anti-dépresseurs & co : et vous ? - 15112013

Soleluna.
Ancien abonné

"Je crois qu'il va falloir envisager un soutien chimique" me dit la généralise, en même temps qu'elle remplit l'arrêt de travail.
Et de m'adresser à un confrère psychiatre et médecin donc.
Je vais l'appeler D'Artagnan. Il lui ressemble. Premier contact difficile, c'est confus et j'ai du mal à le voir me poser tout un tas de questions intimes et difficiles et remplir des cases dans son ordinateur. Et si tu me regardais quand tu me demandes si j'ai fait des tentatives de suicide hein? Bref, passons. Il prolonge l'arrêt, et il fait bien, même si je refuse pour finir par accepter 2 jours plus tard et ne faire l'arrêt qu'à moitié in fine!.
J'accepte un 2e RDV de la 2e chance. Qui se passe mieux, mais bon c'est pas encore trop ça.
Je lui demande frontalement son diagnostic et s'il pense devoir envisager un "soutien chimique". Ma thérapeute précédente, que je suis retournée voir, parce qu'elle cause et qu'elle m'apporte un vrai soutien (mais qui n'est pas médecin, donc impossible côté arrêt et médocs), me conseille de lui demander son diagnostic. Parce qu'elle voit que je suis perdue et que j'ai besoin de retour. Elle, elle dit dépression, mais quand je lui dit que je suis pas apathique, mais que par moments, elle veut bien entendre mais.

D'Artagnan répond dépression caractérisée, et à la question des médicaments il répond par l'affirmative aussi. Il aime bien prendre son temps pour bien appréhender son patient. Mais il pense que je n'y couperai pas. Et que ce serait vraiment bien pour moi. A condition que ce soit couplé à une thérapie, médocs tous seuls, ça marche pas. Je précise à sa décharge que ce n'est pas lui qui m'a plaqué un diagnostic au 2e rendez-vous ni m'a parlé de médicaments spontanément, il a répondu à mes requêtes.

Me voilà donc avec ça : perspective de médicaments.
J'en ai jamais pris, des comme ça. Et j'ai jamais rien eu contre, tant que c'était pour les autres...
Ca ne colle pas avec mon schéma de super-nana-mega-combative-warriror tout ça.
Autant dire que ça me fait "drôle".

Alors voilà, je suis pour le moins perplexe et la case questions s'est allumée dans mon cerveaux. Inutile de dire que un vrai sapin de Noël.

Je me tourne vers vous. Vous en pensez quoi? Quelles ont été vos expériences?
Merci à toutes celles (et ceux?) qui voudront bien livrer leur vécu. J'ai conscience que c'est fort intime et pas simple.
 

Commentaires

fleur2lotus.
Abonné

C'est difficile de te répondre parce que chaque problématique est différente, je pense.

J'ai pris du Prozac à une époque où avec le recul, j'étais effectivement dépressive. Quand on pense à avaler toute la boîte de somnifère des parents parce qu'on se dit que tout le monde soit heureux qu'on soit plus là, on peut coller l'étiquette dépression.

Je ne pense pas que dépressif veuille dire apathique, tous les dépressifs ne sont pas des zombies laugh.

Ca fait 20 ans maintenant, mais je me souviens que ça m'avait fait du bien, ça maintenait la souffrance et les idées noires à distance, je dirais de la Pleine conscience chimique en quelque sorte, comme si tout ce qui tournait dans ma tête avait été mis de l'autre côté du canyon, je les voyais, mais elles ne pouvaient pas m'atteindre.

Je n'étais pas dans le coton ou à côté de mes pompes, je me sentais relativement bien, juste déconnectée des idées noires.

Je ne suis pas médecin, mais je crois que si deux professionnels te conseille les médicaments, prends-les, si tu te cassais la jambe, tu ne dirais pas non au plâtre, je pense?

Dans tous les cas, bon courage et dis-nous comment tu vas.

izabelle
Animatrice forum

moi je pense que les médicaments anti-dépresseurs sont une vraie aide pour les patients qui n'ont plus les moyens ne serait-ce que d'entreprendre une thérapie, à cause du ralentissement global

par contre quand il s'agit de quelqu'un qui  "pense trop",  qui est constamment en lutte, mais qui a suffisamment d'énergie pour parler, pour faire de la pleine conscience, etc... 

je pense que le médicament ne s'impose pas

pour moi c'est comme une béquille qui permet d'aller chez le psy, et ensuite on travaille

mais parfois on n'a pas besoin de béquilles

les médecins ça les soulage parfois et aussi ils n'ont pas envie que leurs patients arrivent à un point de souffrance où leurs actes pourraient leur porter atteinte

 

bref le médicament c'est pas mauvais, mais ça ne guérit pas, ça soulage.....

parfois on a besoin de soulager avant de guérir, parfois non.....

à toi de le sentir, et en parler à ta psy sans doute

 

perso j'ai pris des anxiolytique à une période de ma vie où mon corps était si contracté qu'il me fallait une aide pour sortir de ça....   ça m'a soulagé, mais ensuite j'ai arrêté car ce n'est pas une vie de se soulager en permanence

et parfois c'est vraiment nécessaire d'accepter cette béquille là

 

voilà, une vraie réponse de normand!

Soleluna.
Ancien abonné
Bonjour les filles, Je suis en vacances rt ai pas accès à un ordinateur pour le moment. J'´ai vus vos messages "par hasard", pas eu de notification. Et je galère pour vous lire et vous répondre depuis le smartphone. :) Mais je voulais d'ores et déjà vous remercier de vos réponses, longues sincères et circonstanciées ;) Je reviendrai plus tard vers vous quand j'aurais accès à l'ordi! À vite
Pattie.
Ancien abonné

J'ai pris du Lexomil, quand j'étais étudiante. Ce n'est pas un anti-dépresseur, je crois que c'est un anxiolytique. Je l'ai assez mal vécu. Ou bien c'est la déprime (ou je ne sais trop ce que c'était), que j'ai mal vécue, je ne sais pas. C'est mon médecin de famille qui me l'avait prescrit, en précisant que c'était la première et dernière prescription, que la prochaine, soit je n'en aurais pas besoin, soit c'est un psy qui me la ferait, parce que ses compétences s'arrêtaient là. J'ai vu un psychiatre, et ça m'a vraiment aidée à sortir de la spirale.

Deux amis ont pris des antidéprésseurs, et vu que j'étais extérieure et observatrice, cette fois, au lieu de le vivre, j'ai un peu mieux analysé. Je pense que l'effet du médicament est de permettre de reprendre un petit peu pied, suffisamment pour entreprendre de se sortir d'affaire, de demander de l'aide et d'être apte à en profiter. Peut-être que sans le Lexomil, je n'aurais pas eu la capacité de contacter un psychiatre.

C'est un peu comme une bouée : ça ne nous sort pas de l'eau, mais ça aide à ne pas se noyer (dans ces moments-là, on ne sait plus nager) et ça nous laisse le temps de tendre la main vers une autre main. Ce qui nous sort de l'eau, c'est la solidité de la main tendue par l'autre et la force de notre main.

Bon courage à toi, Soleluna ! Et dis-toi bien qu'être une warrior, ça n'est pas "ne pas être dépressive". Etre une warrior, c'est travailler à sortir de la dépression.

marinebreizh.
Abonné

[quote=Pattie]

C'est un peu comme une bouée : ça ne nous sort pas de l'eau, mais ça aide à ne pas se noyer (dans ces moments-là, on ne sait plus nager) et ça nous laisse le temps de tendre la main vers une autre main. Ce qui nous sort de l'eau, c'est la solidité de la main tendue par l'autre et la force de notre main.

Bon courage à toi, Soleluna ! Et dis-toi bien qu'être une warrior, ça n'est pas "ne pas être dépressive". Etre une warrior, c'est travailler à sortir de la dépression.

[/quote]

Alors tout à fait d'accord avec les autres : béquille, bouée, ... oui aide temporaire pour passer un cap.

Personellement ayant décidé de demander de l'aide psychologique l'an dernier pour des traumatismes anciens qui continuent à m'empoisonner la vie, mon généraliste a préféré m'orienter vers un psychologue pour éviter la prescription de médicaments de manière trop systématique ; a priori c'est ce qu'il observe souvent lorsqu'il oriente vers un psychiatre...

Ca se passe très bien avec ce psy. J'ai eu des passages très durs liés à la resurgence des ces événements évoqués en consultation. Tout cela s'est téléscopé en juin/juillet dernier ; j'ai eu un passage terrible au boulot et j'étais à 2 doigts du burn out.

Je suis allée chez le généraliste qui m'a prescrit un traitement de 3 mois. Qui m'a suivie par SMS pour me guider sur les effets secondaires, adapter la posologie. Malgré ses horaires lourds la technologie lui permet de rester proche des patients qui ont besoin...

J'avoue - et mon médecin le sait - que j'ai stoppé le traitement anti-dépresseur car j'étais trop dans les vappes,... et que j'ai réussi à passer le cap avec 4/5 ème d'une boîte d'équivalent lexomil sur une période de 3,5 mois. Donc pas d'accoutumance.

Et dis-toi bien qu'être une warrior, ça n'est pas "ne pas être dépressive". Etre une warrior, c'est travailler à sortir de la dépression.

Moi je dirais : même une warrior peut être un jour atteinte de dépression... et se battre pour en sortir comme dit Pattie !!

lorraine
Marraine

Solulena,  comme il n'y a pas de bonne ou de mauvaise maladie ou  de maladie honteuse ou noble  je vais te parler de mon expérience de dépression il y a 10 ans.

Dépression par surmenage a dit le médecin généraliste que je consultais au bout d'une année où je ne dormais plus que 3 heures par nuit (j'avais le cerveau qui n'arrêtait pas de turbiner) avec des journées de travail de dingue, un enfant en bas âge, un compagnon qui construisait la maison et qui était peu présent  et une tendance au perfectionnisme tant et plus...Bref, je commençais à marcher comme une zombie (j'étais épuisée), à pleurer en guise de mots, à ne plus savoir réfléchir....

Je ne voulais pas d'anti dépresseur ("moi dépressive ? pensez vous !...";) prescrivez moi donc un anxyolitique si vous croyez que je disais....Mais j'y suis  retournée 15 jours plus tard parce que je ne dormais pas mieux...Mais je le sais m'a dit le médecin avec un sourire doux, ce n'est pas un problème d'anxiété que vous avez mais une dépression, je vous l'ai dit .

Finalement je l'ai pris + un peu de somnifère pendant quelques jours....Et j'en ai vraiment été très contente, médicaments bien adaptés, non seulement j'ai pu à nouveau dormir mais en plus les émotions se sont régulées rapidement , moins écorchée vive, plus détachée et en mesure de répliquer à l'employeur dictateur....Bref, le traitement m'a permis de retrouver un comportement normal. Prescription de 6 mois, c'est le délai en général.

Je n'ai pas fait de thérapie à cette période; ....J'avais cumulé une multitude d'évènements stressants (déménagement, bébé, vie de couple, nouveau travail, changement de région et de repères...;) que mes épaules pour tant solides comme les tiennes  n'ont plus pu porter et la dépression m'est tombée dessus sans crier gare....Et j' ai attendu un peu longtemps avant d'aller consulter, exemple à ne pas suivre....

J'ai quitté cet emploi pour un autre plus sain... Une thérapie j'en ai suivie une un peu plus tard sur une question ponctuelle liée à la relation avec ma mère; de ma propre initiative je suis allée voir une psychiatre mais les médicaments n'étaient plus utiles selon moi et je n'en ai plus pris. La dépression était guérie.

Prend bien soin de toi. Pensées du coeur.

Soleluna.
Ancien abonné

Hello !

Me voilà de nouveau connectée, via un ordinateur, c’est quand même bien plus pratique pour vous lire que sur Iphone. J Je suis au calme et ai bien lu ce que vous avez pris la peine, chacune, de me répondre. Je vous remercie sincèrement d’avoir répondu et livré des vécus qu’il n’est pas toujours évident de partager.

Je commence seulement à me pencher sur la question de la dépression et je me dis que c’est décidément une maladie (j’ai même du mal à employer ce mot pour la qualifier) bien méconnue. Je crois que j’ai toujours pensé que c’était un « état » lié à une faiblesse ou fragilité. Pas une maladie. Et que comme je savais faire avec mes faiblesses et mes fragilités, j’en étais épargnée. Oui, des préjugés comme celui de croire fleur2lotus  que dépression = apathie ! Je dis maladie méconnue, car j’ai le sentiment que c’est une croyance partagée par de nombreuses personnes, sauf celles qui l’ont traversé (soit directement, soit via un proche). Je réalise aujourd’hui que c’est une maladie, (fichtre, j’ai décidément du mal) bon en tout cas, qu’il y a tout un processus, assez balisé, avec des signes et des étapes et que si on ne prête pas attention à ce que disent le corps et la psyché, on peut être atteint, et que la volonté et la capacité à gérer n’ont rien à voir là-dedans. Je crois même que cette « pseudo » capacité à gérer peut être un facteur, car fort de ce sentiment, on repousse toujours plus loin ses limites. Et ô surprise, on en a tous, même moi (quel orgueil tout de même).
Le post sur « La lutte » ici sur le site m’a beaucoup fait progresser dans cette prise de conscience d’ailleurs.

Et dis-toi bien qu'être une warrior, ça n'est pas "ne pas être dépressive". Etre une warrior, c'est travailler à sortir de la dépression.
Pattie j’aime beaucoup cette phrase et je vais me la garder bien en tête, pour pas oublier et la ressortir, je crois bien souvent J

Marinebreizh félicitation d’avoir pris à bras le corps cette douleur ancienne et de l’avoir regardée bien droit. Je trouve que c’est pas évident, et qu’il faut beaucoup de courage (quand c’est bien enfoui, autant que ça le reste hein ? Bien entendu que non mais c’est tellement plus commode).

Je vais laisser venir les choses. Je pense que je vais faire à moins, mais si le médecin insiste et que j’ai confiance en lui, je dirai oui. Mon seul véto est le Lexomil. J’ai vraiment beaucoup de préjugés sur cette chose, parce que j’ai vu ma mère totalement shootée et c’était moche. On m’a dit par ailleurs que c’était très addictif et je ne me sens pas anxieuse dans tous les cas. Je surchauffe et je suis à fleur de peau oui (euphémisme), pas triste non, mais prête à exploser et comme toi Lorraine, je suis une vraie pile et enchaine des 13h de boulot d’affilée sans pouvoir m’arrêter, malgré moi, et le soir je suis encore sur ressort, donc impossible de dormir avant 3h du mat. Le mauvais scénario quoi on sait très bien où il mène.

Oui Izabelle, une vraie réponse de Normand JMais peut-on en faire une autre comme cela à distance et sans avoir les tenants et les aboutissants ? Jdans tous les cas, je vais me remettre en thérapie, j’ai déjà commencé, car je sais que les médicaments seuls ne peuvent mener à rien. Ils peuvent m’aider à reréguler les émotions et ce faisant m’aider à suivre mon chemin d’introspection. Comme le disait quelqu’un sur le site, compréhension n’est pas intégration. Je sais ce qu’il y a à peu près dans mes valises. Mais il est temps que je les dépose.

Amitiés à toutes
Soleluna

Soleluna.
Ancien abonné

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Soleluna.
Ancien abonné
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Soleluna.
Ancien abonné

bon le site bugue et a posté 4 fois mon message. Et impossible de les supprimer une fois créés grrr. sorry

mavo.
Marraine
J'ai la chance de ne pas être passée personnellement par là, mais j'ai vu plusieurs proches sombrer. De l'exterieur, il me semble que la question médoc doit être traitée de façon très pragmatique : si un médecin dont c'est le métier pense que c'est nécessaire, ça peut être bien de lui faire confiance ! La dépression est en effet une maladie, il ne reste scientifiquement pas l'ombre d'un doute sur le sujet, je crois. Dans ce que j'ai vu autour de moi : Les médicaments aident à reprendre pied, à sortir la tête de l'insupportable, à prendre quelques respirations. Bien sur qu'ils ne permettent pas de faire l'indispensable travail de fond, mais ils le rendent possible. Ensuite je comprends très bien que ce soit super désagréable d'avoir besoin de chimie pour avancer sur des sujets psychiques... Mais c'est juste pour un temps... Bon courage, et plein plein plein d'ondes positives pour toi soleluna !!
Alwena.
Abonné

Grave question! mon médecin m'avait  donné à prendre un anxyolitique, pas de chance, c'était pire, je réagis à l'inverse de l'effet indiqué, même chose pour les essais de somnifère,  comme l'anxyolitique, je ne dormais pas plus, je me suis dit que c'était parce que je m'y refusais, en quelque sorte opposition interne, mais j'ai arrêté car les effets secondaires se sont avérés terribles et dangereux: dédoublement de la personnalité, impossibilité de retrouver mon chemin habituel, maux de tête ; heureusement j'avais fait du yoga nidra durant mon congé de longue maladie, et la respiraton pleine conscience, elle l'est toujours, est accompagnée d' une gym douce doublée d'un exercice plus physique la seule chose qui soit capable de m'épanouir, selon les moments. La médecin était  une sage, elle me dit toujours: essayez, vous vous rendrez compte rapidement. D'ailleurs je me demande si ces suicides dans les grandes entreprises dont on a parlé, (jamais de ceux 30 fois plus nombreux des agriculteurs) ne sont pas dus à un burn out mal dirigé par une médication mal formulée et encore moins bien supportée. Qui dégiingue les gens.

Alors respirez et respirez encore votre corps et votre esprit vous remerciront.

Participation différente n'est ce pas?  Bonne journée Asmiley

Panna Cotta.
Abonné

"Ca ne colle pas avec mon schéma de super-nana-mega-combative-warriror tout ça.
Autant dire que ça me fait "drôle"."

Bon sang quand je te lis j'ai l'impresion que quelqun est entrer dans ma tête pour me piquer ce qu'il y a dedans! Je ne m'étais jamais rendu compte mais je suis comme toi la "supernana" soit disant super forte depuis toujours auprès des autres et qui passe tellement de temps à créer une facade de fille forte pour les autres qu'elle se rend compte trop tard qu'elle a sombré!

J'ai déjà été sous antidépresseur, et pour rien au monde je n'y replongerai! Pourtant je sens bien depuis peu que je suis en train de faire une rechute, j'ai rien vu venir je me croyais heureuse je n'arretais pas de le repeter!

Donc là je pense (entre 2 moments d'autopersuasion que je suis forte) qu'il faut que je consulte un psy.

En tout cas fait vraiment très très gaffe avec ces traitements je ne veux pas jeter la pierre mais ma vie à pris un chemin qu'elle n'aurait peut etre pas du prendre à cause de ces medocs.

Tu sais quand on va si mal, ce n'est pas pour rien, c'est ton corps qui tire la sireine et c'est très dure de comprendre le message qu'il veut faire passer ça peut prendre des années! Et le traitement peut flouter le message à comprendre.

Donc oui une depression ça sert à quelque chose, à avancer dans sa vie peut etre? je ne connais pas la tienne.

Par contre quand on arrive meme plus à se lever le matin là on a pas le choix.

Donc le choix c'est à toi de le prendre, mais si tu le prend vois le comme un etranger qui rentre chez toi qui doit gagner ta confiance.

Surtout mise sur la psycologie et pour ma part le meilleur antidepresseur NATUREL c'est le sport.

 

J'espere à bientot bon courage,

c

Phoenix.
Abonné
Tout à fait d'accord avec c3dadou. Ca a beau être une maladie, la dépression est quand même un signe que quelque chose cloche dans ta vie et qu'il y a des ajustements à faire. Pour l'avoir vécu il y a quelques années, dans mon cas il s'agissait d'un boulot qui je me convenait pas du tout, je sais que si tu enlèves la ou les causes, la maladie disparait, logique. Je n'avais pas eu de prescription à l'époque. Ca m'a sans doute aidé dans le sens où comme j'étais en pleine crise il a fallu que je me démène pour faire quelque chose pour m'en sortir, en l'occurence changer de boulot. La difficulté c'est que parfois c'est très effrayant de changer de situation, changer de vie ça fait peur évidemment. On lutte, on a des doutes. Mais la santé est en jeux et rien n'est plus important. En fait on a de la difficulté à penser que la depression est une maladie car on l'associe toujours à la culpabilité. On se dit "allez, fais pas ta chochote, tu n'as qu'à plus y penser et arrêter de t'écouter". Or c'est une maladie dans le sens ou c'est pareil, on n'est pas responsable, la cause est extérieure. Sauf que ce n'est pas un virus, c'est une situation dans laquelle on est bloqué. Donc ne pas se sentir coupable et prendre du recul. Alors pour la question des médocs, ça ne te tuera pas d'en prendre, de toute façon comme tu peux le voir dans les témoignages précédent, quand la situation sera plus claire, tu n'en aura plus besoin, c'est l'affaire de 6 mois. A moins qu'il s'agisse d'un traumatisme plus grave ou ancien, et dans ce cas, ça peut aider aussi pour travailler dessus, si tu es vraiment très mal. Peut-être ton problème finalement n'est pas tant de savoir si tu souhaite prendre des médocs, que d'être convaincue que tu es dépressive. Mais peut-être aussi que tu sens que ton cas n'est pas si grave et que tu peux t'en sortir sans en ayant identifié la cause. Les médecins allopathiques adorent prescrire des médocs. Surtout les psychiatres. Je ne suis pas sûre que les généralistes soient si prompt à prescrie des AD. Il y a un effet rebond, ce n'est pas un truc qu'on peut arrêter du jour au lendemain, si tu te plante de molécule, ça peut favoriser les tentatives de suicide, c'est clair que ce n'est pas anodin. C'est ce qui me ferais le plus peur, tous ces effets secondaires. Je me rends compte de l'ambiguité de ma réponse. Je dis d'une part que ça ne te tuera pas, et en même temps qu'il y a beaucoup d'effet secondaires. C'est juste une question d'analyse des Bénéfice-Risques. Il n'y a que toi et tes médecins pour pouvoir évaluer ça.
Soleluna.
Ancien abonné

Damm, j'avais pas eu de notifications, donc je n'ai pas vu les nouveaux messages.
Je ne les découvre que maintenant en repassant sur le site. mouais.

Pour la petite mise à jour depuis que j'ai posté ce message, toujours pas d'anti-dépresseurs en vue. Non que je les refuse, mais le psychiatre qui m'avait dit que j'en aurais besoin, mais qui aime bien "prendre son temps" sur ce sujet, ne me les a toujours pas prescrits. Nous en parlions la semaine dernière, je lui demandais s'il considérait toujours que j'étais en dépression, et il m'a répondu qu'il trouvait que j'étais fnalement dans un entre-deux et que j'étais dans une bonne dynamique psy.
Il me disait que certaines souffrances étaient inévitables (comme après le décès d'un proche) et qu'elles faisaient partie du processus de guérison (ex : deuil). Après il s'agissait de voir si les personnes étaient empêtrées là-dedans, le temps, et les conséquences. Il semble assez confiant et me trouve sur la bonne voie. Et surtout, et je le rejoins sur ce point, la tristesse et la colère qui s'expriment ENFIN sont très bénéfiques. C'est assez rocky, mais ça fait du bien et il était temps. J'ai appris à dire merde et à accepter de l'aide, et ça change pas mal de choses ! Et c'est tellement simple (si ce n'est d'accepter pour soi, le reste c'est de la gnognotte)

De mon côté, grâce à nos échanges, et je vous remercie toutes, j'ai cheminé intérieurement et je suis ok pour les prendre s'il le juge nécessaire. La seule ligne rouge que je me suis interdite de franchir sont les anxiolitiques.
Par contre je galère sec sur le sommeil et ça m'inquiète beaucoup. Je sens que ca affecte mon corps et mon mental de manière hallucinante. J'essaie les plantes pour le moment, et si ça marche pas, je passerai à autre chose.

c3dadou la nana forte... ben c'est une nana aussi. Et elle A LE DROIT de se sentir épuisée, dépassée et de réclamer de l'aide. Et comme le disait Pattie,
"être une warrior, ça n'est pas "ne pas être dépressive". Etre une warrior, c'est travailler à sortir de la dépression."

Tu dis toi-même que tu sens la rechute pointer son nez. Fonde toi sur ton expérience passée, que tout cela n'est pas été vain, suis ton instinct et va voir le psy. Aller, ne te laisse pas couler. T'es pas obligée de prendre des médocs si tu le veux pas, mais fais quelque chose pour toi, accepte ces signes que tu sais reconnaître, et bats-toi pour toi, pour ne pas dévaler trop trop bas, aide-toi, et pense à toi comme à quelqu'un d'extérieur. Tu te dirais quoi ?

Amitiés



 

Pattie.
Ancien abonné

Ce sont de bonnes nouvelles, que tu apportes ! Pas forcément confortables, mais bonnes en ce sens que tu sembles être à l'aise avec le psy, ce qui est important.

J'ai été intéressée par ceci :

[quote=Soleluna]

Il me disait que certaines souffrances étaient inévitables (comme après le décès d'un proche) et qu'elles faisaient partie du processus de guérison (ex : deuil). Après il s'agissait de voir si les personnes étaient empêtrées là-dedans, le temps, et les conséquences. Il semble assez confiant et me trouve sur la bonne voie. Et surtout, et je le rejoins sur ce point, la tristesse et la colère qui s'expriment ENFIN sont très bénéfiques. C'est assez rocky, mais ça fait du bien et il était temps. J'ai appris à dire merde et à accepter de l'aide, et ça change pas mal de choses ! Et c'est tellement simple (si ce n'est d'accepter pour soi, le reste c'est de la gnognotte)[/quote]

Ca me rappelle la démarche de Linecoaching dans laquelle on est : retrouver des choses naturelles, laisser le corps nous guider pour manger, et accepter que la réparation du corps et de l'esprit prenne du temps, et soit un déséquilibre qui se rééquilibre sans cesse.

Notre époque nous déconnecte souvent du corps et souvent aussi de la tête. On a du mal à admettre que certaines choses puissent se régler naturellement, c'est comme si on se sentait obligé(e) d'aller vite, d'être opérationnel(le)s vite, d'être au top vite. Alors que certaines choses prennent du temps, qu'être opérationnel demande de la préparation, et qu'être au top prend toute une vie (sinon, quel intérêt ? Une fois au top, la vie doit être bien ennuyeuse !)

Y a des fois, je me dis qu'être une warrior, c'est de ne pas se laisser envahir par la rapidité ambiante ! Du coup, dire merde, ça me semble un bon chemin !smiley

Bliss.
Abonné
J'ai pris pendant quelques mois du millepertuis en antidépresseur pas celui que l'on trouve en parapharmacie, peu dosé mais celui d'un labo en fort dosage prescrit par un médecin et qui est reconnu pour avoir le même effet entidépresseur . Le temps de remonter un peu la pente pour pouvoi entrer dans le vif du sujet avec la psy. Les somnifères j'ai essayé 2 nuits et c'était horrible un vraie zombie le matin et des nuits entrecoupées de réveil je n'ai pas persévéré. Ce qui m'a finalement le mieux convenu ce sont de me masser tous les soirs avec certaines huiles essentielles les cuisses et le ventre sur le trajet de certains méridiens et l'accupuncture aussi pour le sommeil ca a vraiment aidé. Le Qi gong aussi. Mais dans le fond j'ai très peu et très mal dormi pendant 6 mois. Et ca n'aide pas pour le poids évidemment. Je dors à nouveau bien depuis 6 semaines. Ton contact avec ce psy a l'air de bien s'établir et cette relation thérapeutique en elle même soigne vraiment. Le reste suivra. POur les plantes j'ai essayé aussi passiflore aubépine etc....pas s^ûre de l'effet ou pas. Et il y a aussi facilement accesible la luminothérapie pour recaler le sommeil et la sécértion de la mélatonine à voir avec un médecin. Ma lampe est sur la table du petit déj je l'allume tous les matins je ne pense même plus que c'est de la luminothérapie;)
Soleluna.
Ancien abonné

Merci pour tous ces précieux retours et conseils.
 La relation avec le psy, hum, oui ça va... Je l'ai envoyé promener l'avant-dernière fois. Il m'a dit que j'étais "obsessionnelle" (pas dans le sens courant du terme mais psy, va comprendre) et je n'ai pas du tout apprécié, non pour des raisons d'ego mais parce que c'est faux.
Je précise qu'on m'a découvert un truc qui peut, potentiellement, oui disons-le aller, si c'est évolutif, atteindre mon pronostic vital... Ou pas, avec un peu de chance, je passerai à travers les gouttes, si je suis née comme ça... . Bref je suis dans l'expectative, la spécialiste ne comprend pas d'où ça vient et on m'a renvoyée en médecine interne... mais chez qui hein? Juste médecine interne, démerde toi, faut trouver en gros le docteur House, mais tu sais même pas dans quel branche il pourrait travailler...

Je précise aussi que je vis depuis 4 ans avec une maladie qui elle aussi si elle évolue peut atteindre mon système, niveau neuro, et que c'est paralysie et autres atteintes sympathiques en vue. Toujours potentiellement, pour le moment ça attaque d'autres choses mais pas ça.

Bref, je me suis pas arrêtée à la seule spécialiste que j'ai vu et qui m'a dit qu'elle avait le tour de ses compétences et que décidément elle ne voyait pas. Il me semble légitime de fouiller un peu, voir si je peux trouver une voie de salut.

Par ailleurs, depuis que je suis malade, ben c'est tout enfoui, j'en parle pas trop, et à part mon compagnon, même mes proches n'ont pas compris ce que j'ai vécu les dernières années. Tu sais, la nana forte et warrior et tout ça... Des conneries. Je te jure, des conneries.
Du coup le nouveau truc star wars là, il m'a fait disjoncter, d'autant que j'ai jamais trop moufté, et que ma vie, elle a jamais été simple et légère. Pour autant je ne suis pas prostrée à me dire que je vais mourir demain. J'ai bon espoir que mon étoile me protège une fois de plus. Mais je ne veux pas non plus faire comme si de rien n'était. Je trouve qu'il y a une voie du milieu, entre le déni et le catastrophisme et c'est celle-là que je tente de suivre, bon an mal an.

Alors l'obsessionnelle, il a eu drôlement du mal à passer et ça a été sa fête au psy.
Il s'est d'ailleurs excusé à plusieurs reprises. Et se faisant il a marqué des points, ce n'est pas simple de reconnaitre ses erreurs.

Outre me faire pleurer des litres et me faire jurer comme une chartière (ce que j'évite généralement, puisque je suis madame je-contrôle-et-la-hippie-qui-aime-la-planète-entière-et-les-petits-zanimos-aussi)
j'ai réalisé une chose : on n'a pas le droit de me dire ce que je dois ressentir, comment je dois ressentir, ce que je dois penser. Ma colère, ma tristesse, celle-ci, les autres, la mienne, les tiennes, les nôtres, elles sont légitimes, bordel, LEGITIMES!!!

Si on le ressent, on a le droit, parfaitement et on ne devrait laisser personne, ni la société, ni les bonnes manières, ni les collègues et l'entourage nous dicter ce qui est dans notre coeur.

J'ai compris aussi que j'ai tellement habitué les autres à être balaise, que le fait d'être triste là (ben oui, excuse moi) ça les désarconne et qu'ils me vendent du positive thinking à tout va! J'ai envie d'hurler ! Je leur explique, la transcendance j'ai fait que ça, il est temps de laisser un champs à la fureur et à la douleur, j'ai trop cumulé les dernières années, j'ai cru que je pouvais faire l'économie de la peine, mais je me suis plantée, ils ne comprennent pas et continuent avec le fait que je devrais être positive.... arrrrg. POSITIVE. Comme si le fait de regarder les choses bien droit, ça voulait dire que tu n'étais pas positive. Et puis merde, on a aussi le droit de ne pas être positif et d'avoir peur... pfff. Du coup j'ai tendance à éviter les contacts, c'est mieux pour leur santé (j'ai trouvé le sabre de Dark Vador au passage, faudrait pas trop me chatouiller)

Je suis traversée par plein de sentiments en écrivant ces lignes, mais je les accepte, je ne vais pas me culpabiliser en plus.

In fine la maladie ça te remet bien droit dans tes bottes... Que de temps et d'énergie perdus
Ce serait juste génial de s'accorder le droit à être ce qu'on est, même sans atteindre de tels extrêmes

soleluna, la dark vador (Luc, je suis ta mèèèèèèère, pschouiiiiiiiii)

izabelle
Animatrice forum

c'est comme ça que tu peux le plus avancer avec un psy,  en disant les choses

dans la relation thérapeutique se rejouent pleins de schémas relationnels, alors de pouvoir ainsi t'exprimer,  mettre les choses à plat, c'est excellent

bon courage à toi pour les futurs examens, j'espère en effet que ta santé sera préservée

de tout coeur avec toi

Soleluna.
Ancien abonné

Coucou Izabelle,

Merci pour tes encouragements et tes pensées :)
Je croise les doigts et orteils inclus! Nous verrons bien.

Oui dire les choses est très important pour moi, que ce soit en thérapie, en amitié, en amour, au travail... Je pars du principe que les gens sont généralement animés de bonnes intentions (en tout cas ceux que je rencontre) et que s'ils me blessent, ce n'est pas volontairement. Par ailleurs, les gens ne sont pas dans mon coeur ou dans mon esprit, comme moi je ne suis pas dans leur peau, alors comment savoir ce que l'autre pense, ressent?

Je suis là pour faire un travail avec le psy et avancer, je ne vais donc pas m'empêtrer dans les convenances. Et puis c'est important qu'il ait un retour de ses patients, ça le fait avancer, comme lui me fait avancer.
Donnant donnant, gagnant gagnant in fine :)

amitiés



 

mavo.
Marraine
Juste envie de te dire que j'adore te lire... Et que je suis très heureuse que LC nous ait donné l'occasion de nous croiser en vrai. Warrior ou darth vador ou hippie qui aime aussi les petits zanimos : go on, c'est ta diversité qui fait ce que tu es !
lorraine
Marraine

Oh oui solulena, que je t'approuve et t'encourage à défendre, à revendiquer TES  pensées, ressentis, émotions....Bonne continuation smileywink

Les psys m'ont aussi été d'un précieux secours pour me permettre d'oser ma parole...Ils servent aussi à nous encourager dans cet apprentissage smileywink

 

Je te trouve pleine de courage et de vie...Moi, aussi j'adore te lire

Pensées du heart/à ta santé

Soleluna.
Ancien abonné

Rolalalal, merci à vous toutes. Ca me fait toute chose de lire vos gentilles paroles, vos encouragements et pensées...  
Je relis aussi vos réflexions et ça chemine dans mon ciboulot, ça fait son petit bonhomme de chemin.

Il est décidément chouette ce forum ;)

amitiés et peace and love ;p

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