Pourquoi ai-je l'impression d'aimer mentaliser ? - le 30/09/2014

mahimahi.
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Bonjour à toutes et à tous, Hier en lisant pas mal de postes sur la pleine conscience, cela m'a rappelé le concept de mentalisation (ou rumination) que j'avais decouvert au début de ma thérapie TTC entamée il y a plus d'1 an maintenant mais depuis un peu oublié... Je me suis rendu compte qu'en réalité je ne mentalisais pas que dans certains cas précis de frustrations ou déception mais en fait quasiment tout le temps! Je mentalise quand j'appréhende d'aller au boulot et je me fais des films style "comment rater sa vie a cause d'une tâche mal faite" ou encore "comment se martyriser l'esprit en pensant qu'on est archi nulle"... Tout ça pour dire qu'en même temps, je me suis rendu compte que j'étais un peu mazo... Car j'ai l'impression parfois d'aimer partir dans ces tranchées là et laisser par exemple monter la colère en moi alors que concrètement tout est paisible et calme autour de moi. Pourquoi ça?? Est ce parcesque les chemins neuronaux pour arriver à ces idées là sont tout tracés? Pourquoi aime-je me faire du mal?? Car il s'agit de cela, pas tout le temps mais souvent. Aimer se sentir la victime, ou sentir la colère monter en moi... Sachant que je n'exprime pas mes émotions enfin j'essaie de les cacher les maîtriser tout le temps. Mais la plupart du temps elle sont plus fortes que moi et je suis targuée d'hypersensibilité. Mon mari me dit que comme je souris quasi tout le temps, quand ça ne va pas, ça se voit tout de suite!! Pourtant je n'exprime jamais rien sauf si on m'arrache les vers du nez... Qui a déjà ressenti ce phénomène? Comment l'expliquer? Merci d'avance pour vos réponses! Mahimahi

Commentaires

mahimahi.
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Thérapie TCC et pas TTC :)
Bliss.
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Etre moins dans le mental ou moisn se prendre au jeu du mental en y adhérant c'est le travail de toute une vie, enfin pour moi. Je me rappelle enfant en primaire je me faisais déjà tout un cinéma ca ne s'arrêtait jamais dans ma tête et ca a continué. Il y avait aussi toutes les émotions mal connues source de ruminations doutes élucubrations. POur ma part il a fallu des grands raz le bol, l'envie de vivre ma vie au présent. C'est passé par différentes épreuves comme la maladie apr exemple. Et ensuite me reconnecter avec les ressentis physiques, avec le corps (pas pour rien que j'ai grossi pendant des années et les régimes bonjour la déconnexion). C'est passé par des pratiques corporelles de gym ou uatres qi gong mais aussi la sophrologie, marcher dans la nature, juste me poser et regarder, le ciel, la rivière. Et voir toutes ces émotions, les découvrir, les aprécier, faire avec pas contre, nommer l'angoisse, partager avec d'autres aussi, c'est quoi cette tristesse? et la peur? Et ce n'est jamais fini. La pleine conscience aide beaucoup dans ce sens à juste se poser et être. Si c'est difficile assis sans rien faire il y a des mouvements doux des étirements ou autres en respirant qui sont aussi des pratiques de la pleine conscience.
mahimahi.
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Merci Bliss pour ton partage d'expérience. Je pense en effet me tourner vers de nouvelles expériences telles que le yoga ou la sophrologie, que je n'ai jamais expérimentés, pour tenter de me rapprocher le plus souvent possible de la Plein Conscience. Je pense être plutôt réceptive à ce types de choses en plus donc il faudrait vraiment que j'essaie.

 

Je me demande toujours pourquoi est-ce comme cela et comment ça marche ce processus de rumintation qui empêche la plein conscience. Je me dis qu'en comprenant les raisons, les tenants et les aboutissants de tout cela, alors j'arriverai peut-être mieux à la PC. Car alors je me rappellerai toujours de ces raisons, le cheminement de mes pensées sera peut-etre différent si j'arrive à comprendre comment ça marche car cela me reviendra alors toujours en tête non ? Il faut aussi que je comprenne le pourquoi... Pourquoi est-ce que je ressens ceci ou cela dans tels ou tels situations et reconnaître déjà que je ressens tout ça au moment où je le ressens! Bref ya du boulot...

FRED73
Marraine
Je pense que quand on est anxieux on veux toujours se préparer aux choses. C'est pour cela qu'on anticipe les choses et que l'on se prépare au pire. Mais en fait même en se faisant tous les scénarios possibles et inimaginables cela ne se passe jamais comme on l'a prévu. Cela m'aide beaucoup de me dire que se préparer ne sert à rien. En plus, les ruminations fatiguent énormément et nous rendent mal. Ce n'est pas du masochisme de partir dans des ruminations c'est un moyen de vouloir se protéger en voulant se préparer au pire.
izabelle
Animatrice forum

oui le fait de mentaliser tout le temps est une habitude que tu as prise pour te protéger,  pour  tenter de maitriser

c'est plutôt une tentative de ta tête de "tout" controler, y compris l'émotionnel qui n'a pourtant pas à être controlé

on est beaucoup comme ça, ici, alors bienvenue au club

 

heureusement, quand on s'en rend compte,  on a ce formidable outil de la pleine conscience, toujours revenir au présent

mais cette tendance à mentaliser, ruminer, c'est qqchse de naturel

simplement on peut apprendre à porter plus d'attention au présent, aux sensations, à ce qui existe vraiment maintenant   et tenter de lacher prise sur toutes ces tentatives de controle qui nous épuisent 

 

tu vas ici te réconcilier avec tes émotions,  au début ça fait bizarre, mais ensuite, vraiment, y'a que ça de vrai!!!!

marieal.
Inscrit

je crois qu'il y a des façons plus particulière d'aborder la PC pour ce qui est le cas des ruminations, des idées noires, etc...c'est une partie développée à part par john kabat zin (JKZ), et je pense que des livres comme "méditer pour ne plus déprimer" doivent plus spécifiquement aborder ces techniques de PC..

.je sais par exemple qu'il y a deux types de stages de pleine conscience dérivées des théories de  JKZ, les stages MBSR ( mindfullness based stress reduction)  et les stages MBCT (minfullness based cognitive therapy), je ne sais pas ce qui les différe en pratique mais quand je m'étais renseigné, on m'avait clairement dit que le MBCT était pour apprendre à chasser les ruminations, les angoisses,etc, ce qui ne me concerne pas trop...

voilà je ne sais pas si cette info te sera utile mais peut être pourrais tu trouver un intérêt plus particuliers à " méditer pour ne plus déprimer"...

mahimahi.
Abonné

Merci pour vos commentaires et conseils. Je vais me renseigner concernant JKZ.

Car aujourd'hui, la rumination c'est comme la respiration pour moi, c'est devenu quelquechose de naturel et habituel. Difficile de s'en départir...

Je vais tester dès que je peux toutes ces techniques de relaxations (yoga, méditation...) qui peuvent peut-etre me faire du bien.

 

Bliss.
Abonné
Les ruminations ne sont pas à prendre à la légère, je ne sais pas dans quel contexte tu as fait de la tcc. J'en ai fait aussi et garde toujours en tête qu'un cerveau qui a été déprimé (c'était mon cas) a plus de propensions à "retomber" dans les ruminations. Comme s'il y avait des "trajets de ruminations" dans sa manière de fonctionner. Là ou pour quiconque ce n'est pas un problème, pour moi ca pourrait se transformer en rechute. Or quelqu'un qui a déprimé a plus de chances de rechute, et plus on rechute plus le risque de rerechutes est grand. Donc pour ma part tous ces outils de pleine conscience sont très précieux, l'écoute de soi, de sa fatigue, de son humeur et si besoin la consultation.
mahimahi.
Abonné

Je suis d’accord avec toi Bliss, « les ruminations ne sont pas à prendre à la légère », et c’est d’ailleurs tout l’objet de mon post. A te lire, il semblerait que je sois dans ce cas, je ne sais pas ce qui t’a donné cette impression, peut-être ma façon d’écrire parfois légère avec une touche d’humour, mais je te rassure ce n’est pas le cas ;) Je préfère simplement parler de façon dédramatisée, cela ne veut pas dire que je ne mesure pas l’importance de tout cela.

A l’origine, ma thérapie tcc a démarré à cause d’un problème au travail, mais cela s’est avéré être en fait lié à plein d’autres choses insoupçonnées…

Peut-être avons-nous une dépendance à ces ruminations, mais ce dont je suis persuadée et que j’ai entendu en thérapie tcc (et là je suis positive pour la première fois depuis un long moment), c’est que l’on peut garder en mémoire du positif de nos mauvaises expériences si l’on en a appris quelque chose. A vrai dire, je ne l’ai pas testé sur toutes mes ruminations, il y en a tellement que ce serait difficile. Mais je pense que dans la même lignée que ruminer entraîne la rumination, positiver entraîne la positive attitude, alors plus on s’entrainera et plus on s’en rapprochera de cette PC. Et l'idée angoissante de la rechute s’éloignera petit à petit… De toutes façons, la rechute/regression fait partie du processus de réussite. On avance, puis on recule, mais pour mieux sauter en avant…

mahimahi.
Abonné

En fait mon post de départ était plus axé sur le fait que j’ai l’impression parfois d’aimer ruminer. Je ressens parfois un côté jouissif à sentir la colère monter en moi… ou encore à me victimiser, pourquoi ça ? Même si cela me fait du mal au final. Je me demandais si cela arrivait à d’autres personnes et surtout comment interpréter cette sensation ? Est-ce parce qu’effectivement ces chemins ont tellement été empruntés auparavant qu’ils sont plus faciles à suivre ? Je ne sais pas trop… Ou est-ce que c'est lié à ma personnalité peut-etre? Je vais creuser le point en thérapie. Mais je suis curieuse d'entendre d'autres personnes parler de cela si elles ont déjà eu cette impression.



Bliss.
Abonné
Oui tu as raison j'ai dérivé de ta question initiale. POurquoi aimer mentaliser? je ne sais plus aujourd'hui parce que je le fais moins mais si je me souviens dans le fond je croyais être quelqu'un de très "mental" dans la réflexion et le remise en question perpétuelle. Je crois que je ne rendais même pas compte que je faisais cela tout le temps, penser. Maintenant quand je suis perdue dans me réflexions qui tournent comme des hélices la différence c'est que je sais que je le fais je me vois faire et je peux intervenir là dessus. Et que je me sens mieux. Et que c'est passé par tout un travail corporel et aussi de reconnaissance de ce que je vis. Je pense par ex avoir été très angoissée pendant toutemon adloescence-jeune adulte. A toujours projeter, m'inquiéter immaginer etc...mais je ne savais pas que je le faisais. Je le faisais c'est tout. C'est à postériori que je me rends compte de la différence. Maintenant comment ca vient? ca doit être différent pour chacun et ce serait intéressant d'avoir d'autres réponses.
FRED73
Marraine
Je pense vraiment comme l'a dit Izabelle que c'est une tentative de maîtriser les choses. En se faisant tous les scénarios possibles et inimaginables on a l'impression de pouvoir se préparer à toutes éventualités pour ne pas être pris au dépourvu.ça rassure face à la ľinconnu de ľavenir mais c'est de courte durée et surtout c'est épuisant et totalement inutile.
dentelle71.
Abonné

Je suis entièrement d'accord Fred73, aprés des années à ruminer sur n'importe quoi et me faire du soucis sur tout et tous, j'ai eue le droit au burn out! 7 mois pour revoir le ciel bleu! Après des traitements qui assoment et le fait d'être un zombi j'ai dit STOP!!! Maintenant zen le plus possible malgrès quelques blues, mais rien à voir avec la femme d'avant!

Alors attention à vous!

Pattie
Abonné

Ca m'est déjà arrivé, de trouver super agréable un moment de ruminations. Paradoxalement, c'est avec la pleine conscience que j'arrive à voir que je le trouve agréable.

Exemple : j'étais en voiture, j'avais éteint la radio pour me recentrer après le boulot, et comme souvent, je suis partie dans mes pensées au sujet du boulot. Au bout d'un moment, je me suis rendue compte que j'étais dans mes pensées, et j'ai eu comme un réflexe pour me recentrer sur moi, mais j'ai eu l'impression de m'obliger à arrêter de faire un truc très important. En fait, ça n'était pas très important : une énième pensée tourne-en-rond autour d'un de mes élèves en particulier. Rien d'important, juste que j'étais contente de notre travail, inquiète de ne pas réussir à bien jouer mon rôle dans son avenir scolaire. Bref, si je m'étais recentrée sur ma respiration, je n'aurais pas perdu une idée de génie ou je ne sais quoi. De m'être rendue compte de ça, ça m'a fait sourire. Et ensuite, ma pensée tourne-en-rond s'est arrêtée. En fait, j'étais surtout contente d'avoir cet élève dans ma classe. De m'en être rendue compte, ça m'a permis de sortir de la pensée et de ressentir le plaisir de la journée d'été indien, l'odeur des champs, le vent par la vitre, et en plus, le plaisir d'avoir passé deux ans avec cet élève, et l'aventure qu'il nous reste à faire cette année. Ca a démultiplié le plaisir, d'une part et ça l'a mis en perspective d'autre part. Parce que je peux vivre exactement la même chose (et même sur le même élève, parfois) en négatif. Et là aussi, la pleine conscience, ça m'aide à mettre en perspective, à bien ressentir tout le négatif et à percevoir au-delà.

Ruminer, c'est bien agréable parce que ça limite mon champ d'action, j'ai l'impression de faire un truc super important et que je peux le solutionner. Quand j'ouvre mon attention vers autre chose, du coup, c'est moins agréable, parce que je ne contrôlais que le petit périmètre artificiel que je m'étais créé, pas le reste de la réalité. Mais une fois passé le moment agaçant, ça va. Quand j'arrive à voir dans sa globalité tout ce que je vis (bruit, odeurs, sensations, pensées), c'est trop bon !

Je rêvassais énormément quand j'étais enfant et ado (et une bonne partie du début de ma vie d'adulte). En lisant, ou sans lire, je pouvais passer énormément de temps sur mon lit ou sous un arbre (quand ma mère m'obligeait à prendre l'air). Avec le recul, je me dis qu'avec tout ce que j'avais dans la tête, il n'y avait pas trop de place pour le reste du monde. Je vivais du bout des doigts, et je pétrissais mes rêves. C'était très agréable. Mais quand est venu le temps de transitionner vers la vie adulte (assez tard, pour moi), les rêvasseries agréables sont devenus des cauchemarderies inquiétantes. Je ne savais pas trop interagir avec le monde, sortie de ma sphère. J'ai eu besoin de voir un psy. Maintenant, les rêvasseries et les cauchemarderies sont devenues des pensées tourne-en-rond. Et la pleine conscience m'aide à en avoir conscience : elles peuvent être agréables ou désagréables, mais elles ne sont pas la seule réalité que je vis. Je vis aussi le vent par la vitre, l'odeur des champs, le ciel bleu ou brouillardeux. C'est nettement plus riche. Et pourtant, mes rêveries d'enfant, elles étaient riches !

Comme Bliss, je me méfie un peu des pensées tourne-en-rond. J'ai expérimenté que si je vis un événement stressant, elles se retransforment en cauchemarderies, elles ont vite fait. La pleine conscience, même imparfaite comme je la fais, ça m'a énormément aidée l'année dernière, pour une suite de stress.

Nath83.
Abonné

Pattie tu as mis en mots exactement ce que je ressens, que je n'aurais jamais su formuler aussi clairement. Pour moi c'est vraiment un petit pincement d'arrêter de suivre mes pensées, mes ruminations, que je contrôle et qui me font sentir que je pense. Je viens d'une famille où maître cerveau est très valorisé. La première fois que j'ai entendu parler de pleine conscience, pas sous ce terme d'ailleurs juste en qualité d'attention à ce qu'on fait, de marcher quand on marche au lieu de penser à ce qu'on fera dans une heure ou ce qu'on a fait il y a un an, j'ai eu comme un frissonnement en me disant "mais si je ne pense plus tout le temps, je vais devenir stupide"... En y réfléchissant, je crois même que c'était la peur du vide... Oui, c'est récurrant, on ne devient pas hyperphagique par hasard j'imagine ! Parce que mes pensées, mes ruminations, me nourrissent de l'intérieur, me remplissent. Alors que la pleine conscience, c'est faire silence en soi, se laisser traverser par les courants, ça comble moins. Même si au final, je trouve ça bien agréable, comme sortir de table à satiété respectée, encore légère plutôt que lestée :)

izabelle
Animatrice forum

moi aussi les filles

il est clair que ruminer des pensées,  pour peu qu'on ait la pensée  "facile"   c'est déjà  super facile et la plupart du temps assez agréable

dans la pensée, tout se produit instantanément, il n'y a pas les obstacles, la lourdeur de la matière

 

bon bien sûr à un moment ça donne le tournis,  et puis parfois aussi ça se complique

 

pour ma part c'est sûr je n'ai pas de plaisir à ne plus "ruminer",  je ne me sens ni libérée ni rien

c'était sans doute plus agréable de laisser ma pensée  tout prévoir, tout faire,  avoir l'illusion de tout maitriser

avec de gros moments difficiles et de grosses EME bien sûr

mais dans l'ensemble je dirais que c'était plus agréable, d'avoir cette illusion de maitriser les autres, l'incertitude, mes émotions, les évnéments, etc....

 

maintenant je n'ai plus le coté "agréable" de cette illusion, mais je n'ai plus d'EME, et je fais beaucoup plus de choses

je pense qu'au lieu de "penser"  ma vie,  je la vis   (et ce n'est pas toujours agréable non plus, mais sans doute plus valorisant tout de même)

 

 

sinon concernant la positive attitude,  je l'ai eu très longtemps,  et j'ai pu remarqué que ça pouvait être un piège, en tous cas pour quelqu'un comme moi

accepter de ressentir des choses désagréables et que ce n'était pas grave    a été vraiment la chose la plus importante de ces derniers années  (et ce qui a permis que mes EME se réduisent comme peau de chagrin)

la lecture du livre de Russ Harris (le piège du bonheur) est vraiment ce qui m'a aidé à faire ce travail

 

 

mavo.
Marraine

Merci pour ce fil et vos interventions…

Je n’avais jamais mis le doigt dessus, mais cette peur de la PC comme un outil qui arrêterait les pensées et qui rendrait « idiot » (= « si je pense moins, je vais devenir moins intelligente ») ne m’est pas inconnue !

Je viens aussi d’une famille où ce qui compte, c’est la tête. D’ailleurs, pour mes parents, els sportifs sont forcément des imbéciles, vrai de vrai ! Les footballeurs, je ne vous en parle même pas.

Et il m’a fallu des années pour me détacher de ce raisonnement, pour arriver à faire du sport avec une forme de plaisir. Malheureusement, j’ai fait ce travail trop tard pour mes propres enfants, je n’ai pas réussi à leur transmettre autre chose que ce que j’avais moi-même reçu, et c’est difficile de leur prendre conscience du plaisir qu’il y a à mettre son corps en mouvement.

Bon, bref, je m’écarte de la question des ruminations…

Je comprends bien aussi le plaisir qu’il y a à rester dans des pensées négatives, le goût du drame. Avec l’expérience de la PC, j’arrive beaucoup mieux maintenant à défusionner, je sais que ce sont des processus automatiques (j’aime bien l’idée de chemin de pensée tout tracé).

Mais je vois les mêmes à l’œuvre chez ma fille, très « drama queen » capable de se mettre dans des états incroyables à partir de rien… et j’aimerais lui apprendre à ne pas s’infliger tout ça.

Au sujet du Piège du bonheur, pour info, il est sorti en version illustrée, j’aime beaucoup cette nouvelle édition !

mahimahi.
Abonné

Merci pour vos expériences! En fait, je vois qu'on a tous et toutes des façons différentes d'expérimenter les ruminations : prendre du recul dessus et se rendre compte que c'est agréable ou encore se dire que ruminer = penser et donc c'est agréable de penser (ou plutôt j'ai peur de ne plus penser) versus si je ne pense pas, c'est que je devient stupide... Mon expérience est bien différente. Je crois que je vais essayer de décomposer tout ce qui se passe durant une de mes ruminations où je ressens un côté jouissif (malgré souvent l'aspect néfaste de ce que je rumine) pour définir en fait clairement ce qui donne à l'expérience un côté agréable à un moment (même si c'est fugace!). Car en fait, aujourd'hui ça n'est pas clair pour moi, cela demande éclaircissement.

Par exemple, cela m'arrive souvent de pleurer, je suis très émotive... dans ces moments là, la plupart du temps, c'est parce que je suis partie dans des ruminations difficiles qui me mettent plus bas que terre. Je me dévalorise. Mais pourquoi parfois, j'ai l'impression que ça fait un peu du bien? Peut-etre déjà parce que je pleure et que cela me fait du bien car je laisse s'exprimer mes émotions. Comme un bébé qui en fin de journée va pleurer pour évacuer les tensions de la journée. Plein de gens m'ont dis ça quand j'ai eu ma fille et qu'elle pleurait le soir. J'essaie tout le temps de me maîtriser, ba oui une pleurnicheuse c'est pas sexy, et puis c'est pas vraiment admis en société, et cela met les gens mal à l'aise. Peut-être que je devrais laisser les émotions venir au lieu d'essayer de les maîtriser à la base. Mais bon vla la honte devant le public! surtout quand on est émotive comme moi... Je crois quand même que je vais essayer d'observer mieux tout ça pour comprendre mon fonctionnement.

Je remarque aussi que certaines d'entre vous sont à un stade plus avancé que moi sur la PC, les ruminations, etc... C'est pourquoi je saisi encore mal comment tout fonctionne et tout s'emboite lorsque vous en parlez. Par exemple, est-ce que parce que j'arrive à la PC et que je me rends compte de mes rumintations et prend de la hauteur, que je vais réussir à ne pas manger par compulsion ? Aujourd'hui en tout cas, parfois j'arrive à prendre du recul et me dire, si tu veux manger là, c'est parce que t'es frustrée, en colère, etc... Mais cela n'a pas d'impact sur mon comportement alimentaire: j'ai toujours envie de manger et je ne me prive pas. Mais comme je dis, c'est sans doute parce que j'en suis à un stade moins élevé que certaines d'entre vous, et oui j'ai commencé le programme il y a 5 jours :D Même si je lis beaucoup sur tous ces sujets depuis plusieurs semaines...

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