Sucre - le 07/06/2012

Odette.
Abonné
Bonjour, Plus d'un mois que je suis la méthode ou j'ai réduit mes prises alimentaires, je ne petit déjeune plus et essaye de manger à ma faim. Je n'étais pas au régime avant mais à 44ans je pense les voir tous essayé ! Alors je ne m'explique pas comment avec un des régime je mangeais beaucoup plus qu'aujourd'hui, et j'ai perdu du poids(plus de sucre ni féculents) et aujourd'hui je ne perds rien en mangeant peu mais des aliments que j'aime. Il faut donc manger presque rien pour des calories égales, alors j'ai peur de ne devoir plus rien manger en quantité pour espérer maigrir. Avez-vous ressenti la même chose ? Des solutions peut être ? Merci bonne journée ( de jeune .) a vous

Commentaires

tournesol1950.
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Comme toi j'ai commencé fin avril... j'ai l'impression de beaucoup moins manger qu'avant... mais je remange des aliments que j'évitais et je ne perds rien. Je ne fais que commencer la méthode et je me sens mieux dans mon rapport à la nourriture alors j'attends la fin des 6 mois pour en constater les effets sur la balance. Certains disent avoir perdu plusieurs kilos, d'autres rien sinon avoir repris mais chacun est différent !

lulau8.
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Il faut laisser le temps ! 

 

J'ai commencé LC en février. J'ai vu les premiers petits effets sur mon poids au bout d'un mois et demi environ. Puis d'un coup ça a baissé (pas de façon astronomique, mais régulière et ça donne l'impression que ça peut durer). 

Je me suis aperçue que je mange trop. J'ai réduit les quantités, je m'autorise ce que j'ai envie, quand j'en ai envie à condition d'avoir faim. J'analyse mes "pulsions alimentaires" quand je n'ai pas faim et très souvent cela me suffit pour ne pas succomber. Ou alors juste en attendant d'avoir à nouveau faim pour manger quand je "succombe" ! 

 

J'ai cru m'affamer plus d'une fois ! Mais en fait le corps se réhabitue petit à petit à manger que ce dont il a besoin ! 

 

Donc patience, tu verras, ça finira par baisser et à trouver la juste quantité à manger. 

belette21.
Abonné

Si tu étais en restriction avant LC il est normal qu'aujourd'hui tu ne perdes pas de poids (pour le moment).

Ta phrase est assez révélatrice : "Il faut donc manger presque rien pour des calories égales, alors j'ai peur de ne devoir plus rien manger en quantité pour espérer maigrir."

Déja ici tu peux oublier le concept de " il faut " " je dois " car la RA est basée sur l'écoute de ses sensations, pas sur des devoirs ou des obligations.

Je ne dis pas que c'est facile car quand j'écoute mon entourage personnel et professionnel je me rends compte que les " il faut " j'en entends par centaines tous les jours.

Tu peux aussi oublier le concept de calorie, puisqu'ici on ne mange pas en fonction de l'apport calorique des aliments, on mange en fonction de ses besoins.

Tu as peur de ne devoir plus rien manger... rassure toi tu pourras toujours manger quand tu auras faim.

En revanche maigrir... ce n'est pas toi qui décideras c'est ton corps, et aucune de nous ne peut prévoir si perte de poids il y aura ni de combien... cela dépend de beaucoup de choses, entre autres du nombre de régimes que nous avons fait auparavant et de toutes les restrictions que nous nous sommes imposées.

Quoiqu'il en soit je suis sure que les Dr sauront te rassurer mieux que moi.

Bon courage et bonne continuation avec nous wink

Lily.
Abonné

Bonjour Odette,

Moi aussi j'ai déjà maigri en mangeant de grandes quantités. Avec Weight Watchers, je privilégiais toujours, par exemple, les aliments que l'on peut manger "jusqu'à satiété" (sans jamais expliquer ce qu'est la satiété...). Je me faisais des saladiers de pâtes complètes / légumes et je maigrissais !

Mais finalement avec Weight Watchers, je n'ai rien résolu de mes envies émotionnelles de manger, et de ce besoin de me remplir... Donc ensuite, j'ai regrossi peu à peu...

Ce que tu exprimes, c'est la frustration de ne pas manger de grandes quantités, et c'est souvent le cas effectivement. Tu le liras encore dans ce forum. Quand on se rend compte qu'on n'a pas de gros besoins, et qu'on mange peu, on se sent souvent frustré. Il faut du temps ensuite pour gérer cette frustration et apprendre à ne plus avoir besoin de grandes quantités de nourriture pour se sentir bien...

Tu as commencé récemment, ce n'est pas grave de ne pas avoir maigri... Tu réfléchis encore beaucoup à ce que tu manges, puisque tu comptes encore en calories... Ne compare pas. Essaie de te concentrer sur tes sensations alimentaires, sur la dégustation des choses que tu aimes vraiment...

Il y a moins de frustration à manger de petites quantités quand on déguste des aliments avec une vraie consistance et de vrais saveurs.

Mais il faut du temps...

Bonne route à toi !

Lily

Mélanie_D.
Abonné

Bonjour !

Je trouve ce forum vraiment super, il bouge beaucoup, il y a toujours quelqu'un pour nous répondre, et toujours avec beaucoup de sagesse et de sincérité !!

Merci !!

capuccino
Marraine

Odette,

Je me joins aux autre linecoatchées pour t'apporter un peu de soutien.


Je comprends ton angoisse de voir les quantités que tu avales diminuer et de voir ton poids lui rester stable. Ce qui est important aujourd'hui, ce ne sont pas les quantités mais la qualité gustative de ce que tu manges afin de t'apporter le maximum de plaisir lorsque tu manges. Comment beaucoup d'entre-nous tu as essayé tous les régimes ou presque qui existent et à chaque fois tu as maigri mais à chaque fois tu as regrossi et tu peux donc honnêtement dire que le problème n'est pas tant de maigrir mais bien celui de maintenir le poids acquis. Or ce poids acquis difficilement souvent est-il le tien ? Ou plutôt est-il celui pour lequel tu es génétiquement programmée (set point)? Sans doute que non puisque'à chaque fois tu as repris les kilos perdus et tu es repartie en quète d'un nouveau régime. De plus, il faut savoir que notre set point varie tout au long de la vie quand on lui a imposé trop de privations à travers les régimes.

Aujourd'hui, tu es au début de la méthode, alors laisses-toi guider par les exercices rproposés dans la découverte d'une autre façon de manger et de voir la nourriture. Apprends à déguster chacune des bouchées de tes petites quantités et la frustration disparaitra.

Peut-être apprendras-tu aussi à laisser tomber ls menus "diététiquement corrects" pour manger ce qui te fais vraiment plaisir et la clef de la satisfaction est là. Te dirais-je que je fais souvent, le midi  des repas de glace.  Pas DES glaces mais UNE choisie selon mes envies et dégustée lentement  en 20 ou 30 mn. Il est rare après un tel repas que la faim réapparaisse avant le soir.

Ca c'est pour la réconciliation avec la nourriture et les quantités avalées.
Pour ce qui est du poids, je suis inscrite depuis 11 mois et je n'ai pas perdu 1 gramme, au contraire mais je sais que mes émotions me font encore régulièrement manger trop. Ces émotions je les répère quand elles sont isolées mais parfois elles se cachent pendant le repas que je prolonge inutilement. Je sais aussi que j'ai du mal à sauter un repas pour "réguler" et attendre la bonne faim pour manger...et donc toutes ces choses me font penser, que je ne suis pas à mon set point et que je peux maigrir. Je crois qu'il est trop tôt pout toi pour avoir réussi à détecter tout cela. Ne vis pas cette méthode comme un régime, cela n'en est pas un.

Nous sommes en réapprentisage alimentaire. Il faut effacer de nos cerveau tout ce que les régimes ont laissé comme trace pour redevenir le mangeur régulé que nous avons surement été un jour dans notre vie, il y longtemps, trop longtemps pour certaines. Il nous faut réacquérir cette fantastique autonomie dont notre corps est capable en matière de faim et de satiété, alors il ya du pain sur la planche.
Alors rassures-toi, ne paniques pas et laisses-toi porter par la méthode, laisse du temps au temps.

Bon courage.

Odette.
Abonné

Mélanie vient de répondre exactement ce que j'aurais aimer exprimer. Merci à tous pour vos réponses, c'est exactement ça, la frustration de constater que nous ne sommes pas des gros mangeurs.

Petit retour vers l'enfance où on nous obligeait à finir les assiettes.

J'ai aujourd'hui un petit garçon de 6 ans, qui ne mange quasiment rien, et n'est ni maigre ni gros. Heureusement que je n'applique pas les mêmes règles. Peut être que plus que le fait d'avoir tendance à prendre du poids tiendrait de la génétique, ce serait l'appétit qui serait génétiquement transmit. Sauf que la culture et l'éducation n'en tiennent pas compte !

Merci à tous pour vos réponses à nouveau.

Elena33.
Abonné

 "redevenir le mangeur régulé que nous avons surement été un jour dans notre vie"

Ce propos de Capucino me fait réfléchir : ai-je jamais été une mangeuse régulée ? J'ai franchement l'impression que non ! Depuis ma très petite enfance on me forçait à manger "de tout" et à finir mon assiette. Par contre, on ne me laissait jamais manger autant de gâteau ou de dessert que j'en aurais eu envie !

Et vous ? Avez-vous l'impression d'avoir été un jour, même ancien, un mangeur régulé ?

tamar.
Abonné

Absolument jamais, et de plus j'ai eu affaire à beaucoup de bébés, et je peux témoigner qu'il y en a qui sont régulés et d'autres pas ! J'ai une petite-fille (prématurée, est-ce que ça peut avoir un rapport ?) qui en tant que bébé sifflait un biberon après l'autre sans jamais être rassasiée. Aujourd'hui elle a 14 ans et elle est beaucoup trop grosse (vraiment beaucoup), tout en étant consciente du problème et en faisant de son mieux pour réduire les quantités. Je crois que j'étais quelque chose du même genre, style "du moment que ça se mange, je le mange !"

Chatoyante.
Abonné

[quote=Elena33]

 "Et vous ? Avez-vous l'impression d'avoir été un jour, même ancien, un mangeur régulé ?

[/quote]

 

Je ne m'en souviens pas du tout! Si ce fut le cas c'est assurément avant mes 7 ans, car après ça, j'ai eu souvent faim et je n'avais pas le droit de prendre quoi que ce soit dans le garde-manger ou le frigo... Bref, j'étais empêchée de réguler hihi

marily.
Abonné

Eh bien moi, je me levais la nuit , je grimpais sur un meuble de 80 cm je me cramponnais et je volais le paquet de biscuit.

Pour cacher mon forfait; je retournais le blister en plastique et quand maman recevait des dames pour le thé eh bien il y avait la 1 ère rangé pleine , le reste c'était vide..

Même pas honte!!

J'étais une jeune fille dodue mais sur le ventre ........rien sur les cuisses ou le derrière

A 53 ans toujours la même sillouhette, je remplis pas les pantalons mais la taille serre..

Et vous.. êtiez-vous mince ou normal dans votre prime  jeunesse ..

Ce genre de détails sont toujours restés enfouis dans ma mémoire.. Avec ces post ça ressort et l'anonymat me permet d'écrire des confidences  dont je rougirais de honte..

Merci à vous d'exister et de démontrer tant d'humour et bienveillance entre nous..

Marily

Tulipe nl.
Abonné

Aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais été régulée. On m'a aussi obligée à finir mon assiette (sinon on ne sort pas de table), à manger de tout, et oh! étonnant, à 6 ans j'avais du cholestérol et devait faire un régime draconien - ordre du dr vu à l'hopital suite à des heures d'attente dans le couloir et toutes les semaines une prise de sang... super ! Le pire c'est que je revoie les photos, j'étais ronde mais pas comme certains enfants que je vois aujourd'hui... Donc écouter mes sensations et faire confiance à mon corps et ce qu'il réclame c'est vraiment complètement nouveau pour moi. 

A propos du cholestérol, heureusement, je n'en ai plus jamais eu après donc c'est la preuve que ça venait de mon alimentation non? Je me souviens que vers 7 ou 8 ans j'avais toujours faim à 4 heures et tous mes copain allaient s'acheter un bout de pain+chocolat (organisé par l'école), évidement je n'avais pas le droit. Mais je l'ai quand même fait une fois... et ma mère m'a prise sur le fait et m'a humiliée devant tout le monde, c'était très violent pour moi. Elle était sous le choc, vexée, avait probablement peur pour mon bilan sanguin, mais moi j'ai vu que sa colère et surtout à quel point elle était insensible à ce que je pouvais ressentir... si j'avais pu creuser un trou et m'y cacher ! Après je suis passée aux tablettes de chocolat et papier rigide qu'on replie soigneusement pour qu'on ne remarque pas qu'elles sont aux 3/4 vides... qu'est-ce que j'ai pu me sentir malheureuse et seule toutes ces années !

Désolée pour cette sortie... ton paquet de petits gateaux m'a interpelée... 

Holimione.
Abonné

perso, j'étais plutôt une petite fille menue, "qui ne mangeait rien", dixit mes parents.

J'ai le souvenir de repas où je pouvais garder 10 mns une bouchée de viande dans la bouche sans pouvoir l'avaler..

mais du coup sans sortir de table non plus...

 

j'ai le souvenir dans ma petite enfance d'avoir été proprement "forcée" à manger. Par exemple, j'avais le dégoût du miel (que depuis je trouve très bon...), parce qu'on me forçait à manger des tartines "parce que le miel c'est bon pour la santé, et comme tu ne manges rien"....

j'ai de TRÈS mauvais souvenir de l'alimentation dans ma petite enfance, mais comme j'ai ensuite passé une bonne vingtaine d'année "à peu près" en paix avec l'alimentation et mon poids, j'avoue que je ne sais pas quel poids (c'est le cas de le dire), l'alimentation de mon enfance peut avoir sur mon surpoids actuel...

mais sans doute que cela a un impact, au moins au niveau des croyances du style "finir son assiette" et "ne pas jeter la nourriture"...

Holimione

Odette.
Abonné
En tous les cas être gourmands et devoir le cacher, ça rend malin ! À chacun ses forfaits! Je me souviens avoir pris une énorme claque en vacance dans un camping devant tout le monde, car j'avais utilisé la monnaie de mon père pour m'acheter une barre de chocolat, bon, la claque était surtout parce que j'avais menti sur le manque de monnaie, mais fallait-il être en manque pour ça, et je passe les 400 frs promis par mon grand père si je perdais 5 kilos dans le mois de vacançes au Portugal alors que les frères et sœurs se gavaient de glaces, le pire c'est que je les ai gagné ces 400 frs, et qu'en plus j'adorais mon grand père qui ne voulait que mon bonheur en me proposant se marche !
tournesol1950.
Abonné

Ai je déjà été une mangeuse régulée ? j'ai 61 ans, quand j'étais enfant on ne se posait pas la question... il fallait "bien" manger c'est à dire : on aime ou non il faut avaler (j'ai encore en mémoire le foie, le merlan, les poireaux... que j'avais en horreur et n'arrivais pas à avaler).. et surtout vider son assiette ! Nos parents le faisaient surement pour notre santé et notre bonne éducation... Côté poids j'avais la chance (?) de ne pas grossir et ce jusqu'à ma première grossesse car après .......... sans commentaire !

Alors reprogrammer 61 ans de non régulation ne va pas se faire en 1 mois .. je découvre et c'est tellement bien de manger ce qui fait envie mais sans se "jeter dessus" !

Odette.
Abonné

Si vous saviez le nombre de haricots verts en boite on m'a fait ingurgiter ! alors depuis LC, je le dis haut et fort, je n'aime pas les haricots vert, je n'aime pas les tomates l'hivers, pas plus que les coeurs d'artichaud en boite...etc les legumes et les fruits, ok mais de saisons et de qualité, sinon poubelle.

Tulipe nl.
Abonné

Je pense que le fait de gouter de tout et finir son assiette est très ancré dans la culture française, et je ne suis pas sûre que ce soit mauvais... Gouter de tout est pour moi toujours très important et mes enfants doivent manger de tout. Pour ce qui est de finir son assiette, je ne l'imposerai plus à mes enfants et je veillerai à ce qu'elle ne soit pas trop remplie.

Je pense que c'est là que les problèmes ont du commencer chez moi. Le repas n'était pas équilibré car trop riche et en trop grandes quantités ET qu'on m'a appris très jeune à tout manger (pour être gentille, faire plaisir à maman...), c'est le début de la fin. Sans entrer dans le débat de la charge affective autour de la cuisine ! "Je passe trois heures par jours dans la cuisine pour vous faire plaisir alors il faut manger" et si on n'aime pas le plat ou qu'on n'a pas trop faim et que c'est pris comme une attaque personnelle envers la cuisinière, bien on se force encore un peu plus pour aller au delà de ce qu'on a besoin.

Bon, bien je vois que j'ai une sacré valise à décharger... je ne sais pas quel est le meilleur endroit pour le faire... Je vais aller poser quelques questions techniques et de 'confidentialité" sur le fonctionnement du blog ;-)

tamar.
Abonné

Vous êtes un peu plus jeunes que moi, mais je suis née en 1944, à la fin de la guerre, à une époque où tout le monde avait eu faim. Plus ou moins, mais tout le monde au moins un peu. Mes parents et mes grands-parents connaissaient le prix et la rareté de la nourriture, et je ne peux vraiment pas leur en vouloir de nous avoir éduqué à manger tout ce qu'on nous donne, que ce soit bon ou non, et à finir nos assiètes. C'est vrai que je n'arriverai probablement jamais à cause de ça à atteindre leur fameux rassasiement gustatif, mais je ne peux pas en vouloir à mes parents pour ça, ils ont fait au mieux étant donné les circonstances.

Elena33.
Abonné

Eh bien ! Je pensais que vous aviez été un jour, contrairement à moi, des mangeurs régulés. Et je m'aperçois que finalement non, nous semblons nombreux à avoir été marqués par une éducation alimentaire "au forcing" !

Le problème se complique donc : il ne s'agit pas de retrouver la régulation, mais bel et bien de la connaître pour la première fois, après 50 ou 60 années de vie pendant lesquelles nous avons été coupés de nos sensations gustatives !

capuccino
Marraine

Pour ma part, j'ai été une mangeuse régulée jusqu'à l'âge de 6 ans. J'étais ce qu'on appelle "une petite crevette" et même si le message réintéré chaque jour et à chaque repas était "mange", il n'y avait aucune obligation de finir mon assiette, on me laissait faire puisque j'étais en bonne santé mais l'angoisse maternelle était quand même là.

Ma mère m'a allaitée jusqu'à l'âge de 18 mois car je refusais toute autre alimentation et le lair était alors en "self service" d'après les explications de ma mère.
Quoi qu'il en soit, je ne me souviens pas franchement de cette période-là...

Mais je vous rejoins dans vos propos pour nous tout est à découvrir, à apprendre et à faire nôtre cette nouvelle vie qu'est celle d'un mangeur régulé.

Marie-Paule.
Abonné

Je crois que bébé, j'étais régulée et petite mangeuse, mais ça a fait peur à ma maman, d'où pédiatre (à l'époque, 1960, c'était du super-luxe) et conseil : 6 morceaux de sucre PAR BIBERON. J'ai de la chance, je ne suis pas devenue diabétique.... 

La devise de la famille était "mange, tu ne sais pas qui te mangera...". De préférence du beurre (on est toujours en Ardennes Belges) du lard, des oeufs, de la crème, des choses qui nourrissent .... Je me souviens qu'ado, je "triais" mon assiette, je mangeais d'abord un peu de viande, quasi pas de pommes de terre et la salade en dernier, et dans une assiette à part "comme les français". Et je détestais la pâtisserie. J'ai toujours le pudding vanille en horreur.  J'adorais les plats mijotés de légumes (potées) et les salades complètes, et c'est toujours le cas. Je m'en suis privée pendant des années. Maintenant, à moi les couscous, tajines, mezzes....waterzooi....!

J'ai eu un poids normal jusque mes 18 ans,  ((55 kg-1m60). Malheureusement mon premier copain me trouvait grosse (!) et j'ai voulu perdre du poids. Je l'ai perdu (48 kg) et là, paf, maman qui ne comprenait rien me fait prendre du "sirop qui donne de l'appétit", mais j'ai résisté, je n'ai pas regrossi.... mais j'ai fait de l'anémie.  Ensuite bébé, et lâchage complet (je pouvais, il fallait manger pour deux, tout le monde trouvait normal que je grossisse) et paf : 30 kg de plus. Reperdus (régime scardsdale, un dur-dur) et beaucoup de vélo (30 km /jour pour aller bosser, sur des côtes, on est en Ardennes Belges). Et puis le yo-yo régime/prise de poids jusque mes 94 kg actuels. J'ai fait mieux, je suis montée jusque 106 une fois. 

 Maintenant, si je pouvais perdre 10/15 kg histoire de soulager mon coeur et mes articulations, ce serait vraiment bien, mais définitivement, je laisse mon corps décider et en attendant, je mange ce que j'aime en petites quantités. Je vais bientôt voir si je maigris, car je suis à l'étape où on doit fractionner ses repas.

Je sais ce que c'est d'avoir été mince, mais je me sentais grosse, donc je ne sais pas ce que c'est "se sentir mince et jolie". Ceci expliquant sans doute le reste, et parfois je m'en veux vraiment, mais, comme le dit mon psy, je ne savais pas, donc je ne suis pas coupable.  Maintenant je sais, et je deviens responsable.

Ouf ! c'est dit, ça m'a fait du bien !

Elena33.
Abonné

Ton témoignage est très émouvant, Marie-Paule.

C'est fou comme on est passé en quelques décennies d'une civilisation "il faut bien manger et des choses très nourrissantes" (six morceaux de sucre dans le biberon, sirop pour recouvrer l'appétit) à une civilisation "attention l'obésité guette ; sucre et gras, aliments tabous" !

J'en suis à ma première semaine de LC et je découvre tous vos témoignages avec intérêt et émotion. ça fait du bien de se sentir moins seule face à ces vertigineux problèmes alimentaires !

clementine77.old.
Abonné

Je crois n'avoir jamais été régulée. Je ne peux pas bien me souvenir de ma petite enfance, mais j'ai cette sensation de m'être toujours sentie "trop", trop grosse, trop lourde, trop pesante, je prenais trop de place. Ces expressions sont à ouble sens, je m'en rends compte maintenant.

Sur les photos, à 2 ans j'ai des rondeurs de bébé. Les années suivantes, sur les photos, j'étais disons de corpulence normale, mais toujours avec cette sensation d'être trop grosse. c'est possible ça, de s'être sentie trop grosse depuis toute petit ?

Je crois que j'ai toujours culpabilisé de manger, enfin, culpabilisé tout court et donc de manger, et cela a engendré beaucoup, beaucoup d'EME depuis toute petite. décrétée trop lourde par une infirmière à 10 ans car je pesais 40kg, je me rappell que j'en avais perdu 3 après l'opération de l'appenicite. J'ai fait mon premier régime (pamplemousse et ouefs dus) à 12 ou 13 ans, Montignac à 16 ans, etc...

Je me demande si un jour je quitterai cette culpabilité de manger, d'être moi-même, avec mon poids, mon physique. Je sens toujours le regard narquois de ma mère sur moi (mère ayant elle-même des problèmes de poids), scrutateur et culpabilisateur de mon père. Ils font partie de moi maintenant, ils SONT moi. Difficile de m'en défaire.

Merci pour vos posts, qui me poussent à réfléchir et à prendre conscience de ce qui m'habite. Et merci du partage de vos expéiences, qui me parle.

positivethinker.
Abonné

Bonjour,

Les regimes que tu as fait etaient sans doute riches en proteines et pauvres en glucides ?

Les proteines rassasient et ne sont pas stockees. En plus, il parait que l'on brule plus de calories apres un repas riche en proteines. Le probleme est que ces regimes sont lassants et dangereux, on peut meme se bousiller les reins.

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour tout le monde,

C’est merveilleux, ce site, c’est à peine si j’ai besoin de répondre, car tout est dit !

Bon, j’apporte néanmoins mon grain de sel. Il ne faut pas confondre volume et quantité calorique. Ce qui compte, c’est que les aliments que nous mangeons nous nourrissent, apportent la quantité énergétique nécessaire à notre organisme. Ce qui ne compte pas, c’est le volume alimentaire que l’aliment occupe.

Bien des personnes croient qu’elles peuvent tromper leur organisme en mangeant des aliments en grand volume, à faible valeur nourrissante. C’est même le principe de la plupart des régimes amaigrissants. L’industrie agro-alimentaire a aussi beaucoup poussé à la roue, en sortant des aliments allégés, mais là aussi on commence à en revenir…

Les aliments les plus nourrissants (= à densité calorique élevée) ont aussi un goût fort, et apportent une grande satisfaction, avec peu de bouchées. Mais bien sûr, seulement à condition que l’on mange en les dégustant attentivement !

Il est fréquent que, dans le début, lorsqu’on remplace des aliments peu nourrissants par des aliments plus nourrissants, on croie manger moins alors qu’en fait, en valeur calorique, on mange au moins autant, sinon plus. Peu à peu, on se rend compte qu’en mangeant des aliments riches, la saturation gustative intervient avec un nombre ridicule de bouchées. Eh oui, il n’y a pas besoin de plus, et il faut donc prêter une très grande attention à chaque bouchée !

N’est-ce pas satisfaisant, finalement ? Manger à petites bouchées, sans s’alourdir, attentivement, des aliments précieux, merveilleux ?

Odette.
Abonné
Effectivement, c'est très plaisant de devoir assumer que nous sommes de fins gourmets, pour ma part j'ai toujours pense que si j'étais marié à un chef étoile (qui cuisinerait pour moi bien sur !) je n'aurais pas de problème de poids. Depuis mon démarrage sur lc je deviens de plus en lus exigeante dans ce que je mange, que du bon. Et du coup, les produits industriels ne sont plus satisfaisants. Manger peu, mais fin et bon. Bonne soirée à tous
elsab.
Abonné

Je viens de lire tous les posts içi et je voulais juste dire que je ne devais jamais finir mon assiette, c'était interdit! il fallait toujours laisser quelque-chose, ma mère avait instauré cette règle ridicule dans l'espoir que ma grande soeur mangerait moins, et moi je croyais que c'était très mportant pour une question d'éducation. Je croyais qu'on allait donner aux pauvres ce que je ne mangeais pas!

A force de nous priver ma mère a réussi à nous faire manger en cachette. Avec ma soeur on se faisait des orgies de raisin cueillis dans le champ de la voisine par exemple..

Alors dans un sens comme dans l'autre, c'est pas bon comme tous les excés. Il faut juste rester cool, c'est ce que j'essaie de faire!

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