Comment combattre le racisme anti-gros? - 24062016

Estellka.
Abonné

Bonjour à tous,

j'ouvre ce post car je remarque que de nombreuses personnes obèses se font insulter ou humiliées à cause de leur poids, soit par leurs proches (carrément), soit par des gens qu'ils croisent dans leur vie de tous les jours (vendeurs...) soit par les médecins, ou autres.

Je remarque également que très souvent, la personnes insultée ou humiliée n'arrive pas à se défendre, souvent elle fond en larme et finalement se laisse insulter, humilier, arnaquer.

personnellement, je suis allée chez mon médecin parce que j'avais mal dans les fessiers à cause de contractures chroniques et cet imbécile m'a sortit son discours sur les gros. Je me suis retrouvée con sur le coup, je n'ai pas sû répondre car son discours n'était pas ouvertement insultant, juste insidieusement humiliant.

Après coup, je me suis dit que j'aurais dû lui répondre "si aller voir un nutritionniste faisait maigrir, ça fait longtemps que je serai mince" ou alors "vous êtes tout aussi incapable de soigner mes contractures que mon obésité finalement". Mais ça m'est venu après coup bien sûr.

Si je me faisais insulter ouvertement, je pense que je cracherai ma haine au visage de la personne, sous forme d'insultes, je crois même que j'irai jusqu'à lui coller mon poing dans la figure. Mais le ferai-je vraiment? En aurais-je le courage? En aurais-je le réflexe? Et enfin, est-ce vraiment la solution?

on trouve sur internet plein de forum ou les gens s'en donnent à coeur joie sur les insultent sur les gros, même sur des forums de médecins, c'est juste hallucinant.

Comment faites-vous lorsque vous êtes insulté(e), humilié(e)? arrivez-vous à répondre? Quelle est votre réaction?

Peut-être qu'en mettant en commun nos réactions (sur le coup et après-coup) peut-être arriverons-nous à mieux nous défendre?

Commentaires

ladyl56.
Abonné
//www.linecoaching.com/content/petites-phrases-assassines?page=1 Ce n'est pas tout à fait une réponse à ton message mais tu verras comment certains assument cette injustice. La lecture peut être difficile.
FRED73
Marraine

Mon gynéco me prenait toujours la tête avec mon poids. Je lui ai dit que je mangeais trop parce que j'étais angoissée. Depuis il s'est calmé !

Estellka.
Abonné

c'est pas mal en effet, il y a quelques pistes. J'ai retenu quelques répliques au cas où.

Après je pense qu'il faut aussi arriver à faire la part des choses entre les personnes méchantes, qui disent des choses blessantes soit intentionnellement, soit à cause de leur préjugé, et les personnes qui font une "bourde".

Par exemple, quand on me demande si je suis enceinte, je répond "non je suis juste grosse", mais je le fais avec le sourire car vu mon âge et ma corpulence, il se pourrait très bien que je sois enceinte. Je ne le prend pas comme une méchanceté, juste comme une erreur de leur part. Par contre je me marre un peu à leur dépends quand-même faut bien profiter un peu du retournement de situation.

Pareil un jour un gamin me demande si j'attend un bébé. Je lui dis que non. et là avec toute l'innocence du monde il me répond "ben pourquoi t'as un gros ventre alors?" ça m'a fait sourire, et je lui ai expliqué gentiment que c'était comme, que dans la vie il y a des gens, grands, des gens petits, de blonds, des bruns, des roux, des blancs, des noirs et des gens avec un gros ventre et d'autre avec un ventre plat.

Je pense qu'il faut vraiment arriver à faire la différence entre la méchanceté, les préjugés et les maladresses qui certes blessent notre sensibilités, mais qui ne sont pas dans l'intention de la personne en face, mais peut-être viennent de notre propres démons.

ladyl56.
Abonné
J'ai eu aussi une réflexion d'enfant sur une supposée grossesse qui m'a ensuite demandé : "mais alors qu'est-ce qu'il y a dans ton ventre" Et ma réponse est venue sans réfléchir : "des chagrins"
Amritaa.
Abonné

Je n'ai pas ce souci mais je peux juste vous proposer la lecture des ouvrages d'Alexandre Jollien qui se bat contre le regard implaccable de ceux qui croisent sa route. 

 

handicapé de naissance il pose un regard très juste sur cette difficulté et avoue que ça n'est pas facile tous les jours

 

dans cette situation ce qu'il dit c'set de voir ce qui est blessé en nous ? et de mémoire il parle de notre égo qui est touché en plein coeur, savoir que ce qui nous rend malheureux quand on est critiqué c'est notre égo.

 

je pense que tout ce qui touche les autres c'est l'inconnu, la différence (gros, noir, excentrique...) et que si ça les touche c'est que ça les renvoie à leurs propres peurs les plus profondes

 

C'est une proposition de piste mais bien sûr je suis mal placée pour vous aider vraiment, j'avoue avoir eu un discours très dur envers les personnes en surpoids parce qu'à l'époque j'avais la chance d'être mince sans rien branler ! je mangeais, buvais et je me pavannais ! ah c'était le bon temps ! non pardon c'était le temps où j'étais stupide et conne et je tente de m'améliorer même si c'est loin d'être comme je voudrais

Amritaa.
Abonné

//www.youtube.com/watch?v=RIipiPDO40Q

 

j'adore cet homme terriblement brillant et drôle, s'il n'était pas marié et moi non plus je le draguerais ouvertement

Bluebeth.
Ancien abonné

[quote=ladyl56]J'ai eu aussi une réflexion d'enfant sur une supposée grossesse qui m'a ensuite demandé : "mais alors qu'est-ce qu'il y a dans ton ventre" Et ma réponse est venue sans réfléchir : "des chagrins"[/quote]

 

 

crying

Tu te rappelles la réaction de l'enfant à cette réponse ?

ladyl56.
Abonné
Pas du tout
chris212
Marraine

Bonsoir  frown

Je suis peut-être hors sujet, tant pis...

Cela me rappelle une mésaventure. Il y a quelques années lorsque je me suis retrouvée pour la première fois de ma vie en arrêt maladie (contrainte et forcée), j'ai pris l'habitude d'aller nager 3 fois par semaine à la piscine pour enrayer une prise de poids et pour sortir de mon trou...

Nous étions plusieurs ce jour là à prendre une douche avant de récupérer nos affaires pour nous rhabiller... Un homme arrive, s'installe et sans complexes commence à se savonner ... Aucune d'entre nous n'a dit mot, jusqu'à ce qu'il parte...  Les douches étaient-elles devenues mixtes ? En tous cas ça ne l'avait pas gêné le moins du monde...  Il ne pouvait ignorer qu'il s'était trompé de côté.

Après avoir constaté que la signalétique des douches (côté femmes) avait été ôtée, nous avons pensé que pour remédier à ce problème il existait une solution toute simple. Aller à l'accueil pour demander à ce que la pancarte soit refixée.

Bêtement, j'ai cru bon d'être le porte-parole du groupe.

Bien mal m'en a pris. On m'a demandé si je m'étais bien regardé. On m'a dit que vu comme j'étais il ne risquait pas de m'arriver quoi que de soit... Et pourtant mon interlocuteur n'était pas un appolon, loin de là ! 

Et je n'ai pas pu répondre quoi que ce soit tellement j'étais surprise. Je me suis laissée insulter. Je suis restée je ne sais plus combien de temps sans pouvoir y retourner tellement j'avais honte...

L'image que j'ai de moi et ma confiance en moi en ont pris un coup.

Quand j'ai réussi à trouver le courage de retourner à la piscine, la pancarte avait retrouvé sa place. Mais je regrette encore d'avoir parlé.

Je pense que ni la violence ni les insultes ni la haine ne sont des réponses adaptées. Tant que la minceur et la maigreur seront le symbole de la réussite, les mentalités n'évolueront pas. La différence ne plaît pas et n'est pas acceptée.

J'appelle ça du racisme anti-gros !

Bonne soirée

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

Amritaa.
Abonné
Hors sujet ? Oh que non Pourquoi t'es tu laissée insulter sans broncher ? Ce manque d'estime de toi était déjà bien présent il me semble Rester victime est une position qui mérite réflexion, subir sans broncher devant son bourreau demande réflexion. Il y a une phrase qui dit pour qu'il y ait un bourreau il faut qu'il y ait une victime consentante. Je ne dis pas que cette victime le fait sciemment ou consciemment mais le processus est engagé. Quelqu'un qui me parle comme ça sur quoi que ce soit de ma personne passera un sale quart d'heure.
ladyl56.
Abonné
Comme tu l'as dit plus haut, tu n'as pas eu à vivre ces agressions depuis ton enfance. Pour nous c'est depuis le très jeune âge que notre estime de soi s'est construite avec des lambeaux, alors pas étonnant que meme adulte on ait du mal à ne pas baisser les armes quand on est attaqué. En ce qui me concerne la plus hostile c'est moi car bizarrement je ne souffre pas vraiment du regard des autres (les anciennes savent que je me baigne en tenue de naissance) et je n'ai pas de souvenir d'avoir été insultée par des étrangers.
Bluebeth.
Ancien abonné

[quote=Amritaa]Hors sujet ? Oh que non Pourquoi t'es tu laissée insulter sans broncher ? Ce manque d'estime de toi était déjà bien présent il me semble Rester victime est une position qui mérite réflexion, subir sans broncher devant son bourreau demande réflexion. Il y a une phrase qui dit pour qu'il y ait un bourreau il faut qu'il y ait une victime consentante. Je ne dis pas que cette victime le fait sciemment ou consciemment mais le processus est engagé. Quelqu'un qui me parle comme ça sur quoi que ce soit de ma personne passera un sale quart d'heure.[/quote]

 

Bonjour Amritaa, bonjour à tous !

Alors pour le coup, je m'excuse si je fais dévier le sujet, mais je ne parviens pas à laisser passer ton retour Amritaa. Même si je me doute bien qu'il n'y a aucune animosité de ta part envers Chris ni quiconque mais plutôt une réelle colère envers toutes les pourritures qui trainent dans la boue "les gros" et toute autre personne d'ailleurs.

Mais désolée, ton propos "Il y a une phrase qui dit pour qu'il y ait un bourreau il faut qu'il y ait une victime consentante.", c'est pour moi tout simplement insupportable.

Il y a matière à philosopher, débattre, polémiquer pendant des heures car c'est un sujet ô combien énorme, mais là tout de suite, j'ai surtout envie de vomir...
Comment et pourquoi considérer que quelqu'un qui subit un bourreau soit consentant ? C'est à cause de pareil propos que partout dans le monde subissent constamment des gens victimes qui se sentent coupables. C'est quoi cette phrase débile ???

Non, 1000 fois non, 1000000000 de fois non. On peut être victime et absolument pas consentante, être réellement VICTIME. Et crois-moi, ce n'est pas une position confortable parce-que c'est toute sa putain de vie qu'on l'est parfois.

Au nom de Chris, je ne puis me permettre de parler, mais je peux imaginer qu'à bien des égards, quand on se prend dans le visage une diatribe aussi violente, ce n'est pas chose facile de rétorquer façon "roi de la répartie". C'est d'ailleurs l'essence même de ce post : comment rétorquer lorsque l'on est à ce point blessé, humilié ?

Ici dans ce cas, la piscine renvoie en plus à la nudité (même si elle ne l'était pas sur l'instant, on peut s'imaginer qu'elle s'est vue/sentie en maillot de bain sur l'instant) , qui pire que toute autre situation déstabilise toute personne normalement constituée. (Je me souviens d'une impressionante campagne de publicité américaine pour préservatif s il me semble, qui voulait mettre en garde les gens par rapport au fait que nu, on fait quasi systématiquement les mauvais choix, et elle montrait donc des gens qui mourraient lors de leur quotidien chez eux, de manière affreusement absurde, le tout étant tiré de faits réels)

Tout cela pour dire qu'à bien des égards, on ne peut pas dire de quelqu'un qui n'a pas rétorqué tel un coq en puissance qu'il n'aurait jamais dû se laisser faire, que se laisser faire c'est être consentant. Ou plutôt si, on peut le lui rétorquer, mais fatalement, ça créé du retour. Tu lui aurais fait passer un sale quart d'heure ? Bravo, félicitations à toi et à tous ceux qui parviennent à trouver en eux la verve pour remettre à la place tous ces conn*rds, mais avoir la confiance en soi à ce point n'est pas donné à tout le monde.

Même si au travers de Linecoaching, il y a un peu (beaucoup) de ce travail là qui doit être fait sur nous, nos experts nous le répètent assez "Pourquoi avoir honte de soi ?".
Et là bien sûr les réponses pleuvent, elles peuvent rendre fou, mais cela fait vraiment, VRAIMENT MAL de lire que l'on est consentant de son bourreau.

"Même si elles ne le font pas sciemment ou consciemment, le processus est engagé"
Tu ne risques pas de faire plier la fonction de psychothérapeute avec un tel propos, c'est à cause de ce type de raisonnement que les cabinets sont plein, mais malheureusement il y a en a bien plus qui èrent seuls, la boule au ventre, la gorge serrée et la honte, la VRAIE HONTE de soi, parce-que si répondre n'est pas acte aisé, se livrer en tant que "victime consentante" reste de l'impeccable suicide...

Voilà, je me répète, je suis intimement persuadée que tu n'as pas rétorqué avec une mauvaise pensée, mais je ne voulais pas laisser passer ça. Mes excuses si le sujet dévie, j'imagine qu'il saura reprendre sa place quand il le faudra !


Bonne journée et bonne semaine à tous !

FRED73
Marraine

Que veut dire victime consentante ? Que l'on est maso en fait, que l'on aime souffrir.  Je ne crois pas moi non plus que ça soit le cas. Je pense plutôt que si on ne répond pas c'est que l'on n'a pas appris à se défendre. Pour ma part quand j'étais enfant et je me faisais embêter par les autres mes parents mz disaient qu'il fallait que j'attende qu'ils se calment, que si je ne disais rien ils s'arreteraient. Et bien je me suis rendue compte que ce n'était pas vrai mais comme je n'avais pas appris autre chose, je pensais que je ne devais et surtout que je ne POUVAIS pas me défendre ! Ainsi qu'on a de telles pensées on se retrouve paralysé quand on nous agresse. De plus, si chaque victime est consentante que dire des enfants ?

Courage Patience.
Abonné

Il faut lire, lire et relire King Kong théorie de V. Despentes. Elle ne parle que de ça finalement. Pourquoi quand elle s'est faite violée elle n'a pas pensé à se défendre (elle avait un couteau sur elle) car on ne lui avait jamais appris. Et pourquoi la société voulait la mettre dans la case "victime" alors qu'elle ne se sentait pas victime. Ce livre fait tellement du bien quand on es une femme et puis c'est bourré d'humour.

Courage Patience.
Abonné

Des crétins qui insultent il y en aura toujours. Et le monde est injuste car ceux qui sont différents sont plus stigmatisés que les autres.

Oser parler et dire : "vous savez c'est très douloureux d'être grosse, j'en souffre énormément, alors ça va comme ça j'ai ma dose de souffrances, pas la peine d'en rajouter merci !"

Oser.

Et rappeler aux médecins que 95% des régimes ne marchent pas sur le long terme et qu'ils font grossir. La plupart ne le savent pas vu qu'ils n'étudient pas l'obésité pendant leurs études. Engager le dialogue pour faire évoluer les choses.

chris212
Marraine

Bonsoir,

Je serai brève.

Je remercie vivement BLUEBETH pour son intervention que je veux faire mienne. Elle aura été mon porte-parole, mon avocat.

Je ne peux pas laisser passer ce que je viens de lire quant à mon témoignage.

Tout cela me donne avant tout et surtout une ENVIE EMOTIONNELLE DE VOMIR...

Merci aussi à FRED73

Encore merci et bonne fin de soirée

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

Amritaa.
Abonné

[quote=Amritaa]Hors sujet ? Oh que non Pourquoi t'es tu laissée insulter sans broncher ? Ce manque d'estime de toi était déjà bien présent il me semble Rester victime est une position qui mérite réflexion, subir sans broncher devant son bourreau demande réflexion. Il y a une phrase qui dit pour qu'il y ait un bourreau il faut qu'il y ait une victime consentante. Je ne dis pas que cette victime le fait sciemment ou consciemment mais le processus est engagé. Quelqu'un qui me parle comme ça sur quoi que ce soit de ma personne passera un sale quart d'heure.[/quote]

 

je suis contente de voir que vous êtes capable de vous insurger, je veux juste rappeler ce que j'ai écrit et non ce que vous avez cru lire  il y a toujours une différence entre les deux et j'en suis moi même victime, victime de mes raccourcis comme vous venez d'être victimes des vôtres. Vous avez lu jusque victime consentante et vous êtes restées figées là dessus sans lire la suite.

 

Ca serait très réducteur et très crétin de dire que cette personne "s'offre" en toute complaisance à son bourreau, qui peut dire une chose pareille, je dis qu'il s'agit d'un conditionnement et que ce conditionnement mène à l'acceptation et à la non réaction, donc il s'agit de reprendre le pouvoir sur celui qui veut vous dominer, il s'agit de faire respecter son espace vital. Pourquoi accepter quand on est adulte et qu'on n'a plus à subir ? parce qu'on a été conditionné mais comem disait jen e sais plus qui, quand on ne sait pas on est pas coupable

 

Quand on m'insulte je réagis et là vous vous êttes senties insultées ce qui est nullemnet mon intention et vous avez su réagir, alors j'espère que dans la rue vous saurez en faire de même

 

Quoiqu'il en soit je m'excuse du désordre provoqué et je suis désolée de voir que j'ai touché une corde ultra sensible, mais quand ça résonne chez nous à ce point c'est qu'on n'est touché au bon endroit, je vous invite à continuer à y réfléchir (sans moi bien sûr)

 

Macorouge.
Abonné
Amritaa, ce n'est pas la première fois que tu as besoin d'appuyer sur la tête de ton voisin pour te rassurer sur le fait que la tienne est bien hors de l'eau. Tu t'interroges sur l'efficacité de la méthode linecoaching (cf. Malgré tout le bien que je pense de la méthode), c'est légitime, mais peut-être devrais-tu aussi te demander pourquoi tu t'es inscrite 3 fois alors que tu n'y trouves pas ton compte. Tu cherches le groupe pour te positionner systématiquement hors groupe. Je ne suis pas thérapeute mais je ne te renvoies à ta phrase ça mérite réflexion. Merci Chris pour ton témoignage. Ne regrette pas d'avoir été signaler le manque de panneau c'est ce que chacun aurait pu faire. C'est la réaction d'en face qui est méchante et gratuite. C'est douloureux mais tu n'y peux plus rien. Ce qui compte maintenant d'après moi c'est ce que tu ferais si tu te retrouvais dans une situation où on t'insulte aujourd'hui.
Estellka.
Abonné

Moi je suis tout à fait d'accord avec Amritaa (qui a pensé "pour une fois" cheeky), car c'est tout à fait ce qu'elle décrit que je ressens et je me pose la question du pourquoi?

Quand on m'agresse pour une raison x ou y j'arrive à me défendre, je répond, j'argumente, je manie le sarcasme avec brio jusqu'à ce que la personne me fiche la paix, mais je n'y arrive pas du tout lorsqu'il s'agit de mon poids, et du coup je suis victime des insultes, mais je ne me défends pas, pas du tout, je fais carpette. Je suis donc consentente finalement.

Je reprend l'exemple de la pancarte de la piscine. Au moment où il t'a insultée, pourquoi ne t'es-tu pas défendue? Je ne t'accuse pas, je pose réellement la question. Pourquoi on se laisse faire? pourquoi on n'arrive pas à se défendre? pourquoi on ne rue pas dans les bracards, pourquoi on se laisse insulter? POURQUOI ON SE LAISSE INSULTER BON SANG!!!

Pour ma part je pense que c'est la honte. Je pense que quand on m'attaque sur mon poids, j'ai tellement honte que ça me scotche, je n'arrive pas à me défendre. Pourtant j'ai conscience que ce n'est pas de ma faute si j'ai grossi, mais encore une fois je n'arrive pas à l'intégrer émotionnellement. Emotionnellement j'ai honte, je me sens coupable peut-être et du coup je perd tout mon bagou.

Par conséquent je suis complètement CONTRE l'idée que tant que la société pronera la minceur, on ne peut pas lutter.

Justement ma question est : comment lutter? et je pense qu'il faut arriver à sortir de cette honte qui nous englue et qui nous empêche de nous défendre et de lutter. Si on arrivait à fermer le clapet de toutes les personnes qui nous insultent, vous imaginez le nombre de personnes qui auraient le bec cloué? Si on arrivait à répondre, à se défendre, à faire entendre notre cause, notre cheminement, est-ce qu'on n'arriverai pas petit à petit à améliorer notre sort?

Courage Patience.
Abonné

[quote=Estellka]

Justement ma question est : comment lutter? et je pense qu'il faut arriver à sortir de cette honte qui nous englue et qui nous empêche de nous défendre et de lutter. Si on arrivait à fermer le clapet de toutes les personnes qui nous insultent, vous imaginez le nombre de personnes qui auraient le bec cloué? Si on arrivait à répondre, à se défendre, à faire entendre notre cause, notre cheminement, est-ce qu'on n'arriverai pas petit à petit à améliorer notre sort?

[/quote]

Dans la pratique les femmes n'ont pas appris à réagir face à la violence donc c'est tout à fait normal d'être maladroite, de se poser des questions, d'apprendre, d'être nulle, honteuse... quand on est insultées.

C'est pourquoi lire King Kong théorie de Despentes est salutaire. Elle démontre point par point comment elle n'a pas pensé à se défendre quand on l'a violait parce qu'on ne lui avait tout simplement pas appris à être violente. Elle dit que la seule violence qu'on tolère chez une femme c'est celle qu'elle retourne contre elle en prenant 20 kilos, par exemple, après un viol.

On vit dans une société patriarcal où c'est admis et "naturel" qu'un pauvre type insulte Chris à l'entrée d'une piscine. Et on a appris aux femmes à avoir honte d'elle, pour mieux les dominer et les faire taire.

Mais ça n'a rien à voir avec l'idée d'être adulte, ni même avec l'estime de soi, que de pouvoir gueuler ou même juste parler quand on ne nous respecte pas. Car il y a autant de façon de réagir à l'insulte qu'il existe de personnes.

chris212
Marraine

Bonjour à tous,

[quote=Macorouge]Amritaa, ce n'est pas la première fois que tu as besoin d'appuyer sur la tête de ton voisin pour te rassurer sur le fait que la tienne est bien hors de l'eau. Tu t'interroges sur l'efficacité de la méthode linecoaching (cf. Malgré tout le bien que je pense de la méthode), c'est légitime, mais peut-être devrais-tu aussi te demander pourquoi tu t'es inscrite 3 fois alors que tu n'y trouves pas ton compte. Tu cherches le groupe pour te positionner systématiquement hors groupe. Je ne suis pas thérapeute mais je ne te renvoies à ta phrase ça mérite réflexion.

Merci Chris pour ton témoignage. Ne regrette pas d'avoir été signaler le manque de panneau c'est ce que chacun aurait pu faire. C'est la réaction d'en face qui est méchante et gratuite. C'est douloureux mais tu n'y peux plus rien. Ce qui compte maintenant d'après moi c'est ce que tu ferais si tu te retrouvais dans une situation où on t'insulte aujourd'hui.[/quote]

 

Merci Macorouge. Je ne regrette pas d'avoir apporte ce témoignage même si j'ai été surprise des réactions qu'il aura suscité. 

Maintenant, comme tu le dis "que ferai-je aujourd'hui dans une situation où mon insulterait ?" 

A la lecture du post de Amritaa je me suis senti insultée et agressée. Alors, voilà :

Les mots peuvent faire du mal. Toi qui prétend lire autant tu n'est pas sans ignorer la puissance des mots. Essais un peu de réfléchir avant d'écrire, car apparement ce n'est pas la première que tu t'égares.

Personnellement, lorsque je me suis inscrite sur LC, c'était pour avoir de l'aide et non pour me faire agresser. C'est facile de donner des leçons aux autres. Tant qu'on a pas vécu une telle situation, on en sait rien.

Je pensais qu'au travers de Linecoaching il était possible d'échanger sans avoir honte de soi. L'intention n'était peut-être pas mauvaise, j'ose l'espérer, mais cela fait quand même MAL. En tout cas, elle l'a été. 

En rapportant ces faits, je voulais simplement témoigner.

Loin de moi l'idée de me poser en victime.

Il est facile de prendre sa plume pour philosopher, donner des leçons, ergoter... Alors qu'on ne fait rien de plus que se conduire en bourreau.

Je vois que l'intolérance peut se loger dans les endroits les plus inattendus.

Je ne m'attendais pas à lire des propos aussi lamentables.. Je m'en prends plein la figure.

A se demander,si tu fais vraiment parti du CLUB DES GROS ! A ce demander si tu ne t'inscrits et ne te réinscrits pas sur LC, uniquement pour te payer et casser du gros. Jouissance ultime, semblerait-il pour toi.

Tu es contente d'avoir provoqué des réactions, tant mieux. Mais on est adulte, pas besoin de pères fouettards  pour motiver les troupes.

Comme tu le reconnaît toi même, tu écris : 

Amritaa a écrit : "je suis mal placée pour vous aider vraiment, j'avoue avoir eu un discours très dur envers les personnes en surpoids parce qu'à l'époque j'avais la chance d'être mince sans rien branler ! je mangeais, buvais et je me pavannais ! ah c'était le bon temps ! non pardon c'était le temps où j'étais stupide et conne et je tente de m'améliorer même si c'est loin d'être comme je voudrais"  (26/06/2016)

????

Je ne polémiquerai pas d'avantage. Je ne me battrai pas contre des moulins à vents. C'est peine perdue.

Je finirais par une citation de Saint Exupéry "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux."

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

chris212
Marraine

Je précise que les insultes sont loin d'être quotidiennes.

Loin s'en faut. Il faut également faire la part des choses.Zen

 

Par ailleurs, pour ma part, je ne comprends pas et je n'admets pas qu'on ne voit dans une personne que son apparence physique.

Moi je ne résume pas à ça. Je suis moi à travers mes actes, mes émotions, mes pensées...

Je ne suis pas qu'un corps... Je refuse de me résumer à ça !

On peut être très beau parce qu'intérieurement, on est beau. On peut être gros et beau, parce beau intérieurement. Mince et pourtant moche... 

Le fait de s'accepter et d'être bien dans sa peau compte énormément. Et contribue à l'image que l'on donne de soi.

J'arrive depuis peu à accorder beaucoup moins d'importance aux insultes, aux remarques, au regard des autres... Lorsqu'elles viennent d'étrangers qui ne me connaissent pas, pourquoi leur accorder de l'importance. Elles non que l'importance que je veux bien leur donner. Les insultes sont souvent l'arme des faibles, de ceux qui foncent dans le tas sans réfléchir.yes

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

chris212
Marraine

[quote=Courage Patience]

On vit dans une société patriarcal où c'est admis et "naturel" qu'un pauvre type insulte Chris à l'entrée d'une piscine. Et on a appris aux femmes à avoir honte d'elle, pour mieux les dominer et les faire taire.

Mais ça n'a rien à voir avec l'idée d'être adulte, ni même avec l'estime de soi, que de pouvoir gueuler ou même juste parler quand on ne nous respecte pas. Car il y a autant de façon de réagir à l'insulte qu'il existe de personnes.

[/quote]

Bonsoir Courage-patience,

Oui, Gueuler ou parler lorsqu'on nous insulte, ne signifie ni que l'on est adulte, ni que l'on a une bonne estime de soi.

Nul ne peut savoir par avance quelle sera sa réaction dans telle ou telle situation.

 

On peut par un travail sur soi apprendre à voir les choses différement, apprendre à ramener les choses à leur juste place.

A terme cela permet de gérer ces situations difficiles sans avoir "à gueuler" sans y laisser trop de plumes. 

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

chris212
Marraine

[quote=Estellka]

Moi je suis tout à fait d'accord avec Amritaa (qui a pensé "pour une fois" cheeky), car c'est tout à fait ce qu'elle décrit que je ressens et je me pose la question du pourquoi?

Quand on m'agresse pour une raison x ou y j'arrive à me défendre, je répond, j'argumente, je manie le sarcasme avec brio jusqu'à ce que la personne me fiche la paix, mais je n'y arrive pas du tout lorsqu'il s'agit de mon poids, et du coup je suis victime des insultes, mais je ne me défends pas, pas du tout, je fais carpette. Je suis donc consentente finalement.

Je reprend l'exemple de la pancarte de la piscine. Au moment où il t'a insultée, pourquoi ne t'es-tu pas défendue? Je ne t'accuse pas, je pose réellement la question. Pourquoi on se laisse faire? pourquoi on n'arrive pas à se défendre? pourquoi on ne rue pas dans les bracards, pourquoi on se laisse insulter? POURQUOI ON SE LAISSE INSULTER BON SANG!!!

Pour ma part je pense que c'est la honte. Je pense que quand on m'attaque sur mon poids, j'ai tellement honte que ça me scotche, je n'arrive pas à me défendre. Pourtant j'ai conscience que ce n'est pas de ma faute si j'ai grossi, mais encore une fois je n'arrive pas à l'intégrer émotionnellement. Emotionnellement j'ai honte, je me sens coupable peut-être et du coup je perd tout mon bagou.

Par conséquent je suis complètement CONTRE l'idée que tant que la société pronera la minceur, on ne peut pas lutter.

Justement ma question est : comment lutter? et je pense qu'il faut arriver à sortir de cette honte qui nous englue et qui nous empêche de nous défendre et de lutter. Si on arrivait à fermer le clapet de toutes les personnes qui nous insultent, vous imaginez le nombre de personnes qui auraient le bec cloué? Si on arrivait à répondre, à se défendre, à faire entendre notre cause, notre cheminement, est-ce qu'on n'arriverai pas petit à petit à améliorer notre sort?

[/quote]

 

Bonsoir Estellka,

En effet, le fait d'être attaquéé à cause de son poids (ou plutôt de son apparence physique) est extremement désarmant. C'est pourquoi je suis restée sans me défendre vraiment.

En tout cas le peu que j'ai dit à ce moment là s'est effacé de ma mémoire. Je ne me souviens que de ce qu'il m'a dit et du mal être que j'ai ressenti.

Avec le recul, je sais que de toute façon le problème n'était pas mon poids. Il voulait surtour ne pas perdre la face devant ses collègues masculins. Qui plus est il en tient une couche et contre ça il n'y a pas grand chose à faire. Cet employé s'est senti pris en faute (n'a pas fait son travail) et a donc préféré attaquer, aggresser pour déplacer le problème.  Il n'a de toutes façons aucune excuse valable.

 

Il reste difficile de lutter, dans une société qui prone la minceur et ne fait pas de place à ceux qui sont différents.

Le gros est supposé ne pas avoir de volonté. Il est gros parce qu'il le veut.
L'obésité est une maladie. Et les médecins eut même non pas la solution miracle.

Il faut donc que les laissers pour compte se battent ensemble.  En tout cas, la lutte d'une personne seule ne peut pas tout. Seul le groupe peut faire avancer les choses. Les associations d'aide sont là pour ça.

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

Estellka.
Abonné

courage patience, ton point de vue est intéressant, mais je pense que ce n'est pas spécifique aux femmes. Ce que tu dis est vrai, on n'apprend pas aux femmes à se défendre ni a utiliser la violence, ça je suis entièrement d'accord.

Mais je pense que les hommes gros qui se font insulter ne répondent pas non-plus, en tout cas c'est ce qu'il me semble. D'où le fait que je pense que c'est un problème lié au surpoids et pas au sexe, même si le sexe renforce ce phénomène, d'après ton avis.

Chris, je pense que les associations sont complètement impuissantes face à ce phénomène. Déjà le racisme "ordinaire" n'est que très peu reconnu et punit, alors le racisme contre les gros on en est loin. C'est tellement habituel de se moquer des gros, encore plus que de se moquer des Noirs, des chinois, des arabes etc.

Courage Patience.
Abonné

[quote=Estellka]

courage patience, ton point de vue est intéressant, mais je pense que ce n'est pas spécifique aux femmes. Ce que tu dis est vrai, on n'apprend pas aux femmes à se défendre ni a utiliser la violence, ça je suis entièrement d'accord.

Mais je pense que les hommes gros qui se font insulter ne répondent pas non-plus, en tout cas c'est ce qu'il me semble. D'où le fait que je pense que c'est un problème lié au surpoids et pas au sexe, même si le sexe renforce ce phénomène, d'après ton avis.

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Je pense que toutes personnes qui est considéré comme plus "faible" ou différente sera stigmatisé. Mais à mon avis, une femme grosse se fera toujours plus insulter qu'un homme car la pression sur les femmes n'est pas du tout la même que pour un homme. Il n'y a pas si longtemps un homme gros était considéré comme viril, fort : Orson Welles, Marlon Brando, Depardieu... Le comique Guy Carlier a toujours dit qu'il n'avait jamais eut aucun problème de séduction malgré son obésité, il dit même qu'il séduit beaucoup (alors qu'une comique grosse aura beaucoup plus de problème à séduire). Oui c'est vrai les hommes gros s'en prennent aussi beaucoup sur la tête. Mais je trouve qu'ils n'ont quand même pas la même pression, celle de rentrer dans le "marché à la bonne meuf" comme dit Despentes.

"Parce que l'idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l'esthétique, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d'école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cultivée mais moins qu'un homme, cette femme blanche heureuse qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, celle à laquelle on devrait faire l'effort de ressembler, à part qu'elle a l'air de beaucoup s'emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons je ne l'ai jamais croisée, nulle part. Je crois bien qu'elle n'existe pas".

"J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m'excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n'échangerais ma place contre aucune autre, parce qu'être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n'importe quelle autre affaire."

chris212
Marraine

Bonsoir Estelika,

[quote=Estellka]

courage patience, ton point de vue est intéressant, mais je pense que ce n'est pas spécifique aux femmes. Ce que tu dis est vrai, on n'apprend pas aux femmes à se défendre ni a utiliser la violence, ça je suis entièrement d'accord.

Mais je pense que les hommes gros qui se font insulter ne répondent pas non-plus, en tout cas c'est ce qu'il me semble. D'où le fait que je pense que c'est un problème lié au surpoids et pas au sexe, même si le sexe renforce ce phénomène, d'après ton avis.

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Effectivement, ce problème ne concerne pas que les femmes. Il concerne tous les êtres humains : les femmes, les hommes et même les enfants.

D'accord, on n'apprend pas aux femmes à se défendre... Du moins c'est la conception que l'on avait de l'éducation de la femme... Mais elle évolue. Et se défendre ne passe pas forcément par la violence .

La violence qu'elle soit physique ou verbale n'est pas LA solution. En tous cas, pas la seule.

Le dialogue, l'éducation en font partie. 

 

[quote=Estellka]

Chris, je pense que les associations sont complètement impuissantes face à ce phénomène. Déjà le racisme "ordinaire" n'est que très peu reconnu et punit, alors le racisme contre les gros on en est loin. C'est tellement habituel de se moquer des gros, encore plus que de se moquer des Noirs, des chinois, des arabes etc.

[/quote]

J'espère que non, les associations peuvent jouer un rôle. En tout cas, elles ont le mérite d'exister.

Je ne suis pas certaine que les moqueries soient plus habituelles envers les "gros" qu'envers les "personnes de couleur"...

En tout cas, ceux qui sont la cible de ces moqueries en souffre.

Bonne soirée

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

Courage Patience.
Abonné

[quote=chris212]

La violence qu'elle soit physique ou verbale n'est pas LA solution. En tous cas, pas la seule.

Le dialogue, l'éducation en font partie.

[/quote]

Bonjour Chris

Non bien sûr la violence n'est pas la seule solution. Mais ça m'est arrivé de l'utiliser. Et j'ai eut la surprise de voir que souvent ces gars là sont des gros trouillards en fait !!? Ils baissent les yeux, se dégonflent totalement. Donc la prochaine fois peut être ils se poseront des questions avant de recommencer si les filles sont parfois violentes.

Le dialogue évidemment c'est le top mais je ne sais pas encore bien faire quand ça me touche trop, je suis très émotive, hypersensible, donc souvent ça part en colère verbale ou rien, je garde en moi. En même temps avant, j'étais très calme de nature mais je retournais cette colère contre moi (en mangeant, en me faisant des symptômes) donc je fais au mieux. Mais oui, avec mes années de thérapie j'apprends à parler, dire ce que je ressens à l'autre, mais c'est une longue route. Je le vois bien en couple où c'est diffiicile quand parfois l'autre me dit un truc qui me fait super mal, il a un autre avis que je dois respecter, une autre façon de voir les choses, ne pense même pas que ça peut autant me toucher vu qu'il est différent de moi donc voit autrement le monde. C'est pourquoi quand j'entends "je regrette d'avoir parlé" ça touche si fort en moi, si tu savais comme ça me touche. Car j'ai longtemps eut peur de parler. Pourtant c'est en prenant le risque de parler et en me confrontant au monde extérieur que j'ai avancé. C'est facile à écrire et plus difficile à vivre !  ;-)

Par contre je n'attends plus rien de la société. Les associations peuvent aider les personnes mais ce sont juste des outils. En 20 ans je n'ai vu aucun changement donc je regarde ailleurs, du côté de l'art. Les gens heureux je remarque, sont ceux qui ont inventé leur vie, ils me servent de modèle (comme la chanteuse Beth Ditto que j'admire, parce qu'elle ne s'excuse pas d'être sur la planète malgré ses kilos,). Plus il y aura de personnes passionnante comme elle, et plus la société changera.

Bonnes vacances à toutes ! Merci pour cet échange très enrichissant. Bonne route Chris !

izabelle
Animatrice forum

de mon côté je n'ai eu que très rarement à subir des "rabaissements", surtout au collège en fait,   je me souviens juste d'une fois, et je me souviens encore de ce que ce garçon a dit, et de l'autre qui a rigolé.   Dans les mots, rien de méchant, mais dans l'attitude, je me suis sentie marquée au fer rouge, au moment où l'on rêve encore, amours adolescentes (bon je reve toujours je vous rassure)

bien sûr je n'ai rien dit, et je suis bien sûre qu'aujourd'hui encore je serai incapable de réagir du tac au tac et renvoyer la personne dans ses buts

pourtant j'ai bien plus conscience de ce que je ressens qu'avant, mais cela n'est pas mon tempérament de pouvoir répliquer,  je suis juste  "sidérée"  comme bon nombre de personnes

je fait partie de ces gens à qui la répartie  "vient"  au moins trente minutes après

dans l'idéal, dans cet épisode de la piscine que tu as vécu (incroyable!)  j'aurais aimé si je l'avais vécu, pouvoir en référer au supérieur de cette personne pour indiquer le comportement d'une personne en rapport avec le public qui se permet de telles réflexions

mais dans les faits, je pense plutôt que j'aurais rongé mon frein, plombé ma journée, puis passé à autre chose

 

dans ce type de situation, la sidération est ma première réaction, je pense que j'agirai pareil en cas d'agression physique

cela me semble lié au caractère de chacun, de pouvoir répliquer de suite  ou bien d'avoir besoin d'un temps  pour "reprendre ses esprits"

le mieux serait de revenir le lendemain, dire tout haut au mec de la piscine devant son supérieur  (s'il n'est pas aussi c... que lui)   vous savez, hier, vous m'avez dit ci et ça, vous n'avez pas l'impression que c'était insultant?

 

bon là encore de mon côté j'oserai difficilement

mais en tous cas si j'ose plus qu'avant,   je n'arrive toujours pas à avoir de la répartie

chris212
Marraine

Bonjour Courage-Patience,

[quote=Courage Patience]

Non bien sûr la violence n'est pas la seule solution. Mais ça m'est arrivé de l'utiliser. Et j'ai eut la surprise de voir que souvent ces gars là sont des gros trouillards en fait !!? Ils baissent les yeux, se dégonflent totalement. Donc la prochaine fois peut être ils se poseront des questions avant de recommencer si les filles sont parfois violentes.
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Dans cette mésaventure, il s'agissait d'un homme. Mais il aurait s'agir d'une femme. Les femmes ne sont forcèment plus tendre que les hommes. Certaines femmes sont mêmes pires...


[quote=Courage Patience]

Le dialogue évidemment c'est le top mais je ne sais pas encore bien faire quand ça me touche trop, je suis très émotive, hypersensible, donc souvent ça part en colère verbale ou rien, je garde en moi. En même temps avant, j'étais très calme de nature mais je retournais cette colère contre moi (en mangeant, en me faisant des symptômes) donc je fais au mieux. Mais oui, avec mes années de thérapie j'apprends à parler, dire ce que je ressens à l'autre, mais c'est une longue route. Je le vois bien en couple où c'est diffiicile quand parfois l'autre me dit un truc qui me fait super mal, il a un autre avis que je dois respecter, une autre façon de voir les choses, ne pense même pas que ça peut autant me toucher vu qu'il est différent de moi donc voit autrement le monde. C'est pourquoi quand j'entends "je regrette d'avoir parlé" ça touche si fort en moi, si tu savais comme ça me touche. Car j'ai longtemps eut peur de parler. Pourtant c'est en prenant le risque de parler et en me confrontant au monde extérieur que j'ai avancé. C'est facile à écrire et plus difficile à vivre !  ;-)
[/quote]

Je suis moi-même hyper calme, hyper émotive et hyper sensible. Tout cela s'est retourné contre moi (compulsions alimentaires, boulimie, douleurs incessantes...). J'ai entrepris un travail thérapeutique. J'apprends à prendre du recul, à m'affirmer, à être de moins en moins en retrait... 

Mais comme pour toi, le chemin est long, il reste beaucoup à faire.

[quote=Courage Patience]
En 20 ans je n'ai vu aucun changement donc je regarde ailleurs, du côté de l'art. Les gens heureux je remarque, sont ceux qui ont inventé leur vie, ils me servent de modèle (comme la chanteuse Beth Ditto que j'admire, parce qu'elle ne s'excuse pas d'être sur la planète malgré ses kilos,). Plus il y aura de personnes passionnante comme elle, et plus la société changera.
[/quote]

Oui, oui et encore oui... L'art est la meilleure des thérapies. Comme l'artiste dont tu parles, il ne faut pas s'excuser d'être là, d'exsister...

C'est par ce genre d'actions; de dialogues que les mentalités évolueront. C'est ce qui fait que demain on sera accepter la différence.

A bientôt,
Bonnes vacances à toi aussi

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

chris212
Marraine

Bonjour Izabelle,

[quote=izabelle]
de mon côté je n'ai eu que très rarement à subir des "rabaissements", surtout au collège en fait,   je me souviens juste d'une fois, et je me souviens encore de ce que ce garçon a dit, et de l'autre qui a rigolé.   Dans les mots, rien de méchant, mais dans l'attitude, je me suis sentie marquée au fer rouge, au moment où l'on rêve encore, amours adolescentes (bon je reve toujours je vous rassure)

bien sûr je n'ai rien dit, et je suis bien sûre qu'aujourd'hui encore je serai incapable de réagir du tac au tac et renvoyer la personne dans ses buts

pourtant j'ai bien plus conscience de ce que je ressens qu'avant, mais cela n'est pas mon tempérament de pouvoir répliquer,  je suis juste  "sidérée"  comme bon nombre de personnes

je fait partie de ces gens à qui la répartie  "vient"  au moins trente minutes après
[/quote]

 

C'est le mot qui convient : "SIDEREE".  C'est tout à fait ça.
Répondre du tac-au-tac, je ne sais pas faire... Où bien, je pourrai le faire pour une autre personne agressée devant moi. Là oui je pourrai répondre.

Je pense que quand on est touchée au plus profond de soi, les mots ne viennent pas forcément tout de suite.

 

[quote=izabelle]
dans l'idéal, dans cet épisode de la piscine que tu as vécu (incroyable!)  j'aurais aimé si je l'avais vécu, pouvoir en référer au supérieur de cette personne pour indiquer le comportement d'une personne en rapport avec le public qui se permet de telles réflexions 

mais dans les faits, je pense plutôt que j'aurais rongé mon frein, plombé ma journée, puis passé à autre chose

dans ce type de situation, la sidération est ma première réaction, je pense que j'agirai pareil en cas d'agression physique

cela me semble lié au caractère de chacun, de pouvoir répliquer de suite  ou bien d'avoir besoin d'un temps  pour "reprendre ses esprits"

le mieux serait de revenir le lendemain, dire tout haut au mec de la piscine devant son supérieur  (s'il n'est pas aussi c... que lui)   vous savez, hier, vous m'avez dit ci et ça, vous n'avez pas l'impression que c'était insultant?
[/quote]

 

C'est ce que mon entourage m'a dit. Quand je me suis décidée à en parler. 
J'aurais dû y retourner le lendemain et demander à voir son supérieur. En l'occurence, j'aurai dû aller en mairie ...

J'ai laissé tout ça dans un coin de ma mémoire... Et de temps en temps, le souvenir refait surface et les émotions avec...

Mais je pense qu'en avoir parlé ici avec vous, m'aura aidé à guérir cette blessure !

 

 

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

Estellka.
Abonné

mouais moi je pense que la non-violence a ses limite. Je ne parle pas bien sûr de leur éclater la tête contre le mur (même si c'est pas l'envie qui me manque) mais je dis juste que j'essaye de répondre un truc qui les mettent mal à l'aise ou les insulter ou autre, juste pour qu'il la ferme.

mais bon je n'y arrive pas. Je me rend compte qu'il faut beaucoup de courage. Une collègue de boulot a eu une réflexion très déplacée sur un enfant en surpoids il y a quelques jours et je voulais lui en faire la remarque, mais quand l'occasion s'est présentée, je ne l'ai pas fait, je me suis dégonflée.

Et je reviens sur le sujet des associations : j'ai regardé un peu ce qu'il y avait dans ma ville, et la seule association que j'ai trouvée c'est celle du CHU, avec régime équilibré à la clef. Tenue par le genre de personnes qui pensent que si les gros sont gros c'est qu'ils ne font pas d'efforts, n'ont pas de volonté. Que si leur régime ne marche pas c'est de leur faute. Voilà où on en est actuellement.

chris212
Marraine

Bonsoir Estellka,

Vite avant d'aller dormir, quelques mots...

[quote=Estellka]

mouais moi je pense que la non-violence a ses limite. Je ne parle pas bien sûr de leur éclater la tête contre le mur (même si c'est pas l'envie qui me manque) mais je dis juste que j'essaye de répondre un truc qui les mettent mal à l'aise ou les insulter ou autre, juste pour qu'il la ferme.

mais bon je n'y arrive pas. Je me rend compte qu'il faut beaucoup de courage. Une collègue de boulot a eu une réflexion très déplacée sur un enfant en surpoids il y a quelques jours et je voulais lui en faire la remarque, mais quand l'occasion s'est présentée, je ne l'ai pas fait, je me suis dégonflée.
[/quote]

 

Moi aussi je voudrais, mais je suis mal à l'aise dans ce registre... 

 

[quote=Estellka]

Et je reviens sur le sujet des associations : j'ai regardé un peu ce qu'il y avait dans ma ville, et la seule association que j'ai trouvée c'est celle du CHU, avec régime équilibré à la clef. Tenue par le genre de personnes qui pensent que si les gros sont gros c'est qu'ils ne font pas d'efforts, n'ont pas de volonté. Que si leur régime ne marche pas c'est de leur faute. Voilà où on en est actuellement.

[/quote]

 

Pour les associations, je crois que malheureusement tu as raison. J'ai regardé dans ma région et surtout près de Grenoble.

Les associations (de patients) sont à priori rattachées au CHU.

Mon médecin m'en a parlé avant de partir en vacances d'été. Mais bon c'est régime régime. C'est surtout un parcours médical sur minimum une année.

Il faut rencontrer une équipe médicale. Nutritionniste en tête.

Il faut démontrer que l'on peut obtenir une réduction de poids et la tenir 6 mois. il faut démontrer qu'on veut changer. ..

J'ai déjà donné dans la restriction alimentaire et je pense que ça m'a surtout conduit à mon surpoids actuel.

Mais je n'appelle pas ça une association de lutte contre les discriminations.

Et là, oui je crois que je pourrai les envoyer promener avec leurs discours tout prêt.

Je regarderai à nouveau sur le net.

Bonne nuit

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

apolline77.
Abonné

Bonjour,

Je suis sidérée par tous ces temoignages. Je ne suis pas moi même concernée par le racisme anti gros, mais je crois que je serais également restée sans voix par tant de mépris et de méchanceté.

Aurais tu dire ceci, ou faire cela, réagir comme ci ou comme ça ? Sur le moment on réagit comme on peut, et c'est déjà pas mal. Je me suis retrouvée moi aussi dans des situations de discriminations, et jusque là, je n'exprimais pas ma colère ou ma frustration. Je conseille à toutes le livre qui m'a déjà été conseillé par des LCées sur ce site, et que je ne remercierais jamais assez : "femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pinkola Estés. J'apprends depuis et je m'autorise à me mettre en colère et à me rebeller quand des choses me heurtent...j'apprends à m'aimer (dur travail).

Sinon, passé ce moment de sidération, je suis d'accord avec une des interventions de ce fil : le racisme, ça se dénonce !

Auprès, des autorités compétentes, selon les situations. Ca a encore plus de poids quand c'est dénoncé par un témoin non concerné directement (dans ton cas, un témoin présent sur la scene ou un proche à qui tu as raconté ta mésaventure etc...). Car les situations de racisme et de discrimination ne manquent pas :

anti gros / anti maigre

anti couleur de peau

anti convictions religieuses et/ou spirituelles

anti handicap

anti femme / anti homme

anti jeunes / anti vieux

anti culture étrangère

anti "j'ai choisis d'allaiter" / "j'ai choisis de ne pas allaiter"

anti "j'ai choisis de reprendre le travail" / "j'ai choisi de rester m'occuper de mes enfants"

anti différences sociales

anti convictions politiques

anti choix vestimentaires

etc...la liste est tellement longue et infinie que j'ai peur de toutes vous déprimer...

il y en a des beaucoup plus graves que d'autres, bien sur, mais finallement, c'est du racisme "anti différence".

On nous prône partout dans les médias le culte de la différence, mais dans les faits, sur le terrain, dans la vie de tous les jours, dès que quelqu'un sort du rang, que ce soit physiquement ou par ses choix, il se fait montrer du doigt, rabaisser ou exclure.

Mais il y a des lois, et nous avons le droit de dénoncer ce genre d'abus. Et même quand on a personne vers qui se retourner, dans le cas d'une agression verbale dans la rue par exemple, rien n'empeche de traiter haut et fort la personne de raciste anti gros, devant tout le monde. Ca ne changera peut être pas la personne, ni la face du monde, mais ça fait du bien à l'estime de soi si souvent bafoué. "Oui, je suis noire, oui je suis rousse, oui je suis grosse, oui, je suis maigre, oui je suis handicapée, oui, oui, et alors, ça te pose un problème ?" qui sait, cela fera peut germer une once de respect et d'humanité dans un cerveau, et c'est déjà pas mal...

Bon courage à toutes

Macorouge.
Abonné
Moi non plus je n'ai pas été l'objet de racisme anti gros récemment mais cela m'évoque des souvenirs du collège. Quand j'étais en 6e la cantine du collège n'était pas encore un self et selon les jours soit les 6e mangeaient entre eux s'ils étaient les premiers et alors ça se passait bien soit ils "complétaient les tables". On savait alors que si le repas était bon, les autres se répartiraient notre part et que nous les regarderions manger... Il nous a fallu plusieurs mois pour penser aller nous plaindre et alors que j'étais allée avec 3 copines voir la surveillante du midi, non seulement elle nous a répondu que c'était à nous de nous adapter, que nous n'étions plus des petits, mais elle m'a gratifiée d'un "bon et puis toi tu as des réserves"... J'ai ravalé mes larmes mais je n'ai pas trouvé ça anormal, elle était adulte et j'ai considéré qu'elle avait raison. Il me parait primordial d'éduquer les enfants à reconnaitre le racisme anti gros, qu'ils soient concernés ou témoins d'ailleurs. A l'époque on m'a dit de ne pas y accorder d'importance et c'était au contraire très important.
chris212
Marraine

Bonsoir,

Appoline77,

[quote=apolline77]

Je suis sidérée par tous ces temoignages. Je ne suis pas moi même concernée par le racisme anti gros, mais je crois que je serais également restée sans voix par tant de mépris et de méchanceté...

Auprès, des autorités compétentes, selon les situations. Ca a encore plus de poids quand c'est dénoncé par un témoin non concerné directement (dans ton cas, un témoin présent sur la scene ou un proche à qui tu as raconté ta mésaventure etc...). Car les situations de racisme et de discrimination ne manquent pas ...

il y en a des beaucoup plus graves que d'autres, bien sur, mais finallement, c'est du racisme "anti différence".

On nous prône partout dans les médias le culte de la différence, mais dans les faits, sur le terrain, dans la vie de tous les jours, dès que quelqu'un sort du rang, que ce soit physiquement ou par ses choix, il se fait montrer du doigt, rabaisser ou exclure.

Mais il y a des lois, et nous avons le droit de dénoncer ce genre d'abus. Et même quand on a personne vers qui se retourner, dans le cas d'une agression verbale dans la rue par exemple, rien n'empeche de traiter haut et fort la personne de raciste anti gros, devant tout le monde. Ca ne changera peut être pas la personne, ni la face du monde, mais ça fait du bien à l'estime de soi si souvent bafoué. "Oui, je suis noire, oui je suis rousse, oui je suis grosse, oui, je suis maigre, oui je suis handicapée, oui, oui, et alors, ça te pose un problème ?" qui sait, cela fera peut germer une once de respect et d'humanité dans un cerveau, et c'est déjà pas mal...
[/quote]

Et oui, moi je suis restée SIDEREE devant ces insultes... Et je pense qu'effectivement on accepte pas que l'autre soit différent physiquement, spirituellement, intellectuellement... La différence nous dérange. C'est bien du racisme "anti différence".

Je persiste à penser que c'est aussi par l'éducation des enfants que l'on pourra changer les mentalités.

Pour ma part, lorsque j'étais en primaire j'ai eu la chance d'être dans une école où l'on ne faisait pas de différence. Nous jouions tous ensemble quelques soient notre origine sociale ou notre couleur de peau... Nous ne nous posions pas de questions. C'était vers la fin des années soixantes et c'était une école novatrice dont le Directeur voulait faire changer les mentalité. Il osait faire des choses jusqu'alors impossibles... 

Je n'ai rencontré la différence discriminatoire que beaucoup plus tard. Notamment dans le monde du travail. La différence de milieu social dont certains se targuent, la différence d'origine que beaucoup soulignent , la méchanceté par rapport aux handicapés qui travailaient avec nous...

Bien sûr, il y a des lois,  on peut dénoncer.

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

chris212
Marraine

[quote=Macorouge]Moi non plus je n'ai pas été l'objet de racisme anti gros récemment mais cela m'évoque des souvenirs du collège. Quand j'étais en 6e la cantine du collège n'était pas encore un self et selon les jours soit les 6e mangeaient entre eux s'ils étaient les premiers et alors ça se passait bien soit ils "complétaient les tables". On savait alors que si le repas était bon, les autres se répartiraient notre part et que nous les regarderions manger... Il nous a fallu plusieurs mois pour penser aller nous plaindre et alors que j'étais allée avec 3 copines voir la surveillante du midi, non seulement elle nous a répondu que c'était à nous de nous adapter, que nous n'étions plus des petits, mais elle m'a gratifiée d'un "bon et puis toi tu as des réserves"... J'ai ravalé mes larmes mais je n'ai pas trouvé ça anormal, elle était adulte et j'ai considéré qu'elle avait raison. Il me parait primordial d'éduquer les enfants à reconnaitre le racisme anti gros, qu'ils soient concernés ou témoins d'ailleurs. A l'époque on m'a dit de ne pas y accorder d'importance et c'était au contraire très important.[/quote]

 

Mais enfin, elle était là pourquoi cette surveillante ! Elle aurait du veiller à ce que ce genre de choses n'arrive pas. C'était son travail. Heureusement, désormais les 6èmes sont un peu plus préservées.

Et la cerise sur le gâteau, sa réflexion.

Actuellement, c'est la phrase que je prononce lorsque je sens qu'on va me dire quelque chose par rapport à mon physique ou lors d'un repas :"avec les réserves que j'ai, je ne risque pas de mourrir de faim..."

Et oui, c'est par l'éducation des enfants que les mentalités évolueront. Mais le chemin sera long.

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

apolline77.
Abonné

oui Chris, entièrement d'accord avec toi, l'éducation des enfants est une clé !! même si les bénéfices ne se verront que dans qq générations...c'est la clé

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