Question pour les coachs mais aussi pour tous - le 14/07/2011

sikkim.
Abonné

Je viens de poser la question suivante sur le chat, mais j'aimerais avoir votre opinion coachs et coachés sur ce sujet :

 

Bonjour, je me dis que pour en être arrivée à un laisser aller certain  je ne dois pas vraiment me respecter. Est ce que les personnes qui souffrent de leur poids qui regrossissent toujours ont un problème de ce côté là ? Sinon, qu'est ce que le respect de soi ?

Commentaires

jpzermati
Votre coach

Bonjour Sikkim,

Merci d'évoquer cette question essentielle du laisser aller. C'est effectivement un point de vue assez courant que l'on retrouve dans de nombreux discours sur la prise de poids : les gros se laissent aller, ils manquent de volonté, ils ne se respectent pas...

Je ne partage pas ce point de vue.

Pourquoi grossit-on ? Les causes sont probablement nombreuses. Il faudrait probablement qu'un jour nous en dressions la liste. Mais j'en retiendrai deux, importantes par leur fréquence. Les comportements de restriction et les émotions.

La plupart des personnes qui se trouve aujourd'hui sur ce site ont des trajectoires qui prouvent leur détermination. Ce sont des personnes qui luttent depuis des années contre leur probléme de poids ou de comportement alimentaire. Elles ont souvent pratiqué des dizaines de régimes, du plus équilibré au plus restrictif. Il faut beaucoup de volonté pour s'infliger de telles épreuves pendant parfois plusieurs dizaines d'années. Pourtant, malgrè ces années de lutte, leur poids n'a fait qu'augmenter. Chaque tentative échouée leur a laissé croire qu'elles étaient responsables de cet échec. La particularité des personnes au régime est qu'elles s'attribuent systématiquement l'échec de leur démarche sans jamais remettre en question la responsabilité de la méthode. La méthode est forcément infaillible et, elles, sont forcément des incapables. Mais ce n'est pas ce que montrent les études sur les régimes. Comme vous le savez, ces études montrent que le principe même de régime ne peut que conduire à l'échec sur le moyen terme (95% de reprise de poids dans les 3 ans, quel que soit le type de régime). Le régime porte en lui la source de son échec. Toute la bonne volonté du monde ne peut rien changer à ça.

 

Et puis il y a les émotions ! On ne contrôle pas le fait d'avoir ou de ne pas avoir des émotions. On peut travailler ses émotions mais on ne les commande pas. Le fait ensuite que les émotions déclenchent des envies de manger est aussi incontrolable. Il s'agit d'un phénomène réflexe, compétement automatique. On peut, bien sûr, lutter contre ses envies de manger. En y mettant toute sa volonté on parvient parfois à s'empêcher de manger. Mais on ne peut pas empêcher ses émotions de déclencher des envies de manger. Au bout du compte, cette lutte est vaine. Les personnes qui mangent en réaction à leurs émotions sont simplement des personnes qui luttent contre leurs émotions et cherchent à les faire disparaitre en se servant de nourriture. Il peut s'agir d'un simple ennui ou d'une forte souffrance. Une fois le mécanisme en place, il s'auto-entretient dans un redoutable cercle vicieux.

 

Je passe sur tous les facteurs physiologiques, sociologiques, qui facilitent la prise de poids ou entravent la perte de poids.

 

En bref, je crois que les personnes en surpoids luttent contre leur kilos ou leurs émotions mais avec des armes qui se retournent contre elles. Le contrôle est un stress et amène à la perte de contrôle. Le stress fait manger. Manger fait stresser et grossir. Grossir incite à augmenter encore le contrôle...

Et finalement, il s'agit plutôt de personnes qui se respectent mais qui utilisent des solutions qui ne les respectent pas. 

Aujourd'hui, nous disposons de moyens qui sont réellement respectueux de la personne et qui lui permettent de vivre en harmonie avec ses sensations et ses émotions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Martine.
Abonné

Bonjour,

je ne sais pas où poser cette question, alors la voici ici :

comment faire quand on va donner son sang ? Il est recommandé de manger avant et après. Mais on n'a pas forcément faim à ces moments-là. Je l'ai expérimenté hier, j'ai mangé avant, et après, sans faim, des choses que je n'aimais pas particulièrement, juste pour manger, en vitesse. Et j'ai eu faim l'après-midi, et encore le soir, et j'ai l'impression d'avoir trop mangé dans ma journée.

mereleub.
Abonné

[quote=jpzermati]

Bonjour Sikkim,

Merci d'évoquer cette question essentielle du laisser aller. C'est effectivement un point de vue assez courant que l'on retrouve dans de nombreux discours sur la prise de poids : les gros se laissent aller, ils manquent de volonté, ils ne se respectent pas...

Je ne partage pas ce point de vue.

Pourquoi grossit-on ? Les causes sont probablement nombreuses. Il faudrait probablement qu'un jour nous en dressions la liste. Mais j'en retiendrai deux, importantes par leur fréquence. Les comportements de restriction et les émotions.

La plupart des personnes qui se trouve aujourd'hui sur ce site ont des trajectoires qui prouvent leur détermination. Ce sont des personnes qui luttent depuis des années contre leur probléme de poids ou de comportement alimentaire. Elles ont souvent pratiqué des dizaines de régimes, du plus équilibré au plus restrictif. Il faut beaucoup de volonté pour s'infliger de telles épreuves pendant parfois plusieurs dizaines d'années. Pourtant, malgrè ces années de lutte, leur poids n'a fait qu'augmenter. Chaque tentative échouée leur a laissé croire qu'elles étaient responsables de cet échec. La particularité des personnes au régime est qu'elles s'attribuent systématiquement l'échec de leur démarche sans jamais remettre en question la responsabilité de la méthode. La méthode est forcément infaillible et, elles, sont forcément des incapables. Mais ce n'est pas ce que montrent les études sur les régimes. Comme vous le savez, ces études montrent que le principe même de régime ne peut que conduire à l'échec sur le moyen terme (95% de reprise de poids dans les 3 ans, quel que soit le type de régime). Le régime porte en lui la source de son échec. Toute la bonne volonté du monde ne peut rien changer à ça.

 

Et puis il y a les émotions ! On ne contrôle pas le fait d'avoir ou de ne pas avoir des émotions. On peut travailler ses émotions mais on ne les commande pas. Le fait ensuite que les émotions déclenchent des envies de manger est aussi incontrolable. Il s'agit d'un phénomène réflexe, compétement automatique. On peut, bien sûr, lutter contre ses envies de manger. En y mettant toute sa volonté on parvient parfois à s'empêcher de manger. Mais on ne peut pas empêcher ses émotions de déclencher des envies de manger. Au bout du compte, cette lutte est vaine. Les personnes qui mangent en réaction à leurs émotions sont simplement des personnes qui luttent contre leurs émotions et cherchent à les faire disparaitre en se servant de nourriture. Il peut s'agir d'un simple ennui ou d'une forte souffrance. Une fois le mécanisme en place, il s'auto-entretient dans un redoutable cercle vicieux.

 

Je passe sur tous les facteurs physiologiques, sociologiques, qui facilitent la prise de poids ou entravent la perte de poids.

 

En bref, je crois que les personnes en surpoids luttent contre leur kilos ou leurs émotions mais avec des armes qui se retournent contre elles. Le contrôle est un stress et amène à la perte de contrôle. Le stress fait manger. Manger fait stresser et grossir. Grossir incite à augmenter encore le contrôle...

Et finalement, il s'agit plutôt de personnes qui se respectent mais qui utilisent des solutions qui ne les respectent pas. 

Aujourd'hui, nous disposons de moyens qui sont réellement respectueux de la personne et qui lui permettent de vivre en harmonie avec ses sensations et ses émotions.

 

merci!!

ce commentaire me parle vraiment,comme on se sent mal après avoir succombé à une EME.

 

 

 

 

 

 

 

 

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