EME - 17082012

Flo66.
Abonné

Bonsoir,

Je suis actuellement en vacances, et la première semaine c'est bien passée, j'ai géré mes pulsions, j'ai parfois mangé un peu plus qu'à sasiété, mais j'ai attendu ensuite que la faim revienne, bref, je me sentais bien.

Depuis 3 jours j'ai perdu un peu pied, j'ai mangé parfois sans faim, j'ai mangé un peu plus que de raison pendant certains repas, j'ai décalé les heures de repas et pour attendre la faim, j'ai sauté des repas communs à cause de cela, puis finalement mangé des bêtises en plein après midi quand elle était là...

j'ai lu un chat avec JP Zermati du 15 ou 13 août dernier qui traîtait des EME.

Il est dit tout le long que ce sont des contrariétés, du stress, de la colère, de l'énervement qui déclanche les EME.

Mais je ne me sens pas actuellement en état de stress, ni contrariée..je suis en vacances et je profite.

Ce soir, après une balade dans une très jolie ville, nous sommes rentrés à la chambre d'hôte, nous avons bien profité de la piscine, j'ai eu faim, nous avons pris un apéro (bière-chips) qui m'a coupé l'apétit. je suis retournée nager au moins 1/2 heure, puis la grillade est arrivée et je n'avais toujours pas faim, mais j'ai eu envie de manger (donc une EME), mais c'était par plaisir, un moment de bonheur lié à la détente...on était bien et j'ai eu envie de profiter...maintenant forcément je me sens mal, je suis gonflée, j'ai mal au ventre et je culpabilise...

En plus je n'ai pas de bascule, et je ne pourrais pas me peser avant mon retour chez moi.

Tous les étés depuis 6 ans je grossis, je prends entre 3 et 4 kilos par été sans jamais les reperdre.

Je m'étais fixé pour objectif de rentrer de vacances, pas en ayant maigri, mais au moins en ayant rien pris de plus cette fois.

Et là j'ai peur, je ne peux pas contrôler mon poids, je ne sais pas où j'en suis, je ne sais pas si j'ai déjà commencé à prendre ou pas...

Voilà, donc j'ai des EME sûrement, mais pas liées à des angoisses, ni à de la colère, pas de stress ni de contrariété (si ce n'est celle que j'ai après ma prise alimentaire, car je me déçois).

Comment reconnaître des EME de "plaisir", et finalement est-ce que ça existe ?

Merci pour tout

Bonne continuation à tous.

Commentaires

emy3443.
Abonné
Bonsoir Flo, Tout ce que je peux faire, c'est effectivement te confirmer que les EME de plaisir existent bien. J'en suis la preuve vivante. En effet il peut arriver que l'on mange sous le coup des émotions (angoisse, stress, énervement), mais il peut aussi arriver de manger quand on est bien. Par exemple quand on passe un bon moment entre amis, ou quand on a franchi une difficulté et qu'on est content de soi....on se félicite en mangeant. Un peu comme une sorte de récompence. Je pense qu'il peut arriver aussi que ces EME, soient tellement encrées dans notre quotidien qu'on mange par habitude et qu'on ne sais plus pourquoi. On sais juste qu'on a l'habitude d'aller se servir dans le placard quand on rentre du travail et c'est simplement devenu une habitude a laquelle on a pris goût. Je pense qu'avec l'été on prend l'habitude de prendre l'apéro que l'on ai faim ou pas. Mais c'est un peu une sorte de rituel... Après pour pouvoir reconnaitre ces EME, je pense qu'au fond de toi tu as la réponse, car tu dis toi même que tu n'avais pas faim, mais ENVIE de manger. Voilà, j'espère que la réponse pourra t'aider un peu. Bon courage.
Flo66.
Abonné

[quote=emy3443]Bonsoir Flo, Tout ce que je peux faire, c'est effectivement te confirmer que les EME de plaisir existent bien. J'en suis la preuve vivante. En effet il peut arriver que l'on mange sous le coup des émotions (angoisse, stress, énervement), mais il peut aussi arriver de manger quand on est bien. Par exemple quand on passe un bon moment entre amis, ou quand on a franchi une difficulté et qu'on est content de soi....on se félicite en mangeant. Un peu comme une sorte de récompence. Je pense qu'il peut arriver aussi que ces EME, soient tellement encrées dans notre quotidien qu'on mange par habitude et qu'on ne sais plus pourquoi. On sais juste qu'on a l'habitude d'aller se servir dans le placard quand on rentre du travail et c'est simplement devenu une habitude a laquelle on a pris goût. Je pense qu'avec l'été on prend l'habitude de prendre l'apéro que l'on ai faim ou pas. Mais c'est un peu une sorte de rituel... Après pour pouvoir reconnaitre ces EME, je pense qu'au fond de toi tu as la réponse, car tu dis toi même que tu n'avais pas faim, mais ENVIE de manger. Voilà, j'espère que la réponse pourra t'aider un peu. Bon courage.[/quote]

Merci beaucoup Emy,

Oui ta réponse me sert, il y a donc des EME liées au plaisir.

ça ne me met pas forcément en joie car ça fait beaucoup d'EME à gérer.

En ce moment je me perds un peu...j'ai un gros défaut, je suis trop entière et trop perfectionniste, du coup, si je me loupe à un moment, ça me fait lâcher comme si cela ne servais plus à rien, je ne me donne pas droit à l'erreur, je m'interdit de flancher, et là, trois jours à ne plus trop faire attention à ma faim, à ne pas pratiquer de PC...j'ai perdu le moral et je fais n'importe quoi. Je deviens une grosse naze à mes propres yeux !

Ce matin, je ne sais pas si j'avais faim pour le petit déj', je crois que oui car je l'avais ressentie à 7h, mais je me suis rendormie jusqu'à 8h30 et à 9h, lorque j'ai mangé, je ne sais pas si j'avais vraiment faim, mais j'ai mangé et sûrement plus que ce dont j'avais besoin (servie à la table dans un jardin...ça pousse à consommer, encore sûrement une EME liée à la détente et à un moment de bien être.). Il y a aussi le fait que le petit déj' ici est servi jusqu'à 9h30, donc impossible d'attendre d'être sûre d'avoir faim, parce que c'était à ce moment là ou pas.

Pff..je ne sais pas si j'ai pris du poids, je me persuade que oui en me regardant dans le miroir, je ne sais pas si je suis objective, mais je me déteste et je me fait honte alors que la semaine dernière je m'aimais bien...j'aimerais bien connaître mon poids mais je ne me vois pas aller dans une pharmacie pour me peser : trop gênée.

Je pensais que les vacances seraient plus propices pour faire tous les excercices, je pensais qu'en travaillant j'avais moins de temps, mais en fait c'est l'inverse, c'est beaucoup plus difficile en période et en situation de vacances. Je n'irais pas jusqu'à dire vivement la fin, faut pas exagérer, mais vivement la faim !! ;-)

Il faut que je me ressaisise pour pouvoir être fière de moi.

Donc, pour les EME, je peux résumer ainsi :  envie de manger = EME / besoin de manger = faim

Encore merci.

Bonne continuation

 

 

 

Paquito
Parrain

Bonjour Flo. Les EME sont déclenchées par des émotions, celles-ci peuvent être négatives (colère, stress, contrariété, ennui...) ou positives : on peut par exemple avoir envie de prolonger un moment agréable (apéro entre amis) afin de prolonger le plaisir qu'il procure. Ces EME sont connues, fréquentes et... normales. En effet, nos chers médecins expliquent bien qu'il est normal que la nourriture procure du plaisir, ce qui l'est moins, c'est lorsque la nourriture ne remplit pas ce rôle de réconfort. D'où l'importance de reconnaître l'EME, d'identifier la ou les émotions qui l'ont provoquée, et surtout de déculpabiliser. Quoi de plus naturel que de prendre du plaisir à l'apéro, et de vouloir que ce plaisir se prolonge ? Là où le bât blesse, c'est lorsque ce plaisir est parasité par la culpabilité de manger des cacahuettes plutôt que des légumes trempés dans le fromage blanc (0% of course). Du coup, foutu pour foutu, on finit l'assiette de cacahuettes et on reprend des chips.

Tu décris bien le désordre qui règne au début du programme, où l'on ne sait plus quand manger, quoi manger, pourquoi manger. Ce désordre, nous l'avons tous vécu, il est important que tu saches que les choses vont peu à peu se mettre en place, et qu'un rythme va s'installer. Au fur et à mesure de ton avancée dans le programme, certaines notions qui te semblent floues aujourd'hui vont se préciser par l'expérience. Pour l'instant, le plus important est de profiter de ces moments de convivialité, sans culpabilité, c'est le meilleur moyen pour que tes prises alimentaires restent dans des proportions correspondant, plus ou moins, à ta faim. Et si tu as conscience de dépasser ta faim, il te suffit d'attendre son retour pour manger de nouveau. L'équilibre alimentaire se fait sur plusieurs jours, quitte à décaler les repas, après tout, ce sont les vacances, on fait (aussi) un peu comme on veut, non ?

Francisco

Flo66.
Abonné

Merci francisco,

Tes paroles me font du bien, je me rends compte que c'est très important de venir ici parler de nos ressentis, on trouve toujours du réconfort (c'est même plus efficace que l'aliment réconfort!!). Il faut que j'arrive pour le moment à être plus douce et plus bienveillante avec moi- même car je me fait du mal à être si dure et si négative envers moi.

Je vais essayer d'attendre ma faim et de ne pas me stresser pour ce que j'ai fait hier soir et même ce matin.

Je vais aller me baigner (ça c'est dur, l'épreuve du mailot) et profiter du beau temps en lisant mon livre sur la pleine conscience.

Encore merci.

Bonne continuation.

Gingko.
Abonné

Bonjour Flo,

 

Je suis à la fin duj programme mais je ressens tout comme toi au début ce que tu racontes dans ces moments conviviaux avec des amis. Je n'ai pas encore réussi à passer outre et à manger vraiment en pleine conscience! Je ne désespère pas d'y arriver mais sens que cela sera plus long que ce que j'èavais imaginé. Je suis sur la bonne piste mais dois encore perfectionné mon rapport à la nourriture, mes plaisirs qui ne doivent pas être subordonnés à la quantité avalée mais bien à la dégustation en lleine conscience de ce que je mange! et là il y a encore et toujours à faire.

Ton post tombait à point nommé pour me rappeler certaines habitudes pas encore totalement corrigéess!

fablab.
Abonné

hello Flo,

nous avons commencé sensiblement en même temps et ça m'amuse beaucoup de voir que nous traversons exactement les mêmes périodes, avons les mêmes doutes etc. je profite donc allègrement de tes posts pour lire les réponses et remercier les contributeurs de ce qu'ils nous apportent.

hier soir j'ai vécu une expérience analogue : invitée, j'ai mangé sans faim, frénétiquement, ma main revenait sans cesse aux aliments, je me voyais comme de l'extérieur compulsivement me jeter sur la bouffe, je m'observais, et je cherchais desespéremment POURQUOIIIIIIII !

La convivialité peut-être, le plaisir moins sûrement, l'embarras oui (je ne suis jamais très à l'aise en société), la nervosité (je n'aimais pas les sujets abordés), le tout ou rien très sûrement (allez ! foutu pour foutu, on va se gaver). Ce qui est certain c'est que je ne me maîtrisais pas du tout, que la conversation était très alerte et intellectuelle et que je ne me voyais pas dire "pouce" ! attendez ! je fais une RPC !!! ahahahah

bon c'est raté pour cette fois mais c'est une expérience de plus qui me démontre combien la route est longue.

il y a un autre mot qui me vient mais que j'observe plus à la maison : l'imitation ou l'accompagnement. difficile de rester seule sans manger pendant que le ou les autres prennent un en cas ou mangent un peu plus à table. et c'est encore plus difficile de savoir pourquoi je voudrais les accompagner ! A part pour ne pas me sentir tout seule ou mise à l'écart, je n'entrevois pas d'explication. mais toute explication serait bonne à prendre car ça me permettrait de dépasser sans doute le pb.

mais il y a un point qui va te faire sourire car je suis persuadée que tu le vis aussi : rester à table sans rien faire m'exaspère : quand j'ai fini de manger, n'ai plus faim, attendre et regarder les autres continuer leur repas m'exaspère ! je pense aux miliards de trucs à faire et je commence à bouillir...

je pense qu'il faut que je m'exerce plus à la rpc non ?

fablab.
Abonné

en relisant ma réponse, j'ai peut-être envie de manger et de les accompagner par peur de l'ennui, par peur du vide ?

mistigri.
Abonné

Inscrite depuis 1 mois, je suis décue aujourd'hui, car je viens d'avoir une très grosse EME avec grosse prise alimentaire alors que seule toute la matinée, j'avais fait une séance d'étirement en pleine conscience(j'adore), une séance de body-scan (j'adore), une séance classique de RPC ; Cet après-midi je suis allée aux obsèques d'un cousin âgé et que je ne fréquentais pas beaucoup, en rentrant, je me suis mise   à manger de manière compulsive et en assez grande quantité. Ce genre de compulsion me tombe sur le dos plus souvent qu'avant mon inscription au LC (à peu près une fois par semaine) , cela m'angoisse un peu. Comme je suis souvent seule, je "dévore" les forums et peut-être que cet excès entraîne un déséquilibre.

Flo66.
Abonné

[quote=fablab]

hello Flo,

nous avons commencé sensiblement en même temps et ça m'amuse beaucoup de voir que nous traversons exactement les mêmes périodes, avons les mêmes doutes etc. je profite donc allègrement de tes posts pour lire les réponses et remercier les contributeurs de ce qu'ils nous apportent.

hier soir j'ai vécu une expérience analogue : invitée, j'ai mangé sans faim, frénétiquement, ma main revenait sans cesse aux aliments, je me voyais comme de l'extérieur compulsivement me jeter sur la bouffe, je m'observais, et je cherchais desespéremment POURQUOIIIIIIII !

La convivialité peut-être, le plaisir moins sûrement, l'embarras oui (je ne suis jamais très à l'aise en société), la nervosité (je n'aimais pas les sujets abordés), le tout ou rien très sûrement (allez ! foutu pour foutu, on va se gaver). Ce qui est certain c'est que je ne me maîtrisais pas du tout, que la conversation était très alerte et intellectuelle et que je ne me voyais pas dire "pouce" ! attendez ! je fais une RPC !!! ahahahah

bon c'est raté pour cette fois mais c'est une expérience de plus qui me démontre combien la route est longue.

il y a un autre mot qui me vient mais que j'observe plus à la maison : l'imitation ou l'accompagnement. difficile de rester seule sans manger pendant que le ou les autres prennent un en cas ou mangent un peu plus à table. et c'est encore plus difficile de savoir pourquoi je voudrais les accompagner ! A part pour ne pas me sentir tout seule ou mise à l'écart, je n'entrevois pas d'explication. mais toute explication serait bonne à prendre car ça me permettrait de dépasser sans doute le pb.

mais il y a un point qui va te faire sourire car je suis persuadée que tu le vis aussi : rester à table sans rien faire m'exaspère : quand j'ai fini de manger, n'ai plus faim, attendre et regarder les autres continuer leur repas m'exaspère ! je pense aux miliards de trucs à faire et je commence à bouillir...

je pense qu'il faut que je m'exerce plus à la rpc non ?

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Coucou Fab !!

Tu m'as fait rire avec ta réponse ! C'est clair, on ne dit pas "pouce attendez je fais une RPC !" en plein milieu du repas aux personnes qui sont à table avec nous !! Ils nous prendraient pour des dingues ! ;-)

Effectivement, je n'aime pas non plus rester à table pour rien lorsque j'ai fini de manger et ça peut me faire manger bien au-delà de ma satiété..et ça m'énerve...

Mais j'ai une super nouvelle quand même, je viens de rentrer de vacances aujourd'hui et pour la première fois depuis 6 ans, je n'ai pas pris les 3 ou 4 kilos que je prends tous les étés (sans jamais les reperdre !), j'ai même perdu 500 grammes ! C'était pour moi un moment clé ces vacances et je ne partais pas trop confiante

Malgré les moments de doutes, j'ai pu,  avec l'aide de LC, du forum, des réponses que j'ai eu, me reprendre, être plus douce avec moi, j'ai recommencé à manger en attendant la fin (bon, au-delà de ma satiété la plupart du temps mais effectivement, si après on attend à nouveau la faim, on ne grossi pas, la preuve !!) 

J'ai retrouvé le moral car j'avais très peur de cette pesée. ça me motive aussi car je m'aperçois qu'effectivement, ça commence à porter ses fruits. C'était un peu comme un challenge pour moi et une sorte de "test" de la méthode. (parce qu'en général c'est quasiment qu'à cette période qu'à chaque fois j'ai grossi)

Pour la RPC, j'en ai fait un peu, mais c'est pas encore ça...ce que je fais souvent quand je commence à avoir très faim pour attendre un peu c'est l'exercice sur la sensation de faim, ça me calme maintenant que je le maitrise mieux. (faut dire que j'avais une sacré intolérance à la faim et que ça m'a bien aidé)

Voilà les nouvelles du front, au plaisir de te lire !

à bientôt

Flo

mistigri.
Abonné

Je suis un peu rassurée car ce midi, je n'avais vraiment pas faim, donc mon corps reconnaît mon excès d'hier et essaie un rééquilibrage. Ouf, tout ne part donc pas en vrille....

Hervée.
Abonné

@mistigri : après seulement un mois c'est probablement normal de ne pas encore savoir gérer une EME liée à un enterrement, même lorsqu'on connaît peu le décédé. En effet, on assiste au chagrin de beaucoup de monde - parfois des très proches de nous - tout en se sentant impuissant à les réconforter, c'est donc émotionnellement perturbant malgré tout.

Pour la survenue plus fréquente d'EME depuis ton début de travail, peut-être est-ce parce qu'avec le programme tu creuses certains points sensibles (je suis trop récente dans le programme pour être vraiment sûre) et que ça entraîne des émotions trop fortes pour y faire face à ce stade.

 

N'étant vraiment pas experte en LC (il n'y a qu'à voir la date) je n'irais pas plus loin dans les suppositions, mais je ne me sentais pas de laisser ton post sans réponse.

Courage à toi.

Selina.
Abonné

[quote=fablab]

La convivialité peut-être, le plaisir moins sûrement, l'embarras oui (je ne suis jamais très à l'aise en société), la nervosité (je n'aimais pas les sujets abordés), le tout ou rien très sûrement (allez ! foutu pour foutu, on va se gaver). Ce qui est certain c'est que je ne me maîtrisais pas du tout, que la conversation était très alerte et intellectuelle et que je ne me voyais pas dire "pouce" ! attendez ! je fais une RPC !!! ahahahah

[...]

mais il y a un point qui va te faire sourire car je suis persuadée que tu le vis aussi : rester à table sans rien faire m'exaspère : quand j'ai fini de manger, n'ai plus faim, attendre et regarder les autres continuer leur repas m'exaspère ! je pense aux miliards de trucs à faire et je commence à bouillir...

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Fablab,

Je me pose les mêmes questions que toi sur le pourquoi.

Aujourd'hui, au café avec une copine, je prends gorgées sur gorgées de la boisson que j'ai commandée. Je me rends-compte (et ton post me met la puce à l'oreille) que ça arrive souvent dans des soirées où il y a des personnes avec qui j'ai du mal à échanger/que je connais peu. Les conversations restent superficielles et au fond je m'ennuie.

Quand je fais une EME à la maison, je me cale avec mes "cochonneries" devant la tv et le temps défile à toute allure. La nourriture pour tromper l'ennui ?

Qu'en pensez-vous, vous les plus expérimentés ?

mistigri.
Abonné

Merci, Hervée, de ta réponse.... Même si tu es encore plus nouvelle que moi, j'apprécie beaucoup ton message, j'en avais besoin.

J'ai un travail à faire sur le deuil et la solitude, j'en ai parlé à mon coach qui me conseille  de recourir à la respiration en pleine conscience pour faire face à une émotion douloureuse....et aussi de ne pas oublier ceux qui sont autour de moi.

Tu as raison de dire qu'avec le programme, je creuse des points sensibles, je dois accepter ma vulnérabilité et non la fuir en mangeant.

Je te souhaite de bons débuts sur LC, à mon avis cela vaut le coup, merci encore pour ton empathie.

fablab.
Abonné

Selina,

oui l'ennui !!!!

j'ai failli faire un sujet sur cette seule question et j'ai effacé avec le sentiment que ça allait peut-être mieux décanter en moi ...

mais oui : je mange quand je m'ennuie, je mange pour tromper l'ennui, pour combler le vide et quand je ne peux pas agir. ça devient une certitude : je l'ai observé encore ce week end.

ce qui est plus compliqué chez moi c'est que jamais je ne me cale devant la tv à manger mais que l'ennui se manifeste avec d'autres : à table en compagnie. l'ennui me rend nerveuse et je trompe ma nervosité en mangeant. ça m'est à nouveau arrivé à l'apéro avec les biscuits samedi soir. alors que je l'avais observé mardi et que je voulais réussir à contrôler.

help les plus expérimentés !

Paquito
Parrain

et que je voulais réussir à contrôler.

 

Bonjour, peut-être que tout est dans cette phrase. Ce que le temps mis à l'épreuve de LC m'a appris, entre autres, c'est qu'on perd souvent le contrôle lorsqu'on cherche à le maîtriser. Je m'explique : les médecins de LC parlent souvent de lâcher-prise. C'est une notion assez difficile à appréhender, car elle suppose que l'on sorte du contrôle pour laisser les choses se dérouler simplement. Mais c'est précisément ce qui est compliqué, lorsqu'on a été, comme nous tous, si longtemps dans le contrôle. Et le piège peut être de vouloir contrôler le programme LC, et le suivre comme on suivrait un régime. Il est important, je crois, de se laisser le temps, d'accepter d'être imparfaits, de louper des exercices, pour nous laisser une chance de les réussir ensuite. L'ennui est en effet une source excellente d'EME. Je l'expérimente moi-même assez souvent. Et il est juste qu'on n'est pas nécessairement seul pour s'ennuyer... La question réside dans la réponse qu'on va apporter à cet ennui. Y compris quand cette réponse passe par la nourriture. Dans le fond, le shéma est souvent identique : manger pour se réconforter est naturel, tout le monde le fait. Le problème, c'est quand ce réconfort se teinte de culpabilité, et ne parvient plus à jouer ce rôle. Alors, c'est comme quand on mange sans faim : la nourriture ne remplit pas sa fonction (calmer cette faim, ou calmer l'ennui), et on mange sans fin (jeu de mots plus qu'exploité sur ce site, mais bon...). Ce qu'il faut retenir, c'est que le temps et la répétition des expériences va peu à peu affiner votre comportement, et le modifier, presque à votre insu (compétent inconscient). Bien sûr, on aimerait que les choses aillent plus vite, mais je considère que le programme LC est comme une formation, où l'on change sans s'en rendre compte, en se faisant confiance, en douceur, avec bienveillance. Courage, vous verrez, ça en vaut la peine !

Francisco

080413075303_Rikki.
Abonné

Paquito a raison, il ne s'agit pas forcément de contrôler, mais justement de lâcher un peu le contrôle et d'accepter ce qui est en train de se passer. 

 

A table, en compagnie, tu t'ennuies, et ça te rend nerveuse. Ma foi, si la conversation n'est pas intéressante ou que tu es mal à l'aise avec les autres convives, pourquoi ne pas recentrer ton attention sur la nourriture ? Tu es là, le samedi soir, la conversation ne te plaît pas, elle t'agace ou t'indiffère, alors, tu prends un biscuit apéro. A mon avis, tu fais bien, ces trucs-là sont drôlement bons. L'autre jour, j'ai fait ça : j'ai pris un mini bretzel, et je l'ai dégusté. Je me suis amusée à détacher le sel, puis à prendre à tout petit bout, à le laisser sur la langue, j'ai joué avec dans ma bouche, puis pris un autre morceau, etc. Mon mini bretzel m'a bien occupée 3 minutes, ce qui est énorme ! Et quand je l'ai fini... eh bien, j'ai pris un autre mini bretzel, parce que je n'ai pas essayé de contrôler mon envie de manger des trucs salés. En tout, j'ai dû en manger 5 ou 6, en essayant de les déguster de toutes les manières possibles et imaginables. 


Bon, forcément, à perdre du temps à déguster comme ça, quand on est passés à table, je n'avais pas eu le temps de dégommer le paquet... wink Qui plus est, au lieu de passer pour une goinfre, je suis passée pour une fille un peu rêveuse, c'est moins désagréable. 

mistigri.
Abonné

J'ai aussi beaucoup de mal avec la convivialité..... Parfois, je ne me sens pas "à ma place" au milieu d'un repas.... je me sens complètement étrangère et je regarde discrètement ma montre.... encore 2 heures... encore 1 heure...

le plus horripilant, c'est l'apéritif, car l'ennui me donne envie de manger ...et aussi la fatigue, car lors des repas d'associations, l'apéritif est très long et les gens restent debout.... parfois, les personnes ne m'intéressent pas,et  je subis leur compagnie, il faut afficher un sourire alors que l'intérieur ne sourit pas,

mais parfois, il y a aussi des gens merveilleux, mais alors ils m'intimident (souvent) . En groupe, j'ai du mal à communiquer. D'où la tentation de recourir à l'aliment refuge;

Bon, il y eu certains repas en plus petits groupes où je me suis laissée prendre à converser et à avoir du plaisir. Je pense aussi aux maîtres de maison qui se sont donné du mal pour faire à manger et pour nous accueillir.... Quelques fois, j'ai pris du plaisir à recevoir (en petit comité), si mon compagnon n'est pas sur mon dos à critiquer tout ce que je fais....

Une psychologue que j'ai consultée ce Printemps m'a dit qu'il y a "d'autres nourritures" pour se faire du bien.... Peut-être la confiance en soi, qui permet de mieux s'exprimer avec les autres... Quand j'y arrive un tout petit peu, pas assez, je suis contente, mais la timidité, la peur des autres, est ma grande ennemie.

Je suis contente que l'amaigrissement avec LC soit très progressif, pas trop de kg perdus à la fois, car ils me protègent, en maigrissant lentement, j'aurai le temps de m'habituer... J'ai été mince pendant quelques années après un régime, mais psychologiquement cela ne m'a pas aidée à me sentir mieux à l'intérieur.

fablab.
Abonné

merci aux anciens pour ces réponses très instructives et ces petits trucs et astuces !

Francisco : je pressens ce que tu décris mais j'ai vraiment le sentiment d'être dans le brouillard total pour l'instant. Ce qui est certain c'est que j'ai commencé deuxième quinzaine de juillet et qu'au bout de trois semaines, je me sentais vraiment mieux et apaisée, j'avais l'impression d'être sur le bon chemin et puis j'ai eu une semaine très tendue à gérer et tout s'est envolé en fumée. Donc c'est long, il faut accepter la longueur et de lâcher prise. Dur dur pour les gens speed...s'ancrer et se poser ça fait TROP PEUR !  merci pour ces mots rassurants. je reviendrai sur ton message pour le lire plusieurs fois, histoire que ça fasse son chemin.

Rikki : super astuce !!! je n'en suis pas arrivé encore à la dégustation mais je vais tenter d'improviser ce soir puisque j'ai un apéro. on va tenter la dégustation fantasque et rêveuse du bretzel !  merci car en plus de me faire rire, tu as fait passer ton message en douceur !

Mistigri : je comprends très bien tes sensations. Reste à comprendre pourquoi nous sommes si mal dans ce contexte. Par exemple, dans mon milieu pro où je me sais performante, je n'ai absolument pas ce pb et aucune conversation ne m'ennuit. il y a donc bien un problème de dédoublement entre l'image pro et l'image perso chez moi. je ne sais pas si tu as le même pb, mais tu as évoqué un point sans doute crucial "l'estime de soi".

rv demain pour vous dire si j'ai réussi à gérer cela mieux.

fablab.
Abonné

étant entendu que gérer n'est pas contrôler ... ;-)

Gingko.
Abonné

Comme ce fil de discussion est intéressant et come je m'y retrouve dans les propos énoncés! Ma difficulté est également à rester dans la conscience de ce que je fais, à faire les choses avec attention. Je les fais souvent sans attention et malgré que j'aie commencer en mars, le chemin sera encore long avnt d'avoir intégrer toutes les pistes et outils de LC. Je sais que cela vient petit à petit et je me réjouis de chaque réussite en ne me culpabilant plus pour chaque échec et cela est déjà une grande victoire.

 

Concernant les EMES, je crois qu'il s'agira d'y être attentif et d'arriver à les identifier. Pour cela, il faut que je prenne du temps (RPC) avant chaque prise de nourriture! et cela je n'y arrive pas encore, je prends du temps mais une fois que j'ai mangé...

Gingko.
Abonné

Fransisco,

 

J'ai trouvé ta réponse tellement intéressante que je me suis permis de l'utiliser en copier - coller dans un fil de discussion que j'ai sur un autre site. Si cela te gêne, merci de me le dire et je le supprimerai!

Merci encore pour ton apport tellement instructif!

Paquito
Parrain

Pas de problème, Gingko, tu peux utiliser mes propos.

J'en profite pour expliquer la raison du mot "parrain" sous mon psuedo, pour celles et ceux que ça intrigue. En fait, nous sommes quelques-uns (trois si j'ai bien identifié les autres : Lorraine et AguaMaria), à avoir répondu positivement à la demande des responsables du site. L'idée était de créer un petit groupe d'ancien(ne)s, qui, par leur parcours, leurs questionnements ou leur implication, ont été significatifs pour la communauté LC. Nous sommes donc identifiés comme parrain/marraine, et sommes attitrés à une rubrique du forum (celle-ci en ce qui me concerne). Nous mettons donc notre expérience au service des utilisateurs(trices) du forum, en essayant d'apporter des bouts de réponses. En échange, nous restons inscrits sur le site gratuitement.

Francisco

Gingko.
Abonné

Merci Fransisco pour ton blanc-seing. Ton propos est tellement éclairant et ayant suivi pendant quelques mois le régime Dukan, je rencontre plein de personnes qui sont encore tellement dans la culpabilité et surtout qui recherchent à coup de formules, de régime à pèerdre du poids, san succées ou alors avec un succès momentané vite rattrapé par les anciennes habitudes...

Les EMES, même si je ne les identifie pas encore parfaitement, sont pour moi une source de prise de nourriture en n'étant pas toujours la réponse à l'émotion vécue! Je les évite de meiux en mieux. L'ennui est particulièrement sournois et il faut du temps pour l'identifier. Au début on craoit que ce n'est pas une EME mais uniquement de la faim et au total en remplaçant la prise de nourriture par autre chose ( une ballade dans mon cas avec discussion et moment de partage avec le berger des environs) ce n'était pas au bout du compte de la juste faim mais bien de l'ennui!

viviette.
Abonné

Bonjour et Merci Paquito,

Tu réponds parfaitement bien à cette question qui le taraude aujourd'hui. Je suis un peu perdue dans ce parcours que je découvre, mais je ne sais plus où me situer. La RPC n'est pas encore mon quotidien, mais je ne désespère pas de ce coté là, car je préfère faire les expériences dans la suite, je suis incapable de mener tout de front.

Le plaisir de manger est donc une EME. Le matin, je ne sais jamais si j'ai faim mais je mange pacre que c'est le début d'une nouvelle journée, parce que le matin je suis seule dans le calme, que j'apprécie ce moment avec les aliments qui vont avec et qu'à ce moment je suis bien. Mais à partie de là je suis en décalage. ¨Pourquoi me demander de sauter le petit déj. J'ai essayé mais pas concluant. Comme je fais mon sport le matin, après ma séance, j'étais à la limite du malaise. Donc, ce n'est pas forcément la solution. Il y en a sans doute une autre.

J'en suis là dans ma réflexion, mais je sais ensuite que je n'ai pas exploré tous les domaines du programme, loin sans faut. Pour le reste, tu as raison, je redécouvre le plaisir de manger des choses que je m'interdisais depuis longtemps et surtout sans culpabilité. Quel bonheur, et c'est déjà une énorme avancée que de ne pas vivre dans un mode restrictif  (enfin, on essaie car tout ce que l'on nous a enseigné depuis notre plus jeune âge, et tout ce que l'on a pris pour argent conptant parce ce que cela correspondait au lobbie du moment, reste ancré profondément en nous et difficile de s'en défaire).

Voilà, maintenant je continue car je sais que je vais dans le bon sens. Il me faudra juste beaucoup de patience et de ténacité, et des personnes comme toi, et  tes consoeurs pour venir nous éclairer comme tu viens si bien de le faire.

Merci à tous et bonne journée.

Paquito
Parrain

Merci, Viviette, pour ces gentils compliments.

La question du petit déjeuner m'a pas mal perturbé au début du programme. En fait, au réveil, j'étais incapable de dire si j'avais faim ou pas. J'ai alors déduit que si je ne savais pas, c'est que je n'avais pas vraiment faim. Et je pouvais attendre jusqu'au repas de midi sans manger, mais avec une sensation d'inconfort qui me laissait perplexe. C'est le Dr Apfeldorfer qui m'a donné la réponse, lors d'un chat. Il m'a expliqué que lorsqu'on restait plusieurs heures sans manger (la nuit par exemple), le corps se mettait en mode jeûne. Et le matin, lorsqu'on mange, on dé-jeune, on romp le jeûne de la nuit. Lorsque le corps est en mode jeûne, on ne ressent plus la faim, mais cette fameuse sensation d'inconfort. Et dès qu'on est en contact avec la nourriture, la faim se réactive très vite. Du coup, je me suis remis à déjeuner, avec attention, et j'ai découvert que cette prise de nourriture me faisait du bien, j'ai même compris que j'en avais besoin. Depuis, j'arrive à discerner si j'ai un peu, moyennement, très faim, ou pas du tout (si j'ai fait un gros repas la veille, par exemple). Cela dit, il y a des personnes qui n'ont réellement pas faim le matin, et qui ne ressentent pas le besoin de manger. Souvent la faim arrive plus tard dans la matinée, il est important alors de prendre une collation. Chacun est différent, il n'y a pas de réponse universelle (comme dans les régimes), et chacun doit trouver son mode de fonctionnement. Mais j'ai pu expérimenter que c'est toujours en suivant l'inclinaison de mes envies que je découvrais le mien.

Francisco

Hervée.
Abonné

Cela dit, il y a des personnes qui n'ont réellement pas faim le matin, et qui ne ressentent pas le besoin de manger.

Je confirme que ça existe ! Je suis le plus souvent incapable de manger le matin, mais pire l'odeur et parfois juste l'évocation de la nourriture me colle la nausée (du coup ça élimine tout les gels douche à odeur "comestible" laugh )

Il m'arrive de temps en temps de prendre un petit déjeuner en vacances par exemple ou si je me suis levée très tôt.

Je dis juste que mon estomac met plus longtemps que moi à se réveiller quand on insiste pour me faire manger le matin.

viviette.
Abonné

Merci Francisco pour ta réponse,

C'est exactement çà, et donc je vais rester sur ce mode qui me convient.

Par contre, Hervée, je conçois parfaitement que l'on ne puisse pas manger la matin, mon mari ne mange en général pas le matin. Chacun sa nature.

Juste que cela me perturbait de ne pas reconnaître ma faim le matin. J'ai la réponse et j'en suis heureuse.

Merci

chouchou.
Abonné

bonsoir 

merci Paquito pour ton explication sur le petit dejeuner : je ne ressens pas la faim le matin au reveil mais c'est un moment de detente et c'est toujours un repas en pleine conscience alors je comprends que je peux continuer à le prendre tranquillement le matin ; c'est un moment de calme avant parfois la "tempete" de la journée.Il me reste à "cultiver" les instants de respiration surtout avant le repas de la mi journée à horaire variable.

cela fait un mois que j'ai commencé et j'ai vraiment envie de poursuivre l'experience , je ne me pese pas mais je ressens un peu plus d'energie et l'envie de bouger ; je mange plus lentement et le volume de mes assiettes est réduit sans que ça me pose un problème : je ne sens pas de restriction. Enfin la survenue d'une petite deception de la part d'un proche m'a "pousse" à manger un peu plus ce soir sans que je culpabilise et surtout j'ai réussi à me rendre compte rapidement ce qui se passait, ce que je ressentais et j'ai pu stopper mon grignotage, alors je sais que je suis sur le bon chemin.

je ne suis pas une fidele de l'ecriture sur les forums mais mille merci à tous ceux et à toutes celles qui témoignent, encouragent, accompagnent nos chemins de vie.

mamzelzoï.
Abonné

Personnellement, le petit-déjeuner qui était un repas "sacré" pour moi auparavant, devient à présent de plus en plus souvent superflu. Je suppose que je mange encore un peu trop la veille au soir, ou bien c'est comme d'autres, mon estomac met du temps à se réveiller, toujours est-il que je suis sûre de n'avoir pas faim certains matins. Hé bien dans ce cas je ne mange pas, et j'emporte une collation à mon travail... Parfois ma faim se réveille vers 9 ou 10h, et parfois pas, si j'ai vraiment fait des excès les jours précédents!! Ca ne me dérange plus d'attendre jusqu'à midi que ma bonne faim se manifeste. Quand elle arrive, c'est un réel plaisir!

Par contre je ne sais pas pour vous mais les jours où je petit-déjeune sans avoir faim, d'une part je culpabilise donc EME, et d'autre part je n'ai pas vraiment faim non plus à midi ; du coup, je mange à nouveau sans faim, et donc ces journées-là sont très désagréables et pleines d'EME... Bref pour moi, quand ça démarre mal dès le début, ça continue sur le même ton (le fameux "what the hell syndrom"?)

080413075303_Rikki.
Abonné

Mamelzoï, ça prouve qu'on a bien du mal à lâcher le mode "culpabilité", tu ne trouves pas ? 

 

Pendant des années, on nous a dit : sauter le petit déjeuner, c'est le Mal. Alors, on a culpabilisé quand on ne petit-déjeunait pas. Et puis, là, on nous dit : finalement, sauter le petit déjeuner, c'est le Bien ! Et on culpabilise quand on ne le saute pas. 

 

L'idéal, bien sûr, serait de sortir de ces catégories caricaturales, d'accepter le fait que parfois, même si on n'a pas très faim, on a envie de partager un bon petit déjeuner avec la famille, ou de goûter une nouvelle confiture, ou de s'offrir un moment agréable avant de commencer la journée... et de ne pas culpabiliser...

mistigri.
Abonné

Chère Fablab,

 

En parlant des réunions où l'on s'ennuie et où l'on mange, ta remarque : "Reste à savoir pourquoi nous sommes si mal dans ce contexte" m'a beaucoup interpelée.....

Je viens de prendre ma retraite, mais dans le contexte professionnel, les réunions ne m'ennuyaient pas, peut-être que dans ce domaine, nous devons être , nous n'avons pas le choix....., au risque  de perdre notre performance

Ce qui voudrait peut-être dire qu'en dehors de ce domaine, notre difficulté à être, se rappelle plus se particulièrement à notre attention au sein d'un groupe, où l'on vient normalement pour se détendre. Parce que nous avons du mal à nous détendre, nous nous sentons seuls, puis tristes et pour finir, nous mangeons!

 

Merci à tous les participants de ce forum sur les EME, si intéressant

Bonne journée à tous

mamzelzoï.
Abonné

Rikki : oh que oui, la culpabilité, dur de lui faire la peau!! C'est mon gros point faible actuellement : même en ayant faim, je culpabilise encore de manger certains aliments ; je culpabilise pour presque tout. Bien souvent je mange avec ma tête et pas avec mon estomac. Bienveillance qu'on nous dit... ya du boulot!

fablab.
Abonné

Chère Mistigri,

merci pour ce post qui met les mots et qui a creusé sans doute là où il fallait ...

"Ce qui voudrait peut-être dire qu'en dehors de ce domaine, notre difficulté à être, se rappelle plus se particulièrement à notre attention au sein d'un groupe, où l'on vient normalement pour se détendre. Parce que nous avons du mal à nous détendre, nous nous sentons seuls, puis tristes et pour finir, nous mangeons!"

c'est tout à fait ça.

difficulté à être : confusion entre être et faire...

bizarrement après avoir lu cette remarque, j'ai eu à nouveau envie de faire de la RPC avec laquelle j'avais tellement de mal. J'ai acheté un petit mp3 à trois francs six sous et hop, téléchargement des mp3, et je me balade avec ça dans la poche et sur les oreilles...

est-ce qu'on ne parvient pas à être parce qu'on ne s'aime pas assez ?

bienveillance avec soi même... oui il y a du boulot.

Sylvie75.
Abonné
Sylvie75 > Est-ce qu'une EME peut nous faire saliver ?
JP Zermati > Tout à fait.
La salivation n'est pas spécifique de la faim mais de l'envie de manger.
Ne pas oublier que la principale cause des envies de manger est normalement la faim.
 
J'avoue ne pas comprendre du tout ces quelques échanges du chat, mais peut-être parce que je n'en suis qu'au tout début du parcours (2ème étape).
Paquito
Parrain

Bonjour Sylvie75. Cela signifie qu'habituellement, c'est la faim qui déclenche l'envie de manger. Dans ce cas, on ne salive pas. Par contre, si c'est une EME qui déclenche l'envie de manger, il arrive qu'on salive. Le risque est de ne pas manger par faim, mais pour éviter une émotion (d'où le terme EME : envie de manger émotionnelle).

Francisco

izabelle
Animatrice forum

eh bien il me semble que ça veut dire que les envies de manger sont provoqués par deux choses : 

- la faim (la plupart du temps, cause principale)

- les émotions   ( lors des EME)

 

or apparemment, même lors des envies de manger émotionnelles (EME), on salive, ce n'est donc pas un signal de faim en tant que tel

voilà ce que j'ai compris pour ma part

Sylvie75.
Abonné

Ce soir, j'ai partiellement cédé à une EME. Je dis partiellement parce que j'ai mangé beaucoup (même si ce n'est pas énormément), et parce que j'avais encore faim quand j'ai décidé d'arrêter de manger. La preuve que c'était une faim émotionnelle ? Quand j'ai pris à 22H le petit comprimé de sédatif que je prends pour dormir, 1/2H après, cette faim a totalement disparu, et ne me reste que la très très agréable et reposante absence de sensations, si ce n'est celle, anesthésiante, de l'estomac (un peu) plein. Je vais maintenant le prendre à 21H, les jours d'EME, puisque je dois le prendre de toute façon, et que ça me facilite le diagnostic (EME ou pas ?).

C'est l'anxiété pour moi qui est une lutte de chaque jour. Même une saine anxiété d'un boulot rondement mené, c'est de l'anxiété, et ça me fatigue. Pourtant, pendant mes deux séances de respiration pleine conscience... je ne me sentais pas du tout tendue. Je ne sais pas où elle se niche, cette anxiété, mais elle a l'art de se montrer quand je ne la convoque pas, et de se cacher quand j'aimerais lui laisser le champ libre. Certains disent "Solitude, ma plus fidèle compagne", moi, c'est "Anxiété, tout est anxyogène ou peut le devenir." Oh, ce n'est pas une grande anxiété, moins encore une angoisse profonde, non. Mais c'est une agitation légère et constante proche de l'excitation dans le désir de bien faire, la peur d'oublier des choses, des petits tourments qui fatiguent émotionnellement. Mais tout cela est finalement difficile à percevoir, d'autant que je passe la journée entière à travailler en silence sur un ordi ! Et que mon nouveau travail est sacrément passionnant depuis 4 ans. L'ancien était ennuyeux et anxyogène. Celui-ci est intéressant et me procure souvent du "bon stress", si le concept est possible.

mistigri.
Abonné

J'aime beaucoup ta description de l'anxiété...."elle a l'art de se montrer quand je ne la convoque pas".....Les étirements en pleine conscience, le body-scan devraient t'aider à diminuer cet état d'agitation intérieure....Et la RPC, à prendre du recul par rapport à cet état, par exemple, la peur d'oublier ou de faire mal...peut-être un manque de confiance à la base?....Ceci n'est qu'une interprétation personnelle....J'ai beaucoup lutté contre ma tristesse, alors qu'en fait, la RPC permet de faire une place à cette tristesse, de l'observer sans y adhérer complètement, de l'apprivoiser. Ton anxiété va et vient, essaie de l'accepter et de l'apprivoiser....Je ne peux t'en dire plus, je ne suis pas assez avancée dans la méthode pour le moment. L'acceptation est le premier pas, mais un très gros pas...sans oublier la bienveillance envers soi-même.....

Bon courage à toi !

Gingko.
Abonné

Que de réponses intéressantes. J'ai apprécié les propos de Paquito concernant le petit-déjeuner. Je suis un peu dans son cas, c'est-à-dire qu'au petit-déjeuner, je ne sais pas si j'ai faim.

Je vais essayé ce qu'il propose, manger en pleine conscience, déguster au petit-déjeuner.

J'a de grandes difficultés à gérer la dégustation aux repas. Le fait de manger vite me calme et je dois vraiment faire un effort de concentration pour déguster. Je n'en suis vraiment pas au lâcher-prise dont parle Paquito plus haut sur ce fil; mais je sais que petit à petit j'arriverai sans doute à laisser tomber certains blocages, à lâcher-prise et j'attends...

izabelle
Animatrice forum

Sylvie, tu parles de faim émotionnelle, à mon avis, il vaudrait mieux dire  "Envie de manger émotionnelle"  pour vraiment les distinguer de la faim, dans laquelle on a des signaux corporels précis (quoique variables)

pour l'anxiété, je suis aussi abonnée, la RPC est le meilleur outil que j'ai trouvé jusqu'à présent, c'est lorsqu'elle apparait (à tout moment donc) que tu peux essayer d'avoir cette conscience de ce qu'il se passe, sans chercher à le calmer, surtout, mais juste prendre conscience de cette agitation et surtout des pensées qui te passent par la tête à ce moment là

 

sinon concernant la question de la faim au petit-dej, moi je la sens parfaitement    et seulement quand j'ai respecté ma satiété la veille au soir, d'ailleurs

je me base sur les signaux physiques de la faim, au niveau de l'estomac, ça tiraille, ça tiraille...... (pour moi c'est ça le signal)

bonne journée à tous

Sylvie75.
Abonné

[quote=mistigri]Ton anxiété va et vient, essaie de l'accepter et de l'apprivoiser....[/quote]

Merci des tes pistes de réflexion Mistigri. Oui, je suis convaincue que c'est mon tempérament anxieux qui fait que je ne laisse pas beaucoup de bugs dans une appli quand elle sort, qui fait que je réagis au quart de tour si on me signale un bug, bref, qui nourrit ma conscience professionnelle.

Pourtant, et j'en reviens aux EME (merci de ta précision izabelle), jusqu'à 16H mon rapport à la nourriture est simple. Je me concentre à fond sur le travail et me relaxe à table et mange doucement et raisonnablement. Si les journées avaient 16H, ma vie serait simple lol. Tout se complique vers la 18ème heure. Bien sûr, je vais faire de la RPC, mais je me demandais également si pour lutter contre ma fatigue émotionnelle, je ne pouvais pas faire une petite sieste d'1/2H à 16H le week end ? On verra...

liza19.
Abonné

Bonjour,

Je suis venue sur ce fil de discussion sur les indications de Gingko qui me disait que mes propos ressemblaient aux vôtres. Par curiosité donc ! wink

J'avais préparé une petite feuille avec les noms et mes suggestions pour chacun mais, au fil de la discussion, toutes les suggestions avaient été faites ou presque cheeky

Comme d'autre l'anxiété, surtout par anticipation, est encore mon lot quotidien ou mon talon d'hachille comme on voudra. angry

La RPC n'est pas si difficile à mettre en oeuvre même avec du monde autour de soi yesil suffit d'avoir l'air calme et détendu le regard perdu dans ses pensées et suivre l'entrée et la sortie d'air de ses poumons là où on les sent le mieux.smileyet comme l'a dit Rikiki passer pour une rêveuse plutôt qu'une goinfre wink

pour les réunions dites conviviales dans lesquelles j'ai toujours été très mal cryingje n'ai pas encore trouvé la parade efficace hormis :

  • oser demander à une personne que j'estime des nouvelles de son chien ou de ses enfants...
  • lancer une discussion consensuelle qui m'intéresse et ne porte pas trop sujet à agressivité !
  • compter les "tuiles" au plafond...
  • essayer de mémoriser l'état des gens comme ci je devais en faire le compte-rendu à quelqu'un ultérieurement...

Mais rien de tout cela ne marchant à tous les coups il m'arrive souvent de zapper ce genre de réunion pour aller promener mon chien.devil  éh oui, on peut ! smiley

A propos du petit déjeuner :  Il faut, il faut pas ! Et en plus j'enseigne aux élèves que cela doit représenter 1/4 de nos besoins journaliers crying. C'est officiel et inscrit au programme de PSEfrown

Alors pour concilier ces divers points de vu j'essaye de ne pas manger beaucoup le soir et le matin je vais faire faire la promenade matinale du chien entre la douche et le petit déjsmiley Ce qui fait que le plus souvent j'ai faim même si cette faim est parfois petitecheeky

J'en ai mis une tartine !frown

Pas trop barbante j'espèrewink

A bientôt de vous lire.

Gingko.
Abonné

Ces petites aventures émesques qui nous forcent à manger sans conscience, c'est ce que j'ai vécu ce soir.

Peu avant de me mettre à table avec mon épouse, un téléphone me parvient et m'indique que jâi oublié de me rendre à un rendez-vous! Embêté, un peu culpabilisé de n'avoir pas été à la hauteur, triste également, énervé enfin...j'ai tout d emême passé à table mais n'ai pas pu faite autre chose que manger pour compenser. J'aurai dû faire une séance de respiration, prendre un moment pour moi, calmer mon énervement mais je n'ai rien fait de out cela, j'ai mangé.

La seul différence que je découvre, c'est que je peux en parler et que je ne me sens pas coupable, me disant, comme les cyclistes, que je ferai mieux la prochaine fois...

liza19.
Abonné

Bonjour à tous smiley

gincko,

quand j'ai lu " la seule différence c'est que je peux en parler sans me sentir coupable" j'ai d'abord pensé "veinard" puis "il n'a pas conscience à quel point c'est un progrès fantastique"yes et ça je le pense encore smiley Puis j'ai fait le point sur ma situation et mes réactions.

Hier soir j'étais triste car j'avais pris conscience ce weekend de plusieurs états de fait sur lesquels je ne peux pas agir.frownJe me suis laissée aller sur des caramels j'ai accepté un appéritif accompagné d'un paquet de chips à moi toute seule puis ai accepté de passer à table alors que je n'avais pas du tout faimcrying Intérieurement je me regardais faire avec découragement et tristesse... enlightenedmais ce n'est pas la même chose qu'autrefois ou je culpabilisais sans fin. Le repas fini, sans autres excès, je me suis absoute en me disant que je compenserais en attendant d'avoir faim pour les déjeuners suivants.smileyC'est à ce genre de nuances que je me rend compte que j'ai évolué même si je reste fragile face aux compulsions alimentaires compensatrices dites EME sur LC...

angle oudevil

Ni ange, ni démon mais un peu plus zen chaque jour ça je m'y exercesmiley

Bon courage à ce qui me liront kiss

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