Une Bypassée en quête de paix - 31012013

Ambre92.
Abonné

Bonjour à tous,

 

Je viens tout juste de m'inscrire au programme LC. Il y a déjà plusieurs années que je connais les principes de ce site. Avant, je fréquentais des forums de size-acceptance, qui m'avaient amené à consulter gros.org notamment.

Aujourd'hui, après une perte de 72 kilos grâce à un by-pass, je pousse la porte de cette méthode car je me retrouve bien dépourvue. L'euphorie de la perte de poids, la lune de miel avec mon opération, est finie. Et malheureusement, les vieux démons sont toujours là et la reprise de poids se fait malgré tout. Mais avant d'en venir là, commençons par le commencement (merci à ceux qui auront le courage de tout lire ^^) et voilà un petit bout de mon histoire.

 

J'étais obèse depuis l'enfance. A l'âge de quatre ans mes parents m'ont fait faire mon premier régime restrictif. Il faut dire que je faisais 40 kilos... Un médecin, aujourd'hui très connu, avait mis au point ce régime hypocalorique.


Comment est-ce que j'ai pu atteindre un tel poids si jeune ?


On a eu la réponse que récemment, même si elle paraît évidente. Les tests pratiqués à l'hôpital avant de me faire opérer ont montré que j'éliminais moins de calories au repos que la moyenne des gens.
Aussi simple que cela certes...mais résumer mes problèmes de poids à une chose aussi banale finalement ce ne serait pas rendre hommage à la psyché. L'obésité est multifactorielle.


Je vous laisse imaginer les effets dévastateurs des régimes à répétition pendant toute mon enfance (car ils ont été nombreux vu que je reprenais à chaque fois), de la piètre image de moi que cela a occasionné, sans compter la domination d'un père tyrannique qui n'hésitait pas à fracasser les balances contre les murs quand je prenais 10 grammes de pain en trop.

En 2001, juin pour être exacte, j'étais arrivée à peser 120 kilos. La rébellion de l'adolescence et les compulsions alimentaires ayant eu raison de toute autorité et tentative de me mettre à la diète.
C'est à cette période que j'ai entendu parler de l'anneau. Ni une ni deux, je vois là ma dernière chance de sauvetage. Je me fais opérer dans une clinique privée de Paris. Et là surprise, ça fonctionne. Je perds 30 kilos en 6 mois et je suis ravie...ma famille sûrement encore plus que moi. 
La seule chose c'est que, bien que n'ayant plus autant de compulsions alimentaires, mon alimentation n'avait pas changé. Et 6 mois plus tard j'ai dû affronter le décès de mon père.

Là, tout a été très vite. J'ai géré le décès de mon père tout en apprenant à tricher avec l'anneau (quoi de plus facile...). A côté de ça, j'ai repris mes études, je me suis confrontée au monde que j'évitais. J'ai repris 40 kilos en une année, avec l'anneau.


Puis pendant 6 ans, ça a continué d'augmenter petit à petit jusqu'à ce qu'un jour j'ai le déclic. Cet anneau ne me servait à rien. J'aurais pu l'avoir avant, certes...mais bizarrement j'avais l'impression d'avoir un garde-fou...quelque chose qui m'empêchait de briser toute limite avec mon poids.


2007, Août...je suis arrivée à 136 kilos. Je décide de me faire enlever l'anneau tout en ayant la peur terrible de grossir encore plus après.
Et là surprise. Comme si c'était la délivrance d'un passé...pendant 2 ans, mon poids ne bougera pas. Mes compulsions alimentaires disparaîtront totalement petit à petit et grâce à un travail psy (commencé fin 2008) je perdrais 11 kilos avant l'opération du by-pass.

Puis l'opération en elle même me fera perdre totalement tout surplus de poids. Jusqu'à aujourdhui. Les compulsions sont revenues et plus que la reprise de 9 kilos sur les 6 derniers mois, c'est surtout mon attitude avec la nourriture qui me tourmente. J'angoisse tellement de reprendre tout le poids perdu, d'avoir fait cette opération pour rien à long terme.

Là où j'ai eu un éléctrochoc c'est le jour où ma belle-mère m'a fait remarquer que lorsque je faisais les courses en hypermarché, j'étais comme prise d'une frénésie, que j'achetais tout ce qui me faisait envie et dans des quantités toujours trop importantes. Là je me suis dit que j'étais sur la mauvaise pente. Puis j'ai essayé de me restreindre, de me mettre un peu à la diète mais en parlant de rééquilibrage alimentaire...c'est plus diplomatique envers soi-même...sauf que mon cerveau n'est pas un idiot et pour un jour de restriction c'était une semaine de baffrage...

 

Voilà, j'ai eu une coach au téléphone avant de m'inscrire qui m'a dit que ce programme pouvait m'aider, malgré mon opération qui m'a fait perdre la motilité de mon estomac...et qui me réclame à manger toutes les deux heures (peu importe si deux heures avant j'ai fait un gros ou un petit repas, même tarif.) Est-ce vraiment possible ? Et je fais ce qu'on appelle de l'hypoglycémie réactionnelle...en fait après un repas trop riche je subis le fameux dumping syndrôme...puis une heure ou plus après j'ai ma glycémie dans les choux...Avec la faim douloureuse etc... Est-ce que vous pensez qu'il est vraiment possible pour moi de gérer tous ces paramètres en suivant votre méthode ?

Pour moi le principal c'est d'arriver à avoir une relation sereine face à la nourriture, et qu'elle ne génère plus d'angoisses chez moi. Possible ?

 

Merci de m'avoir lue,

 

Ambre

Commentaires

capuccino
Marraine

Bonjour Ambre,

Ton témoignage me touche plus que tu ne pourrais le penser. Non pas en tant que  by-passée car je ne le suis pas mais en tant que soignante.

Aujourd'hui, tu décris ce que vivent beaucoup de personnes opérées comme toi mais qui ont été livrées à elle-même après cette intervention miraculeuse qui certes leur a sauvé la vie, leur a fait perdre du poids mais qui ne leur a rien appris de leur comportement alimentaire. Les études américaines que j'ai pu lire récemment démontre que l'échec de cette intervention à moyen terme est de 20 à 25 %. Quelle désolation de constater qu'une fois de plus, on laisse les patients face à leurs démons et leurs souffrances. Quelle catastrophe de constater qu'encore une fois de plus, malgré cette opération mutilante et contraignante on laisse croire au patient qu'il suffit d'un "petit effort" pour maintenir ce nouveau corps à flot et que maintenant que le chirurgien lui a redonné la vie, la balle est dans son camp et que le patient sera le seul responsable si échec il y a.

Comme tu le dis toi-même, c'est trop réducteur et trop simple d'imaginer que ces hisotires d'obésité ,ne sont que de simples histoires de tuyauterie que l'on coupe, que l'on raboute. L'euphorie de cette chriurgie commence à s'estomper et l'on se rend compte que les patients qui sont compulsifs avant l'intervention, le demeure après et la reprise de poids en est la conséquence majeure.Si pour temaintenir à ton poids d'équilibre que tu as retrouvé grace à la chirurgie tu dois être en restriction cognitive, tu te retrouves dans une situation déjà connue puisque tu dis avoir été au régime depuis l'âge de 4 ans.

Je ne sais pas si ta seule inscription sur le site suffira à te faire sortir de ce mode compulsif mais une chose est sûre c'est qu'ici tu vas travaillé sur tes émotions, celles te poussent à manger, tu vas apprendre à t'observer, à t'écouter. Tu vas apprendre à ne plus avoir de rapport conflictuel avec la nourriture. soit patiente et avec l'aide des docteurs  et Z., de ta coatch, des outils mis à ta disposition sur le site tu vas acquérir un autre mode de fonctionnement et elui-là ne sera plus basé sur la volonté et se fera à terme de façon automatique.

Alors bienvenue sur LC et j'espère que tu y trouveras la moyen de faire la paix avec toi-même, avec tes émotions, les aliments et que tu parviendras à trouver la sérénité qui te manque pour vivre plaisamment et garder ton poids stable

izabelle
Animatrice forum

Merci pour ce récit Ambre, il est très touchant...

je n'y connais rien en by-pass et je ne saurais te conseiller par rapport à tes sensations alimentaires

mais pour la partie émotionnelle, je pense que tu as tout à y gagner....   je ne sais pas si tu manges sous le coup d'émotions ou de ressentis difficiles, mais on peut penser que c'est probable puisque le décès de ton père a provoqué cette prise de poids

dans ce cas tu pourras apprendre ici, avec le temps et les exercices notamment de pleine conscience, à répondre autrement à tes émotions : à les accepter, les laisser être....    et ne plus avoir ainsi à lutter sans fin contre ces états intérieurs qui nous semblent si compliqués voire dangereux...

peu à peu, on se rend compte qu'ils n'ont rien de dangereux, même s'ils ne sont pas agréables, et que l'on peut tolérer tout ça sans partir en lutte contre eux (avec la nourriture comme anesthésiant)

bienvenue ici en tous cas et merci pour ton témoignage enrichissant

Ambre92.
Abonné

Merci Capuccino et Izabelle pour vos réponses.

 

C'est vrai, je l'ai souvent entendu dire. Tout est entre vos mains maintenant. Si vous perdez c'est que vous suivez bien le protocle et que vous avez réussi à rééquilibrer votre alimentation. Sinon et bien...vous avez échoué.Point à la ligne.

L'équipe qui me suit à l'hôpital utilise pourtant des discours plus modernes Les diététiciennes et les nutri du service veulent à tout prix qu'on évite la restriction cognitive car elles connaissent la suite et pourtant ils font encore des ateliers où on apprend à faire revenir des oignons à l'eau pour éviter l'huile...

Pourtant, malgré ça je le dis, je suis suivie par une super équipe, très impliquée, mais qui est victime de son succès (impossible d'avoir un rendez-vous par mois...tous les 6 mois c'est le mieux :/ ). Et qui au final ne me donne pas un moyen, une technique, à appliquer dans ma vie de tous les jours et qui ne soit pas, malgré leur effort pour faire passer ça pour de l'équilibre, de la restriction.

Et pour moi, rien que le mot rééquilibrage déclenche automatiquement la réponse baffrage lol

Par ailleurs, cette opération a pas mal brouillé les cartes sur la faim et la satiété dans mon cas. Je passe en une bouchée de la satiété au trop plein, du trop plein au dumping syndrôme (très désagréable, parfois malade jusqu'à en vomir si par exemple une prise de sucre trop rapide), du dumping à l'hypoglycémie et donc à la faim douloureuse. Il y a des journée où je ne m'en sors pas du tout et avec comme conséquence une prise alimentaire trop importante. Et donc le poids qui remonte.

 

Donc voilà, j'attends beaucoup de ce programme, trop peut être ?

En tout cas merci pour votre accueil :-)

Ambre92.
Abonné

Ah et petite anecdote "marrante". 3 mois après mon opération, j'ai recommencé la cigarette alors que j'avais arrêté depuis 5 ans...Et j'ai réussi à arrêter de nouveau il y a 3 mois, avec les 4 derniers kilos qui se sont installés sur cette courte période. Donc oui, je pense qu'il y a une partie d'évitements des émotions négatives évidente, mais en 30 ans je n'ai jamais sû comment y faire face :/

capuccino
Marraine

Rassure-toi Ambre, ici toutes les personnes ou presque n'ont jamais su gérer leurs émotions ou  y  faire face mais avec de la patience, des hauts, des bas, de l'euphorie, de la colère, de l'acceptation et beaucoup de Pleine conscience, un jour on se découvre toute autre (et je sais de quoi je parle). Et la paix que tu recherches tant arrive.

Tu peux enfin aller faire tes courses sans avoir peur de "craquer", sans faire de provisions comme si la 3ème guerre mondiale était déclarée. Tu peux enfin profiter de ce que tu manges, le savourer avec délectation parceque dans 2 heures, demain, dans 1 mois tu pourras en remanger si tu le souhaites. Bien que tu aies des contraintes en lien avec ton bypass, tu apprendras à déguster vraiment ce que tu manges, ce qui est différent de manger lentement et là même en quantité homéopathique tu apprécieras les saveurs des aliments et peut-être arriveras-tu à surmonter la frustration de ne pouvoir manger que quelques bouchées à la fois. Et si pour beaucoup d'entre-nous (et j'en fais partie) le plus difficile a été d'accepter un corps gros dont on ne voulais pas, l'acceptation pour toi sera peut-être dans le fait d'accepter que tes repas se résument  à quelques bouchées....

De plus ici, pas de challenge sur une perte ou un maintien du poids, pas de rythme à tenir, nous sommes justes des hommes et des femmes lassés de se battre contre eux-mêmes, usés d'avoir  maltraité notre corps et notre esprit à essayer d'atteindre le "saint poids" qui nous a tant semblé être le summum du bonheur. Nous sommes juste des hommes et des femmes qui ne savions pas...

Courtepatte.
Abonné

Je suis terriblement touchée par ton témoignage et ta sincérité, et je te remercie beaucoup de parler ainsi sans tabou.

J'ai la grande chose de ne pas être en vrai surpoids, juste quelques kilos de trop, mais par contre, je me reconnais très bien dans ce que tu dis de toi faisant les courses: cette peur de manquer, cette frénésie, cette accumulation de nourriture - et puis (je ne sais pas si c'est pareil pour toi!) une fois que la nourriture est à la maison, cette tentation de la manger envers et contre tout bon sens ("Il faut bien que je finisse ces crèmes au chocolat, sinon elles ne seront plus bonnes et je devrai les jeter" - curieux comme ça me fait moins mal au coeur avec du brocoli...)

Et franchement, à ce niveau-là, lentement (je suis ici depuis 5 mois) mais sûrement, ma façon de percevoir les choses change radicalement. Si tu es à la recherche d'une réconciliation avec la nourriture (et tu en as sûrement besoin, mon pauvre chou, au régime depuis l'âge de 4 ans!), tu vas la trouver. Tu vas apprendre à te réconforter avec très peu de nourriture, mais de façon très efficace. Franchement, sur ce point-là, je suis épatée (avant, je mangeais 100 g de chocolat et je ressentais juste du dégoût et de la culpabilité; maintenant j'arrive à manger 2 carrés et à me sentir tout à fait réconfortée).

Bienvenue et bonne route, Ambre92 (Ambre, un pseudo précieux et mystérieux, chatoyant, qui sent bon l'aventure; je parie que ça en dit long sur toi!)

Ambre92.
Abonné

Pire Courtepatte, c'est mon vrai prénom. On ne peut pas faire plus transparent ;)

Je me reconnais tout à fait quand tu dis qu'une fois la nourriture à la maison il y a cette tentation de manger contre tout bon sens. C'est vrai. Perso, c'est  : "il faut que je goûte à tout". Faim ou pas.. Que je cuisine tout très vite. Tant pis si il y a des restes, ils seront finis mais il me faut de toute manière beaucoup de diversité, beaucoup de goûts, d'épices, de saveurs. Je suis extrêmement gourmande.

Ca s'explique très facilement quand on sait que lorsque j'étais enfant mes repas se composaient de poissons cuits à l'eau, de légumes vapeurs, d'une cuillère à café de vinaigrette, 30 grammes de pain, 20 grammes de fromage et une pomme. Des mois et des mois à ce même régime en remplaçant le poisson par 100g de viande grillé sans matière grasse de temps en temps.

Il était interdit d'avoir à la maison des boissons sucrées, des bonbons ou du chocolat. Et lorsque c'était le cas, c'était jour de fête et comme disait mon père on avait le droit de "déroger" à la règle.

Je sais que je n'étais pas constamment au régime de cette manière, plusieurs mois, régulièrement certes...mais peu importe puisque j'étais tout le temps surveillé. Aux noel, lors de l'apéro, il y avait des petits fours...dès que je dépassais la dose, que j'étais un peu trop goulue...j'avais une reflexion. Devant tout le monde. Il ne fallait jamais abuser, jamais...

Tout ceci est tellement ancré en moi que je l'avoue, je suis inscrite mais je reste sceptique sur ma capacité de changement, pas sur la méthode en elle-même, mais sur son efficacité pour un parcours comme le mien avec mon opération en prime.

En tout cas merci encore pour vos message, ça fait du bien de parler ;-)

geisha.
Abonné

bonjour Ambre,

je veux réagir sur ton dernier commentaire : "je reste sceptique sur ma capacité de changement".

Je n'ai pas eu le même parcours que toi mais j'ai toujours eu une mère obsédée par son poids et encore maintenant à 67ans.

A l'adolescence, je me suis rebellée en mangeant tout, n'importe quoi, n'importe comment. Puis adulte, j'ai commencé à rentrer dans une période plus apaisée avec la nourriture mais mon poids n'était pas terrible, j'ai donc tout misé sur le sport.

Mais maintenant je n'ai plus le temps d'en faire 4h30 par semaine.

J'ai fait très peu de régime restrictif, je savais qu'il ne me conviendrait pas sur le long terme.

J'aime trop manger pour me priver des bonnes choses.

Et puis j'ai découvert linecoaching et moi qui n'aurais jamais imaginé pouvoir sauter un repas, je le fais sans me poser de questions. J'en ressens seulement le besoin.

Alors j'étais sceptique aussi sur ma capacité à changer. Mais au bout de 7 mois, je t'assure que c'est possible et cela sans douleur, simplement pour se sentir bien.

Ce n'est qu'une partie des changements que j'ai pu observée chez moi mais rien que pour ça, je peux t'assurer que la méthode est bonne.

Il faut être patiente et apprendre à s'écouter, les changements viendront...

Bon courage

 

Geisha

Bliss.
Abonné

Ambre je suis moi aussi touchée par ton témoignage. Je n'ai pas un poids qui m'ai jamais permi de penser à la chirurgie et tant mieux. Mais je dois dire que dans mon esprit je me suis toujours dit que si un jour plus rien ne marchait et que pour x ou y raison je prenais beaucoup de poids je voyais la chirurgie comme ultime solution.

Hélas ton vécu est la preuve que ce n'est pas aussi simple. J'espère que tu trouveras ici des moyens pour ne plus prendre de poids. C'est en tous cas ce que je vis. C'est déjà une grande victoire en soi. Faire la paix. 

rory24.
Abonné

Ah les filles, je vous remercie, même si je n'ai pas subi d'opération ni ne suis officiellement en surpoids (enfin plus serait plus juste), tout n'est pas réglé avec la nourriture. Le syndrome des courses en est un symbole, mais tend à changer depuis les quelques mois où j'ai commencé LC: j'achète moins, j'ai souvent conscience de la faim ou de son absence quand je fais mes courses, et pour moi qui vit seule, j'ai toujours l'impression que les packaging sont trop importants (va falloir que je mange tout ça, je vais me lasser ou pire compulser). Des idées se bataillent dans la tête quand je vais au supermarché et j'espère que dans quelques semaines, mois, je serai capable de faire mes besoins en fonction de mes besoins et mes envies, sans céder à tes principes idiots.

Bonne route Ambre, il t'a fallu du courage pour nous écrire et il en faut encore plus pour s'autoriser à changer.

jpzermati
Votre coach

Bonjour Ambre et merci à toutes pour votre soutien,

L'approche LC est tout à fait appropriée à votre parcours.

Vous avez dès l'origine été traumatisée par les comportements de restriction et visiblement toute contrainte alimentaire est susceptible d'aboutir à des compulsions. Parallèlement, vous avez développé une forte impulsivité alimentaire et intolérance émotionnelle. De ce point de vue, LC pourra parfaitement vous aider à surmonter ces difficultés.

Quant à votre By-pass, il ne modifie pas le travail sur vos sensations alimentaires. Certes, vous n'avez plus les mêmes sensations alimenaires qu'avant votre intervention. Mais le principe reste identique, il s'agit toujours d'apprendre à les respecter.

La majorités des échecs de la chirugie sont dus à des TCA qui n'ont pas été pris en compte avant l'intervention. Mais il n'est aabsolument pas trop tard pour les traiter après. Il vous faudra malheureusement vous affronter à une difficulté supplémentaire, un stresseur poids très actif. Ce qui est très naturel car il y a un maintenant un enjeu considérable sur le maintien du poids. Il est possible que vous repeniez un peu de poids dans un premier temps. Comme de toute façon, on le voit presque toujours dans les deux ans qui suivent l'opération.

Quoi qu'il en soit, je suis certain que vous trouverez ici l'aide dont vous avez besoin.

Ne vous découragez pas. Et surtout n'hésitez pas à sollicité mon aide ou celle du dr Apfeldorfer, de votre coach et de la communauté qui est d'un soutien particulièrement précieux.

Bon courage.

JPZ

Ambre92.
Abonné

Bonjour à tous et merci à chacun de vous pour vos réponses.

Qu'il est bon de pouvoir parler de son comportement alimentaire sans avoir pour toute réponse une liste de ce qu'il faut manger ou de comment composer son assiette :D Ca fait du bien !

Cher Docteur, vous avez tout à fait raison quant aux échecs avec le Bypass, les TCA en sont la raison principale mais en même temps, en ce qui me concerne, on peut paraître guérie, l'être pour un temps même, et rechuter.

 Et pire que cela...je ne sais pas si j'ai raison, mais il me semble que ce type d'opération peut déclencher des troubles du comportement alimentaire au lieu de les guérir. Le discours d'avoir une assiette très équilibré, des apports vitaminiques suffisant, de manger même quand on ne ressent pas la faim au début parce que le corps en a besoin sinon on risque des malaises (ce qui n'est pas faux, mais qui comporte des risques pour l'après, quand la faim revient...). Et en même temps de s'arrêter quand on est pleine sinon on fait un malaise. Et puis cette satiété mécanique n'est pas celle ressentie avec le goût, se contenter de quelques fourchettes est parfois terriblement frustrant, d'où les excès qu'on peut faire une fois que la capacité de l'estomac se "normalise" un peu avec le temps. D'où le risque de dilater son estomac, d'abuser, de reprendre des parts aussi importantes qu'avant mais de les manger en deux fois. Ce qui au final nous amène à reprendre du poids.

Je ne sais pas si je suis très clair mais pour résumer, ces opérations sauvent la vie mais elles ne sont que des régimes forcés et donc elle comporte les mêmes risques pour les troubles du comportement alimentaire.

Pour le stresseur poids, depuis ma perte je n'ai jamais ressentie autant de pression à ce niveau. Dès que je reprenais 500g c'était la cata, même quand j'avais 9 kilos de moins. Mais je veux me détacher de tout ça. Je sais que minceur ne rime pas avec bonheur malgré ce qu'on veut nous faire croire.

Je vais travailler pour vivre en paix avec la nourriture, avec moi-même et envisager l'avenir avec sérenité. Je suis déjà persuadée d'être dans la bonne voie :-) Merci.

PatG.
Abonné

[quote=Ambre92]Ca s'explique très facilement quand on sait que lorsque j'étais enfant mes repas se composaient de poissons cuits à l'eau, de légumes vapeurs, d'une cuillère à café de vinaigrette, 30 grammes de pain, 20 grammes de fromage et une pomme. Des mois et des mois à ce même régime en remplaçant le poisson par 100g de viande grillé sans matière grasse de temps en temps.

Il était interdit d'avoir à la maison des boissons sucrées, des bonbons ou du chocolat. Et lorsque c'était le cas, c'était jour de fête et comme disait mon père on avait le droit de "déroger" à la règle.

Je sais que je n'étais pas constamment au régime de cette manière, plusieurs mois, régulièrement certes...mais peu importe puisque j'étais tout le temps surveillé. Aux noel, lors de l'apéro, il y avait des petits fours...dès que je dépassais la dose, que j'étais un peu trop goulue...j'avais une reflexion. Devant tout le monde. Il ne fallait jamais abuser, jamais...[/quote]

Bonjour Ambre,

Il y a une chose qui me frappe dans votre témoignage : où est passé le plaisir de manger ? A-t-il seulement existé un jour pour vous ? Ce programme LC, à mon avis, pourra vous aider à comprendre que manger n'est pas une torture.

La bienveillance que vous trouverez sur ce site vous y aidera, j'en suis sûre. Bonne découverte !

jpzermati
Votre coach

En effet, les chirurgies de l'estomac ne sont pas des traitements des troubles alimentaires.

On observe dans les suites immédiates de l'opération une diminition et même une disparition des TCA. C'est ce qu'on appelle la lune de miel. Elle dure environ 12 à 18 mois. Puis le comportement redevient ce qu'il était mais entravé par la réduction de l'estomac. L'opération devient en effet un régime forcé. Mais seulement pour ceux qui continuent à devoir manger comme avant. Pour calmer leurs émotions.

Par ailleurs, beaucoup d'opérés sont remis au régime. Avec un renforcement de la restriction et des troubles qu'elle peut induire. On propose la chirurgie aprés avoir constaté l'échec des régimes puis on demande aux personnes de s'appliquer à refaire ce qui avait aggravé leur surpoids

C'est pourquoi après avoir travaillé sur la restriction et les émotions, vous n'aurez plus cette impression de régime forcé. Vous mangerez selon votre faim, certes elle aura des manifestations différentes. Mais finalement, comme tout un chacun, vous n'aurez plus qu'à écouter votre corps.

A très bientôt.

JPZ

Ambre92.
Abonné

Bonjour PatG,

Je me pose la même question sur le plaisir. Disons que je prends du plaisir à manger, je cuisine et je pâtisse beaucoup (trop ?) et rien qu'en écrivant ce trop entre parenthèses c'est tout le poids de ma culpabilité qui fait son apparition. Car, je n'ai pas de plaisir qui soit complètement libre et serein. Même une pomme mangée entre les repas déclenche en moi de la culpabilité, finalement dès que je mange je culpabilise. Je prends du plaisir à manger, grandement, mais cette petite voix, le " tu devrais pas, demain tu vas le payer cher sur ta balance" est là et le pire du pire...c'est que cette culpabilité négative m'entraîne à manger plus encore et plus mal encore...

Docteur Zermati, je me demande. Si c'est la culpabilité de manger qui me fait manger, comment m'en sortir ? Si dès qu'un aliment franchi ma bouche je pense à son effet sur ma ligne, comment faire ? A chaque fois c'est pareil, je me venge derrière pour faire taire cette culpabilité par un gros "tant pis" en mangeant tout ce qu'il ne faut pas, je compulse, ce n'est pas un tant pis au final, c'est de l'autodestruction.

Je ne vois pas comment m'en sortir en fait. Est-ce que, sincèrement, mon cas n'est pas totalement desespéré, trop traumatisé par mon vécu et des comportements "réflexes" trop profondément ancré ?

Désolée pour ces questions mais ayant commencé le carnet alimentaire j'ai l'impression d'aggraver les choses, rien que le fait de m'observer manger me stress et  quand je vois que je fais 7 prises par jours, dont 2 EME...j'ai tellement peur... :(

Lyphaé.
Abonné

[quote=Ambre92]

Désolée pour ces questions mais ayant commencé le carnet alimentaire j'ai l'impression d'aggraver les choses, rien que le fait de m'observer manger me stress et  quand je vois que je fais 7 prises par jours, dont 2 EME...j'ai tellement peur... :(

[/quote]

Bonjour Ambre. Je comprends tes peurs et tes désarrois mais tu es loin d'être la seule dans ce cas. La culpabilité à manger, je connais et bien d'autres aussi. Sept prises par jour ? Dont deux EME ? Rassure-toi, tu es loin d'être la seule !

Le travail prend du temps mais le changement est possible, j'en suis la preuve vivante. On ne guérit pas en un jour, ça va plus vite pour certains que pour d'autres. Mais on avance, chacun à son rythme. Les changements sont parfois spectaculaires, parfois on a l'impression d'avancer à pas de souris. Mais quoi qu'il en soit, on avance. Et on change !

Si tu savais à quel point ma vie a changé depuis que je suis inscrite sur le site ! Tu peux aller voir la section "Livre d'Or" du forum, tu pourras y lire des témoignages qui te prouveront que c'est possible :-)

tiramisu.
Abonné

Bonjour Ambre,

Je comprends très bien ton stress par rapport au poids et ta culpabilité face à la nourriture, pour l'avoir vécu (et je pense que ce n'est pas fini...) moi-même.Je me demande si tu ne devrais pas commencer par la RPC (ou mindfullness), qui pourrait peut-être t'apprendre à développer un certain recul par rapport à ces émotions négatives.Je me permets de te dire ça ,car cela m'a pas mal aidée... (j'avais d'ailleurs fait un stage de mindfullness avant de m'inscrire sur LC)

Ambre92.
Abonné

Merci pour le conseil d'aller voir la partie "Livre d'or", un régal de lecture pour un dimanche matin ^^

Hier soir je me suis retrouvée dans une situation fort désagréable, le restaurant entre ami et cette pression pour continuer le repas parce qu'on a payé et que personne comprendrait qu'on annule et s'arrête à l'entrée parce qu'on a totalement plus faim après ! Ca m'a agacé, énervé, après moi de pas avoir plus de caractère pour dire "Zut" et après mon amie qui m'encourageait à continuer de manger :/

Bon, première et dernière fois que ça se produit, enfin première fois que j'ai vraiment conscience qu'il faut que je m'arrête de manger sous peine d'exploser et qu'il faut que je m'en fiche de l'effet social que ça produira ;-)

Bref !

Tiramisu, la RPC c'est en fait du recentrage sur soi-même dans le présent c'est ça ? Hic et Nunc,  être ici et maintenant et accepter sans jugement négatif ?

didil.
Abonné

Bonjour Ambre,

Ton témoignage m'a beaucoup touchée, même si je ne suis pas encore intervenue sur ce fil.

Je comprends ta réaction et finalement ta colère à propos de ce restaurant. Mais c'est aussi un avantage de la méthode. Il peut arriver qu'une fois tu manges au-delà de ta faim pour des raisons de convenances sociales par exemple. Ce n'est pas grave dans la mesure où tu rééquilibres sur la journée suivante : attendre ta bonne faim poure prendre le repas suivant et les suivants. Un truc aussi est d'anticiper de façon à arriver au restaurant avec une bonne faim.

Bon courage, et ne te prive pas de bons moments de convivialité, car si tu rentres à nouveau dans un système de restriction cognitive, tu vas retomber dans les EME.

Amicalement,

Didil

Ambre92.
Abonné

Oui j'ai vu ça didil, on régule et c'est vrai qu'on oublie que cette régulation peut se faire sur plusieurs jours pas forcément d'un repas sur l'autre, si j'ai bien compris :-)

Après, je veux  vraiment, quand je n'ai plus faim, arrêter de manger et faire fi des convenances sociales à ce niveau. Après tout, je peux le faire très poliment et très gentiment en expliquant que j'en ai assez...là où ça m'a agacé c'est que cette amie sait pour mon opération et l'importance que cela peut avoir de m'arrêter à temps (sinon malaise et cie, mais comme ça passe on dirait que c'est pas grave si je suis mal après un repas trop copieux pendant une heure ou deux. Bref.)

En tout cas merci pour ta réponse didil et plus jamais de restrictions ! D'ailleurs, je suis allée faire mes courses samedi matin et j'ai pris conscience du nombre d'aliments que je refusais de mettre dans mon caddie. Moi qui ne pensais pas avoir des aliments tabous ! Je me suis surprise. Du coup, un gros pot de nutella est apparu chez moi et vous savez quoi ? J'en ai mangé un peu sur une tartine et pas retouché depuis car pas faim de ça pour le moment. Mais si l'envie vient et bien j'attendrai une jolie faim de 16h pour me régaler :D

didil.
Abonné

Il est tout à fait normal que tu aies été d'autant plus en colère que ton amie connaît ton problème.

Bien sûr, mes difficultés n'ont rien de comparable aux tiennes, car je n'étais qu'en léger surpoids quand j'ai commencé et j'ai maintenant atteint un poids "normal". Mais je venais de prendre plusieurs kilos à cause de régimes qui m'imposaient de beaucoup trop manger par rapport à ce que mon corps réclame, sans compter tous les interdits. Juste avant de commencer LC (je regardais le site depuis 2-3 semaines), j'ai craqué de désespoir et ai décidé, tant qu'à manger, de ne plus manger QUE ce dont j'avais envie, à savoir du nutella... Je n'ai quasiment mangé que ça à tous les repas pendant environ 3 semaines, mais uniquement quand j'avais faim et j'arrêtais dès que je n'avais plus faim, ce qui venait de plus en plus rapidement. Un grand pot (interdit dans la maison depuis plusieurs années) me faisait environ 3 jours au début. Pendant ce temps-là, j'ai déjà commencé à perdre du poids, je n'avais plus l'impression d'avoir l'estomac trop rempli par des aliments infects que je ne savais qu'avaler à toute vitesse. Mon dernier pot de nutella m'a fait plus d'un mois. Le suivant est sous mon nez dans la cuisine, si j'ai le cafard je sais que 3 cuillerées suffisent à faire mon repas, sinon je n'y touche pas pendant plusieurs jours...

C'est génial de pouvoir manger ce dont on a envie, et de savoir que l'on pourra en manger quand on voudra. Du coup, plus de frustration, et plus de risque de compulsion (je parle pour moi) ! Ton comportement au supermarché en est la première illustration. Il y a déjà quelque chose qui a changé pour toi. Tant mieux, et bravo !

Bon courage !

Ambre92.
Abonné

Merci Didil, ton témoignage est éclairant pour moi, comme beaucoup d'autres ici d'ailleurs :-)

capuccino
Marraine

Ambre, tu apprendras avec le temps à savoir effectivement refuser gentiment mais fermement toute la nourriture qu'on cherche à te faire avaler de force, qu'elle qu'en soit la raison...Il existe une technique que le Dr Apfelfdorfer appelle celle du "disque rayé" qui consiste à répéter inlassablement la même chose quand la personne insiste pour que tu manges au-delà de ta faim. C'est quelque chose du style "ce plat est excellent, mais non merci je n'en reprendrais pas. C'est très gentil à vous de m'en reproposer mais non merci je n'en reprendrais pas... " Donc là, tu aurais pû dire, ce repas est excellent mais j'ai plus faim et je mangerai plus rien après ce plat-là. Oui effectivement j'ai payé pour un repas complet, ce que j'ai mangé était extaordinaire, mais je ne finirai pas mon repas... A la fin ton interlocuteur se lasse et laisse tomber...

Bon courage.

Biche.
Abonné

Ben il en faut du courage pour tout cela .....

je trouve que finalement mon parcours n'est pas si terrible, j'espère que tu y arriveras.....ce ne sera pas facile , ça je le remarque pour moi....mais tu y arriveras..

Soyons positif , la vie est pleine de surprises...

Ambre92.
Abonné

Encore un dîner que je n'ai pas pu éviter. Je me suis fais un super goûter dans l'aprèm et j'avais pas faim à l'heure du dîner mais dîner en famille et donc j'ai quand même mangé...moins que ce que j'aurais fais avant mais quand même c'était déjà trop ! C'est dur de vivre en société ^^ Ceci dit je retiens le coup du disque rayé capuccino, merci ;-) Le prochain coup j'y arriverai !

 

Et oui Biche, restons positif ! On est pas à l'abri d'une bonne et même plusieurs bonnes surprises

capuccino
Marraine

Pas de panique Ambre, un pas après l'autre c'est encore la meilleure façon d'avancer non ?

Je fais la fière comme ça, mais je n'ose pas te dire combien de tempêtes m'ont agitée, combien de torrents de larmes j'ai versé face à mon incapacité à faire face, à ne pas maigrir, à manger sans faim...et j'en passe et des meilleures!!!

Aujourd'hui pour moi, la vapeur s'est inversée. L'habituel c'est la sérénité face à mon alimentation, quelles que soient les circonstances, les gens qui partagent ou pas mes repas, que je sois chez moi, au restau, chez des amis...Les courses ne sont plus un casse-tête ou l'occasion de faire des réserves à ne plus finir. A part l'achat de pain frais, je peux rester presque une semaine sans acherter à manger,  j'arrive à voir mon frigo se vider et je ne me jette plus sur les promos qui me faisaient acheter 3 fois plus de nouritures que nous ne pouvions en manger. Ca c'était la peur de manquer ! Fini également la panique de ne pouvoir manger "équilibré". J'écoute au mieux les messages de mon corps et de ses besoins et ça ne se passe pas si mal que ça en définitive

Bien sur, il reste les Envie de Manger Emotionnelles que j'essaie de comprendre au mieux, de repérer et de gérer au mieux ! Mais là aussi, fini la culpabilité, fini l'auto-dépéciation.

Oh bien sur, quelquefois , la panique me gagne encore, et j'ai peur que mon corps qui m'a trahi alors que je le maitrisais si bien, j'ai peur que ce corps que j'ai maltraité tant d'années, que j'avais cru tellemnt bien dompter, j'ai vraiment peur qu'il me lâche à nouveau. J'ai peur parfois de cette sérénité si fragle, j'ai peur que ce ne soit qu'un rêve, j'ai peur que ce ne soit qu'un leurre. Mais non. Cette peur-là comme toutes les émotions, passe, il me suffit d'attendre que l'orage s'éloigne et à nouveau je reprends du mieux que je peux le cours de ma vie avec mon corps comme allié. 

Alors effectivement tous ces messages de réassurance que tu peux lire, ce sont nos messages qui viennent du coeur.

Sois patiente, accorde-toi du temps, de la douceur, de l'humilité. Accorde-toi le droit de ne pas savoir, de ne pas comprendre, de ne pas avancer. Les choses se mettront en place petit à petit.

oceaneclaer.
Ancien abonné

A moi de m'immiscer dans la conversation. Ma soeur ( l'obésité serait-elle génétique? ) a subi un bypass l'an dernier. Elle a du maigrir de 45 kg, je crois. Elle est méconnaissable ( peau diaphane, transparente, paumettes creuses, rides accentuées) mais elle est très contente de son nouveau corps, elle peut enfin s'acheter des vêtements. Moi,je m'inquiète de la voir ( d'autant plus que je connais de par ma profession médicale les carences que cela peut générer)mais elle semble tellement mieux dans sa peau et dans son corps que ça fait vraiment plaisir. Elle ne donne pas l'impression d'être en restriction cognitive,ni en boulimie. Mais,bon,je peux me tromper,je ne suis pas à côté d'elle. D'ailleurs,je ne pensais pas (physiologiquement parlant) qu'on pouvait à nouveau trop manger, car je croyais que le trop plein arrivait très vite. Néanmoins,l'exemple d'Ambre montre tout l'intérêt de LC, pour moi, c'est une révélation. Continue,Ambre sur ce chemin...

Océane.

Ambre92.
Abonné

Merci Capuccino, vous pouvez pas savoir comment vous lire me fait du bien. Calme, serenité, ça me parle tout ça. C'est ce que je veux et plus encore depuis que je souhaite faire un enfant avec mon compagnon. Je ne veux surtout pas transmettre mes angoisses avec la nourriture, et je sais qu'il faut que je travaille  pour ça. Je sais aussi, en vous lisant, que c'est possible :-)

Oceaneclaer, le bypass de ta soeur est récent, si elle est bien suivi les risques de carences sont réels mais pas obligatoire et surtout remédiable. Donc pas d'inquiétudes à avoir. La restriction cognitive, je pense que ça dépend du parcours de chacun...au début de mon bypass je me souviens avoir pleuré parce que j'avais craqué pour quelques chips aux crevettes et que j'avais peur d'avoir tout fait foirer à cause de ça...avec le recul, je me rends compte que j'ai vécu toute ma première année en restriction, donc rien d'étonnant  à ce qu'il y ait craquage après.

En tout cas, on peut trop manger avec un bypass...juste que ce n'est pas le même trop. A partir du moment où on dépasse la capacité de son estomac, où on mange trop souvent sans attendre la faim, peut importe la taille du récipient, on mange trop. Et à force de pousser un peu plus la capacité de son estomac, on fini par dilater, on a faim plus souvent et on peut manger de plus en plus, cercle vicieux.

 

Allez, aujourd'hui est une nouvelle journée qui sera une belle journée, je le sens ^^ Merci à toutes pour vos encouragements !

doveline.
Abonné

Comme ça fait plaisir de te lire Ambre !

Ton message m'a tellement émue jeudi dernier... que je n'ai pas pu y répondre.

Tu progresse bien...  je suis sûre que tu vas y arriver !

Au fait... nous habitons la même ville... on s'est peut-être déjà croisées sans le savoir... une des joies d'internet ?

Belle journée à toi et à toutes et à tous,

doveline

 

izabelle
Animatrice forum

et moi j'ai grandi dans cette ville, je l'adore.....   même si maintenant je suis très loin....

oui bravo Ambre, ça va le faire, ça se sent!!!

doveline.
Abonné

Ce n'est pas vrai Izabelle... le monde est petit !

J'y suis même née... du temps où il y avait une maternité... c'est curieux la vie... dans un précédent forum... nous avions en commun avec une des membres qui habitait Angoulème... d'être née dans la même clinique avec quelques années de différence.

Bien amicalement,

doveline

oceaneclaer.
Ancien abonné

Merci Ambre de m'expliquer tout ça. Tu es très lucide. Tu vas enfin y arriver.

Océane

Ambre92.
Abonné

Je savais même plus que j'avais mis ma ville ^^ Je n'aime pas trop personnellement, trop de bureaux de mon côté et entre les trams, les RER et l'héliport mais y'a pire ! Perso, je rêve d'une maison dans le sud avec un jardin pour mon chien et un potager pour faire pousser mes beaux légumes ^^ Rêve bucolique hein ^^

Bon, j'ai une amie qui vient de s'inscrire aussi, je suis fière de lui avoir parlé de ce site, encore plus quand je vous lis. Alors encore Merci à toutes :D

izabelle
Animatrice forum

j'ai grandi sur la butte, là tout en haut, à l'époque c'était un petit paradis, avec des terrains vagues pour se faire des tas de cabanes....   depuis tout ceci  a bien changé mais pour moi ça reste des souvenirs d'enfance extraordinaires

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