Peur d avoir faim - 23012017

Longeais.
Abonné
Bonjour, Je me pose une question sans réponse pour ma part, pourquoi j ai peur d avoir faim donc je mange trop à chaque repas ? Quelqu'un a t il une réponse

Commentaires

FRED73
Marraine

Bonjour Longeais, la peur de la faim peut venir du fait que tu as manqué de nourriture lors de précédents régimes,  comme cela t'as fait souffrir tu n'as pas envie de revivre ça. 

Fanette
Ancien abonné

Bonjour à tous,

plus j'avance dans le programme plus le programme me dit que j'ai peur de la faim ou peur d'avoir faim.

Même s'il m'est arrivé de me mettre au régime, même si j'ai toujours essayé de "faire attention", je n'ai pas derrière moi toute une vie de régimes restrictifs. Je n'ai pas le sentiment d'avoir souffert de la faim, mais plutôt d'avoir souffert de frustrations gustatives à certaines périodes. Est-ce que les deux se recouvraient?

Quand je repense aux épisodes de boulimie que j'ai connus, je me dis qu'il est plus probable que je souffre de la peur de manger ou de la peur d'avoir envie de manger.

Dans les deux cas (peur d'avoir faim ou d'avoir envie de manger), la réaction de protection tend à être la même puisque cela peut conduire à manger par anticipation (que ce soit avant ou pendant un repas) pour éviter de se confronter à la faim ou dans l'espoir de retarder une envie de manger ( quand on la sait émotionnelle, ça change tout, certes, mais pour moi, c'est encore frais). 

Je suis d'autant plus confuse qu'il y a trois mois, je ne connaissais pas la faim. Je ne l'avais peut-être jamais éprouvée ou bien j'avais oublié...

Il me semble particulièrement craindre d'être privée d'un aliment qui me fait envie. Je crains cette frustration-là. J'ai fini par demander à sauter l'étape "je remplace mon dèj par un seul aliment calorique et je mange le même lors de la collation si j'ai encore faim". Savoir à l'avance que j'allais devoir me contenter d'un unique aliment me collait des angoisses et des EME meuh meuh. Impossible de tenter l'expérience sans me sentir mal. Impossible de remanger la même chose.

Par ailleurs, comme j'ai eu beaucoup de mal à accepter d'attendre la faim par obligation, je me dis que ce à quoi je résiste, c'est peut-être plutôt l'injonction, l'obligation. Ma frustration anticipée vient peut-être de ça.

C'est d'autant plus difficile à débrouiller que j'avais trouvé ma bonne faim et, je crois, les bonnes sensations de rassasiement avant d'atteindre ces étapes dans le programme. J'ai mis deux mois à retrouver ma bonne faim et à voir les EME régresser après l'étape traumatisante de la faim/fin.

Toujours est-il que laisser tomber ces deux étapes m'a permis d'échapper aux EME et de retrouver la faim. Encore quelques EME de fin de repas suite au dèj remplacé mais ça passe. Ici, petit clin d'œil à Milagros.

Je ne suis pas bien certaine d'être claire pour vous dans mon propos - désolée si je vous ai fait des nœuds dans la tête - mais écrire ici m'a permis démêler un peu ma pelote personnelle.

Et si quelqu'un a les idées claires sur tout ça, qu'il ne se prive pas de me donner son avis.

Merci de m'avoir lue. Bonne soirée à tous!

adelweiss
Ancien abonné

Bonsoir 

Moi non plus, comme Fannette, je n'ai pas un passé de régimes et de restrictions forcenés qui pourraient expliquer la peur constante que j'ai d'avoir à "souffrir" de la faim. Le fait est que je la ressens souvent. Et elle m'empêche souvent de prendre conscience du fait que j'ai assez mangé et que je dois m'arrêter. 

Dans le programme, elle me complique certaines étapes comme par exemple le fractionnement des repas pour trouver la satiété.

Quand je fais cet exercice, je sais que si je n'ai pas assez mangé je pourrai prendre une collation mais je n'arrive pas à lâcher ce besoin de prévenir la faim. Et puis, je n'arrive pas non plus à me libérer de la crainte que si je mange entre les repas je vais grossir, alors que de trop manger par anticipation ne provoque pas chez moi ce genre d'angoisses. Comme quoi ...

Jusqu'à maintenant, avant de commencer LC, je me suis toujours déplacée, où que j'aille, avec des provisions. Des choses que je pourrais manger... en cas de besoin ou si je tardais à rentrer.  Et quand il n'y avait pas de besoin et bien je mangeais quand même ce que j'avais puisque je  l'avais et que ça me tendait les bras.

Je suis la fille d'une mère qui n'a été qu'une mère nourricière. Elle ne savait pas exprimer ses sentiments envers ses enfants autrement qu'à travers la nourriture variée et savoureuse qu'elle préparait et qui faisait de notre maison, malgré les difficultés, un endroit chaleureux et plein de bonnes odeurs quand on y entrait.

Bien sûr, la nourriture est un réconfort pour moi et faire la cuisine une détente et un grand plaisir ... 

Alors quand je trimbale la nourriture partout avec moi par crainte de manquer, de quoi ai-je peur de manquer? 
J'anticipe les coups durs, les moments de mal être, les sensations désagréables (que j'attribue à la faim) et j'emmène avec moi une antidote à ce qui me déstabilise : des choses que j'aime manger, dont je crois avoir besoin et qui me redonnent courage, calme, détente. Qui me remplissent et me comblent. Comme un bébé repu. 

Quand j'ai peur d'avoir faim, quand j'emmène mes provisions avec moi, je suis comme quelqu'un qui a besoin de cigarettes et qui ne supporte pas de ne pas avoir un paquet sur lui par peur de manquer. Ma peur d'avoir faim est une peur de manquer et finalement de me retrouver seule en détresse. Sans béquille.

Ca me fait penser que dans le programme, l'impossibilité à jeter la nourriture est attribuée à une angoisse de séparation, sans doute avec des images anciennes de ce (ceux?) qui nous soutenait, nous consolait, nous redonnait des forces... et que la nourriture a remplacé.

Je suis consciente que je risque d'irriter certain(e)s avec  ma psychologie de bazar, et ça me trouble,   mais c'est ce que je ressens et que j'avais besoin de partager avec vous. 

Bonne soirée à tous

Adèle.

larcenciel
Ancien abonné
Pour ma part, la peur d avoir faim vient en partie du fait d avoir eu interdiction de me resservir pendant mon adolescence. Ma mere mange peu et s etonnait de voir les quantites que je pouvais manger, pour ma part les portions qu'elle preparait ne me suffisait pas (je pense vraiment que c etait sur le plan des besoins alimentaires mais c est vieux tout ca) Bien sur, de nombreux evenements de vie et ma propre personnalité se melent pour arriver à mes compulsions actuelles. Je pense que le coeur du souci aujourd'hui c est surtout la gestion des emotions.
adonon
Ancien abonné
Adèle, quel beau témoignage ! Et, comme tu le montres Arcenciel, chacun a son histoire qui explique pourquoi nous ressentons le besoin de transporter un pique-nique, parfois même planqué, je parle d'expérience. Quand on fractionne, par principe il me semble évident de ressentir qu'on n'a pas suffisamment mangé, surtout au début. Mais quand même assez pour attendre une heure avant de remanger. Enfin, c'est comme ça que j'avais décidé de penser cette étape pour l'aborder sans angoisse. Et finalement, j'ai été surprise de découvrir qu'une heure après, je n'avais pas faim. Certains jours, si, mais dans les quelques jours de l'exercice, j'ai réussi à mieux estimer la quantité dont j'avais besoin. Et pendant cette étape, il est important d'emporter de quoi manger. As-tu terminé cet exercice ? Comment s'est-il finalement déroulé, Adèle ? Adonon
Emeraude
Ancien abonné
Rassure toi adelweiss ton témoignage est très bien et soulève cette peur du manque qui est assez courante. Et parfois il y a des histoires lourdes derrières,c'est mon cas aussi. Chez moi la peur du manque (et avec le recul sûrement une peur de la mort) était lié à une mère ayant grandi dans la pauvreté et ayant été hospitalisé pour sous-nutrition. Du coup elle tendance à cuisiner et acheter gras, sucré et en grande quantité alors qu'on est que deux dans la maison aujourd'hui. Avec elle il ne faut surtout pas avoir faim sinon c'est le début.... de la fin ! Ça n'a pas été facile de réguler les quantités mais avec LC j'ai appris à mieux apprivoiser la sensation de faim (je n'aime pas dire "supporter"), à l'accepter sans appréhension ni angoisse, que je n'allais pas être affamée si je ne mange pas systématiquement des féculents ou dans une petite quantité et que si j'ai encore faim ce n'est pas grave, il y a de la nourriture dans le placard dans le magasin du coin si je suis en déplacement ou au pire le corps à des réserves et sait s'adapter mais dans tous les cas on n'est plus en pénurie c'est même l'inverse. Et surtout que c'est une sensation naturelle, pas grave et je dirais même positive (c'est que notre corps marche bien ^^). Il y a juste les grandes faims où je deviens un peu plus irritable mais j'arrive à mieux gérer qu'avant.
Fanette
Ancien abonné
Bonjour, j'avais une copine qui, ayant connu la faim dans un orphelinat à l'autre bout du monde, ne supportait pas d'avoir faim. C'était une petite mangeuse, qui taillait menu. Elle devenait d'une humeur de chien dès qu'elle avait faim et il n'était pas question d'attendre. Je comprends mieux maintenant ce qui me paraissait étrange alors. De mon côté, je suis contente de progresser dans le respect de la faim et de commencer à penser à me demander si j'ai encore faim plusieurs fois par repas. Bonne journée à tous!
adelweiss
Ancien abonné
Je te remercie, Adonon, pour l'intérêt que tu me portes. Il m'est d'autant plus doux que ,depuis hier, j'ai un gros coup de blues. Hier donc, j'ai terminé le programme, un mois et demi avant la fin de mon abonnement, sans avoir beaucoup changé mon comportement alimentaire et sans avoir perdu un seul gramme. Je ne comprends pas comment j'ai pu traverser tout cela si vite et pour arriver nulle part. J'ai agi en mode boulimique. Je n'ai pas savouré toutes les bonnes choses que ce programme apporte. Je l'ai avalé avec voracité avec la crainte que, au bout de six mois, je n'aurais pas tout fini et qu'il en resterait. Je me suis conduite en bonne élève. J'ai fait tous les exercices consciencieusement, j'ai fait des efforts. Et je n'ai pas voulu voir qu'être à l'écoute de ses sensations physiques, ça n'est pas une question de volonté. J'ai toujours vécu dans le contrôle ; et en faisant comme si je n'avais pas de corps. J'ai réussi, tout au long de ma vie, des choses très difficiles, qui ne m'ont jamais rassurées sur ma valeur, mais j'ai raté ce qui me tenait à coeur. Tout au long de mon parcours LC, j'ai gardé au fond de moi une réticence inavouée. Je craignais que si je lâchais le contrôle et je m'écoutais, j'allais encore grossir. J'ai commencé à me démotiver au bout du quatrième mois. L'expérience de la faim, que j'ai sûrement poussée trop loin, m'avait éprouvée. La consommation exclusive d'un aliment tabou à la place d'un repas, m'avait amenée à un écoeurement total, teinté d'appréhension. J'ai eu du mal à intégrer les contraintes du programme à ma vie familiale alors que, chez moi, personne n'y voyait le moindre inconvénient. C'était sans doute la peur de faire un saut en terre inconnue, un saut dans le vide. J'ai surinvesti le programme, le faisant passer avant bien d'autres choses. C'est pourquoi, quand j'ai constaté que je n'avais aucun résultat, alors que je ne pensais qu'à ça, la lecture de tous les témoignages positifs sur le site LC m'a achevée. J'avais l'impression que j'étais la seule pour qui ça ne marchait pas, que la seule chose que je savais réussir, c'était échouer. Qu'il valait mieux ne rien attendre. Au moins, ça protège. C'est ainsi que j'ai reporté mes entretiens avec la coach. Puis, j'ai résilié mon abonnement. Pour bien fermer toutes les portes. Je te suis reconnaissante de m'avoir demandé ce que je devenais. Tu dois avoir une bonne intuition. Te répondre m'a amenée, malgré moi, à faire le point - alors que j'étais partie pour continuer à faire l'autruche. Des tas d'autres choses me sont venues à l'esprit mais c'est à moi de m'en débrouiller. L'essentiel est que j'y vois un peu plus clair : jusqu'à l'expiration de l'abonnement, en février, je vais contribuer aux forums. Ensuite, je vais laisser passer un peu de temps pour que tout ça décante. Puis, je verrai ce que j'ai envie de faire et si je suis dans un état d'esprit me permettant une reprise du programme. Ce matin, au réveil, après avoir laissé la nuit agir, je me dis que je vais envoyer ce post et ensuite je vais reprendre contact avec ma coach. Hier, une chose m'a bien réconfortée, c'est la lecture du forum LC : 'c'est quoi, ce sentiment de vide?". C'est magnifique, l'as-tu lu? Moi, c'est ça qui me fait trop manger. Tu vois, les forums m'apportent beaucoup. Au plaisir de lire à nouveau tes posts si bienveillant, chaleureux et éclairants. Adèle
adonon
Ancien abonné
Bonsoir Adèle, Il existe aussi la possibilité de réinitialiser le programme, (ce qui prolongerait ton abonnement, je ne sais pas si c'est possible pour toi), et cette fois de le faire dans un autre état d'esprit. Tu l'as vu en entier, tu sais de quoi il sera composé, sauf que le réinitialiser peut apporter des changements dans l'odre des étapes (pour moi, c'était très bien de le réinitialisé). Et cette fois, tu pourrais décider de ne pas en faire un challenge, mais quelque chose pour toi seule, en te faisant le cadeau de ce temps. Pas pour le "réussir" ou perdre du poids, mais pour pacifier ton rapport à la nourriture, à ton rythme, en vivant des expériences pour ce qu'elles sont. Autrement dit, en profitant du chemin plutôt que de tendre vers la fin du parcours. Tu pourrais découvrir des choses étonnantes... la perte de poids serait un bonus si elle survenait. Surtout, n'hésite pas à te manifester sur le forum ! J'ai lu aussi vos messages, Emeraude et Fanette : le rapport que nous entretenons avec la faim est compliqué ! La coach m'avait dit à quel point cette étape est centrale, et combien il est important de la vivre sans se mettre la pression, l'entretien avec elle à ce moment-là m'avait permis de continuer tranquillement. Bonne soirée à vous ! Adonon
Fanette
Ancien abonné
Bonsoir tout le monde! Bonsoir Adèle! Juste un petit mot pour te dire que tu n'es pas seule. Pour te dire aussi que ce ne serait pas une bonne idée d'abandonner une démarche qui consiste à prendre soin de toi, pas une bonne idée du tout! Prends le temps qu'il te faut. Reprendre le programme sans la pression, c'est ce que je ferai moi-même, je pense, car, comme toi, j'ai commencé dans la dévoration et le souci de bien faire. Heureusement, j'ai rencontré des difficultés telles que j'ai dû m'arrêter et réfléchir à ce que je faisais du programme. C'est ce qui m'a permis de lâcher un peu côté perfectionnisme. Depuis, je prends plus mon temps, je repère mieux ce qui freine mes progrès et, tant bien que mal, j'avance. Côté poids, après un démarrage en fanfare, ça stagne. Qui vivra verra! Je t'envoie sourire et encouragements sincères. (Bon sang, mais où sont passées les émoticônes?) Bonne soirée!
larcenciel
Ancien abonné
Bonjour Adele, tu as trouvé les mots justes. ils expliquent l echec de mon permier programme, je l ai devore en boulimique. Je pense que le fait d avoir analysé cela c est deja enorme ! Ce qui m a fait revenir pour ma part c est le fait que 6 mois c est si peu comparé aux années et meme aux decennies de troubles alimentaires. je pense avoir besoin d un an ou 2 ou plus lol pour changer profondements mon fonctionnement et mes habitudes. qu en dis tu?
adelweiss
Ancien abonné

Je ne sais pas quoi te répondre Larcenciel parce que je suis en plein dans ce questionnement de savoir si je dois prolonger mon abonnement ou pas et que je ne sais pas trop où j'en suis sur cette question de la durée. 

Si je reprends, j'essayerais de ne pas me mettre la pression, d'aller à mon rythme et de bien assimiler chaque étape avant de passer à la suivante. Et quand je serai à la suivante, ne pas oublier celle que je viens de quitter. Car il ne s'agit pas d'enchainer les étapes mais de bien les assimiler et qu'elles te deviennent naturelles au quotidien.

Il y a des choses qu'on peut faire seule, mais être dans le programme est quand même un sacré élément de motivation et de régularité. Et puis, la tenue régulière de carnets te fait voir ton comportement alimentaire tel qu'il est. Ca soutient, ça fait réfléchir et ça fait évoluer. 


En ce qui te concerne, c'est vrai que six mois de plus, à l'échelle d'une vie, c'est pas grand chose et ça peut changer pas mal de choses. 

Et puis, viser un changement en profondeur, c'est autre chose que de faire un régime express avant  l'été, parce qu'avant de pouvoir changer certaines choses, il faut prendre conscience de son propre fonctionnement et ça, ça prend du temps, ça vient petit à petit.  

Mais tu le sais puisque tu es prête à y passer le temps qu'il faut.

Et je suis sûre que ta première expérience t'as déjà permis de faire du chemin.
J'espère que nous le continuerons ensemble sur les forums.

A bientôt. Adèle.

larcenciel
Ancien abonné
Bonsoir Adèle Oui c était un peu une question rhétorique lol j ai du mal à mettre en pratique, j'ai pas mal de blocages et beaucoup d EME mais je continue car je sais que c est ma solution ;) a bientôt :)
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