FRACTIONNEMENT / RELOADED ! - 09092013

Soleluna.
Ancien abonné

Hello,

Aller, je me lance, je tente le fractionnement. Et c'est je crois ce que j'appréhende le plus.

Cela fait 2 ans que je suis sur le site, j'ai même pas fini le parcours (pas bien) et j'ai sauté le fractionnement. J'avais bloqué à l'époque sur l'étape et j'étais en rage. Le sentiment que je me punissais... Vraiment, il ne fallait pas me mettre une troconneuse dans les mains à ce moment là, j'aurais fait un carnage. Ouh!

Depuis quelques temps, depuis la journée de thérapie avec notre docteur Z je crois, j'ai le sentiment de redécouvrir la méthode et de me l'approprier. C'est étrange comme sentiment, comme si j'avais fait le focus alors qu'avant je regardais en gros... Etrange et très agréable :) L'impression de grandir quoi :)

Pour la toute première fois je crois (ah non la deuxième) j'ouvre un post moi-même, dans une étape. (J'avais même pas pris conscience de l'organisation du forum !Une vraie taupe la fille !)

Je crois que j'avais mal abordé le fractionnement, et aussi que je le faisais mal. En refusant de prendre les collations par exemple.
Le post "Fractionner me zenifie" m'a fait du bien, me dis que ça peut être l'occasion de me faire plaisir :)

Je crois que je commets des erreurs euh techniques disons. Je vais donc relater ici mon expérience, quotidiennement (attention, ça risque d'être palpitant), et si vous passez dans le coin chers membres de LC, vos retours sont les bienvenus ! !
Par exemple Izabelle, j'ai lu que la satiété était une absence de signaux, et que c'était pas dans la bouche, ben j'avais pas percuté :) Merci !

Aller, @+ dans le bus

PS: on est lundi, ça me fait rire :) Les bons vieux réflexes, lundi je m'y mets... :) Mais pourquoi pas?

Commentaires

Noelle
Marraine

bonjour Soleluna

ça va être interessant de te suivre dans les aventures du fractionnement, j'ai toujours des episodes ou je pratique pour mieux me rendre compte de la sasiété et ça ne se passe pas forcement d'une façon zen ..j'ai  même ete etonnée que ça puisse etre zenifiant!

alors, a suivre, et merci!

izabelle
Animatrice forum

bravo c'est chouette

c'est marrant parce que j'avais aussi l'intention de m'y remettre cette semaine

j'ai l'impression d'avoir un peu "perdu" cette sensation que je suis censée avoir en fin de repas, ou au choix d'en avoir un peu peur...

il est temps de m'y confronter et dédramatiser

 

merci de venir nous raconter ton expérience!

(et ne réduis pas trop!!!)

Totom.
Abonné

moi aussi, je vais te suivre avec plaisir !

Soleluna.
Ancien abonné

ro la la la la...
Bon suis un peu décontenancée par cette première journée de fractionnement. Elle ne s'est pas super mal passée, mais je sais pas, je me sens drôle.

Alors côté faits :

- Le matin, j'ai eu faim (ce qui m'arrive pas souvent). Du coup j'ai pris un petit bout de pain et qu'un un seul bout. Donc j'ai réduit la taille. Ca allait. Pas mangé jusqu'au déjeuner.

- Au déjeuner : me suis fait super plaisir, un bon petit riz lentille légumes à l'indienne (épices et coco, miam) et quand je me suis servie le truc, me suis dit que j'en aurais jamais assez. J'avais réduit de moitié. Quelle ne fut ma surprise quand j'ai réalisé que j'avais suffisamment mangé !
J'ai eu faim à 18h (ce qui ne m'arrive jamais) et j'ai pris une pomme qui m'a laissée bien sceptique

- Diner vers 20h45, un plat de pates, et pis depuis, je tourne en rond.

Côté analyse :

- Je suis stupéfaite d'avoir assez mangé à midi. Je n'ai pas resenti les mêmes sensations habituelles, c'est à dire le ventre bien plein, mais j'ai fait attention à la disparition des sensations de faim et c'était net. J'ai pu dire que j'avais assez mangé, sans savoir comment in fine. Destabilisant mais agréable. Je crois que c'est lié au fait que mon repas était satisfaisant, au niveau du goût

- En revanche, je suis totalement insatisfaite ce soir. Je crois que c'est de la faim, mais est-ce possible ? j'ai bien mangé pourtant ! Je ne peux pas avoir faim avec ce que j'ai mangé, ou bien? Pourtant c'est quoi cette brulure dans l'estomac?

.............................

Du coup je viens de manger et j'ai trop mangé. Une compulsion clairement. Je me sens au bord de l'écoeurement... non je suis écoeurée. Physiquement (nausée), et mentalement.

Je comprends pas, je comprends pas... pourquoi? Je me suis dit que j'avais besoin d'une présence. J'ai pensé, mais ça me semblait fou, que je mangeais pour ressentir une présence. (La sensation de trop ; trop = présence, je ressens quelque chose) et pffffffff j'ai pensé à ma mère, au fait que jamais nous ne prenions nos repas ensembe, jamais, à l'exception de quand on avait du monde, quand on invitait, sinon, ben j'étais toujours toute seule à mon repas, elle m'avait préparé le repas, mais je prenais seule, toujours...

alors quoi? Une excuse ? Une vérité qui éfleure?

Je suis décue d'avoir craqué en compulsion, tourneboulée par ce que je ressens, désamparée par les souvenirs qui se font jour... je comprends rien et pfffffff

bref.

et c'était fractionnement day 1. Ca promet...

izabelle
Animatrice forum

rassure-toi c'est normal!

bravo d'avoir pu aussi bien t'observer

ce sont certainement des angoisses liées au fait de manger moins.....    ces angoisses t'ont travaillé la journée, et le soir ça te tombe dessus, avec cette EME de fin de diner

te centrer sur tes ressentis t'a permis de comprendre que cette angoisse lié à la nourriture est lié à ce sentiment d'abandon ou de manque de présence de ta mère

ne cherche pas à COMPRENDRE,   essaie juste d'apprivoiser cette émotion d'angoisse et d'abandon, juste l'accueillir un moment,  rester avec toi-même, présente à toi-même vis à vis de ce que tu ressens dans ce diner et les souvenirs

si c'est trop difficile à supporter, tu peux faire appel à la défusion par rapport à ce souvenir douloureux, en donnant un nom à cette histoire de "la petite fille abandonnée qui prend son repas toute seule"

donc aujourd'hui,  essaie d'accueillir tes peurs-angoisses-pensées liées au fait de manger moins, sans les suivre, sans cogiter, juste en les étiquettant  "inquiétudes concernant la quantité de nourriture", et puis en te centrant sur une sensation, comme tu l'as fait hier midi, sur le goût.....

le soir, accueille à nouveau cette angoisse, qui se mélange à cette angoisse-souvenir,  sois présente à la petite fille en toi qui se sent "toute seule",   et maintiens cet état d'accueil le temps qui te semble supportable

ensuite éventuellement tu peux te réconforter en pleine conscience, d'un aliment qui symbolise la chaleur de ta mère, les bons souvenirs....

 

courage à toi, je pense à toi

moi aussi hier fractionnement....  j'ai aussi eu des angoisses de manger moins, à chaque fin de repas, j'ai failli comme d'habitude manger une barre de chocolat en plus, et puis bon je me suis dit : tu la mangeras si tu as faim dans la soirée,  ok t'es angoissée, mais tu es capable de vivre cette angoisse si tu ne luttes pas contre

l'important dans cette expérience, ce n'est pas de réussir à manger moins, peut-être, mais de se confronter à ces peurs et d'apprendre à les vivre, car plus on les vit, plus elles perdent de leur force et de leur raison d'être, puisqu'elles sont périmées...

Soleluna.
Ancien abonné

Hello Izabelle,

Merci de ta réponse et de l'attention que tu prêtes à tout ça. .. Ca = ce truc là débile, mes petits états d'âmes, ces excuses et autres bêtises pour rester polie... Bon je constate que je suis en colère (contre moi-même), dépitée et que j'ai honte d'écrire tout ça, de vivre tout ca, non mais d'écrire sur ça alors que c'est rien, des pacotilles, je me rgarde le nombril et fais des montagnes de pas grand chose, en trouvant des excuses et des subterfuges, pour emballer tout ca et ne pas regarder la réalité telle qu'elle est, je suis faible, nulle, sans volonté et cherche des prétextes à mon non tempérament, et faiblesse de caractère... bref, si ce n'était pas respect des autres filles, je crois que je recracherai ici toutes les horreurs que j'ai pu entendre sur les gros...
Alors tu vois, que tu prennes la peine de lire, de me répondre, avec bienveillance en plus, ben, ça me retourne... Et ca me fait honte.

Bon je constate cela. Colère, honte, culpabilité, grossophobie intégrée et violence contenue (je pourrais je crois me distribuer des gifles, ça m'est déjà arrivé au demeurant). Bon bon. Si ça a cette ampleur, c'est que c'est pas rien. Il y a quelque chose.

J'ai le sentiment d'être dans Goldorak tu sais? Minos, c'était un espèce de dieu méchant, et son visage s'ouvrait et là sortait un autre lui, opposé et l'un et l'autre parlait et s'affrontait à tour de rôle. Ben là c'est pareil. J'écris un truc et tout de suite derrière l'autre arrive et veut démonter... Comme quoi Soleluna, je l'ai bien choisi mon pseudo

Essayons de concilier les deux.
Oui peut-être que ce sont des excuses. Mais le fait que je me mette ainsi en colère indique un enjeu.
Et, que ce soit vrai ou pas, j'aime pas le gros. Pas tant son corps (qui est une résultante) que sa manière de se laisser aller et la mollesse etc. Cf le discours de D**k*n. Et ca c'est nouveau, cette prise de conscience. Donc je m'aime pas. Et me déprecie en tant que personne pour la manière dont je me comporte. Simultanément j'ai envie d'hurler que tout ça est l'expression d'une douleur et qu'on a pas le droit de juger ainsi... Bref, Y'a du boulot...

Si j'en reviens à ce que tu écris Izabelle, j'arrive pas à défusionner, parce que je fusionne pas. C'est à dire que ces pensées ne sont pas là en tant que telles. C'est par "hasard" que j'a fait l'association d'idées. Sinon je n'ai aucune pensée, si ce n'est un impératif absolu de manger. Si c'était des pensées je crois que j'arriverai mieux à jouer avec et à les garder dans un périmètre. Mais là je sais pas ce qui se cache derrière. Y'a que l'aliment qui reste. Donc l'angoisse et l'abandon je la ressens pas en tant que telle... Juste cet impératif

Ton analyse tient tout à fait la route, je la crois juste. Je suis angoissée de moins manger... Il faut que je revienne plus tard ici, réfléchir et accueillir tout ça. Là je dois partir au travail.

Juste, puisque je me suis engagée à le faire, ma 2e journée de fractionnement :
Hier, déjeuner picorage boulot. Pas mangé grand chose, en même temps c'est difficile à dire puisque c'était un pot et que je mangeais pas sur assiette. Je pense quand même avoir réduit la taille de l'unité. J'ai bossé par la suite, pas de pensées.
L'aprem sorte de malaise vers 17h30 (suées etc). Mangé une collation. Qui m'a suffit, c'était pas trop, juste bien.
Et le soir, j'avais décidé de pas manger, puis je me suis laissée embarquée dans le diner avec mon chéri. J'ai donc mangé sans faim. Mais pas trop. Et derrière EME sucrée en soirée. Couchée hyper tard et pas très fière de moi.

Honte d'écrire tout ça, mais je veux aller jusqu'au bout de l'expérience et me montrer telle quelle.

Pétard!

Noelle
Marraine

Oh lala, Soleluna, pourquoi tant de haine pour toi? apres tout, qu'as tu fait, a part manger tes emotions??? et tu sais bien qu'il ne s'agit pas de volonté, de nullitude (bon , la nullitude, je connais, enfin, ça passe quand meme peu a peu..)

ne serais tu pas en pleine crise de perfectionisme,  de tout ou rien? puisque je ne maigris pas , que je ne suis pas supermince, que je ne fais pas tip top l'exercice du fractionnement (qui  en stresse plus d'une, au passage) donc je suis nulle, pas bonne a aimer?

non, non et non! tu es juste en phase d'experimentation et tu as le courage de venir nous en parler!

je t'admire beaucoup pour ton courage

bonne journée!!!

izabelle
Animatrice forum

eh bien Soleluna, ça fait du bien quand ça sort, non?

le gros apparait comme faible et se laissant aller, et pourtant...   au fur et à mesure je me rends compte que c'est tout le contraire

il s'agit souvent de personnes qui ont une volonté très forte, beaucoup trop forte

un volonté de maitrise si forte qu'ils veulent maitriser tout ce qu'ils ressentent (et parfois ce que ressentent les autres),  et que ça soit le calme plat, à l'intérieur

mais la vie, ça n'est pas le calme plat

et ils se retrouvent à vouloir arrêter à mains nues le TGV de leurs émotions

 

justement ils n'ont pas vraiment conscience de leurs émotions, leurs pensées

ils sont tellement "forts"  qu'ils mettent tout ça sous cloche

la seule faille, c'est leur anxiolytique, la nourriture.....  qui devient le médicament universel, réflexe, à chaque fois qu'un ressenti désagréable voudrait prendre le devant de la scène intérieure

 

 

que tu n'en ais pas conscience c'est normal, ça veut dire que tu es très forte, très volontaire

malheuresuement dans un domaine où ça ne fonctionne pas

on ne peut pas maitriser ses ressentis

comme dirait  Chevalier et Laspalès (un running gag de ma famille )  :  "y'en a qui ont essayé....   ils ont eu des problèmes...."

 

ben les problèmes c'est ça : on est dépendant à notre anxiolytique, les EME en pagaille qui nous rendent malheureux, au delà des dégats qu'ils causent sur notre santé, simplement malheureux parce que ce n'est qu'un palliatif...

 

je suis comme toi, pendant bien longtemps je n'ai eu absolument pas conscience des ressentis qui me poussaient vers la nourriture

en effet, ce sont des ressentis, parfois ça prend la forme de pensées, mais dans mon cas, je ne pense pas avec des mots, plus avec des images, donc c'est bien difficile à repérer....

j'ai quand même repéré, peu à peu,  en m'autorisant à ressentir un peu des trucs pas glorieux,  que :

quand je me sentais en échec... je mangeais

quand je me sentais rejetée.... aussi

quand je me sentais dans l'incertitude ou ballotée... idem

 

ce sont ça les ressentis,  tellement "dangereux" qu'il faudrait à tout prix les faire disparaitre,   en utilisant la nourriture sans passer par la case conscience

pour moi   les pires producteurs d'EME c'était bien ce que je n'assumais pas, ceux dont j'avais honte

par exemple le sentiment d'incompétence  (vous pensez...  non non moi je suis une pro).....  grosses EME quand j'essaie de le combattre

la peur  "non non tout va bien, je suis zen"

l'excitation  "non non je suis calme, super calme, le calme incarné"  en fait une pile électrique...

le sentiment d'impuissance, d'échec

le sentiment de rejet, d'exclusion

le sentiment de perte de maitrise

 

tout ceci revient peu à peu à la conscience quand on s'autorise à ressentir ça, on s'autorise à ne pas être la personne qui est toujours dans un état intérieur stable et contrôlé

mais avant ça,  c'est plutôt l'impulsivité alimentaire, se jeter sur la nourriture pour ne surtout pas avoir conscience

dans ces moments-là, l'EME-zen nous rend fou, ainsi que toute personne bienveillante (ou non) essayant de te dire de te confronter à tout ça

tous ces ressentis, tu veux les fuir parce que tu en as peur ou parce que tu les juges indignes  (alors que ce n'est que la nature humaine et que tout le monde les ressent, mais tout le monde le cache)

cela est alors très énervant qu'on vous dise   "accueillez ces gentils petits ressentis, ils ne sont pas méchants..."  ;-)

mais pourtant c'est vrai, ils ne sont pas méchants

certes au début, on ne sait pas  "ce que c'est"

dans ce cas peu importe, il suffit d'accueillir simplement  "ce qui est" en nous, sans vouloir changer les choses, juste vouloir le supporter un moment

 

bref, je me perds moi-même dans tout mon discours  :-)  j'espère en tous cas qu'il te sera utile

il ne s'agit pas de se regarder le nombril, bien au contraire, mais de porter un regard en soi-même

normalement ce regard devrait être automatique,  or parfois cela ne l'est pas,  on a pris de mauvaises habitudes

il ne s'agit que d'un réflexe à reprendre, mais ça ne fait pas "perdre de temps", ça fait juste peur au début

 

ce qui prend du temps et qui nous épuise, c'est quand on lutte,  quand on veut  "à tout prix"  maintenir un "nous-même" créé de toutes pièces au lieu d'être simplement nous-même

ouh-là ça devient philosophique, là....  surprise

 

allez, courage à toi  Soleluna

MONTDOR.
Abonné

Soleluna,

Tu as honte d'écrire tout çà, honte de pleins de choses mais moi çà me plait bien ce que tu racontes car çà me fait réfléchir et cela me donne des pistes par rapport à mon cas. En plus la référene à Goldorak et à ce dieu dont le visage s'ouvrait en deux comme une porte à double battants, je m'en souviens moi aussi et cela me laissait déja perplexe à l'epoque... Continue çà m'interresse! Le fractionnement n'a pas été evident pour moi non plus....

Lavienrose.
Abonné
Je n'ai pas lu les réponses, pas assez de temps, mais je voulais absolument de dire ceci. Le fractionnement ne veut pas dire ne pas manger, mais manger moins en quantité lors d'un repas. Tu peux prendre un peu de tout ou réduire le nombre de plats!! Mais décider de ne pas manger c'est sur que JE le prends pour une punition/restriction et direct je fais une eme , qques temps après. Pourquoi ne te prépares tu pas des bons repas? Tu le vaut bien :-))) je pense que tu n'es pas encore dans l'exo. Il est la pour nous faire ressentir qu'en dégustant un peu de tout nous pouvons percevoir le rassasiement pour chaque plat que nous dégustons. Imagine toi dans un Resto rafiné : présentation sublime dans une grande assiette et cette impression qu'il n'y a rien dessus ..... Mais un délice Cela permet en plus de faire entrée plat voire dessert dans ce genre de Resto. Bon je ne sais pas si ça peut t'aider mais voilà comment j'aborde le fractionnement. Je vais m'occuper de fillette...
Soleluna.
Ancien abonné

@Noelle: pourquoi tant de haine pour moi? Mais parce que ca fait 40 ans que je mange mes émotions comme tu dis ! C'est pas 2 ans de LC, c'est 40 ans de vie... Il serait peut-être temps de passer à autre chose non? En plus je suis pas bête, je regarde en moi, je travaille sur moi, seule ou accompagnée, je tente des choses et pis voilà toujours pareil... Alors parfois oui, ça me met en colère et je me déteste... Non, je suis pas en crise de perfectionnisme, c'est vraiment l'accumulation des expériences d'échec, sur un temps très long, qui m'a plongée dans cette colère et cette haine de moi. Après j'ai conscience que cette haine, elle peut être destructrice. Mais c'est important qu'elle s'exprime, que je la regarde et que j'aille au-delà. C'est ce que je tente ici.

@Izabelle: oui tu as raison, ça fait du bien quand ca sort. Même si c'est douloureux. Mais douleur et plaisir sont les deux faces d'une même et seule pièce. Je suis bien trop à la recherche du plaisir pour ne pas accepter la douleur :)
Je demeure interdite et comme en arrêt devant ce que tu écris sur le gros. Je te crois dans le juste (très juste) et reconnais cela d'autant plus que je le sais au fond de moi. Lorsque j'ai découvert LC il y a 2 ans c'était via des vidéos promo sur youtube et j'ai été bouleversée par celle du docteur Z "maigrir, une affaire de volonté"? De la même manière j'ai été bouleversée lorsque, lors de la journée de thérapie du mois d'avril, le docteur Z a dit, entre deux choses et discussions je crois qu'il avait de l'admiration pour ces patients et leur détermination à aller de l'avant, leur force, face à toute la douleur... j'en avais les larmes aux yeux.
Oui tu as raison Izabelle, je suis quelqu'un de très volontaire, de très fort et de très solide. C'est ce qu'on dit de moi et c'est la raison pour laquelle j'ai été recrutée d'ailleurs ! :) Et cette force va de pair là encore avec la fragilité.
Je ne me perds pas dans ton discours au contraire, j'arrive très bien à suivre ces méandres, c'est comme s'il m'était familier :) Je le reconnais en quelque sorte.

@Montdor : merci pour ton message, il m'apporte lui aussi du réconfort. Le fait que ça serve atténue la culpabilité / honte / sentiment d'impudeur tout ça :) Ah et j'ai regardé sur le net, c'était Minas et Minos! Les biens nommés ! Mdr :)

@Lavienrose: oui, je ne m'interdis pas de manger, mais l'optique de moins manger par rapport à d'habitude m'a plongée dans le tumulte! Mais tu as raison, j'ai repéré que la satisfaction alimentaire était essentielle pour moi. Et qu'il faut que je me mitonne un truc bien bon :) Ce que je fais avec plaisir. Dès lors que j'ai le temps :)

A toutes : un grand merci. J'ai l'impression de ne pas être seule, et de ne pas être totalement débile in fine. On progresse :)

Soleluna.
Ancien abonné

Ah et fractionnement, day 3 :
- Hier déjeuner boulot, là encore entre 3 trucs etc. J'ai fait avec et me suis contenter de réduire la part (contenter, c'est déjà bien merde! rooo je suis grave !) tout en dégustant la part de pizza achetée sur le stand. C'était bon et satisfaisant. Juste bien.

- Pas de collation. Pas ressenti le besoin d'en prendre.

- Le soir j'ai chanté des mantras (Deva Premal - vous connaissez ? Si pas et que ça vous intéresse je vous raconterai - a lancé un programme de 21 jours en mantras que je suis sur le net. C'était chouette, comme si on faisait ça ensemble) et après j'ai pris ma guitare et j'ai continué de chanter malgré ma voix éraillée du moment :) c'était BON :) (sentiment de déguster un truc)

- Du coup le repas nickelou. J'ai un peu réduit ma part. Pas de EME. Couchée après

Je constate quoi ?
- Que je me suis peut-être trop mise la pression à vouloir réduire de moitié, comme indiqué dans le protocole. Je ne prends qu'un plat unique généralement, pas d'entrée ni de dessert. Donc réduire de moitié, c'était peut-etre beaucoup.
Je me dis aussi que le plat unique, bien qu'il soit satisfaisant a priori, n'est peut-être pas une bonne option. Peut-etre qu'il y a un mécanisme : puisque j'ai qu'un plat, ben je me dédommage niveau quantité. Je crois que je dois creuser cette question de la diversité des saveurs et des sources pour augmenter ma satisfaction.

- Que le fait de chanter est magique (mais ça je le savais). D'ailleurs en italien on dit "canta che ti passa", chante que ca te passe. Et que pour moi c'est peut-être la forme de méditation et de pleine conscience la plus forte. Au-delà de cette forme précise, je ne peux que constater la force de la PC et de l'apaisement. Peut-être à prendre pour moi par le biais musique et chant, puisque c'est mon truc. Comme le sport : je veux plus aller en salle. Du coup je bouge en allant bosser en vélo et mine de rien, je dois bien faire une dizaine de bornes par jour. Sauf que ça me fait plaisir en plus :)

Voyons comment va se dérouler cette journée... je suis curieuse

izabelle
Animatrice forum

c'est vraiment intéressant de te lire Soleluna

moi aussi j'essaie de me garder un temps pour la musique tous les soirs : piano, guitare et chant

pas forcément évident, surtout que c'est à l'heure où ma fille joue avec son père et ils courrent partout dans la maison  ;-)

 

je crois que ce chamboulement aura certainement du bon et bravo pour ton centrage en toi-même

je comprends aussi ton ressenti d'échec, car moi aussi je le ressens souvent

bien qu'en réalité, on va dire objectivement, je ne sois pas en échec,  c'est quand même qqchse que je ressens

je pense que c'est un simple décalage entre comment on peut voir les choses dans notre tête, les concevoir,  genre  "avoir un comportement alimentaire régulé et un poids de forme qui se maintient sans y penser"    et la réalité, c'est à dire  "un comportement alimentaire qui progresse mais qui met du temps à changer, des angoisses qui reviennent nous tarauder régulièrement et des réflexes dur-dur à changer"

ce décalage nous produit le sentiment d'échec

et le sentiment d'échec est un sentiment assez difficile à supporter, surtout dans notre culture

ce qu'il y a c'est que si on lutte contre lui,  si on cherche à se raisonner, à se convaincre,  à le faire cesser d'exister,  on ne fait que se fabriquer des EME supplémentaires

ce que je fais maintenant avec le sentiment d'échec, que je ressens extrêmement souvent (et avant LC je n'en avais même pas conscience, je mangeais à la place)

je l'accepte, c'est à dire que je ne cherche même pas à me convaincre que non, je ne suis pas en échec, et regarde tout ce que tu as fait de bien et tout et tout....

non, je l'accueille sans aucune cérémonie, je lui mets son badge  "sentiment d'échec",  rentre mon coco,  vas t'amuser avec les autres  (généralement sa copine  "la grande incompétente"  aime bien venir discuter avec...  ;-)

et je les laisse, en moi, le temps qu'ils voudront

je les snobe un peu, c'est à dire que je ne prête pas grande attention à ce qu'ils me disent, je reste juste consciente que ce ressenti est présent en moi, et que je n'ai pas trop intérêt à suivre les pensées qui passent dans ma tête parce que cette petite musique n'a pas grande utilité

 

moyennant quoi, ma chère, le sentiment d'échec devient de plus en plus supportable, et ça c'est chouette, car quand on n'a plus besoin de lutter contre, déjà on a plus besoin d'EME pour ça

et en plus, on s'ouvre un grand champ de possibles, car quand on sait que l'on peut supporter sans problème un sentiment d'échec,  on fait beaucoup plus de truc nouveaux, des trucs qu'on ne maitrise pas au début et où on risque de se planter et d'être mauvais un bon moment avant d'y arriver, mais on sait que ça, on peut le supporter désormais,  et qu'on est donc "libre"  de se diriger vers ce qui nous plait vraiment.....

 

quand vraiment le sentiment d'échec me pompe,   je lui donne un petit nom, genre   "l'échoueuse",   ça lui donne un côté plus sympa, bien plus supportable

Soleluna.
Ancien abonné

MDR! Je suppose que c'est une forme de défusion? C'est hyper intéressant et ça me parle...
Je vais revenir cet aprem, j'ai pris mon aprem de libre, et réfléchir à tout ça (ou pas, pas de planning).
Je file ce matin, alors vite fait, les notes d'hier.
Hier donc, fractionnement Jour 4:

- J'avais en tête une sucrerie depuis quelques jours, alors je me suis dit que ce serait mon repas. Dont acte un bretzel beignet (eh ouais!) que j'ai pris le temps de déguster. Ca m'a calée. Au passage, je croyais que c'était super bon, ben pas tant que ça en fait. Gras et j'ai eu du mal à supporter pendant plusieurs heures. Ca va finir comme les Lindors ça (qui étaient avant LC mon choco préférés) : à la poubelle et durablement.

- 15h30 : faim. Je sors mon mini sandwich, j'avais prévu le coup

- 19h: j'ai clairement fin. Collation. Qui a été suivi d'un repas avec mon chéri (soupe). Et là erreur donc. J'aurais du considérer la prise de 19h comme un repas. Et dire non au repas à 2. Pas osé...

Bon, je reviendrai plus tard.

Belle journée à celles qui passent par ici !

fleur2lotus.
Abonné

Juste un petit mot pour te dire toute mon admiration yes. Rien que de le faire chaque jour et de perséverer et de venir nous relater tout ça, c'est vraiment FORT.

Je te soutiens smiley

izabelle
Animatrice forum

oui bien sûr c'est de la défusion   ;-)

 

merci en effet de nous raconter ton expérience

Soleluna.
Ancien abonné

@Izabelle, Fleur2lotus: euh.... comment dire?! Merci à vous de lire ça plutôt oui ! Perso je trouve pas ça hyper passionnant.... Hier Day 5, pas eu le courage de fractionner. Donc normal. On va dire petite pause..
Aller, je file bosser sous la pluie, lucky me :)
Belle journée

FRED73
Marraine

Soleluna, pourquoi es-tu si dure avec toi même ? Moi aussi ça m'intéresse beaucoup de te lire ! Et si tu essayais d'être gentille et bienveillante avec toi comme tu pourrais l'être avec une amie ? Je suis sûre que tu serais moins en colère et que cet exercice se passerait mieux. Allez bon courage et raconte nous la suite !

Soleluna.
Ancien abonné

arf, mon message s'est effacé... groumpf
Alors je disais @Fred, j'avais pas l'impression d'être dure, juste lucide et objective en fait. Et je ne le suis certainement pas, objective. Bien que je continue à trouver tout cela pas très palpitant (j'avais écrit chiant dans la mouture précédente, mais j'essaie de faire preuve de bienveillance envers moi même :)
Mais vous avez raison, je dois être en colère et  je suis pas très sympa, donc, y'a un truc, enjeu. Pour preuve, j'ai compulsé tout hier. (Mais j'ai trouvé en fin de journée ce que c'était. J'y reviendrai sans doute, j'aurais besoin de votre retour d'expérience ou pas sur le sujet)
Donc disons que j'ai suspendu l'exerice et que je le reprends demain, aujourd'hui j'avais besoin d'une journée off.
Des bises de bon dimanche soir
Amitiés

mavo.
Marraine
Hello soleluna et toutes ! Je m'en veux de ne pas arriver à venir plus souvent ces temps-ci, je vois toutes les merveilles d'échanges que je rate et combien ça me manque... Je me sens donc aussi en mode échec. J'essayais de relativiser en me disant "ne sois pas perfectionniste, tu ne peux pas tout faire, les journées ne font que 24h". Et en vous lisant, je comprends que je n'accueille pas mon sentiment d'échec, j'essaie de le relativiser, de le justifier, bref de ne pas avoir à le vivre... Bon, donc ce soir, je vais juste me laisser sentir en échec. Et pis voilà !
izabelle
Animatrice forum

eh ben oui c'est bien, ça, mavo!!!!

à force de chercher à se convaincre qu'on n'est pas en échec (ce que l'on sait déjà, rationnellement),  notre ressenti d'échec prend de plus en plus de force

et surtout à force de lutter, on finit par utiliser l'arme atomique : miam miam...

c'est très dur d'accueillir son sentiment d'échec.....  au début

et tellement pas naturel

une fois qu'on la fait, on se dit  "ah ouais ok finalement ça va pas me tuer.... c'est de la petite bière..."

Soleluna.
Ancien abonné

Hello in da LC House!
Hier j'ai tenté de reprendre le fractionnement, mais en déplacement, mangé debout sur le pouce et en parlant à des tas de gens, j'ai pas pu. Je reprends donc aujourd'hui au day 5. A suivre.

Mais hier j'ai fait la connaissance des Gremlins.
Je viens de poster sur le blog, alors le plus simple c'est de la copier-coller. Désolée pour le procédé ! Mais c'est en lien direct avec le fractionnement in fine, c'est dans le processus.
Belle journée à nous tous :)

Le Cercle des Gremlins réapparus ou la chambre noire de la pleine conscience

Ce matin elle est de retour. La petite pointe. Elle se manifeste généralement dans le cœur, oui une petite pointe, légère et presque douce mais suffisamment puissante pour me réveiller. Car ça a été elle mon réveil ce matin vers 5h, je l'ai tout de suite identifiée, malgré les brumes qui président à mon retour parmi les être humains.

J'avais la matinée pour moi. C 'est bien mais je suis inquiète, va savoir pourquoi. Je pianote, lis quelques articles qui me fâchent, tente de linecoacher et relis le message d'Izabelle, la petite fée bienveillante du forum - elles sont quelques-unes d'ailleurs, elles se reconnaîtront.

En substance, essayer de se raisonner lorsque des pensées ou émotions négatives apparaissent, c'est résister et contre-productif. C'est refuser ce qui est, refouler (ça, c'est ma formulation) et donc offrir un boulevard à ces émotions qui vont réapparaître sous forme de EME. Ben oui parce que n'ayant eu droit d'exister, voix au chapitre, tout ça, elles lâchent pas l'affaire ; les petites chéries, elles ont besoin d'amour en somme. Ce sont des mal aimées quoi.

Me voilà bien embarrassée moi la pasionaria du positive thinking. Je n'avais jamais envisagé cela sous cet angle. Je croyais bien faire. Parce que j'essaie toujours de FAIRE quelque chose, hein, pour pas que ce soit qu'une expérience douloureuse, transcender etc...

Bref, je sens qu'il y a un truc pour moi là-dessous et résolue à y réfléchir à un moment ou un autre, je monte pour un sitting méditation - mantras. Parce que je suis un "21 day mantras journey" (yeah) proposé par Deva Premal et Mitten. (Je te l'avais pas dit ? Je suis une neo-hippie et je m'assume). Le principe est simple, un nouveau mantra par mail tous les jours à chanter et à méditer ensemble. Aujourd'hui le thème c'était la libération. Je chante et c'était tellement bon que je reste ensuite naturellement dans le confort et la paix du silence.

Des pensées alors apparaissent. Sous forme d'images et/ou de pensées. Je ne saurais dire, mais c'est là, et c'est clair et net. Je comprends ce que c'est, je vois super clairement, comme un puzzle qui s'assemble.
Je vois quoi? Des Gremlins. Oui, parfaitement, des Gremlins. Souviens-toi lecteur, c'était des petites bêtes méchantes qui se multipliaient et fichaient une sacrée pagaille. Assez attachants remarque, mais bon. Et le truc hyper important, ils étaient générés au contact de l'eau par le Gremlins premier - Gizmo, le gentil Mogwai. En somme c'était des émanations de lui... waaaaaaaaaaaah, métaphysique "Gremlins", et je m'en étais même pas rendu compte !! :D

Je fais comme la petite fée, je décide de les faire entrer et m'imagine leur ouvrir la porte et les inviter à s'assoir comme moi, dans une posture digne et dressée, pour reprendre les mots de notre cher docteur A. Nous formons un cercle. Et je le reconnais de suite : c'est le Cercle des Gremlins réapparus. :)

Dans mon cercle on est plein. Y'a le Gremlins "Je suis pas à la hauteur". Je crois que c'est le chef de bande. Y'a le Gremlins "Je suis un imposteur", le "Je suis vélléitaire" (la forme romanesque du proscranitateur, ou je ne sais comment, j'arrive jamais à le dire ce mot) et bien sur le Gremlins "Madame la super speed occupée" et sa meilleure copine "L'Anxiété".
Et le ciment de tout ça, ce qui nous unit tous, c'est la peur. Elle est présente en chacun de nous et plus que ça, elle est le lien de causalité. Soit c'est la cause. Et puis non, c'est la résultante. La cause c'est "Je suis pas à la hauteur". Et de là viennent tous les autres. C'est mon Gizmo. J'en reste un peu comme deux ronds de flanc (au passage, si quelqu'un a l'éthymologie de ce mot, je prends).
Je vois des raisons à cela, pétard pas mal en fait. Et j'y reviendrai. Je sens que je vais bientôt laver plus blanc que blanc... Hum. Bon mais pas tout de suite.

Je constate quoi ?
Que du ressenti vague et flou, des EME, je suis passée à des pensées. La transition, via les images s'est faite. Ces ressentis se sont enfin matiérialisés et ça fait du bien de savoir qui siège là en moi.
Et cette révélation (au sens photographique du terme) s'est faite grace à l'espace de pleine conscience, plongée en moi. Il fallait une chambre noire en somme, pour filer la métaphore ! :) (je l'aime bien dis ma métaphore, je la trouve jolie et super juste :))

Bon mais je FAIS (aaaaaaaaaaaaaarg) quoi avec ?
Je crois qu'on va prendre le thé, les Gremlins et moi ; je vais même leur passer des petits gateaux, on a peut-être des choses à se raconter ou bien tout simplement à faire connaissance. C'est déjà un bon début.


 

 



 

izabelle
Animatrice forum

c'est une très jolie métaphore et je te félicite d'avoir pu prendre conscience de tous ces ressentis que généralement tu refoules en effet assez automatiquement (c'est une question d'habitude, surtout pour les personnes ultra-volontaires)

ce film des Gremlins a bien marché parce qu'il mettait en scène justement ces créatures tout à fait  instinctives, et non policées, qui cassaient tout, sans foi ni loi, mais finalement "gentilles"

c'est pareil pour nos ressentis : ils ne sont pas si méchants que ça,  c'est plutôt si on cherche à les refouler qu'ils font des ravages

en fait ce ne sont pas vraiment les émotions refoulées qui reviennent sous forme d'EME,  mais bien le fait de refouler, donc de lutter contre ses émotions, qui produit des EME

les émotions, les ressentis, et qui sont bien mélangées, car en effet quand on creuse un peu, on trouve très vite la peur qui sous-tend beaucoup de chose,  ne sont pas bien méchants finalement

il faut simplement prendre l'habitude de les tolérer

par exemple le ressenti  "je ne suis pas à la hauteur",  qui est hautement présent chez beaucoup d'entre nous dans cette société de performance  est sous-tendu par la peur  "on va me rejeter et je vais mourir exclu de la horde.... musique dramatique... tadam..."

au début quand tu commences à en prendre conscience,  c'est dur car tu as eu l'habitude de le rejeter de toutes tes forces, en te raisonnant, rationnalisant, intellectualisant, en te divertissant et bien sûr en mangeant....

mais finalement quand tu décides d'arrêter de te battre et de simplement le supporter, tu t'aperçois que c'est quoi, ce truc, ce ressenti.....   vague sentiment de mal-être,  pensées prêtes à partir au quart de tour pour "solutionner" la chose,  pas beaucoup de ressentis physiques ou alors tout juste un serrement de gorge  (enfin là je décris pour moi....),  une sorte de tristesse aussi.....   voilà.....  ben le truc c'est qu'on va pas en mourir, c'est tout simplement pas la mer à boire, finalement.....

ça suppose beaucoup de courage puisque la peur qui est en-dessous est en train de clignoter à max  "alterte maximum, mamifère social en danger!!!!"

mais en prenant simplement conscience de tout ça, et en ne réagissant pas,  le soufflé se dégonfle bien bien vite.....

c'est surtout un moment de "blues"  qui finit d'autant plus vite qu'on ne lutte pas contre lui

 

perso comme tu le sais, j'utilise beaucoup la défusion  car cette idée d'être "à la hauteur"  est un truc qui s'est figé en moi dès ma naissance, alors dès qu'il y a un "blème" (même le truc nul genre j'ai dit une betise plus grosse que moi), panique à bord,  non ça n'existe pas, je suis très compétente, réassurance (et EME)

donc pour dédramatiser, c'est la défusion...; j'aime bien faire appel à ma copine wonderwoman,  qui a bercé mon enfance, mais ça marche avec toute sorte de personnage

je m'imagine simplement en train de tourner sur moi-même pour sauver le monde, et qu'en fait je me prends les pieds dans le tapis,   ou alors que la transformation n'a pas lieu  (mais j'ai une préférence pour les pieds dans le tapis....)

 

ça dédramatise, donc ça sépare le sentiment d'incompétence ou de "pas à la hauteur"  de cette peur forte qui veut nous faire croire qu'il faut absolument qu'il n'existe pas....

si, il peut exister, et il n'est pas vraiment un danger,  c'est juste qu'on n'est pas parfaite et c'est rien de plus que ça.....

 

pardon si je me répète.....   en tous cas comme tu le vois le récit de ta vie intérieure devient tout à fait passionnant....

MONTDOR.
Abonné

Soleluna, apres les méchants de Goldorak : Minos et Minas, voila maintenant les Gremlins, nettement plus sympas quand meme, à quand Casimir le monstre gentil et bienveillant pour venir te rendre visite? Par simple curiosité , pourquoi les filles avez vous presque toutes tant besoin d'etre toujours à la hauteur, pourquoi ce besoin de perfection, pourquoi avez vous si peur de l'échec et pourquoi avez vous si honte d'etre ce que vous etes? Vous n'etes pas obligées de me répondre bien sur mais j'avoue que cela m'interesse. Merci à celles qui voudront bien expliquer ce qui depuis toujours fait qu'elles se dévalorisent autant.

izabelle
Animatrice forum

je ne peux répondre que pour moi, mais pour ma part je ne me dévalorise pas du tout, bien au contraire..... 

ce besoin de perfection, d'être à la pointe, au top, je pense que c'est lié à une peur assez ancienne du style  "si je ne suis pas indispensable, on m'ejecte"

mais pas seulement,

il y a aussi, dans l'absolu, cette "vision" de  "ce qu'on pourrait faire", qui est simplement là,  et le décalage entre la "vision" et la "réalité", ça fait parfois un peu mal aux yeux....

je pense même que c'est un problème assez récurrent sur LC, où nous avons beaucoup de perfectionnistes qui voudraient retrouver un comportement alimentaire régulé du jour au lendemain, d'un coup de baguette magique

le corps et les comportements sont cependant un peu plus long que ça à changer, ceci dit

 

personnellement, j'ai plus un complexe de supériorité que d'infériorité, et cela ne m'empêche pas de ressentir comme une épine la sensation d'échec, même sur des trucs tous bêtes, à mon avis pour les deux raisons que j'ai mentionné : à la fois par peur, et à la fois par  envie d'accomplissement

bon après je n'en fais pas une jaunisse, mais je sais que si je n'ai pas conscience de ça, j'ai des EME, donc autant en avoir conscience

 

Soleluna.
Ancien abonné

@Montdor, Izabelle : merci pour vos messages, vos réactions et votre partage d'expérience :) j'y ai bien réfléchis et je reviendrai vers vous à ce sujet, ce soir je pense. Là il me faut bientôt partir pour le boulot parce que travailler c'est trop dur, mais voler c'est pas beau. :)

Si je persévère sur le fractionnement, parce que à la base c'est ce que je suis censée faire ici :

Fractionnement, jour 6:

- Hier petit déjeuner. Je ne pense pas avoir super faim, mais j'ai envie de manger. Je ne peux pas réduire les parts, d'habitude je mange pas le matin, donc...
 

- 13h30 : déjeuner. Un seul plat, que je prends la peine de mitonner, un pur régal, les collègues elles adorent (riz, dal et légumes au curry coco). Miaaaam :) J'ai réduit de moitié. J'ai peur mais je constate que c'est suffisant et la satisfaction alimentaire n'y est pas étrangère.
A 16h30 j'ai une petite faim et je faim un tchai (thé au lait et aux épices). C'est nickel pile poil, et en plus ça satisfait mes papilles. Je suis bonne jusqu'au soir.

- 20h30 : dîner. Je change rien à mes habitudes. J'ai peur de craquer... Pétard, j'ai beaucoup peur. Je mange une assiette de pates. A noter : je grignotte pas avant, comme j'ai souvent l'habitude de faire sans même m'en rendre compte ! On peut donc considérer que d'une certaine manière, j'ai réduit :)

En revanche j'ai envie de sucré dans la soirée et je craque pour des rochers suchard... Question, technique : dois-je considérer que c'est une collation et le noter ou bien c'est une EME et ça rentre pas dans collation? Je sais que EME et collation c'est pas la même chose. J'ai lu une réponse des docteurs Z ou A qui disaient que collation = manger avec faim un petit quelque chose en attendant le repas d'après. Et EME = manger sans faim.
Mais ici, dans l'expérience du fractionnement, quid?

Sur ce, belle journée à toutes (et tous?)
 

A noter que j'ai fait une pause de 3 jours dans l'expérience, que j'ai fractionné le fractionnement :) héhé

izabelle
Animatrice forum

tu te débrouilles super bien, c'est normal toutes ces peurs, ne t'en fais pas et n'en tiens pas compte, tu es capable de les vivre, tu le vois, tu en a conscience, mais tu ne les suis pas parce qu'elles te semblent simplement supportable.... et puis parfois ça semble un peu trop dur, mais dans l'ensemble tu les supportes de mieux en mieux je pense...

le rocher suchard, s'il est pris sans faim, c'est bien sûr une EME

je crois que la collation du protocole, c'est uniquement si on a eu faim à ce moment-là qu'on doit la rentrer comme telle

enfin je ne maitrise pas toutes les subtilités de la notation informatique..... ;-)

FRED73
Marraine
Moi aussi j'ai peur. Je ne sais pas vraiment très très bien de quoi, mais je sais que j'ai peur. Pourtant je suis capable de supporter la faim, ça je le sais mais je n'arrive toujours pas à voir mon assiette encore remplie et ne résoudre à ne pas la finir. Alors je mange plus vite comme pour ne pas penser que je n'écoute pas mes sensations qui ne disent STOP ! Je débute le repas lentement et puis je le finis en vitesse
lorraine
Marraine

Que je te trouve courageuse Soleluna !...J'aimerai avoir ton courage pour fractionner un peu

Alors je te lis, te relis, lis tout le fil d'ailleurs -bien intéressant- depuis que tu as commencé en me disant que l'inspiration viendra...Et non ce n'est pas contagieux...malheureusement sadwink

Voilà c'etait surtout un post pour te dire cela....

 

Concernant le rocher au chocolat : y compris à l'étape fractionnement , je ne sais pas (c'est  une violence que je m'évite) faire un repas sans dessert. Je crois que ce rocher je l'aurai considéré comme un dessert...J'aurai réduit -peut être- l'assiette de pâtes et mangé qu'un demi rocher (ou un mini rocher) ....dans mes souvenirs le fractionnement peut concerner  tout un repas et pas que un plat...En sachant aussi que desfois, le dessert je me le garde pour le manger avec un café à midi et une tisane le soir

ceci dit, bien sûr d'accord avec Iza et toi, manger sans faim est une EME et d'autant plus si tu as mangé plusieurs rochers

Il y a aussi l'aspect rassasiement on peut être rassasié d'un aliment mais avoir faim d'un autre disent les médecins  .....C'est beaucoup comme cela que je ressens ma faim/sasiété Peut être qu'à toi aussi une fin de repas ne se conçoit pas ou peu sans sucré ?

Tu évoquais les greemlins , ça m'a fait penser  "apprivoiser votre  gremlin" de R. CARSON

 

Bonne journée à toi et à tout le monde

Soleluna.
Ancien abonné

Ah merci pour vos retours les filles ! Ca fait bien plaisir de voir que je suis pas la seule, et seule tout court d'ailleus. Tu vas me dire, ça change quoi que d'autres traversent ça ? Ben on comprend que ce n'est pas son problème à soi uniquement, que c'est plus général, ça soulage et ça fait voir la chose sous un autre angle. Le cerveau est pollué.

@Lorraine : je suis pas courageuse dis!!!! Je fais l'exo, pas super bien en plus. Mais on s'en fiche, je le fais et vu que j'ai mis 2 ans à m'y mettre, je veux me concentrer sur ça, j'ai sauté le pas et c'est déjà bien :)
Par contre je suis super déçue par ton message : il y a donc quelqu'un d'autre qui a pensé aux Gremlins intérieurs!!!!!!!!!!!!!!! Damned! :)))

Alors hier, fractionnement DAY 7 (et ouiiiiiiiiiiiiii):

Pas de ptit déj, j'en prends pas habituellement, et les rochers suchard de la veille semblent encore faire de l'effet :)

13h30: petit plat indien, décidément délicieux. C'est un plat unique et il est bien petit. J'ai réduit la portion. Là aussi crainte, mais ça passe nickel.

L'aprem j'ai envie de sucré. Je ne sais pas si c'est de la faim. Je crois pas. Toujours est-il que je suis dans le flow du boulot, pas le temps. Donc pas de collation.

Le soir j'ai pas trop faim. Je mitonne un super petit risotto, réduit la portio et ne reprends pas, ce qui semble surprendre mon amoureux :)
Un ptit suchard quand même, aller 2, mais comme c'est des minis hein, ca vaut pour un :)

Je décide que comme c'est des EME ça rentre pas dans la catégorie collation.

Eh ben voilà, j'ai rempli mon carnet et demain j'aurais mon bilan. OUille ouille. :)
Je viendrai en rendre compte ici :)

Entre temps, je viendrai faire mon propre bilan, ce soir je pense (si si j'y crois) et coucher ici le pourquoi.
Je crois aussi, enfin c'est comme ça que je le sens, que je vais refaire l'exercice dans la foulée.
Pas seulement par perfectionnisme. (peut-être un peu) Mais parce que je sens que je peux encore en tirer des choses, qui peuvent vraiment m'aider.

Belle journée !

mavo.
Marraine
Soleluna, juste pour te dire : merci pour la référence à Deva Premal, je trouve ça génial ! Et encore plus fort que fort : les gremlins ! J'ai adoré !!!
Soleluna.
Ancien abonné

[quote=mavo]Soleluna, juste pour te dire : merci pour la référence à Deva Premal, je trouve ça génial ! Et encore plus fort que fort : les gremlins ! J'ai adoré !!![/quote]
Eh mais Mavo, tu connais Deva Premal???? Je croyais qu'elle était pas du tout connue ici !

mavo.
Marraine
Je connais grâce à toi : c'est en te lisant que je suis allée regarder sur le web et depuis, je fais ma méditation matinale avec eux !
Soleluna.
Ancien abonné

Bon, j'ai été absente du site depuis vendredi, ça arrive, d'autant qu'il y a avait des raisons "objectives", mais ça m'interroge tout de même. J'arrivais pas à m'y mettre et à cloturer la chose. Même là, je me pousse un peu du coude pour le faire. Drôle hein? Y'a un truc derrière...

Voici le bilan reçu par LC et mes commentaires en-dessous ////////

BILAN

Attendez-vous votre bonne faim pour manger ?

En règle générale, vous avez su manger au moment de votre bonne faim. C'est parfait. Non seulement cela vous permet de manger des quantités adaptées à vos besoins, mais en plus, c'est ainsi que vous aurez le plus de plaisir à manger. Continuez donc ainsi.
//////// Yeah


Dans les cas où vous n'aviez pas ou peu faim avant de manger, vous avez indiqué n'avoir pas réduit vos quantités de nourriture. Peut-être avez-vous eu du mal à repérer l’apparition de la satiété ? C'est bien normal : lorsque l’on mange sans faim, les sensations alimentaires sont plus floues. En continuant à travailler sur l’écoute de votre bonne faim, vous allez progresser.
//////// Alors ça c'est intéressant. Ne pas avoir réduit les quantités, parce que je n'ai pas su repérer l'appariation de la satiété, quand j'ai mangé sans faim.
"C'est bien normal : lorsque l’on mange sans faim, les sensations alimentaires sont plus floues."
A garder en mémoire.
En revanche je pense que ce n'était pas ce qui était en jeu (je ne m'en souviens pas avec précision). Plutôt le mécanisme : je mange pour me dédomager de cet exercice et de la privation précédente, puisque je ressens encore le fait de réduire comme une privation, même quand j'ai constaté que je n'avais pas faim derrière!! Donc je mange sans faim volontairement, et ne réduit pas, volontairement.


Votre sentiment de satiété

Vous avez mangé en adéquation avec vos besoins ; c'est très bien.
•Si vous avez généralement réduit vos quantités pendant cet exercice, ce résultat prouve que vous mangez trop d'habitude et que vous pouvez vous contenter d'apports réduits, sans éprouver pour autant une sensation de manque. Continuez donc à réduire vos quantités, tout en vous souvenant que vous pouvez manger une collation à tout moment, si vous ressentez une bonne faim.
•Si vous n'avez pas réduit vos quantités au cours de cette activité, peut-être êtes-vous trop habitué à la quantité de nourriture que vous mangez ? Il se peut que vous ne sachiez pas différencier la satiété du trop-plein... Retentez alors cette activité en réduisant les quantités.

//////// Je pense avoir fait moit-moit. Sur les fois où j'ai réduit, parfois j'ai eu faim, j'ai pris une collation, ça allait bien niveau faim, mais pas niveau compulsion. Le fait d'avoir faim parce que je m'étais privé (ce n'est pas une réalité, c'est un ressenti) a généré des EME. Par contre il y a eu des fois où je n'ai pas eu faim derrière et c'était top. Donc il faut que je trouve la réduction du milieu, comme le Bouddha hein, qui me permet de réduire les quantités sans avoir à prendre une collation (vu que ça génère des EME).

Pendant la durée de cette activité, vous réussi à réduire vos portions alimentaires sur un grand nombre des repas que vous avez renseigné. Bravo pour votre implication et vos efforts dans cette expérience ! Ce n'est pas toujours évident de fractionner ses prises alimentaires mais le plus souvent cet exercice se révèle très riche en enseignement et en progrès.
//////// Ouais ben on s'en était rendu compte que c'était pas fastoche hein!!

Dans le cas des repas où vous avez réduit les quantités

Dans les cas où vous avez réduit les quantités sur votre repas, vous avez eu majoritairement besoin d'une collation, alors que vous n'en avez pas l'habitude, ou bien consommé un encas de taille plus importante. Cet exercice du fractionnement peut causer des désagréments, car il bouscule vos habitudes et vous laisse avec une sensation de satiété très différente de ce que vous connaissez normalement. Il est important de tester cette satiété et s'exercer à bien discerner le fait d'avoir mangé juste assez et le fait d'être « rempli ». Au cours des repas, vous avez déclaré avoir mangé sans excès par rapport à votre satiété, et cela est une bonne chose. Le fait que vous ayez consommé une collation plus importante dans ce cas là semble indiquer que votre prise alimentaire habituelle au repas n'était pas excessive.


Dans le cas des repas où vous n'avez pas modifié vos habitudes

Lorsque vous n'avez pas changé vos habitudes au cours des repas, vous avez tout de même éprouvé ensuite le besoin de prendre une collation alors que ce n'est pas habituel chez vous ou bien de manger un encas de taille plus importante. Peut-être avez-vous eu des envies de manger émotionnelles ?
//////// Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Il est aussi possible que vous ayez eu peur d'avoir faim.
//////// Bis repetitam avec plein de iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Souvenez-vous que vous pouvez manger à tout instant au cours de l'expérience dès que vous ressentez une bonne faim. Nous vous conseillons de refaire cet exercice – que vous retrouverez dans votre boîte à outils "comportement alimentaire" – en vous rappelant que le but est de réduire progressivement ses apports alimentaires pour pouvoir explorer la sensation de satiété et observer le moment du retour de la faim. Vous pourrez alors ajuster en conséquence vos prises alimentaires et répondre plus justement à vos besoins.
Vous êtes en route vers le poids d'équilibre !
//////// Ah ca, si c'est LC qui le dit hein...


Concrètement. Oui, il me faut refaire l'exercice. Non par esprit de perfectionnisme parce que c'était pas tout bien (ah si tout de même? Ouais? bon ptêtre un peu alors :) Mais aussi et vraiment parce que je vois que c'est pas encore ça et que je peux en retirer beaucoup. L'expérience a pas été des plus simples. Beaucoup de EME et de compulsions. J'ai fait une pause au milieu. Et surtout ça a généré des sacrés prises de conscience. Il serait peut-être plus juste de dire mise au jour ou en lumière. Parce que c'était là, plus ou moins conscient.

Ce qui a été douloureux dans cet exercice c'est cette conscience de la présence. Je mange pour ressentir une présence et me rassurer.
Ca me rend bien triste pour la gamine que j'ai été, qui décidément a été plus malmenée que ce que je croyais. Ou disons, que certaines choses que j'ai vécu ont eu un poids (POIDS) plus important que ce que je voulais bien admettre.
Ca me rend triste aussi pour la femme que je suis aujourd'hui. J'aimerais me sortir de tout cela et vu que j'ai déjà eu mon quota, ben arrêter, ça va j'ai donné, j'ai eu mal, c'était compliqué bon ok, maintenant j'aimerais passer à autre chose. En écrivant cela, on dirait pour qui ne me connaît pas que j'ai une vie misérable et que je suis encore engluée dans tout cela. Ce qui n'est pas le cas. La vie est très généreuse avec moi, très :) Beaucoup d'amour, des rencontres fabuleuses, beaucoup de belles choses qui s'offrent à moi, et toujours la bonne étoile qui veille. J'en suis consciente et exprime spontanément cette gratitude que je ressens au fond de moi. J'ai pu dépasser pas mal de mes blocages. Moi qui ne réussissais pas à parler aux gens, et bien j'en ai fait mon métier, et personne ne pourrait croire la timide qui était là et qui devait boire pour parler aux autres... Je suis sereine et joyeuse, je n'ai pas renoncé à mes rêves, au contraire, je me donne les moyens de les vivre et ce n'est pas rien. Tout cela est vrai, je ne suis pas dans un délire cosmique.
Ce qui est tout autant vrai, c'est que la part d'ombre est très présente pour autant, que parfois (souvent?) je suis triste à en mourir, et que si ce n'est pas la tristesse, c'est la colère... Que j'ai de la grossophobie intégrée et directionnée vers moi, que je suis trop dans le contrôle, que je m'aime et que je m'aime pas en fait; ce qui doit être le lot de pas mal de personnes au demeurant, mais que je deviens violente et que je me maltraite. Parce que souffrir parce qu'on mange trop, alors que c'est soi qui mange, c'est de la maltraitance.

Et ce qui est vrai c'est que je réponds à tout ça par la bouffe. (Je fais la différence entre la nourriture et la bouffe. Quand je compulsionne c'est de la bouffe, pas de la nourriture).

Je m'interroge sur ma capacité à me défaire sur tout ca. Ou plutôt sur le comment.
Je n'ai pas grossi à cause du yoyo etc (aussi mais pas que. Ce n'est pas accidentel comme parfois je le lis ici). Ma mère et ma soeur sont en surpoids, important pour ma soeur. Donc il y a un facteur génétique ou culturel, c'est pareil in fine. Et je suis au régime depuis l'âge de 3 ans. Oui haute comme trois pommes. C'est écrit sur mon carnet de santé et de toutes manières aussi loin que je me souvienne y'a un médecin qui me suis (j'allais à l'hôpital pour enfant voir le DOCTEUUUUUUUUUUUUUUR n'est-ce pas).

Peut-on s'en sortir, quand c'est autant incorporé que ça, que c'est dans les cellules, depuis autant de temps, que ça fait partie intégrante de sa manière d'être, de réagir au monde et qu'en plus il y a des traumas derrière ? (le harcèlement des gamins, les moqueries, les coups physiques, moi, 9 ans dans le bureau de la directrice avec ma mère, parce que celle-ci essaie de faire quelque chose, elle me voit rentrer en pleurs les soirs, on se moque de moi, on me frappe aussi parce que je suis différente et moi dans ce bureau, je suis victime, mais j'ai honte, mon dieu que j'ai honte, j'aimerais juste que la terre s'ouvre et m'engloutisse, disparaître à jamais, envie de mourir, pourquoi pourquoi tant de méchanceté... envies de vengeance, d'insultes et de blesser à mon tour...) bref, est-ce possible? Oui? Alors comment?

J'ai fait des thérapies. Lacano-freudiennes. Cognitives. J'ai trouvé d'autres nourritures aussi : les massages (eh ouais, je répare mon corps en chouchoutant celui des autres), le yoga, la méditation, les mantras, le Vedanta en somme. Aujourd'hui je suis ici aussi.
Et je m'interroge (décidément beaucoup). Je suis tellement conditionnée, il y a tellement de choses qui relèvent du réflexe, ne devrais-je pas aussi tenter autre chose? Je sais pas moi, l'hypnose, la PNL, le docteur Z m'avait parlé de la EMDR ou quelque chose comme ca... Vous avez des retours d'expérience sur ces sujets? Je cherche une voie.

Bon, voilà encore un post fleuve.
Sorry

Je voulais vous dire ceci aussi : merci d'avoir été là sur cette expérience, de m'avoir accompagnée et de vos retours

Lokha samasta sukhino bhavantu
May all beings be happy
(j'ai tombé le masque, je peux :)

MONTDOR.
Abonné

Soleluna,

Merci de nous avoir raconté tout cela, le fractionnement bien sur mais surtout ton histoire. Je reconnais la mienne dans pas mal de passages de ce que tu nous dis et parfois j'aurais pu les écrire tant ils me ressemblent aussi.

En ce qui concerne L'EMDR j'ai débuté cette thérapie il y a 2 mois sur les conseils de G.A. car une séance de RPC m"a explosé en pleine figure quand j'ai commencé LC en Juin et j'ai pris conscience d'une immense douleur latente que je croyais pas mal digérée mais qui en fait ne l'était pas du tout. Moi aussi j'ai par le passé fait de longues analyses qui ont eu leurs limites et l'EMDR est une approche très différente. C'est éprouvant car cela te replonge pendant quelques minutes ou quelques secondes en plein coeur d'une scène douloureuse que tu as déja vécue mais que tu choisis de revivre mais cette fois accompagné de ton thérapeute qui sollicite la partie droite et la partie gauche de ton cerveau, soit par des mouvements occulaires soit par des tapotements sur les genoux pour te faire vivre cela à nouveau en acceptant tes emotions, en les laissant t'envahir mais en t'aidant à les supporter et à la reconnaitre, les nommer tout en gardant les pieds et ta conscience dans le moment présent . Franchement cela me met la tete à l'envers pendant quelques jours après cela, cela me rend tres nerveuse et cela me pose des questions que je ne m'étais jamais posé avant, je ne sais pas si c'est une bonne chose car  je ne suis pas encore allée assez à loin dans cette thérapie qui est brève (en moyenne 10-12 séances) pour pouvoir tirer des conclusions. Tout ce que je sais c'est que je suis impatiente de continuer pour voir ou cela va me mener car cela m'ouvre des voies encore non explorées.

Au fait je recommence aujourd'hui l'experience du fractionnement et celle qui suit tout de suite après que j'ai completement ratée (trois jours consécutifs d'EME moi qui n'en faisait plus depuis longtemps et un kilo repris) car je n'ai toujours pas compris grand chose à la satiéte pour le moment. J'ai demandé à mon coach de refaire cette partie du parcours qui a donc été réinitialisée par le service informatique. Je redouble donc la satiété!

Bonne continuation Soleluna

 

mavo.
Marraine

Salut les filles !

Merci de ton partage Soleluna, moi aussi je me reconnais beaucoup dans beaucoup de choses... C'est toujours un truc qui m'étonne et me touche, de voir combien on partage des choses communes et intimes sur ce forum. Anyway !

L'EMDR j'ai essayé (comme j'ai essayé toutes sortes de thérapies, hypnôse...). J'ai trouvé ça génial, j'ai débloqué des tas de trcus, ouvert des vannes bloquées depuis des années, beaucoup pleuré, traité des vieux dossiers, etc... Vraiment génial.

Mais... ça ne m'a pas fait perdre de poids. Voilà, c'est mon expérience, elle ne vaut rien de plus que ça !

En ce qui me concerne, il y a un déclic que je ne trouve pas. D'un côté le travail sur les racines, le pourquoi du comment, la compréhension des mécanismes, etc... De l'autre le travail sur les sensations alimentaires, la façon d emanger. Entre les deux : il y a un "transmetteur" que je ne trouve pas. Mais je suis toujours super motivée pour le trouver, et je suis convaincue que la pleine conscience et l'acceptation des émotions, ça pourrait bien être la clé ! La clé qui permettrait de ne plus ressentir le besoin de manger quand une émotion pointe son nez, par exemple...

Bonne journée !

lorraine
Marraine

Boujour Soleluna et tout le monde,

Merci beaucoup de ton long post et d'avoir partagé ton expérience. Ca me motive de plus en plus à refaire du fractionnement...

Jamais fait d'EMDR;

Un p'tit témoignage juste desfois que tu pourrais en retirer quelque chose.....

Par rapport aux problèmes de poids  dans notre famille : ma soeur, mon frère les deux gros et bien plus que moi et devenus gros jeunes adultes  . Je mets cela sur le compte pas de la génétique mais du gavage auquel ma mère nous a habitué tous les 3 ce déjà tout bébé (à quelques mois 3 tranches de jambon mixées parce que 1 c'était trop peu en quantité)...Pas de régime surtout  juste à nous nourrir outre mesure, nous pousser à la consommation tout  le temps , tout en nous disant aussi qu'on allait devenir très gros comme notre grand mère paternelle qu'elle détestait..Elle achetait aussi l'alccol à mon père (gavage toujours)  tout en l'humiliant et en le traitant de moins que rien.Et puis la nourriture aussi (le très sucré) pour calmer l'angoisse le tyrannisme de mon père à table, mon frère s'est enfilé des kilos et des kilos de danette en guise de repas...Ma mère bien sûr avait le souci de ne pas grossir....

Donc habitudes alimentaires très très anciennes et très  "tordues", + ambiance familiale très anxyogène étouffée "anesthésieé" par ma mère avec de  la bouffe (pas calmée ou réconfort trouvé puisque jamais de mot mis sur ce capharnaum psy - émotionnel à la maison)

Donc, je me dis qu'il y a des habitudes qui sont tellement ancrées, tellement martelées par plein des choses difficiles et "négatives" qu'elles sont difficilement changeables ou difficilement entièrement changeables.....

Et je suis une grande anxieuse -un peu déprimée ?- (c'est pas visible) "de fond", avec des moments de tristesse comme toi, et je crois que je n'en guérirai jamais complètement mais améliorer, stabiliser oui, avec la méditation très régulière notamment et la pleine conscience (des sensations alimentaires entre autre) <Voilà où j'en suis.

 

Merci à toi aussi, d'être là, merci à nous toutes.

Lavienrose.
Abonné
Bonjour à toutes Soleluna j'adore les gremlins heu ce que tu en as fait en fait!!!! Un tchaï avec eux qu'elle bonne idée! Je suis toujours autant impressionnée par vos prises de conscience et surtout par les émotions que vous arrivez à reconnaître.. Ce matin j'ai fait un appel général dans ma voiture à la super nana coupable de la région.....Ben j'ai bien rigolé après... Je commence donc la défusion grâce à vous, sur des émotions que j'arrive à identifier mais souvent quand je suis mal je ne sais pas quoi mettre comme étiquette... Comment de fusionner ainsi? Je recommence à ne plus être en conscience....j'ai besoin de refractionner.. Mavo Soleluna Lorraine et qui en a besoin , ça vous tente qu'on fasse ensemble??
lorraine
Marraine

Oui, Lavienrose si tu "lances" l'exo je te  suis quand .demain ? lundi prochain ? un autre fil ? celui là ?

A bientôt

Soleluna.
Ancien abonné

[quote=Lavienrose]Je recommence à ne plus être en conscience....j'ai besoin de refractionner.. Mavo Soleluna Lorraine et qui en a besoin , ça vous tente qu'on fasse ensemble??[/quote]

Oui partante !! Comme Lorraine, où et quand? Ca peut être ici ou sur un autre fil. Damm, c'est embêtant de ne pas avoir d'outils un peu plus poussé pour faire un peu de ménage comm.
Bon, si c'est ici, je changerai le titre du post et ajouterai un post écrit en gros et qui servira de démarcation avec le reste.
Mais un autre fil me va aussi !

@Montdor, tu as déjà repris le fractionnement ? Où pas encore et on se synchronise les montres, genre "Parker Lewis ne peerd jamais"? (ouais, j'ai une culture pop et télévisuelle, on s'en est rendu compte! Mais siiiiiii, Parker, un blondinet dans un lycée US! Super nase la série, mais le coup de la synchronisation des montres, trop bon)

Pis une question technique : comment vous avez fait pour réinitialisé? Parce que moi, comme j'ai sauté l'étape, ben la coach me dit que je peux pas réinitialisé l'étape et que je dois aller dans outils pour refaire l'exo.

@Montdor : c'est quoi l'étape d'après que tu as foiré? On a pas toutes les mêmes parcours ou le même ordre.







 

Soleluna.
Ancien abonné

@Montdor, Mavo : merci pour vos retours sur la EMDR. Ca me donne vraiment envie de tenter la chose. Même si ça fait pas perdre du poids ! (bon j'aimerais quand même hein, un peu :)) Mais pourquoi pas? Et si les docteurs A et Z en parlent, c'est que ça doit pas être crétin? A réfléchir, je viens de taper sur google, y'a même des praticiens dans ma ville!

@Montdor ouais je pense bien que ça doit retourner la tête... accroche toi dis, ca a l'air d'être important et d'en valoir sacrément la peine. Et si tu veux raconter hein :) ou pas, si c'est trop intime.

@Mavo : je vois tout à fait ce que tu veux dire. C'est pour moi pareil. Je sais. Je ressens (de mieux en mieux). J'analyse. Mais ça prend pas. Je me demande si le fameux transmetteur dont tu parles, qui ferait le lien, ne serait pas tout simplement la pratique. Tu sais comme quand le docteur Z nous expliquait que c'est pas parce qu'on a lu le manuel du violon, et qu'on le connaît par coeur, qu'on sait en jouer.

@Lorraine : comme je me reconnais dans ton témoignage... La mère gavante, pour pas parler, pour faire taire, pour contrôler et faire du mal, c'était ça aussi. La mienne, elle m'emmenait chez le docteur d'un côté et de l'autre elle m'achetait des tablettes de choco qu'elle me sortait régulièrement et moi j'arrivais pas à résister et je foutais tout en l'air et j'étais nulle! pfffffff

Montdor, c'est toi qui posais la question du pourquoi? Pourquoi on se sent toujours nulle, pas à la hauteur, pourquoi on a honte d'être ce qu'on est... oui pourquoi?

Comme Izabelle, je dirai que c'est une réponse qui ne peut être que personnelle. Et multifactorielle.
Oui alors il y a un culte de la performance dans notre société clairement.
Après sur le plan perso, moi j'ai grandi super vite, j'étais très matuuuuuuuuuure pour mon âge, comme ne cessaient de l'écrire les instits et profs sur mes bulletins, et comme la situation à la maison était compliquée (mère malade, pas d'argent et ambiance glauquy à souhait), je me suis retrouvée en charge de pas mal de choses. Avec la pression qui va avec. Et aussi, je suis la première de ma famille à faire des études aussi poussées, je me suis clairement extraite de mon milieu prols de base tout en gardant le bagage (je l'aime bien d'ailleurs ce milieu, j'ai de la tendresse pour lui), et yavait beaucoup d'attentes à mon égard, en tout cas c'est mon ressenti. Ma mère se sacrifiant pour moi, tu vois la pression (Mme vais-je être à la hauteur).
Puis les échecs à répétition des régimes.
Et puis, à être moquée et stigmatisée depuis la petite enfance (je me souviens de la maternelle), à force d'entendre que t'es moche, une grosse baleine, nulle, ouhhhhh tout ca, cette petite musique tu la fais tienne, toute la société te dit que t'es nulle (pas seulement moche, mais nulle parce que c'est toi la cause de tout ça, donc ca te détruit sur le plan physique et psychologique), alors ben c'est la vérité, TU ES NULLE, tu ne vaux rien, t'es de la m***. Voilà. C'est pas compliqué.
Les autres sont ton miroir, et ton enfer (Jean-Paul, si tu nous entends, big up). C'est comme les homos, ils ont intégré l'homophobie et d'ailleurs y'a un chiffre affolant de suicides m'a-t-on dit.
Ce qui l'est plus en revanche de compliqué, c'est de te défaire de tout ça, alors que ça c'est distillé petit à petit et que ça a infusé toute les parties de ton être. D'où ma question sur le comment et des thérapies plus euh de conditionnement.

@Izabelle : y'a un truc que j'ai pas compris. Tu dis ne pas te dévaloriser, et que tu aurais plus un complexe de supériorité que d'infériorité. Pourtant, ça procède de "si je ne suis pas indispensable, on m'ejecte". Ben c'est pas de la dévalorisation ça ? Si t'es pas tip top, même plus que ça, ciao, dehors, parce que tu vaux rien intrasèquement. Comprends moi bien, je ne tiens pas à te faire rentrer dans le club des qui se dévalorisent, je m'interroge juste sur la proximité de tes phrases. Peut-être qu'aujourd'hui tu as un complexe de supériorité, mais qui m'a l'air de procéder d'une peur, qui indique qu'on ne peut pas t'aimer pour ce que tu es, juste si t'es indispensable. Ralala, pourquoi tant de souffrance? bises

 

Lavienrose.
Abonné
Pour commencer le fraçtionnement, ça me va ici. C'est toi qui choisis Soleluna On commence quand vous voulez , perso j'ai fait les courses et ai préparé mon repas pour today et demain..... J'ai une part de quiche aux épinards pour midi et banane et pomme pour la collation.... Plus chocolat chaud au boulot et repas à la cantine ce soir( resto du boulot!) Je me penche sur la question est ce que je suis perfectionniste??? Je ne pense pas mais en ce moment je n'arrête pas( ca fait un an voire plus) et je suis tout le temps stressée.Je n'ai pas assez d'une journée pour faire tout ce que j'ai à faire....
MONTDOR.
Abonné

My God Soleluna,  une vraie pipelette aujourd'hui et tu es sur tous les fronts. Bon alors dans l'ordre les réponses à tes questions :

FRACTIONNEMENT - RELOADED : J'ai re-recommencé hier, donc aujourd'hui c'est Jour 2 pour moi, désolée "Monsieur" pour la synchronisation des montres, car c'est ainsi que les 2 copains ringards de Parker Lewis l'appelaient... Au fait il était plutot roux que blond ce grand dadais...

C'est en effet ma coach qui m'a proposé soit de re-tenter le fractionnement avec les OUTILS soit de faire réinitialiser cette étape sur mon parcours car je l'avais déja ratée 2 fois: pas de connaissance de la satiété autre que ventre plein ou raisonnement par rapport aux quantités avalées. J'ai donc demandé la réinitialisation totale car l'etape qui suivait et qui s'appelle JE DEGUSTE DES ALIMENTS TRES CALORIQUES (l'exercice sur le reconfort alimentaire en cas d'EME ) a été un gros foirage avec EME et prise de poids qui m'a encore plus déboussolée alors que je n'avais déja  rien appris de l'exercice précédent....

 

EMDR : j'ai ma prochaine séance samedi matin, on va voir comment ca se présente, la derniere fois cela m'a fait l'effet du décolage dans le Space Mountain avec l'estomac qui remonte et le souffle coupé, les larmes aux yeux directs comme si je me jetait dans le vide puis l'appaisement. Les jours après c'etait un peu comme si j'avais pris du serum de verite aux effets permanents... genre je dis ce que pense sans l'edulcorer ou lui faire une belle présentation, je réagis au quart de tour à ce qu'on me dit sans réfléchir du tout avant, ca passe tout de suite par la bouche et pas par la tete...diplomatie zero, franchise 20/20 , ca paut blesser alors que ce n'est pas le but et ca plait pas du tout mais heureusement cela ne dure pas au dela de quelques jours... Quant à la perte de poids, je ne sais si c'est un hazard mais apres cette séance décollage, j'ai en effet perdu du poids doucement mais surement alors que la balance restait bloquée depuis des mois, à suivre pour voir si cela se confirme

LA DEVALORISATION DE SOI MEME: Oui c'est bien moi qui posait cette question et merci Soleluna d'y avoir répondu en détails ainsi qu'Izabelle. Je vous demande cela par rapport à mes enfants qui sont encore très jeunes car je voulais savoir si cette image très dure que vous avez de vous memes était peut etre la conséquence de la façon dont vos parents auraient pu vous traiter quand vous étiez enfants. J'aimerais que mes enfants aient une bonne opinion d'eux meme mais très souvent je ne sais pas trop sur quel pied danser avec eux et je ne voudrais pas qu'ils soient malheureux et mal dans leur peau plus tard parce que je n'ai pas su leur donner confiance en eux dans leur prime enfance. Quand je vois en effet autant de soufrance dans vos messages et qui remonte pour la plupart à votre enfance je me pose des questions sur les phrases que je leur dis et qui peuvent faire des degats colatéraux sans meme que je m'en rende compte...

Allez Bonne journée de re-fractionnement, cette fois çà marche beaucoup mieux pour moi car je m'observe avec curiosité dans cette expérience au lieu de me sentir rationnée comme au "bon" vieux remps de mes regimes....

izabelle
Animatrice forum

en fait moi mes parents m'ont sur-protégée...  ça n'aide pas à se sentir super à l'aise dans ses baskets

ceci dit je ne me dévalorise pas car je m'estime  (attention  moment d'orgueil absolument pas politiquement correct, chevilles qui enflent en perspective)  plutôt avec plein de qualités et de compétences, je veux dire j'ai même du mal à me trouver des défauts (enfin bon je les connais quand même mais j'ai du mal à les admettre.... en premier l'orgueil justement)

mais quand je te décris le truc  "si je ne suis pas indispensable, on m'éjecte",  c'est juste un programme qui s'est ancré en moi assez jeune, et que ma mère a ressenti avant moi

ce n'est pas qqchse que je pense consciemment, tu vois, c'est juste le genre de programme que l'on peut se mettre dans la tête quand on est très jeune (pour moi, vers 2 ans) et qui fait que l'on part sur une drôle de base dans la vie

il y a aussi le processus très néfaste de se rassurer en permanence sur sa qualité, j'ai une copine qui passe son temps à lister ses qualités pour se convaincre qu'elle est quelqu'un de bien, pour se persuader (ce n'est pas mon cas car je suis tout à fait persuadée de ma valeur.... peut-être un bienfait de la sur-protection?)

en fait, ça fait exactement l'effet inverse

 moi ce que j'inculque à ma fille, c'est que toute personne, à partir du moment où elle respire,  a une valeur intrinsèque égale à n'importe quelle autre

c'est la valeur de soi, inconditionnelle

 

et j'essaie, je dis bien j'essaie de ne pas la sur-protéger, pour lui envoyer le message que j'ai confiance en sa capacité d'effectuer des apprentissages par elle-même et se débrouiller dans la vie

rien de pire pour ce fameux sentiment de valeur que de tout faire à la place d'un enfant

 

 

sinon sur les thérapies, j'en ai fait quantités, l'EMDR  pour moi je n'ai pas aimé du tout

c'est surtout très bien de le faire pour des traumatismes, ce qui n'est pas mon cas

et du coup, on ressent cette volonté du thérapeute à faire disparaitre totalement l'inconfort, à vous reprogrammer pour que tout le négatif  "disparaisse"

pour moi, dans mon fonctionnement, hyper dangereux... d'ailleurs je me suis sentie hyper mal, dans ma vie j'ai tellement voulu "effacer"  tout ce que je ressentais, et cela me rend au final très malheureuse

je pense par contre que pour des traumatismes conséquents, ça peut être un bon moyen de pouvoir aller de l'avant

 

 

et pour le fractionnement, j'en ai fait 4 avant de pouvoir le faire sans EME

donc courage, c'est vrai que c'est mieux de le faire à plusieurs,  perso je ne le referais pas, mais je vous encourage!

Soleluna.
Ancien abonné

[quote=Lavienrose]Pour commencer le fraçtionnement, ça me va ici. C'est toi qui choisis Soleluna On commence quand vous voulez , perso j'ai fait les courses et ai préparé mon repas pour today et demain..... [/quote]

OK on démarre demain mercredi pour le RELOADED? :) et ici ? Ca vous va ? Donc on aurait Lavienrose, Lorraine, moi qui encore? Montdor, tu peux te joindre, même si t'as commencé avant non? Izabelle, merci pour les cheerleaders ! 

Pipelette et sur tous les fronts : oui ! Insomnie, levée à 4h du mat! :) Euh maintenant au boulot, c'est une autre paire de manches :)

 

MONTDOR.
Abonné

Merci Izabelle pour ce témoignage sur l'éducation, cela me donne une piste sur le fait que nous avons nous aussi surprotégé notre 1er enfant et les résultats sont aujourd'hui catastrophiques surtout depuis que le 2eme est né...

L'EMDR je confirme pour Soleluna c'est surtout pour régler un traumatisme précis, ce qui est mon cas.

Le fractionnement: pour ma premiere journée hier j'ai réussi à réduire un peu sur le petit déj, sur le repas de midi, resultat collation l'apres midi mais le soir je n'ai rien changé à mes habitudes, pas envie, c'est dur le lundi surtout que j'ai attrapé la grippe. Vais tenter de faire mieux aujourd'hui

mavo.
Marraine

J'ai pas envie, j'ai pas envie, j'ai pas envie : voilà trois excellentes raisons de faire une semaine de fractionnement avec vous.

Mais... j'ai pas envie !

OK pour un démarrage demain.

Et... l'ai-je déjà évoqué ? j'ai pas envie !! smiley

Lavienrose.
Abonné
Malgré moi j'ai commencé today!!! Hier soir eme donc ce matin j'ai attendu ma faim qui est venue vers 9h30.... Un toast grille avec du beurre que je suis allée déguster dans le jardin ( bien emmitouflée) au SOLEIL!!! La j'ai fini mon petit bol de pois chiches que j'ai prépare ce matin.... C'était fameux.... Et j'ai mangé une pomme... La part de quiche finalement je l'ai prise pour la collation ou si je peux pour mon repas ce soir. Allez les filles à vos casseroles pour préparer de bon petits plats que nous allons fractionner et déguster!!!
FRED73
Marraine

Allez, je vous suis ça me fera du bien mais je sais que ça ne va pas être facile...

Soleluna.
Ancien abonné

//////////// FRACTIONNEMENT RELOADED ////////

A partir de ce post, c'est parti pour une nouvelle tentative de fractionnement, collective ce coup-ci !
Que ceux qui passent dans le coin et ont envie de tenter l'expérience sautent dans le traiin ! Même ceux qui ont déjà recommencé (je ne citerai pas de noms heinnnnnnnn) :))

On a pas envie, c'est clair, mais c'est pas grave, il y a de quoi creuser, together we're stronger, et on va tenter de regarder plus loin que les 7 jours qui nous attendent et qui sont difficiles ! Et à force, ça le sera moins, de difficile, comme l'a dit Izabelle !

Fractionnement reloaded, c'est parti !

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