S'absternir de manger - 16102011

black-kam.
Abonné

Chers GA, JPZ, et linecoacheurs,

Après avoir épluchée les forums, je n'ai pas trouvé de réponse à ma question -il faut bien l'avouer- un peu particulière.

Depuis que je suis petite, j'ai pris l'habitude de jeûner (en groupe) lors des changements de saison pendant 3jours. Ce n'était ni pour des raisons pondérales, ni religieuses, mais cela nous faisait du bien. Nous nous réunissions et nous faisions alors de la marche, de la lecture, des discussions au coin de feu...

Mais voilà plusieurs années que je n'ai pas su le faire sans basculer inexorablement dans des tendances boulimiques, ou anorexique (la dernière fois j'ai jeûné plus d'une semaine et je ne me suis arrêtée que quand j'étais au pied du mur, c'est à dire en vacances chez mes parents).

 

Mes amis, mes amours (et mes emmerdes aussi) ignorent tout ce cette dualité qui sommeil en moi.

J'aime avoir faim, j'aime patienter un peu, un tout petit peu encore avant de me nourrir...

Je déteste manger sans faim, ou je n'ai plus aucune régulation de satiété ou de bon sens.

 

Pourrais-je seulement réussir à jeûner sereinement? Cela me faisait un bien fou, me rapprochait des autres, me donnait de la vitalité... Ou bien dois-je reléguer ce sentiment exaltant à mes doux rêves de mangeuse régulée?

Je précise -car cette notion est importante- que je suis satisfaite de mon poids. J'en ai repris un peu (5-6kg) depuis que je "zermate" (quoi qu'il semblerait que je sois sur une pente descendante ces temps-ci), mais quelle joie de sortir de cette chronophage (et inepte) activité de comptage de la calorie.

Je ne cherche pas à en perdre (d'ailleurs jeûner pour perdre du poids est un leurre dont j'ai fait l'expérience au printemps), simplement à me sortir des mes troubles post-régimes en tout genre...

Je précise -même si cette notion est inutile- que j'ai 22ans.

 

Je précise enfin que je vous remercie de la bienveillante attention que vous -GA JPZ &linecoacheurs- voudrez bien m'accorder, en tenter d'exclur les réponses préconçues sur le jeûne, que je n'ai que trop entendu, à la manière d'un disque rayé (pour reprendre l'expression de M. GA).

Commentaires

Pomdereinette.
Abonné

As-tu déjà abordé l'étape sur la faim ?

Après avoir testé 1 grande faim, ravie d'en être capable, exaltée, et ainsi de suite, paf, j'ai compulsé. Comme si quelque part en moi s'était inscrite la peur du manque, du plus jamais, malgré toute ma raison. Je n'ai pas d'autre explication, pour l'instant.

Je ne crois pas qu'ici tu liras des commentaires désobligeants sur le jeûne. La question a déjà été abordée (par toi ? ) je ne sais où. Pourquoi pas ? Dans la mesure où ce n'est pas pour maigrir.

J'ai moi-même pratiqué (jamais plus de 3 jours sauf.. amoureuse :-)) et m'en souviens avec une certaine nostalgie. Mais j'attends d'avoir mieux apaisé mes compulsions et travaillé la question.

dreamscometrue.
Abonné

Coucou

J'allais posté sur ce sujet au moment où j'ai vu ton message!

Je partage un petit peu ton expérience dans le sens où dans ma tête "ne pas manger et avoir la sensation d'écoereument car on a trop faim" = perdre du poids!

Cela va surement paraitre dingue pour certaines personnes, mais c'est mon plus gros problème car cela veut dire que je ne respecte absolument pas mes sensations. Etant passé par des périodes de boulimies/anorexies moi aussi, je suis restée coincée au niveau extrême en ce qui concerne les sensations alimetaires. Et dans un sens plus j'ai mal, plus j'ai l'impression de maigrir, même si inéxorablement la roue tourne et mon corps réclame après beaucoup plus fortement à manger. C'est d'ailleurs pour cela que je passe de l'autre côté de la barrière et mange "trop".

Je viens tout juste de commencer ici, donc je sais que je dois parcourir un long chemin pour sortir de mes idées pré-conçues mais merci pour ton témoignage car je me sens vraiment moin seule et cela me donne du courage pour la suite.

Bonne journée =^^= 

jpzermati
Votre coach

Bonjour Black-kam,

La difficulté que vous éprouvez aujourd'hui à jeûner provient de vos difficultés relationnelles avec la nourriture et du comportement de conrôle que vous avez progressivement mis en place.

Je n'ai aucune opposition au jeûne quand il n'est pas pratiqué dans le but de perdre du poids. Ce qui, comme vous l'avez fait remarqué, serait sans effet ou même dangereux.

Je suis convaincu qu'en revenant à un comportement alimentaire contrôlé par vos sensations alimentaires et non plus par votre tête ou vos émotions vous pourrez bientôt regoûter les joies de ce jeûne convivial qui semble s'apparenter à une forme de communion entre amis.

Donc ne désespérez pas, je suis certain, dés que vous aurez restauré un comportement alimentaire régulé, que vous pourrez revivre sereinement ces joies de votre enfance.

 

JP

Haut de page 
X