Motivation et freins... - 19092013

mavo.
Marraine
Je vais me permettre de recopier ici un billet de blog, j'ai besoin de vos lumières. Mon histoire à moi, c'est une prise de poids plutôt vers l'adolescence. L'âge où on devient une femme, où on se confronte à la sexualité, très tabou pour moi à l'époque. L'âge peut-être où je pouvais devenir rivale de ma mère. L'âge où la séduction m'est apparue comme un danger aussi. Bref ! L'idée construite à cette époque (ou peut-être même bien avant ?), c'est qu'on ne peut pas séduire quand on est grosse, on ne peut pas être belle. Je sais bien, rationnellement, que cette pensée est fausse, j'ai des tas de raisons de savoir que c'est faux. Mais cette pensée est toujours solidement ancrée en moi. Je suis moche parce que je suis grosse. Typiquement le genre de pensée sur laquelle je pourrais défusionner. Le truc, c'est que c'est très archaïque, profond, ancré : ce n'est même pas un discours interne, c'est une sorte de certitude, encore un cran en dessous des certitudes... Je veux dire que ce n'est même pas une pensée que je formule, c'est une sorte d'évidence. Pas facile de défusionner. La question que je me pose ce soir est la suivante : que faire si dans le fond, je n'ai pas envie de maigrir ? Enfin plutôt : que faire contre un frein très puissant, très ancré, contre un interdit fondamental ? (Ne pas maigrir pour ne pas être belle pour ne pas séduire, en gros) Je crois que je sais à peu près bien comment faire pour perdre du poids, en écoutant mes sensations. C'est juste que je ne le fais pas. Plus exactement, je n'ai été capable de le faire que lorsque j'avais une motivation profonde. Dans un cas une séparation et l'envie de renouer avec la séduction, dans l'autre un mariage. Mon dieu que cela me parait vain, de l'écrire ! Vive l'anonymat du web... Bref (encore !). Le reste du temps, quand tout va "normalement" dans ma vie, c'est comme si au plus profond de moi, je considère que je n'ai pas besoin d'être belle, de séduire. Ce n'est pas prioritaire. C'est futile... voire dangereux. Petite, on ne me demandait pas d'être belle, on me demandait d'être intelligente. Donc : défaut de motivation. Pourquoi suis-je ici, alors ? Pourquoi passer autant de temps, d'argent, d'énergie, des années de régime, des années de psy, etc... ? C'est quand même bien qu'il y a aussi une partie de moi qui veux maigrir : pour pouvoir m'acheter des fringues qui me plaisent, pour pouvoir séduire, oui, aussi, même si je suis mariée et heureuse en couple, pour ma santé, pour ma fille... J'en ai plein, des raisons. Donc j'ai un pied sur le frein, l'autre sur l'accélérateur. Ben ça n'avance pas (bonne nouvelle, ça ne recule pas non plus ! Gardons le sourire !). Voilà, je sais qu'il a déjà été question de freins mais j'avais besoin de revenir sur ces sujets. C'est assez confus, c'est très "auto-analyse de ma petite vie"... Mais ça m'intéresse drôlement d'avoir vos avis !

Commentaires

Noelle
Marraine

bonjour Mavo 

je suis sure que tu auras des avis avisés des pro de la defusion, en attendant ,  il me semble que tu souhaiterais  faire contre (cette pensee envahissante et tres ancrée)

je te cite :

 que faire contre un frein très puissant, très ancré, contre un interdit fondamental ? (Ne pas maigrir pour ne pas être belle pour ne pas séduire, en gros)

 

alors que ,justement , l'idee de la defusion c'est de laisser cette pensee que tu as identifiée,( et là, dejà, l'identifier et la presenter comme tu le fais, c'est   un tres grand pas, qui fait bouger les limites), reconnaitre cette pensee et ne pas faire contre ,  accepter que cette pensée ce n'est pas toi, que c'est juste une pensée,

ce "ne pas faire contre" a ete une revelation pour moi qui cherchais a me battre contre des pensees automatiques du genre je n'y arriverai jamais, je ne suis pas a la hauteur , je suis grosse etc.. j'en ai une collection sur mes etagères

 

je te souhaite une bonne journée

izabelle
Animatrice forum

coucou

si je comprends bien,  tu es  sous l'injonction   de   "ne pas être trop belle pour séduire tout ce qui bouge"

alors là, bienvenue au club !

pourtant, moi je t'assure que l'idée  être belle = être mince   n'est pas du tout ancré dans ma tête,   parce que j'ai un mari qui passe son temps à me dire que je suis belle bien que je sois toujours en surpoids

bon ceci dit, il voudrait que je maigrisse, en même temps ça lui fait un peu peur car en effet il pense que si je suis mince tous les hommes tomberont à mes pieds (ce qui est totalement faux puisque j'ai été mince et cela n'a jamais eu cet effet)

 

donc je comprends bien ta problématique je pense

j'ai longtemps pensé que cette problématique m'empêchait de maigrir, mais récemment je me suis aperçue que c'était englobé dans qqchse de plus vaste, dans une idée de protection en général

à cause de mon hypersensibilité, je reçois les stimuli du monde extérieur de façon amplifiée, et pour ma part je ressens beaucoup les sentiments des autres, voire les désirs, et tout un tas d'angoisses et compagnie... dans mon travail, c'est plutôt un atout, mais au quotidient c'est juste usant, en fait,  à moins de se protéger

quand je me sonde pour comprendre pourquoi mon comportement alimentaire est encore très irrégulier (phases normales et dès que je commence à maigrir, EME gratinées),  je vois cette peur de perdre cette protection-là

d'ailleurs, cela fait sens pour moi, car la seule fois où j'ai perdu du poids réellement (et où j'ai finalement été mince) c'était quand je ne voyais personne ou presque,  au fin fond de la campagne, aucune vie sociale, pas de travail sauf celui de m'occuper de ma fille, petite à l'époque...

là je n'avais plus vraiment besoin de protection, j'avais un calme insensé....  mais bon dès que j'ai retravaillé, j'ai repris cette "protection"

 

tout ça, ce que je te dis, ce n'est pas pour raconter ma vie, mais c'est pour dire  que ce n'est pas forcément de l'ordre des pensées, ton frein,  c'est peut-être ta sensibilité qui te fait ressentir les émotions des autres,  et notamment le désir masculin,  et cela est trop "dangereux" peut-être  pour la personne en toi qui veut maitriser, cadrer, se protéger....   alors celle-là  préfère la sécurité du connu  à ce grand danger de perdre sa carapace de graisse

 

c'est une problématique que j'ai beaucoup dans la tête actuellement et je n'ai pas de réponse à t'apporter

pour ma part j'essaie de simplement prendre conscience de ces "peurs" quand elles se manifestent....  en fait c'est surtout les EME qui permettent de me faire prendre conscience de ces peurs, notamment les EME de fin de repas,  où j'ai toujours cette "angoisse"  de maigrir

donc j'essaie de l'accueillir, simplement, pas toujours parce qu'il faut y aller doucement quand même, et me dire  "ok j'ai peur, j'ai peur de me mettre à nu"   et voilà, juste rester avec cette peur

parce que je ne vais pas la raisonner, lui faire comprendre par preuve A + B que je ne risque rien à perdre 5 kg, que j'ai déjà pesé  10 kg de moins et cela ne m'avait pas mis en danger....

en fait, ça serait lui donner trop d'importance, et elle en a déjà beaucoup d'importance, j'essaie de la respecter car je sais que c'est elle qui m'a préservé depuis toutes ces années et m'a permis de construire ma vie en gérant ma sensiblité

aujourd'hui simplement, je la mets en lumière, la lumière de ma conscience en qq sorte, et ça c'est dur  parce que je peux très vite me juger d'être si sensible et d'avoir tant de peurs, mais c'est le passage obligé pour que cette peur ne dicte plus ma vie et notamment ma façon de manger

je ressens aussi un très grand bonheur, après, quand je n'obéis pas à mes EME de fin de repas.....  un bonheur bien plus profond que le contentement de cette peur

mais je ne suis pas encore capable d'y répondre tout le temps,  alors pour l'instant, je fais au mieux  et j'essaie d'avoir conscience au maximum le plus possible

 

voilà, j'espère que je n'étais pas "hors-sujet"   mais je fais confiance à mon intuition

lorraine
Marraine

Bonsoir Mavo,

Je comprends quand tu parles d'évidence "........... Mais cette pensée est toujours solidement ancrée en moi. Je suis moche parce que je suis grosse..............." Je le ressens pour d'autres aspects liés à des matraquages parentaux  récurrents que j'ai docilement écoutés  (doute profond  sur mes avis et idées qui finit toujours par revenir "parceque les Autres ont quoiqu'il en soit toujours raison" ).

Quand même de savoir " côté tête" que c'est faux c'est déjà un début pour réduire la souffrance (c'est à dire savoir que c'est une penséee et pas la vérité)  Et dans une idée d'acceptation de ce qui est, il se peut aussiqu'il y a des aspects de notre personnalité qui resteront définitivement fragiles ou non réglés émotionnellement même en travaillant dessus parce que justement c'est tellement archaique.....Et que finalement ce n'est pas si grave que ça si c'est pas complètement résolu (sauf si grande souffrance) , c'est ce qui fait que nous sommes "nous"...

"........Petite, on ne me demandait pas d'être belle, on me demandait d'être intelligente" (d'ailleurs en début de post tu en parles " L'âge peut-être où je pouvais devenir rivale de ma mère. L'âge où la séduction m'est apparue comme un danger aussi.") : n'y a t-il pas là à rechercher les raisons profondes de ce frein à la séduction (si toutefois tu veux absolument trouver....) ?.....=  place dans la famille, dans la fratrie, // à la mère //au père ? relation de tes parents entre eux, , quelles croyances et vérités construites en toi dans l'enfance voire la toute petite enfance ..etc .....Sais tu pourquoi on te demandait d'être intelligente plutôt que belle ? par exemple de quoi se protégeaient ta mère/ton père en te disant/ressassant cela ? de quoi se enorgueillaient-ils ?lesquelles de leurs idées respectaient-ils en te demandant cela ?...........Et comment devaient être respectivement tes frères et soeurs ? etc......... Es tu devenue intelligente comme ils le souhaitaient ? 

 

Peut être , pour de bon, n'as tu pas plus envie de maigrir que ça. Tu parles de maigrir pour séduire : séduire qui ? Tu dis que tu es heureuse en couple, j'imagine que ton chéri t'accepte telle que tu es.......La santé ? actuellement as tu des soucis de santé liés au poids ? .......Et arrive t-on toujours à s'opposer à nos parents à leurs désirs (qui ne te voulaient pas belle donc mince dans ton esprit) ?

mon expérience pour illustrer ce propos : Me concernant je sais que je me satisfais de mon 44 actuel. Je n'ai pas besoin/envie  de moins pour tant je suis ronde...Peser moins peut être serai je plus jolie, et je crois que c'est possible//poids de forme (3 kilos env.)  mais cela me demanderait trop d'efforts actuellement, trop de violence qui se retournerait , j'en ai peur, en boomerang. Ca veut dire aussi que petit à petit j'accepte de ne pas être parfaite à vouloir absolument arriver à maitriser la perte de poids....

 

Voilà pour mes  p'tit avis et témoignage , espérant avoir pu me faire comprendre

mavo.
Marraine
Merci aux trois marraines les bonnes fées ! Quelques réponses qui me viennent... Sur les racines, les raisons plus profondes, Lorraine, j'ai quelque idées là dessus (beaucoup liées à ma mère, qui je pense a servi de transmetteur de ce qui venait de sa propre mère... Et à ce niveau, un problème de viol, je pense). J'ai quelques idées mais à vrai dire, je suis une fan du "ici et maintenant" et moins des approches très analytiques. J'ai quelques pistes, ça me suffit. Ici et maintenant, donc, la question qui se pose, en effet, c'est ai-je envie de maigrir plus ? J'en suis à un 46. Bon effectivement ma santé n'est pas directement impactee mais si je ne stabilise pas mon rapport à l'alimentation, je vais non pas maigrir, mais grossir et là ça se compliquera. Et puis il y a ma fille, motivation profonde pour moi pour avancer sur ce sujet. Et puis mince (ahaha !) ça fait 25 ans que ça me saoule, j'aimerais bien avancer ! Izabelle ce que tu dis me faisait me demander : comment fait-elle pour repérer la peur de maigrir ? Jamais je ne formule "j'ai envie de manger car j'ai peur de maigrir". Et là, c'est apparu comme une évidence : en fait, quand j'ai envie de trop manger, et qu'il n'y a pas de contexte émotionnel particulier, eh bien c'est sans doute la peur de maigrir qui se manifeste. Noëlle, complètement d'accord, le travail d'acceptation est encore à faire... En fait, toutes vos réponses me renvoient au thème du lâcher-prise, qui reste encore et toujours un enjeu majeur pour moi ! Merci infiniment !!
izabelle
Animatrice forum

oui je n'ai pas repéré cette peur de maigrir du premier coup,  mais ça m'arrive assez souvent de manger naturellement à satiété, d'être bien, légère, sans faim, en ayant peu mangé le soir parce qu'en effet j'avais fait mon sas de transition et que je n'avais pas besoin de manger qq émotions

mais soudain, un genre de pulsion à manger.....  juste la quantité nécessaire en fait  pour maintenir mon poids actuel....

je suis redoutablement stable, du coup, depuis un petit moment, mais avec un comportement alimentaire pas encore régulé

je sens bien que ce sont des peurs, qui me poussent à rajouter toujours ce petit "plus" à la fin des repas

 

donc il faut y aller en douceur, et je pense se centrer surtout sur le comportement alimentaire,  ou du moins reporter toujours notre attention là-dessus....   et se donner les moyens bien sûr

 

avec le sas de transition début de soirée, je pense me donner plus les moyens qu'avant, après ça n'empêche pas la peur de maigrir, mais je pense que peu à peu je vais me familiariser avec elle, l'apprisoiver gentil toutou...

Minoque.
Ancien abonné

Coucou ! Juste une minuscule intervention, pour dire que cette peur de magrir Mavo, effectivement, ne se dit pas en "j'ai peur de devenir mince et belle", pour moi non plus ;-) mais plutôt en une remise à niveau en mangeant plus que la satiété voir en dehors d'avoir faim, c'est un peu : je mange pour faire le plein :-) par peur  de contenir moins = par peur de mincir... Je me fais marrer toute seule, car c'est juste une autre façon de dire la même chose qu'Izabelle :-) Pour moi c'est encore autre chose qu'une EME mais c'est lié, bon je coupe les cheveux en 4 là, on s'en fout si c'est une EME ou pas, la clé c'est s'observer je trouve...  je m'observe et je me retrouve.. ;-)

Il y a aussi pleins de ressources à lire dans les dossiers LC sur ce sujet et ceux qui l'approchent, la peur de séduire entre autres...

Bon allez bon w-e à vous toutes !

Patience
Marraine

Petite intervention de ma part également par rapport à ce lien entre le poids (perte/prise) et la séduction.

J'avais participé à une journée de travail avec le Dr A. en mars dernier. Il avait noté que cette question taraudait pas mal d'entre nous ; et il comptait organiser une journée spécialement sur ce thème.
Alors si ça t'intéresse, guette les dates sur le site... Peut-être y trouveras-tu des pistes concernant ce fameux "frein" à l'amaigrissement...

Pour le reste, je ne rentrerai dans aucune analyse : tout a certainement bien été décortiqué, et par toi, et par nos marraines LC ! :-)

Je suis moi aussi inquiète par rapport à cette notion de séduction. Juste une "anecdote".
Une fois j'ai fait un rêve. J'étais mince. Et alors, je me retrouvais totalement nue au milieu d'une arène. Une foule incroyable dans les gradins hurlait en me jetant des pierres. Moi je recevais la douleur sur mon corps, en larmes, incapable de me défendre...

Pour celles et ceux qui sont spécialistes de l'analyse des rêves... !!

izabelle
Animatrice forum

ah bah dis donc ton rêve il est limpide quand même !!!

ton surpoids te sert de protection, de carapace qui aborbe la méchanceté du monde.....du moins je le ressens comme ça

 

je crois que lorsqu'on aura trouvé d'autres façons de se protéger,  celle-là n'aura plus d'utilité et les freins se débloqueront

une bonne façon de se protéger, c'est de savoir dire non

y'a un livre sur le sujet, pas lu, donc je ne sais pas si c'est bien, mais voilà un lien pour lire un extrait :

//www.sogides.com/medias/2/2/feuilleteur/9782761933513/9782761933513.html

 

ensuite pour moi, je travaille beaucoup en ce moment le "dosage" de mon exposition aux stimulations stressantes....  avec le sas de transition de début de soirée, avec plein de pleine conscience dedans, sans que ça soit une corvée, enfin.....

en ne prenant pas deux rdv stressants le même jour

en ayant des moments de calme et de solitude pour récupérer

 

je crois que lorsqu'on pourra vraiment se protéger,  la carapace fondra d'elle-même, non???   l'espoir fait vivre

lorraine
Marraine

Coucou tout le monde,

Ce fil de discussion continue à me passionner ....(Merci à toutes)

et à me parler...en particulier le sujet de la peur

Pas la peur de maigrir ni de la séduction (en tous les cas je ne les ressens pas ) mais la peur de mourir, de la guerre, de perdre ma fille, du dentiste, de la maladie, de ne pas être à la hauteur , de reprendre les kilos perdus (voilà pour celles que j'ai identifiées mais... !)..Je pense aussi que les douleurs aux épaules/cervicales actuelles  traduisent  ces "crispations" , et  mes  EME de fin de repas notamment  viennent de là.....

Cette peur  de regrossir que je ressentais à la fin du programme LC en juin 2012 , avait disparu et est revenue depuis 2 mois , se mélanger à toutes les peurs anxiété/inquiétude/angoisse énumérées...je ne sais pas comment la nommer.....??? ?

Bref, rien qui ne puisse pas se vivre, et je vois bien qu'encore j'avance et je "grandis" (et c'est génial) mais en attendant......frown

Et je ne sais pas pourquoi mais la rpc assise ça fait plusieurs jours que j'ai du mal à m'y remettre.....Peut être pour mieux mettre en évidence ce qu'il y a à travailler encore....?????  ou encore, car je sais que je vais m'y remettre (pour bien apprendre l'importance de l'instant présent et freiner l'anxiété  ????)...

Alors : je me mets dans la lecture de "la peur et la mort" acheté il  y a quelques mois de Tcich Nhat Hanh....Il y a des idées intéressantes (tout ne me parle pas car je ne suis pas bouddiste) Je crois que je vais aussi acheter le dernier livre qu'il a écrit "la peur" et peut être aussi celui sur l'hypersensibilité sous titrée la peur de la peur (dont tu parlais Iza)  Je pense que je peux aussi y trouver des pistes....

Bref , si vous avez des idées, des témoignages je veux bien les recevoir.  Y a t-il un fil sur la peur ?

D'avance merci heart

Fabienne

izabelle
Animatrice forum

sur la peur, tu as le livre de Russ Harris, qui s'appelle "le grand saut"

il parle de dompter la peur comme un étalon sauvage,  d'envisager l'adrénaline comme un cadeau, en quelque sorte, puisqu'elle nous prépare à des meilleures performances

 

perso je suis assaillie de peurs en permanence, dont la plupart tout à fait irrationnelles

je crois que j'ai passé ma vie à tenter de les mettre à distance et me rassurer

aujourd'hui j'arrête, j'essaie de le vivre et c'est assez effrayant le nombre qui se présentent chaque jour, pour des riens, pour des humeurs qui passent près de moi, pour l'idée d'un malentendu qui pourrrait éventuellement avoir lieu entre des personnes extérieures....

bref, je crois que le mieux c'est encore de les vivre, la RPC nous aide bien à ça, mais personnellement, quand une peur me saisit, pour pouvoir la supporter et la vivre, je me concentre essentiellement sur la sensation physique qu'elle me procure

et surtout je dirais que le plus important est d'arrêter de se juger ou se culpabiliser d'avoir ces peurs-là,   le livre d'Elaine Aron est celui de l'hypersensibilité, c'est vrai qu'au début j'ai trouvé un peu bizarre ce sous-titre français   "ces gens qui ont peur d'avoir peur",  parce que le titre anglais, c'est simplement "higly sensitive person",  mais c'est vrai qu'en m'analysant, je pense bien qu'à ce jour, j'ai bien peur d'avoir peur

mais pour avoir lu pour l'instant la moitié du bouquin, en anglais,  je n'y trouve aucune référence à la peur pour l'instant, je dis ça pour pas que tu sois déçue, de ce que j'ai lu, ça parle vraiment surtout de l'hypersensibilité

lorraine
Marraine

Merci zabelle de ton écoute, elle m'apporte du  réconfort

Oh que ça me rassure  que tu aies aussi des peurs et que tu me le dises en réponse à mon post...Du coup, les miennes m'apparaissent comme "plus normales" c'est vrai que je me jugeais un peu idiote ..

Je me savais   anxieuse, je m'étais apaisée et ça revient.....Mais entre peur, anxiété, angoisse, je suis un peu perdue Est ce que c'est une notre  nature anxieuse qui nous fait avoir des peurs , des angoisses ? (je suis en train de me dire que je suis idiote de me poser ces questions)...Ah la "ma" dame bienveillance est partie en vacances

Se concentrer ( ou en tous les cas la ressentir)  sur la sensation physique de la peur, oui...dans rpc j'inclus aussi  l'observation de mes sensations corporelles...et je suis de plus convaincue que mes raideurs cervicales  peuvent avoir à voir avec les émotions liées à la  peur

Possible aussi que cette anxiété/peur soit ravivée par les fortes sollicitations professionnelles emotionnellement très fortes connues cette année...J'ai expérimenté des situations inconnues jusque là  Alors je me dis mais sans certitude aucune que le sujet de l'hypersensibilité peut me concerner....(Je crois que je suis une sensible émotive qui avec l'âge s'est un peu "durcie", obligée aussi pour me protéger des situations de boulot) A voir, pas d'achat de livre compulsif smiley

En tous les cas, le livre de Russ Harris, je pense que je vais le commander, j'y vais de ce pas....

Bonne nuit, bises

 

Noisette.
Abonné

Merci, Mavo, d'avoir lancé ce sujet. C'est une question que je me pose depuis longtemps : à la fois, le lien entre le poids et la peur de séduire, et le désir de manger pour ne pas maigrir, du coup.

Ce qui m'interpelle aussi, dans les autres réponses, c'est cette histoire de protection, à laquelle j'ai aussi pas mal réfléchi. Oui, la peur, comme en parle Thich Nhat Hanh, la peur qui gouverne le monde. Il y a quelques années, j'étais persuadée d'avoir trouvé là la clef : m'envelopper pour me protéger des attaques émotionnelles et aussi pour prendre plus de place, affirmer ma présence au monde. J'ai compris ça, j'y ai travaillé. Aujourd'hui, j'ai de la présence sans problème, on ne me marche pas sur les pieds facilement, j'ai appris à dire non aussi, à poser des limites, à reconnaitre mes besoins, à obtenir ce qui m'est nécessaire, à distinguer ce qui vaut vraiment la peine de se battre et à accepter de renoncer souvent parce que "il faut choisir entre avoir raison et être heureux" (comme disait Gandhi, je crois). J'ai appris à gérer mes émotions, à reconnaitre celles des autres, et je sais même, la plupart du temps, voir que certaines émotions qui m'envahissent ne sont pas à moi mais à une personne proche ou à un groupe qui m'entoure. Beaucoup appris, donc.... Aujourd'hui, je suis heureuse la plupart du temps. Mais le poids est toujours là. Il a même augmenté avec les années.

Je suis persuadée que quand on maintient une mauvaise habitude c'est qu'on y trouve des bénéfices cachés.

Alors, à quoi le poids peut-il encore bien me servir ?

mavo.
Marraine
Patience, ton rêve, effectivement, c'est assez frappant ! Et toi, dans quel état te sentais-tu, quand tu t'es réveillée ? C'est très intéressant de dériver sur les peurs. Très très très souvent, quand je m'interroge sur un état émotionnel, la première réponse qui me vient, c'est la peur. Ça m'étonne moi-même, d'ailleurs, parce que je ne me vois pas comme une fille "peureuse" mais plutôt comme une sorte de guerrière ! Même surprise au boulot : globalement ça marche bien (en bonne perfectionniste, je m'assure de toujours tout faire aux petits oignons, donc évidemment ça marche bien...). Et globalement aussi, rationnellement, je connais ma valeur professionnelle. Et pourtant, souvent, quand je reçois un mail dont je ne comprends pas l'objet par exemple, ma première pensée c'est que j'ai dû faire une bêtise, qu'on va me faire un reproche. Le livre sur l'hypersensibilité me parle non pas tellement par son thème, mais par son titre : la peur d'avoir peur, je comprends super bien ! D'ailleurs je déteste regarder des films violents ou d'horreur, je n'aime pas avoir peur. Donc bon, voilà, en fait de Xena, je suis une sacrée trouillarde ! Il est tard, il faudra que je revienne sur tout ça ! Izabelle, le lien sur le livre sur le savoir dire non ne fonctionne pas ici, tu peux me donner le titre ?
lorraine
Marraine

Patience,

Allez, je dépasse ma peur de dire des bêtises plus grosses que moi  (et une peur de plus, une) ,  je vais te dire ce que m'inspire ton post et ta phrase "Je suis moi aussi inquiète par rapport à cette notion de séduction"

D'accord avec la notion d'enveloppe corporelle massive  comme d'une carapace pour se protéger,  se protéger de la méchanceté du monde

Et aussi,

Certaines personnes de la rue sans chez soi utilisent leur odeur, leur crasse pour éloigner les Autres d'eux

Peut être pour se donner raison de penser qu'elles ne sont pas dignes d'intéresser les Autres et d'être aimées par eux. Ces personnes ont connu pour une grande majorité d'entre elles des ruptures familiales, affectives et autres carences qui fragilisent/fissurent  leur estime d'eux même et développent en elles l'idéée qu'elles ne sont ni valables ni aimables

Quand on est mince et belle ( pour reprendre la croyance énoncée par Mavo) on plait forcément (desfois que pour notre plastique d'ailleurs et cela pourrait être un problème ), alors pourquoi se faire linchée ? Parce que tu ne te sens pas digne d'être aimée ? Tu ne veux pas plaire que pour ton physique ?Peur ancestrale d'affronter les Autres ? juste les hommes ? Peur d'aimer par peur d'être laissée (peur abandonnique archaique)  ? peur de s'abandonner physiquement dans les bras d'un homme ? peur de la jouissance ? peur de ne pas plaire ? peur d'être submerger par les émotions procurées par la rencontre amoureuse avec l'Autre ?...................etc   etc ................................

Mon témoignage pour illustrer :

Quand j'étais mince et belle (parceque j'avais alors 15/20 ans de moins et idem pour les kilos) , j'avais peur de l'amour, j'avais peur de l'engagement amoureux (je n'en avais pas conscience à ce moment là), je ne me sentais pas digne d'être aimée non plus ("que pouvait-on bien trouver de bien chez moi à part mes attributs sexuels et autres organes physiques ?", )Deux de mes amies ont  eu du mal avec leur histoires d'amour....Notamment une : très mince, elle prend un grand soin d'elle même, jolie  et intelligente avec une vie sociale riche  Bref, incomprésensible en apparence qu'elle puisse ne pas avoir ni de vie affective ni même simplement de vie sexuelle.......En travail avec/sur elle même pour comprendre et passer à autre chose, elle le rattache à son père affreux jojo, histoire dans laquelle elle est encore empêtrée........Elle dit d'ailleurs être morte de trouille de re-commencer une histoire d'amour (peur de continuer toujours les mêmes erreurs de discernement)

Que ne pas pouvoir/vouloir  maigrir puisse correspondre à une peur de séduire, tout à fait plausible, bien sûr. Ce que je sais aussi que si maintenant je devais pour une raison pour une autre me retrouver célibataire, je finirai par chercher à séduire à nouveau et ce avec mes kilos en trop et mon intuition me dit que je trouverai.....Punaise, il n'y a pas que les atouts physiques, même que les rondeurs peuvent être des atouts ! Maintenant je sais que je suis Aimable (j'aurai attendu 40 ans pour le savoir), même si des doutes viennent me tarauder desfois, je sais aussi que je suis quelqu'un de valeur (nous toutes et tous autant que nous sommes)

Alors, voilà, je ne sais pas si ce que je viens de raconter peut te servir de pistes de réflexion éventuelle, parce que mon idée est là...Si je me suis complètement plantée merci de ne pas m'en tenir rigueur

Patience
Marraine

[quote=mavo]Patience, ton rêve, effectivement, c'est assez frappant ! Et toi, dans quel état te sentais-tu, quand tu t'es réveillée ? C'est très intéressant de dériver sur les peurs. Très très très souvent, quand je m'interroge sur un état émotionnel, la première réponse qui me vient, c'est la peur. Ça m'étonne moi-même, d'ailleurs, parce que je ne me vois pas comme une fille "peureuse" mais plutôt comme une sorte de guerrière ! Même surprise au boulot : globalement ça marche bien (en bonne perfectionniste, je m'assure de toujours tout faire aux petits oignons, donc évidemment ça marche bien...). Et globalement aussi, rationnellement, je connais ma valeur professionnelle. Et pourtant, souvent, quand je reçois un mail dont je ne comprends pas l'objet par exemple, ma première pensée c'est que j'ai dû faire une bêtise, qu'on va me faire un reproche. Le livre sur l'hypersensibilité me parle non pas tellement par son thème, mais par son titre : la peur d'avoir peur, je comprends super bien ! D'ailleurs je déteste regarder des films violents ou d'horreur, je n'aime pas avoir peur. Donc bon, voilà, en fait de Xena, je suis une sacrée trouillarde ! Il est tard, il faudra que je revienne sur tout ça ! Izabelle, le lien sur le livre sur le savoir dire non ne fonctionne pas ici, tu peux me donner le titre ?[/quote]

 

Mavo,

Je ne me souviens plus dans quel état j'étais en sortant de ce rêve. Mais il est on ne peut plus révélateur...

Une fois, j'avais lu/entendu quelqu'un au sujet de la protection. Grosso modo, il y a deux moyens de se protéger :
- soit en se créant une carapace comme durant une guerre (bouclier, bunker...)... donc le surpoids ;
- soit en se créant une immunité intérieure comme le corps le fait face à certaines maladies... donc l'affirmation de soi.
J'essaye d'y travailler...

Je réagis aussi à ton texte sur les peurs et ton côté guerrier ! Lorsque j'ai démarré le programme et la RPC, j'ai repéré exactement la même chose que toi. Moi qui suis vue comme une battante, une persévérante, une "dure au mal", je me découvrais peureuse ! Et cela a d'ailleurs freiné mon avancée dans le programme pendant un moment : il fallait que j'accepte le côté obscur de ma force (!) avant d'aller plus loin.

Au boulot, je suis comme toi. Je me dis d'abord que j'ai fait une bêtise, je me remets d'abord en question : c'est forcément moi la fautive, pas les autres. Mais c'est comme ça dans la vie professionnelle, dans la vie de couple, bref dans la vie tout court...

Oh la la... En me relisant, je me rends compte que cette peur en moi est énorme......... Et ça me fait peur..........
 

lorraine
Marraine

OUI, mille fois merci Mavo  d'avoir démarré ce fil de discussion ...de moi même je n'aurai jamais abordé de cette façon la question de la peur  sur les forums .

Tous ces échanges multiples qui se croisent sont d'une richesse incroyable et apportent beaucoup d'eau à mon moulin moi qui souhaite aussi (comme toi) continuer à avancer sur le chemin de ma vie....

Merci beaucoup  aussi de ton témoignage dans ton dernier post. Il m'aide à faire le point sur moi même. Et aussi, qu'est que ça me rassure de me rendre compte que je ne suis pas seule avec des peurs.....Toutes mes copines autour de moi ont tellement l'air sûres d'elles même.....Elles ont une allure de guerrière d'ailleurs, moi je ne crois pas que je fasse cet effet.....

Moi aussi quand on veut me parler/ou qu'il y a un souci  je me dis que c'est pour me faire un reproche ou que j'ai fait une erreur...C'est ce fameux doute sur ma valeur (cf. mon 1er post)  qui se repointe toujours et encore..(.Quand j'étais petite, sauf quand j'étais malade et du coup je l'étais souvent, je recevais majoritairement des mots de rejet...et ce doute sur ma valeur  je ne l'ai pas entièrement dépassé) .

Finalement je suis contente de ce post sur les peurs (j'ai beaucoup hésité j'avais peur que plus aucun post ne suive cette idée je me serai sentie bien seule)........Et si les peurs, en les acceuillant puis les appivoisant et puis en les dépassant, nous servaient aussi à nous surpasser ou en tous les cas à passer à l'action, à vivre notre vie.......

Oui, le perfectionnisme que tu évoques : on peut plaire, intéresser, être bon professionnellement  sans être parfaite....Je crois que je l'oublie.....

Je suis contente j'ai à nouveau un sujet "à cogiter" !! J'ai commandé hier  "le grand saut" de Russ Harris et "la peur de TCH pour développer cette question

Bon dimanche, bises

lorraine
Marraine

Noisette, je veux faire suite à ton post mais je te dis à plus tard . Mari et enfant m'appellent depuis 5 mn pour sortir

Bon dimanche, bises

Patience
Marraine

[quote=lorraine]

Patience,

Peut être pour se donner raison de penser qu'elles ne sont pas dignes d'intéresser les Autres et d'être aimées par eux. Ces personnes ont connu pour une grande majorité d'entre elles des ruptures familiales, affectives et autres carences qui fragilisent/fissurent  leur estime d'eux même et développent en elles l'idéée qu'elles ne sont ni valables ni aimables

Quand on est mince et belle ( pour reprendre la croyance énoncée par Mavo) on plait forcément (desfois que pour notre plastique d'ailleurs et cela pourrait être un problème ), alors pourquoi se faire linchée ? Parce que tu ne te sens pas digne d'être aimée ? Tu ne veux pas plaire que pour ton physique ?Peur ancestrale d'affronter les Autres ? juste les hommes ? Peur d'aimer par peur d'être laissée (peur abandonnique archaique)  ? peur de s'abandonner physiquement dans les bras d'un homme ? peur de la jouissance ? peur de ne pas plaire ? peur d'être submerger par les émotions procurées par la rencontre amoureuse avec l'Autre ?...................etc   etc ................................

[/quote]

 

Lorraine,

Je crois que tu ne te plantes pas en écrivant tout ça...

Oui, il y a chez moi une peur viscérale de ne pas être aimable, due à :
- une rupture familiale subie et brutale, et l'absence de mon père dès ma pré-adolescence ;
- un discours humiliant tenu longtemps par un des mes frères à mon sujet, et ce sans aucune réaction de mon entourage ;
- et certainement deux ou trois autres éléments anodins en apparence...

Oui, il y a chez moi une peur d'être laissée, une peur d'affronter l'autre, une peur de ne pas plaire, une peur de la jouissance...

J'ai conscience d'être une personne qu'on peut aimer. Mais comme je l'écrivais quelques phrases plus haut, j'ai quand même peur de ne pas l'être... ou peur que les autres ne me voient pas ainsi. Je n'en sais rien...

Mais merci pour ton post qui, je l'avoue, me brasse pas mal, là... mais qui m'amène à m'interroger...

 

lorraine
Marraine

Patience,

Tant mieux alors que mon post ait pu te servir, j'ai bien fait de prendre le risque de l'écrire smiley

"J'ai conscience d'être une personne qu'on peut aimer."

Cest une compréhension intellectuelle j'imagine...C'est déjà génial.

Petit à petit cela va devenir une évidence émotionnelle, de coeur., en y travaillant en expérimentant ..et complètement s'intégrer en toi...

En tous les cas chez moi ça fonctionne comme ça....Même si après comme je l'ai dit il y a des aspects qui restent un peu fragiles. mais après tout, où est le problème, c'est ce qui fait notre "originalité" d'humain...

N'oublie pas (n'oublions pas)  quelque soit l'émotion ressentie je (nous) peux (pouvons) la vivre

Bises heart

lorraine
Marraine

 

Noisette,

Tu écris : "Alors, à quoi le poids peut-il encore bien me servir ?"

Est ce que  être en surpoids est-il forcément -toujours- un réel  problème  ? (je ne sais pas quel est ton surpoids)

N'est ce pas desfois un problème que nous nous créons parce que nous sommes complètement conditionnées par les modes, médias et autres diktats.....? Parceque nous croyons qu'en étant minces ce sera le paradis sur terre ?

Je ne sais pas si tu es en couple....Peut être qu'il y a des liens à faire avec ta situation familiale ......

Tu écris :"Je suis persuadée que quand on maintient une mauvaise habitude c'est qu'on y trouve des bénéfices cachés."

Je crois aussi que lorsqu'il y a non changement de la situation actuelle malgré les efforts fournis pour amorcer un changement, c'est que  les avantages de la situation actuelle conviennent beaucoup et que la peur de la nouveauté prend le dessus. Ou alors que le changement convoité ....ne nous importe pas plus que ça Perdre, renoncer c'est quelque chose de particulièrement difficile (je pense notamment aux aspects professionnels et affectifs)  C'est angoissant on ne sait pas ce que l'on va gagner en échange....

Tu écris ".....J'ai appris à gérer mes émotions, à reconnaitre celles des autres, et je sais même, la plupart du temps, voir que certaines émotions qui m'envahissent ne sont pas à moi mais à une personne proche ou à un groupe qui m'entoure. Beaucoup appris, donc.... Aujourd'hui, je suis heureuse la plupart du temps. Mais le poids est toujours là. Il a même augmenté avec les années....."
 

Moi aussi j'ai appris , sinon je ne pourrai absolument pas occuper mon emploi actuel.

J'ai même réussi à maigrir (10 kgs)  Mais je fais un 44 et pas un 38/40 (ce qui me donnerait un look de mince)  .....Je prends deux kilos que je perds puis reprends..c'est un peu agaçant et je travaille dessus (comment stabiliser une fois pour toute !)Mais  si on me donnait une baguette magique, je ne voudrais pas redevenir mince, je ne désire pas maigrir ...C'est en ronde que je me sens bien maintenant..Je sais aussi que je suis à mon poids de forme (à 2 kilos près) maigrir voudrait dire me mettre en restriction .Avec LC, j'aurai fait un énorme travail d'acceptation. je sais maintenant que ma valeur ne se trouve pas dans ma plastique....Et je suis libérée de beau = synonme de minceur

Parceque l'équilibre émotionnel j'arrive à le garder en ayant compris et accepté que je suis une mangeuse émotionnelle et que la faim de coeur , et manger pour me réconforter me sont nécessaires (donc forcément je mange un peu trop) ...

 Ce matin dans ma bulle salle de bains, dans le bain, pendant deux heures à lire (moment de solitude indispensable pour me protéger, me ressourcer) je relisais des passages de Jon Kabat Zin "où tu vas tu es" notamment sur le chapitre "on ne peut pas arrêter les vagues mais on peut apprendre à surfer  " rappel (je fais court) que le stress est inhérent à notre vie..donc les histoires de peur si elles n'envahissent pas tout sont normales....En tous les cas la méditation (ou rpc de pleine conscience)  nous aide à "gérer" le stress et les tensions profondes (ce livre est très bien pour travailler sur ces aspects), en plus de parvenir à bien accueillir et identifier nos états d'âme  C'est bien pour cela que je vais m'y remettre plus assidumment.....

Où en es tu Noisette du répérage et du respect de tes sensations de faim et de sasiété ? est ce acquis ? Parceque cela pourrait aussi expliquer la non perte de poids .......?? Et// à ton poids de forme ?

"Ton"  fil Mavo  porte bien son nom : freins et accéléarations...Tout n'est pas acquis une fois pour toute....On recule pour mieux avancer.....

Bonne soirée à toutes et tous

mavo.
Marraine
J'adore toujours autant vous lire et je regrette d'être privée de temps pour vous lire plus encore. Mais bon, je prends qq minutes quand je peux. Merci de vos réponses qui m'aident à y voir plus clair, à réfléchir, à remettre en question, à questionner, à creuser. Ce fil me conduit à en ouvrir un autre ; il est ici beaucoup question de séduction, j'ai bien envie de parler sexualité avec celles ques ça intéresse. Mais je continuerai de lire ici les contributions sur les peurs, les freins... et les accélérations !
Noisette.
Abonné

Bonjour Lorraine,

Merci pour tes commentaires très détaillés et les références. Puisque tu me poses la question, voici quelques précisions en ce qui concerne là où j'en suis sur mon chemin personnel... mais ce que je disais répondait plus au questionnement de Mavo sur ce qu'on cherche à faire, à obtenir, au fond, quand on grossit. Moi, j'ai pris 30 kgs en deux ans quand j'ai pris mon premier gros poste à responsabilités, ce qui a aussi coincidé avec une série de deuils. Par ailleurs, non, je ne suis plus en couple depuis pas mal d'années maintenant. C'est un choix sur certains aspects, pas sur d'autres : j'aime ma liberté et je préfère vivre seule que mal accompagnée, mais je constate que séduire m'est quand même difficile et que peser trop lourd est un argument qui m'évite de chercher plus loin.

Mon poids est actuellement bien au-delà de mon poids de forme. Dans l'idéal, je devrais perdre 40 kgs : donc, tu vois, il ne s'agt pas de diktats de la mode - dont je me moque - mais de problèmes de santé qui ont commencé à se manifester. J'ai toujours été ronde - au-desssus des normes actuelles, disons - mais je ne me suis jamais obsédée avec ça, sauf pendant quelques années où je vivais avec un homme pour qui c'était important et pour lequel j'ai suivi un certain nombre de régimes. Mais tout ça est très loin derrière moi maintenant. Je n'ai jamais eu envie de faire du 36. Même quand je m'habillais en 40, j'avais l'air ronde, mon corps est comme ça et je fais avec.

J'ai décidé de suivre le programme parce qu'il est devenu difficile de vivre avec tout ce poids : c'est fatiguant au quotidien, ça pose des problèmes pour obtenir une assurance santé, ça use le squelette etc... Et puis ça ôte peu à peu l'envie de se bouger, de faire du sport, même de danser. Je n'ai pas l'ambition de revenir à mon poids de forme. Si ça arrive tant mieux, mais c'est un objectif à priori très difficile à atteindre. Non. Si je perds 10 ou 15 kgs, ce sera déjà super et ça me ramènera à du plus gérable physiquement.

Je pratique la méditation depuis 5 ans maintenant et je lis Kabat Zinn, Christophe André, Thich Nath Hanh et d'autres. Je vais même régulièrement les écouter car j'ai des amis qui les connaissent de près. J'ai fait plusieurs retraites aussi et je pratique la pleine conscience au quotidien. Je n'ai pas de difficultés à savoir quand j'ai faim. Je viens de faire une série d'exercices là-dessus et ce n'est pas difficile. J'aime beaucoup observer tout ça. Et je ne dis pas que ça ne fonctionne pas, d'ailleurs.

Mais, voilà, malgré tout cela, malgré aussi le fait que j'ai globalement plutôt confiance en moi et que pas mal de gens m'accordent manifestement de la valeur, je me demande pourquoi j'ai eu besoin (et j'ai peut-être encore besoin) de prendre tout ce volume.

FRED73
Marraine
Je crois que quand on a des compulsions et que l'on a des EME on n'a pas vraiment envie de grossir, on a juste envie de faire disparaître un inconfort. Quand on mange sans faim on n'a pas envie de manger ni de prendre du poids on a juste envie de se calmer, d'aller mieux. On ne voit pas à long terme, on est dans l'urgence. Inutile donc de se culpabiliser, ce n'est pas une question de volonté. Je ne crois pas Noisette que tu ai voulu prendre du volume, je pense que tu as voulu calmer l'inconfort,l'anxiété,l'angoisse...
lorraine
Marraine

Noisette,

Oui ,je sais bien que tu faisais suite au post de Mavo, n'empêche  que j'avais envie de te répondre et que toi, tu n'étais pas non plus obligée de faire suite à mon post  smileywink

Je sens beaucoup de certitude et de "force"  dans tout ce que tu écris...A te lire tout semble parfait (toutefois, si j'ose,tu n'évoques pas le respect-ou non- de tes sensations de faim//à d'eventuelles  EME)....Tu es bien plus "au point"   de ce que je lis que moi....

Tu as bien de la chance de pouvoir écouter de près ces grands Messieurs .

J'imagine que tu t'es rapproché des coachs ou/et des médecins qui peuvent t'apporter du soutien // à tes questions et à la non perte de poids...

Bonne soirée à toi

Noisette.
Abonné

Fred73,

Moi, je crois que nous avons tous et toutes des intentions qui sont parfois très profondes et inconscientes et aussi qu'on agit dans la vie en fonction de nos croyances. Les croyances avec lesquelles j'ai été éduquée sont "il faut être gentille avec les autres" et "prend sur toi, assume". Je pense que j'ai cherché un moyen (inefficace, d'ailleurs) de me construire une protection, tout en essayant sagement de répondre à ces injonctions que je ne remettais pas en cause. Je suis persuadée qu'en prenant tout ce poids j'ai voulu répondre à cette préoccupation plus profonde.

J'ai mis le doigt sur cette histoire d'EME il y a 7 ans maintenant, avec une diététicienne qui s'était formée auprès du GROS, l'association créée par Apfeldorfer. Ca m'a éclairée sur mes comportements de surface mais ça ne m'a pas fait perdre de poids durablement. S'il s'agissait seulement d'EME ponctuelles, cela s'équilibrerait d'un repas sur l'autre ou d'un jour sur l'autre, et il s'agirait de 3 ou 5 kgs, pas de 10 fois plus. Cela ne fait que quelques années que j'ai vraiment compris que c'est de l'intérieur qu'on construit sa force et sa protection (et qu'on finit même par ne plus avoir besoin de protection). L'anxiété, l'angoisse, j'ai bien d'autres moyens de les gérer maintenant qu'en mangeant. C'est d'ailleurs pour ça que je trouve très intéressante la démarche actuelle d'Apfeldorfer fondée sur la pleine conscience : c'est en revenant à soi, en observant ses pensées négatives et ses jugements, en accueillant ses émotions, en acceptant le vide existentiel, qu'on se renforce peu à peu et qu'on se dopnne les moyens, à la fois, de continuer son chemin solitaire et de mieux apprécier les merveilles de la vie.

Je ne crois pas par ailleurs qu'en considérant qu'on est responsable des choix qu'on fait, même s'ils sont inconcients, on se culpabilise. J'aime comprendre, c'est tout, et il me semble que le sujet lancé par Mavo va chercher plus loin que les considérations habituelles sur notre rapport à notre corps et notre relation au monde.

izabelle
Animatrice forum

[quote=lorraine]

Mais entre peur, anxiété, angoisse, je suis un peu perdue Est ce que c'est une notre  nature anxieuse qui nous fait avoir des peurs , des angoisses ? (je suis en train de me dire que je suis idiote de me poser ces questions)...Ah la "ma" dame bienveillance est partie en vacances

[/quote]

ouh  ça a papoté sec, sur ce fil là, j'ai du mal à m'y retrouver!!!  c'est super, ceci dit !!!

en effet Lorraine, je pense que lorsque l'on est de nature anxieuse (c'est mon cas), on a plus de peurs que la moyenne, parce que l'on anticipe les problèmes potentiels, et la peur qu'ils arrivent nous saisit

c'est un mode de fonctionnement optimal pour survivre....   mais on n'est pas très détendu  ;-)

dès qu'on sort de sa zone de confort, on a des peurs,  et ce, qu'on soit anxieux ou non, c'est juste normal

dès qu'on doit relever un défi,  faire qqchse d'inconnu, affronter un nouveau poste

en fait la peur nous donne les moyens de relever ses défis, l'adrénaline booste nos capacités,  tout comme les bons artistes sont traqueurs, ce qui leur donne une longueur d'avance en terme de capacité

 

ce que j'aime dans le bouquin de Harris, c'est qu'il montre que la confiance en soi, ce n'est pas   ne pas avoir de peur,  mais c'est faire  "acte de confiance"   en y allant, malgré la peur, en utilisant la peur

bref, on se lance

 

et les multiples peurs anxieuses, pour ma part, je crois qu'en n'y attachant pas d'importance, sans les juger donc, sans les combattre,  un peu comme une radio   "radio prévisions cata" dont on baisserait un peu le son.....

parfois cette peur nous saisit, nous traverse, parce qu'elle résonne dans notre corps entre le futur et le passé,  on l'accueille pour ce qu'elle est, un saissisement,   mais quand on ne le combat plus,  elle passe vite

et la meilleure façon de combattre que notre tête utilise c'est : le jugement

 

d'où l'importance de ne pas se juger.....  plus facile à dire qu'à faire comme dirait ma fille....

mais ça vient en le faisant, je trouve

izabelle
Animatrice forum

[quote=mavo]Izabelle, le lien sur le livre sur le savoir dire non ne fonctionne pas ici, tu peux me donner le titre ?[/quote]

;-)  Xena

moi aussi je suis une guerrière....  d'ailleurs des fois je me défoule avec ma débrousailleuse....  ;-)

Le livre s'appelle   "Dire non sans culpabiliser" de Patti Breitman

voici un autre lien, c'est le bouquin sur le site de l'éditeur  (ed de l'homme)

//www.editions-homme.fr/dire-non-sans-culpabiliser/patti-breitman/livre/9782761933513

j'ai lu l'extrait mis en ligne,  ça donne des exemples de comment dire non dans des situations concrètes, ça a l'air pas mal, même si moi je ne pense plus en avoir besoin, je me suis entrainée à dire non en ayant un enfant  :!!!!   ;-)

izabelle
Animatrice forum

[quote=lorraine]

.Je prends deux kilos que je perds puis reprends..c'est un peu agaçant et je travaille dessus (comment stabiliser une fois pour toute !

[/quote]

mais ça y est !!! tu es stabilisée...

franchement j'avais lu, surement dans un tchat,  que le poids d'équilibre, c'est justement une oscillation de qq kilos, donc plutôt une fourchette qu'un chiffre précis

ça semble logique d'ailleurs, non?    faut une petite marge d'action... pour la régulation naturelle

et si ton poids te convient, c'est certainement que c'est bien le bon....

izabelle
Animatrice forum

[quote=FRED73]Je crois que quand on a des compulsions et que l'on a des EME on n'a pas vraiment envie de grossir, on a juste envie de faire disparaître un inconfort. Quand on mange sans faim on n'a pas envie de manger ni de prendre du poids on a juste envie de se calmer, d'aller mieux. On ne voit pas à long terme, on est dans l'urgence. Inutile donc de se culpabiliser, ce n'est pas une question de volonté. Je ne crois pas Noisette que tu ai voulu prendre du volume, je pense que tu as voulu calmer l'inconfort,l'anxiété,l'angoisse...[/quote]

j'ai envie de dire  : les deux, mon général.....

je crois que c'est tout à fait vrai ce que tu dis, Fred,   et  moi je le note en moi-même

mais je note aussi cette espèce de truc inconscient dont tu parles Noisette, puisque dès que je commence à maigrir, notamment en vivant mes inconforts,   j'ai une certaine tendance à "compléter" le soir avant de me coucher  alors même que je n'ai aucun inconfort à faire disparaitre

je pense que les deux principes se mélangent, et aussi j'ai remarqué que lorsque je me laisse aller à trop d'EME et que je prends du poids,  j'ai aussi un autre système dans l'autre sens qui fait que je reperds très facilement,   comme un truc inconscient pour ne pas prendre  "plus" de volume

bon tout ça c'est bien compliqué ma foi, et c'est vrai que pour l'instant je me concentre surtout sur   "supporter les inconforts"   ET  "savoir me protéger efficacement"

lorraine
Marraine

Merci de tes posts Izabelle...

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ces derniers jours/semaines, ce qui s'était calmé est revenu en force: les peurs , le jugement

D'avoir pu l'exprimer, d 'avoir été écoutée, d'avoir pu échanger sur le sujet m'ont fait un bien fou , c'était nécessaire pour mon équilibre émotionnel

J'avais aussi peur que tout revienne comme avant : justement attacher trop d'importance aux peurs, ne penser qu'à ça, le jugement envers moi même etc...Tout cla s'est bien apaisé ces deux dernières années J'avais peur que ça revienne pour toujours....

Non, pour de bon, ce n'est qu'une vague sur laquelle surfer.....Et il y en aura d'autres ..c'est normal ....accepter cela.....

Les bouquins commandés arrivent demain. Je vais encore apprendre des trucs sur moi et l'Humain en général. J'adore...

Pour les 2 kilos qui vont et viennent, ma foi, si effectivement ça n'empire pas...A suivre....

Bises, bonne soirée à toi et tout le monde

izabelle
Animatrice forum

oui l'image de la vague est super je trouve

 

un petit retour, grâce à toutes ces discussions, j'ai pu franchir un pas hier

 

depuis qq semaines, en fait depuis que j'ai compris l'hypersensibilité, je m'attache à supporter plus d'inconforts, avec l'outil EME-Zen notamment (enfin à ma façon)

et du coup après vous avoir lu hier soir,  j'étais à nouveau confronté à cette "force" en moi qui a peur de maigrir et qui se manifeste toujours pareil :  le soir, avant de dormir, je suis bien, tranquille, pas faim, pas envie de manger, mais je mange quand même.... juste un peu en fait, ce qui me maintient à mon poids actuel depuis des mois

donc hier après avoir lu toutes ces discussions passionnantes, je me suis dit que j'allais tenter d'envisager cette peur de maigrir (perte de carapace) comme un inconfort comme un autre,  un inconfort que je peux supporter, au moins un moment

donc c'est ce que j'ai fait, c'était en effet un inconfort un peu anxiogène,  je pense qu'on est programmé, nous êtres humains pour avoir peur de maigrir, pour notre survie simplement

 

j'étais super contente car finalement cet inconfort était aussi supportable qu'un autre et l'envie de manger pour le faire disparaitre s'est assez vite dissipée

surtout, je me sentais plus heureuse

comme quoi le bonheur c'est aussi sortir un peu, comme on peut, de sa zone de confort

magdeleine.
Abonné

Bonjour,

juste une question,pardon,j'ai du mal à comprendre.Mais attention,je ne veux heurter personne.

J'ai lu plusieurs fois cette peur de maigrir!pourquoi?

Nous sommes toutes inscrite à L.C pour justement perdre du poids!

Alors, je ne comprends pas.quelque chose a du m'échapper.

Pardon................

mavo.
Marraine

J'ai pris le temps de venir relire certaines de vos réponses.

Noisette, je me reconnais bien dans ton témoignage, même si je ne me sens pas aussi "avancée" sur le chemin de la compréhension que toi... Mais ça ne me rassure pas du tout ! smiley

Je le dis en souriant, car chaque histoire est individuelle, bien sûr. Mais de lire qu'on peut tout à la fois pratiquer la pleine conscience depuis des années, se sentir en paix avec soi-même comme tu sembles l'être, et en même temps avoir toujours cette question de "savoir à quoi le surpoids peut-il bien servir ?", zut alors !

Quelles sont tes interprétations, tes pistes ?

 

Lorraine, le surpoids n'est en effet pas forcément un problème... mais si on est ici, si on passe tant de temps à se creuser les méninges, à faire des exercices, à échanger, c'est quand même bien, le plus souvent, parce qu'on a envie de changer quelque chose... Nos motivations varient : pour certaines la santé, pour d'autres l'image de soi, le jean de l'été prochain, le regard d'un mari, celui d'un enfant... Certaines sont malheureuses avec 3 kg à perdre, d'autres avec 30 kg. Nous apprenons (ou nous essayons !) l'acceptation de notre corps, mais cela ne signifie pas renoncer à perdre du poids.

Enfin je ne renonce pas. Je n'en fais pas un enjeu majeur non plus, et c'est peut-être une de mes difficultés : à chaque fois que j'avais une "super" motivation, j'ai perdu du poids. Là, je suis motivée, mais pas plus haut que mes peurs, sans doute...

 

Izabelle merci de la référence. Merci aussi de ton témoignage. Petite question : quand tu dis que tu es confrontée à ta peur de maigrir, qui te donne envie de manger le soir : tu ressens / tu penses / tu éprouves cette peur, ou bien tu déduis de ton envie de manger que c'est cette peur qui est en jeu ? Parce que en ce qui me concerne, la peur de maigrir, c'est une interprétation que je fais, pas quelque chose que je ressens...

Et cela va peut-être m'aider à répondre à Magdeleine... Bien sûr que, rationnellement, je n'ai pas peur de maigrir, je souhaite maigrir. Mais force est de constater que je sabote avec beaucoup d'efficacité mes efforts, que quand je perds du poids, je le reprends. D'où cette interprétation : il y a sans doute un frein quelque part, un intérêt pour moi à ne pas perdre de poids, une peur d'en perdre...

Est-ce plus clair de cette façon ?

magdeleine.
Abonné

Pas vraiment.

Moi ausi,je perds du poids,j'en reprends puis j'arrive à reperdre comme dernièrement après les étapes

aliments caloriques,gras,salés,sucrés qui m'ont fait reprendre presque 3kg que je viens de réussir à reperdre.Tant mieux!

Le yo-yo j'ai connu ça toute ma vie,mais je n'ai jamais eu l'impression que c'était par peur de maigrir.

J'ai toujours eu envie de perdre du poids et encore maintenant,même si je ne me suis pas ffixé ds mon esprit un certain nombre de kg à perdre,je serai contente d'en perdre encore.

Je crois plutôt qu'à certain moments je faisais n'importe quoi,tout au moins au niveau comportement alimentaire.

Parce qu'avant LC,je n'osais pas sauter un repas,je ne savais pas manger en pleine conscience et parfois surement respecter ma satiété.Maintenant,je sais.Donc ça va mieux.

Mais bon,chacunes a un vécu différent des autres.

J'ai juste du mal à comprendre cette peur que certaines peuvent ressentir.C'était juste une question que je me posais en vous lisant.

Pardon.J'espère n'avoir bléssé personne.Ce n'était pas mon intention.

mavo.
Marraine

Je ne me sens pas du tout blessée, Magdeleine ! yes On est là pour discuter et c'est évident que nous n'avons ni les mêmes histoires, ni les mêmes ressentis.

C'est sûr que le fait de ne pas respecter ses sensations alimentaires est une cause de surpoids. La question que je me pose est la suivante : je commence à bien comprendre tout ça, à repérer ma faim, ma satiété, etc... et pourtant, très souvent, je ne respecte pas ces sensations.

Et donc là, je me dis que ça doit bloquer à un niveau plus profond. La peur de maigrir est une possibilité. La peur de grossir en est une autre ! :-) Quand j'arrive à perdre du poids, ça me fait vraiment peur de reprendre le poids perdu. Peur = émotion désagréable = envie de manger pour ne pas "souffrir" de cette émotion = reprendre du poids.

Bon, bref, toutes les occasions sont bonnes !

- Je sais que je suis capable de changer des comportmeents quand j'ai une forte motivation (ex : arrêter de fumer / ex : des précédentes pertes de poids).

- Ma motivation pour perdre du poids me paraît très forte.

- Pourtant, je ne perds pas ou plus de poids.

Donc : soit ma motivation est insuffisante, soit quelque chose me freine, me fait peur...

Bon, là, je commence à avoir des noeuds au cerveau !

Bon après-midi !

magdeleine.
Abonné

Ca y est,mavo,la lumière ds mon cerveau s'est allumée!!

J'ai compris ce que tu voulais dire.

Tu sais moi aussi depuis juin,je ne bouge plus en poids et pourtant je suis toujours motivée et continue à bien respecter les règles que l'on nous a apprises au cours du programme.Mais ,excepté ces famaeux 3kg dernièrement,je n'ai pas repris ce que j'avais perdu depuis début mars que j' ai commencé L.C.

Je me dis que c'est déjà bien.Bien sur,j'aimerai bien perdre encore et j'espère que ça va repartir,mais j'essaie de ne pas trop me prendre la tête pour ne pas tomber surement dans cette peur ou angoisse de regrossir dont tu parles.

Tu vois,je ne me serai pas défini ça comme de la peur.J'aurai pensé que je me relaissai aller comme l'hiver dernier,à faire n'importe quoi,grignoter sans arrêt. Bon,je n'avais pas le moral,et en plus je DETESTE l'hiver!Ce qui n'a rien arrangé.Ah!je me suis fait une bonne réserve de kg!! Je ne connaissais pas encore L.C et je ne savais pas ce que c'était une EME. Maintenant,je sais ce qui me faisait grignoter comme ça.Apparement,je m'en suis fait  un paquet!

Et puis,depuis que j'ai commençé le programme,terminé!plus de grignotage! je ne dis pas que je ne m'accorde pas un ou deux carreaux de chocolat de tps en tps. mais le grignotage compulsif comme cet hiver:terminé.

Est-ce parce que je me sens tellement mieux avec L.C,en moi-même je veux dire.

Enfin,j'espère avoir bien compris ce que tu voulais me dire.Et si réellement c'est bien une peur,alors je te souhaite de tout coeur d'arriver à la vaincre.

Bonne soirée

FRED73
Marraine
Tu voudrais donc dire Noisette qu'on est toujours responsable de ses choix même inconscients. Tu penses donc que l'on choisi inconsciemment de prendre du poids et que l'on trouve toujours un bénéfice à tout ce que l'on fait. Moi aussi j'ai longtemps pensé comme toi mais je trouve cela très culpabilisant parce qu'ainsi tout est de notre faute, si on est trop gros, si on est malade, si on ne peut pas avoir d'enfant ... Le problème c'est que quand on se sent responsable de nos problèmes de poids on pense que c'est une question de volonté et que si on n'arrive pas à maigrir on n'a pas de volonté,on se sent nul et on a envie de manger pour oublier cela. C'est seulement mon avis mais je suis persuadée que si on se sent responsable de notre prise de poids la culpabilité nous empêche de perdre du poids.
Noisette.
Abonné

Salut Mavo,

Et vous toutes,

Ce que tu dis correspond exactement à ce que je ressens et en suis venue à penser. Moi non plus, je ne renonce pas. Depuis dix ans que j'ai arrêté les régimes et que je cherche le "frein profond", pourtant, j'ai été confrontée à pas mal d'objections de gens (dont une partie de ma famille) qui continuent de croire aux régimes, en font, maigrissent (mais reprennent, bien sur) et ne comprennent pas que je ne fasse pas pareil avec tout le poids que j'ai en trop.

Alors, je sais qu'il y a au fond de moi encore un esprit contradicteur qui essaie toujours de protéger quelque chose qui n'a plus vraiment besoin de cette protection. Je ne désespère pas qu'il comprenne avec le temps que ce n'est plus utile. C'est un long chemin. Mais, d'ailleurs, j'ai vraiment le sentiment que quelque chose bouge avec LC. Peut-être qu'il fallait simplement que je trouve une méthode qui me paraisse adaptée et intelligente, et qu'on me tienne la main. J'ai perdu 3 kgs en quelques semaines. Bon, je commence toujours par perdre 3 kgs et, souvent, ça s'arrête là. On va voir. Je n'ai pas l'intention d'arrêter. Je fais sagement les exercices, je vois que je mange moins le soir. Peut-être que mon esprit contradicteur lache prise :)

Bonne soirée et bon chemin. On se tient au courant :)

Noisette.
Abonné

Fred73, ce n'est pas parce que je considère que je suis responsable de mes choix que je me sens coupable. Je ne porte pas de jugement là-dessus, pour moi c'est un fait. La vie nous fait des propositions à chaque minute et à chaque minute nous choisissons : d'en faire une chance ou un malheur, de nous construire avec ou de nous détruire. Nous sommes nés avec certaines cartes en main, des talents, une tendance à stocker la graisse plus que d'autres, un environnement familial etc... Avec les mêmes cartes, des personnes différentes obtiennent des résultats différents... parce qu'elles ne font pas les mêmes choix.

Une fois que tu admets cela, au contraire, tout est beaucoup plus simple. Parce que tu deviens maitre de ton destin. Tu peux décider de voir la vie du bon côté, de profiter des bonnes choses, de ne pas te prendre la tête avec ton poids... Tu peux décider du contraire. Bien sûr, ni toi ni moi ne vivons en dictature, ni avec 3 euros par jour pour vivre. Dans des contextes comme ça, les choix sont plus limités. Quoi que, quand on va dans des pays où la vie nous semble à nous totalement inconfortable, on rencontre parfois des gens pourtant bien plus heureux que nous.

On n'est pas responsable de ce que la vie nous propose, mais de ce qu'on en fait. Si j'ai pris du poids, c'est parce que j'ai fait certains choix. Si j'ai encore ce poids, c'est encore parce que je fais certains choix, notamment celui de considérer que c'est trop difficile de faire autrement. Et, effectivement, c'est difficile de faire autrement. Pour moi. Bon, j'assume de me sentir une volonté insuffisante. J'assume de me dire que ma motivation est trop faible. J'assume aussi que cela veuille dire être grosse, parce que je crois que j'y trouve des bénéfices de toute façon. Même si je sais aussi que j'ai un tempérament de ronde, une hérédité de ronde, et qu'avec l'âge mon corps a de moins en moins de facilité à changer. Tout ça existe. Je ne m'en sens pas coupable, c'est là, c'est tout. Ce n'est certainement pas la culpabilité qui m'empêcherait de perdre du poids, c'est plutôt que ça reste probablement encore plus confortable de le garder que de le perdre.

Ah, et par rapport aux exemples que tu donnes : non, bien sûr, on n'est pas responsable de ne pas pouvoir avoir d'enfants mais on est responsable d'essayer d'être heureux quand même ou de se pourrir la vie à cause de ça. Pour ce qui est de la maladie, j'ai tendance à penser que certaines d'entre elles en tous cas ne viennent pas par hasard.

izabelle
Animatrice forum

[quote=magdeleine]

J'ai lu plusieurs fois cette peur de maigrir!pourquoi?

Nous sommes toutes inscrite à L.C pour justement perdre du poids!

Alors, je ne comprends pas.quelque chose a du m'échapper.

 

[/quote]

pas de souci magdeleine, ta question n'a rien de choquant, elle est même tout à fait normale

 

pour ma part, j'ai bien l'envie consciente de maigrir encore, je te rassure....

simplement, à force de se centrer sur mes ressentis, on finit par avoir une certaine finesse, et à certains moments où tout allait bien, ou je n'étais pas en train de décompresser, bref, où aucun ressenti désagréable particulier ne me tarabustait, cela m'est arrivé d'avoir envie de manger tout de même, du coup dans ces moment là, je me centre sur moi,  et en fait, je "sens" littéralement mon corps en train de maigrir  et une sorte de panique interne

voilà, je ne dis pas que tout le monde va avoir conscience de ces choses là,  mais je suis de plus en plus persuadé que c'est tout simplement  un programme tout à fait normal,  l'être humain n'est pas programmé pour aimer maigrir,  mais bien pour conserver un maximum de stocks, en cas de disette

c'est aussi pourquoi il faut maigrir en douceur, pour éviter l'affolement général....

 

par exemple hier après-m,  grosse envie de manger et aucune idée de pourquoi....   en prenant le temps d'écrire sur le forum (fil EMe-Zen), j'ai finalement pu me rendre compte que c'était encore la peur de maigrir, alors je l'ai accueilli comme un inconfort juste normal, inhérent à l'espèce humaine.

Et là, j'ai vraiment été sûre que c'était ça, car mon envie de manger a totalement disparue en une seconde.....  c'était juste l'inconfort-peur de maigrir,   que j'essaie donc d'apprivoiser en ce moment

cela m'a refait le coup hier soir d'ailleurs

cela me le fait tous les soirs quasiment, alors j'ai intérêt à l'apprivoiser, ce truc-là, non?

mavo.
Marraine

Oui, Noisette, on se tient au courant !

Je relis tout ça ce soir, et je me dis qu'il y a quelque chose qui manque dans la photo, dans la première analyse que j'ai posté. C'est le réconfort...

OK je suis motivée pour maigrir. Mais ce qui fait, le plus souvent, que j'ai envie de manger, le soir surtout, je crois que c'est vraiment une recherche de réconfort. Juste envie de ne plus me contraindre, marre de contrôler, de piloter, d'encaisser.

Ce qui conduit à plusieurs pistes, pour avoir moins besoin de ce pansement alimentaire :

- m'offrir plus de réconfort, me faire plaisir avec d'autres choses,

- mieux supporter l'inconfort, accepter ce qui ne peut être changé.

Je sais que ça tourne un peu en rond sur les mêmes thèmes. Mais à chaque fois, je me dis, "ça y est, j'ai tout compris !". C'est déjà ça, un petit moment de lucidité plaisant ! (je travaille sur "m'offrir plus de réconfort !" smiley).

Ca me plait tellement que je vais me copier tout ça dans le blog, mon aide-mémoire !

lorraine
Marraine

De plus en plus passionnant ce fil..de plus en plus dense aussi....

Voilà ce que cela m'inspire - d'après mon expérience - ce soir....

Mavo ,  tu reprends ma phrase // au poids qui n'est pas forcément un problème...: Je donnais cette réponse  en guise d'hypothèse à une quest ion de Noisette sur "à quoi le poids peut-il servir...."

Autrement dit : si on ne perd pas de poids c'est peut être qu'on a pas plus envie (en son for intérieur)  d'en perdre que cela (ou pas autant qu'on ne le croit) ...c'est que ce n'est  pas tant un problème pour nous ou pas un énorme problème ou un problème moins important qu'on ne le croit à première vue ....(se poser la question tranquillement et sincèrement  entre soi et soi)...Et puis desfois on ne perd pas encore du poids...puis ça vient...

Certes comme tu le dis, Peut être que majoritairement les personnes abonnées à LC espèrent perdre du poids (dont moi quand je me suis inscrite) , et sont là pour cela mais pas que pour cela  mais  il y  des souhaits de perte de poids plus ou moins importantes en terme de kilos (selon des critères santé ou autre).y aussi pour certains exclusivement des souhaits de régularisation avec la nourriture ou d'apaisement....

Et effectivement, les médecins le disent tant que le poids de forme n'est pas atteint on peut continuer à espérer et à ne pas renoncer

 

Dans cette question de la difficulté à maigrir, surtout avant LC,  m'a effleuré l'aspect punition "de quoi je me punis en mettant tout en place pour ne pas maigrir ou reprendre de suite ce que j'ai perdu " J'étais une spécialiste de cela ou encore à quelle injonction je réponds ...Je questionne alors l'enfant que j'étais et je trouve des éléments de réponse.....

 

Je pense effectivement qu'll peut y avoir des peurs de maigrir, c'est selon les ENJEUX en jeu dans sa vie de couple ou autre...

Et puis maigrir , peut correspondre aussi à des choses du genre "du coup je n'aurai plus d'excuses pour ne pas faire l'amour, ne pas faire de sport, ne pas aller à des réunions d'amis, et  si je  mange moins  comment je vais m'occuper (moins de courses à faire moins à cuisiner).................."Bref, cela peut nous arranger de ne pas maigrir ou en tous les cas de rester  en surpoids  Moi, je n'ai pas cette peur là, j'ai celle de regrossir (entre autre //à mon couple)

 

Et puis desfois aussi si on ne perd pas de poids c'est que le poids de forme est atteint (le mien se situe à 74/75 kgs pour 1m67 moins ce serait me mettre en restriction..) .le poids de forme c'est aussi fonction de l'âge, des années de régime derrière soi....Y sûrement aussi des questions de morphologie......

 

Et puis desfois on pense savoir bien repérer ses sensations de faim et donc du coup savoir bien les respecter....Mais si on y regarde de près pas tant que cela...En faisant les exercices de pleine conscience avec le CD du livre "manger en PC", j'ai réalisé qu'il y avait plein de degrés sur l'échelle de la pleine conscience. Entre l'archi intense PC des sensations et la toute petite pleine conscience des sensations...Souvent je ne mange qu'en petite pleine conscience (tout en ayant le sentiment de bien repérer et bien respecter) et je mange trop....Y a vraiment beaucoup à apprendre et à peaufiner et àexpérimenter toujours et encore....Et desfois je pense ressentir une bonne faim alors que ce n'est qu'une petite faim....je me raconte des histoires pour manger plus que ma faim...

 

Et dans notre comportement alimentaire à la nourriture je retrouve aussi ce rapport de "Tout ou rien"....Avant LC quand je perdais quelques kilos  j'étais dans l'idée de devoir atteindre (le fameux "il faut" "je dois") un poids précis, à la moindre contrariété je reprenais le peu perdu et mangeais de plus belle ..(foutu pour foutu ) .Maintenant je me dis qu'il n'y a pas Tel poids à respecter, il y a à repérer et à respecter le mieux possible mes sensations de faim, que si je n'y arrive pas c'est pas grave je le ferai la prochaine fois...Il n'y a plus de "Tout ou rien"; ça je crois que c'est fondamental....J'aurai aimé perdre 15 kgs, tant pis, avec Lc j'ai appris à relativiser, je n'arriverai pas à perdre plus ou pas pour le moment ...et alors je me dis "où est le problème serais je pour autant moins séduisante, moins intelligente, moins gentille, moins compétente......? Non, queston de regard posé sur Soi" J'ai tellement gagné en apaisement, en estime de moi, en lucidité (...)

Dans les problèmes d'addiction d'alcool ou de drogue se pose cette question du "Tout ou rien."...Focémént abandonner toute drogue ? cela est de moins en moins préconisé , forcément ne plus boire du tout....? Non plus si la personne peut se modérer  .Dans cetains cas les personnes qui ont un problème d'alccol ont du mal à ne boire qu'un ou deux verres , de suite c'est l'escalade...Moi, j'ai ce souci avec la cigarette. Il me semble que si je refume une cigarette très rapidement j'en viendrai à fumer le paquet. Alors je préfère ne plus y toucher. Concernant la nourriture on ne peut  pas s'en sevrer elle nous est indispensable pour vivre, du coup ça complique...

Entre un comportement alimentaire avec  une attitude obsessionnelle à vouloir manger tout le temps et un comportement alimentaire très régulé il y a de quoi faire...On n'est pas obligé de se situer dans une ou l'autre extrême ("tout ou rien" ). Devenir  très régulé à 50 ans quand on ne l'a jamais été c'est vraiment très difficile (pour moi) , mais on  peut quand même apprendre (donc ça peut être très  long, les habitudes sont très dures à changer !)  à avoir un rapport à la nourriture plus apaisé, et du coup perdre quelques  kilos....

Mavo, la question de se réconforter avec de la nourriture : très important pour moi aussi c'est pour cela que je ne mange plus que ce que j'ai envie et au moment où j'en ai l'envie; je sais aussi que je mange un chouya au dessus de mes besoins parceque ce yaourt sucré du matin me sécurise, me permet de commencer la journée en douceur idem pour le chocolat du soir...Et de m'octroyer cela me permet de ne pas craquer à d'autres moment en engloutissant des tablettes de chocolat compulsivement..Du coup je suis plus zen même si j'ai encore un peu trop de kilos (c'est un compromis) Et oui, d'accord, pas que se réconforter avec la nourriture (ne pas oublier que c'est aussi l'ennui qui nous fait manger) se trouver des occupations et puis desfois on croit qu'on a besoin de réconfort, alors que non. ..

 

Contente pour toi, noisette, tes avancées...Bonne continuation

magdeleine.
Abonné

Merçi,izabelle.

Tout à fait d'accord avec toi sur le fait qu'il faut maigrir en douceur.

Oui,' l'être humain n'est pas programmé pour aimé maigrir mais pour conserver un max de stock en cas de disette..."

Tout à fait vrai.On peut appeller ça " un réflexxe archaÏque".Mais on a oublié car aujourd'hui on a plus ce besoin vital de faire ce stock en tous cas pour certains d'entre nous.

Interessant,le fait d'acceuillir son inconfort d'envie de manger comme une "réaction normale et inhérente à l'espèces humaine" et ancestrale. A retenir.

Bonne journée

Clarisse_and_me.
Abonné

Bonjour, Je reviens non pas sur l'aspect frein mais plutôt sur l'aspect motivation ! Car je me rends compte que la mienne a évolué depuis mon inscription il y a un mois et demi seulement.  Mon souhait de perdre du poids s'est mué en une envie de mieux respecter mon corps (de mieux le ressentir) et donc me respecter moi-même.

J'ai été assez secouée de constater à quel point je mangeais souvent sans faim (toujours, en fait, je n'avais plus ressenti la faim depuis longtemps avant LC) et comme je mangeais des quantités (très) supérieures à mes besoins.  Bon, je mets tout ça au passé mais ce n'est pas encore gagné, on est bien d'accord...

Il en résulte que le besoin de manger mieux et de ne pas être écrasée (j''ai l'image d'Omer Simpson repu sur son divan) sous le poids de la nourriture ingurgitée est devenu ma priorité.  Ce poids de la nourriture, je le vivais constamment sans me rendre compte que mon manque d'énergie, d'entrain venait de ça. Est-ce que ce nouvel angle d'attaque me fera perdre du poids plus surement que l'obsession du chiffre sur la balance ?  Je n'en sais rien mais j'espère bien que oui !! cheeky

Peut-être est-ce une ébauche de solution pour la peur de maigrir ? S'autoriser à se faire du bien plutôt que s'autoriser à maigrir...  Une façon de contourner le problème.

mavo.
Marraine

Hello Clarisse

Intéressant ce que tu racontes. J'avais noté il y a qq semaines / mois, dan sun article des Dr, l'expression "les raisons qui poussent à ignorer nos besoins".

Et je m'étais dit, c'est génial ! Arrêter de trop manger, de sur-manger, c'est se traiter avec le plus élémentaire des respects...

Bon, ça ne m'empêche pas de continuer à me rudoyer, et à manger au delà de ma faim, mais je te rejoins dans ton analyse !

izabelle
Animatrice forum

c'est super Clarisse, c'est une motivation excellente, car elle s'inscrit au quotidien, dans l'instant même finalement, cette envie de respect du corps, de légèreté, d'adéquation aux besoins

du coup c'est plus motivant au quotidien, à chaque repas, parce qu'on pense surtout à se faire plaisir plutôt que de le vivre comme une privation

bon bien sûr, ça n'emêche pas de devoir parfois se confronter à ce qui nous pousse d'habitude à manger trop

tu es sur la bonne voie!

Fossette.
Abonné

Intéressant ce sujet  !!!

En ce moment, j'ai envie de continuer à perdre du poids, encore 4-5 kilos, mais en même temps, je doute d'y arriver, car cela fait 20 ans que je n'ai pas été en dessous de mon poids de ces derniers mois. Une petite voix s'attend à ce que je regrossisse, comme il y a 4 ans. Mais une autre partie y croit quand même. De toutes façons, c'est mon corps qui décidera.

Quelques freins pour la perte de poids :

- peur de regrossir et donc de me sentir encore en échec (avec aussi le regard des autres).

- peur d'être déçue du résultat à différents niveaux.

- peur de trop maigrir à certaines parties du corps.

- par rapport à la séduction, pour moi, c'est plus une crainte de paraître trop sexuelle, vulgaire (mais c'est pas lié exactement au poids, parce que ça peut le faire aussi avec certaines rondeurs), crainte de ne pas assumer, être à la hauteur d'une autre silhouette.

- maigrir ne rend pas belle : les défauts du corps sont toujours là.

- parfois, je me sens comme "prisonnière" de mon corps d'adolescente vécu comme lourd, gros et pataud ; et prisonnière de l'état d'esprit de l'époque (dépréciation...)

- quand j'ai très envie de manger, et bien la motivation de la perte de poids perd de la couleur. On a en nous des désirs contradictoires !! On peut vouloir un résultat, mais pas les efforts pour l'obtenir !

A bientôt.

mavo.
Marraine
Je réactive ce fil car une lecture en cours me donne un nouvel éclairage sur ces questions des freins à la perte de poids. Je suis en train de lire un livre de Geneen Roth (génial pour moi ! Titre en anglais When food is love, en français, lorsque manger remplace aimer... Des tas de réflexions en cours dont certaines sur mon blog). Il y est question de l'objectif de perte de poids qui est comme un saint graal pour certains mangeurs compulsifs, qui se trouvent bien démunis si effectivement ils atteignent leur but. Je poursuis le but d'être mince. Si j'abandonnais ce but, que se passerait-il ? Il me semble que ma vie serait vide, que je serais désœuvrée. Pardi, ça fait bientôt 30 ans que ma vie tourne autour du poids, de l'alimentation. Que je vois des psys, que je me décortique autour de ces questions ! Rien que la dernière année : le temps passé ici, le temps passé à lire un livre après l'autre, le temps passé à m'interroger avant ou après les repas, à noter, à creuser... Et si ce n'était plus un problème, que deviendrais-je ?? Si je perdais du poids, ou si je renonçais pour de vrai à en perdre ? Et là je découvre quand même un bien joli frein, auquel je n'avais pas vraiment pensé, dans le thème "peur de maigrir"... C'est tellement constitutif de ma personne, ce rapport complexe à l'alimentation, ma vie tourne autour. Comme un arbre et un lierre. Et là j'ai comme un gros coup de doute. Et si je ne m'en sortais jamais ? Bon c'est un peu en vrac, mais j'aimerais bien avoir vos regards...
lorraine
Marraine

Mavo,

En tous les cas, j'ai bien envie de lire le livre que tu cites smiley mais pas traduit je crois sad

 

C'est pas grave que ta vie tourne autour de l'alimentation depuis 30 ans, si ? Pour d'autres elle tourne depuis 30 ans et plus autour du sport ou encore du travail ou encore autour de leurs enfants....

Sauf si tu souffres de cette situation. Alors là ça vaudrait le coup d'amorcer un changement et de trouver un autre but, qui aurait toujours quand même  à voir avec le  développement personnel par exemple. (perso c'est ce que je fais depuis plus de 30 ans au gré des problèmes qui se posent ou qui surgissent au fil du temps)

Et en général qu'est ce qui compte le plus dans les projets , sa mise en oeuvre avec la part de rêve, le plaisir de le peaufiner  ou l'aboutissement ? Desfois ce n'est que  la mise en oeuvre sauf quand il y a une échéance. As tu fixé une échéance à la poursuite de ton but ? Si tu ne t'en sortais pas de quoi ?

Et même si le gros thème de ta vie est le poids/l'alimentation tu n'es plus au même stade qu'il y a 30 ans ou même 20 ou 10 ans.....Ce n'est plus tout à fait les mêmes questions...Tu as forcément avancé répondu à certains de tes questionnements.

Pourquoi continues à poursuivre ce but de devenir mince ? Pour réellement devenir mince ou pour avoir un but dans la vie ? Ou parceque ton mari te le demande ? T'as bien quand même d'autres buts/projets dans ta vie , non ? Je suis sûre que si.

Est ce que cela aurait encore à voir avec le fait de ne pas s'accepter telle que tu es ? D'accepter ton poids actuel ? Qu'en est-il de ton poids de forme ? Poids de forme qui peut être ne te donnerait pas une silhouette mince ?....

 

Réactions un peu en vrac aussi, avec beaucoup de questions...C'est bien quand même de se triturer un peu la cervelle desfois, j'aime bien smileywink

Soleluna.
Ancien abonné

Salut Mavo,

Pas pris le temps de lire les posts précédents, mais celui d'hier oui, et ca me parle ce que tu écris.
Le Saint Graal, qui remplit le le vide de la vie, l'arbre et le lierre (j'aime beaucoup l'image). Si cette question disparaissait, parce que résolue, que se passerait-il?
Ca fait écho en moi. En tout cas, à une époque de ma vie, ça aurait pu totalement résonner avec ce qui se passait pour moi. C'est encore là mais.
Mais je suis fatiguée de chercher et de me chercher. Je réfléchis toujours beaucoup, et j'écris et je m'analyse et je vais chez le psy aussi et je lis etc. Tout ca fait partie de ce que je suis, je n'y renoncerai pas. Mais le processus ou l'objet a changé. Je cherche plus tant le pourquoi que le comment. J'ai eu le sentiment à un moment de tourner à vide avec mes questionnements du et si ci, et si ça. Ca m'a beaucoup apporté et permis de grandir, mais à un moment j'avancais plus et surtout ça m'a épuisée.
Aujourd'hui, je cherche des moyens de faire autrement avec, même si j'ai pas compris tous les ressorts et les motivations, parce que c'est une quête sans fin (ou faim ? ;) Et pour trouver ces moyens je tente des trucs, et j'essaie de manière pragmatique, et je réétalonne en fonction. Dans cette phase d'expérimentation, la pleine conscience m'apporte beaucoup actuellement. Elle éclaire énormément de choses, des émotions emprisonnées dans mon corps, des pensées qui remontent alors que je m'y attends pas du tout. Et non seulement plein de choses se font jour, mais je me fatigue moins. 
C'est la tentative du moment, je dis pas que c'est la panacée. :)

Ca me fait penser au bouquin que je lisais hier, sur "méditer pour ne plus déprimer". Les auteurs disaient que l'esprit était habitué à évaluer les situations et à anticiper les problèmes (une manière d'apporter des solutions, en anticipant les problèmes). Que se passerait-il si ton Saint-Graal disparaissait? Ben il sera toujours temps de voir ça, le moment venu :)
Une chose après l'autre. :)

Désolée si je suis à côté de la plaque. :) On répond avec ce qu'on est, et avec notre expérience du moment. Moi elle est celle d'une nana hyper cérébrale qui se dit que, même si elle a pas tous les tenants et les aboutissants, c'est pas bien grave et ce qui compte c'est de faire autrement, gagner en légéreté (pas nécessairement uniquement sur la balance) et en désinvolture. Le drame et la cogitation ont eu leur part, j'ai envie d'être et de ressentir, tout simplement. :)

Amitiés

PS: et t'es super jolie (j'ai quand même lu quelques lignes ;) c'est fou l'image déformée qu'on peut avoir de soi. pffff

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