Peur de maigrir et auto-sabotage - 19062014

Brouett'girl.
Abonné

Au cours du chat avec la coach Béatrice du 19 juin (que vous retrouverez ici: //www.linecoaching.com/chat/bien-demarrer-son-programme-avec-beatrice-coach-psychologue-le-jeudi-19-juin-de-12h-13h), nous sommes au moins trois à nous être reconnues dans un même comportement : dès que nous perdons un peu de poids, nous nous empressons de manger !

 

Je cite :

"J'ai eu un bon résultat à la pesée avec près d'1 kg perdu en 8 jours. Comme si cette réussite me faisait peur, immédiatement après, j'ai commencé à faire n'importe quoi, à manger plus que de mesure, toutes les sucreries de mes placards, comme si je voulais reprendre du poids."

"peur d'aller au bout et de réussir"

"pourquoi le fait de perdre du poids semble m'angoisser, au point que je m'arrange ensuite pour saboter mes efforts"

"j'ai un peu le même problème d'auto-sabotage ! Dès que j'ai perdu 10g hop je me goinfre pour "feter" ça !"

"je me rends compte que je réagis aussi comme ça"

"j'ai jeté ma balance ! Mais dès que je ressens un mieux dans mes fringues, je boulotte..."

 

Bref, avons-nous peur de maigrir ? de réussir ? pourquoi nous auto-sabotons nous ainsi ?

Si vous vous reconnaissez dans ce comportement, partagez avec nous votre expérience !

Commentaires

gabuzo.
Abonné

Je suis exactement dans ce cas là et je voulais écrire un nouveau post car je viens de craquer ...

Je suis en pleine EME-ZEN les premiers jours ont bien ,marché, j'ai cru que j'avias trouvé la solution pour calmer mes EME ! depuis hier , j'ai beau avoir à remplir encore mon bilan journalier et bien je mange n'importe quoi, j'ai beau me dire "fais ta EME" c'est plus fort que moi, il faut que je mange, je n'arrive pas à trouver l'espace ni le réflexe pour me raisonner et me dire "pense à ta RCP tu verras après",, y'a rien à faire je sais limite que la RPC va me calmer et donc m'empêchera de manger donc je ne me laisse pas le temps d'y réfléchir pour manger...

Je sais pas si vous me suivez mais c'est bien ça, depuis un moment je n'ai rien perdu et là j'ai perdu quasi 1kg et depuis 2 jours du grand n'importe quoi ... Je suis désespérée pourtant j'ai confiance dans le programme, mais là je me dis qu'il me faudrait "LE TRUC" pour gérer encore plus les EME dans ces moments encore plus difficile, c'est comme une drogue, impossible de ne pas me remplir, impossible de couper meme au milieu de ces envies...

Si qqn peut m'aider, a déjà vécu ça je serai très intéressée de trouver des solutions car c'est très très dur ...

Merci !

Annette88.
Abonné

[quote=gabuzo]

y'a rien à faire je sais limite que la RPC va me calmer et donc m'empêchera de manger donc je ne me laisse pas le temps d'y réfléchir pour manger...

[/quote]

Alors CA!! Ca me parle tellement. 

Quand je fais des compulsions (ce qui m'arrive peu en ce moment, je touche du bois) c'est exactement ca qui se passe pour moi, je sais que si je prenais ne serait-ce qu'une seconde pour prendre un peu de recul sur la situation les choses se derouleraient autrement, du coup c'est comme si je m'tais un maximum d'energie a ne surtout pas prendre de recul, parce que justement, ca marcherai. 

Je sais pas trop a quoi c'est du. Peut etre des restes de restriction cogniives, je sais pas trop. 

En tout cas ce que je crois, c'est que plus tu pratiques la pleine conscience de maniere consciente (mouhahaha), c'est a dire de facon formelle, a froid, selon une routine inscrite dans ton programme de a journee. Plus il sera facil d'y faire appel dans les momens chauds informel immediat de facon inconsciente. 

Je sais pas si je suis tres claire. mais je crois que c'est une question d'entrainement en gros. Si tu pratiques pratiques pratiques, meme si c'est dans des situations faciles, tu seras plus experimentee et fera appel a l'outil de facon naturelle sans avoir a te dire "tiens si je faisais de la RPC".

Bon j'espere me faire comprendre meme si je sais pas trop m'exprimer. 

En tout cas, je me suis mise a faire de seances de 10 min par jour, une dans la matinee, et une l'aprem, et meme si elles se deroulent pas tres bien en ce moment (beaucoup de pensees automatiques) je  fais beaucoup moins de compulsion! Aucune en fait en 2 semaines, j'ai des EME je mange parfois, parfois non mais jamais beaucoup. Je crois que c'est parce que j'ai pris conscience de mes pensees et les ai "ecouter" ( sans les croire) alors elles ont pas besoin de se manifester autrement. 

une fois de plus je sais pas si c'est claire, mais paradoxalement j'ai l'impression d'y voir vachement plus claire dans ma tete!

gabuzo.
Abonné

Oui le début de ton message est très clair (le dernier paragraphe j'ai pas tout suivi sur la fin mais c'est pas grave lol!!) !

Donc oui c'est très clair et je pense que tu as raison, le fait de beaucoup s'entrainer m'aidera certainement à ne plus avoir besoin de faire un "effort" genre allumer l'ordi pour faire la RPC et si ça vient direct dans ma tête, ça marchera peut être mieux !

Bon en tout cas il va falloir m'y remettre ! et là bien sûr  je me dis "foutu pour foutu ce soir je me fais une bonne bouffe" ahaha c'est terrible de se saboter comme ça, mais je pense comprendre pourquoi on fonctionne comme ça, parce qu'on a peur de manquer , peur de manquer de ses sensations qui rassurent, qui réconfortent, qui font qu'on se sent bien, enfin ce qu'on imagine, moi aussi je sais pas si je suis tout à fait clair ! C'est stressant de se dire que la RPC peut marcher et que du coup nos petites habitudes qu'on croit si rassurantes et si sympatiques n'auront plus leur place ! Beaucoup diront "mais tu peux te faire plaisir en prenant moins et en écoutant mieux ta faim après" mais je pense que c'est justement ce sentiment de "non limite" qui nous attire, comme un goss à qui on ferait faire un seul tour de manège alors qu'il pourrait en faire 10 ! pourquoi se priver !!! et pourtant ça nous gache la vie ce poids ces kgs et ces comportements alimentaires excessifs !

Voilà je sais plus où je voulais en venir, ah oui c'est donc si dur d'être tiraillé entre ces deux côtés, j'ai l'impression de devoir lutter contre une partie de moi , un peu perdue ajd, mais ça fait du bien de lire des réponses et de partager ;)

Merci de ta réponse ;) et j'espère qu'on en aura d'autres pour avancer ;)

fuencisla.
Abonné

Oh là là! Ça me parle tout à fait!

Je tombe sur votre post après en avoir laissé un sur ce même thème sur un autre forum…

Oui, après, une perte de kg, à midi  je me précipite sur des tartines de rillettes, et en fin de repas en plus!!!

Moi la question que je me pose ( et à laquelle je n'ai pas encore réussi à répondre!) c'est : à quoi me servent ils ces kgs pour que j'y tienne autant, pour que ça m'angoisse tant de m'en séparer?

Est ce que j'ai peur qu'ils emportent avec eux une partie de ce que je suis?? Ça fait si longtemps qu'on vit ensemble! et pourtant, ils ma pourissent la vie!

 

Vous avez une réponse? Ça vous parle??

flybird.
Abonné

Bonsoir,

 

Moi ça fait environ 1 mois que j'ai commencé le programme. J'ai une forte confiance en celui ci, mais comme vous l'avez dit dans vos post précédents je m'y retrouve.

Pour penser à faire les RPC, il faut que je me connecte. Donc je n'arrive pas à le faire tous les jours.

Je suis actuellement sur la phase des EME-Zen, autant il y a des fois où je ne vais pas avoir de EME, par contre, hier j'ai voulu essayer un jean que je ne peux plus mettre depuis 3 mois (suite à une opération, j'ai pris du poids et impossible de mettre donc encore moins de le fermer) et je ne peux toujours pas le remettre!. Du coup depuis hier je cogite en me disant que malgré mon parcours forme que j'essaie de suivre, rien y fait.

Du coup je me suis mise à manger qq cokkies, aie aie... j'ai essayé de faire l'EME-Zen, mais bon j'ai craqué quand même. Comme vous l'avez dit, il faut pratiquer régulièrement de façon à ce que ça doit venir naturellement. Mais j'ai l'impression qu'il me faut faire encore pas mal de chemin pour en arriver là.

Merci pour ce post, je me sens moins seule...

Annette88.
Abonné

tu n'es pas seule ;)

sorci.
Abonné

Interessant tout ça, et effrayant à la fois ! je dirais que je ne ressens pas ça exactement, mais c'est le même genre de comportement : une amie m'a dit un jour "on dirait que tu prends des kilos pour le plaisir de les perdre après..." elle a oublié de dire que je les reprends TOUJOURS ensuite !... (c'est aussi elle qui m'a dit, tu sais, les kilos, ça protège parfois...)

par rapport à la RPC, je rejoins ce qui a été dit plus haut, il faut pratiquer pratiquer pratiquer, c'est ce qui amène à modifier le comportement sur le long terme.  Je suis en train de lire 'j'arrête de râler", et le challenge est de ne pas râler pendant 21 j consécutifs. C'est très difficile (nous ralons en moyenne entre 20 et 70 fois par jour), et si on râle il faut remettre les compteurs à zéro. donc ça peut prendre des mois !  pour nous aider, il est conseillé de mettre un bracelet élastique, et de le changer de poignet à chaque fois qu'on râle. Le fait de faire ce geste croisé imprime l'acte dans notre cerveau, et petit à petit, à force de ressentir le bien être qu'on a quand on ne passe plus son temps à rouspéter pour des broutilles, on finit par modifier les zones concernées du cerveau.  

Pour le comportement alimentaire, c'est un peu la même chose, c'est à force de persévérance qu'on peut réussir à relever le challenge de ne plus répondre aux EME par des prises alimentaires, et la RPC est vraiment un outil puissant pour y parvenir. Ce n'est rien d'autre que de la méditation, mais si ça marche, autant l'utiliser ! j'en fais tous les jours, pas forcément 10 mn, pas forcément en écoutant les mp3, mais dès que j'ai du temps à y consacrer (après mon café du matin, ou le soir avant de m'endormir). 

Annette88.
Abonné

Drole ton challenge, 

mais 21 jours... c'est possible? 

Par exemple, tous les matins cete semaine j'etais super crevee au reveil, pendan la journee ausi d'ailleurs, mais.. c'est possible de pas raler au reveil? 

Raler dans sa tete ca compte comme raler?

Pattie.
Ancien abonné

Moi aussi, j'ai eu cette peur de perdre trop vite, de changer trop vite mon corps sans que ma tête soit prête, comme lors de mon régime précédent. Mais en fait, ça ne va pas si vite que ça, pas quand on est un mangeur émotionnel (ou alors je n'en connais pas pour qui ça va vite et durablement).

Les kilos, pour un mangeur émotionnel au long cours, c'est une protection. C'est paradoxal, que ce qui nous fait souffrir soit notre protection, mais c'est normal : on souffrait avant les kilos, ils se sont installés pour ça, pour nous éviter la souffrance d'origine, qui nous semblait intolérable, pour nous permettre de la traverser, au début, puis pour la remplacer (pendant qu'on pense à se débarrasser des kilos, on ne pense pas à ce qui nous semblait intolérable au moment où ils se sont installés). Du coup, les kilos ne s'en vont (enfin, en partie !) quand on n'a plus besoin de cette protection, et reviennent quand on en a besoin. Lors de mon précédent régime, j'ai remplacé ma protection-kilos par une protection-contrôle. Je comptais les points, je compensais les excès, je contrôlais, donc plus besoin de protection. Mais le contrôle appelle la perte de contrôle, donc très vite, je n'ai plus eu de protection. J'étais dans le monde, presque dans la norme corporelle. Mais quand le contrôle n'a plus été possible (c'est pas une vie), je m'y suis retrouvée vulnérable : ni kilos ni contrôle... Les kilos abandonnés, pas rancuniers, sont revenus.

Ce que je comprends pour le moment de Linecoaching, c'est que le parcours alimentaire aide à apprendre à manger, et le parcours émotionnel (RPC, exercices émotionels, échanges sur le forum) aide à augmenter sa tolérance émotionnelle. En clair, plus j'avance, moins je me sens vulnérable. Pas parce que je le suis moins. C'est juste que ma vulnérabilité est une pensée automatique que je rends réelle en y croyant. Le parcours m'apprend (petit à petit, très lentement) à me sentir vulnérable moins rapidement ou moins fort.

Par exemple, avant, rien que d'exister physiquement, d'imposer au monde ma vue, ça me gênait. J'étais désolée pour eux d'être obligés de subir ça. Je savais que je pouvais plaire (mon esprit à certains, mon corps à d'autres, les deux parfois !), ça n'est pas le problème. J'avais quand même l'impression de devoir la jouer profil bas, vu ce que j'imposais à la vue du monde. Ca se traduisait corporellement. Par exemple, je m'étais aperçue (avant LC) que je rentrais mes doigts dans mes mains, que je recourbais mes mains comme pour les rentrer dans mes bras, et que je crispais mes bras contre moi. Même après mon précédent régime. Maintenant, je ne le fais plus (et ça fait du bien !). Je rentre un peu les épaules, parfois, mais comme je ne rajeunis pas, ça me fait mal aux articulations, et comme LC m'a appris à être attentive à moi, je m'en rends compte. Et souvent, ça n'est pas dû à la crainte du regard des autres mais à un moment stressant que j'ai envie de traverser rapidement (rentrer les épaules, ça doit me rendre aérodynamique, pour accélérer le temps !). Maintenant, je ne pense pas à ce que les autres voient de moi, tout naturellement. Je me suis accordée le droit d'être, au lieu de m'imposer le devoir d'être regardée. J'espère que ça va durer ! Ca fait assez longtemps que c'est comme ça, un ou deux mois après le début de LC. Peut-être quand j'ai compris que le coup des régimes, c'était vraiment la grosse arnaque de ma vie, que le monde m'avait trompé, et qu'à côté de cette trahison, être ce que je suis, ça n'est pas bien grave, que le monde pouvait bien le supporter, et que s'il ne le supportait, pas, j'en avais rien à faire ! En tous cas, ça fait une protection dont je n'ai plus besoin, que je peux enlever sans me sentir vulnérable. Du coup, hier, j'ai porté un tee-shirt ajusté, qui marque la poitrine, certes, mais fait une deuxième bosse sur le ventre. Je le passe, je me regarde, je constate la deuxième bosse, et bon, voilà, hop, je sors comme ça, ça ira bien. Et je me suis rendue compte que je n'y avais pas du tout pensé tout le temps qu'ont duré les courses. Je n'ai pas tiré dessus pour que ça fasse un peu plus flou sur le ventre, je n'ai pas mis une veste pour cacher. Je n'y ai simplement pas pensé. Ca n'arrive jamais, ça, chez moi. Si ça se trouve, un jour, je pourrais sortir avec un débardeur qui montre les bras ! (M'enfin, c'est pas demain !!!)

 

Le truc, c'est que les kilos se sont installés pour éviter une souffrance d'origine qui parfois était nettement bénigne, mais insupportable au moment où on a eu à la vivre. Je ne sais pas trop quelle était la mienne. Je n'ai rien vécu de spécialement traumatisant. Si je calcule, j'ai grossi à partir de mes 6 ans, c'est-à-dire quand mon premier petit frère (qui avait déjà le gros défaut de ne pas être la soeur dont je rêvais) a eu deux ans et a commencé à ressembler à un vrai humain. Peut-être que je me suis sentie mise en danger. Un machin qui pleure et qui dort, sans parler des odeurs, c'est pas très concurrentiel. Mais un autre être humain, qui parle et qui marche, c'est autre chose ! Peut-être aussi que ma mère a eu besoin de se libérer du temps, pour l'empêcher de mettre ses doigts dans les prises, de manger de la terre, et m'en a accordé moins, ou que mes parents ont dit des trucs du genre "Sois raisonnable, tu es grande, il est petit" ou "Regarde ton frère, lui au moins, il ne chipote pas dans son assiette" (sauf que lui, c'est le gabarit rugbyman, moi pas !).

Si c'est ça, sérieux... J'ai 43 ans, deux frères, toujours pas de soeur (et mes parents n'ont pas l'air chauds pour m'en faire une, maintenant qu'ils sont grands-parents), je m'entends très bien avec eux (quand je suis avec eux, j'ai l'impression d'être dans Charmed, "le Pouvoir des Trois !"). La jalousie que j'ai éprouvé petite est loin, mais mes kilos m'ont accompagnés toute ma vie. Si ça se trouve, c'est juste pour me protéger de mes frères. Avec le recul, je suis parfaitement capable de survivre à la jalousie envers mes frères maintenant (y en a un, il a de l'herbe, sur son terrain, alors que le mien ressemble au désert lunaire, et bon, voilà, quoi, j'arrive à bien le prendre !). A l'époque, peut-être pas. Et puis au fil du temps, la nourriture m'a protégée de plein d'autres choses, que je n'ai pas eu à traverser consciemment, puisque je pouvais m'anesthésier. Je suis devenue la princesse au petit pois, incapable de supporter le moindre inconfort. Mais bon, je suis de moins en moins cette princesse.

LittleZou.
Abonné

Je me reconnais tellement dans ce sujet; c'est effrayant ! Je suis aussi novice; j'ai perdu 1 kilos au depart que j'ai deja repris- comme si je me disais "ah bah j'ai maigri je peux remanger maintenant' et j'ai aussi beaucoup de mal avec la RCP... tout ca a clairement un lien 

Annette88.
Abonné

Waow! C'est touchant ton histoire! Ca me semble fou que tu te souviennes d'un sentiment de jalousie si jeune, moi j'etais la petite derniere ceci dit alors bon, j'ai pas vecu ca!

Je n'arrive pas a ressentir cette peur de maigrir, mais quand je reflechis a mon parcours je me dis que ce serait tout a fait plausible qu'elle soit la, bien cachee!

J'etais mince a l'adolescence et j'ai decide de faire mon premier regime a 12 ans (LOL), ca a fait super plaisir a ma mere, parce qu'on allait enfin faire un truc mere/fille ensemble (avec du recule je me dis quand meme au secours, quoi!).

La je suis tombee dans l'anorexie, comme ma mere ET ma grand-mere avant, autant dire que le rapport a la bouffe du cote maternelle est sacrement biaise. 

Je m'en suis sortie car mon pere m'a envoyee a 14ans en australie pendant 3 mois, pour que ca me mette un petit coup de pied au cul je pense et que je murisse un coup ce qui a tres bien marche: je suis devenue une femme, avec des formes. 

Ce qui me plaisait pas du tout, bien sur (les formes hein! parce que l'australie j'ai adore). donc re-regime, re-prise de poids avec un petit bonus a chaque fois super yoyo tralala..

D'autres part j'ai eu une sexualite tres jeune, et pas toujours tout a fait desiree. Peut-etre que inconsciemment je me suis dit que les kilos etaient un repoussoir efficace!

Mais en tout cas tres inconsciemment, parce que j'adore plaire, et je me sens beaucoup plus attirante un peu plus mince. 

C'est possible d'avoir peur de maigrir sans le savoir????

Mime.
Abonné

Ce fil me parle à moi aussi, cette question je me la pose très souvent !

Je suis inscrite depuis la Saint-Valentin. Le premier mois j'ai perdu 1,5 kg. Je l'ai repris puis reperdu puis repris. Maintenant je ne sais pas trop où j'en suis car il y a bien longtemps que je n'ai pas fait un tour sur ma balance. Mais à vue de nez  vêtements rien ne semble avoir changé.

Ma façon de m'auto-saborder c'est de ne pas m'impliquer à fond dans la méthode. Je fais mes exercices à chaque étape mais je ne réinvestis rien. Et je me dis que si je ne fais pas régulièrement tel ou tel exercices (la RPC ma grosse bête noir par exemple) tout est fichu.

Je sais pertinemment que mes kg, que j'exècre au plus au point, sont mon rempart, mais je n'ai pas encore trouvé contre qui ou quoi, même si j'ai quelques pistes. 

Pas facile d'être tiraillée entre l'envie et la peur de maigrir. Et pour l'instant c'est la peur qui semble l'emporter !!!

Lullaby.
Abonné

Je fais partie des personnes ayant exposé le sujet ce matin (trois premières citations).
Je te remercie, Brouett'girl, d'avoir proposé d'approfondir ce thème de réflexion plus avant en créant ce sujet sur le forum. On constate que bien des personnes sont concernées. 

Si la peur de maigrir en touche beaucoup, j'ai l'impression que la raison sous-jacente de cette peur est unique pour chacun, inhérente à son histoire, et à divers paramètres. 
Fuensicla, tu poses une question si juste: à quoi me servent ces kilos? Pattie, tu évoques ta place au sein du groupe familial et le regard des autres. 
Ce sont vraiment des pistes intéressantes. Je sais que je considère pour ma part aussi mes kilos à la fois comme une souffrance et une protection... Il y a ensuite une question d'affirmation face aux autres qui ont parfois peur de vous voir changer, notamment les intimes (conjoint, amis), les personnes les plus problématiques étant probablement au sein de la famille d'origine (parents et fratrie). Il y a dans les familles au sein du groupe un certain nombre de lois inconscientes, ainsi que des places attribuées à chacun ou des qualités ou défauts faisant office de vérités immuables. En s'affirmant autre (ce qui n'arrive pas forcément mais qui peut arriver  au moment de la "naissance" au soi adulte et autonome , où on construit ses propres valeurs, non par soumission ou rebellion, mais par conviction), on peut heurter cet ordre et craindre alors le rejet, une mise à l'écart. Rester conforme à ce que les autres pensent de vous, même si c'est quelque chose de négatif, finalement c'est confortable, ça permet selon les cas d'être accepté ou toléré. Venant d'un milieu familial "délicat" (qualification volontairement sobre) pour ce qui est de l'acceptation des individualités de chacun, j'ai ressenti cet état de fait de manière particulièrement forte. Je pense que plus la famille a tendance à confiner les individualités au profit d'un fonctionnement de groupe (qu'il soit sain ou toxique), plus l'individu aura dans sa vie sociale de la difficulté à se détacher du regard des autres, du jugement des autres, des projections des autres, même en ayant des bonnes capacités d'affirmation et une bonne conscience et connaissance de soi. 

Oser être pour soi, sans chercher ou craindre le regard d'autrui, c'est important.
Même si ça implique de bouleverser les perceptions. 
On en imagine certaines:
-une femme ronde est peut-être une femme qui séduit moins. Ca peut arranger certaines refusant la séduction, l'implication affective, ou la sexualité ou acceptant d'avoir été initialement désignées comme non séduisantes, non désirées, non désirables, et de se confiner dans ce rôle.
-une femme ronde peut satisfaire un époux qui a peur que sa femme soit trop désirable par l'extérieur et la veut pour lui seul, encore plus s'il projette sur elle des composantes maternelles.
-une femme ronde peut être le faire valoir d'amies plus minces et la voir mincir c'est perdre l'essence du lien.
-une femme ronde peut être la rigolote ou la confidente du groupe d'amis ou du groupe familial avec un surnom régressif ("bouboule", "boudinou", "louloutte") et les attributions associées, et la voir mincir c'est risquer de la voir changer de place.
-une femme ronde peut être une femme plaintive et mal dans sa peau qui se satisfait de relations de dépendance et d'aidant/aidé, et la voir mincir c'est risquer pour les sauveurs de la voir acquérir une indépendance émotionnelle.
-une femme ronde peut être une femme qui a été traumatisée et se laisse encore hanter par son passé -un "autre" impersonnel mais personnifié-
-une femme ronde peut être une femme qui a été humiliée, victime de brimades, maltraitée physiquement ou psychologiquement, et qui se laisse encore hanter par ses bourreaux en continuant à mal soigner son corps. 
-une femme ronde peut être le vilain petit canard d'une famille et la voir mincir c'est la voir quitter sa place nécessaire de bouc émissaire. 

etc. etc. etc.... on peut imaginer tant de situations... j'ai essayé de lister les pistes que j'ai en tête... 

Sur le plan des barrières personnelles il faut penser au profil, au caractère qui est le nôtre, et à des défauts tels que le perfectionnisme par exemple. 
On peut aussi penser  à des comportements inconscients comme:
-le complexe d'échec -s'empêcher de réussir, s'empêcher d'être heureuse-, souvent à cause d'auo-jugements négatifs hérités du parcours ou de l'éducation. 
-ce que j'appelle le complexe du brouillon (et où je me sens concernée, c'est le grand "n'importe quoi" de ma vie, et pas que dans le domaine alimentaire): s'arranger pour toujours refaire les choses, arracher des pages pour tout reprendre à 0 en s'arrangeant pour que cette fois ce soit parfait. En fait je crois que le perfectionnisme provoque cet état de faits: par craint de toute façon de ne pas atteindre un idéal inacessible, on préfère tout envoyer valser avec une projection utopique dans un futur ("je m'y remets demain") où ce sera cette fois parfait. 

Voilà mes pistes... Vous en avez d'autres? Des histoires personnelles à raconter?

Enfin il y a la part de "merveilleux": maigrir c'est excitant car ce serait la promesse d'une vie parfaite, d'un miracle (le prince vient vous chercher, c'est Léonardo Dicaprio, il vous offre un diamant de fiançailles anciennement propriété de Liz taylor et vous fait jouer dans son film, vous gagnez un Oscar, êtes élue femme la plus sexy devant Scarlett Johansson etc. )...Or, chacun sait très bien au fond de soi que le merveilleux est dans le divin supérieur -quelle que soit notre perception de ce divin- et non dans la chair, qui n'est qu'une forme de manifestation. 

Je sais pour ma part que je veux comprendre. 
En 2012 j'ai perdu 17 kg et j'ai tout repris. Je me suis dit que c'était à cause du dérèglement provoqué par le régime, ce qui est vrai en partie seulement.
Là, malgré le fait que la méthode ne soit pas un régime, je crains si je maigris même sainement et par rééducation alimentaire de m ' "arranger"  à un moment donné pour sombrer dans la malbouffe juste pour regrossir. 

Pour l'instant, j'ai entrepris de ne pas regarder ma balance pendant un mois (je me pèse tous les jours), même si je pense que ce n'est pas une solution à long terme. Comme Kitty le disait sur le chat, je pense que mes vêtements et le miroir suffiront à m'indiquer une perte. Et je finirai par me peser un jour et par savoir que j'ai maigri. Il faut donc traiter le problème dans le fond. 
J'ai gentiement recadré un ami qui m'a envoyé dans un colis jeudi dernier: des pâtes de fruit, des chocolats Lindt, des galettes bretonnes, un paquet de chocolat noir, et des pâtes de région (si, si, tout ça), sans occasion particulière mais pour me faire plaisir, après que je lui aie parlé de régime la veille et montré des images d'un logiciel qui fait un mannequin virtuel avec votre poids et vous montre ce que vous pouvez espérer en terme de silhouette après une perte (on est d'accord, c'est nulle, et pas en accord avec la politique de poids idéal à découvrir au terme de la rééducation alimentaire qui court ici, je ne donnerai donc pas le nom du logiciel). Comme cette personne est d'une grande gentillese, je n'ose lui attribuer de mauvaises intentions et met cela sur le compte du hasard et peut-être d'un de mes tableaux "Pinterest" consacré aux gourmandises qu'il a eu aussi à admirer. Je lui ai malgré tout demander de ne pas réitérer car j'étais engagée dans un programme et pas prête encore à entreposer ce type d'aliments dans mes placards.

*Adieu balance
*Je fonde beaucoup d'espoir dans la RPC  pour arriver à accueillir et à contempler sereinement les voix intérieures qui me disent que je suis condamnée à être grosse, en les prenant pour ce qu'elles sont. 

Pensons positifs, puisqu'au fond nous n'avons pas peur d'échouer mais de réussir:

"Nous pouvons, nous voulons, et nous allons réussir. Nous le méritons. Il nous faut oser exprimer notre authenticité, notre lumière, et notre beauté. Ne nous restreignons pas. Ne nous cachons pas derrière les kilos, l'échec, la médiocrité, ou des comportements ne nous appartenant pas, pour faire plaisir à autrui ou pour entrer en résonnance avec des systèmes de pensées à l'oeuvre dans notre esprit qui ne sont pas les nôtres."

 

Bonne Nuit!
 



 

Lullaby.
Abonné

J'oubliais.
Mon grand défi aujourd'hui, après avoir perdu 1kgs et en avoir repris 2, c'est de ne pas me remettre au régime! 
Ca m'a franchement tenté... Mais j'ai résisté car je crois en la méthode LineCoaching!

fuencisla.
Abonné

Merci Patty et Lullaby…

Je vous retrouve demain pour la suite car j'ai encore pas mal de choses à approfondir!heart

Élia.
Abonné
Bonjour, Je ne sais pas si cela vous parle mais j ai décide de planquer la balance por très longtemps et de sortir mon mètre de couturière. Il est plus mon copain que cette fichue balance. Bonne journee
Lullaby.
Abonné

Tout à fait, Elia!
A force de garder les yeux rivés sur les chiffres de la balance, on ne regarde même plus son corps.
Le mètre c'est super, ça permet de voir si la silhouette s'affiner. Mais même là finalement, c'est encore... des chiffres!

J'aimerais pouvoir me détacher du résultat, en fait, ne plus me concentrer sur mon poids et la silhouette (je ne sais pas si vous faites cela aussi, mais je prends des photos sous plusieurs angles chaque semaine pour voir en image s'il y a évolution), mais d'abord l'accepter telle qu'elle est (c'est pas le cas) puis l'observer s'ajuster à son rythme. 

Pas facile!

Je suis tentée aujourd'hui de replonger dans un régime restrictif à l'approche d'évènements et dates importants, pour que ça "aille plus vite". 

Ce que je voulais évoquer en plaisantant dans mon message sur le merveileux (l'accomplissement ultime, le service ultime,  la réalisation etc. ) autour d'images caricaturales (c'est l'endroit où je parle de DiCaprio) c'est le fait que beaucoup de personnes dont je fais partie pensent que maigrir va améliorer leur vie professionnelle, sociale, ou sentimentale, comme une clef magique. Je ne m'autorise pas certaines choses "en attendant de maigrir", de mon côté. Or, en fait, je pense que perdre du poids ne change rien, s'il n'y a pas une vraie métamorphose intérieure où l'on apprend  à librérer l'expression de soi. C'est notre façon de penser et d'exprimer et notre état de conscience qui doit évoluer afin que nous puissions attirer et accueillir dans nos vie des élements en résonnance avec nos valeurs et aspirations profondes.  
Si la métamorphose et la légèreté ne viennent pas de l'intérieur, de notre part spirituelle, si l'on continue à se penser comme limité dans son expression, restreint, ou tout autre système de perception influant sur le poids, je pense que l'on aura tendance à vouloir regrossir et saboter ses résultats pour que l'image charnelle de soi reste en phase avec l'image non charnelle de soi. 

Peur de s'exprimer librement? 
Peur de changer en profondeur? 
Peur de réaliser que perdre du poids n'est pas magique ou idéal (ni dans le processus, ni dans le résultat: on ne perdra pas forcément en continu et en trois mois, et on n'aura pas forcément à l'arrivée un corps de modèle sur papier glacé), quand notre société nous vend le corps idéal comme le symbole de bonheur et de réussite parfait? Le nouveau "dieu" dans notre société, le nouveau mythe, c'est la perfection (qui n'est fondamentalement pas humaine, et, dans la conception d'un croyant, appartient à Dieu). En devenant parfait on devrait effleurer sa part divine ou pouvoir se passer du divin??? Pas si sûr...

Bon week-end!

Brouett'girl.
Abonné

Et ben, je m'absente quelques jours après avoir lancer ce sujet et à mon retour, il y a déjà beaucoup d'animation ! Tant mieux !

 

Elia et Lullaby, j'ai jeté ma balance et repris mon mètre aussi. Sauf que prendre ces mensurations et un peu plus contraignant que simplement monter sur une balance donc on le fait moins souvent et c'est certainement pour le mieux... Avoir une image plus réaliste de son corps n'est pas facile. Perso, j'ai un petit truc : je m'accorde presque tous les soirs une vingtaine de minutes avant  de me coucher pour me mettre de la crème... et là, oh, mais on sent des muscles en fait (pas que du gras), et oh, mais ça pendouille un peu moins ici ! (en plus ça fait une plus jolie peau, tout douce...)

 

Mais là n'est pas le sujet !

 

Je me reconnais dans l'idée de merveilleux proposé par Lullaby. J'ai été au chômage assez longtemps. Quand j'en ai eu vraiment marre (assez rapidement en fait), je me suis dis que je devais prendre en main ma vie, en commençant par ce que je pouvais prendre en main: mon poids. J'ai fait un régme et je crois qu'inconsciemment j'ai associé la minceur atteinte à la possibilité de grandes avancées professionnelles... qui n'ont bien sûr pas eu lieu ! Il est alors tentant de se dire qu'après tous ces efforts, puisque notre vie n'a pas changée, autant se laisser aller après tout, c'est tout ce qui me reste !

Car oui, je crois que ce n'est pas de maigrir dont j'ai peur, mais de ne plus avoir de crise, mon petit psychodrame interieur qui me donne un sujet de plainte et d'auto-flagelation, me détournant du vrai problème que je ne maitrise pas... En fait, je réalise que je me complais inconsciemment dans ce mal-être très personnel (peu de mes proches savent que j'ai des troubles du comportement alimentaire).

Bon, je ne suis pas sûre d'avoir été très claire... Je reformulerai s besoin...

 

fuencisla.
Abonné

J'avais dit que je reviendrai pour tenter de comprendre les causes de mon autosabotage car les mots de Pattie  ont réveillé un paquet de vieilles douleurs… mais c'est bien difficile car même avec les années, les cicatrices sont boursoufflées (tiens, tiens…)   et encore sensibles…

Fillette maigrelette et longiligne, j'ai plutôt connu la faim de l'après guerre et une mère très préoccupée de voir ses enfants manger… Ainée de 6 enfants dont les cinq ainés en six ans, la référence aux accès de jalousie de Pattie ont réveillé de vieux souvenirs… mais ce qui a sans doute fait tout basculer, c'est une dépression de mon père après un accident de voiture et l'apparition d'un "martinet" à la maison qui lui servait de défouloir… Episode bref, mais marquant. Les rondeurs sont apparues, lentement,  peut etre une forme de protectionwink mais l'année suivante, pour mes treize ans, l'annonce d'une dernière petite soeur en cadeau s'est accompagné d'une forte prise de poids.

Bien sûr, à l'époque, on ne parlait pas … et on résolvait ses "mal êtres" comme on pouvait; moi, je me suis constitué une bonne couche protecttrice et à 15ans …début des régimes sur intervention du médecin scolaire: plus d'eau pendant les repas, haricots sans beurre, plus de sucre (même pas mal, je n'ai jamais aimé les sucreries… mais vengeance sur des tartines d'Astra, fallait vraiment avoir envie de se faire mal!!!) à
Après, pertes, reprise plus ou moins importantes, mais je me vivais comme grosse, honte de mon corps des époques où (les photos en témoignent) la situation était tout à fait acceptable…

Autour des 40 ans, un passage d'un an chez WW, avec une perte de 35 kgs (sans stabilisation) avait été un grand moment de soulagement. J'avais réussi, j'avais vaincu le monstre, yes!!!

mais  dans mon boulot des gens qui m'avaient toujours ignorée venaient me faire la causette et même plus si affinités; je n'étais pas plus intelligente parce que moins grosse pourtant, ma tête elle, avait toujours bien fonctionné!

mais , toujours pour mon boulot, des personnes que je n'avais pas vu depuis un an ne m'ont pas reconnue en venant me chercher à l'aréoport où ils devaient me récupérer pour une conférence;

mais en passant devant des vitrines, je me suis arrêtée plusieurs fois avant de réaliser que la silhouette que j'apercevais était bien moi

alors il y a eu de la colère, un problème profond de recherche d'identité et bien tant pis, moi, je serai une grosse car j'avais trop peur d'une perte d'identité, de cette image confuse de moi même  à mes yeux et aux yeux des autres…

Voilà en très gros l'histoire, après, accumulation de + et de - mais en conclusion actuellement, je suis en obésité morbide et il faut que je maigrisse pour raison médicale…

Ceci dit, j'ai toujours mené une vie sociale et intellectuelle active… je suis toujours allée à la piscine , allée marcher avec des copines…en refusant de me voir limiter  par mon aspect…

et maintenant à LC, je ne veux plus être bloquée par un sabordage de mes efforts… (ah , j'ai fait aussi plusieurs épisodes de psy mais comprendre ne veut pas forcément dire que les choses sont réglées…)

et voilà, donc  OUI, j'ai besoin de l'aide des auto-sabordeuses car il faut qu'on en finisse avec ces histoires trop lourdes à porter…

Bises à toutes

Lullaby.
Abonné

Coucou!

Me revoilà... Après quelques jours de stress positif mais prenant autour de projets annexes...
 

J'ai beaucoup aimé lire tous vos posts et me suis passionnée pour ce que tu as bien voulu exposer de ton parcours, Fuencisla. Brouette'Girl, ainsi que déjà exprimé en MP, il ya une grande résonnance entre ce que tu exposes et des situations que j'ai moi-même vécues récemment. Nous avons le même âge, donc les mêmes préoccupations liées à la profession et la réussite, dans une société où l'emploi est de plus en plus exigeant et de moins en moins ouvert, généreux, et satble. 

Avant de vous répondre, je vais vous expliquer où j'en suis... 
Je me détache peu à peu de la balance... J'ai eu le plaisir ce lundi de découvrir dans mon espace perso plusieurs défis liés à cette fichue balance (se peser:  tous les deux jours*  une fois par semaine * une fois tous les quinze jours), et j'ai commencé par la version light, que j'arrive à tenir sans problème... Le changement radical ne m'aurait pas convenu car j'ai besoin de faire les choses en douceur. 
Les premiers temps se sont bien passés (carnet découverte), la RPC s'est bien passée (j'avais déjà expérimenté ce type d'exercice) bien que je n'ai pas été régulière... et j'ai repoussé la prochaine étape "découvrir la faim" de quelques jours le temps de me sentir prête, ce qui n'est pas le cas...
L'auto-sabotage a continué de plus belle: plusieurs épisodes de compulsion alimentaire qui ont tourné deux fois à l'hyperphagie étant donnée la quantité d'aliments ingérée. Je me suis sentie mal, j'ai pensé que je n'y arriverais jamais, j'ai été tentée de me remettre en restriction... Je ne suis pas encore complètement libérée des vieux schémas, puisqu'ils reviennent constamment me tenter.
J'ai observé l'apparition de ces épisodes:
-à des moments où j'ai estimé avoir mangé de manière "imparfaite" ou juste non conforme à ce que j'avais prévu, par exemple en mangeant au restaurant où je me suis vue servir des frites que je n'avais pas demandé en accompagnement et auxquelles je n'ai pas résisité. Je n'avais plus le contrôle parfait, c'était pas conforme à ce que j'avais décidé.
-à des moments où j'étais sous pression à cause de l'approche d'échéances où je devais donner le meilleur de moi, incluant l'apparence physique. 
-après des contacts avec une personne avec laquelle je préfère éviter les relations (qui ne sont pas bonnes).
- et enfin aussi et surtout après la mise en oeuvre d'exercices de développement personnels que je fais en lien avec le programme. J'aime beaucoup écrire. Chaque quinze jours, je me fais un "petit" bilan à partir de notes quotidiennes etc., que je compte d'ailleurs inclure dans mon blog en privé juste pour moi, donc, pour relire mon évolution... Je trouve ça très bien cette fonction "privé" du blog car dans notre présente société où l'on a tendance à tout exposer via réseaux sociaux etc., on oublie souvent son droit à l'intime et au privé, les frontières se brouillent. C'est pour moi quelque chose d'important, et je pense que pour une personne pudique le poids peut être aussi une façon de montrer son souhait de préserver son intimité. Donc ce "petit" bilan de dix pages en fait, écrit comme une petite nouvelle, avec plein d'humour, s'est trouvé être malgré tout très (trop) introspectif... J'ai découvert plein de choses! J'ai accueilli toutes ces émotions, pas toujours agréables...  Je pense que manger était une manière de m'en protéger. 

Grâce à ce dernier point, et alors que j'avais tendance avant à considérer mes crises de "bouffe" comme un trait de faiblesse, d'échec, d'inertie au point de me sentir en ces moments médiocre, sale, je leur appose un tout autre regard. 
Ce n'est plus quelque chose de honteux, un échec avéré m'obligeant à tout reprendre à zéro... Ce n'est plus quelque chose qui se place "hors" d'un programme parfait et qui m'oblige à recommencer ce programme. Non... C'est quelque chose qui fait partie du programme! C'est quelque chose qui permet d'apprendre sur soi, qui fait partie du travail d'observation, de contemplation, de conscience et d'écoute de soi! Alors, j'ai décidé de ne plus repousser ces épisodes, car plus je les repousse, plus ils reviendront, mais de les accueillir, et de comprendre l'émotion derrière, en l'accueillant aussi... Plus j'y serai habituée, moi j'aurai besoin de l'ignorer ou de la repousser en mangeant. 
De fait, je ne qualifierai plus désormais ces épisodes d'auto-sabotage, même s'ils font suite à une perte de poids: c'est un signe, ni bon, ni mauvais, ce sont le corps et le psychisme qui parlent et demandent à être entendus. 

Je ne sais pas si cela vous parle à vous aussi, mais j'ai l'impression de m'être trompée de clef, en verrouillant la porte de mes émotions, et en laissant ouverte celle où passent les projections et attentes d'autrui. 
Imaginez une maison à la campagne. Je me sens comme une jeune femme vivant dans sa maison mais ayant perdu la clef de la porte d'entrée. Et elle ne s'en soucie pas, elle évolue la porte ouverte, elle dort la porte ouverte la nuit, n'importe qui pourrait rentrer, mais elle s'est habituée à cette situation d'insécurité comme quelque chose de normal. Dans sa maison il y a un très beau piano, le sien, qu'elle a pris soin par contre de fermer à clef. Elle ne l'ouvre jamais. Elle n'en prend pas soin. Il prend le froid et l'humidité, il supporte la chaleur. Elle a peur d'en jouer car elle a peur d'avoir oublié, depuis le temps, de ne plus savoir comment jouer. Elle a peur d'en jouer car elle craint de déranger quelqu'un. Elle a peur d'en jouer car elle craint qu'il ne soit complètement désaccordé et sonne comme une casserole. Elle a peur de l'ouvrir pour regarder à l'intérieur ou de regarder dans le tabouret s'il y a des partitions. En fait, il est là comme une présence majestueuse, ancienne, animée, dans sa maison, qu'elle préfère ignorer comme s'il était hanté. Elle ne se souvient pas que c'est la plus belle chose qu'elle ait jamais possédée. 
Voilà, je suis cette femme, j'ai appelé un serrurier pour la porte de ma maison, et mainteant j'ai osé ouvrir mon piano (et c'est un piano magique, marqué de mon prénom, que je ne peux pas changer...ça ne marche pas comme ça...), essayer de jouer... C'est émouvant...Ca fait mal de savoir qu'on a laissé une chose si précieuse s'abîmer, ou de se rendre compte qu'on ne sait plus jouer comme avant et que ça ne se fera pas d'un coup..En même temps, c'est si beau, de réentendre les notes perlées... Alors oui, au début c'est faux... Il y a des couacs... Puis on réussit à jouer un morceau, puis on réalise qu'on savait auparavant en jouer cent... On s'irrite car le piano a changé de son (tout instrument s'adapte à la pièce), il est devenu plus feutré, on le reconnaît pas... On se décourage, on ferme le couvercle... On comprend qu'on ne sera pas redevenu virtuose en un jour... On reprend... Ce n'est pas de l'auto-sabotage, c'est de l'apprentissage. Il faut accepter de se réapproprier les automatismes et de devoir en passer par beaucoup de soins avant de pouvoir accéder de nouveau à l'expression et au beau.
Et il faut s'autoriser à aller à son rythme, sinon on abandonne.

Brouett'Girl, j'ai été dans une situation similaire à la tienne... Ca a été très difficile. Je réalise que je ne me sens pas prête à en parler là, de suite... Et y reviens plus avant ce soir ou ce week-end...
Ca va aussi un peu vite pour moi, qui ai encore besoin de me renforcer dans mes outils de base, de remplir mon profil, et de commencer à blogguer, avant de venir échanger au sein du forum... C'est toujours plutôt dans ce sens pour moi, qui suis une introvertie. Mais ici c'est particulier puisque discussion créee suite au chat... Je serai plus active ultérieurement dans d'autres sections du forum..
Il y a-t-il dans ton entourage des personnes  malgré tout au courant de tes compulsions alimentaires -copain, coloc?-.
Je suis tout à fait d'accord avec ton idée de passer de la crème, ou tout autre manière de se chouchouter, tant que ça n'implique pas trop de dépenses en produits miracles -je ne sais pas combien d'argent j'ai dépensé pour ma part en pilules miracles, crèmes miracles, soins miracles en institut-. J'ai dit stop à tout ça et me contente de ma salle de sport, de ma crème Nivéa, et de quelques sachets de thé vert.  
Est-ce que tu as d'autres projets -ça a été mon cas, j'y reviendrai-, hormis la perte de poids, qui te semblaient importants et que tu voulais peut-être accomplir avant d'entrer dans la vie active -inconsciemment- ou alors pour avoir le droit -en devenanttout à fait accomplie dans toutes les sphères de ta vie- d'entrer dans cette vie active? 

Fusencila, apparemment ces soucis durent depuis longtemps mais heureusement ils ne t'empêchent pas d'être une femme comme tu le dis active, équilibrée, épanouie, accomplie, et sûrement très belle.  J'espère que tu parviendras à arriver au poids qui te convient.
Tu parles de la fillette filiforme que tu étais... Quel est ton "idéal" de poids, le poids que tu veux atteindre, en as-tu un? 
Pour ma part, j'ai découvert récemment que le poids auquel je me sens mieux n'est pas le poids de 60,3 kgs calculé par des formules et logiciels de robots, mais -vous aller sauter au plafond-, un poids d'environ 71-72 kgs. C'est le poids auquel je me sens la plus belle, rayonnante, voluptueuse, épanouie, désirable etc. Il correpond à l'idée que je me fais de moi, avec des formes très charnelles. En-dessous de ce poids, je ne me sens plus femme. Et je suis sûre que c'est celui auquel je vais me stabiliser. Fixer ses propres canons et critères en fonction de ses valeurs, c'est important. A ce poids, j'avais le corps dont je rêvais, une silhouette de pin-up, un succès fou, et je me sentais bien... Mais je gardais en tête la règle des 10 kgs de moins que son poids -je fais 1,66m- et me sentais hors-normes, et énorme. Maintenant, ce poids me semble beaucoup moins inaccessible que les 56 kgs, et c'est mon objectif , auquel je peux arriver sans me perdre. Puisque tu as fait apparemment "tous les poids", lequel associes-tu à une sensation agréable comme un moment important de ta vie de femme, une histoire d'amour, une relation charnelle, un début de grossesse, une métamorphose quelconque?? 

Bises

fuencisla.
Abonné

Bonsoir aux passantes de ce fil,

@Lulabby: non, je n'ai pas déterminé de poids idéal! au point où j'en suis, super obèse, ce serait idiot. Ce que je veux c'est m'alléger, et me faciliter la vie, pouvoir m'acheter quelques vêtements qui me plaisent, me fatiguer moins et donc pouvoir faire plus de choses qui me plaisent car des projets, je n'en manque pas!

@Pattie: vite, vite, j'attends l'épisode débardeur…

Bises à toutes

izabelle
Animatrice forum

oh j'avais raté ce fil très intéressant!!!

 

concernant l'EME-Zen dont il est question au début de ce fil,  si au bout de qq jours  vous ne pouvez plus l'utiliser parce que ça vous "empêcherait" de manger, et que vos EME sont plus fortes qu'avant,   c'est ce qui m'est arrivé,  eh bien c'est parce que vous avez utilisé l'EME-Zen comme un outil de controle, donc en qq sorte, il a été "rejeté par le système"

c'est vraiment important de ne pas prendre l'EME-Zen comme outil de controle, ce n'est pas un outil pour controler sa prise alimentaire ou pour faire disparaitre les émotiosn désagréables, ou les atténuer

il s'agit juste de se "confronter" au ressenti difficile au lieu de sauter directement sur le réconfort alimentaire

ce qui est important c'est d'avoir ce petit temps de confrontation, de vécu de l'inconfort émotionnel

et PEU IMPORTE si on mange ou non après

certes au bout d'un moment, on peut fatiguer de se confronter, mais ensuite s'y remettre, même une minute

 

j'avais créé un fil  "EME-Zen en direct live" dans le forum  Expé du programme  parce que ça permettait juste de venir y écrire quand ça arrive, le temps de la confrontation

 

 

 

concernant la recrudescence d'EME quand on perd du poids,  je l'ai aussi !!!

je crois que c'est normal, c'est simplement la peur de maigrir, même si on le souhaite, ça reste une situation "inconnue" (même si on l'a connue avant, ça fait loin), et tout inconnu suscite de la peur

pour ma part quand la peur est là, j'essaie d'en prendre conscience,  et puis je me recentre sur ce que je ressens dans mon corps, dans le moment présent

Chléa.
Abonné

[quote=fuencisla]

ah , j'ai fait aussi plusieurs épisodes de psy mais comprendre ne veut pas forcément dire que les choses sont réglées…)

[/quote]

Entièrement d'accord : comprendre c'est bien, ça nourrit l'intellect...et au début, on croit que ça va suffire. On se nourrit d'explications diverses et variées, parfois même fantasques, nombreuses, toutes" logiques".Les pistes sont tellement nombreuses qu'on s'y perd ..et on ne resout rien

 Force est de constater que comprendre  ne suffit pas( en tous ca, moi ça ne m'a pas suffit ) .

Aujourd'hui, j'en suis même à me dire que comprendre ne sert peut'etre meme à rien : ça ne " défait " rien

...et en écrivant ça, je suis la première surprise : moi qui suit une caricature d'over thinkeuse, qui veut toujours tout comprendre, qui analyse, qui décortique, qui hypothèse...aujourd'hui ça me fatigue

tiramisu.
Abonné

Ce qui m'empêche de maigrir, c'est de penser qu'on puisse m'aimer ou ne pas m'aimer en fonction de mon poids, c'est-à-dire de mon apparence. Ne pas maigrir serait une façon de marquer ma révolte, car c'est une idée que je trouve intolérable, savoir qu'on puisse me dispenser de l'affection en fonction de mon apparence seulement, niant tout ce que je suis par ailleurs.

C'est une idée qui vient d'une antienne (grosse= pas bien/ mince = bien) martelée pendant toute mon enfance et mon adolescence et qui a été la source de pas mal de souffrances.

Je commence seulement maintenant à me rendre compte que ce n'est peut-être qu'une idée...

josepha-mtc.
Abonné

bonjour à toutes

 

très intéresant ce fil ! et avec des gens très intéresssants aussi, dont certaines que j'ai déjà rencontrées dans un autre forum!

Ce que tu a dis izabelle, me semble lumineux. Je t'ai déjà lu sur ce sujet... mais STP , n'hésites pas à le refaire plusiuers fois encore, ici et là, même si tu as l'impression de te répéter.

moi aussi après l'exercice sur le EME Zen, il y a quelques semaines,( où je n'ai pratiquement pas eu d'EME comme par hasard), j'ai repris un peu du poids perdu parce que je me suis remise à faire des EME à répétition sans le zen ! je suis suffisamment intelligente me semble-t-il pour comprendre que ce n'est pas parce qu'un exercice est fini qu'il faut le laisser tomber définitivement, mais là, celui là OUBLIE !

et comme d'autres l'écrivent sur ce post, j'ai évacué les situations où je pouvais faire une RPC avant sous plein de prétextes : pas le temps, conserver ce temps pour faire plein de choses après que je n'ai pas faites, à quoi bon puisque j'ai déjé repris du poids.. et j'en passe. mais à chaque fois, effectivement, il y a aussi une petite voix intérieur qui me dit mange, mange si tu commences à réfléchir, tu vas plus manger. Et y en a une autre plus faible et sournoise qui dit, t'es sure que tu veux te coltiner  ces émotions ? t'as pas eu ta part pour aujourd'hui ??? du coup la seule chose que j'entendais  c'était quand même un fond de culpabilité qui fait que je mange certes, dans ces moments, mais bien moins... L'effet plutôt positif c'est que j'ai repris un peu pour l'instant mais  moins que je n'ai perdu. Alors Izabelle et lullabel (? je crois) ont raison, la RPC ne sert qu'à faire une pause pas à  s'interdire de manger ! faut vraiment que je me mette ça dans la tête. Parce que moi mon souci principal c'est la culpabilité ! je sais pas si j'ai fait un truc grave dans cette vie ou dans une autre avant va savoir ! mais je culpabilise pour tout ! à savoir la culpabilité a à voir avec la toute puissance (on croit qu'on est responsable du bien être de tout le monde et que tout vient de nous) et du contrôle...

bref faut que je me coltine avec ça et c'est vrai que j'évite... une bonne nouvelle cependant qui montre peut être que malgré tout LC peut marcher même si on est pas conscient de tout tout le temps : j'ai un peu tout laché ces dix derniers jours pour diverses raisons, et je n'ai repris que 500 g en tout alors que je pensais avoir pris plus; Pour ces dix derniers jours en me disant, trop de trucs en ce moment, trop de stress, trop de situations qui me mettent en difficulté émotionnelles, pas grave, te controles plus tu te reprendras pendant tes vacances (aujourd'hui !!!!)et là sans avoir le sentiment de me contraindre ou deme retenir dans mes prises alimentaires, j'ai quand même du être plus "légère" car rien de grave. possible que cette façon de faire les choses tout doucement.

juste pour finir sur cette question de sabotage, on peut se le faire subir avec le poids, mais aussi avec plein d'autres trucs (l'argent dépensé par exemple... les paroles malheureuses lâchées trop vite, les blagues pas drôles qui vous échappent parce que vous êtes le clown de service mais qui blessent la personne que vous ne vouliez pas vraiment blesser, vous vous vouliez faire rire tout le monde...)

Effectivement c'est intéressant de chercher ce qui nous a amené à nous saboter comme ça. C'est bien aussi de se pencher sur ce qui nous amène maintenant,  à le faire, à quoi ça nous sert tout de suite aussi. Faut s'arrêter sur maintenant pour faire vivre en même temps notre passé, notre présent et notre futur éventuel, de manière posée, accepté et conrcrète !

Ya  du boulot

izabelle
Animatrice forum

[quote=Chléa]

Entièrement d'accord : comprendre c'est bien, ça nourrit l'intellect...et au début, on croit que ça va suffire. On se nourrit d'explications diverses et variées, parfois même fantasques, nombreuses, toutes" logiques".Les pistes sont tellement nombreuses qu'on s'y perd ..et on ne resout rien

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oui mais normalement une bonne thérapie n'est pas dans l'intellect, mais bien dans le ressenti

on n'est pas censé intellectualiser, ni même comprendre, mais bien vivre les choses, les ressentir

sinon c'est simplement une explication de texte qui reste lettre vaine

de plus l'intellect humain est loin de pouvoir comprendre la complexe immensité de notre inconscient et de tout notre système émotionnel

un des pièges principaux des thérapeutes est justement de partir dans le mental,  alors qu'ils sont censés faire "vivre" au patient les choses

notamment en utilsant la relation patient-thérapeute qui est très riche pour faire émerger toutes sortes de ressentis

c'est vrai que toute thérapie trop intellectuelle est plutôt vaine,  enfin de celles que j'ai fait

au final, celle qui a le mieux marché pour moi était celle qui mettait totalement le mental "au repos"

aujourd'hui je ne me souviens pas grand chose des problèmes que j'ai traité avec cette thérapie, je n'ai presque aucun souvenir intellectuel, mais je sais juste que je suis allée plus loin, que j'ai dépassé certains blocages sur lesquels j'aurais pu réfléchir pendant des heures

[quote=tiramisu]

Ce qui m'empêche de maigrir, c'est de penser qu'on puisse m'aimer ou ne pas m'aimer en fonction de mon poids, c'est-à-dire de mon apparence. Ne pas maigrir serait une façon de marquer ma révolte, car c'est une idée que je trouve intolérable, savoir qu'on puisse me dispenser de l'affection en fonction de mon apparence seulement, niant tout ce que je suis par ailleurs.

C'est une idée qui vient d'une antienne (grosse= pas bien/ mince = bien) martelée pendant toute mon enfance et mon adolescence et qui a été la source de pas mal de souffrances.

Je commence seulement maintenant à me rendre compte que ce n'est peut-être qu'une idée...

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bravo de t'en rendre compte,  j'ai eu longtemps la même idée, et pourtant on ne m'a pas martelée la chose, mais bon facile de voir que les grosses n'attiraient pas vraiment les faveurs de la société et des garçons

depuis j'ai pu vraiment expérimenté que ce n'est qu'une idée, et vraiment pas la réalité

à mon poids le plus fort, j'ai "attrapé" mon chéri, un mec très beau et très convoité, qui était assez focalisé sur le physique quand même (mais pas que heureusement)

j'ai eu la certitude qu'à un moment donné, qqchse de plus important transcende cette question des apparences

[quote=josepha]

et comme d'autres l'écrivent sur ce post, j'ai évacué les situations où je pouvais faire une RPC avant sous plein de prétextes : pas le temps, conserver ce temps pour faire plein de choses après que je n'ai pas faites, à quoi bon puisque j'ai déjé repris du poids.. et j'en passe. mais à chaque fois, effectivement, il y a aussi une petite voix intérieur qui me dit mange, mange si tu commences à réfléchir, tu vas plus manger. Et y en a une autre plus faible et sournoise qui dit, t'es sure que tu veux te coltiner  ces émotions ? t'as pas eu ta part pour aujourd'hui ???

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oui c'est l'ancien système de fonctionnement qui persiste, alors c'est normal parce qu'on y est habitué, et en cela la persévérance est assez signifiante, puisqu'ensuite se "coltiner" ses émotions devient chaque jour plus facile et on s'aperçoit qu'il n'y a en fait rien à se coltiner, que les émotions font juste partie de la vie et qu'elles peuvent même être de précieux guides

[quote=josepha]

une bonne nouvelle cependant qui montre peut être que malgré tout LC peut marcher même si on est pas conscient de tout tout le temps

[/quote]

je dirais même que c'est la seule façon pour que ça marche vraiment

on n'est pas des robots, on a un système d'évitement émotionnel pour certains d'entre nous, et comme il est en place,  il ne s'efface pas d'emblée

il faut en qq sorte construire une maison "à côté", les nouvelles habitudes LC : prendre conscience, se centrer sur ses sensations, accueillir ses émotions

mais le temps que la nouvelle maison se construire, parfois on retourne dans l'ancienne, en territoire plus connu, un peu plus confortable même si dans le fond on veut vraiment changer

et un beau jour,  si on n'arrête pas de travailler sur la nouvelle maison,  eh bien elle est totalement habitable, on lache l'ancienne maison, on la détruit, on la vend, peu importe, on n'en a plus "besoin"

dans le temps de la construction, on a encore un peu besoin de s'y abriter de temps à autre  (pour une grosse averse)

Lullaby.
Abonné

Coucou !

Heureuse de vous lire, de découvrir tous ces parcours, et de pouvoir profiter des conseils et de l'expérience LC d'Izabelle.
Me revoici après quelques jours d’école buissonière : j’ai craqué et me suis mise en restriction alimentaire, repoussant d’une ou deux semaines la prochaine étape du programme.  Le comble pour moi qui me souviens avoir toujours été parfaite élève, mais… j’expérimente, et je ferai bien par acquérir une confiance de plus en plus grande dans le programme, ou plutôt -puisque c’est déjà complètement fait - en ma capacité individuelle  à perdre des kilos sans régime  -croyance fausse sur la rétention obligée pour un résultat, bien ancrée, qui me crée des barrières psychiques-.
Toutefois, après un mois de LineCoaching, j’ai bien progressé, et j’ai perdu depuis le 26 Mai 5, 2 kgs, dont 2,5 depuis le début du programme le 7 Juin. Avec la satisfaction intense d’avoir passé un palier que je ne voulais plus voir, à 100 grammes près. Certes il  y a eu quelques couacs (auto-sabotage, diète de quatre jours) mais j’ai tout le temps pour progresser.
Forcée de constater qu’après des dizaines de régimes foireux, mon corps n’est de toute façon plus aussi réactif à ces bêtises et fait de la résistance : je vais devoir accepter de perdre à mon rythme et en m’abandonnant totalement à la méthode.

@Izabelle :Je n’ai pas encore tenté l’EME zen -je vais tout en douceur- mais essaierai prochainement. Ce que tu dis sur l’importance de se confronter à ses ressentis est vraiment instructif. Peur de l’inconnu, oui sûrement… Et tu touches quelque chose d’intéressant en mentionnant le « connu avant » : je pense que nous faisons toutes une erreur en regardant « en arrière » et en voulant retrouver le poids parfait de nos 20 ans -ou autre- car même si on atteint un poids similaire notre corps ne sera plus le même, ni notre rapport à celui-ci. C’est bien de pouvoir se dire qu’on progresse, qu’on avance vers quelque chose, et non qu’on régresse dans le passé. Pour ma part, même à 58 ou 59 kilos, j’ai toujours trouvé un truc qui n’allait pas dans mon corps, plus jeune… Questions aussi de morpho, de silhouette… en fait de regard posé sur soi et de conscience de soi… Etrangement, je me sens mieux maintenant…  
Je suis d’accord avec ce que tu dis sur l’intellectualisation, qui rejoint la pensée de @Chléa…  Je ne vois pas de psy, ne fais pas de thérapie, mais j’accorde de l’importance à l’introspection et à la connaissance de soi…  C’est pour ça que j’ai été attirée par LineCoaching, aussi, qui propose en ce sens quelque chose d’unique…  Je me reconnais parfois dans ce piège énoncé du mental, de l’hyper-intellectualisation, qui pour moi au final n’en est pas un tant qu’il n’érige pas de barrières, qu’elles soient internes ou dans nos rapports avec les autres -complexité, manque de spontanéité etc.-… Avoir la faculté de comprendre, de se comprendre, d’être conscient, c’est un immense cadeau…  Même si c’est vrai qu’isolément il ne sert à rien. En fait, pour moi, il y a un milieu à trouver, un équilibre : l’action sans réflexion ne sert à rien et vice-versa. Et justement, la méthode LC nous propose d’allier ces deux pôles. Je pense que c’est la seule méthode qui peut marcher !
Tombée Samedi sur une émission de « Relooking Extreme », dont une membre de LC, @Doveline, avait parlé le mois dernier dans un  de ces billets de blog -j’aime beaucoup lire les blogs-, montrant des personnes dans des états d’obésité sèvère, j’ai été vraiment choquée, même si je trouve le coach formidable : une femme a suivi pendant un an un régime strict avec des quantités de sport incroyables, coachée en permanence et a réussi à atteindre un poids normal. En trois semaines quand le coach est parti, trois semaines la séparant d’une opération de chirurgie, la femme a repris 14 kilos !! 14 kilos en trois semaines je ne sais pas ce que ça donne sur trois ans... Imaginer qu’elle a surement repris tous ces kilos -j'espère pour elle que ce n'est pas le cas-, faute du travail psychique adéquat lui permettant d’acquérir la force mentale nécessaire, et parce qu’elle ne pourra plus penser autrement que selon les extrêmes ‘régime vs malbouffe’, est assez terrifiant. Comment peut-on infliger ça à son corps ?
J’ai aimé quand tu parles de ton mari. Et ça ne m’étonne pas, j’en viens à constater que la séduction et l’amour ne sont pas du tout des histoires de poids !

@tiramisu : je me reconnais à 300% dans ce que tu dis !! C’est d’une justesse... Comme toi, j’ai grandi avec l’omniprésence de ces valeurs de paraître que je refusais, qui m’exaspéraient… Tout en aimant par ailleurs la beauté, je n’ai pas compris que la mienne, que la perfection en terme de minceur ou de réussite, soit une condition posée pour que je puisse être acceptée, et je n’ai jamais non plus voulu juger les autres à ce filtre… Comme toi, je me suis rebellée contre ces valeurs, préférant construire ma vie et mes relations sur la richesse intérieure… Mais j’ai au final réalisé qu’au travers de cette « rébellion » inconsciente, c’est à moi que je faisais du mal, en déformant mon corps, en me dirigeant vers un laisser-aller qui n’est pas non plus dans mes valeurs. Aujourd’hui, j’accepte la beauté comme partie intégrante de  valeurs que j’ai contruites et choisies, non pas comme un outil de paraître, de pouvoir, ou une condition pour être aimée, mais comme l’expression d’un bien-être et le partage de cette harmonie avec les autres.
Le déclic -comprendre que je me faisais du mal- est venu d’une expérience très éprouvante que j’évoquerai dans un prochain post, liée à la sphère « réussite ». Si ce déclic m’a permis de passer à l’action sur ce plan, je reste pour ce qui est du poids toujours coincée, même après avoir tout compris, et j’ignore pourquoi [actualisation : en écrivant, j’ai finalement compris, et c’est inédit…comme quoi… ça peut être très bénéfique !].

@brouett’girl :  puisqu’on parle d’intellect et de profession, je passe à toi ! Tu te souviens que je t’ai dit en MP en voyant ta manière de citer et d’ordonner les choses : « ah ! ça sent la thèse ! »… A mon avis quand tu parles des petits drames que tu joues en ton for intérieur sans que personne n’en sache rien, tu fais sûrement allusion à ton mental, à un remue-méninges  -ou ménage-  habituel où tu veux que tout soit parfait et qui te coupes de tes émotions… Même si tu les perçois au loin, enfouies, un peu écrasées, et donc perçues négativement… Me retrouvant un peu en toi, je pense que la nourriture peut être un mécanisme de défense lorsque tu ressens que le mental n’y arrive plus -à tout ordonner, à tout planifier, à tout rendre parfait- et va craquer… La nourriture prendrait le relai avec un double effet : celui d’être à la fois une défense, une protection contre les émotions -le relai du mental qui n’y arrive plus- tout en étant paradoxalement une sorte de plongeon dans l’imperfection et l’absence de contrôle que tu crains tant. C’est peut-être finalement une réponse symbolique -et finalement contrairement à ce qu’on pourrait croire, positive, décidément la nourriture n'est pas ennemie-, te permettant de te montrer le lâcher-prise, le juste milieu auquel tu pourrais prétendre dans ta vie, entre contrôle et abandon, quelque chose qui serait spontané et présent.

Je continue ma réponse pour toi, @Brouett’Girl, et pour @Josepha, plus tard…

Oui, c’est mon truc de faire les trucs à moitié (au brouillon quoi) et de repousser la suite au lendemain… Parfois cette suite n’arrive jamais… Bon, c’est encore quelque chose par contre que je n’ai absolument pas compris -comme quoi tout n’est pas transparent et préhensible-, mais qui sait, peut-être aurai-je un éclair de compréhension en suivant LC… Ne pas aller au bout des choses, ne pas finir les choses,  voilà une autre forme d’auto-sabotage particulièrement forte -il ne s'agit plus de reculer ou de stagner mais carrément de laisser tomber- ! Si vous vous reconnaissez aussi dans ce profil, j’aimerais bien que vous partagiez votre expérience et votre avis sur l’origine (les origines) possible(s) de ce comportement !

Bises

fuencisla.
Abonné

[quote=tiramisu]

Ce qui m'empêche de maigrir, c'est de penser qu'on puisse m'aimer ou ne pas m'aimer en fonction de mon poids, c'est-à-dire de mon apparence. Ne pas maigrir serait une façon de marquer ma révolte, car c'est une idée que je trouve intolérable, savoir qu'on puisse me dispenser de l'affection en fonction de mon apparence seulement, niant tout ce que je suis par ailleurs.

[/quote]

Ce que tu dis là me parle tout à fait, Tiramisu.

Et je crois qu'une de mes difficultés à maigrir se situe là.

Il y a chez moi une grande colère du fait d'avoir vu dissocier pendant des années ma tête et mon corps par des gens que j'admirais professionellement et même par la famille (et peut être même par mon homme…)

Professionellement j'ai toujours fonctionné au top, pas vraiment au top pour l'affectif et le sexuel…

et ma plus grande colère, c'est que moi aussi j'ai parfaitement assimilé cette dichotomie, et maintenant , il est bien dur de recoller les morceaux

fuencisla.
Abonné

[quote=izabelle]

il faut en qq sorte construire une maison "à côté", les nouvelles habitudes LC : prendre conscience, se centrer sur ses sensations, accueillir ses émotions

mais le temps que la nouvelle maison se construire, parfois on retourne dans l'ancienne, en territoire plus connu, un peu plus confortable même si dans le fond on veut vraiment changer

et un beau jour,  si on n'arrête pas de travailler sur la nouvelle maison,  eh bien elle est totalement habitable, on lache l'ancienne maison, on la détruit, on la vend, peu importe, on n'en a plus "besoin"

dans le temps de la construction, on a encore un peu besoin de s'y abriter de temps à autre  (pour une grosse averse)

[/quote]

j'aime beaucoup cette idée de la nouvelle maisonenlightened, Izabelle, mais là y'a de grosses averses alors je reste pas trop loin du porche de l'ancienneangle

boudicca.
Abonné

Bonjour,

moi aussi je me retrouve dans ce spot. Dès que j'ai perdu un ou deux kilos, je me remet à manger n'importe comment et j reprend ce que j'ai perdu!

Donc je pense que je vais faire comme toi Elia, je vais planquer cette fichue balance, et on vera bien ce qu'il se passe. Merci pour cette idée.

Lullaby.
Abonné

C'est très drôle car en relisant mon second post je réalise que je tiens des propos totalement contradictoires, ce que je n'avais absolument pas noté!

"A ce poids, j'avais le corps dont je rêvais, une silhouette de pin-up, un succès fou, et je me sentais bien... Mais je gardais en tête la règle des 10 kgs de moins que son poids -je fais 1,66m- et me sentais hors-normes, et énorme. "

Je dis dans deux phrases consécutives que je me sentais bien, puis que je me sentais hors normes et énorme dès que je parle non plus en termes de bien-être et d'harmonie interne mais en termes de chiffres, et d'idéal imposé par la norme sociale.
Ca prouve qu'il y avait une vraie lutte entre mes valeurs et mes critères et les attentes des autres, un clivage... les secondes ayant fini par prendre le dessus... 
Alors voilà, se recentrer peut être une clef aussi, affirmer ce qu'on est sans besoin d'approbation externe ou besoin de rentrer dans les idéaux fixés par autrui ou les magazines. 

Et en parlant de magazine, j'ai bien l'impression que le sabotage pourrait venir aussi du fait qu'au fond de nous, nous savons que même avec des kilos en moins, nous n'atteindrons jamais la perfection, et tant qu'elle reste notre but, l'impossibilité inhérente à l'objectif à atteindre nous décourage.  

ladyl56.
Abonné

qui s'assemble .... si nous sommes inscrites à LC ce n'est pas pour rien.J'habite en Bretagne et je marche souvent dans la mer mes bourrelets flottent autour de mon corps et ainsi avec mes mains je redessine mon corps tel que j'aimerais qu'il soit

tiramisu.
Abonné

Au sujet de ces fameuses normes dont parle Lullaby, une petite histoire édifiante...

Je pèse 93 kg pour 1,68 mètre et ai décidé d'aller faire contrôler mon cholestérol à la pharmacie du coin, ça coûte pas cher et sait-on jamais (même si j'ai appris depuis que le cholestérol n'était pas forcément lié au surpoids). La pharmacienne me demande si je prends des médicaments:

MOI (faussement décontractée):-non, mais je suis en surpoids, voyez-vous, et je me suis dit que ça valait peut-être la peine de contrôler de temps en temps...

LA PHARMACIENNE:- ah bon,vous êtes en surpoids...? ça ne se voit pas beaucoup alors...

MOI (cachant difficilement ma joie):- si, si, je vous assure, telle que vous me voyez, je pèse 93 kilos!

LA PHARMACIENNE (apparemment peu au courant des normes et autres tabelles):-bon, si vous le dites. En tout cas c'est bien de vérifier parce que souvent on peut corriger en changeant son alimentation; c'est toujours mieux que de prendre des médicaments, vous comprenez, après le corps s'habitue à sa dose et ça devient difficile à gérer... (vraiment cool comme pharmacienne, elle essaie même pas de vendre sa camelote,elle préfère donner des conseils pour que les gens se débrouillent tout seuls)

MOI: - oui je sais, d'ailleurs mon père avait fait baisser son taux de cholestérol naturellement,simplement en évitant de consommer du beurre...

Entretemps, la machine a livré son verdict.

LA PHARMACIENNE:- voilà. Vous avez 5, 05, bon autant dire 5, c'est rien, tout va bien. A 4,7- 4,8 c'est parfait, mais 5 , c'est très bien, vous pouvez être tranquille!

Du coup, intriguée, je suis allée calculer mon fameux IMC: 33, obésité (je ne me rappelle plus si sévère ou modérée, mais bon, obésité, zone rouge, attention danger, le mal est en vous).Selon les grands prêtres de l'IMC, je devrais peser entre 54 et 71 kg.Mais je n'ai jamais pesé 71 kg ! J'ai pesé une fois dans ma vie 72 kg (c'est quand on a commencé à me demander si j'étais malade, car à 72 kg, moi, j'ai la peau sur les os...) et j'estime que mon poids d'équilibre doit se situer entre 83 et 85 kilos.

Moralité:

En matière de poids mais pas seulement

Car ceci vaut pour tout un tas d'événements

Laisse tomber les normes externes

Qui te font prendre des vessies pour des lanternes

Ecoute ton corps, ton coeur, tes sensations

Ce qui prime c'est de ton être l'authentique satisfaction

 

 

Annette88.
Abonné

Oui, l'IMC est mal utilise.

L'IMC n'est pas le poids que tu dois faire pour etre en bonne sante, ce sont des statistiques: pour tel IMC tel % de la population est en bonne sante. 

Pour un IMC disons eleve, un pourcentage de la population plus eleve est malade (enfin moins bonne sante quoi), ce qui ne veut pas dire que si ton IMC est eleve tu as plus de chances d'etre malade. 

C'est idiot, c'est comme si on disait que la taille moyenne des gens riches etait 1m75, et que du coup on essayait absolument de faire 1m70 pour etre riche..

 

En tout cas felicitations pour ton excellente sante c'est super, coninue a prendre soin de toi.

Lullaby.
Abonné

Bonjour!

Je reviens vous faire un coucou avant une petite pause plage et détente qui approche.

@Annette88, @Tiramisu: C'est vrai que l'IMC n'est qu'un chiffre, et tout ramener à un calcul c'est quand même franchement limitant. Quel ennui si nous devions tous être identiques en ce monde...Bravo @Tiramisu pour ta santé! Moi-même je n'ai aucun souci ni de sucre, ni de cholestérol etc., c'est impec! C'est bien probable que tu paraisses moins que ton poids, en fonction de l'épaisseur de ton ossature, de ta musculature, et de la forme de ta silhouette et la manière dont ton poids est réparti. Il n'est pas rare que des femmes paraissent bien moins que leur poids, et ce sont souvent des femmes un peu "sèches", avec des muscles dessinés mais qui pèsent lourds.. Dans la tendance inverse, j'ai toujours paru un peu plus que mon poids sur la balance, avec une silhouette "endomorphe" et des courbes bien développées avec des "bonnes cuisses"... Heureusement que la mode du tigh gap n'existait pas quand j'étais ado parce que là j'aurais eu beau essayer, je n'aurais pas eu cette forme de corps même avec 25 kgs de moins à l'époque. Il est aussi possible que les gens ne voient pas ton surpoids parce que tu n'y fais pas attention toi-même, tu ne le vois pas, donc tu n'as pas une attitude corrélée de réserve ou de mal-être... Pendant longtemps, alors que j'avais pris du poids, je me "voyais" mince dans le miroir... Je ne me voyais pas telle que j'étais.  J'ai eu deux chocs, l'un en me voyant en photo en soirée à côté de copines filiformes, et l'autre lors du tournage d'un vidéo clip où j'étais en studio pour enregistrer une vidéo en piano-voix. Alors là, en vidéo, on voit nos expressions, notre corps en mouvement, et le corps que je voyais ne correspondait pas du tout à l'image que j'en avais, et je n'étais pas prête à visionner et utiliser ces images... Je me suis sentie blessée et éprouvais une certaine honte, en fait au lieu d'écouter la qualité de ma prestation et de me concentrer dessus, je ne voyais que mon image.... J'ai fait du chemin depuis mais ça a été difficile car je ne m'étais jamais confrontée à mon nouveau corps avec les kilogs, je m'arrêtais à mon visage et mon buste, qui sont harmonieux et attrayants, et évitais de me regarder plus bas. Par ailleurs, c'est aussi devenu la perception d'autrui car les personnes me trouvant belle me complimentaient surtout sur mon visage et ma poitrine. Aujourd'hui j'ai arrêté d'amplifier les choses en moins ou en plus,  et je me décomplexe sur le bas de mon corps en osant mettre plein de robes, jupes, avec des leggings, des collants fantaisie, ou des bottes, ou alors en osant les jeans près du corps au lieu de l'éternel pantalon noir "camouflage". 
Je pense que tu te connais mieux que quinconque, @Tiramisu, alors reste ferme dans tes choix et si 81 kg est le poids auquel tu te sens bien, et si c'est celui où l'équilibre alimentaire te permet de te maintenir, alors assume-le, et ne te fie pas aux chiffres! L'essentiel c'est ton bien-être, ta santé, et que tu sois au poids que toi tu as décidé. 
Personne n'interroge Christina Hendriks sur son poids, parce qu'elle est hyper sexy et met ses formes en valeur! Pourtant elle n'est clairement pas dans les canons actuels, mais elle a réussi à imposer son style et son propre canon.Ce qui compte vraiment est d'être bien dans sa peau!

@josepha: J'étais persuadée que dans une de tes phrases, tu plaisantais sur le sujet des vies antérieures, et je n'arrive plus à retrouver l'endroit... Ca m'a fait sourire car la réincarnation est quelque chose auque je crois de plus en plus  (j'ai toujours cru à la perennité de l'âme mais pas forcément à ce concept) et je pense que le surpoids et d'autres problèmes "physiques" pourraient être dus à un refus d'incarnation dans la vie présente (non pas seulement dans le corps présent, mais dans la mission de vie présente)...  Ce n'est pas une théorie admise dans les courants chrétiens (je suis pour ma part chrétienne mais a-dogmatique, j'aime plutôt parler de foi christique) mais c'est  une probabilité à laquelle je suis arrivée. Je pense aussi que ce souci d'incarnation pourrait concerner des "âmes" pour certaines assez éveillées, et ayant du mal à composer avec la part charnelle.
Pour ce que tu exposes par ailleurs, je suis aussi une impulsive, mais envers moi-même, je n'extériorise pas et suis trop gentille avec autrui... Aujourd'hui, j'essaye d'apprendre à répondre lorsque cela est nécessaire -cela est rare, la plupart des gens sont sympathiques-, de manière concise... J'essaye de ne plus tout garder en silence et si une personne me blesse ou m'a blessée j'écris cela dans un cahier et vois si c'est une critique constructive ou alors une projection qui ne m'appartient pas et que je laisse là... Manière de ne plus transformer en kilos les projections de personnes mal-intentionnées. 

@ Brouett'Girl: Bon, je sais  que tu es en vacances, alors je te répondrai plus longuement à ton retour. Le temps de retrouver ce que je voulais te dire pour compléter ma réponse car là j'ai oublié... Je pense en tout cas que quoi qu'il advienne dans les milieux pro l'image compte, plus dans certains (ce qui est le cas dans ma branche), mais c'est inévitable... J'ai refusé de travailler dans une agence d'études TV sur Paris au profit de quelque chose de plus calme en province, moins exigeant, invoquant des raisons de coût de la vie parisienne etc. En fait je crois qu'au fond de moi je ne me sentais pas capable, même en ayant été major dans mes études, à cause de mon poids... Il y avait un niveau d'exigence très élevé et au lieu de penser "capacités" je pensais "image" craigant que la mienne soit un frein avec mes interlocuteurs, des clients exigeant qui n'auraient que mon apparence pour juger en une fraction de se seconde de mes capacités et mon efficacité... Pourtant, j'ai été acceptée (la femme qui m'a recrutée était très gentille et avait  eu un coup de coeur pour moi au travers de mon CV puis de notre rencontre)... Mais je ne me sentais pas capable... Je craignais le rejet ultérieur d'autres personnes et d'être freinée par mon poids car il est vai que "la première impression est primordiale". Et j'ai retrouvé ce que je voulais dire en écrivant que j'étais "major" dans ce paragraphe. Je voulais parler du système de défense. Je pense que le poids peut-être un système de défense et de protection, tout comme le mental ou l'intellectualisation... Et j'allais te demander si tu étais beaucoup perçue au filtre de ton intellect et de tes capacitésou faisais en sorte d'être ainsi perçue... C'est quelque chose dont j'essaye de me défaire, mais ce n'est pas facile... Quand j'ai rempli mon profil, j'avais au départ écrit que j'avais deux Masters etc et après je me suis dit : "mais pourquoi j'ai écrit ça?"... Et je l'ai enlevé car j'ai senti là qu'il y avait toujours un reste de crainte passé de ne pas être reconnue ou justement appréciée que j'essayais de palier avec ce genre de comportements réflexe. 

Enfin, j'ai trouvé un exercice symbolique: pour chaque kilo perdu, donc en quelque sorte une protection que j'enlève, j'achète à la place une jolie tenue... Ca a l'air de marcher pour l'instant, j'étais heureuse ce week-end de me procurer quelques tenues en soldes. 

Bel été à toutes, celles à qui j'ai répondu,  les autres participantes du fil à qui je n'ai pas répondu, et celles qui liront. 

Ca va me faire du bien, car j'ai dernièrement pleuré pendant la RPC, pleuré en écrivant ma "lettre aux proches" à un bon ami perdu de vue avec qui je partageais une grande estime réciproque, reparti chez lui en Colombie, et que je pense j'ai distancié il ya deux ou trois ans parce que j'avais honte à cette époque de ne pas avancer assez vite dans ma vie. Maintenant, j'ai décidé de garder cette lettre et de vraiment lui envoyer dans trois ans, après ma réussite Line Coaching et tout ce qui va en découler de bon dans ma vie :). 
Bon, ce n'étaient pas des mauvaises larmes, ça va, ça arrive!

Allez, soyons fières, persévérantes, et motivées!!

Je le redis, Line Coaching c'est une aventure qui ne se limite pas au poids!

Bises

redgine's cocktail.
Abonné

[quote=Brouett'girl]

Au cours du chat avec la coach Béatrice du 19 juin (que vous retrouverez ici: //www.linecoaching.com/chat/bien-demarrer-son-programme-avec-beatrice-coach-psychologue-le-jeudi-19-juin-de-12h-13h), nous sommes au moins trois à nous être reconnues dans un même comportement : dès que nous perdons un peu de poids, nous nous empressons de manger !

 

Je cite :

"J'ai eu un bon résultat à la pesée avec près d'1 kg perdu en 8 jours. Comme si cette réussite me faisait peur, immédiatement après, j'ai commencé à faire n'importe quoi, à manger plus que de mesure, toutes les sucreries de mes placards, comme si je voulais reprendre du poids."

"peur d'aller au bout et de réussir"

"pourquoi le fait de perdre du poids semble m'angoisser, au point que je m'arrange ensuite pour saboter mes efforts"

"j'ai un peu le même problème d'auto-sabotage ! Dès que j'ai perdu 10g hop je me goinfre pour "feter" ça !"

"je me rends compte que je réagis aussi comme ça"

"j'ai jeté ma balance ! Mais dès que je ressens un mieux dans mes fringues, je boulotte..."

 

Bref, avons-nous peur de maigrir ? de réussir ? pourquoi nous auto-sabotons nous ainsi ?

Si vous vous reconnaissez dans ce comportement, partagez avec nous votre expérience !

[/quote]

xxx

chanliatha.
Abonné

Comme je me reconnais dans tes propos ! Je ne sais pas pourquoi.

J'ai essayé de comprendre cette attitude, la peur du manque pourtant je n'ai manqué de rien.

J'avais lu que ce genre de problème venait souvent d'un manque dans l'enfance mais je n'ai pas connu ce problème.

A la maison j'aime avoir des réserves de nourriture, heureusement que j'ai de la place !

C'est très rare qu'il me manque quelque chose ! 

Concernant les kilos perdus je suis contente mais j'ai tendance à remanger pour reprendre ce que j'ai perdu, ce qui me déprime. Je fais comme toi j'évite de me peser pour ne pas saboter mes efforts.

Que c'est compliqué dans notre cerveau !

Bonne journée !smiley

josepha-mtc.
Abonné

bonjour,

je me reconnais bien également dans vos propos. Moi ausssi j'ai plus que tendance à me remettre à manger dès que j'ai perdu un peu, voire même depuis quelque temps quand j'ai moins mangé pendant quelques temps.. c'est complètement le cas en ce moment d'ailleurs.

 

Chanliatha peut être que le manque qu'on essaie de compenser n'est pas un manque direct de nourriture mais bien d'autre chose... de réconfort, de reconnaissance, de contacts corporels favorisant le confort ou le plaisir... que sais je ..;

en ce qui me concerne je n'ai jamais manqué d'alimentation de ma vie, jamais, voire même j'en ai souvent eu trop.. peut être pas tout à fait le même cas sur d'autres moyens de me réconforter physiquement...

à réfléchir

Patience
Marraine

De mon côté, j'ai souffert de quelques manques étant petite puis adolescente. J'ai manqué de droit d'expression, puis j'ai manqué d'un père...
Mais je n'ai jamais cherché à savoir s'il y avait un lien direct entre ces carences et les envies de manger qui me prenaient après une perte de poids. Sans doute que oui !

Aujourd'hui, je suis contente parce que cet auto-sabotage n'arrive plus. Je n'ai plus vraiment envie de manger pour fêter une perte de poids !
Je pense que c'est parce que je suis plus dans l'écoute et le respect de mes émotions. Je sais que quand je suis contente ou quand j'ai peur, je n'ai pas faim (ou en tout cas, pas toujours !). Du coup, écouter et respecter mon estomac et mes émotions m'aident beaucoup à ce niveau là !

Et c'est pareil avec le frigo. Avant ça m'angoissait d'avoir un frigo "vide". Et je mets des guillemets parce qu'en cherchant bien, ce n'était jamais le vide absolu ! Là, on vient de rentrer de congés, il faut faire des courses, et ce n'est toujours pas fait !

Du coup, la preuve que les choses peuvent changer... !

 

Au plaisir de vous lire

amie35.
Ancien abonné

Je suis dans le même cas que vous et j'ai tendance à vouloir reprendre le poids perdu, alors je cherche à comprendre.

La première chose est que les cellules graisseuses que nous avons dans le corps peuvent diminuer en volume mais pas en nombre, elles ont eu l'habitude d'être toujours bien remplies et leur rôle est de se remplir. On sait jamais , cela peut servir en cas de disette.

 La deuxième piste que j'explore est celle du vécue et des pensées familiales.

J'ai découvert récemment que ma famille paternel pensait que de perdre du poids est source de maladie.

En effet pour ma tante et mon père, le fait de perdre du poids, permet de contenir les cellules malades ou cancéreuses et étonnement cela évoque des pensées que j'ai parfois dit "lorsque je perdrais du poids je tomberai malade".

Étonnement cette idée ne raisonne pas en moi mais elle est quand même bien présente.

Rationnellement je sais que  cette idée est stupide mais elle est bien ancrée dans la famille.

Il y aussi les périodes difficile  dans l'histoire familiale , Ça été une période très dure pour ma grand-mère, d'être veuve  à 35 ans, et d'élever seules ses 3 enfants avec peu de revenus.  Cela  a eu pour conséquence  qu’ils n'ont pas tous les jours mangés à leur faim pendant de nombreuses années; je pense que cela contribue aussi à stocker.

Le corps qui stocke a été pour eux un instinct très fort de survie et de confort.

Je ne cesse de me répéter que c'est leur histoire et qu'elle ne m'appartient pas, que j'ai eu la chance de ne pas avoir le même vécue mais j'ai l'impression que c'est bien au-delà du rationnelle et au-delà du conscient

Est ce que ce comportement se transmet dans les cellules ? est ce qu'il se transmet dans l'inconscient ? mais je pense qu'il y a un lien. 

Malgré cela je travaille sur cette idée pour que ces idées et ce comportement  retourne la d'ou elle vient , au passé ...

Colombie.
Abonné

J'ai trouvé ce postil y a quelques jours. j'ai voulu tout lire  avant d'écrire.

Je me retrouve bien dans ce que vous dites. après quelques kilos perdus, un ou deux, ou bonne semaine de suivi avec LC, je commence à remanger en quantités, pas forcément gras et sucré. comme si je voulais reprendre mes kilos.

Mais je ne sais pas pourquoi je réagis ainsi.

Merci de vos pistes.

Spandelles.
Abonné

Ouh la, ce fil me parle !!!

La dernière fois que j'ai perdu beaucoup de poids, 30kg tout de même, j'ai tout repris très vite après une phrase du diététicien qui était "vous allez pouvoir faire de la chirurgie esthétique maintenant !". Quoi ?!? Je vais pouvoir ne plus être un monstre ?!? Mais ça me convient moi cet état de gros truc ni homme ni femme !!J'ai eu la super trouille et je suis sûre que c'est ça qui a déclenché la reprise de poids (+50 ...)

Je n'ai pas encore pris le temps de lire tout le fil, je vais le faire.

izabelle
Animatrice forum

[quote=Colombie]

Je me retrouve bien dans ce que vous dites. après quelques kilos perdus, un ou deux, ou bonne semaine de suivi avec LC, je commence à remanger en quantités, pas forcément gras et sucré. comme si je voulais reprendre mes kilos.

Mais je ne sais pas pourquoi je réagis ainsi.

[/quote]

je l'ai peut-être déjà dit plus haut sur ce fil, mais pour moi il s'agit d'une réaction normale,    je suis sure que dans nos émotions primaires d'être humain, au niveau du cerveau émotionnel, il y a une peur de maigrir qui est toute naturelle et qui est lié à notre instinct de survie

c'est aussi une sorte d'homéostasie, on quitte un poids connu, on maigrit, il est plus confortable de retrouver un poids connu

pour d'autres personnes, cela peut être lié aussi à plein d'enjeux psychologiques, en plus

notamment si on met trop d'enjeu sur la perte de poids

 

pour moi, cela n'est pas du sabotage, mais une forme de protection émotionnelle

c'est en étant "conscient" de tout cela que l'on peut choisir tout de même sereinnement d'accepter de ressentir "la peur"  pour aller vers son objectif santé

en fait pour moi ce qui marche le mieux dans ce genre de cas  c'est reconnaitre la peur de maigrir, ne pas trop la réfléchir, mais lui faire simplement de la place,  et continuer à faire des choix engagés vers ma valeur santé

choucathou.
Abonné

coucou

je remonte ce post que je trouve intéressant et profond. Ca vous parle?

bonne soirée

Choucathou

reborn60
Abonné

Coucou choucathou,

Je viens rejoindre ce fil que tu as fait remonter il y a quelques mois car il tombe bien pour moi en ce moment.

Je m'interroge sur ce qui ressemble à un manque de persévérance chez moi, une difficulté à mener à bien quelque chose que j'entame, pour laquelle la motivation est là au départ, que je commence par réussir et que finalement je vais laisser tomber doucement... auto-saboter quoi !

Ca ne concerne chez moi pas que le plan alimentaire, qui n'est qu'un élément de la vie. Ca a concerné dans le passé mes études, ça touche le plan professionnel.

J'ai relu les billets précédents et ils sont riches d'expériences diverses, ils reflètent pour beaucoup une peur inconsciente que je vais explorer.

Bonne journée.

Evelyne

"Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre liberté, le pouvoir de choisir notre réponse." Victor Frankl
arcenciel.
Inscrit

La peur de l echec parfois nous amene à ne pas finir, pour ne pas reussir et risquer de decevoir par la suite en n etant pas à la hauteur. Ca te parle?

reborn60
Abonné

C'est une piste arcenciel en effet... A explorer.

Belle soirée.

Evelyne

"Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre liberté, le pouvoir de choisir notre réponse." Victor Frankl
chris212
Marraine

@ Reborn smiley

Tu mets l'accent sur ton manque de persévérance... Mais tu ne vois pas tout le chemin que tu as déjà accomplis en 3 petits mois seulement... yesSi j'ai bien suivi tu es à la fin du programme. C'est pas si mal !

La fin de l'été et la reprise du travail ont pu te fatiguer... tu vas retrouver ton rythme et tout va reprendre sa place.
Je ne pense pas que tu sois en situation d'échec.
Tu es dans une période de flottement... Et je pense qu'on en a tous à un moment ou à un autre...
La vie n'est pas un long fleuve tranquille wink

Fais un petit bilan et tu verras quels sont tes acquis et ce vers quoi tu peux tendre pour les conforter. smiley

Bonne continuation Evelyne.

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

reborn60
Abonné

Bonsoir Chris,

Ca fait 4 mois en fait que je suis inscrite. Je vois les bénéfices que la méthode m'a apportés, sur le plan des émotions et dans la reconnaissance de la bonne faim. Il me "reste" (façon de parler, c'est le "gros morceau") à travailler satiété et rassasiement.

Ce que j'évoquais ci-dessus, c'est la peur de ne pas aller au bout de ma démarche jusqu'à trouver mon poids d'équilibre et mon équilibre alimentaire (dans le déséquilibre, j'en suis consciente, loin de toute "perfection alimentaire"), et ce quel que soit le temps que ça mettra.

Et ce, en rapport avec une façon de fonctionner qui m'a posé question dans le passé.

Mais, je parviens à voir les avancées que j'ai pu faire depuis ces mois.

Merci de ton soutien.

Bonne soirée.

Evelyne

"Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre liberté, le pouvoir de choisir notre réponse." Victor Frankl
chris212
Marraine

Coucou Evelyne,

reborn60 jeu 07/09/2017 - 18:58I ...Ca fait 4 mois en fait que je suis inscrite. Je vois les bénéfices que la méthode m'a apportés, sur le plan des émotions et dans la reconnaissance de la bonne faim. Il me "reste" (façon de parler, c'est le "gros morceau") à travailler satiété et rassasiement.

 Et bien tu n'en as pas moins de mérite smiley

C'est le même "gros morceau" que j'ai attaqué... Il y a du pain sur la planche...wink

 

"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

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