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Se faire plaisir

Maigrir sans régimes : La méthode Linecoaching La démarche Linecoaching: comment changer en profondeur
01 fév 2012 à 15h

Bonjour docteurs,

Vous nous expliquez qu'il faut manger lentement et apprendre à déguster lentement les aliments pour les apprécier.

Mon problème est que lorsque je mange doucement, mache beaucoup et me concentre sur l'aliment je vous avoue que du coup je ne prends pas de plaisir! est-ce normal? J'ai l'impression de prendre plus de plaisir en mangeant comme d'habitude tranquille devant la télé plutot que de manger seule à une table et macher pendant des heures...

Je vous avoue que ça me bloque un peu.

Pensez-vous qu'en fait c'est une fausse idée, que j'ai l'impression de prendre du plaisir mais qu'en fait je compense et me goinfre?

C'est vraiment très difficile toutes ces notions. De plus, j'en arrive à être frustrée d'avoir plus faim car j'ai envie de continuer à manger même qu'en je n'en peux plus.

Merci d'avance pour vos réponses.

 

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19 commentaires

Bonjour,

Moi aussi, comme Lia, j'aime beaucoup m'offrir le restau. Je n'ai pas à faire la cuisine, la table est joliment décorée, je découvre des recettes de cuisine, je suis comme à une terrasse de café ou à la plage : j'observe les gens et je me fais mes petites histoires... Bref, c'est souvent un bon moment. Même quand j'attends un plat. En plus, maintenant que j'ai réduit le nombre de plats par repas car ma satiété arrive plus vite, je dépense moins au restau et j'en découvre davantage ! En fait, je respecte mieux mes sensations alimentaires au restau, .

Et puis, j'adore deviner comment le plat a été cuisiné : les ingrédients et leur cuisson.

Enfin, je dois avouer que je ne peux m'empêcher de penser à ces gens qui disent qu'une femme seule au resto, ce n'est pas bien ! (Il y en a dans ma famille... ) J'ai vraiment la sensation de leur faire une pied de nez  et ça me plaît !

Autre chose, vous parlez toutes du fait qu'il ne faut pas manger devant la télé mais c'est vraiment trop un plaisir, ça m'embête de ne pas le faire surtout le petit-déjeuner...

Pensez-vous vraiment qu on ne peut pas se concentrer syr ce que l'on mange? Car j'ai vraiment l'impression de pouvoir faire les deux...

Je ne vis pas seule donc ce n'est vraiment pas car j'ai peu d'être seule dans le silence mais car on aime bien le faire.

Clara, je pense que l'on peut se concentrer sur ce qu'on mange lorsqu'on voit la télé (ou devant l'ordi)

seulement, je trouve, pour ma part, qu'il y a un parasitage

typiquement, lorsque je vois une série, je m'identifie aux personnages, je ressens leurs émotions, je réagis à ce qu'il se passe...

du coup cela déclenche des émotions spécifiques qui parasitent mes vrais besoins alimentaires

par exemple je vais avoir envie soudain d'un truc bien sucré genre chocolat blanc, ça me calme, en fait ça calme mes émotions...

alors que lorsque je mange à table, soit seule, soit en bavardant avec ma famille,   je ressens beaucoup mieux ce dont mon corps a vraiment besoin, sinon je ne suis que dans l'approximation, le contrôle ou le lâchage total

 

mais ne te force pas au début, prends ton petit dej devant la télé, un pas à la fois....

si tu peux faire un repas par jour avec juste télé en fond sonore ou musique pour commencer, ensuite tu verras

 

 

à Lia :   je n'ai pas renoncé à l'idée de maigrir, ce n'est pas vraiment une priorité, car je dois dire que ma motivation première était de sortir de mes troubles alimentaires, car j'appréhende de me retrouver obèse à 60 ans avec des problèmes de santé  si je prends 10 kilos à chaque coup dur dans la vie

bon du coup, là c'est déjà gagné, je fais d'énormes progrès dans mes conduites alimentaires, comme jamais je dirais...   le poids ne dévisse pas encore, bien que j'estime être environ 15 kg au dessus de mon poids de forme

mais ça sera un bonus, déjà je sais que ma santé est préservée dans le futur (de ce point de vue là)

Bonjour Clara,

Je comprends ce que tu veux dire pour le plaisir gustatif. Pour ma part, je me rend compte que je n'apprécie pas nécessairemnt le goût de tous les aliments que j'enfilais si vite et si goulûment. Quand je prends le temps, beaucoup de ces plats, particulièrement la viande, sont très fades ou inintéressant.

Par contre, ce n'est pas le cas pour les plats très parfumés (mets indiens ou thaiïlandais), ou les grillades bien marinées, (mets libanais).

Ce qui me fait dire, que le plaisir que j'éprouvais c'était essentiellement le sentiment de me remplir... comme une protection contre quelque choses..

Les aliments prennent donc une place différente dans mon alimentation moi qui me croyais si gourmande. Je ne le suis pas tant que ça finalement. Je n'aime pas vraiment les trucs sucrés, en tout cas pas longtemps, ce qui fait que je n'en mange plus beaucoup ou en très petite quantité une fois l'aspect du tabou et de l'interdit enlevé..... mais c'est comme un deuil à faire... le changement de la représentation de l'aliment dans la gestion des émotions...

Bonne continuation!

Bonjour, tout le monde! Quel fil de discussion passionnant! Vous êtes toutes super!

 

Je vous donne mon point de vue. Le plaisir à manger est complexe :

Il y a le plaisir gustatif. Nous insistons beaucoup là dessus. Car ce plaisir permet la régulation des prises alimentaires. Il faut avoir faim pour ressentir ce plaisir, et la fin du plaisir signale la fin de la prise alimentaire. Le plaisir à manger est un élément de régulation fondamental des prises alimentaires.

Mais il y a aussi le plaisir convivial, le plaisir de manger des aliments porteurs de représentations réjouissantes.

Parfois, l’objectif est de rajouter du plaisir au plaisir, et c’est ce qu’on fait lorsqu’on mange en musique, ou avec la télévision.

Et aussi, il y a l’évitement du déplaisir (qui est comme une forme de plaisir, en quelque sorte). Du déplaisir à penser et ressentir les émotions allumées par les pensées. Des pensées comme : « je suis seule » (et malheureuse) ou d’autres… La TV est alors, associée à la nourriture, un moyen de se fermer à ses pensées. Manger en marchant peut être une conduite du même ordre.

Nous sommes là sur le territoire des EME. c’est de ce côté qu’il faut alors travailler.

Manger lentement : comme le dit isabellej, l’important n’est pas de mâcher, ou de manger lentement, mais de manger attentivement (en pleine conscience…) Mais comment manger attentivement et vite ? Pas possible. Mais ne perdons pas de vue le vrai objectif.

Habituellement, on mange en « attention partagée ». Par exemple, on est au restaurant, et on partage son attention entre ce qui se passe dans sa bouche, et le plaisir de la conversation. Ou chez soi, le plaisir de la télévision.

En fait, comme on voit, faire 2 choses en même temps, là n’est pas le problème. La télé, la lecture, marcher, tenir une conversation… Tout dépend comment on fait ces deux choses. En conscience pour les deux, ou bien l’une vient-elle là pour étouffer l’autre ?

Quoi qu’il en soit, nous nous vous demandons, dans les premiers temps du programme, de vous centrer complètement sur vos sensations alimentaires, d’éloigner les objets qui pourraient vous en distraire. Il s’agit là d’exercices, d’entraînement. On ne fait pas le double salto arrière d’emblée. D’abord, on fait ses gammes.

Alors, bon courage à toutes!

Effectivement, je pense que je suis trop pressée mais c'est que j'aime bien comprendre et approfondir les choses...

Mais je pense que effectivement lorsqu'on a pas de problèmes avec la nourriture on ne se sent pas frustré de ne pas manger sans faim c'est naturel... Je pense qu'en fait le problème est que je ne dois pas encore vraiment reconnaitre la faim donc à voir dans quelques jours...

La j'ai mangé quelques "MnMs", je me suis fait plaisir et je pense que j'avais un petit creux mais je ne suis pas sûre... Peut-être était-ce une EME.

En plus je rentre de trois semaines de vacances en THAILANDE, donc je pense avoir bcp de EME depuis que je suis rentrée car difficile le retour à la réalité!

Merci pour vos réponses.

Je comprends bien effectivement que nous apprécions beaucoup plus de manger lorsque l'on a faim mais ce que je me demande c'est que le but de cette méthode est de ne plus être en frustration et que quand on a faim on doit manger!

Mais qu'en est-il lorsqu'on passe devant un bon gateau? En gros si o a pas vraiment faim on ne doit pas le manger? Mais c'est donc de la frustration non? Je pose cette question à ce moment précis car c'est ce qui vient de m'arriver, en effet je dis non à un gateau mais je suis assez frustrée...Aurait-il fallu que je le mange quand même sans faim?

Je me sens un peu perdue car je suis encore dans le contrôle.

Merci d'avance

 

Clara tu verras qu'à un moment,  dire non à un gâteau quand on a n'a pas faim, c'est juste naturel, il n'y a aucune frustration, c'est bien ça le but....  

quand on a atteint ce stade, on ne voit aucun intérêt à manger ce gâteau, parce que notre gourmandise, pour s'exercer, à besoin d'avoir faim a minima....

La frustration que tu décris te vient de toutes ces années de restriction, de culpabilisation face à certains aliments qui du coup semblent plus délicieux qu'il ne le sont réellement, ce qui fait qu'aujourd'hui, il y a ce stress et cette frustration, mais tu vas évoluer au fur et à mesure du programme

laisse-toi le temps et dans quelque temps tu reviendras nous dire que tu as dit non au gâteau qui t'était proposé à un moment où tu n'avais pas faim, mais qu'il n'y avait nulle frustration là-dedans

 

Merci pour vos réponses.

Je vais essayer de manger plus lentement et voir si j'apprécie car c'est vraiment cela qui me pose problème... Manger lentement et macher j'ai trop du mal à apprécier!

Après pour ce qui est de manger devant la télé c'est un plaisir (même quand mon conjoint est là), car on est détendus sur le canapé!

C'est compliqué tout ça...

moi au restau ça me viendrait pas à l'idée d'y aller seule, sauf si je n'avais pas le choix mais cela ne m'est jamais encore arrivé

sinon à la maison, j'adore manger seule!

avant je me mettais de la musique car je trouvais cela triste et ennuyeux, mais maintenant plus d'ennui face à mon assiette

Je suis une vraie gourmande et lorsqu'on voit la télé en même temps, mine de rien, on ne goûte pas vraiment les aliments (et on mange plus), la satisfaction alimentaire est beaucoup plus dure à trouver

on est guidé plus vers des aliments  'anxiolytiques', au lieu d'être guidé par les aliments que notre corps réclame

Je ne mange pas lentement, il y a une sorte de contrainte, un côté  "bon élève", qui, je le sens, me ferait me révolter, mais je me concentre sur le plaisir, le goût, qui est très présent lorsqu'on a bien faim....

également je choisis tous les menus en fonction de mes propres envies, ça facilite...  et si je n'ai pas envie de finir un reste, je le congèle, je serai bien contente de le retrouver un autre jour

ce que je veux te dire, Clara, c'est qu'il faut trouver dans le fait de manger seule une joie, un plaisir, un fête presque

aujourd'hui je n'ai plus besoin de mettre de la musique, je suis heureuse de manger seule, d'ailleurs mes sensations sont plus fortes car je profite du silence

tout ça pour dire....   creuse l'afffaire