La peur de la faim - 28042012

Pomdereinette.
Abonné
J'ai réalisé il y a peu une chose pour moi surprenante : je ne supporte pas de fractionner, réduire les portions, sortir de table avec une sensation de pas assez, même minime. Et pourtant, je supporte (depuis l'exercice ad hoc, lol) très bien la faim. Pas toujours possible de prendre une collation quand elle se présente, et cela ne me stresse pas dans l'instant. Par conre, l'idée que je pourrais avoir faim, ça c'est ingérable. Il suffit qu'on me demande de réduire mes portions pour... que je mange trop ! Il y aurait donc faim imaginaire, à venir, et faim réelle, au présent. Et l'une est insupportable alors que l'autre ne me pose pas problème. Bizarre bizarre.

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

c'est très finement analysé

voilà pourquoi beaucoup de personnes peuvent faire très facilement l'exercice de la faim, et qu'en revanche celui du fractionnement est juste l'horreur pour beaucoup, beaucoup de personnes

moi je te conseillerai d'arriver à apprivoiser cette sensation de pas assez, mais justement un "pas assez" vraiment mini, mini...

pour que ça soit un inconfort  mini-mini..... et que tu arrives donc à le supporter

 

parce que sortir de table en ayant encore vraiment faim, on est d'accord, c'est juste la torture.... on veut trop bien faire souvent et on crève la dalle  (moi la première quand j'ai abordé le fractionnement) ensuite on ne peut même plus travailler, on a le sentiment en plus d'avoir échoué, bref que du bonheur sad

mais tolérer un tout petit inconfort "satiétal", ça joue sur un autre domaine, et c'est très utile, du moins cela l'a été pour moi

c'est à dire garder un léger creux..... très léger....   très très léger.....

ne serait-ce que d'une bouchée....

Érable.
Abonné

Ça me fais penser à une image qui procure beaucoup de stress.

Comment j'aurais fais, pendant la guerre avec les tickets de rationnements?? Comment ils faisaient les gens comme nous pour ne pas paniquer par l'idée d'avoir faim, de manquer? 

Ingalill.
Abonné

Pomdereinette, je suis à fait d'accord avec toi et ressens la même chose. Je pense que c'est certainement le noeud du problème pour moi mais j'ai beau essayer de refaire l'exercice de fractionnement, je tourne en rond.

Pourtant, les mots que tu mets sur cette situation m'interpellent : je n'ai jamais coché dans les carnets l'EME provoquée par la peur de la faim et pourtant, ça y ressemble bien, non ?! Je vais tâcher de travailler là-dessus...

Tu as raison, bizarre bizarre. blush

Flowerbomb.
Abonné

Pomdereinette

c'est exactement pareil pour moi. c'est "the" exercice qui derait me faire enfin basculer dans une perte de poids et non, rien à faire je n'y arrive pas. je tourne en rond plusieurs semaines à essayer de le faire. mais ce n'est pas possible pour moi de renoncer ne serait-ce qu'à une demi-bouchée qui me laisserait "sur ma faim". et pourtant, je ne mange jamais sans avoir faim, j'arrive (plus ou moins) à déguster, j'ai rarement des EME hors repas, mais là, ça bloque.......et je n'ai pas de réponse à apporter.........

Pomdereinette.
Abonné

Merci pour vos réponses :-)

Izabelle, le mini mini mini... je vois bien ce que tu veux dire. Quand ça m'est arrivé, certains soirs, quel bonheur. comme de se réveiller ensuite avec une vraie faim. Mais... là c'est niet de niet, hélas.

tamar.
Abonné

Attendez une seconde ! On a toutes fait des régimes, non ? Et en période de régime, on avait faim tout le temps, non ? (Sauf peut-être Dukan, que je n'ai pas essayé parce que j'ai horreur de la viande.) Et on le supportait, pas des jours, mais des semaines et des mois... et pourquoi ? Parce qu'on l'avait décidé, parce que désormais c'était ça la norme, pour un certain temps. "Faire attention", ce n'est pas autre chose que de fragmenter, c'est-à-dire manger un peu moins à chaque fois. Il suffit de décider que c'est ainsi le temps de l'exercice, on en a fait bien bien d'autres !

A part ça, l'exercice de la faim m'a beaucoup aidée en me faisant toucher du doigt que la faim disparaît avant de reparaître plus tard. Quand on sait cela, il est plus facile de se dire : bon, elle va disparaître bientôt, et le temps qu'elle réapparaisse, l'exercice sera fini et je pourrai déjà manger de toutes façons.

Pomdereinette.
Abonné

Justement Tamar : je crois que j'ai tant supporté la faim, tant serré les dents et la ceinture, jusqu'aux crises d'hyperphagie, qu'il me semble que l'enfant en moi se révolte encore et que toutes les explications raisonnées de l'adulte que je suis devenue, bernique !

Tiens, merci pour la piste ! C'est peut-être mon enfant intérieur que je dois rassurer...

Lia.
Abonné

J'ai refait l'exercice de fractionnement et vlan eme sur eme du grand n'importe quoi. Je pensais que c'était aussi en lien avec la faim hypothétique. Mais dans les faits je supporte bien la faim, ja'ime attendre une bonne faim et je me réjouis d'avori faim le matin.

Pour ma part j'en reviens à cette idée que je ne supporte pas l'idée de me restreindre, de diminuer, d'arrêter avant la faim du morceau de gâteau, de laisser quelques cuillières, de me séparer de ce "petit plus".

Alors je me sépare régulièrement d'autres choses dans d'autres domaines, trier ranger, liquider des affaires en souffrance, compléter ce vieux dossier, donner cette colllection de livres de recettes jamais faites. Et j'aprécie pleinement de vivre les résultats positifs, plus d'espace, l'esprit tranquille d'avoir bouclé quelquechose. 

Et du coup au repas il me semble plsu abordable quand je le souhaite (et pas quand je dois remplir un compte rendu pour chaque repas et collation) de me séparer d'un petit truc. A midi bon repas avec des amis, tartare de suamon en entrée et asperges, quinoa et poulet grillé, salade.Je n'ai pas pris de pain ni de fromage sans aucune peien ni regrets. En dessert il y avait tarte aux pommes et glace vanille, j'ai pris un mini bout de gâteau mais là aussi sans soucis j'ai dot non à la glace.

Je préfère faire ainsi, à tout petits challenges personnels.

petite marie.
Abonné

je ne suis pas encore à cette étape de fractionnement mais je sais qu'elle sera difficile

je pense que comme Lia, j'ai la peur de me séparer de quelque chose, de perdre, de jeter, sentiment de perte, d'abandon, d'insécurité, que rien n'est jamais acquis, que l'on ne peut être sûre de rien, peur de l'inconnu de l'avenir...

très positive ce matin...  mais le fait de découvrir jour après jour ce que l'avenir nous réserve, c'est ce qui fait l'intérét de la vie !

 

petite marie

Nicole44.
Abonné

Je suis contente de vous lire, car si je ne trouve pas de réponse non plus à la question qui me taraude, au moins je sais que ne suis pas la seule à la poser !

Moi ça fait deux semaines que je suis sur l'exercice du fractionnement. Ca me rend dingue, je n'y arrive pas... Pareil, je n'arrive pas à renoncer à la nourriture (j'ai choisi de diminuer le nombre plutôt que la taille des portions, bon alors je devrais essayer de réduire la taille ?), déjà, à l'époque où il fallait attendre sa faim, j'ai eu beaucoup de mal à m'y mettre (mais une fois que j'ai accepté de jouer le jeu, ça s'est bien passé)....

Là, j'ai dû faire l'exercice un seul jour, aujourd'hui, je me suis relancée mais non, une demi-heure après le repas, j'ai plongé dans le chocolat...

Et ça me déprime. Donc ça me fait manger encore plus. Je ne sais pas comment résoudre ce problème.

Nos bons docteurs diraient sûrement une petite RPC à l'apparition des premiers symptômes... J'avoue que je n'y pense pas, toute prise que je suis par cette peur de manquer....

Je suis preneuse de vos solutions. Celle qui consiste à renoncer à d'autres choses que la nourriture, elle ne me coûte rien. Je n'ai jamais eu du mal à jeter, à me débarrasser (de tout sauf de la nourriture !)... Ou alors dans les phases où je suis très zen, très sereine, d'une façon générale, mais en ce moment, ça n'est pas le cas. Et je n'arriverai jamais, de toute façon, je le sais bien, à vivre dans un état de sérénité où les problèmes ont disparu...

A bientôt !

Pomdereinette.
Abonné

Je ne connais qu'une réponse, à toutes les sauces :-)) la RPC.

Je vais poser la question aux Drs. Merci pour vos témoignages. D'en avoir parlé ici pour moi c'est déjà moins prégnant.

izabelle
Animatrice forum

moi ce qui m'a fait "m'en sortir" c 'est de considérer ces quelques bouchées que je m'enlevais de mon repas comme un "inconfort", un petit inconfort que je m'imposais

avec donc toujours cette idée de travailler sur l'inconfort plutôt que de penser en terme de "réduire son alimentation"

cela m'a permis d'y arriver, et de ne pas en faire trop non plus en basculant dans une restriction de mauvais aloi

je renonçais consciemment au réconfort de fin de repas, en restant sur un mini creux  (en fait je m'enlevais une partie du dessert simplement) 

 

au début, j'avais "râté" le fractionnement,  car  j'avais enlevé de chaque plat, j'étais affamée, c'était insuportable, j'avais des EME toute l'après-midi

et ensuite en n'en faisant pas "trop", j'ai enfin réussi

et j'ai maigri d'ailleurs...

mais bon je faisais la rpc en même temps bien sûr, enfin je veux dire régulièrement dans la journée...

 

sinon moi j'ai toujours été incapable de faire un régime!!!  laugh

Nicole44.
Abonné

Merci Izabelle, de ces bons conseils...

En effet, j'avais tendance à penser qu'il fallait enlever un peu de *chaque* plat consommé, c'est ce que j'ai fait hier et j'ai passé mon après-midi à penser nourriture.... J'ai réussi à ne pas "craquer" (sans doute parce qu'il n'y avait pas le stress habituel du travail et qu'il faisait beau), mais ça a été une expérience éprouvante. Certes, je n'ai pas fait de RPC sad (j'ai toujours tendance à l'oublier, celle-là !)...

Le soir, j'ai mangé "normalement", mais "raisonnablement" (= en étant attentive à mes sensations, en cherchant à déguster, à manger lentement, etc.), mais ce matin, au petit dej, je suis allée me resservir "volontairement" d'une tartine, une tartine de trop par rapport à ma faim et à mes besoins. J'en avais conscience, mais je l'ai fait quand même. du coup, ce matin, j'ai trop mangé.

Mais je ne m'en fais pas (aujourd'hui), car je me dis que Rome ne s'est pas faite en un jour !!! Je pense que ma peur de manquer est tellement ancrée en moi, elle remonte bien sûr à ces période de régime, mais peut-être encore plus loin, car j'ai le souvenir d'avoir eu souvent faim dans mon enfance (alors que mon enfance n'a pas du tout été défavorisée !!!)....

Tout ça pour dire que ça va prendre du temps à sortir de ces habitudes si bien ancrées, mais aujourd'hui, il y a un rayon de soleil, mon cyste a fait sa première fleur, et j'y crois !

laugh

tamar.
Abonné

Isabelle, c'est sûr que c'est une bonne piste, mais quand même, on ne peut pas vivre dans l'inconfort jusqu'à la fin de ses jours, et quand le naturel reviendra au galop, j'espère que le poids restera tout de même perdu ?

izabelle
Animatrice forum

en  fait  à mon sens il s'agit de sortir d'un fonctionnement où la nourriture est un anxiolytique "systématique"

en ce sens, oui, on peut "apprivoiser" cet inconfort dans un premier temps, ça demande un effort

ensuite, ça devient une seconde nature, on n'a plus besoin de se réconforter à chaque fin de repas, et avec le travail en parallèle sur les sensations alimentaires, on n'a peu à peu plus de raisons de stresser au moment de "quitter" la nourriture

il ne s'agit pas de vivre dans l'inconfort, mais de supporter de légers inconforts au lieu de les apaiser systématiquement par de la nourriture

ensuite, on prend le pli, et ça devient naturel de trouver sa satiété et de ne plus faire d'EME de fin de repas

finalement, le naturel, c'est ça, le comportement alimentaire normal, et notre déviation, de se rajouter des aliments doudous en plus, systématiquement

on peut continuer à se réconforter par de la nourriture ponctuellement, bien sûr, du moment que ce n'est pas à chaque repas

 

pour l'avoir expérimenter, cet inconfort ressenti au début devient ensuite naturel

d'autant qu'il ne dure que quelques minutes, il faut bien faire attention à ne pas basculer en mode restriction et privation.....    c'est à un cheveu à mon avis.....   d'ailleurs on voit bien quand ça provoque des EME ou non....

il faut essayer, réessayer, doser et affiner....  ça prend un certain temps, et puis à certaines périodes on prend du recul

 

mais à lire tous les échecs que je vois sur l'exo du fractionnement, je pense que l'écueil principal est de vouloir trop réduire son repas dans un premier temps, autant le faire bouchée par bouchée à mon avis,  du moins si on est sujet aux EME

 

bonne journée à toutes

tamar.
Abonné

Ah d'accord, je pensais que tu parlais de l'inconfort d'une vraie faim, même légère.

izabelle
Animatrice forum

oui voilà, je ne parlais pas d'une vraie faim, pardon si je n'étais pas vraiment claire

et c'est vrai que pour bcp de personnes, c'est vraiment dur de différencier un reste de vraie faim  d'une envie de manger de fin de repas

je pense que c'est justement le but de cet exercice

franchement c'est un des plus compliqué à appréhender

 

moi mon critère, c'est que ce reste de "faim" disparaisse en l'espace de 10-15 minutes

si ça disparait, je sais que c'était de l'inconfort émotionnel  (pour moi, tout le temps!!!)

si ça persiste c'était de la vraie faim tout simplement

 

je pense que maintenant j'arrive à faire la différence mais au début, franchement difficile

Nicole44.
Abonné

Izabelle,

Je suis d'accord avec toi aussi quand tu dis que c'est difficile, quand on fait l'exercice du fractionnement, de ne pas passer en mode "restriction", ce que j'appelle le mode "régime". C'est ce qui a dû m'arriver plus ou moins hier, avec la "nécessité" aujourd'hui de trop manger... C'est vrai que ça tient à un cheveu... émotionnel !

lore.
Abonné

Bonjour à toutes,

Peut-être que le côté stressant de l'exercice comme vous le décrivez beaucoup  vient du fait de commencer son repas en décidant ce qu'on  va supprimer ou réduire, je trouve ça angoissant.  En plus pour le coup ça ressemble à des contraintes de régime, donc la résistance est logique.

Pour ma part, au fur et à mesure que je mange,( je me sers des plus petites portions, c'est sûr)   j'attends de voir ce que ça me fait au niveau plaisir/satiété avant de manger plus de la même chose ou autre chose. Et c'est donc après coup que je constate si j'ai réduit ou supprimé quelque chose. En pratique, je suis tellement concentrée sur le plaisir de chaque bouchée que de toute façon ça me fait réduire.  Je trouve que c'est un peu le principe des exercices de dégustation : plus on déguste, moins on mange. Peut-être que j'ai transformé la consigne mais c'est comme ça que ça m'apporte quelque chose.

Le petit inconfort que tu décris, Izabelle, me parle bien : c'est le côté "léger" de l'inconfort qui est c'est délicat à gérer. Mais justement comme tu dis bien, c'est ça qui permet de vérifier après coup si c'était un reste de faim ou une envie de manger. C'est bien ça qui fait progresser je trouve.  Et comme l'exercice prévoit une collation au cas où c'aurait été un reste de fain, autant retarder ce reste pour retrouver une bonne faim et  profiter avec grand plaisir de cette collation.

Bon, ça ne fait que deux jours que je fais l'étape fractionnement, peut-être que je me plante complètement, on verra. Si ça me fait surgir des eme, je reviendrais ici.

 

 

AguaMaria
Marraine

Pommedereinette, je n'ai pas très bien réussi le fractionnement non plus, parce que je déteste manger tout le temps. Ça me donne l'impression de mal m'alimenter et le plaisir n'est pas au rendez vous comme quand je mange un vrai repas. Par contre j'ai utilisé cet exercice pour fractionner les portions en vue que ma faim arrive juste pour le prochain repas. Cela fait en sorte que je peux avoir faim en même temps que mes enfants ou mes amis.

Mais jamais je n'ai réduit mes portions. J'apprends à en jeter plutôt (pas facile) la quantité qu'il faut pour que j'aie faim au repas suivant. Mais j'ai toujours une petite anxiété quand il n'y en a pas assez dans mon assiette. C'est comme une façon de rassurer ma petite fille intérieur.... Une façon de lui dire qu'elle pourra en manger autant qu'elle a faim ;-). Je me dis qu'un jour elle saura que je ne la laisse plus mourir de faim.

 

www.pourlamourdolga.com

lore.
Abonné

j'avais dit que je reviendrai en cas d'eme,

alors me revoilà : j'ai bien tenu le fractionnement pendant 4 jours et le 5ème, plus rien, tout s'est envolé, juste l'envie de manger qui est revenue. Il faut dire que point de vue stress, mon boulot me donne de quoi en ce moment.

Hier, après avoir mangé sous le coup d'une eme de fin de repas, j'ai retrouvé la sensation de ventre trop rempli et ça m'a presque fait plaisir, comme si je me retrouvais.

Ce soir, même type d'eme mais cette fois la même sensation de ventre trop plein me fait horreur, comme le signe d'une sorte d'esclavage dont on ne peut jamais sortir.

Peut-être que j'ai voulu en faire trop avec le fractionnement et voilà que mon corps se rebelle : je ferais bien de l'écouter car s'il m'empêche de continuer sur ma lancée c'est qu'il a dû sentir que je repartais sur mes grands chevaux de la restriction cognitive.

Eh ben y'a du boulot !

izabelle
Animatrice forum

oui, trop est l'ennemi du bien 

en même temps le fractionnement ne dure qu'une semaine, donc bientôt fini

ensuite il faut en tirer les enseignements, pour ajuster au mieux ta sensation de satiété, et effectivement arriver au juste dosage afin d'éviter la restriction et de pouvoir répondre à ses sensations

JolieRonde.
Abonné

Bonsoir,

Je viens apporter mon petit grain d'sel contradictoire, est-ce que ça va avancer le shmilbick ? no lo sé !

L'étape de fractionnement avait été une vraie révélation pour moi et assez facile finalement, contrairement à l'étape tester la petite, moyenne, grande faim. Pendant l'étape de fractionnement, même si j'avais peur d'avoir faim, je savais que j'allais pouvoir m'autoriser une collation au moins 1 heures après le repas si j'éprouvais de la faim. D'ailleurs c'est comme ça que j'ai découvert que je mangeais au delà de ma faim et que j'ai découvert qu'en fait, notamment le repas de midi, j'avais vraiment besoin de manger 3 fois rien pour arriver à satiété. En +, ça m'a fait + apprécier le dessert lorsque je le mangeais lors de la collation.

Cette étape a été très très enrichissante pour moi, j'ai appris beaucoup sur ma façon de manger, comment je mangeais, la quantité et ça m'a vraiment permis d'être connectée avec mes sensations. D'ailleurs, j'appréciais cette sensation de GRANDE PLENITUDE dès que j'avais mangé à satiété.

Petit à petit, avec le temps, j'ai voulu revivre cette sensation de plénitude, donc il m'arrive encore parfois de fractionner mes repas. J'y arrive surtout pour le repas du midi. Je reconnais que pour les repas du soir, il m'ait beaucoup + difficile de ne pas aller au delà de mes sensations. Je ne fais pas forcément des dépassements énormes (encore que le week end c'est pire), mais je mange souvent par tentation, par fatigue (donc pas envie de m'écouter, juste d'être un robot), parfois pour me réconforter-soulager.

Donc pour répondre plus précisemment à Pommedereinette, selon moi c'est vraiment lié avec le fait qu'on a tellement vécu dans la restriction que la peur de revivre le manque est très forte. Lors des régimes, la faim était étroitement liée avec le manque, la restriction, le controle. Notre corps avait faim, il nous le criait mais on préférait la restriction cognitive à l'écoute de nos sensations. Oui tu as raison, pleine conscience, pleine conscience pleine conscience. Cela m'a permis de me rapprocher de mes sensations, de faire confiance à mon corps, de le rassurer, de rendre vivable des émotions que je suis allée identifier et que j'ai fini par accepter, des peurs qui ont fini par se détacher.

Nicole44.
Abonné

Merci, JolieRonde, pour ton témoignage. Ca m'aide beaucoup.

De mon côté, le fractionnement (sur lequel je traîne depuis des semaines) a effectivement fait remonter les vieux démons de la restriction cognitive.... Je pensais en avoir pris conscience, jusqu'à ce que je lise ton intervention, où tu estimes "avoir le droit" de prendre une collation dès UNE heure APRES la prise de ton déjeuner ! Je viens de réaliser que je l'appliquais jusqu'ici, ma restriction cognitive !... Je me disais qu'il "fallait" quand même attendre au moins trois heures, pour "terminer ma digestion", avant de m'autoriser à avoir le droit d'avoir faim ! ;o) ! D'où une partie de mes difficultés avec ces exercices...

Cela dit, ce w.-e. je ne suis pas chez moi, mais juste en compagnie de mes parents (assez âgés), et hier soir, à ma grande surprise, j'ai ECOUTE ma faim -- ou plutôt, mon manque de faim -- en limitant mon dîner à une soupe et un yaourt. J'étais suffisamment détachée de l'ambiance familiale (avec mes enfants) habituelle pour pouvoir m'écouter, mais j'ai passé mon temps à me féliciter et je pense souvent -- et avec satisfaction ! -- à ce qu'il s'est passé hier soir...

Je n'arrive pas encore à voir très bien d'où vient, chez moi, ce sens de l'imitation, c-à-d. que je mange quand "on mange" (avec mes enfants) et qu'avec mes parents, qui ont tendance à ne pas manger le soir, je me pose au moins la question de savoir si moi, j'ai faim (et du coup, je continue en écoutant mon corps). A travailler encore, donc...

Un très bon dimanche à tou(te)s !

JolieRonde.
Abonné

Bravo Nicole44 ^_^

Oui tu as raison de te féliciter, de profiter du moment présent et de profiter de ces moments lorsque tu réussis des étapes, car petit à petit ces réussites deviennent de + en + présentes dans notre vie.

"S'autoriser à" est super important, je l'ai réalisé avec le temps entre LC et les exercices de Pleine Conscience, m'autoriser à manger quand j'ai faim et pas par obligation sociale, pas parce que c'est l'heure qu'on a toujours apprise (de toutes façons au fur et à mesure, sa faim correspond à l'heure des repas), pas juste "parce que c'est comme ça" qui correspond à une éducation tellement ancrée qu'il est ensuite difficile de s'en détacher, mais pas impossible.

Il en va de même avec les sensations, les émotions, les pensées. Le fait de s'autoriser à ressentir ce que l'on ressent me soulage beaucoup, je me sens + au présent et + présente. Pour l'instant ça n'est pas quelque chose que je fais de manière inconsciente. J'ai encore besoin de me dire "je m'autorise à", j'ai besoin de m'arrêter quelques secondes pour faire le point mais bon je trouve ça déjà très bien.

Je suis un peu comme toi lorsque tu parles de te laisser entrainer par les autres (pour toi les enfants). Parfois, le soir, parce que mon compagnon a faim, alors je me laisse tenter et il m'arrive de manger comme lui juste parce qu'on partage un moment convivial, agréable et j'en oublie d'écouter mes sensations. Ceci avec le temps, j'arrive parfois à ré-ajuster ce comportement.

 

Pour le fractionnement, je me rappelle maintenant qu'au début de cette épreuve, ce dont j'avais peur c'est de ne pas ressentir la faim pour pouvoir manger ! Comme si cette sensation n'allait pas revenir. Avec le temps, j'ai appris à faire confiance à mon corps et à le laisser gouverner mes sensations, plutôt que mon mental.

Ce qui m'a aidé c'est de prendre cette étape comme une sorte de jeu. Je m'étais dit "tiens c'est intéressant cette étape, je vais expérimenter", comme une chercheuse !  J'avais envie de vivre l'expérience. Je trouvais ça ludique. C'est ma manière à moi de rendre l'étape faisable et de la rendre un peu légère parce que c'est vrai que ça réveille pas mal de "démons".

Voilà :)

Bon dimanche :)

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