Plombée par les médocs? - 09022012

black-kam.
Abonné

Bonsoir à tous,

 

J'ai amorcé linecoaching en octobre. Je pratique les exercices à mon rytme (plutôt lent), et n'hésite pas à faire des pauses pour prendre le temps de réfléchir et de refaire certains exercices.

J'avais stabilisé mon poids et cela m'allait bien. J'aurais préféré perdre bien sur, mais je m'en contentais.

 

Malheureusement à la veille de noel, une terrible nouvelle s'est abattue sur moi et malgré la RPC, l'entourage, les vitamines... Plus rien ne trouvait grâce à mes yeux.

Après des insomnies très tenaces, j'ai été placé sous somnifère.

Sans vraiment m'en rendre compte, j'ai compensé énormément par la nourriture, sans y éprouver de plaisir. Au contraire, je ne m'arrêtais que quand j'arrivais à "saturation".

Avant hier, la nouvelle s'est résolu (et la greffe de mon père s'est bien passée) et j'ai spontannément arrêté les somnifères.

Là je ressens une sorte de désarroi, même si tout ne semble pas perdu car je remange quand j'ai faim (j'avais complètement perdu cette sensation de faim et de satiété) et je m'arrête spontanément quand je n'ai plus faim.

 

Pour autant, ce poids en trop me gêne énormément et m'incommode beaucoup.

Je sais que linecoaching ne fait pas de miracle en matière pondérale, mais je n'ai jamais été aussi grosse de toute ma vie (mon poids de stab' étant le plus élevé), et malgré les exercices de G.Apfeldorfer, psychologiquement j'ai du mal à remonter la pente.

Lors de l'exercice ou il faut déguster un aliment gras en public, j'ai eu une boule au ventre et suis partie pour pleurer...

 

Comment remonter la pente et garder le moral malgré tout?

Y a t'il des gens qui ont connu la même situation que moi? Comment l'avez vous géré?

 

Et le pire dans tout ça, c'est que j'ai failli perdre mon père et que je trouve encore moyen de pleurnicher pour quelques kilos de beurre...

Commentaires

jacquie.
Abonné

Bonjour

 

tu as subi un traumatisme moral et c'est normal d'être dans cet état de détresse.

Bien sur que c'est ton père qui a été malade mais toi tu as autant souffert moralement

par contrecoup et c'est normal.

Comment va ton papa aujourd'hui ? Tu dis que la greffe a fonctionné c'est bien, il doit être convalescent et se remettre ?

Toi aussi il faut que tes nerfs s'en remettent.

Ne sois pas si exigeante avec toi, tu es humaine, ton corps n'est pas une machine à maigrir ni à grossir, laisses lui le temps.

Il te faut te remettre toi aussi de ce grand choc émotionnel et après, quand ça ira un peu mieux, tu pourra penser au reste.

 

Amicalement

isabellej.
Abonné

hello

comme tu le vois, tes attitudes alimentaires sont là, bien là, tu les a conservées

pendant un temps, ta douleur était si forte que tu es revenue à l'ancien réflexe  nourriture=calmant

ce temps là est fini et j'en suis ravie pour toi et ta famille

maintenant les réflexes reviennent, tu peux en être ravie

Ce que je ressens de ton message, c'est que tu t'en veux de cet épisode, mais ce qui est fait est fait, tu sais ainsi que tu as encore beaucoup de travail sur la tolérance émotionnelle, comme beaucoup d'entre nous

personnellement, à ta place, je repartirais sur des exercices plus simples, genre la faim, la pleine conscience sur la faim, la dégustation, le temps de reprendre confiance en toi, ne pas aller directement faire des exercices en public alors que tu as à nouveau du mal avec toi-même

et pratiquer la pleine conscience, bien sûr, qui nous aide tant à accepter ce qui nous arrive et ce que nous faisons

pour répondre à ta question, j'ai connu cela maintes fois, et notamment quand mon père également a failli passer l'arme à gauche, et aussi en d'autres occasions pour des choses beaucoup plus anodines

à chaque fois mon estime de moi-même a remonté lentement, dommage je ne connaissais pas la RPC à cette époque, j'aurais pu repartir du bon pied bien plus vite

lola74.
Abonné

Bonjour,

Je n'ai pas connu de choses aussi graves, mais ce qui est sûr c'est que c'est un événement récent et que tu ne vas pas le digérer en quelques jours, il te faut du temps. alors oui c'est dur, mais essaie juste d'accepter ces quelques kilos en trop juste de façon TEMPORAIRE car tu sais comment ils sont arrivés, et en reprenant ta façon normale de t'alimenter, la régulation va forcément jouer. Tu as arrêté les somnifères spontanément du jour au lendemain, ça prouve bien que tu es solide alors fais toi juste confiance et accorde toi du temps, et accorde toi du temps pour voir ton père aussi, s'il va bien ça va te rassurer...

patience,

et bon courage !

black-kam.
Abonné

C'est intéressant cette idée de "digérer" ce qu'il s'est passé.

Très souvent j'ai eu l'habitude de faire régime à de telles périodes. Plus ils étaient restrictifs, et plus ils me permettaient de "mettre de côté" la situation et de me concentrer sur moi (quitte à m'auto-détruire).

Le mois dernier est très étonnant. J'ai l'impression d'avoir été une somnambule. J'étais incapable de "doser" mon alimentation. Je pouvais manger 50gr comme 500gr de pâtes (ça marche aussi avec le chocolat et le fromage) en ayant toujours un sentiment de vacuité intense.

Mon corps a refusé les somnifère. Je les avais mis dans ma bouche et ils m'ont donné envie de recracher. Ce que j'ai fait. Puis, j'ai fait de la RPC et je me suis endormie. Un long sommeil... de 17heures !

Je suis ravie de retrouver mes sensations de faim. Mon père est en rééducation, c'est dur, mais il est hors de danger.

Finalement, vous avez raison, je vais reprendre les exercices basales, et attendre un peu pour faire les exercices publiques.

 

La vie est belle, mon père va bien ! G. Apfeldorfer disait "ce n'est pas parce que l'on tombe à vélo que l'on désapprend à faire du vélo".

En tout cas, j'ai une pensée très chaleureuse à celles et ceux qui subissent ce genre d'évènement et qui l'affronte avec courage.

 

Et merci pour vos réponses pleines de bon sens et de bienveillance ! Ou en êtes-vous dans LC ?

mamzelzoï.
Abonné

Bonjour,

divers problèmes familiaux d'importance pour moi aussi en ce moment, je me sens triste, très triste. Je vais essayer de respiiiirer...

C'est marrant mais je n'ai pas envie de laisser de côté LC pour autant même si je suis un peu dilettante sur les exercices. Le forum est tellement chaleureux que cela me fait beaucoup de bien.

Allez, ça va aller mieux...

black-kam.
Abonné

Mamzel Zoi,

Tu sembles mieux gérer la situation que moi car tu réussis à rester lucide et perpicace. Si tu as besoin de te confier sur le forum, nous sommes là.

C'est ce que j'aurais du faire...

Mais j'ai bien compris le message "travailler sur ma tolérance émotionnelle"...

 

Zen, restons zen...

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Heu, pourquoi « plombée par les médocs ? » Voulez-vous dire que vous attribuez votre récent dérèglement alimentaire aux somnifères ?

Il est exact que les somnifères ont pour effet, parfois, de faire prendre un peu de poids. Ils diminuent le métabolisme de base, diminuent les dépenses, et chez les personnes en restriction cognitive, diminuent le contrôle.

Mais habituellement, cela ne porte que sur quelques kilos.

Vous avez surtout vécu un moment très difficile. Lorsqu’on vit un stress intense, cela coupe l’appétit (c’est là la réaction physiologique). Lorsqu’on commence à récupérer, ou que le stress est moins intense, on met en route ses mécanismes de défense, en l’occurrence l’évitement des émotions pénibles grâce à des comportements alimentaires compulsifs (EME).

Ne seriez-vous pas dans ce cas de figure ?

Moi aussi, j’aime bien cette image de « digérer les événements ». On pourrait aussi dire, digérer ses émotions. Ou comme le dit Thich Nhat Hanh, laisser cuire ses émotions en soi, en leur donnant le temps qu’il leur faut pour cela.

C’est exactement cela, travailler sur la tolérance émotionnelle.

Bonne route à tous !

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