Aller au contenu principal
Accueil forum       Retour à liste des sujets

Sucre

Maigrir sans régimes : La méthode Linecoaching La démarche Linecoaching: comment changer en profondeur
07 juin 2012 à 08h
Bonjour, Plus d'un mois que je suis la méthode ou j'ai réduit mes prises alimentaires, je ne petit déjeune plus et essaye de manger à ma faim. Je n'étais pas au régime avant mais à 44ans je pense les voir tous essayé ! Alors je ne m'explique pas comment avec un des régime je mangeais beaucoup plus qu'aujourd'hui, et j'ai perdu du poids(plus de sucre ni féculents) et aujourd'hui je ne perds rien en mangeant peu mais des aliments que j'aime. Il faut donc manger presque rien pour des calories égales, alors j'ai peur de ne devoir plus rien manger en quantité pour espérer maigrir. Avez-vous ressenti la même chose ? Des solutions peut être ? Merci bonne journée ( de jeune .) a vous

Voir le dernier message

27 commentaires

Je viens de lire tous les posts içi et je voulais juste dire que je ne devais jamais finir mon assiette, c'était interdit! il fallait toujours laisser quelque-chose, ma mère avait instauré cette règle ridicule dans l'espoir que ma grande soeur mangerait moins, et moi je croyais que c'était très mportant pour une question d'éducation. Je croyais qu'on allait donner aux pauvres ce que je ne mangeais pas!

A force de nous priver ma mère a réussi à nous faire manger en cachette. Avec ma soeur on se faisait des orgies de raisin cueillis dans le champ de la voisine par exemple..

Alors dans un sens comme dans l'autre, c'est pas bon comme tous les excés. Il faut juste rester cool, c'est ce que j'essaie de faire!

Effectivement, c'est très plaisant de devoir assumer que nous sommes de fins gourmets, pour ma part j'ai toujours pense que si j'étais marié à un chef étoile (qui cuisinerait pour moi bien sur !) je n'aurais pas de problème de poids. Depuis mon démarrage sur lc je deviens de plus en lus exigeante dans ce que je mange, que du bon. Et du coup, les produits industriels ne sont plus satisfaisants. Manger peu, mais fin et bon. Bonne soirée à tous

Bonjour,

Les regimes que tu as fait etaient sans doute riches en proteines et pauvres en glucides ?

Les proteines rassasient et ne sont pas stockees. En plus, il parait que l'on brule plus de calories apres un repas riche en proteines. Le probleme est que ces regimes sont lassants et dangereux, on peut meme se bousiller les reins.

 

Bonjour tout le monde,

C’est merveilleux, ce site, c’est à peine si j’ai besoin de répondre, car tout est dit !

Bon, j’apporte néanmoins mon grain de sel. Il ne faut pas confondre volume et quantité calorique. Ce qui compte, c’est que les aliments que nous mangeons nous nourrissent, apportent la quantité énergétique nécessaire à notre organisme. Ce qui ne compte pas, c’est le volume alimentaire que l’aliment occupe.

Bien des personnes croient qu’elles peuvent tromper leur organisme en mangeant des aliments en grand volume, à faible valeur nourrissante. C’est même le principe de la plupart des régimes amaigrissants. L’industrie agro-alimentaire a aussi beaucoup poussé à la roue, en sortant des aliments allégés, mais là aussi on commence à en revenir…

Les aliments les plus nourrissants (= à densité calorique élevée) ont aussi un goût fort, et apportent une grande satisfaction, avec peu de bouchées. Mais bien sûr, seulement à condition que l’on mange en les dégustant attentivement !

Il est fréquent que, dans le début, lorsqu’on remplace des aliments peu nourrissants par des aliments plus nourrissants, on croie manger moins alors qu’en fait, en valeur calorique, on mange au moins autant, sinon plus. Peu à peu, on se rend compte qu’en mangeant des aliments riches, la saturation gustative intervient avec un nombre ridicule de bouchées. Eh oui, il n’y a pas besoin de plus, et il faut donc prêter une très grande attention à chaque bouchée !

N’est-ce pas satisfaisant, finalement ? Manger à petites bouchées, sans s’alourdir, attentivement, des aliments précieux, merveilleux ?

Je crois n'avoir jamais été régulée. Je ne peux pas bien me souvenir de ma petite enfance, mais j'ai cette sensation de m'être toujours sentie "trop", trop grosse, trop lourde, trop pesante, je prenais trop de place. Ces expressions sont à ouble sens, je m'en rends compte maintenant.

Sur les photos, à 2 ans j'ai des rondeurs de bébé. Les années suivantes, sur les photos, j'étais disons de corpulence normale, mais toujours avec cette sensation d'être trop grosse. c'est possible ça, de s'être sentie trop grosse depuis toute petit ?

Je crois que j'ai toujours culpabilisé de manger, enfin, culpabilisé tout court et donc de manger, et cela a engendré beaucoup, beaucoup d'EME depuis toute petite. décrétée trop lourde par une infirmière à 10 ans car je pesais 40kg, je me rappell que j'en avais perdu 3 après l'opération de l'appenicite. J'ai fait mon premier régime (pamplemousse et ouefs dus) à 12 ou 13 ans, Montignac à 16 ans, etc...

Je me demande si un jour je quitterai cette culpabilité de manger, d'être moi-même, avec mon poids, mon physique. Je sens toujours le regard narquois de ma mère sur moi (mère ayant elle-même des problèmes de poids), scrutateur et culpabilisateur de mon père. Ils font partie de moi maintenant, ils SONT moi. Difficile de m'en défaire.

Merci pour vos posts, qui me poussent à réfléchir et à prendre conscience de ce qui m'habite. Et merci du partage de vos expéiences, qui me parle.

Pour ma part, j'ai été une mangeuse régulée jusqu'à l'âge de 6 ans. J'étais ce qu'on appelle "une petite crevette" et même si le message réintéré chaque jour et à chaque repas était "mange", il n'y avait aucune obligation de finir mon assiette, on me laissait faire puisque j'étais en bonne santé mais l'angoisse maternelle était quand même là.

Ma mère m'a allaitée jusqu'à l'âge de 18 mois car je refusais toute autre alimentation et le lair était alors en "self service" d'après les explications de ma mère.
Quoi qu'il en soit, je ne me souviens pas franchement de cette période-là...

Mais je vous rejoins dans vos propos pour nous tout est à découvrir, à apprendre et à faire nôtre cette nouvelle vie qu'est celle d'un mangeur régulé.

Je pense que le fait de gouter de tout et finir son assiette est très ancré dans la culture française, et je ne suis pas sûre que ce soit mauvais... Gouter de tout est pour moi toujours très important et mes enfants doivent manger de tout. Pour ce qui est de finir son assiette, je ne l'imposerai plus à mes enfants et je veillerai à ce qu'elle ne soit pas trop remplie.

Je pense que c'est là que les problèmes ont du commencer chez moi. Le repas n'était pas équilibré car trop riche et en trop grandes quantités ET qu'on m'a appris très jeune à tout manger (pour être gentille, faire plaisir à maman...), c'est le début de la fin. Sans entrer dans le débat de la charge affective autour de la cuisine ! "Je passe trois heures par jours dans la cuisine pour vous faire plaisir alors il faut manger" et si on n'aime pas le plat ou qu'on n'a pas trop faim et que c'est pris comme une attaque personnelle envers la cuisinière, bien on se force encore un peu plus pour aller au delà de ce qu'on a besoin.

Bon, bien je vois que j'ai une sacré valise à décharger... je ne sais pas quel est le meilleur endroit pour le faire... Je vais aller poser quelques questions techniques et de 'confidentialité" sur le fonctionnement du blog ;-)

Vous êtes un peu plus jeunes que moi, mais je suis née en 1944, à la fin de la guerre, à une époque où tout le monde avait eu faim. Plus ou moins, mais tout le monde au moins un peu. Mes parents et mes grands-parents connaissaient le prix et la rareté de la nourriture, et je ne peux vraiment pas leur en vouloir de nous avoir éduqué à manger tout ce qu'on nous donne, que ce soit bon ou non, et à finir nos assiètes. C'est vrai que je n'arriverai probablement jamais à cause de ça à atteindre leur fameux rassasiement gustatif, mais je ne peux pas en vouloir à mes parents pour ça, ils ont fait au mieux étant donné les circonstances.

Eh bien ! Je pensais que vous aviez été un jour, contrairement à moi, des mangeurs régulés. Et je m'aperçois que finalement non, nous semblons nombreux à avoir été marqués par une éducation alimentaire "au forcing" !

Le problème se complique donc : il ne s'agit pas de retrouver la régulation, mais bel et bien de la connaître pour la première fois, après 50 ou 60 années de vie pendant lesquelles nous avons été coupés de nos sensations gustatives !

Je crois que bébé, j'étais régulée et petite mangeuse, mais ça a fait peur à ma maman, d'où pédiatre (à l'époque, 1960, c'était du super-luxe) et conseil : 6 morceaux de sucre PAR BIBERON. J'ai de la chance, je ne suis pas devenue diabétique.... 

La devise de la famille était "mange, tu ne sais pas qui te mangera...". De préférence du beurre (on est toujours en Ardennes Belges) du lard, des oeufs, de la crème, des choses qui nourrissent .... Je me souviens qu'ado, je "triais" mon assiette, je mangeais d'abord un peu de viande, quasi pas de pommes de terre et la salade en dernier, et dans une assiette à part "comme les français". Et je détestais la pâtisserie. J'ai toujours le pudding vanille en horreur.  J'adorais les plats mijotés de légumes (potées) et les salades complètes, et c'est toujours le cas. Je m'en suis privée pendant des années. Maintenant, à moi les couscous, tajines, mezzes....waterzooi....!

J'ai eu un poids normal jusque mes 18 ans,  ((55 kg-1m60). Malheureusement mon premier copain me trouvait grosse (!) et j'ai voulu perdre du poids. Je l'ai perdu (48 kg) et là, paf, maman qui ne comprenait rien me fait prendre du "sirop qui donne de l'appétit", mais j'ai résisté, je n'ai pas regrossi.... mais j'ai fait de l'anémie.  Ensuite bébé, et lâchage complet (je pouvais, il fallait manger pour deux, tout le monde trouvait normal que je grossisse) et paf : 30 kg de plus. Reperdus (régime scardsdale, un dur-dur) et beaucoup de vélo (30 km /jour pour aller bosser, sur des côtes, on est en Ardennes Belges). Et puis le yo-yo régime/prise de poids jusque mes 94 kg actuels. J'ai fait mieux, je suis montée jusque 106 une fois. 

 Maintenant, si je pouvais perdre 10/15 kg histoire de soulager mon coeur et mes articulations, ce serait vraiment bien, mais définitivement, je laisse mon corps décider et en attendant, je mange ce que j'aime en petites quantités. Je vais bientôt voir si je maigris, car je suis à l'étape où on doit fractionner ses repas.

Je sais ce que c'est d'avoir été mince, mais je me sentais grosse, donc je ne sais pas ce que c'est "se sentir mince et jolie". Ceci expliquant sans doute le reste, et parfois je m'en veux vraiment, mais, comme le dit mon psy, je ne savais pas, donc je ne suis pas coupable.  Maintenant je sais, et je deviens responsable.

Ouf ! c'est dit, ça m'a fait du bien !