RPC et perte de sensations - 08112015

ladyl56.
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Bonjour, je viens de lire le chat de vendredi où vous dites qu'une position immobile provoque des inconforts. Et bien pour moi c'est tout le contraire, je me vis comme "désincarnée". Par exemple vendredi j'ai passé une IRM. 20 minutes sans bouger quoi de mieux pour une méditation, à part le bruit mais ce n'était que du bruit. Au début je ressentais la seringue dans la main gauche et la poire d'alarme dans la droite ; mais assez vite cette sensation a disparu et même en focalisant toute mon attention sur mes mains : rien. Il me semblait même IMPOSSIBLE de bouger. Que faut-il en penser. Merci

Commentaires

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Bonjour lady,

Quand je parlais de sensations inconfortables, voire douloureuses, dans l'immobilité, je ne faisais pas référence à une position couchée, où effectivement, on peut rester longtemps très confortable. Je parlais plutôt de la position assise. Assis en demi-lotus, sur un coussin, ce n'est pas si confortable que cela. Et même assis, bien droit, sur une chaise, sans faire reposer son dos sur le dossier, cela induit des sensations désagéables, voire plus, aux niveau des points de contact, si on ne bouge pas du tout. Et c'est surtout après les 20 premières minutes qu'on le ressent. Dans des séances de pleine conscience de 45 mn, il est courant que cela devienne francheent désageéable. On peut alors en profiter pour observer les sensations, les pensées et les émotions qui viennent à nous dans un tel moment. On peut voir si on peut augmenter peu à peu sa tolérance à des choses désagreéables, qu'il s'agisse de sensations, de pensées pénibles ou d'émotions. Avoir plus de tolérance aux désagréments permet de ne pas se retrouver prisonnier de conduites dévitement, comme par exemple des compulsions alimentaires répétitives

Lorsqu'on ne bouge pas du tout, en position couchée, dans l'obscurité, dans le silence ou avec peu de signaux sonores significatifs (les sons monotones cessent vite de compter) alors on perd peu à peu la notion de son schéma corporel. En quelque sorte, on se désincarne. On a ainsi pu utiliser des "caissons d'isolation sensorielle" en vue d'obtenir une relaxation.

C'est probablmeent ce qui s'est passé pour vous dans votre IRM. C'est super! La plupart des personnes vivent cette expérience dans l'anxiété, tandis que vous, vous en avez profté pleinement, et avez vécu un moment mémorable.

Alors voilà: la même situation peut se révéler plaisante ou déplaisante. Cela dépend de notre interprétation de la situation, de nos souvenirs, si on s'est levé du pied gauche ou droit, voire du temps qu'il fait. Si on accepte d'accueillir ce qui se présente, sans jugement de valeur, quelle liberté cela nous donne!

ladyl56.
Abonné
Grand merci pour votre réponse, mais l'IRM était une illustration. En effet quasiment chaque jour je médite assise sans appui et après 20 mon mes mains ont quitté mes genoux et se retrouvent à la verticale, j'ai essayé un coussin à picots sous les pieds pour garder le contact' mais mon ressenti s'apparente plus à la lévitation. Je vais essayer le demi lotus et dêpasser 20 mon pour voir.
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