Spectateurs de ses pensées... et la réflexion dans tout ça? - 29122012

papaye971.
Ancien abonné

Au fil de mes lectures d'hier, et surtout avec tous les bouleversements que je vis actuellement, je n'arrive plus à distinguer les pensées qui envahissent ma tête (celles où je veux n'être que spectatrice), et celles qui me font réagir, ou dire des choses

D'ailleurs, même dans les relations sociales, je ne sais plus que dire ou ce que je ne dois pas dire!!!! en effet, ce qu'on dit, ça vient de ce qu'on pense....

Je ne sais pas si j'ai réussi à transmettre mon questionnement intérieur, si vous me comprenez...

Que faire? rester sans rien dire, encaisser? alors que mon tempérament c'est au contraire d'ouvrir ma bouche! 

Commentaires

petite marie.
Abonné

bonjour,

je comprends ce questionnement que j''exprimai il y a quelque temps, un peu différemment : si mes pensées sont des pensées automatiques, alors qui suis-je, qu'est ce qui me définit ? qu'elles sont mes vraies pensées, mes vraies réfléxions qui font que je suis ce que je suis.

alors "encaisser", je dirai surtout pas...

et je vois les choses de cette façon maintenant :

certes mes pensées automatiques ne sont que des pensées automatiques, elles ont également une importance, après tout c'est ce que l'on ressent à l'instant T

La méditation sur le long terme, me fait repérer des pensées, qui ne sont pas forcément tout le temps présentes, mais quand elles le sont, elles sont envahissantes : ce sont des pensées automatiques...pas de problèmes...leur présence me fait prendre conscience de ma fragilité du moment, de mon besoin de prendre du recul ou de prendre soin de moi

et puis, il y a des pensées récurrentes, des réflexions, qui ne procurent en général pas la même intensité émotionelle négative immédiate, et là c'est souvent un mélange de réflexion et de pensées automatiques

par exemple : ma vie va trop vite pour moi, je n'arrive pas à suivre :

je pense objectivement que le rythme que je vis n'est pas adapté à mon rythme personnel, et qu'il m'est indispensable de m'aménager des pauses, des respirations pour pouvoir continuer à faire face.

et la pensée automatique associée est : je ne suis pas à la hauteur

je ne vois pas comment aménager ma vie pour baisser le rythme (obligations familiales, professionelles, etc etc), alors "ma vie va trop vite pour moi, je n'arrive pas à suivre" ressemble beaucoup à une pensée automatique et il m'arrive de douter.

lorsque je suis suffisamment sereine, je pense que je vis un certain nombre de contraites difficiles à assumer faute de temps, mais que je fais au mieux.

 

pour conclure et essayer de clarifier (difficile d'expliquer clairement quelque chose qui n'est pas si clair que ça dans ma tête...) :

toutes nos pensées sont nôtres, mais nous ne devons pas nous identifier à elles :

elles peuvent évoluer dans le temps, elles sont le reflet de notre état d'esprit du moment ou de notre réflexion, elles apportent toutes un éclairage sur ce que nous sommes :

dis à une amie : "je suis nulle" si c'est ce que tu ressens et tu verras qu'elle traduira par "elle ne va pas très bien en ce moment", tu es la seule à risquer de t'identifier à cette pensée... les pensées automatiques, c'est une histoire entre toi et toi, les autres ont le recul nécessaire pour faire le tri...

on a les cheveux lisses ou frisés par hérédité, la coupe X parce que c'est la mode ou parce qu'elle est pratique, la couleur Y parce qu'il faut bien cacher ses cheveux blancs...mais au final c'est notre chevelure...

c'est un peu pareil pour les pensées à mon humble avis...

mon Dieu, je viens de relire mon texte...bravo si vous avez réussi à lire jusque là, ce n'est vraiment pas limpide mais j'envoie quand même

bonne journée, bon week end et bon bout d'an

petite marie

mamanours.
Abonné

Bonjour,

je me permettrai juste un petit conseil, donné par un thérapeute et très utile : quand on ne sait pas quoi dire on ne dit rien et quand on ne sais pas quoi faire, on ne fait rien... et souvent la solution vient d'elle même!

bonne journéewink

jpzermati
Votre coach

Bonjour Papaye,

Les pensées automatiques ne sont pas des pensées que l'on peut contrôler. Elles traversent notre esprit sans crier gare.

Les exercices consistent à prendre conscience de leur présence et de ne pas se laisser emporter par elles. Il s'agit d'apprendre à s'en détacher, à laisser ciculer dans notre tête sans trop y prêter d'attention. Un peu comme on allume sa télé sans faire attention à ce que ça raconte. 

En revanche, nos réflexions sont assimilés à des comportements. Nous pouvons davantage les contrôler. Elles conduisent nos actions.

Ainsi, j'ignore totalement quelles pensées automatiques traverseront mon esprit d'ici quelques instants. Je ne peux même pas contrôler celles qui occupent mon esprit à l'instant même où j'écris ces lignes. Et croyez-moi, il y en a. En revanche, je peux décider de ce que je vais écrire dans 5 minutes.

L'attitude que nous préconisons par rapport à nos pensées n'est pas de savoir si elles sont justes ou fausses, intéressantes ou pas... Mais si elles sont utiles. Nous aident-elles à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Ce que nous voulons c'est que nos pensées automatiques et nos émotions ne prennent pas le contrôle de nos comportements.

Nos émotions nous entrainent souvent à prendre les décisions les plus confortables et par forcément les plus conformes à nos intérêts à long terme et à ce qui est réellement important à nos yeux.

J'espère que ce que je viens de vous dire ne va pas vous faire trop de noeuds au cerveau.

 

jPZ

mistigri.
Abonné

Ce matin, je suis allée voir un notaire, et je lui ai posé des questions très précises : je suis dans telle situation, que va-t-il en résulter pour ma fille si je décède (j'ai 63 ans, mais elle n'en a que 25 et a un emploi assez précaire) . J'ai eu des réponses précises, et je suis très contente, j'avais des tas d'idées fausses sur le problème, et je m'aperçois que des solutions existent.

Lors de mes séances de RPC, j'avais l'impression de tourner en rond, je ne pensais pas à ce problème précis, mais mes pensées, ressentis, émotions étaient douloureux.... souvent, je cherchais une amélioration par la RPC, et c'était de plus en plus douloureux. 

Et puis j'ai eu la chance que quelqu'un me conseille de voir un notaire...je me sens déjà plus claire, plus active. J'ai des démarches à mettre en route, des tas de points à clarifier.

Moi aussi, j'ai du mal à exposer le problème, peut-être que dans mes pensées automatiques, il y avait cette angoisse non formulée , cette envie de tout laisser tomber, cette peur de savoir, cette impression d'impuissance et que cela m'a poussée malgré tout à  me documenter pour au moins faire l'état de mes problèmes familiaux, dans leur aspect juridique et financier,tout du moins et que cette fois-ci, j'ai commencé à passer à la réflexion?

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