Au coeur de la tourmente - 28052012

capuccino
Marraine

Je ne sais pas comment font les autres linecoatchées mais moi je n'y arrive simplement pas! Je lis ici et là des messages de réussite où la perte de poids est au RV et puis d'autres où le poids a stagné mais qui continuent de croire en la méthode et qui espère que demain, dans une semaine ou dans un mois, la perte de poids tant attendue se déclenchera enfin.

Moi, je ne sais pas, je ne sais plus. Moi aussi j'y ai cru. Moi aussi en faisant le point je trouvais que cet apaisement acquis avec la méthode face à la nourriture me permettait d'attendre, me permettrait surement de tenir  encore et encore jusqu'à l'aboutissement final, jusqu'à cette perte de poids tant espérée. Aujourd'hui, je suis au coeur de la tourmente ayant cette sensation de ne plus rien savoir de cette méthode, faim, sasiété, dégustation, EME-zen, PC...Tout cela ne me semble que des mots auxquels je ne comprends plus rien. Mon mal-être est tel qu'un ènième régime me semblerait seul pouvoir m'aider à vivre.

10 mois et 3 kilos de plus au compteur depuis mon inscription, mais c'est aussi 16 kilos de plus qu'en 2010 à cette époque. La mésestime de moi-même est toujours-là et l'inacceptation de ces kilos aussi.

Concrètement, pouvez-vous me dire Messieurs Apfeldorfer et Zermati si au cours de votre exercice professionnel, vous avez accompagné des clients pour qui les choses ont pu changer même au-delà d'une année ? En clair y-a-il encore de l'espoir de maigrir grace à votre méthode quand le temps passe et qu'on a l'impression de tourner en rond ?

Merci de l'attention que vous porterez à mon message. 

Commentaires

Pomdereinette.
Abonné

Je n'ai pas la réponse, et j'en suis désolée. Les Drs te la donneront.

Je sais juste à te lire que tu as déjà traversé des phases de grande tristesse, de désamour de soi, et qu'à chaque fois tu as remonté la pente.

Aussi, pour ce que j'en comprends, cette obstination à vouloir maigrir, cette obsession du poids, cette haine de notre corps actuel, cela fait partie des freins à l'amaigrissement. Je suis persuadée que le jour où nous pourrons lâcher prise, accepter notre corps tel qu'il est, ce jour-là la carapace n'aura plus de raison d'être. Le paradoxe étant que c'est quand ça cessera d'être primordial que nous maigrirons.

C'est juste une conviction intime. Mais elle m'aide à avancer, et surtout à essayer de ne pas me focaliser sur l'arbre (le poids) qui cache la forêt (mésestime de soi et cie).

Bonne continuation à toi.

080413075303_Rikki.
Abonné

Capuccino, je ne sais pas ce qui s'est passé dans ta vie en 2010, mais manifestement une tourmente telle que la prise de poids a été énorme. 

 

Je le comprends : pour moi, ça a été 2006-2007, puis une deuxième fois en 2009-2010 : je sais ce que c'est qu'une tourmente, et je sais qu'elle n'est pas forcément unifactorielle. 

 

Par contre, apparemment, tu as réussi un sacré coup avec Linecoaching : la première année, sans, tu as pris 13 kg, et la deuxième année, avec, tu n'en as pris que 3. Je sais, je sais, c'est hyper frustrant de juste se dire "ça aurait pu / dû être pire", mais manifestement, dans ton cas, c'est ce qui se passe : la tourmente n'est pas passée, et tu n'as fait que sacrément limiter les dégâts. 


Bravo à toi d'avoir tenu aussi longtemps avec des résultats aussi frustrants. Et j'attends avec impatience la réponse des médecins, que je lirai avec intérêt. 

 

Lily.
Abonné

Bonjour Capuccino,

Ici le club des anciennes !! ;-)

Moi aussi comme Pomdereinette je n'ai pas LA réponse, mais il me semble avoir lu un jour le Dr GA sur le sujet, qui expliquait qu'il n'y avait pas de règles. Et que certaines personnes entamaient leur perte de poids après l'arrêt de leur thérapie, et pas pendant.

Mais si j'avais une réaction "à chaud" à faire, à la première lecture de ton message, je dirai : oh là là, que de pensées négatives !! Que de colères !

Je ne peux pas croire que tu n'aies rien appris et tout oublié de la satiété, de l'EME-Zen, de la faim... Au contraire, tu donnes l'impression d'être en colère contre toi, parce que tu sais, tu as appris, tu as compris plein de choses... mais tu enrages de ne voir aucun résultat concrêt à tout ce travail.

Je le comprends bien. Les kilos en trop sont une vraie souffrance, au quotidien. Du lever au coucher, on traîne ces kilos comme la preuve de notre incompétence, de notre manque de volonté... Mais on a aussi appris ici que c'était faux... On a trop de kilos, pas parce qu'on manque de volonté, ou que l'on ne comprend rien. On les traine parce qu'on ne supporte pas nos émotions, et c'est ça qu'il faut travailler...

Je sais, tu vas dire "Facile à dire..." Ben oui, tu as raison. Facile à dire, et rien de plus dur, en fait...

Peut-être que le "déclic" justement, c'est de ne pas l'attendre... Tu dis "que la perte de poids se déclenchera enfin"... comme si il y avait un verrou à ouvrir, et que tu cherchais vainement la clef...J'ai souvent lu ça ici...

N'étant pas une professionnelle du sujet, ni médecin ni psy, je ne peux que te parler de moi : nul verrou, nul déclic dans mon parcours, mais une succession d'avancées, puis de petits reculs. Du mieux, petit à petit. Des rechutes, encore. Des EME, qui persistent, et me laissent découragée, fatiguée, en colère. Et puis finalement, de nouvelles perspectives. Une envie de continuer encore, à mieux me connaître, à supporter de n'être pas bien. A gérer mon impulsivité aussi. Et surtout.

Voilà... à me relire, je ne suis pas sûre que mon message t'aidera beaucoup. Mais je crois aux forces de l'esprit, alors je t'envoie pleins d'ondes positives !

A bientôt Capuccino ! Une vraie pensée positive pour finir : sais-tu que sans toi, ce forum n'aurait pas été ce qu'il a été ?... Grâce à toi, nous sommes nombreuses parmi les anciennes à avoir pu réflechir, évoluer, comprendre... Alors non, non et non, tu ne tournes pas en rond. Tu avances ! Comme dit la chanson, de toute façon, "on n'a pas assez d'essence pour faire la route dans l'aut' sens, alors on avance"... ;-)

A bientôt !

Lily

sagattine.
Abonné

Pas de grand message de réconfort, mais je t'envoie plein d'ondes positives parce que je comprends ce que tu ressens. Inscrite depuis janvier, j'ai pris 5 kilos et...voilà! Pas de perte, quand ça va bien je me dis qu'au moins je ne continue pas à prendre du poids, et puis quand ça va mal...et bien ça va mal, je me trouve grosse, j'envisage de refaire Weight Watchers...bref, j'essaie d'avancer à petits pas et puis advienne que pourra!

Flowerbomb.
Abonné

Malheureureusement je ne'ai pas de réponse non plus à t'apporter mais je souhaite t'encourager à continuer.

Comme le dit si bien Liyl, sans toi, ce ne serait pas pareil, tu nous aides toutes à avancer.

 

clementine77.old.
Abonné

Lily, j'adhère complètement à ce que tu dis. des avancées, des reculs, mais lentement ET sûrement, nous avançons, nous connaissons différemment. Ca fait parfois mal quand il s'agit de prendre conscience de nos émotions plutôt que de manger, et dans ces moments-là, le risque de "rechute" dans les EME est grand. La rechute est d'ailleurs très fréquente chez moi.

Capuccino, c'est sûr, tu vas y arriver. Tu y arrives déjà ! Cette méthode nous apprend à prendre soin de nous-mêmes, à prendre conscience de nos blocages et donc à être capable de les dépasser, et pour moi, Capuccino, tu es en plein dedans. Tu prends conscience de blocages, c'est douloureux, révoltant, culpabilisant. C'est juste une étape !

Ca me fait penser aux cours de chant que je prends : je suis parfois desespérée, en colère contre moi, ça ne marche pas, ça ne marche pas, et au moment où je me dis "je m'en fous, l'important c'est que j'y prenne du plaisir, que je me fasse du bien. Pas que j'y arrive". Bizarrement, c'est à partir de ce moment où je veux juste me faire du bien, sans attente de résultat, que ça se décoince.

On ne maîtrise rien, c'est ça qui est difficile dans l'acceptation de soi tel qu'on est, où on en est, quand on a tellement envie de tout contrôler...

Bon courage Capuccino, je suis avec toi !

izabelle
Animatrice forum

à mille pour cent d'accord avec Lily !

tupenses.
Abonné

Comment dépasser une telle frustration ! C'est vrai que c'est difficile, et que cela mériterait une gratification. Je pense que tu touches quelque chose d'important comment gérer nos frustrations et pas seulement alimentaires n'est ce pas le problème que nous traversons tous et toutes ? Tiens bon . J'aimerais t'aider plus concrètement mes pensées t'accompagnent.

tamar.
Abonné

Capuccino, je compatis à ta souffrance, mais je voudrais juste te rappeler qu'une partie du programme de LC consiste justement à accepter son corps tel qu'il est, et j'ai toujours considéré que c'était la partie essentielle. Bien sûr c'est facile à dire pour moi car même si je suis en surpoids, je le suis beaucoup moins que toi et il est plus facile de s'en accomoder. Mais il me semble que tu n'as pas encore décroché et accepté, et ce serait cela la plus grande victoire, la victoire sur toi-même plus que sur tes kilos, et j'ai l'intuition qu'une pareille victoire te donnerait une grande sérénité intérieure. Bon courage.

capuccino
Marraine

Merci à toutes pour vos réponses, vos suggestions, vos interrogations, vos encouragements. Toutes vos interventions me droit au coeur.
Je sais que vous avez raison, je sais, je sais. Ici personne ne m'a jamais laissée tombée et les docteurs A et Z ont su à chacun de mes coups de calcaire m'apporter une réponse, qu'elle me convienne ou pas mais c'est ainsi.

Je sais aussi que mes questions, ma colère font partie des rêves que je faisais enfant : celui que je faisais si souvent vers 4-5 ans quand on me répétait inlassablement "mange" car j'étais une petite crevette et que ma mère avait peur de me voir tomber malade, : je rêvais que je me levais la nuit et je vidais le garde-manger (vous savez celui creusé dans le mur de la cuisine, avec un grillage...) et ma mère à son réveil découvrait que c'était moi qui avait mangé tout ça, et elle riait, elle était tellement heureuse! 

Et puis je sais aussi que c'est du même registre que ce rêve que je faisais aussi encore et encore 2 ou 3 ans plus tard alors que je vivais chez ma grand-mère. L'année où j'ai quitté mes parents pour aller vivre chez ma bgrand-mère, j'ai pris 10 kilos. De petite crevette, je suis devenue une gamine "charpentée" mais hors norme vis à vis de mes camarades de classe. Et là je rêvais que je pouvais me "dépouiller" de ma peau et de ma graisse comme on enlève un manteau grace à une fermeture éclair magique...Tout et son contraire...J'avais 8 ans, j'en ai 52 aujourd'hui et ma vie n'a été qu'une succession de rêve autour de ce corps tant convoité. parfois ce rêve est devenu réalité mais à chaque fois tout était à reconstruire. La seule fois où mon corps n'a pas été une obsession et où j'ai mangé à ma faim sans me soucier de quoi que ce soit, ça a été pendant ma grossesse et l'allaitement de ma fille. Lorsque j'ai repris le travail je remttais mes vêtements d'avant grossesse et puis ma lutte perpétuelle a repris.

Alors oui je m'en veux de ne pas m'accepter comme je suis mais en même temps je ne veux pas m'accepter en surpoids.
Alors oui je suis en colère contre tous les médecins qui ont croisé ma route et qui plutôt que de me persuader d'arrêter cette quète infernale m'ont encouragé de maigrir encore et encore en m donant ce que j'étais venu leur demander : isoméride, régime, acupuncture...J'avais 20 ans je pesais 55 kilos pour 1m65 et on m'a encouragé à maigrir encore, en me félicitant...j'ai eu alors une ppériode d'anorexie pour arriver à 49 kilos...

Alors oui j'ai appris de choses grace à LC mais comme j'ai du mal à lire ces témoignages positifs qui me frappent en pleine figure et réveille à chaque fois en moi mon sentiment d'incompétence.

clementine77.old.
Abonné

Je comprends ta révolte et ta colère contre tant de bêtise médicale et.. familiale, j'espère ne pas te heurter en disant cela. J'ai juste envie de dire qu'il y a vraiment de gros crétins sadiques et contents du petit pouvoir qu'ils peuvent avoir sur les autres. Ils ont peut-être cru bien faire, mais je ne peux pas m'empêcher d'y voir une satisfaction cachée de contraindre l'autre.

Je te fais de grosses bises virtuelles.

Marie-Paule.
Abonné

bonjour Cappucino et les autres, comme je vous comprends ! Moi aussi, 52 ans, 30 kilos de trop, j'étais à 3 kg d'un IMC correct quand  j'ai fait WW pour la première fois... Alors je suis convaincue d'une seule chose, les régimes, ça fait grossir ! J'entends bien ta plainte, Cappucino, et j'entends surtout la façon dont tu parles de ton corps, comme si il ne t'appartenait pas, comme si ce n'était pas toi, comme si il fallait le déconstruire pour le reconstruire, pour qu'il soit bien, "aux normes".  Je reconnais cette façon de parler de soi car elle a été longtemps la mienne. Elle m'a coûté un genou en compote et une épaule paralysée, tant j'ai voulu "déconstruire" et "reconstruire" ce corps que je ne reconnaissais pas comme le mien. En suivant LC (mais déjà avant), j'apprends à me réapproprier mon corps, tel qu'il est. Oui, il est gros, et alors ? Il porte les cicatrices de ma vie, et il me raconte. C'est moi, avec mes moments difficiles et mes petits bonheurs, et chaque bourrelet, chaque ride dit quelque chose de moi, de mes grossesses, de mes rencontres, de mes épreuves.  Peut-être qu'il maigrira. Peut-être pas. Et alors ? Ici j'apprends à vivre mon corps autrement, à me réconcilier avec lui, à l'écouter autrement, à être bienveillante avec lui. Car il parle, il dit : "j'ai faim", "c'est trop", "j'ai besoin de repos", "j'ai besoin de compagnie" et tant d'autres choses que je traduisais avant par "donne-moi de la nourriture, que je me remplisse".

C'est dur, après tant d'années de régimes, de souffrance, de se dire que c'était inutile, de se pardonner le mal qu'on a pu se faire et de lâcher la quête du Poids Idéal. Mais la récompense c'est la paix retrouvée, la convivialité sans culpabilité, une plus grande estime de soi.  Et ça, tu peux déjà les goûter maintenant, avant d'avoir perdu du poids, et c'est pour toujours !

J'espère que tu pourras profiter de tout ce que tu as reçu ici, et qui sait ? Peut-être que ton corps te fera le cadeau de s'alléger...

Isaverte.
Abonné

Bonjour Capuccino,

merci de partager avec nous tes difficultés et ton histoire avec autant de sincérité et de confiance.

Je suis vraiment touchée par tes messages. Je ne peux pas te donner de conseils, mais je t'offre mon témoignage du jour.

Je fais 106 kilos, pour 1 mètre 72. Ce qu'on appelle une obésité sévère.

Ce matin, une femme qui me faisait une prise de sang m'a dit : vous avez vraiment de beaux yeux. Je suis sortie rayonnante du laboratoire, et juste là, un type pas très clair m'a dit : "vous êtes mignonne, Madame". J'ai passé une super journée grâce à ces deux petits messages

Pourquoi cette histoire : les kilos ne font rien à l'affaire. Ils font mal, ils sont lourds, mais ils ne nous rendent pas laids ni repoussants.

Les autres peuvent nous aimer, et on peut s'aimer avec beaucoup de kilos en trop. 

Je pense à toi ma belle,

 

Isabelle

Lily.
Abonné

Capuccino,

Je fais partie de celles qui ont parfois posté des messages de "réussites" : des kilos perdus, un IMC enfin "normal", le sport comme béquille, et mon premier 10 km il y a quelques jours...

Alors je voulais aussi te dire que malgré cela, ce n'est pas rose tous les jours. Qu'il y a aussi des EME du soir qui persistent et contre lesquelles j'enrage le lendemain. Que souvent encore le distributeur de barres chocolatées au boulot me voir venir et revenir plusieurs fois sur la journée, et que souvent encore je rêve la nuit que je mange pleins de choses sucrées... Et je me réveille encore en sursaut en me disant "ouf, ce n'était qu'un cauchemar". Hé oui... cauchemar récurrent, incroyable en soi car tellement ridicule...mais qui depuis l'adolescence me réveille la nuit, et me poursuit encore !!! Preuve que cette peur viscérale de grossir, même si j'ai appris à la "domestiquer", elle est encore là, bien tenace.

Les témoignages de réussite sont là pour encourager, pour dire "voilà, c'est possible", surtout pas pour décourager... Ils soulignent souvent une réussite, à un moment donné, mais cela ne veut pas dire pour autant que c'est facile, que la réussite décrite est acquise... Chacune à notre manière, à notre rythme, nous faisons notre chemin. Il ne sert à rien de les comparer.

Comparer les parcours, c'est encore se comparer... Tu compares ton corps à celui des autres, ton parcours à celui des autres, et tu t"oublies, toi ! Ton corps n'est pas le même, ton parcours n'est pas le même. Et alors, en quoi est-il forcément moins bien ? Tu en connais beaucoup qui sont capables d'analyser leur histoire, leur colère comme toi tu le fais ? Tu en connais beaucoup qui depuis un an régulièrement apportent ici leur pierre à l'édifice, participent aux forums, aux chats, progressent, et aident les autres à progresser ? Ce que tu a accompli ci nous a toutes aidé, et j'en suis sûre, t'a apporté aussi beaucoup...

Et d'ailleurs, si tu lis avec attention les témoignages de réussite, tu verras que souvent, ils ont été suivis de moments plus difficiles... Que par exemple, les premières qui ont fait part de leur victoire sur les EME et de beaucoup de kilos perdus ont ensuite vécu des moments de regression, et des périodes de doute tout aussi importantes...

Un dernier mot enfin, que j'espère tu ne prendras pas mal : je sais pour t'avoir beaucoup lu ici ou dans les chats que tu as eu une enfance particulière avec déjà des colères, un sentiment d'abandon, de l'incompréhension... Tu as bien analysé tout ça : je me souviens bien d'un échange bouleversant autour de la peur de l'abandon, par exemple. Tout cela explique plein de choses, certes. Mais le comprendre ne t'aide pas forcément au quotidien. Tu peux avancer sur tout ça, mieux comprendre les clés de ton existance, la source de tes colères et de tes souffrances. Mais au quotidien, cela ne t'aidera pas à supporter tes émotions.

Ce que les Drs nous proposent, ici, ce n'est pas de faire la paix avec notre histoire, notre enfance, notre mère, nos parents. C'est de supporter, ici et maintenant, dans l'instant, nos colères, nos frustrations, nos émotions. C'est très différent de "résoudre" une émotion, d'essayer d'en supprimer la cause, plutôt que de là, maintenant, tenter de l'apprivoiser, et de la supporter.

Malheureusement, supprimer la cause d'une émotion, c'est souvent impossible, dans l'instant au moins. Quand bien même nous aurions des problèmes de couple ou de boulot, on ne va pas divorcer aujourd'hui, ni se réconciler dans la seconde, ni donner notre démission au boulot aujourd'hui. Pourquoi, pas, finalement, mais c'est une autre réflexion, qui doit se faire le plus calmement possible, sans impulsivité, ni colères.

Donc, puisque nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes source de nos émotions, il faut apprendre à les supporter, là tout de suite. C'est une histoire de minutes, même pas d'heures. Et je ne dis pas que c'est facile. c'est dur d'accepter de ne pas être bien, d'être dans l'inconfort, l'angoisse, la frustration. Mais c'est la clef, je crois.

C'est une grande libération d'arrêter d'en vouloir au monde entier pour enfin prendre les rennes de notre propre vie. Et en premier lieu reprendre possession de notre corps à nous.

Bonne route à toi, Capuccino...

Lily

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour capuccino, et tout le monde.

Le problème, me semble-t-il, est de chercher à « réussir ». C’est de chercher à écouter ses sensations alimentaires en vue de faire baisser son poids, c’est de faire un exercice de pleine conscience en vue d’avoir là encore une action sur le poids. c’est de se dire qu’il faut tout faire parfaitement, tout le temps, sans quoi ça ne marchera pas.

Plusieurs personnes, dans les forums, ont évoqué l’idée de « faire LineCoaching comme on ferait un régime », avec cette même finalité. Cette attente anxieuse empêche d’écouter ses sensations alimentaires, empêche d’être le spectateur de ses pensées et de ses émotions.

C’est pourquoi, et je l’ai souvent remarqué avec les personnes que je suivais, cela commence à aller beaucoup mieux quand elles renoncent à tout espoir, toute attente, dans ce moment du présent. J’écoute mes sensations alimentaires pour être simplement bien en mangeant, j’observe mon monde mental juste pour l’observer.

Bien entendu, j’espère que cet équilibre qui en découle aura à la fin des fins un effet sur ma façon de manger, et donc sur mon poids. Mais de cela aussi, je ne serai que spectateur…

Alors, Capuccino, pas de coup de calgon, c’est mauvais pour une écoute sereine de soi-même. Respirez !

Au cœur de la tourmente, au centre du cyclone, se cache son œil, un endroit paisible, calme, sans vent, où il fait soleil. Trouvez-le, installez-vous y, bougez avec le cyclone, laissez-le tourbillonner autour de vous. Vous êtes calme, attentive, en équilibre.

capuccino
Marraine

Merci pour votre réponse Dr Apfeldorfer mais votre réponse est encore sur le terrain "du lâcher prise" et je ne sais pas comment on fait pour lâcher prise.

Je ne connais pas ersonne qui joue au loto sans espoir de gagner. 

Je ne connais personne qui passe un examenr même mal préparé sans espoir de le réussir.

Je ne connais pas de personnes croyantes, handicapées qui va à Lourdes sans espoir d'un miracle.

 

Je ne connais personne en surpoids qui commence un régime sans espoir de maigrir.

J'ai commencé LC avec l'espoir de maigrir et je ne peux pas lâcher cet espoir-là, et je ne sais pas comment faire pour lâcher cet espoir sans être malheureuse comme une pierre et ne pas déprimer encore plus. C'est comme me demander de me laisser couler sans faire un seul geste...Il y a des réflexes de survie...Je me débats et là c'est pareil avec LC. 

Marie-Paule.
Abonné

Tu sais Capucinno, la première chose qu'on demande quand on essaie de sauver quelqu'un qui se noie, c'est "restez tranquille, laissez-vous faire".  Je vais essayer de t'aider : qu'as-tu à perdre à lâcher pour un temps (pour un temps, seulement comme dirait Jacques Brel) ton envie de maigrir ? Les autres méthodes n'ont pas réussi, on est bien d'accord ? Tu ne vois pas d'autres façons de faire ?  Penser à maigrir, ça t'a fait maigrir ? non ! alors essaie autre chose !

Donne-toi, je  ne sais pa,s une semaine ou deux pour vivre sans penser à maigrir, mais simplement pour suivre le programme LC, et après, si tu le souhaites, tu reviendras à ton envie de maigrir. Qui sait ? tu auras peut-être une bonne surprise ! Que tu  n'aurais de toutes façons pas si tu t'accroches à l'idée de maigrir !

Lâcher prise ne signifie pas perdre tout espoir de maigrir, mais simplement faire passer cet espoir-là après un autre espoir : celui que tu veux : te réconcilier avec toi-même, manger ce que tu veux, ne plus tout faire tourner autour de l'idée de maigrir, te libérer de tes obsessions alimentaires,.... 

Lâcher prise c'est accepter ce qui est, aujourd'hui, tout de suite et choisir de faire de son mieux avec ce qu'on a, et de voir ce qui va se passer. C'est arrêter de se mettre la pression parce que ça ne sert à rien de se mettre la pression, si ce n'est à gâcher nos chances d'y arriver.

Lâcher prise, c'est redresser la tête, respirer un bon coup et avancer sans se poser de questions, un pas après l'autre, sans regarder en bas...

Lâcher prise, c'est dire "oui" à son corps, "oui" à tout ce que le programme LC peut donner...

 Lâcher prise, c'est recevoir chaque petit bénéfice comme un cadeau et célébrer chaque petite victoire...

Lâcher prise, c'est arrêter d'acheter des billets de loto et économiser ses sous pour s'acheter ce qu'on veut...

C'est refuser les illusions pour regarder la vérité en face ...

C'est accepter l'éventualité d'un échec pour mieux savourer la victoire...

allez, fais-toi confiance encore quelques jours, juste une semaine....et tiens-nous au courant !

On est tous autour de toi avec nos bouées de sauvetage.... laisse-toi porter !

Narméa.
Abonné

comme quand on apprend à nager... on ne vise pas à faire une brasse merveilleuse mais à avancer centimètres par centimètres...

Je comprends ton angoisse, mais je crois aussi que tu peux arriver à lacher prise et faire la paix avec toi même.

On est avec toi!

lore.
Abonné

Capuccino,

je suis entièrement d'accord avec Marie-Paule et je ne dirai pas mieux qu'elle

je trouve dur de dire qu'il faut abandonner tout espoir de maigrir, car pour moi tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ! mais si derrière l'espoir de maigrir il y a l'espoir d'une vie meilleure, alors il faut inverser les priorités : la vie meilleure, on peut se la donner sans attendre d'avoir maigri. je suis en train d'expérimenter ça en ce moment et ça m'apaise beaucoup. On peut profiter de la vie même avec nos kilos en trop.

On dirait qu'ils sont là rien que pour nous embêter, nous gâcher l'existence. Jouons l'indifférence, ils finiront bien par nous lâcher la grappe. Et au pire, s'ils s'attardent encore un peu trop, on aura au moins profité de la vie. On ne sait jamais ce qui peut se passer, un accident ou autre, on croit toujours avoir le temps. Ce n'est pas du pessismisme, au contraire, la conscience de la mort peut donner un sacré bon goût à la vie parfois.

La méthode LC peut représenter une vraie pression quand on attend du résultat. C'est ce qui m'arrive depuis quelques temps. Alors, j'ai décidé de ne plus faire le parcours pendant le temps qu'il faudra. Déjà je ne faisais pas les défis, trop de pression en plus. Je m'accroche à la rpc et au forum.

J'espère que tu te sentiras moins seule dans ton découragement et carpe diem.

 

Lily.
Abonné

"La première chose qu'on demande à quelqu'un qui est en train de se noyer, c'est "restez tranquille, laissez-vous faire"

Merci Marie-Paule pour cette belle phrase ! Je trouve la métaphore terriblement parlante. Si on se débat dans l'eau, on se noie. Si on lâche prise, si on fait confiance à son corps qui flotte sur l'eau pour peu qu'on s'allonge et qu'on se laisse porter, alors on a une chance d'être sauvée... avant d'apprendre soi-même à nager bien sûr !

J'espère Capuccino que cette phrase te parlera...

Dans un autre fil de discussion, on reparle de l'image du corps blessé. Je trouve cela très parlant aussi. N'en veux pas à ton corps, ne le déteste pas. C'est un corps blessé qui a besoin de ton aide, de ton écoute et de ta bienveillance...

Bon courage à toi...

Lily

lilifée.
Abonné

Bonjour,

je suis nouvelle, et je vous lis avec beaucoup de plaisir! Merci pour votre franchise et votre sincérité!

dans les différents groupes de discussion, une chose revient assez régulièrement: les problèmes autour de l'estime de soi. C'est un de mes grands chantiers de travail en ce moment... Je suis en train de lire un livre de Christophe André: Imparfaits, librest et heureux/ Pratiques de l'estime de soi. Je lis ce livre avec un grand plaisir, c'est de la psychologie vulgarisée, donc tout à fait compréhensible et accessible à tous. Je trouve que ce livre complète vraiment bien ce que j'apprends sur LC, donc, je me permet de vous le recommander vivement!

Bon courage à tous(tes)! et un grand merci pour ces partages!

izabelle
Animatrice forum

oui lâcher prise ce n'est pas la résignation, mais vivre simplement d'instant en instant, dans ce moment présent quel qu'il soit agréable ou désagréable

accepter ce que tu ressens, accepter de le ressentir, et vivre ainsi d'instant en instant.... sans trop se poser de question, oserais-je dire

quelle libération....

ça ne t'empêchera pas de maigrir en temps et en heure, bien au contraire

 

 

ps : moi aussi je n'ai pas maigri, mais j'ai quand même l'impression d'avoir beaucoup progressé dans ma tête, même si c'est loin d'être acquis et que j'en ai largement marre de la RPC

je considère qu'un effort n'est jamais perdu, et si les résultats concrets tardent à venir, ils n'en seront que plus ancrés

Flowerbomb.
Abonné

[quote=izabelle]

 

 

 

ps : moi aussi je n'ai pas maigri, mais j'ai quand même l'impression d'avoir beaucoup progressé dans ma tête, même si c'est loin d'être acquis et que j'en ai largement marre de la RPC

je considère qu'un effort n'est jamais perdu, et si les résultats concrets tardent à venir, ils n'en seront que plus ancrés

[/quote]

 

Capuccino,

moi non plus comme Izabelle, comme toi et commes quelques autres ici, en un an de LC jen 'ai pas maigri. Je n'ai pas totalement lâché prise non plus, malheureusement.....mais je tâche de regarder la moitié du verre plein et non la moitié vide. J'ai réappris à vivre sereinement en réapprenant à manger. J'ai aussi toujours l'espoir secret que mes quelques kilos me lâchent mais j'essaie vraiment de m'accepter ainsi. je sais bien que ton problème est bien plus profond et que ce ne sont que des paroles mais j'aimerais beaucoup te ressentir plus sereine car tu le mérites...........mais peut être est-ce facile à dire car nous ne connaissons pas ton vécu. je sais que cela ne te consolera pas mais moi aussi j'ai vécu que que l'on appelle "abbandonnisme". peut être je me trompe mais j'ai l'impressisosn que tu l'as vécu aussi à travers tes dires. cela a ancré en moi de très gros problèmes d'estime de moi avec dépression etc.je sais qu e voudrais maigrir pour être la petite fille parfaite à sa maman et son papa. je sais que tout est là. mais peut être que cela arrivera^lorsque j'aurai renoncé à cela.

tu mérites d'être heureuse même avec tes kilos de trop.

zepretender.
Abonné

A lire les réponses du docteur et de Capuccino, j'ai l'impression que c'est effectivement le "lâcher prise" qui est l'élément central de ce programme... c'est là que je commence à trembler intérieurement, moi qui commence depuis quelques jours. Je théorise trop, pense trop, réfléchis trop... et souhaite ardemment perdre les petits kilos superflus. Qu'importe si mes collègues, mon copain ou même ma propre mère me disent que je suis bien comme ça, en forme, souriant... "beau mec".

A force de "vouloir" et d'être dans un besoin impérieux de perdre du poids, on en oublie l'essentiel : vivre, profiter et être serein dans sa tête.

Capuccino, je suis le p'tit nouveau, j'ai pas de recul, mais j'ai aussi plein de filles dans mon entourage dont les kilos superflux sont des atouts. Des atouts de charme, de sourire et de rayonnement. J'ai beau préférer les mecs, je sais reconnaitre une femme rayonnante et belle - même rondes. J'ai une copine qui a choisi de ne pas maigrir, car elle aime son corps. Elle transpire la confiance en elle, le rire et la bonne humeur. Si elle souffre de son poids, alors elle le cache très bien.

Peut être est-ce plus une question d'estime de soi que d'alimentation. Peut être l'image de soi face aux autres est plus importante que ce qu'on mange ou qu'un IMC. J'ai souris en lisant le message d'Isavert, notamment sur les commentaires de tiers à son égard. Il faut s'appuyer sur ces petits instants de bonheur, se laisser aller... La méthode sera plus efficace à ce moment là !

facile à dire... je sais.

Courage en tous cas !

cerise59.
Abonné

[quote=capuccino]

Merci pour votre réponse Dr Apfeldorfer mais votre réponse est encore sur le terrain "du lâcher prise" et je ne sais pas comment on fait pour lâcher prise.

Je ne connais pas ersonne qui joue au loto sans espoir de gagner. 

Je ne connais personne qui passe un examenr même mal préparé sans espoir de le réussir.

Je ne connais pas de personnes croyantes, handicapées qui va à Lourdes sans espoir d'un miracle.

 

Je ne connais personne en surpoids qui commence un régime sans espoir de maigrir.

J'ai commencé LC avec l'espoir de maigrir et je ne peux pas lâcher cet espoir-là, et je ne sais pas comment faire pour lâcher cet espoir sans être malheureuse comme une pierre et ne pas déprimer encore plus. C'est comme me demander de me laisser couler sans faire un seul geste...Il y a des réflexes de survie...Je me débats et là c'est pareil avec LC. 

[/quote]

Sauf que quand on joue au loto, on est quasi sûr de perdre, quand on ne prépare pas un exam, on a de grandes chances d'échouer, quant au miracle de Lourdes...

Je pense qu'il faut se fixer des objectifs qu'il est possible d'atteindre, donc exit le miracle de Lourdes et le loto... et si nous sommes là c'est que les régimes ne fonctionnent pas sur nous, et que la nourriture nous pose de gros problèmes. Il faut commencer petit pour grandir ensuite : Le premier objectif qu'il est possible d'atteindre avec LC, c'est la réconciliation avec la nourriture. Quel bonheur de pouvoir sortir et profiter de la vie sans penser aux kilos ! Et ensuite, on grandi, si c'est possible : Peut-être que quelques kilos s'en iront, sinon ce n'est pas grave, l'important étant d'être heureuse dans son corps. L'état de restriction cognitive gâche des années de vie, j'en sais quelque chose. Il y a encore deux ans je faisais 15kg de moins, mais en étant constamment au régime, aux aguets des prises caloriques et au bord de la crise de nerf à la vue d'un pot de nut. Je suis plus heureuse aujoud'hui avec 15kg de plus, mais j'ai dû faire un choix très difficile, et je suis contente de l'option choisie.

Je te souhaite bon courage, j'espère que tu renonceras à cette obsession de maigrir car elle te rend très malheureuse.

Bon courage,

Pomdereinette.
Abonné

C'est tout le paradoxe : pour mincir durablement, il faut accepter de... ne pas perdre de poids !

Je vais oser une anecdote : j'ai rêvé d'avoir un 2ème enfant (l'aîné a été conçu par FIV) mais pour cause d'âge c'était très vite après le 1er ou pas du tout. Conjoint pas enthousiaste, j'ai renoncé. Le petit frère est né 4 ans plus tard, contre tout pronostic (j'avais 45 ans et un réel problème physiologique).

Je crois que le poids d'équilibre, pur toi comme pour moi, c'est un peu pareil : c'est au moment où on renoncera que cela se fera. Tant qe ça reste un enjeu, trop de pression = EME à gogo.

Comment lâcher prise ? Peut-être en acceptant la phase de dépression, cette fameuse "période de deuil". Deuil d'un idéal, d'un corps mythique ou connu jadis.

Ceci dit, j'en suis au même point... Plus facile à dire qu'à faire ! 

Chatoyante.
Abonné

[quote=G.Apfeldorfer]

 Le problème, me semble-t-il, est de chercher à « réussir ». C’est de chercher à écouter ses sensations alimentaires en vue de faire baisser son poids, c’est de faire un exercice de pleine conscience en vue d’avoir là encore une action sur le poids. c’est de se dire qu’il faut tout faire parfaitement, tout le temps, sans quoi ça ne marchera pas.

[/quote]

Ohhhhhhhhh!!! Merci beaucoup Dr. A d'avoir exprimé si clairement ce que j'essayais de formuler maladroitement ailleurs...

C'est ça que je voulais dire par "avoir trop une approche régime". » Je me reconnais tellement dans cette description et je cherchais la clé pour m'en défaire. Je suis un brin dans la même tourmente que Cappuccino hihi.

Vous dites :

[quote] C’est pourquoi, et je l’ai souvent remarqué avec les personnes que je suivais, cela commence à aller beaucoup mieux quand elles renoncent à tout espoir, toute attente, dans ce moment du présent. J’écoute mes sensations alimentaires pour être simplement bien en mangeant, j’observe mon monde mental juste pour l’observer.[/quote]

Ça semble si simple, dit comme ça! Mais ouf! tout un Everest!

Je sais vraiment pas comment je vais arriver à cela...

Comme me disait Positivethinker, après tout on est ici pour maigrir...

Ellyra
Abonné

Je ne connais personne en surpoids qui commence un régime sans espoir de maigrir.

Là se situe tout le problème Capuccino: LC n'est pas un régime.

Il n'est pas incompatible d'avoir envie de perdre quelques kilos et de l'espérer en commençant cette méthode. Ce qui peut l'être, je pense, c'est de focaliser là-dessus et de baisser les bras quand ça ne vient pas.

Que nous apprennent la plupart des régimes qu'on a fait ou qu'on a déjà envisagé de faire? Qu'on peut maigrir vite et sans efforts, ce qui est faux.
Que nous apprend LC? Qu'on peut aboutir à une perte de poids si toutefois nous ne sommes pas à notre set point et à condition de s'écouter, et aussi que c'est un cheminement qui peut parfois être long et faire appel à des choses bien plus complexes que de "ne pas manger ceci, manger cela".

Après des régimes à répétition, il peut parfois (souvent) être frustrant de commencer une méthode "alternative" qui ne vise pas en priorité la perte de poids et surtout, qui ne qualifie pas cette perte de poids comme rapide et facile.

Il est souvent plus facile de suivre des règles bien établies qui nous dictent quoi manger en quelle quantité et à quelle heure que se s'écouter et se faire confiance, surtout quand on a été habitué à faire tout le contraire.

yayie.
Abonné

je n'ai pas lu toutes les réponses qui t'ont été données, j'ai survolé certaines qui me paraissaient très réfléchies :)

une chose s'impose quand on te lit. tu n'aimes pas ton corps actuellement.

pourtant, en suivant ton parcours de loin sur les forums ou sur les tchats (j'y vais après la bataille soit j'oublie soit je fais autre chose mais je les lis toujours après) je trouve que tu sais très bien analyser ta situation, tu trouves les paroles justes qui font tilt chez les autres aussi. tu es très perspicace :)

alors je trouve que tu devrais profiter de toutes tes qualités pour te faire du bien.

qu'aimes-tu faire ou aimerait faire mais que tu ne fais pas à cause de ton corps ?

du shopping ?

aller à la piscine ?

te faire prendre en photo ?

te faire masser ?

aller dans un hammam ? (ça j'en ai très envie mais j'ai encore un peu peur ^^)

faire un saut à l'élastique ?

manger une glace en public ?

qu'est-ce que tu as toujours eu envie de faire et que tu ne t'autorises pas à faire ?

ton corps est comme il est mais sauf soucis grave de santé, il peut tout faire

il faut que tu apprennes à l'aimer et pour ça il faut que tu l'acceptes, je crois que c'est ce qui te bloque.

je ne sais pas où tu habites mais si ce n'est pas trop loin, je serais ravie de faire une activité avec toi, qu'est-ce que tu en dis ? ça te dit de te dépasser ?

:))

Holimione.
Abonné

Bonjour Cappuccino,

 

Je te comprends parfaitement : il nous paraît difficile, voire impossible de "lâcher prise" sur quelque chose qui nous tient tant à cœur....

Parce que "lâcher-prise" est dans nos têtes l'équivalent de "renoncer"...

Et cela n'est tout simplement pas possible "sans être malheureuse comme une pierre et ne pas déprimer encore plus"….

Mais Marie-Paule a écrit quelque chose de très juste  (comme toujours d'ailleurs yes !!!)

[quote=Marie-Paule]

Les autres méthodes n'ont pas réussi, on est bien d'accord ? Tu ne vois pas d'autres façons de faire ?  Penser à maigrir, ça t'a fait maigrir ? non ! alors essaie autre chose !

[/quote]

Et cela m'a fait penser à une phrase d'Albert EINSTEIN :

"La folie, c’est de faire toujours la même chose

et de s’attendre à un résultat différent."

 

Et c'est autour de ce même principe que s'est bâtie la "technique" de Milton ERICKSON, (célèbre thérapeute qui a obtenu des résultats tellement remarquables que cela a donné naissance à une nouvelle approche "l'hypnose Ericksonienne")

"si ce que vous faites ne fonctionne pas, essayez autre chose...

N’’importe quoi d’autre est préférable

à ce que vous faites actuellement qui n’est pas efficace."

 

Et du coup, tu peux peut-être alors te sentir à l'aise avec ce "lâcher-prise" qui est préconisé, en le percevant et le vivant différemment.

Non plus comme un "renoncement" (qui t'est impossible…. comme il l'est pour moi, ou pour d'autres ici...)

Mais simplement comme une "action différente que tu mets en œuvre pour atteindre ton but ultime" …  

 

Petite métaphore pour illustrer :

Cas classique du "nom qu'on a sur le bout de la langue et qu'on ne retrouve pas"…

=> tant qu'on s'acharne à le chercher, on tourne en rond, on s'épuise, on s'énerve, mais il ne vient pas…

=> alors que si on passe à autre chose… BINGO !! le nom nous traverse tout à coup l'esprit de façon fulgurante…

 

Alors peut-être que, pour un temps, tu peux vivre LC  en te donnant toi-même un autre objectif que celui de maigrir,  un objectif qui te tient aussi à cœur…  

 

En tout cas merci à toi Cappuccino, et à tous les commentaires précédents…

Car si ce que je viens d'écrire est une réponse que je te fais, à toi Cappuccino… Saches que je viens aussi de me répondre à moi… !!

 

Holimione  

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