je vais tellement mal - 16062013

Ann.
Abonné

Bon tout allait à peu près bien, je faisais les exercices de RPC, je mangeais moins sur le mode impulsif EME, et je maigrissais un peu.

SAUF QUE depuis que j'écoute un peu plus mon corps et donc que je mange un peu moins, les émotions deviennent trop fortes, et les petites choses ou moyennes choses du quotidien prennent des proportions dramatiques, je n'arrête pas d'y penser et je vois le pire arriver. Et je me retrouve à me sentir vraiment très mal, et comme ça dure depuis plusieurs jours, je ne sais pas quoi faire. Je n'ai même pas envie de me replonger dans mes excès de nourriture.

J'ai tout le temps des émotions excessives mais elles sont brèves. Sauf maintenant où je déprime et que je n'arrive pas à m'en sortir. Alors je me dis que c'est parce que peut être je n'ai pas ma dose d'excès de choses sucrées... En même temps, je n'ai pas envie de recommencer....

Commentaires

Pascaline.
Abonné

Ann j'espere que c'est juste un passage...

On dirait que cette semaine tout le monde a le moral dans les chaussettes. Moi ca ne va pas non plus.

Allez demain n'est pas loin....bien que maintenant c'est maintenant. Demain sera maintenant. Et pourquoi attendre demain? Car aujourd'hui hier c'etait demain.

... c'est dur ces passages la. Je suis fatiguee.

J'espere que quelqu'un trouvera les mots Ann.

Courage! Soyons gentille envers nous-meme.

 

Xx

aomame.
Abonné

Bonjour, je suis un peu comme vous ces temps-ci. Et c'est très désagréable. J'ai l'impression d'être perpétuellement en pleine bataille intérieure.

Je me demande si ce n'est pas parce qu'avant la nourriture occupait quasiment toute mon existence.

Je me rend compte de ce fait que je suis quelqu'un qui ne sait pas ce qu'elle veut. Alors ça m'agaçe, j'ai envie de pleurer, j'ai peur de l'avenir, je ne sais quelles décisions prendre, et n'ai pas du tout envie de retourner dans mes travers alimentaires (qui ne m'apporteent rien à part des douleurs physiques). Mais n'est -ce pas le but aussi de se confronter à soi-même et à ses défauts et qualités. Son " être" qu'on a interdit de s'exprimer en partie pendant longtemps ?

J'avoue que je m'affirme un peu plus et ai mis fin à des relations amicales anxiogènes où je passais mon temps à faire la bonne poire. Résultat je me trouve maintenant souvent seule puisque mes "vrais" amis sont loins et ça me rend très triste et un desespérée je dois l'avouer.

Lorsqu'il y a quelques années quand mon petit garçon est décédé je me suis répetté comme un mantra : "la roue tourne". Oh je sais bien que ça ne fait pas avançer les choses mais parfois ça permet de garder une lueur d'espoir.

Je ne serai donc pas de bons conseils mais peut-être que de venir discuter et échanger sur le site te fera du bien (tout comme à moi). Courage, je suis de tout coeur avec toi.

Moutchou.
Abonné

Bonjour,

 

Moi aussi, j'ai les mêmes ressentis et cela depuis que je suis sur Linecoaching et que je suis une psychothérapie comportementale. Mes souffrances m'apparaissent en pleine face.

Je les refuse encore et craque encore de temps en temps. C'est très difficile mais nous avons commencer ce travail, nous pouvons être fières. Il faut continuer même si nous faisons quelques fois, des pas en arrière.

Ann, je te félicite car bien que cela soit difficile, tu as réussi à ne pas craquer et si cela t'arrivait ne dramatise pas, tu te relèvera après.

Essayons de profiter des petites choses de la vie (pour moi : méditation au soleil, pour aujourd'hui, admirer les fleurs de mon jardin,...). Occupons nous de nous, prenons le temps de vivre (j'ai remarqué que lorsque j'avais une journée cool, il n'y avait pas d'EME).  Nous sommes tous en souffrance et nous avons besoin de nous dorloter. Soyons indulgentes envers nous mêmes.

Je dis tout cela mais ce n'est pas tous les jours ainsi. C'est la vie.

Bon courage.

 

Moutchou

 

 

aster.
Abonné

Je ne sais que te conseiller, mais je compatis et j'espère que ce n'est qu'un bref passage.

En attendant, tu peux être fière du parcours que tu as accompli, même si ça a généré cet état (passager). Je t'envoie des ondes positives...

Ann.
Abonné

Merci beaucoup pour vos réponses qui me vont droit au coeur.

Les émotions se transforment avec le temps, même un peu de temps, quelques heures. Ca change ne serait ce qu'un peu avec un peu de recul. Demain je retrouve un autre contexte (le travail), les collègues. Ca me force à faire autre chose que rester seule avec moi même et avec les pensées de ce qui me fait mal.

Bon je crois que ça va repartir dans le bon sens.

Je vous remercie pour vos messages et vous souhaite plein de courage pour celles qui rament un peu aussi.

 

Nounette73.
Abonné

Bonjour Ann

Je suis désolée de te lire si remuée par ce recentrage sur les émotions.

J'espère que le retour au travail te permettra de reposer un "cadre" pour contenir tes émotions et retrouver un peu de sérénité heart

Par ailleurs - pardon si je pose une question bête - je ne veux pas du tout faire diversion, mais, as-tu fait un contrôle de ta thyroïde ? (car un dérèglement de la thyroïde peut aussi avoir l'effet que tu décris, mais il y a d'autres symptômes comme la fatigue, la difficulté à réguler sa température, etc. ça dépend des gens).

Ann.
Abonné

Ariane, Ca va pour la thyroïde je suis très suivie sur ce plan là. Mais tu as raison qu'un problème de thyroïde aurait pu être la cause de mes problèmes actuels.

Merci pour ton message et tes encouragements.

Karolann.
Abonné

C'est vrai que la remontée des émotions est douloureuse ...Avant je n'avais pas ce désagrément car dés qu'une émotion pointait son nez je me ruais sur le placard le plus proche et j'enfouissais cette émotion sous toute la bouffe disponible dans mon placard...

Alors que maintenant je dois les regarder en face... et parfois c'est vraiment désagréable je repasserais bien en pilotage automatique c'est à dire aller mécaniquement vers le placard , prendre de la bouffe sucrée de préférence pour une anesthésie plus douce, manger, retourner au placard, manger, retourner , manger et cela 10 ou 15 fois jusqu'à épuisement total du placard et de moi même... le ventre blindé... et cette sensation de lourdeur et de désespérancecrying.

Et bien finalement même si c'est un mauvais moment à passer je préfère me confronter à mes émotions et avec le RPC le calme revient.

Dernièrement ça remontait et je me sentais mal je n'arrivais même pas à respirer car je me sentait le souffle hyper court alors je suis allée dans mon jardin arracher les mauvaises herbes qui poussent non stop avec ce temps humide... au bout d'un moment je me suis sentie apaisée et j'ai fait du désherbage en PC sans penser à rien d'autre...smiley

Karolann

izabelle
Animatrice forum

Bonjour Ann,

La RPC a cet impact qu'elle nous permet d'avoir plus conscience de ce que l'on vit intérieurement.

Le fait d'en avoir plus conscience permet de ne plus se servir de la nourriture comme bouclier, et le fait que tu n'en ai plus envie montre que tu as bien progressé sur ce plan là

Cependant il est vrai qu'il y a une phase où l'on est destabilisé car on se rend compte que l'on anesthésiait beaucoup de choses avec la nourriture, beaucoup de ressentis intérieurs

aujourd'hui ceux-ci t'apparaissent plus distinctement et, comme lorsque l'on commence à ranger un placard tout en désordre, au début cela n'est pas très joli à voir

de plus, souvent, on culpabilise, car on s'aperçoit que l'on ressent des choses qui n'ont pas forcément notre approbation car on les juge négatives, par exemple la jalousie, la honte, le sentiment d'échec ou des trucs sympas de ce style.....   ;-)

 

Je ne sais pas si tu as entendu parler de la défusion, mais pour toi cela me semblerait vraiment utile : cela permet de rester consciente de ces ressentis, déclenchés par des petites choses du quotidien,  mais en les dédramatisant, ce qui les rend bien plus supportables, le temps où ils sont là

je te renvoie sur ce post  si tu ne l'avais pas lu

//www.linecoaching.com/content/defusion

 

courage, car après on s'habitude à ne plus lutter contre ce qu'on ressent, à prendre ça comme ça vient, sans se juger ou se prendre la tête, et ça passe à travers nous comme des vagues sans nous perturber plus que ça....

 

à +

pleinedespoir.
Abonné

hello toutes,

il me semble qeu c'est assez normal que si on ne comble pas ses frustrations par la aourriture comme on le faisait avant , elles sont momentanément plus fortes et envahissantes.Est ce que l'idée ne serait pas de déguster peut-être deux trosi bouchées de quelque chose d etrès bon afin de calmer un peu la frustration sans compromettre la progression dans le programme. Il me semble que c'est le but de LC.. nous  apprendre à ne pas trop manger mais  à nous  faire plaisir quand même! Maintenant je pense qu'un suivi individuel et professionnel est parfois indispensable quand la douleur se fait trop forte ... en tout cas c'est ce que j'ai expérimenté....

Courage à toutes .. moi c'est la balance qui me fait encore peur! N'ose pas y remonter... vos conseils seraient bienvenus...

mavo.
Marraine

Bonjour Ann et les autres,

Merci pour ce post. Je ne me réjouis pas que tu te sentes mal, mais de te lire m'a permis de me poser des questions sur mes prorpes états d'âme actuels, et de les interpréter un peu différemment (peut-être que l'ambiance dure-dure à la maison n'est pas 100% de la faute de Monsieur chéri, mais aussi un peu liée à des émotions qui partiraient un peu dans tous les sens...).

Je te souhaite de te sentir mieux et d'arriver à apprivoiser ces états intérieurs, bravo pour ta détermination !

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