au sujet des EME - 07122012

mamanzap.
Abonné

faut il seulement les craindre ou peuvent elles nous apporter quelque chose ??

je m'explique quand j'ai une EME je fais de la RPC et depuis j'ai appris beaucoup de choses et prise conscience de nombreuses émotions et sensations!

quelque part j'ai l'impression d'apprendre de mes EME, elles me permettent quelque part d'avancer meme si à long terme j'aimerai les éradiquer !!

Et vous qu'en pensez vous??

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

Hello maman zap

je pense comme toi qu'elles peuvent nous apporter quelque chose

au début, elles nous énervent, elles viennent comme un chien dans un jeu de quilles, on se sent en perte de contrôle (et hou qu'on n'aime pas ça....)

et puis peu à peu on comprend surtout ce que c'est, à quoi elles servent (à éviter nos émotions et nos ressentis)

donc quand elles se pointent, ça nous donne un signal : il y a de la non-acceptation quelque part, un peu comme un chien de berger qui viendrait te mordre les mollets....

 

cela permet, de mon expérience, de ne pas agir à leur merci

mais les éradiquer complètement, cela ne me semble pas souhaitable, puisque finalement c'est un comportement naturel

 

par exemple, se taper un bon restau le week-end pour oublier une semaine de merde, c'est normal....  le corps régulera les apports sans difficulté les jours qui suivront

par contre quand tous les soirs, on baffre pour oublier sa journée de merde, ben là c'est sûr que le corps ne pourra pas réguler tout ça, et on se trouve dans un fonctionnement psychologique problématique

 

donc pour répondre à ta question : dans quelques temps  tu n'en n'auras plus peur et aussi tu en auras beaucoup moins!

et ensuite ben tout ça tu l'oublies.... ça devient naturel

Ambre92.
Abonné

Voilà un post qui m'interpelle. J'ai parcouru les anciens tchat groupe et je suis tombée sur cette phrase du docteur Zermatti

 Manger un carré de chocolat n'est pas forcément compulsif. Toutes les EME ne sont pas des compulsions. Je rappelle que toutes les EME ne sont pas des anomalies. Manger pour se réconforter n'est pas anormal. Ce qui est anormal est de ne pas parvenir à trouver ce réconfort et d'aboutir à une compulsion

Ce qui rejoins ce que tu dis Isabelle, mais je trouve qu'on a tendance à l'oublier enfin pour ma part. J'ai l'impression que l'EME est ZE truc à faire disparaître chez moi. Comme si finalement ma restriction concernait le fait que je n'ai pas le droit de me réconforter avec de la nourriture. Alors que si, au contraire. Le but du jeu est de trouver le bon réconfort justement pour ne pas virer dans la compulsion. Pour moi, EME et compulsions c'était kif kif. J'avais mal compris. Ca va mieux en le sachant ^^ donc je partage :D

FRED73
Marraine

Moi aussi je pensais que EME et compulsion c'était pareil c'est pour ça que je ne pensais pas avoir d'EME. Mais quand, on a trop de poids c'est qu'on a forcément des EME car si on mangeait seulement quand on a faim on serait forcément à notre set point. Je pense qu'on peut être mince et avoir des EME (dans ce cas non compulsif forcément !) mais on ne peut pas être en surpoids sans en avoir !

izabelle
Animatrice forum

ouh la délicate question des EME

c'est vrai que si on mange à sa faim, on reste dans son poids d'équilibre....  lequel peut malheureusement parfois correspondre à un surpoids

mais par contre on peut aussi ne pas manger à sa faim, non pas en raison d'EME mais en raison d'habitude ou de restriction cognitive, les 'règles" qui nous empêchent de nous réguler naturellement

 

et oui le plaisir de manger est naturel et la fonction réconfortante de la nourriture aussi

c'est comme pour tout, c'est quand ça s'emballe que ça pose problème, quand nos états intérieurs nous sont si pénibles que l'on cherche un refuge systématique dans la nourriture

c'est là où ça pose problème, parce qu'une EME de temps en temps est naturel, cela arrive à tout le monde, mais si on écoute sa faim par la suite, ça se régule tout seul

 

il y a beaucoup de personnes qui ont des EME sans le savoir parce qu'elles se situent en fin de repas, c'est le genre de personne qui a un "bon coup de fourchette" mais qui se trouve mal dès qu'elle imagine diminer ses portions

 

bref il y a de tout, mais oui Ambre tu as raison c'est important de savoir accepter le réconfort de la nourriture

c'est pas "mal" de se réconforter,   ce qui pose problème c'est quand on veut être en permanence dans le réconfort, quand le moindre inconfort nous fait peur....  or dans la vie il y a forcément des inconforts.....   autant apprendre à vivre avec   ET  prendre plaisir à manger, déguster, car le plaisir est un bon guide des sensations alimentaires

Ambre92.
Abonné

Accepter que la nourriture est aussi un réconfort, toute la subtilité est dans le aussi en fait ^^

Devenir tolérant à l'inconfort, c'est pas ça le début de la sagesse en fait ? ^^

Je pense que les étapes dégustation, satiété et gestion des fins de journées vont être salvatrices pour moi :D

En tout cas voilà, je voulais partager le fait que la nourriture c'est pas "le diable et ses diableries", car oui c'est comme ça que j'appellais toute nourritures grasses et/ou sucrées.

Traumat' moi ? Meuuuh nan ! Je me soigne ^^

liegama.
Ancien abonné

Très intéressant cette discussion sur les EME, ça m'ouvre encore un peu plus les yeux. Je suis passée de "j'ai pas d'EME" (parce que j'étais en restriction en début de programme) à je crois toujours que j'ai pas d'EME parce que pour moi EME = compulsions, puis à "je sais pas si j'ai des EME mais je perds pas de poids" car j'en avais en fin de repas. Maintenant je reconnais mieux mes EME mais je cherche encore à les éliminer tout le temps et de manière définitive. Donc je suis en lutte. Je me rends compte que j'ai passé un peu vite l'exo : manger pour se réconforter. Dans ma grande tendance à l'ascétisme je pensais ne pouvoir maigrir que si j'arrivais à manger à ma faim et jamais plus. Ensuite il y a eu l'exo sur la satiété qui m'a fait bien peur car j'ai réalisé que je n'avais pas besoin de beaucoup de nourriture pour ressentir la satiété et me suis dit qu'il fallait (encore une nouvelle règle que je me suis inventée) manger tout le temps comme cela pour maigrir. Cette peur a engendré d'autres EME contre lesquelles j'ai essayé de lutter.

Ce que je retiens de ce fil de discussion c'est que le but est plutôt l'équilibre, avec quelques EME de temps à autres qui se régulent d'elles mêmes. J'ai réussi durant les 3 derniers jours à refaire l'exo de satiété, j'ai réussi à diminuer par deux les quantités de mes repas, sans ressentir de frustration, ni avoir besoin de collation. Par contre ce midi j'ai pas réussi et je comprends pas trop pourquoi, je crois que j'ai encore fait une EME. 

Izabelle est-ce que tu as l'impression d'avoir identifier toutes les causes de tes EME? Je demande cela car quand je sens (après coup) avoir eu une EME mais ne pas comprendre la cause je me dis que j'ai pas fini d'identifier les causes de mes EME, ce qui réduit ma capacité à les gérer non? 

Ambre92.
Abonné

Ah lala, les "il faut que", "je dois"...nous entraîne à être en lutte touuuuut le temps. Je comprends, ces injonctions j'en suis remplie constamment !

Mais les EME ne sont pas tout le temps anormales et finalement je me demande même si elles doivent toutes être "rationalisées". Le docteur Zemati disait aussi en tchat qu'il mange en fin de repas tout le temps ces deux fingers. C'est totalement du réconfort.... et j'ai envie de dire : et alors ?

Tant que c'est intégré, géré, accepté, faut-il chercher plus loin ? Finalement, là où il faut creuser c'est quand l'eme dérape et fini en compulsion ( ce qui m'arrive à tous les repas du soir au final et c'est là que je vais bosser), d'où le magnifique outil eme-zen non ?

Est-ce que je me trompe ? Est-ce qu'on ne devrait pas se laisser du lest à propos des EME. J'ai l'impression qu'on vire dans une autre forme d'hypercontrôle autrement, vous trouvez pas ?

maggy.
Abonné

Bonjour!

Je rejoins tout à fait la crainte que l'analyse des EME nous mène à l'hypercontrôle, pour les éradiquer. Je suis en plein là-dedans : apprendre à accepter d'avoir des EME et que ce n'est pas la fin du monde! 

Pour le moment, les EME sont encore un peu criminelles dans mon esprit. Les miennes sont principalement en fin de journée et pendant les repas (je suis comme tout le monde, quoi!!), et je sens bien que je ne vais pas avoir d'autres solutions que de les accepter, de les accueillir, afin de les apaiser.

Alors que jusqu'à présent, je n'ai fait qu'essayer de lutter, à coup de "mais non, ne le mange pas, ce bout de pain, tu vas grossir, tu n'en as pas besoin, laisse-le, tu n'écoutes pas ton corps"... = "tu es nulle"!!! Cette lutte est totalement inefficace, elle ne fait que renforcer l'envie de manger, et c'est comme ça que je gobe 1/2 baguette avec 1/2 comté en cuisinant.

Dites-moi si je me trompe, mais est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux se préparer une assiette, s'assoir à table, manger le pain avec le fromage, prendre le temps de cette pause, être zen et bien... et puis enchaîner sur la suite?...

Je suis intéressée par tous les retours sur ce sujet :)

izabelle
Animatrice forum

eh bien non bien sûr je n'ai pas identifié toutes les causes, parce que j'en découvre toujours de nouvelles.....

disons que j'avais un gros paquet d'EME liés à des ressentis non acceptés qui étaient : sentiment de rejet, sentiment d'échec, sentiment d'incompétence

pour celles-là, celles qui m'ont bloqué pendant des mois, oui c'est identifié

du coup bon dès que je n'arrive pas à faire quelque chose ou qu'un patient me donne du fil à retordre, j'essaie d'être au coude à coude avec ce ressenti, de pouvoir l'accueillir au lieu de l'envoyer comme avant se faire frire des frites en enfer

mais ça ne m'empêche pas d'avoir des EME, encore bien sûr, sur des nouveaux sujets

récemment c'était sur le fait d'être "mal dans ma peau"   sic....

en fait je l'avais tellement enfoui que je n'en n'avais même pas conscience....   il a fallu deux ou trois évenements déclencheurs..   des grosses EME tout le week-end (eh oui ça peut encore m'arriver).....    et accueillir, accueillir

j'ai eu beaucoup de mal à savoir ce dont il retournait, mais je ne me suis pas creusé les méninges, j'ai juste fait un max de RPC, et c'était très dur je n'avais aucune envie d'en faire pour me confronter à tout ça

finalement les morceaux du puzzle se sont assemblés, je n'ai pas intellectualiser ou chercher à contrôler, j'ai juste "senti" à un moment que c'était "ça", et je suis restée avec 'ça", qui avait été tant enfoui depuis mon enfance (et mes traumatismes sportifssmiley)

c'est juste dans l'accueil, on ne peut pas le forcer, ni vouloir savoir à tout prix

la rpc est d'une grande aide même si à ce moment on n'a qu'une envie : ne surtout pas en faire (et finir la tablette de chocolat à la place : ce qu'ai fait!!!   et même j'en ai mangé trois!!!)

je pense qu'il est important de finir par identifier le ressenti à la base d'une EME, mais ce n'est pas intellectuel et ce n'est pas pour se fustiger non plus ou pour avoir une maitrise là-dessus, ou le contrôler

c'est juste pour l'accueillir, et de mieux en mieux

 

aujourd'hui quand je suis en échec, cela ne me fait plus manger, parce que j'ai appris à accueillir de mieux en mieux ce ressenti qu'avant j'honnissais et dont je n'avais pas même conscience

mais aujourd'hui quand je suis confrontée à mon malaise dans mon corps, je suis encore en panique et les EME sont bel et bien là

 

c'est un processus, on découvre toujours des choses nouvelles mais  comme dans l'ensembleon a tendance à se rejouer toujours les mêmes films,  on est quand même de plus en plus libre et souple au quotidien....

et bien sûr cela permet que les EME ne soient plus un problème, mais simplement un truc qui arrive "de temps en temps" et qui nous incite, comme un bon chien de berger,  à faire un retour sur nous-même, à se recentrer, à intégrer de nouvelles choses

maggy.
Abonné

Izabelle, merci. Je crois que j'avais besoin de lire ça. Besoin de comprendre que je n'arriverai pas à savoir la cause de mes EME, juste parce que j'ai envie de savoir.

et que oui, il va vraiment falloir que je m'y mette, à la RPC!! :)

arrêter de voir la vie comme un combat contre soi-même, c'est extrêmement reposant... quand on arrive à rester dans cet état d'esprit.

HelloMe.
Abonné

Bonjour Izabelle,

Je voulais te demander, pour me donner du courage :), as tu commencé à perdre du poids en même temps que tu as compris tes EME ? Enfin, compris et accueillies bien sûr.

izabelle
Animatrice forum

oui maggy c'est important tu as raison

mais ça vient vite, on se sent tellement mieux

et pour peu qu'on repasse en mode "lutte" l'occasion de quelques jours, on ne s'affole plus, on prend son MP3 et on respire.....

 

HelloMe, pour te répondre très précisément

j'ai commencé à perdre du poids quand j'ai réussi à accueillir ces ressentis d'échec, d'incompétence ou de rejet

j'étais déjà bien à l'aise sur la peur ou la colère, mais en fait je n'en ressens pas tant que ça dans ma vie

en revanche pour ces ressentis, le trio gagnant comme je l'appelle, ce sont des choses que je pouvais ressentir au quotidien, mais sans avoir vraiment conscience de les ressentir  (oh ouais c'est pas facile!!!)

comme ce sont des ressentis très evanescents, de l'ordre de la pensée, mais non verbale,  cela a été un peu coton, de pouvoir en prendre conscience et les accueillir

la rpc m'a beaucoup aidé à lâcher prise sur l'intellect et pouvoir être dans l'accueil

mais le déclic, cela a été pour moi les tecnhiques de défusion que tu as pu lire sur l'autre post, car elles m'ont permis de pouvoir accueillir ces ressentis, vraiment, et ne plus lutter contre

en dédramatisant ces ressentis, j'arrivais enfin à les accepter en moi-même, je n'étais plus dans le rejet automatique de ce truc, et donc : plus d'EME

 

à partir de ce moment là, j'ai arrêté d'avoir EME sur EME sans pouvoir attendre la faim entre deux.... et donc j'ai commencé à maigrir

 

et puis ensuite, j'ai pu affiné encore mes sensations alimentaires, parce que quand on n'a plus d'EME de fin de repas, ça change la vie!!!!

liegama.
Ancien abonné

Merci Izabelle, ça m'éclaire pas mal. Ca résonne en moi quand tu dis que tu as mis du temps à identifier. je sens que je suis encore trop dans le "volontarisme" et pourtant la RPC fait des merveilles, je m'en rends compte tous les jours. Elle me permet de faire "remonter" des émotions enfouies. Cela ne se passe quasiment jamais sur le moment mais après, dans la journée ou le lendemain. Ce que je n'arrive pas encore à faire c'est aller faire la RPC quand j'ai une envie de manger, je reste dans mon automatisme pour le moment et j'attends la faim ensuite;

Mais ça fait déjà plusieurs mois que je fais cela, maintenant je me sens prête à essayer, une fois, peut être avec une petite EME. En ce moment je suis sur l'exo de la satiété (que j'ai procrastiné pendant 3 semaines) et j'arrive à faire une minute de pause toutes les 5 bouchées en moyenne, ça m'aide à me calmer, à manger moins vite et à ressentir ma satiété. Par contre, je sens que je suis en lutte quand je recommence à avoir faim dans les 2h qui suivent. Aujourd'hui par exemple, je n'ai pas écouté cette faim, j'ai trop attendu, et 4h plus tard, grande faim, et EME où j'ai trop mangé. 

Je sens aussi que je peux encore beaucoup travailler l'accueil des émotions. Elles me font encore peur, j'ai encore beaucoup besoin de mettre des mots, d'hyper analyser le tout. J'ai comme tu dis des ressentis très évanescents, de l'ordre de la pensée dont je n'ai pas vraiment conscience. Je suis tellement dans ma tête. La RPC m'apporte d'être plus dans mon corps.

Ce qui est dingue chez moi, c'est ma capacité à pervertir toute activité qui m'invite à être dans mon corps. Par exemple je pratique le yoga depuis bientôt 10 ans très régulièrement mais j'ai réussi à en faire une activité cérébrale ou presque et en tout cas très rigide. J'ai longtemps pratiqué en mode "performance" à m'étirer toujours plus loin (jusqu'à me faire mal) à pousser mon corps au delà de ses limites. On est très loin du "accueillir et respire dans l'inconfort de la posture". Dernièrement j'ai réduit ma participation au cours de yoga pour pratiquer chez moi, seule, en suivant ma respiration. 

Je note aussi l'importance de "dédramatiser les ressentis". Je pense que je m'accroche au drame dans ma vie, je ne sais pas vraiment pourquoi mais c'est un peu un automatisme. Qu'est-ce que j'ai passer comme temps dans ma vie à créer du drame. Ca ma fait rire l'autre jour de me rendre compte à quel point je nourrissais le "drame" dans ma vie. Ca m'a fait rire car ça ressemble à ma mère (oh l'horreur total!) qui aime cela également. Geneen Roth parle de faire le deuil de la "drama queen" dans ses livres et je me rends compte aujourd'hui à quel point c'est vrai pour moi. 

izabelle
Animatrice forum
ah je n'avais pas lu ce passage de Geneen, intéressant J'ai aussi lu dans un autre livre que le fait de "faire sa drama queen" est un moyen d'évitement!!!! ça parait fou, non? ça évite d'accueillir vraiment le ressenti c'est vrai que quand on y pense, quand on se fait un mélo dans sa tête, on est en lutte contre ce truc... je crois que ça doit être pour ça que j'essaie de mettre des titres mélodramatiques exagérés sur mes petits drames intérieurs.... je pense que je suis pas mal comme toi, très cérébrale, et ce n'est pas évident d'arrêter d'analyser ses pensées en permanence à chaque fois que j'ai utilisé une méthode thérapeutique qui laisse le mental au "repos", j'ai eu toujours de bien meilleurs résultats et c'est vrai que la RPC produit un peu cet effet, à retardement pour moi aussi, ce n'est pas pendant la rpc que je prends conscience de ces trucs qui me travaillent, mais un peu après, comme si ça faisait le ménage de ce "brouillard intérieur" et après, ça apparaît nettement, avec du sens.... sans réfléchir, juste l'évidence pour la satiété tu as raison de le remarquer, il faut vraiment manger en cas de faim ensuite, sinon ça devient de la restriction et boum on repart en arrière faire de la rpc en cas d'EME je crois bien que ce n'est pas vraiment possible, du moins pour moi..... ce qui m'a aidé c'est de simplement observer cet inconfort pendant 5 min, 10 min, 15 min, juste l'observer, sans bouger de mon canapé ou aller m'écouter un MP3 c'est peut-être moi, mais sinon, si je me fais une "rpc" au moment de l'EME, ça devient simplement un moyen de lutte et ça empire encore plus le processus aujourd'hui j'observe simplement cet inconfort, cette envie
liegama.
Ancien abonné
Il me semble que l'on se ressemble pas mal dans les fonctionnements en effet. Comme toi faire de la RPC pendant l'EME c'est être en lutte (du moins ce que j'ai expérimenté jusqu'à présent) et ça ne fait qu'empirer. Ce matin j'ai essayé l'étirement en PC, c'était pas mal du tout, il me manquait un peu un étirement des jambes mais la voix m'aide à ne pas rester dans la tête et dans la performance comme je fais souvent pour le yoga. Je crois que faire le drama est une stratégie d'évitement. j'ai pu le constater très fort chez ma mère, dès que l'on aborde un sujet qui lui déplait ou la rend inconfortable elle part en mode "mère martyre". Moi j'ai eu lontemps tendance à faire de même (mode "victime du monde entier"). Il m'a fallut du temps pour arriver à faire preuve d'auto-dérision. Sortir du drama pour moi c'est aussi accepter que la vie en mode "modérée, équilibrée" est bien. J'étais attachée à mes montagnes russes, j'avais l'impression d'être plus vivante. J'étais connue pour être la fille toujours hyper enthousiaste. Pour moi les gens calment et posés avaient tous un côté "médiocre". Et comme dit le proverbe : qui se ressemble, s'assemble. Je m'étais entourée, sans m'en rendre compte, de pleins de gens un peu extrême et hypersensible comme moi. Mon mari est très posé (heureusement) et ça me fait beaucoup de bien. Je pense que comme je me sentais "vide" et souvent dans le brouillard, mes montagnes russes, avec mes très hauts, me donnait l'impression "d'être quelqu'un". J'aspirais à une vie trépidante, intense. Il a fallut que je change toutes ces croyances pour commencer à lâcher le drama. Et c'est à travers ce lâchage que j'arrive peu à peu à accueillir ce qui vient. Ma grande résistance à la RPC au début était qu'il ne "se passait rien" et donc ce n'était pas intéressant et inutile à vivre. Tu parles de méthode thérapeutique qui lâche le mental, peux-tu m'en citer d'autres que la RPC? Je suis intéressée, même si je sais qu'il est préférable pour le moment que je m'en tienne à ceci. Encore une habitude de drama queen de sauter d'une méthode à l'autre, d'une activité à l'autre. Prochain EME je vais essayer de juste observer l'inconfort quelques minutes. Je voulais te demander également, combien de poids as-tu perdu, sur combien de temps et après combien de temps ?
oceaneclaer.
Ancien abonné

A Liegama et Izabelle.

Vous dites que vous ne pouvez pas faire de RPC pendant une EME.

Mais iza quand tu t'arrêtes sur ton canapé pendant 10' 15 ' à observer ton EME ce n'est pas de la RPC????

moi je croyais que la définition de la RPC c'était justement d'ACCUEILLIR, sans juger , dans la bienveillance.....

Et quand tu observes ton EME, tu ne te précipites pas sur la nourriture, donc  ( j'allais dire ce n'est plus une EME) disons c'est une EME contrôlée, donc c'est tout bon.

Moi je ne vois pas ici ce que vous reprochez à la RPC dans ce cas, où ce que vous voudriez plus à la RPC.....

liegama.
Ancien abonné

Oceane, moi je dis que j'arrive pas à faire de RPC quand j'ai une EME. Concrêtement je ressens une envie de manger et je mange, vite et ensuite je culpabilise encore parfois mais pas souvent.

Je n'arrive pas à trouver la minute nécessaire pour faire la pause, pour prendre la décision de faire de la RPC. Izabelle me semble un peu plus avancée que moi, car elle se pose sur son canapé et essaye d'accueillir. Moi quand j'ai réussi à me poser pour accueillir, en faisant des respirations je sens l'envie de manger monter de plus en plus fort, il n'y a que ça qui occupe mon esprit avec une urgence et une force telle que je ne suis encore jamais arrivée pour le moment à choisir, en pleine conscience, de faire autre chose que de manger. Donc je ne reproche rien à la RPC qui je pense est excellente et je la pratique tous les matins depuis plusieurs mois. Ce que je cherche c'est le truc qui va m'aider à changer l'automatisme de manger quand l'envie est là ou au moins à réussir à déguster plutôt qu'à manger vite durant l'EME. 

En espérant avoir été plus claire.

izabelle
Animatrice forum

oh non mais je ne reproche rien à la rpc

quand je suis sur mon canapé, je continue à regarder la télé ou à faire un autre truc

je te décris la scène : je suis le canap, envie mortelle de gateau au chocolat ou autre.....   je ne bouge pas.... je continue à voir ce que je vois ou faire ce que je fais    tout en observant mon envie de manger

c'est la seule chose qui me permet de bien gérer une EME

 

 

parce qu'avant je me levais de mon petit canapé, j'allais écouter mon petit MP3, je respire, dans l'émotion, dans l'envie, etc, etc.....       c'était l'EME carabinée juste après ou le lendemain....
parce que dans cette envie de "gérer" l'EME,  eh bien  j'étais dans un très grand contrôle émotionnel....

lequel contrôle émotionnel me donnait de très violentes EME juste après, donc j'ai dû arrêter

 

et donc là, j'observe juste l'EME, je n'essaie pas de l'interrompre comme je pouvais le faire quand je faisais de la RPC, justement pour l'interrompre, la faire s'arrêter, la "contrôler" (parce que j'en ai peur...)

 

je l'observe juste, sans me poser, non, en continuant à faire ce que je fais  (ok, le soir, oui ce que je fais c'est me légumer dans le canapé, mais bon je suis fatiguée!!!)

c'est la seule façon que j'ai trouvé pour ne pas basculer dans le contrôle, et donc c'est la seule façon qui marche pour moi

mais je sais que je suis compliquée..... en même temps je ne suis pas la seule, alors voilà pourquoi j'en parle

izabelle
Animatrice forum

[quote=liegama]Tu parles de méthode thérapeutique qui lâche le mental, peux-tu m'en citer d'autres que la RPC? Je suis intéressée, même si je sais qu'il est préférable pour le moment que je m'en tienne à ceci. Encore une habitude de drama queen de sauter d'une méthode à l'autre, d'une activité à l'autre. Prochain EME je vais essayer de juste observer l'inconfort quelques minutes. Je voulais te demander également, combien de poids as-tu perdu, sur combien de temps et après combien de temps ?[/quote]

oh j'aime pas trop donner de chiffres en matière de kg, pas que je sois superstitieuse, mais bon ça met la pression.....

j'ai perdu un bon petit montant de kilos,   après 9 mois de stagnation totale au niveau du poids (mais progrès en dents de scie au niveau alimentaire)

 

pour les méthodes thérapeutiques où on ne réfléchit pas, celle qui m'a le plus apporté est la sophro-analyse, où tu laisses venir à la conscience les éléments alors que tu es en état de conscience modifié (en ondes alpha).....

pour moi c'était flagrant, dans cet état là, avec l'intellect au repos, je "comprenais" bien mieux les enjeux émotionnels, cela semblait une évidence, alors que dès que mon cerveau est sur le pont, il a beau s'agiter, il ne comprend pas grand chose de cette si vaste chose qu'est l'inconcient et toutes ces forces de vie, de mort, et compagnie.....

mais bon, ceci dit ce ne sont pas des méthodes que je recommanderai forcément aujourd'hui même si ça m'a beaucoup apporté à une époque

oceaneclaer.
Ancien abonné

Izabelle, j'ai encore beaucoup de chemin à faire mais c'est normal , c'est tellement nouveau pour moi ( et puis je ne suis pas dans le milieu psy) Je sens qu'il y a une relation entre  EME et  RPC.

Mais ce que je vois dans ton explication, c'est que quand tu as une EME, en fait tu fais autre chose ( ou tu continues à faire ce que tu fais) en attendant que ça passe tout seul, en attendant de l'oublier? c'est bien ça? ( et ça passe ? ou tu ne peux pas t'empêcher de manger quand m^me?)

En fait, l'essentiel , c'est " RECONNAITRE L'EME" ( Bon, moi, je n'en suis peut-être même pas rendue là.)

Après on la gère : soit on succombe, soit on attend que ça se passe, doucement sans forcer?

Et la RPC ? En fait, si je comprends bien, elle prépare le terrain? C'est elle qui fera qu'ultérieurement, à un moment ou à un autre, on pourra regarder l'EME et passer à autre chose?

De toutes façons, moi je fais tranquillement ma RPC sans en attendre quoique ce soit ( je veux dire en tant que remède à une quelconque maladie, qui s'appellerait EME débordantes ou bien gestion ratée des traumas de la vie par exemple! ) mais parce que ça me procure un bien-être immédiat . Je ne doute pas que ça va transformer quelque chose en moi profondément qui m'aidera peut-être à reconnaître les EME, mais je sens bien que ça va être long. je me trompe?

izabelle
Animatrice forum

comment savoir si c'est long???  ça dépend un peu de chacun, moi j'ai un fonctionnement à la base d'hyper controle émotionnel, donc oui ça a été long, ça n'est pas fini d'ailleurs

pour te préciser, je continue ce que j'étais en train de faire, je l'observe, ça monte comme une vague, ça redescend.... mon écueil c'était de vouloir la faire disparaitre, l'EME, donc là je n'essaie pas, je l'observe

à un moment, parfois je mange, par décision

je ne dirais pas succomber parce que ça fait trop "looser" (et comme j'aime pas être un looser, j'aurais tendance à ne pas le faire, et alors repartir dans le "contrôle")

très souvent, oui, ça passe, des fois je me dis  "j'ai envie de ça....." le fait de le dire m'aide aussi

et parfois je me dis  "j'ai envie de manger ça parce qu'un ressenti me gêne..."

mais je ne cherche plus quel est ce ressenti ou à arrêter cette EME

je l'observe, qui progresse par vague, et accessoirement, oui, parfois, je l'oublie, mais je n'ai pas fait exprès de l'oublier

 

tout ça c'est proche, la rpc.... on peut en faire pendant les EME

mais pour moi j'ai l'impression qu'en en faisant chaque jour, à froid pour ainsi dire, ça m'aide surtout à rester consciente de ce que je vis et à l'accepter, donc ça agit plutôt "en amont" des EME

 

oui c'est compliqué, faut pas se faire des noeuds au cerveau non plus.....      fais tranquillement ta RPC sans en attendre quoi que ce soit :   bravo, c'est   bien le mieux à faire

HelloMe.
Abonné

De mon côté je peux essayer de donner des indications tirées de mon vécu personnel et notamment de mes accouchements. Bon, ça ne parlera peut être qu'aux mamans, mais disons que c'est ce qui me semble le plus parlant :)

Je peux m'aider de mes ressentis d'accouchement pour mieux maîtriser 2 aspects des EME, leur arrivée et évolution dans le temps (1) et leur nature (2)

(1) l'arrivée d'une EME et son évolution

Eh bien ça m'évoque l'arrivée d'une contraction :)

Une vague (comme dit par plusieurs personnes plus haut), ça monte, ça devient fort, parfois insoutenable, et après ça décroit. La comparaison est d'autant plus pertinente je trouve, qu'on retrouve comme pour les contractions différentes intensités : une EME aussi peut être faible (une envie fugace de manger, comme ça) ou alors forte, très forte, trèèèèès forte, insoutenable. Moi je suis assez abonnées aux secondes, et mon surpoids est du coup très important. Je pense que ça correspond à un refoulement très fort de sentiments qui me font souffrir. Ils sont donc très dur à éteindre, à étouffer sous la nourriture. Toutes façons ils reviennent après, les sentiments pourris... tonneau des Danaïdes quoi :) je remplis de nourriture mais ça ne suffit jamais....

(2) la nature d'une EME : Faim ou EME ?

Alors là c'est aussi intéressant. Pendant la grossesse, on demande 100 fois (enfin moi...) aux sages femmes "comment reconnaître les vraies contractions ? le début du travail ?". Réponse invariablement : oula, quand vous en aurez, vous saurez ce que c'est !

Eh bien, oui, la faim je crois que c'est pareil, quand on a VRAIMENT faim, le corps est très explicite, on a aucun doute sur le fait que pour "survivre", tenir le coup, il va falloir se nourrir. En revanche, en cas d'EME on a presque toujours un léger doute. En tout cas on se pose la question. Je crois qu'en résumé, si on "se pose la question", c'est une EME. Sur ce sujet d'ailleurs, moi j'ai en fait souvent peur d'avoir faim. Donc je crois que c'est une EME, mais dans le doute je mange.... et après je constate que vu la quantité ingurgitée, ce n'était pas de la faim... mais une grosse crise de compulsion. Les aliments étaient fades, mais j'en ai mangé des tas...

Voila, c'est mon approche, en tout cas ça m'aide de voir les choses sous cet angle.

liegama.
Ancien abonné

Merci pour ta réponse Izabelle, je ne connais pas la sophro-analyse j'irai regarder sur le net. Bravo pour ta perte de poids ça m'encourage à continuer car je sais que je ne suis pas de celles qui maigrissent dès le début j'ai bien trop d'EME pour ça. Je m'accroche, là j'ai un petit coup de blues après l'exo du rassasiement gustatif que j'ai l'impression d'avoir échoué. Je n'ai absolument pas ressenti le rassasiement bien au contraire, j'ai eu de plus en plus de plaisir et à la fin j'aurai pu manger encore la même quantité. 

Mandala.
Abonné

HelloMe bravo pour ta comparaison entre les EME, la faim et les contractions, c'est très intéressant. 

Je n'ai pas eu d'enfant donc je ne connais pas les contractions... mais par rapport à la faim je suis tout à fait d'accord sur l'idée que quand on a faim on n'a pas de doute, et que quand c'est juste une EME, et bien souvent on en a.

izabelle
Animatrice forum

mais alors là : tout à fait!!!!

 

d'ailleurs pour continuer la comparaison,  j'ai accouché sans péri, et je n'ai pas tant souffert que ça, parce que la sage-femme m'avait appris que la contraction en elle-même n'est pas douloureuse...

ce qui est douloureux, c'est la résistance du col de l'utérus (pardon pour les garçons), qui résiste donc à la contraction

 

 

donc en apprennant à détendre le col (ce qui est dur vu qu'on n'a pas de contrôle là-dessus, mais on peut détendre le périnée qui n'est pas si loin) et du moins en apprenant à "accepter" la contraction, à ne pas "résister", se crisper,  eh bien la douleur est bien moins forte

pour ma part, à un moment donné, quand j'ai réussi complètement accepter ces contractions, ces vagues, et à me détendre en même temps au niveau du périnée, je n'ai quasiment plus eu de douleurs, et ma fille est née très vite

alors que je suis super-douillette

 

cela m'a beaucoup aidé pour le travail qu'on fait ici, à voir que la "douleur"  c'est surtout le "combat", la résistance qu'on oppose

 

tes comparaisons sont très parlantes, HelloMe

izabelle
Animatrice forum

[quote=liegama]

je ne connais pas la sophro-analyse j'irai regarder sur le net. Bravo pour ta perte de poids ça m'encourage à continuer car je sais que je ne suis pas de celles qui maigrissent dès le début j'ai bien trop d'EME pour ça. Je m'accroche, là j'ai un petit coup de blues après l'exo du rassasiement gustatif que j'ai l'impression d'avoir échoué. Je n'ai absolument pas ressenti le rassasiement bien au contraire, j'ai eu de plus en plus de plaisir et à la fin j'aurai pu manger encore la même quantité. 

[/quote]

 

oh ne vas pas voir sur le net tu ne trouveras pas grand chose

y'a un bouquin qui explique la méthode, c'est  "faites vous-même votre psychothérapie" de Claude Imbert

ensuite elle a arrêté et transmis son école à des personnes qui pratiquent complètement différemment

elle a aussi écrit pas mal de livres zarbi!!!

ceci dit, quand je l'ai rencontrée, elle m'a tellement impressionnée que j'ai lu son livre et ça m'a sorti de problèmes que toutes sortes de thérapies n'avaient absolument pas résolus, et alors même que j'avais renoncé à m'en guérir....

je suis une testeuse dans l'âme, et je ne pensais même pas que ça fonctionnerait, juste cette personne m'avait impressionnée et je voulais "voir"    eh bien j'ai vu!!!

mais bon, je ne le recommanderai pas quand même car je l'avais conseillé à d'autres personnes qui n'ont pas réussi à mettre la méthode en place pour eux... c'est un peu spécial

il y a aussi tout un passage que j'avais sauté, donc il faut faire le tri....   mais visualiser en état modifié de conscience et soudain "blop"  tout s'éclaire dans ta tête, c'est assez génial....

je pense que finalement avec la rpc ça me produit un peu le même effet, mais ça remonte moins loin.... en même temps est-ce bien nécessaire

c'est une pratique que j'ai arrêté parce que ça me faisait bizarre d'être trop souvent en état modifié de conscience

pour ça je préfère de loin la RPC même si mon cerveau m'épuise....

 

bon l'exo du rassasiement, il est dur!!!!!   je ne sais même pas si je l'ai réussi, j'ai du le faire une fois..... j'aime pas trop les trucs caloriques

à +

HelloMe.
Abonné

[quote=izabelle]

 

cela m'a beaucoup aidé pour le travail qu'on fait ici, à voir que la "douleur"  c'est surtout le "combat", la résistance qu'on oppose

 

 

[/quote]

 

Ah oui, c'est exactement ça aussi que je ressens. C'est comme si j'avais "foi" en la fin de la douleur

liegama.
Ancien abonné

Bon je vais m'en tenir un peu à la RPC. J'ai pas réussi à faire quoi que ce soit pour enrayer une petite EME suite à grosse frustration suite à sentiment d'échec de l'exo de rassasiement gustatif. Ca m'énerve cet exo car j'ai pas l'impression que mon problème se situe sur les aliments très caloriques salés. J'ai jamais aimé les trucs comme les chips, les frites, les hamburgers (j'en ai jamais mangé de ma vie, ça choque beaucoup de gens), le saucisson, les saucisses, les cacahuètes, les biscuits d'apéros, les trucs à pâte feuilletés et certains fromages trop gras. Tout ceci ne m'empêche pas d'avoir 10 kg de trop, je suis la preuve vivante que l'on peut manger santé sans maigrir du tout. Parce que c'est pas la qualité mais la quantité qui fait grossir. 

Depuis près d'un an je suis quasi végétarienne (je mange un blanc de poulet une fois tous les deux mois environ) et j'ai arrêté les laitages (sauf 4 EME il y a quelques semaines où j'ai mangé du fromage qui ne m'a pas réussi d'ailleurs). Je me sens mieux, mes goûts ont complètements changés, je me retrouve à avoir des fréquentes ENVIES de brocoli vapeur avec un filet d'une sublime huile d'olive, j'adore les salades composées de pleins de choses, j'ai crée un blog culinaire. Donc je procrastine le truc depuis plusieurs semaines. Aujourd'hui j'ai essayé avec du pain beurré (même si je ne mange plus de beurre non plus depuis un an) mais ça n'a pas marché. Ma coach m'a conseillé des chips, j'essaye demain. 

Mais à quoi ça sert si je ne mange pas ce genre d'aliment, que je n'en ai quasiment jamais chez moi, que je ne fais jamais d'EME dessus.

Je fais des EME sur des aliments spécifiques comme des dattes mejoul, du pain avec de la purée d'amande et du miel, des yaourts de soja avec du miel, des figues séchées, de la compote de pomme maison, du granola et des gâteaux maisons (comme des cinnamon rolls mais j'en fais une fois tous les trois mois). Je suis plutôt sucrée dans mes EME. Mais je fais surtout des EME en mangeant de trop grandes quantités je crois. Tu dis n'avoir pas "réussi" l'exo mais ça t'a pas empêché de maigrir je crois, c'était les EME qui t'empêchait de maigrir? Tu fais des EME sur quoi?

izabelle
Animatrice forum

ben comme toi (je suis végé depuis mon enfance d'ailleurs), je n'aime ni les frites, ni les chips, etc.....

je l'ai fait sur du fromage.... bon sans grande conviction... je n'ai pas senti non plus de diminution du goût, de toute façon c'est un truc que je n'ai jamais ressenti, mais vu que je n'aime pas trop le gras.....   tout ce qui est frit, ça me dégoute presque

quand on n'a pas d'appétence pour un aliment, ce n'est pas besoin de se forcer, surtout pas, je ne vois pas comment on peut réussir cet exercice sinon.....   donc du chèvre sec, c'était le truc le plus gras salé que j'aime....

mais ne va pas t'acharner si ces aliments ne te posent pas de problème au quotidien

je l'ai fait une fois, ça ne m'a rien apporté, mais je ne suis pas dit que je l'avais "râté"  (c'est là où tu exagères!)....  on n'a pas forcément besoin de tous les exercices

il y a d'autres exercices que j'ai du faire des centaines et centaines de fois, mais celui-là..... je ne sais même pas si j'ai fait les quatres jours

 

moi mes EME c'est  :  pain ou  chocolat  ou éventuellement  crème vanille.......     en ce moment c'était chocolat, tant mieux, ça me fait moins grossir que le pain, en fait.....  je n'ai jamais compris pourquoi

 

oui ça ne m'a pas empeché de maigrir car de toute façon cet exercice t'aide à savoir manger la bonne quantité d'un aliment calorique quand tu as faim.....

donc en EME de toute façon, vu que tu n'as pas faim, tu ne risques pas d'avoir un rassasiement spécifique

 

or moi mon problème était bien sûr plutôt les EME, savoir m'arrêter sur un aliment calorique  hors EME, cela ne m'a jamais posé problème, en fait j'avais déjà fait ces exercices il  y  a bien longtemps quand j'y repense

liegama.
Ancien abonné

Merci Izabelle, ça me rassure un peu, je vois que j'étais un peu dans le "tout ou rien" avec ma vision négative de l'exercice. Je vais réessayer aujourd'hui et ensuite j'arrêterai je pense.

Je crois que j'ai plus à apprendre de la satiété, je mange encore beaucoup trop vite. je fais d'ailleurs beaucoup trop de choses trop vite (suis championne pour aller vite partout) et même si ça m'aide souvent et que je l'ai longtemps valorisé je me rends compte que ça m'aide pas à me sentir pleinement satisfaite. Le découpag en 4 m'aide à ralentir. Mais j'ai noté que j'arrive à avoir, comme plusieurs pensées (genre des images et des pensées) en même temps que je suis concentrée sur ce que je mange. Je comprends pas pourquoi j'ai ça.

D'ailleurs en y réfléchissant je me dis que ce dont j'ai le plus besoin c'est d'exercices qui m'aident à sentir mon corps, à l'habiter. Est-ce que le body scan aide à cela?

maggy.
Abonné

liegama, je comprends ce que tu dis quand tu parles de faire trop vite. Je crois qu'on se retrouve là-dessus. LC va m'apprendre la patience, je n'ai aucun doute là-dessus.

C'est hallucinant ce que mon humeur (et mes EME) empire quand je ne prends pas le temps de faire les choses, les unes après les autres. Quand je me remets à manger debout, au lieu de m'assoir. Et ça va avec tout le reste, le cerveau pédale à fond la caisse.. c'est le bazar dans la tête.

Mon objectif de ce we: aller lennnntement. Sauf demain, si je vais courir ;)

Je suis ce fil avec beaucoup d'intérêt, continuez de discuter, c'est très utile!!

izabelle
Animatrice forum

oh oui moi pareil je vais toujours vite, pour tout.....

pour manger, le seul truc que j'ai trouvé c'est de me dire que si je ne mastique pas plus, mon corps ne 'sait" pas ce que j'ingurgite, donc adieu le sentiment de satiété clair et net

bon du coup, ça me motive, j'essaie d'y penser, mais ça reste dur

je fais tout vite moi aussi, et si je n'y prends garde arrivée au soir je suis une pile électrique....  d'où l'importance des pauses en cours de journée

 

le bodyscan est en effet super pour cela, pour mettre sa conscience dans son corps et ne pas toujours être dans ses pensées, je trouve que ça aide beaucoup, justement, pour la satiété

 

courre bien maggy!!!!!!    moi je sens que je vais courrir, mais dans le mauvais sens du terme...... 

allez faut que je me calme, je vais déjeuner....

biz

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