Se faire plaisir - 01022012

Clara2115.
Abonné

Bonjour docteurs,

Vous nous expliquez qu'il faut manger lentement et apprendre à déguster lentement les aliments pour les apprécier.

Mon problème est que lorsque je mange doucement, mache beaucoup et me concentre sur l'aliment je vous avoue que du coup je ne prends pas de plaisir! est-ce normal? J'ai l'impression de prendre plus de plaisir en mangeant comme d'habitude tranquille devant la télé plutot que de manger seule à une table et macher pendant des heures...

Je vous avoue que ça me bloque un peu.

Pensez-vous qu'en fait c'est une fausse idée, que j'ai l'impression de prendre du plaisir mais qu'en fait je compense et me goinfre?

C'est vraiment très difficile toutes ces notions. De plus, j'en arrive à être frustrée d'avoir plus faim car j'ai envie de continuer à manger même qu'en je n'en peux plus.

Merci d'avance pour vos réponses.

 

Commentaires

isabellej.
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Clara  ne serais-tu pas gourmande ????

tu n'es pas obligée de mâcher pendant des heures, mais prendre plaisir au goût....... se délecter de bonnes choses
 

j'ai longtemps fonctionné comme toi, pour ma part j'avaispeut-être l'impression de prendre du plaisir, mais c'était plutôt, finalement, une façon de considérer la nourriture comme un anxiolytique...  

j'ai beaucoup plus de plaisir à manger maintenant, chaque bouchée est une satisfaction, du coup pas de frustration de s'arrêter quand je n'ai plus faim

Nikaia.
Abonné

Il y a peut etre dans ton absence de plaisir un coté emotionnel lié à la solitude .. qui te fait voir la vie en noirr et t'ote une partie du plaisir? que l'on perd quand on mange en faisant autre chose .. car on à l'impression de ne pas être seule (je dis ça parce que j'ai ce vrai problème : beaucoup de difficulté à manger sans rien faire d'autre si je suis seule)

bon courage

FloD75.
Abonné

c'est exactement ça ! peur d'être seule, Alors que je peux faire des tas de choses seules,mais manger sans rien faire d'autre et manger seule au resto je ne peux pas :c'est troptriste !

Nikaia.
Abonné

je suis d'accord avec toi, manger seule  au resto je trouve ça très tr!ste et je le fais très très rarement ...ce qui est le pire à mon avis ce sont les moments d'attente entre les plats ... on a rien à faire et on peut avoir l'impression (fausse) que les autres nous regardent (comme s'ils n'avaient que ça à faire alors qu'ils sont avec les amis/conjoints/collègues et en train de manger!!!)

Chez soi c'est moins terrible je trouve car il n'y a pas cette attente en général (ou alors c'est nous qui sommes en train de préparer donc nous sommes occupés) .. mais je n'aime pas non plus manger seule et je suis généralement devant la télé/ordinateur, même si j'essaye de ne pas manger machinalement et de faire attention à tout ce que je mange, et de manger lentement  ...

bon courage!!

Clara2115.
Abonné

Merci pour vos réponses.

Je vais essayer de manger plus lentement et voir si j'apprécie car c'est vraiment cela qui me pose problème... Manger lentement et macher j'ai trop du mal à apprécier!

Après pour ce qui est de manger devant la télé c'est un plaisir (même quand mon conjoint est là), car on est détendus sur le canapé!

C'est compliqué tout ça...

isabellej.
Abonné

moi au restau ça me viendrait pas à l'idée d'y aller seule, sauf si je n'avais pas le choix mais cela ne m'est jamais encore arrivé

sinon à la maison, j'adore manger seule!

avant je me mettais de la musique car je trouvais cela triste et ennuyeux, mais maintenant plus d'ennui face à mon assiette

Je suis une vraie gourmande et lorsqu'on voit la télé en même temps, mine de rien, on ne goûte pas vraiment les aliments (et on mange plus), la satisfaction alimentaire est beaucoup plus dure à trouver

on est guidé plus vers des aliments  'anxiolytiques', au lieu d'être guidé par les aliments que notre corps réclame

Je ne mange pas lentement, il y a une sorte de contrainte, un côté  "bon élève", qui, je le sens, me ferait me révolter, mais je me concentre sur le plaisir, le goût, qui est très présent lorsqu'on a bien faim....

également je choisis tous les menus en fonction de mes propres envies, ça facilite...  et si je n'ai pas envie de finir un reste, je le congèle, je serai bien contente de le retrouver un autre jour

ce que je veux te dire, Clara, c'est qu'il faut trouver dans le fait de manger seule une joie, un plaisir, un fête presque

aujourd'hui je n'ai plus besoin de mettre de la musique, je suis heureuse de manger seule, d'ailleurs mes sensations sont plus fortes car je profite du silence

tout ça pour dire....   creuse l'afffaire

Clara2115.
Abonné

Merci pour vos réponses.

Je comprends bien effectivement que nous apprécions beaucoup plus de manger lorsque l'on a faim mais ce que je me demande c'est que le but de cette méthode est de ne plus être en frustration et que quand on a faim on doit manger!

Mais qu'en est-il lorsqu'on passe devant un bon gateau? En gros si o a pas vraiment faim on ne doit pas le manger? Mais c'est donc de la frustration non? Je pose cette question à ce moment précis car c'est ce qui vient de m'arriver, en effet je dis non à un gateau mais je suis assez frustrée...Aurait-il fallu que je le mange quand même sans faim?

Je me sens un peu perdue car je suis encore dans le contrôle.

Merci d'avance

 

isabellej.
Abonné

Clara tu verras qu'à un moment,  dire non à un gâteau quand on a n'a pas faim, c'est juste naturel, il n'y a aucune frustration, c'est bien ça le but....  

quand on a atteint ce stade, on ne voit aucun intérêt à manger ce gâteau, parce que notre gourmandise, pour s'exercer, à besoin d'avoir faim a minima....

La frustration que tu décris te vient de toutes ces années de restriction, de culpabilisation face à certains aliments qui du coup semblent plus délicieux qu'il ne le sont réellement, ce qui fait qu'aujourd'hui, il y a ce stress et cette frustration, mais tu vas évoluer au fur et à mesure du programme

laisse-toi le temps et dans quelque temps tu reviendras nous dire que tu as dit non au gâteau qui t'était proposé à un moment où tu n'avais pas faim, mais qu'il n'y avait nulle frustration là-dedans

 

FloD75.
Abonné

Bonjour à toutes,

Isabelle, au resto je n'y vais pas seule par plaisir, mais quand je travaille (en ce moment je suis en congé mat donc la question ne se pose pas) déjeuner seule est difficile car me retrouver attablée seule ou en compagnie de gens que je ne connais pas que cela soit dans un self, une cantine ou restaurant d'entreprise quel que soit le nom que tu lui donnes, me met mal à l'aise.

Je pense que cela doit remonter à mes années de lycée où en seconde et première j''étais très très souvent seule : être seule en classe cela allait mais être seule au réfectoire, même si j'étais physiquement attablée avec d'autres, c'était très dur car je pensais ne pas être assez intéressante pour avoir de la compagnie. Si j'y réfléchis bien d'ailleurs pendant ces années là je n'étais pas acceptée parce qu'à cause de mon poids je ne me sentais pas bien avec les autres, du coup j'avais peu d'amis, d'autant plus que j'avais laissé toutes mes copines pour changer d'établissement (avant j'étais dans un  collège et lycée mais je n'ai pas pu y rester car le niveau du lycée était prétendument trop élevé pour moi et j'ai été dans un [objectivement] moins bon lycée), je me sentais donc hors de mon contexte habituel.

Ce n'est pas un hasard si mon année de terminale a été géniale : c'est à ce moment là que j'ai fait mon premier régime amaigrissant (le premier volontairement en tous cas car à 9 ans les médecins m'avaient déjà mise au régime).

Et lorsqu'à un moment dans une entreprise je me suis de nouveau retrouvée très isolée de mes collègues (d'ailleurs l'ambiance était très scolaire, à la réflexion), c'était juste horrible de descendre à la cantine pour manger seule, où des collègues pouvaient me voir et me juger inintéressante. Il fallait donc que je sorte un bouquin pour me donner une contenance pour montrer que non, je ne mangeais pas seule parce que personne ne voulais manger avec moi mais parce que j'avais des choses importantes à faire. Et de fait un bon livre dans ces circonstances est un moyen pour moi de passer un bon moment au lieu de ruminer des pensées négatives. On se fait plaisir comme on peut.

C'est un soulagement pour moi que de manger des sandwichs seule en marchant, en faisant autre chose (courses, lecture).

Peut-être me suis-je tellement conditionnée que même quand je suis seule chez moi l'idée de me mettre à table ravive toutes ces sensations, dont j'avoue je viens d'avoir conscience en te répondant.Il m'arrive même parfois de me dire que ce n'est pas la peine, puisque je suis seule, de mettre le couvert.

Désolée de m'être étalée (au sens figuré) comme cela, mais le fait de répondre à Isabelle m'a amenée à réfléchir et à mieux comprendre pourquoi je ne peux pas manger seule sans faire autre chose. Merci Isabelle !

Lia.
Abonné

J'ai perdu ma longue réponse mais pour faire bref je voulais dire que je vais régulièrement au restau seule et avec plaisir, el soir avant uen réunion je n'ai pas el temps de rentrer. je pourrai avaler un sandwich, ce que je fais de temps en temps mais en général je préfère "m'inviter" au restau. je vais souvent dans des trucs asisatiques, ej choisis avec soin ce que j'aime, parfois ej emange 3 entrées et rien d'autre ou jsuet du délicieux riz gluant cuit à la coco avec eun salade de papaye verte. je déguste, je savoure en silence et j'aprécie ce calme et ce rendez vous avec moi.

Pour la télé je ne pourrai plus manger devant je crois. Je n'arrive pas à déguster, savourer, me sentir rassasiée. Et en plus les programmes tv me plaisent de moins en moins. Par contre régulièrement j'écoute mon émission chérie à la radio si je tombe dessus à al bonne heure et que je mange tard. La distraction n'est alors que sonore et a peu d'impact. 

La frustration c'est peut être justement ce que lôn a à découvrir et apprendre ici. Voir combien on répond à la frustration par le fait de manger et non l'inverse. Avec le programme on en arrive à mieux tolérer toutes nos émotions et à manger pour se nourrir et se faire plaisir quand on a faim. Quand je crois actuellement un super gateau ou même juste que je pense à quelquechose de très bon je ne me sens plus frustrée. Je em réjouis du fait qu'un jour ou un autre moment ou j'aurai fai je pourrai manger avec plaisir un gateau ou autre chose. Par contre j'ai encore la frustration le petit deuil d'arrêter de manger quand je n'ai plus faim. Mais c'est furtif et passager. Le temps de le vivre, el temps que le cerveau et le corps oublient les souffrances des régimes et des privations et des calculs de calories etc......

Je le vis comme un lavage de cerveau "à l'envers" dans le bon sens du terme.

isabellej.
Abonné

Flo je comprends tout à fait

j'ai moi-même 'subi' un déménagement à l'âge de 10 ans, et se refaire des amis a été problématique jusqu'à l'arrivée au lycée, en troisième j'ai fini par passer mes récrés cachée dans les couloirs à avoir trop peur d'aller dans la cour

du coup, dès que j'ai pu éviter la cantine, je l'ai fait, j'ai tellement supplié ma mère que la pauvre faisait le grand écart pour m'aider à rentrer manger à la maison, alors même que du coup j'avais très peu de temps pour déjeuner

je comprends que cette sorte de stigmatisation résonne encore très largement en toi, c'est le genre d'associations pénible

si j'y réfléchis, alors que j'ai été éduquée dans le  "no télé en mangeant",  dès que j'ai pu  (et quand je rentrais du collège pour manger à la maison) je mangeais devant la télé, donc je te comprends tout à fait

pour sortir des écrans, j'ai commencé par me mettre de la musique, ça fait cool, la musique, la musique ne vous juge pas, la musique vous dit qu'elle vous aime

et puis maintenant je n'ai plus besoin de musique, j'ai plus de plaisir à manger seule dans le silence que devant mon écran et que surtout devant la télé

si on m'avait dit ça il y a quelques temps j'aurais eu du mal à le croire.....

Clara2115.
Abonné

Effectivement, je pense que je suis trop pressée mais c'est que j'aime bien comprendre et approfondir les choses...

Mais je pense que effectivement lorsqu'on a pas de problèmes avec la nourriture on ne se sent pas frustré de ne pas manger sans faim c'est naturel... Je pense qu'en fait le problème est que je ne dois pas encore vraiment reconnaitre la faim donc à voir dans quelques jours...

La j'ai mangé quelques "MnMs", je me suis fait plaisir et je pense que j'avais un petit creux mais je ne suis pas sûre... Peut-être était-ce une EME.

En plus je rentre de trois semaines de vacances en THAILANDE, donc je pense avoir bcp de EME depuis que je suis rentrée car difficile le retour à la réalité!

Clara2115.
Abonné

Autre chose, vous parlez toutes du fait qu'il ne faut pas manger devant la télé mais c'est vraiment trop un plaisir, ça m'embête de ne pas le faire surtout le petit-déjeuner...

Pensez-vous vraiment qu on ne peut pas se concentrer syr ce que l'on mange? Car j'ai vraiment l'impression de pouvoir faire les deux...

Je ne vis pas seule donc ce n'est vraiment pas car j'ai peu d'être seule dans le silence mais car on aime bien le faire.

FloD75.
Abonné

@ Isabelle : en effet en ce moment je mange avec la radio, mais pas de la musique. Et si je ne mange pas devant la télé c'est qu'elle a fait son apparition tard chez mes parents, alors que j'étais en licence donc je n'ai pas pris cette habitude et je la garde car je n'ai pas la télé chez moi ! Je n'aurais jamais pensé à cela comme effet bénéfique !

@ Lia : quand je lis tes commentaires en général j'ai l'impression que tu n'es pas loin du terme du voyage. Bravo! Je trouve que c'est une excellente idée que de se faire un petit resto comme on se fait un petit cadeau, pour se faire du bien, pour se faire plaisir, pour se remercier. Voilà un défi que je pourrais me lancer : aller au restauran seule et pour me faire plaisir et non pas parce que je ne peux pas faire autrement.

Lia.
Abonné

@Clara la notion de plaisir est variable et personnelle. Il y a15 ans j'avais du plaisir il me semblait à allumer ma première cigarette dans mon lit le matin!!!!!!! BEURK!!!! ca fait 10 ans que je en fume plus et je ne comrpends pas comment j'y ai trouvé du plaisir.

Pour la télé je ne me souviens pas quand il ma'rrivait de manger devant si c'téait du plaisir. C'était plutôt pour l'impression de partager quelquechose en commun avec quelqu'un, avoir un sujet qui nous occupe les yeux et la conversation. Je te dirai d'essayer un repas en tête à tête style repas aux chandelles et voir ce qui se passe. Qu'est ce qu'on fait du silence, est ce qu'on savoure plus etc?????

Nos repas en famille sont des moments ou on déguste et ou on parle de soi, de sa journée, de ce que l'on aime. Par contre on évite les sujets qui fachent, les trucs de tensions ou autre, sinon on ne déguste plus.

@flo: C'est vrai que ca fait un moment que je suis là, j'adore ce progrmamme depuis le début. Mais le chemin est encore long pour moi jusuq'à accepter (je coryias que c'était fait mais non!) que je ne maigrirai peut être pas. C'est dur parfois mais ma foi j'ai tellement déglingué mon métabolisme à coup de régimes que ce sera peut être le cas? Dans un tchat de groupe denrièrement Zermati parlait de lâcher toute idée de maigrir dans un premier temps pour se consacrer au plaisir notamment de manger....tout en reconnaissant que la plupart d'entre nous sommes là dans l'idée de maigrir!!!!!!!!

Je n'ai pas encore lâché cette idée finalement. Et cette idée maintient dans le contrôle, la restriction, éloigne de nos sensations. Moi par exemple je suis en sevrage de balance, mais réellement c'est une drogue dure de se peser. Là je me pèse une fois tous les 15 jours..........dur dur.......

isabellej.
Abonné

Clara, je pense que l'on peut se concentrer sur ce qu'on mange lorsqu'on voit la télé (ou devant l'ordi)

seulement, je trouve, pour ma part, qu'il y a un parasitage

typiquement, lorsque je vois une série, je m'identifie aux personnages, je ressens leurs émotions, je réagis à ce qu'il se passe...

du coup cela déclenche des émotions spécifiques qui parasitent mes vrais besoins alimentaires

par exemple je vais avoir envie soudain d'un truc bien sucré genre chocolat blanc, ça me calme, en fait ça calme mes émotions...

alors que lorsque je mange à table, soit seule, soit en bavardant avec ma famille,   je ressens beaucoup mieux ce dont mon corps a vraiment besoin, sinon je ne suis que dans l'approximation, le contrôle ou le lâchage total

 

mais ne te force pas au début, prends ton petit dej devant la télé, un pas à la fois....

si tu peux faire un repas par jour avec juste télé en fond sonore ou musique pour commencer, ensuite tu verras

 

 

à Lia :   je n'ai pas renoncé à l'idée de maigrir, ce n'est pas vraiment une priorité, car je dois dire que ma motivation première était de sortir de mes troubles alimentaires, car j'appréhende de me retrouver obèse à 60 ans avec des problèmes de santé  si je prends 10 kilos à chaque coup dur dans la vie

bon du coup, là c'est déjà gagné, je fais d'énormes progrès dans mes conduites alimentaires, comme jamais je dirais...   le poids ne dévisse pas encore, bien que j'estime être environ 15 kg au dessus de mon poids de forme

mais ça sera un bonus, déjà je sais que ma santé est préservée dans le futur (de ce point de vue là)

AguaMaria
Marraine

Bonjour Clara,

Je comprends ce que tu veux dire pour le plaisir gustatif. Pour ma part, je me rend compte que je n'apprécie pas nécessairemnt le goût de tous les aliments que j'enfilais si vite et si goulûment. Quand je prends le temps, beaucoup de ces plats, particulièrement la viande, sont très fades ou inintéressant.

Par contre, ce n'est pas le cas pour les plats très parfumés (mets indiens ou thaiïlandais), ou les grillades bien marinées, (mets libanais).

Ce qui me fait dire, que le plaisir que j'éprouvais c'était essentiellement le sentiment de me remplir... comme une protection contre quelque choses..

Les aliments prennent donc une place différente dans mon alimentation moi qui me croyais si gourmande. Je ne le suis pas tant que ça finalement. Je n'aime pas vraiment les trucs sucrés, en tout cas pas longtemps, ce qui fait que je n'en mange plus beaucoup ou en très petite quantité une fois l'aspect du tabou et de l'interdit enlevé..... mais c'est comme un deuil à faire... le changement de la représentation de l'aliment dans la gestion des émotions...

Bonne continuation!

G.Apfeldorfer
Votre coach

Bonjour, tout le monde! Quel fil de discussion passionnant! Vous êtes toutes super!

 

Je vous donne mon point de vue. Le plaisir à manger est complexe :

Il y a le plaisir gustatif. Nous insistons beaucoup là dessus. Car ce plaisir permet la régulation des prises alimentaires. Il faut avoir faim pour ressentir ce plaisir, et la fin du plaisir signale la fin de la prise alimentaire. Le plaisir à manger est un élément de régulation fondamental des prises alimentaires.

Mais il y a aussi le plaisir convivial, le plaisir de manger des aliments porteurs de représentations réjouissantes.

Parfois, l’objectif est de rajouter du plaisir au plaisir, et c’est ce qu’on fait lorsqu’on mange en musique, ou avec la télévision.

Et aussi, il y a l’évitement du déplaisir (qui est comme une forme de plaisir, en quelque sorte). Du déplaisir à penser et ressentir les émotions allumées par les pensées. Des pensées comme : « je suis seule » (et malheureuse) ou d’autres… La TV est alors, associée à la nourriture, un moyen de se fermer à ses pensées. Manger en marchant peut être une conduite du même ordre.

Nous sommes là sur le territoire des EME. c’est de ce côté qu’il faut alors travailler.

Manger lentement : comme le dit isabellej, l’important n’est pas de mâcher, ou de manger lentement, mais de manger attentivement (en pleine conscience…) Mais comment manger attentivement et vite ? Pas possible. Mais ne perdons pas de vue le vrai objectif.

Habituellement, on mange en « attention partagée ». Par exemple, on est au restaurant, et on partage son attention entre ce qui se passe dans sa bouche, et le plaisir de la conversation. Ou chez soi, le plaisir de la télévision.

En fait, comme on voit, faire 2 choses en même temps, là n’est pas le problème. La télé, la lecture, marcher, tenir une conversation… Tout dépend comment on fait ces deux choses. En conscience pour les deux, ou bien l’une vient-elle là pour étouffer l’autre ?

Quoi qu’il en soit, nous nous vous demandons, dans les premiers temps du programme, de vous centrer complètement sur vos sensations alimentaires, d’éloigner les objets qui pourraient vous en distraire. Il s’agit là d’exercices, d’entraînement. On ne fait pas le double salto arrière d’emblée. D’abord, on fait ses gammes.

Alors, bon courage à toutes!

lahiza.
Abonné

Bonjour,

Moi aussi, comme Lia, j'aime beaucoup m'offrir le restau. Je n'ai pas à faire la cuisine, la table est joliment décorée, je découvre des recettes de cuisine, je suis comme à une terrasse de café ou à la plage : j'observe les gens et je me fais mes petites histoires... Bref, c'est souvent un bon moment. Même quand j'attends un plat. En plus, maintenant que j'ai réduit le nombre de plats par repas car ma satiété arrive plus vite, je dépense moins au restau et j'en découvre davantage ! En fait, je respecte mieux mes sensations alimentaires au restau, .

Et puis, j'adore deviner comment le plat a été cuisiné : les ingrédients et leur cuisson.

Enfin, je dois avouer que je ne peux m'empêcher de penser à ces gens qui disent qu'une femme seule au resto, ce n'est pas bien ! (Il y en a dans ma famille... ) J'ai vraiment la sensation de leur faire une pied de nez  et ça me plaît !

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