit dans un autre post que j'étais agoraphobe. Je sais pourquoi (je détestais être en famille, pas d'ambiance, pas de cohésion, l'impression de littéralement déranger, j'avais horreur du bruit, des gens qui n'écoutaient pas les autres parler et ça valait aussi pour les amis, plus un épisode de panique de la foule lors d'un concert où je me suis retrouvée coincée entre les gens sans pouvoir bouger, à me prendre des coups de pied et de coude sans pouvoir réagir), ça ne veut pas dire pour autant que ça m'aide beaucoup de le savoir.

 

Shack'

cilou_cile.
Abonné

Coucou!

Je rejoins Fred73 pour dire que je ne pense pas que la RPC soit là pour t'aider à te relaxer ou à moins souffrir. C'est juste un bon exercice pour s'observer quelques minutes et surtout sans jugement, et s'exercer à faire des allers/retours entre ses pensées, dans lesquelles on se perd parfois, sans fin, et le moment présent, quelque chose de "physique", de "vrai", de l'ordre de la sensation, comme sa respiration.

Après moi, je te dirai que je ne fais pas du tout de séances de RPC, statiques, sans rien faire. ça ne me correspond pas, je n'en éprouve pas le besoin et quand je l'ai fait,  je me suis forcée, et je ne veux plus me forcer.

Ce que je fais par contre, quand je suis partie dans mes pensées, qu'elles tournent en boucle, qu'elles ne résolvent en rien mon mal être du moment (stress, culpabilité, colère, tristesse ou indéfini), je pratique d'une la défusion (ces pensées ne sont que des histoires), deux je respire à travers elles et je les accepte comme normales, sans les juger et 3 je me connecte à l'instant présent: la sensation que je ressens lorsque mon pied est en contact avec le sol, mes mains sur la table, la nourriture dans ma bouche, l'eau qui tombe sur ma peau pendant la douche, le moelleux de mon pyjama... Je ne cherche pas à analyser, je choisis juste de concentrer mon attention sur ça, c'est tout. La plupart du temps, ça ne dure que quelques secondes pas plus, c'est assez fugace, mais ça suffit pour revenir à un état de séreinité.

Pattie.
Ancien abonné

En ce moment, j'essaie de mettre en pratique un truc qu'Izabelle a dit à sa fille : de laisser circuler une émotion, entrer et sortir, parce que certes, elle entre, mais elle sort aussi. Donc ça passe par se maintenir ouverte à l'émotion. Se faire poreuse.

Et du coup, oh que si, ça me fait moins souffrir. L'émotion entre et sort, arrive et passe (et revient). Moi, je suis là, je ne bouge pas. Ca me montre que je ne suis pas (verbe être) l'émotion, et donc que je n'ai pas à avoir peur qu'elle prenne ma place et me dicte ma conduite, donc je n'ai pas besoin de la battre à plate couture.

Tenter d'être attentive au moment présent pendant 10 minutes, ça me montre que rien qu'en dix minutes, l'émotion qui me faisait souffrir était diffuse, puis très présente, qu'elle imprimait une trace physique, qu'ensuite elle redevenait diffuse, mais que la marque physique restait présente, puis qu'elle disparaissait aussi (tout comme dit l'enregistrement, mais je ne l'avais pas encore ressenti pour de vrai, juste un peu, mais je n'étais pas allée jusqu'au bout du ressenti)

La dernière fois que j'ai eu une RPC de ce type, à la fin des dix minutes, je n'étais certes pas d'un enthousiasme optimiste ravageur, mais en tous cas, je n'étais plus dans l'agitation d'un mal être diffus. J'étais plutôt dans le "Je suis lessivée", le "Je vais me masser les pieds et les mains" ou le "Ce soir, je me fais un chocolat chaud et des tartines beurrées comme dîner". Au lieu d'être agitée, agacée et donc un peu sur la défensive, j'étais plus douce envers moi-même et donc envers les autres. Et clairement, ça me fait moins souffrir. En gros, je passe du mal être de la lutte à une pause où je vois que je suis en lutte, et à la fin, j'ai lâché prise, ne serait-ce qu'un petit peu. Le ressenti final est infiniment meilleur que le ressenti de l'agitation diffuse défensive. Ca ne signifie pas qu'après une RPC je pète la forme. Mais en fin de journée, je préfère nettement être fatiguée qu'agitée.

izabelle
Animatrice forum

Shack, en ce qui me concerne j'ai eu toujours beaucoup de mal à supporter le yoga, je me rappelle qu'à l'époque, ça me mettait "les nerfs" en fait

plus il fallait se relaxer, plus j'étais  "en pelote"

pour la pleine conscience, cela n'a rien à voir en fait, même si de l'extérieur ça peut y ressembler

le but c'est essentiellement de pouvoir ne pas se laisser embarquer dans ses pensées, en pilote automatique

on a plein de pensées et le but n'est pas de les stopper, mais simplement d'en avoir conscience et d'acquérir le réflexe, face à une pensée, d'en avoir conscience et pouvoir se recentrer sur le présent, en l'occurence la respiration

pour moi, il n'y a pas forcément cette idée de vivre "intensément" le présent, du moins ce n'est pas ce que je ressens quand je le fais, mais plutôt d'accueillir ce qui vient, sans y porter de jugement, sans lutter contre, mais en se recentrant sur notre corps

 

cela pourrait t'aider beaucoup pour ce que tu décris, de ne pas trop supporter les bruits et les mouvements des autres

une certaine sensiblité fait que ça te heurte, la pleine conscience est un bon outil pour pouvoir être moins  "heurté"  par la vie et ce qu'elle nous apporte,  parce qu'on l'accueille simplement de façon neutre, sans lutter....

après ce n'est pas forcément évident d'expliquer ça sur un forum

le but de la pleine conscience, dans ce programme, c'est surtout de nous aider à ne plus avoir besoin de calmer avec de la nourriture nos états intérieurs...

mais peut-être n'est-ce pas ton cas?   dans ce cas, je te rassure, tu n'as pas besoin de la pleine conscience pour mener à bien ton programme....

si pour toi ce n'est pas un problème que de te nourrir selon tes sensations alimentaires,  si tu n'as pas de compulsion vers de la nourriture pour te "calmer",   la pleine conscience ne t'es pas indispensable

 

cela dit, cela pourrait t'aider pour l'agoraphobie, donc je te conseille de perséverer même si c'est ennuyeux, tu n'as qu'à en faire simplement trois minutes

marinebreizh.
Abonné

Shack', si je peux me permettre tu ferais mieux de laisser de côté la RPC de côté... pour le moment. Arrêter de te demander ce que ça peut t'apporter. Continuer LC sans cela.

Et puis peut être un jour les circonstances de la vie (travail, vie sentimentale, famille, amis etc...) t'amèneront peut être à t'intéresser à la RPC ; te conduiront à nouveau vers la RPC.

Tu n'en es peut être pas si loin d'ailleurs.

De ce que je perçois là tu es en résistance.  Elle finira bien par céder pour ton plus grand bien.

Courage et bonne route pour ton parcours LC avec ou  sans RPC wink

Cicciotella.
Abonné

[quote=shackleton]

Alors je comprends pourquoi je n'accroche pas : ça ne me sert pas à grand-chose de prendre du recul par rapport à une pensée négative. (...) J'ai dit dans un autre post que j'étais agoraphobe. Je sais pourquoi (...), ça ne veut pas dire pour autant que ça m'aide beaucoup de le savoir.

[/quote]

Le fait de prendre du recul par rapport à une pensée négative, non pas par le raisonnement intellectuel, la logique, mais par une attitude physique apaisée va te permettre d'augmenter ta tolérance par rapport aux pensées négatives, au stress, et raréfier les courses au placard à biscuits pour les endormir.

En tout cas, c'est ce que j'ai cru comprendre.

Pour moi qui n'en suis pas encore là, c'est un bon moyen, quand j'ai un doute sur ma faim, de ne plus en avoir. Etre seule avec mon corps, toutes pensées écartées, me permet de savoir si j'ai vraiment faim.

shackleton.
Abonné

Coucou,

 

Je me rends compte que quand j'ai une compulsion alimentaire, je n'ai pas d'émotions négatives ou positives. En tout cas, je n'en ressens pas ... Je suis en pilote automatique, je ne pense à rien, je ne ressens rien ... Alors provoquer des pensées dans ces moments-là pour ensuite "prendre du recul" ... La pertinence de la pleine conscience m'échappe, je l'avoue. Ca me paraît très fastidieux et chronophage pour un résultat dont vraiment l'utilité m'échappe.

 

Je laisse tomber la RPC pour l'instant, un jour peut-être ...

 

Shack'

Cicciotella.
Abonné

[quote=shackleton]

Je me rends compte que quand j'ai une compulsion alimentaire, je n'ai pas d'émotions négatives ou positives. En tout cas, je n'en ressens pas ... Je suis en pilote automatique, je ne pense à rien, je ne ressens rien ... Alors provoquer des pensées dans ces moments-là pour ensuite "prendre du recul" ...

[/quote]

Non, non, on ne "provoque pas des pensées" dans la RPC ! Si tu as écouté la vidéo, il est dit qu'il faut certes prendre en considération les pensées qui pourraient se présenter mais surtout revenir à la concentration sur la respiration (ce qui revient à ne pas penser, justement, en ce qui me concerne).

La RPC te propose un autre anesthésiant que la nourriture, puisque, comme tu le dis justement, quand tu as une compulsion alimentaire, tu n'as pas d'émotions (manger les endort).

Mais si ton ressenti est si négatif, je ne crois pas qu'il convienne d'insister ; en revanche, parles-en peut-être à un coach.

cilou_cile.
Abonné

Effectivement, je ne crois pas que le but de la RPC est de "provoquer des pensées" mais si tu ressens autant de résistance, le mieux est surement de ne pas insister...

Si tu t'en sors bien sans, il ne devrait pas y avoir de souci.

izabelle
Animatrice forum

[quote=shackleton]

Je me rends compte que quand j'ai une compulsion alimentaire, je n'ai pas d'émotions négatives ou positives. En tout cas, je n'en ressens pas ... Je suis en pilote automatique, je ne pense à rien, je ne ressens rien ... Alors provoquer des pensées dans ces moments-là pour ensuite "prendre du recul" ... La pertinence de la pleine conscience m'échappe, je l'avoue. Ca me paraît très fastidieux et chronophage pour un résultat dont vraiment l'utilité m'échappe.

[/quote]

c'est normal que tu ne ressentes rien puisque la compulsion alimentaire a pour but  "d'empêcher" de ressentir

parce que ce ressenti est jugé inconsciemment comme trop dangereux

la pleine conscience ne sert pas, à ce moment là, à provoquer des pensées, d'ailleurs il n'est pas conseillé de la pratiquer au moment même de la compulsion, car c'est limite impossible

la pleine conscience sert, en amont,  à développer un nouveau rapport à ses ressentis

ce ne sont pas forcément des pensées verbales, en tous cas pour moi ça ne l'était pas.....   cela pouvait être simplement un sentiment d'échec......

je ne me suis rendue compte qu'au bout de plusieurs semaines de pleine conscience de ce sentiment d''échec qui m'entrainait automatiquement à manger, en pilote automatique

avant, je n'en avais absolument pas conscience...   mais le ressenti d'échec était sans doute trop douloureux pour que j'en ai conscience, alors je sortais l'artillerie lourde : pain fromage - pain chocolat.... en pilote automatique

et sans rien ressentir

 

donc dans la pleine conscience, on ne cherche pas à provoquer des pensées, mais à accueillir nos états intérieurs quels qu'ils soient, à ne plus en avoir peur

 

par la suite, lors d'une compulsion,  on est beaucoup mieux à même  de "ressentir"  ce qui nous pose problème, et pourquoi on cherche ainsi à se réconforter compulsivement

à ce moment là , on ne pratique pas la pleine conscience, mais l'EME-Zen, où on reste juste en contact quelques minutes avec ce ressenti-là, en faisant varier la durée

 

voilà comment ça s'est passé pour moi

gagatoes.
Abonné

Bonjour,

Je me permet de participer à mon tour,

C'est mon deuxième parcours LC, j'en suis presque à la fin du deuxième.

La première fois j'ai perdu du  poids rapidement sans me préoccuper de la pleine conscience à laquelle je ne trouvais aucun intérêt, mes EME sont surtout des EME de fin de repas et de convivialité et je ne voyais pas l'intérêt de m'y apesantir, j'avais l'impression de me regarder le nombril et de me trouver des pb que je n'avais pas.

Deux ans plus tard je me suis réinscrite à LC, après avoir réalisé que sous couvert de ne pas être au régime je m'empiffrais (et le poids perdu a été repris avec un bonus) j'ai en plus arrêté le sport l'an dernier ce qui m'a fait gonfler...

lors de ce deuxième parcours peu de surprise je n'ai tjs quasiment que des EME de fin de repas où de "convivialité" mais alors que j'en suis à la fin de ce deuxième parcours, je n'ai quasiment pas perdu de poids mais je pense avoir compris l'intérêt de la pleine conscience, en effet il ne s'agit pas de "méditer" mais de "faire une pause", de soufler pendant 2 ou 3mn et de se reconnecter à soi-même, de prendre conscience de ce qui nous stress, nous contrarie ou alors nous met en joie.

La pleine conscience m'a permis vendredi soir alors que je partait en weekend folle de rage contre un collègue de ne pas me jeter sur le repas "tant mérité" du vendredi soir,

Elle m'a permis hier alors que je passait la journée avec des amis de ne pas me gaver de chocolat, bonbons, de ne pas finir mes frites et de  ne pas prendre de  dessert et aussi de ne pas manger hier soir parceque j'était beaucoup plus fatigué que je n'avait faim, donc je suis allé me coucher...

La PC si je ne la considère pas comme une solution miracle et que je ne la pratique que par micro touches me permet je crois de me détendre et ne me fait plus considérer la nourriture comme une récompense... et je pense que c'est la clef...

Je n'ai donc pas vraiment perdu de poids mais je me sent mieux, j'ai repris le sport, et j'ai pu passer un weekend déconnecté du boulot alors que vendredi à 19h c'etait pas du tout gagné...

voilà il m'a fallut 3 ans avant d'y trouver de l'intérêt... prends ton temps :-)

Gag's

gagatoes.
Abonné

doublon supprimé

Cicciotella.
Abonné

[quote=gagatoes]

La pleine conscience m'a permis vendredi soir alors que je partait en weekend folle de rage contre un collègue de ne pas me jeter sur le repas "tant mérité" du vendredi soir,

Elle m'a permis hier alors que je passait la journée avec des amis de ne pas me gaver de chocolat, bonbons, de ne pas finir mes frites et de  ne pas prendre de  dessert et aussi de ne pas manger hier soir parceque j'était beaucoup plus fatigué que je n'avait faim, donc je suis allé me coucher...

La PC si je ne la considère pas comme une solution miracle et que je ne la pratique que par micro touches me permet je crois de me détendre et ne me fait plus considérer la nourriture comme une récompense... et je pense que c'est la clef...[/quote]

Effectivement la RPC est en train de devenir ça, pour moi aussi, une autre possibilité que la nourriture pour "éteindre le feu" ou décider que je me détends ou me repose.

Cela fait longtemps que je "sentais" qu'il me fallait quelque chose comme ça, il y a plus de dix ans, un ami m'avait recommandé une sorte de relaxation le soir en arrivant. Mais je crois que, sous forme de défis réguliers, j'ai été en quelque sorte obligée de le faire régulièrement et donc, constater par moi-même que ça peut marcher.

Merci à Izabelle de me prévenir qu'en plein milieu d'une EME, ça ne marche pas : dans mon zèle de néophyte, j'aurais aimé essayer la fois suivante...

Soleluna.
Ancien abonné

Arggggggggggg, j’avais écrit un long message qui a disparu. Décidément le système n’est pas très stable, pétard de pétard. Ouais, je suis fâchée, mais je le suis en pleine conscience hein, donc c’est cool :)

Shack, je te disais que j’avais lu ton message l’autre jour et que depuis je ne cesse d’y réfléchir. Qu’est-ce que la pleine conscience au fond, quelle mon expérience et qu’est-ce que ça m’apporte. J’aimerais réordonner mes pensées par rapport à cela, avant de poster ici, mais je vais livrer en vrac, inabouti, et peut-être que j’y reviendrai.

Je me sens souvent tiraillée dans la vie. J’ai un rythme hyper chargé, je fais tout à fond en plus, j’aime quand ça pulse, je repousse constamment mes limites (émotionnelles, physiques) et ce faisant je m’épuise. J’ai longtemps pris mon pied à brûler la vie par les deux bouts et je ne regrette rien, je crois que je referai tout pareil :) Néanmoins aujourd’hui ça ne me convient plus. Mon corps ne suit plus (eh oui, j’ai euh « grandi » ;) ) et mon esprit non plus d’ailleurs, j’ai basculé du mauvais côté du stress, celui qui te paralyse, pas la petite pointe d’adré que j’affectionnais tant. Bref le tourbillon de la vie que j’aimais, ça marche plus. Je suis prisonnière d’un drôle d’espace temps, je suis toujours ailleurs, je fais les choses, mais je pense à hier ou anticipe sur demain…. Et du coup je me sens toujours à côté. A côté de ma vie…

Alors la pleine conscience me sert juste à ça, revenir au présent, me permette d’être là, et ce faisant m’ancrer et me sentir plus solide et sereine. Parce que je suis en moi, pas dispersée aux quatre coins par le vent. C’est une autre manière d’être, pas du tout par la pensée, être super présent et conscient, mais pas par la pensée. Juste par le souffle..

Je n’utilise pas la PC durant les crises. Ca fait un an et plus d’ailleurs que je suis bloquée sur l’EME Zen, quand j’ai envie d’un truc, comme toi, aucun ressenti, juste l’envie de l’aliment convoité, et surtout pas envie de faire l’EME Zen…:/ Ca me met en colère et bien entendu ça veut dire que c’est important et qu’il y a enjeu. Sinon je resterais juste de marbre et trouverais ça ennuyeux, je m’exciterais pas comme ça…

Je suis inscrite depuis fin de l’été 2011, autant te dire que je suis un dinosaure ici, et j’ai même pas fini le parcours, bloquée à l’EME Zen. C’est seulement depuis quelque temps que j’utilise la PC dans mon quotidien. (Avant je gardais ça pour quand je m’enfermais pour des semaines de méditation intensive, et puis rien, tout ou rien je te dis). C’est encore jeune pour avoir un recul clair, mais ce que je constate, c’est qu’en étant un peu plus en pleine conscience au quotidien (ma douche par exemple, ou bien 3 bouchées dans le repas, et puis un body scan ou un étirement, ou en prenant le temps d’écrire ces lignes, des petites choses tu vois) mes journées se passent mieux, surtout les fins de journées, j’ai moins besoin de manger en grosse quantité pour me dédommager, les EME du soir sont bien moins nombreuses, je supporte mieux ma faim et me réjouis de la voir monter pour avoir un max de plaisir durant le repas (moi qui détestais ça), et logiquement je perds du poids.

Tout ça parce que je suis plus connectée, sans que ce soit par la pensée, connectée à mes sensations physiques (et donc aux émotions), y’a une régulation qui se fait, naturellement, je ne repousse plus, j’essaie de faire de la place bon an mal an, et pétard, ça fait du bien.

Voilà, c’est mon expérience du moment, elle vaut ce qu’elle vaut.

Amitiés

cecilegab.
Abonné

Je suis bien d'accord avec toi Shackelton. Je me sens assez imperméable à la RPC. Mais je persiste car je veux réussir. Hier j'ai refait une séance et je suis un peu restée bouche bée en entendant que 'la respiration est comme une ancre pour me rattacher au moment présent'. Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire?? C'est quoi le moment présent?

Il y a des phrases comme ça qu'on entend de temps en temps et qui pour moi ne veulent rien dire...

izabelle
Animatrice forum

pour moi le moment présent c'est ce qu'on ressent là maintenant tout de suite, dans la seconde présente

en l'occurence c'est vrai que lorsqu'on est en RPC, on ne ressent pas grand chose à part le mouvement de sa respiration

du coup, c'est vrai que ça peut paraitre un peu "ennuyeux",   mais pour ma part, je ne le fais pas trop longtemps, mais régulièrement, du coup ça passe....  et surtout j'en ai toujours constaté les effets en ce qui me concerne

cecilegab.
Abonné

Quels effets ça a sur toi Izabelle? Comme Shack je ne vois pas tellement où ça veut en venir la RPC. Je pense que je n'ai pas trop cette sensibilité-là.

Hier j'ai fait une séance parce que je veux jouer le jeu, mais en me concentrant sur mes émotions je sentais que je n'en avais pas sur le moment en fait. Je ne suis pas de nature stréssée, je n'ai pas de souci majeur, tout va bien dans ma vie, je suis juste gourmande et en surpoids...

J'ai peur parce que si tout le programme repose sur la RPC j'ai bien peur que ce ne soit pas fait pour moi, et alors là, je n'ai plus aucun espoir d'être mince un jour... :(

izabelle
Animatrice forum

je vais peut-être faire des redites, mais pour te répondre cécile,   moi non plus je n'ai pas d'émotions quand je fais de la RPC, ce n'est pas le but,  on n'a pas des émotions tout le temps

le but c'est simplement de pouvoir se  connecter sur sa respiration, et de pouvoir rester ainsi, connecté à soi-même pendant un petit moment

quel est le but?    eh bien pour les envies de manger émotionnelles bien sûr, celles qui apparaissent sans faim  et auxquelles, comme par hasard, on ne peut résister

car les envies de manger émotionnelles c'est une tentative de se couper de soi-même, surtout se couper d'états intérieurs qui nous genent, nous déplaisent, que ça soit des émotions, ou de simples sentiments, impressions,  comme par exemple le sentiment de ne pas être aimé,   ou de ne pas  "y arriver"

avec la RPC,  finalement, on apprend à se reconnecter à soi-même,  en utilisant la respiration, mais on peut le faire autrement, par exemple avec le bodyscan on se connecte plutôt aux sensations de son corps (perso je fais plus ça, ça me parle mieux)

du coup, l'avantage c'est qu'on n'a plus "besoin"  de fuir ses états intérieurs en mangeant,  et on peut alors manger simplement selon son appétit, ce qui permet de rester naturellement à son poids d'équilibre

si tu es gourmande tant mieux,  mais si c'est seulement ça, a priori il n'y a pas de raison que tu exerces cette gourmandise à des moments où tu n'as pas  ou plus faim.....

les gourmands recherchent le plaisir gustatif,  or celui-ci  est d'autant plus élevé qu'on a  une faim, une bonne faim.....

 

mais lorsque l'on exerce sa gourmandise  en dehors de son appétit, c 'est généralement qu'on finit par l'utiliser comme outil pour lutter contre des états intérieurs qui nous genent

la RPC sert alors ici, à ne plus être "gené"  par ces états intérieurs, simplement parce qu'on ne se laisse plus envahir, on sait se recentrer sur la réalité,  le vivre simplement, sereinement, pour ce que c'est......

 

il est possible que tu n'aie pas un besoin fou de RPC,  et beaucoup de personnes qui suivent ce programme ont juste besoin de prendre conscience du moment où elles n'ont plus faim  et de concentrer leur gourmandise sur les moments où elles ont faim

 

donc pas d'inquiétude,  tout le programme ne repose pas sur la RPC, mais c'est un outil très utile pour les personnes qui ont tendance à beaucoup, beaucoup se calmer avec la nourriture

lorraine
Marraine

 

"Bonsoir,

 

Je viens de lire votre dossier sur les bienfaits de la pleine conscience mais c'est étrange, ça me fait comme le yoga, je n'accroche pas du tout, ça m'agace même. Un peu comme si j'étais aussi imperméable à la pleine conscience qu'au yoga ... Je ne ressens rien à faire une séance de RPC, juste de l'ennui et de l'impatience.

Je précise que la sophrologie qui me fut un temps conseillée m'agaçait tout aussi prodigieusement.

 

Que faire si je ne veux pas échouer au LC ?

Shack' "

 

 

Shack, On ne peut pas échouer à LC, ce n'est pas un examen, un concours...

La méthode de LC consiste à nous faire prendre conscience de nos sensations alimentaires (faim, sasiété, rassasiement ;...), en nous donnant des outils pour nous observer, expérimenter en particulier le parcours alimentaire et à moyen/long terme permettre un changement de comportement alimentaire.

Nous apprenons ou ré apprenons à ressentir cette faim, à la respecter. Car c'est de manger au delà de notre faim qui nous fait grossir....

Quand  nous fait mangeons sans faim  nous agissons le plus souvent  en pilote automatique; c'est à dire manger  sans même s'en rendre compte, sans même avoir faim, de manière très automatique sans l'avoir choisi, on fonce tout droit vers le frigo ou le parcard, comme un robot

 

L'idée de la pleine conscience c'est d'éviter  ces agissements mécaniques que nous ne choisissons pas car ces comportements nous dépassent...

Quand " on baigne" dans la pleine conscience on devient plus acteurs dans notre  comportement alimentaire c'est à dire que l'on se voit se diriger vers le frigo ou le placard (ou on ne s'y dirige plus mécaniquement)  on peut alors choisir de stopper ce comportement et de ne pas manger si on a pas faim. Et donc, de ne pas grossir voire maigrir si le poids de forme n'est pas atteint.

Voilà, 1 des gros 'intérêts de la pleine conscience.

 

Pour nombreux d'entre nous, cette pleine conscience n'est pas naturelle.  LC propose des exercices de pleine conscience (séances de rpc, bodyscan et autres étirements en pleine conscience) pour nous familiariser avec cette pleine conscience . De plus, ces séances sont très importantes car elles nous aident à ressentir notre corps et par là même elles contribuent à nous aider dans le repérage des sensations alimentaires.

A force de séances de rpc, la pleine conscience finit par devenir plus naturelle dans nos actes de manger. Il devient plus facile de moins manger.....

 

Alors je ne sais pas de quelle manière tu manges, si tu manges souvent façon robot ou pas ? Si tu as beaucoup de compulsions alimentaires (je crois que oui)  et que tu souhaites les voir disparaitre ou diminuer...? .si tu ne sais pas bien repérer tes sensations alimentaires ? si tu manges souvent au delà de ta faim voire sans faim du tout?  .....

Si les réponses sont oui, "un travail autour de la pleine conscience"  t'es nécessaire......Pas obligée de devenir une passionnée des séances de rpc....Tu peux commencer par des  petites secondes de ci de là, pour  t'observer , te questionner sur tes envies de manger pour te laisser le choix de ne pas manger (ou de manger si tu veux satisfaire l'envie de manger sans faim)...Il existe également la toile de pleine conscience plus léger (cf. les outils de pleine conscience) ....mais efficace aussi Rapproche toi d'une coach .

 

PS : Pas obligée non plus d'aimer le yoga, ou la sophro...d'ailleurs sophro et yoga ne riment pas forcément avec pleine conscience

Patience
Marraine

Je rejoins Lorraine sur sa dernière phrase : "(...) sophro et yoga ne riment pas forcément avec pleine conscience".

Personnellement, j'utilise la sophrologie pour retrouver une certaine sérénité face à des émotions, des ressentis, des pensées qui me submergent trop.

Quant à la pleine conscience, elle me sert pour me rendre compte de mes émotions, de mes ressentis, de mes pensées, et ce à un moment M.
Pourquoi ? Parce que je suis une mangeuse émotionnelle et que la nourriture me sert à fuir ou à lutter contre tout cela.
Et souvent, je prends conscience des effets physiques de l'émotion, des pensées cachées sous d'autres, etc.
Et c'est ça que je trouve sympa dans la pleine conscience : je me découvre grâce à elle !
Mais attention, ce n'est pas forcément toujours drôle : parfois je me rends compte que j'ai mal quelque part. Et là, l'intérêt est de supporter cet inconfort (sans être maso, bien sûr !). Et en apprenant à supporter l'inconfort, j'apprends à accepter l'inconfort d'une émotion (ex : la colère) ou d'une pensée (ex : je suis vraiment nulle). Et ainsi, je mange moins pour fuir ou lutter.

Schak et Cécile, voici un autre témoignage. En espérant qu'il continuera à vous éclairer !

Au plaisir de vous lire
 

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Bonjour shackleton et tout le monde.

shackleton, vous me semblez être une personne qui se situe beaucoup dans le contrôle. Le contrôle de ses pensées et de ses émotions par exemple. Ce que vous espérez du yoga, de la pleine conscience ou de toute autre méthode du même genre, c’est faire disparaître des émotions pénibles ou bien annuler des pensées qui sont de même. Beaucoup de techniques proposent une telle démarche : les méthodes de relaxation, de sophrologie, de cohérence cardiaque, par exemple.

La démarche de pleine conscience me paraît d'un ordre différent. Il ne s’agit pas de se sentir mieux. Il s’agit simplement de prendre conscience de ce qui se passe en nous. À quoi cela sert-il de le savoir, demandez-vous. Mais en fait, il ne s’agit pas de savoir. Il s’agit de pouvoir vivre ce qui se passe en soi et à l’extérieur de soi.  De pouvoir vivre avec des pensées qui traversent notre esprit et qui allument des émotions qui ne sont pas choisies.

D’une façon générale, nous avons tendance à prendre les pensées qui traversent notre esprit très au sérieux. Nous les considérons comme des problèmes à résoudre et nous nous mettons au travail. Nous résolvons de cette façon de nombreux problèmes qui en fait ne se poseront jamais. Nous ruminons. Ce travail mental pénible, nous cherchons à l’éviter en lançant dans des activités qui nous en détournent.  Par exemple en mangeant compulsivement.

Lorsque vous faites une séance contemplative et que des pensées du genre, « ça m’énerve », « ça ne sert à rien », « c’est stupide», « je perds mon temps», se présentent,  qu’une sensation de colère ou de frustration se présente de même,  alors c’est cela qu’il convient d’observer, d’accueillir puisque c’est cela qui est présent dans ce moment et qui vient vous visiter. Observez alors votre colère, votre agacement, votre ennui, ce qui se passe dans votre corps à ce moment-là, et comment vous répondez à cette colère, cet agacement, cet ennui. Peut-être ensuite constaterez-vous que ces émotions-là vous visitent plus souvent que vous ne le pensez et vous conduisent à certaines actions défensives telles que manger compulsivement.

Ou peut-être à certains moments ne pensez-vous à rien. Mais justement, vous êtes en train de vous dire que vous ne le pensez à rien. Il n’y a pas à penser à quelque chose en particulier, mais à observer les pensées qui se présentent spontanément.  Continuez alors votre observation de ce rien et comment il évolue de moment en moment.  Peut-être vous dites-vous alors : «je ne fais pas ce qu’il faut, cela ne se passe pas comme cela devrait». Peut-être avez-vous souvent ce genre de pensées, qui vous mettent en colère ou vous désespèrent.

Comme vous le voyez, l’observation patiente de ce qui se passe pendant une séance de pleine conscience peut nous en apprendre long sur nous-même, sur nos réactions et nos méthodes défensives. Elle peut nous permettre de mieux vivre nos sentiments de colère ou d’ennui. En définitive, c’est parce que l’on ne recherche pas l’apaisement qu’il finit par venir à nous.

Je trouve que tout ce qui se dit sur ce forum à propos de la pleine conscience est véritablement passionnant.  Mais cela montre aussi à quel point il est difficile d’expliciter l’expérience de la peine conscience. Voilà sans doute pourquoi les maîtres en méditation concluent la plupart du temps par : just do it !

Comment pourrais-je conclure autrement ?

shackleton.
Abonné

Bonsoir Docteur,

J'ai tout de même fait une tentative il y a quelques minutes pour prendre conscience de ce que je ressens. Et ce qui est venu spontanément, c'est : " je suis flapie, j'en ai assez de cet état, même pas eu la force d'aller déjeuner chez ma mère à vélo (à 7 km de chez moi, ce que je fais facilement en temps normal), quand est-ce que ça prendra fin ?" mais ce qui vient aussi, c'est "c'est normal, j'ai été souffrante récemment et je ne me sens pas encore très bien", mais c'est comme si je n'arrivais pas à intégrer la deuxième partie et que c'était juste la première qui primait. D'où cette sensation un peu lassante que, somme toute, je n'apprends pas grand-chose finalement ...

Shack' qui n'est tout de même pas fermée non plus ...

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Bravo shackleton, cela me semble être un excellent début! Vous êtes parvenue à prendre conscience de pensées qui allument des émotions pénibles, d'un dialogue intérieur qui est sans doute fréquent.

La question que vous devez vous poser maintenant est: lorsque je suis absorbée par ce type de dialogue intérieur ("je suis flapie", puis ensuite: "je n'avance pas"), lorsque j'ai ces émotions (déprime, colère ou autres) à quels types de comportements cela me conduit-il? Manger compulsivement pour arrêter cela? Regarder des séries à la télé? Ou bien au contraire, cela me dynamise-t-il et me conduit-il à agir pour m'en sortir? J'ai cru comprendre que ce n'était pas ce dernier cas de figure…

Si la conclusion est que ce genre de dialogue intérieur ne vous est pas bénéfique, alors comment s'en sortir?

Je vous conseille tout d'abord de lister vos pensées automatiques, vos dialogues intérieurs les plus fréquents: "je suis flapie", "quand est-ce que ça prendra fin ?", "je n'avance pas" et ainsi de suite. Il s'agit d'pparendre à reconnaitre ce type de pensées quand elles se présentent. Elles sont d'ordre automatiques. Ces auto-commentaires sont des pensées dont vous n'êtes pas l'auteur, et que vous avez sans doute intériorisées dans votre jeune âge. Elles sont désormais inscrites dans vos circuits neuronaux, et votre esprit les fait parvenir à la conscience lorsque les circonstances, votre état émotionnel, les réveille. Elles sont en vous mais ne sont pas vous.

Accueillez-les comme vous accueilleriez un spectacle de cinéma: vous les regardez défiler, sans jugement, mais non sans qu'elles s'accompagnent d'émotions!

Les reconnaître en tant que telles, les laisser défiler sans les tenir pour vraies (ce sont juste des pensées, c'est-à-dire des événements mentaux, pas la réalité) devrait permettre qu'elles ne commandent pas vos conduites. Ce qui doit commander vos conduites, ce sont vos valeurs et vos objectifs. A quoi voulez-vous aboutir? Voulez-vous rester prisonnière de vos pensées, des émotions qu'elles allument, et continuer à manger compulsivement, ou bien voulez-vous manger en respectant vos sensations alimentaires? Quelles que soient les pensées et les émotions qui vous traversent, vous êtes en mesure de choisir vos directions de vie.

Alors, ne vous découragez pas, ou plutôt, ne laissez pas vos pensées automatiques générer du découragement. Vous êtes dans la bonne direction. Avancez pas à pas. Chaque pas effectué dans la bonne direction vous rend plus forte.

shackleton.
Abonné

Bonjour Docteur,

Pour tout dire, depuis que je suis revenue sur LC, le 25/12/2013, mes compulsions alimentaires se sont espacées de façon considérable ... Quel soulagement moral de ne plus soudain me retruover en pilote automatique, à descendre des paquets de biscuits entiers sans y prendre aucun plaisir en plus. Je ne suis certes pas à l'abri, Rome ne s'est pas faite en un jour ...

C'est sûr que ça ne limite pas les angoisses avant de m'endormir - les plus dures - mais ces mêmes angoisses, je les prends pour ce qu'elles sont : des angoisses ... Il m'arrive même d'en rire le lendemain !

Il me revient une phrase de ma mère, hier, au déjeuner, alors que je lui parlais des principes du LC : "Finalement, je me demande si je ne t'ai pas transmis ma façon à moi de m'interdire les émotions ou de les rejeter" ...

Je ne souhaite certainement pas être prisonnière de mes émotions, je n'ai tout simplement jamais appris à les gérer, je m'en rends compte de plus en plus ! Unpeu  comme si j'avais été livrée à elles depuis toute petite, comme on jette un enfant dans l'eau froide et qu'on lui demande d'apprendre à nager sur l'heure pour se sortir de l'eau ...

PEut-être pratiqué-je la pleine conscience depuis un moment sans réellemet me rendre compte - paradoxal, non ?

cilou_cile.
Abonné

[quote=shackleton]Je ne souhaite certainement pas être prisonnière de mes émotions, je n'ai tout simplement jamais appris à les gérer, je m'en rends compte de plus en plus ! Unpeu  comme si j'avais été livrée à elles depuis toute petite, comme on jette un enfant dans l'eau froide et qu'on lui demande d'apprendre à nager sur l'heure pour se sortir de l'eau ...[/quote]

Ce que tu as écrit est intéressant et je m'y retrouve beaucoup. Je ne pense pas non plus qu'on m'ait appris à gérer mes émotions et je me rends compte que j'ai toujours beaucoup intellectualisé les choses et les émotions étaient vues comme un peu "secondaires", pas forcément très important, comme un "désagrément"  ou pire avec un aspect négatif "il faut s'en méfier, les réprimer, écoutons plutot notre logique et notre dialogue intérieur". D'où vient cette façon de pensée? je ne sais pas. Probablement de mon enfance. Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui, je mets tout au même plan, voire même donne bien plus d'attention à mes émotions qu'à mon "feuilleton" intérieur jamais à court de choses à dire, pas forcément très utiles. Parce que ce qui fait le lien entre le monde qui nous entoure, la réalité et notre esprit, ce sont bien les émotions, ce que l'on ressent à la fois dans notre corps et notre esprit. Et pas nos jugements, nos pensées, nos dialogues qui ne se déroulent que dans notre tête...

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