Avancée puis Régression... à répétition - le 17/04/2012

JolieRonde.
Abonné

Je m'interroge sur un fonctionnement que je répète régulièrement.

Je m'explique : le week end dernier, j'ai vraiment mangé en fonction de mes sensations : faim, satiété, rassasiement spécifique. J'ai ressenti une très grande satisfaction. Je me suis délectée de cette sensation qui a duré longtemps encore dans la journée! Ce fut très agréable. J’avais en + cette estime pour moi d'avoir pris la décision d'arrêter de manger parce que je n'avais plus faim, cette douce satisfaction de m’être respectée.

Mais depuis hier, je mange + au-delà de mes sensations, je ne les respecte pas. Alors certes, j'ai eu une contrariété, j'ai eu une eme et même le soir lors du repas, je suis allée au delà de ma faim. Je le savais mais je n'avais pas envie de pratiquer l'eme-zen, j'avais juste envie d'éviter l'émotion, de ne pas aller la voir. J'avais l'impression de me bouder ! Dans ces moments là, intellectuellement je me dis qu’il y a une émotion, je peux même la nommer mais je n’ai pas envie d’aller la voir, d’aller l’accueillir. Là où mon mental est pervers c’est qu’il est capable de dire « tu es en colère, prends cette colère en considération » et de dire « je m’en fiche j’irai pas faire d’eme-zen, je m’en fiche je mange un point c’est tout ». (ah oui je sais mes dialogues intérieurs sont assez drôles).

*****

En ce qui concerne le déclenchement d'émotions pénibles de hier, j'en suis là : Petit à petit, je reviens vers les exercices de pleine conscience, je me remets à mon écoute, je vais voir mes monstres intérieurs qui s’avèrent être en mousse (oui oui je parle par expérience, ils sont en mousse je vous assure), je finis par accepter telle ou telle émotion. Là, par exemple, je sais que la contrariété que j’ai eu et qui me provoque de la colère et de la lassitude, je vais mettre du temps à les « digérer » alors je fais profil bas, j’essaie de ne pas trop être exigeante avec moi : j'essaie de me pardonner si je mange trop, je prends du recul et me vois avec bienviellance, parfois avec de la taquinerie quand je me vois faire, je me dis que je fais du mieux que je peux, j'essaie de ne pas m'appliquer la double peine (déjà que la situation est difficile, je ne vais pas y mettre des jugements de valeur négatifs en +). Bref, j'essaie de me remettre en question mais pas en cause.

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Problème d'avancée et régression :

Ce que j'ai remarqué c'est que même lorsque je suis à mon écoute, que je respecte vraiment mes sensations sur, mettons pendant 2 jours, après, pendant quelques jours je vis une sorte de régression, qu’il y ait eu contrariétés, déclenchement d’émotions pénibles, EME ou pas !. Je n'arrive pas à me l'expliquer. Une hypothèse possible : une part de moi refuse le changement. Elle est ancrée dans un fonctionnement qui a duré plusieurs années, certes qui ne me convient plus, mais comme elle ne connait que ça, elle me fait replonger.

Pouvez-vous m'aider ? Avez-vous des conseils ? En vous remerciant

Commentaires

080413143151_Libellule2.
Abonné

J'ai hate de lire ce qu'il va t'être écrit, car j'ai l'impression de vivre la mêm chose :-(

JolieRonde.
Abonné

Je ne suis pas la seule alors :)

Moi aussi, j'attends leur réponse ;-) ceci dit toute intervention, témoignage, question de quique ce soit est bien. Les échanges sur ce forum sont toujours très intéressants.

J'ai bien laissé coché "me notifier quand de nouveaux commentaires sont publiés" cheeky

Tag.
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JolieRonde, je me reconnais tout à fait dans ton message : l'impression qu'une partie de moi freine des 4 fers !

Attendons la réponse des docteurs !

Emman.
Abonné

Oh non tu n'es pas la seule ! Ici aussi un pas en avant précède souvent un pas en arrière !

Flowerbomb.
Abonné

moi de même..........moi de même......

Juliaan.
Abonné

Hello JoileRonde, j'ai une petite piste. Quand je lis le premier paragraphe de ton mot, je me demande si tu ne veux pas trop bien faire. Etre au plus près de tes senstations alimentaires et que même si tu y arrives super bien pendant quelques jours, en quelque sorte tu te mets la pression... Et dès que tu fais un petit craquage, tu t'en veux et loupé pour loupé ...on connait la suite de la chanson! 

Ce qui m'aide c'est d'essayer d'être plus à la cool avec mes sensations alimentaires, de me dire je respecte mes sensations plus ou moins faim, plus ou moins rassasiée, bref au mieux. Et les exercices à faire sur le parcours m'ont forcées à varier le plus possible ma façon de manger, du coup pour me repérer je n'ai plus que mes sensations. Avant LC je vivais en total restriction cognitive et c'était un cauchemar, stress des invitations. peur de craquer, manger pour anticiper, me forcer à 5 repas par jour, des collations, pesées quotidiennes, et j'en passe. J'ai du lâcher prise sur beaucoup de choses et surtout apprendre à me faire confiance et à faire confiance à mon corps. Et cela marche. Je ne crie pas encore victoire, car j'ai encore du travail à faire sur la peur de prendre du poids. Mais je me suis rendue compte que la culpabilité, l'angoisse de grossir m'empêchaient d'écouter mes sensations et mon corps, donc je travaille la-dessus. J'espère t'avoir donné quelques pistes... Courage... (Pour les EME j'ai quand même fait une dizaine d'années de psychothérapie... et je pense que pour stopper des EME il y a du boulot, toutefois je ne connaissais pas la PC et je trouve que c'est un outil très intéressant, qui évite peut sans doute un passage trop prise de tête), soyons là, juste là au moment présent, j'essaye aussi d'appliquer cela lorsque je mange, d'apprécier maintenant dans le moment présent ce que je mange et cela m'aide. 

Mais rien n'est simple et j'ai aussi mes grands moments de doutes et d'angoisses... Bien à toi. 

Gigi.
Abonné

Avancée puis régression... ma parole, tu es télépathe!! C'est exactement ce qui me trottait dans la tête ce matin. Après 3 jours pas terribles, je suis allée faire un foting ce matin et j'avais la nette impression d'avancer, de m'alléger.

Mais tout comme toi, j'ai souvent l'impression qu'une force inconsciente freine des 4 fers, ou encore que mon corps hésite à faire le grand saut vers l'amaigrissement, comme une force ultra-conservatrice qui refuserait le changement.

Je pense que ce serait un bon sujet de réflexion avec les docs!

BIL.
Abonné

Bonsoir JolieRonde

Je ne suis pas ancienne sur LC mais je sens déjà que je prends le même chemin quoique que j'ai encore beaucoup à découvrir.

Il me semble difficile lorsqu'une émotion ou une contrariété apparaît de décider de faire une eme-zen en espérant que ça passe. Non seulement ce serait trop facile mais j'ai tout simplement l'impression que j'ai envie ou besoin de la vivre et de la ressentir et que je ne veux pas l'accepter grâce à une rpc. Je veux la comprendre, la gérer et la solutionner.

C'est sûr, mon gros problème et je le connais, c'est "le lâcher prise"; je dois toujours tout conrôler, non pas par autoritarisme mais pour que rien ne soit laissé au hasard, pour éviter toute mauvaise surprise et que tout se passe bien autour de moi.  On pourrait prendre ça pour de l'altruisme et ça l'est sûrement mais c'est aussi un peu égoïste, dans la mesure où quand, autour de moi, tout tourne rond et bien je suis tranquille aussi.

Mais tout contrôler c'es impossible, en plus ça bouffe toute ton énergie et donc je suis souvent "contrariée" mais pas grave. Je crois que c'est mal parti pour moi, faudra d'abord que je me pose si je veux repartir en ma compagnie.

Je me demande aussi si cette méthode ne va pas m'apprendre à être trop indulgente envers moi-même?  Step by step, j'avance, on verra bien.

Que voulez-vous dire, toi et tes correspondantes, par attendons la réponse des docteurs; comment les questions leur parviennent-elles et où trouve-t-on les réponses; je crois qu'il y encore beaucoup à découvrir mais je ne maîtrise pas bien ce genre de programme; je me limite souvent à l'essentiel.

Bon, eh bien je vois que je n'ai pas aidée du tout, je ne t'ai donné aucun conseil; c'est plutôt toi qui m'a aidée à réfléchir! Désolée, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois.

Merci

 

 

 

 

 

Pomdereinette.
Abonné

Une pensée me traverse : quand tu dis parvenir à respecter ta faim et ta satiété, est-ce que cela te demande un effort ? Est-ce que tu dois te demander si tu as encore faim ? est-ce que s'arrêter de manger en reconnaissant sa satiété t'est difficile ?

Je n'ai pas la réponse. Je l'écris parce que c'est mon cas. Je reconnais ma satiété mais flûte de zut le désir demeure. Dans ces cas je me dis que c'est aussi parce que je ne prends pas suffisament le temps de m'interroger sur ce que moi je désire. Le boulot, les enfants, les repas pour tous, trop souvent je mange ce qui se présente plutôt que déjeûner par exemple d'un super gâteau au chocolat ou d'une bonne glace (bon, d'accord, c'est pas la saison ! ) comme je l'ai fait aux débuts. Du coup, insatisfaction et je pense retour des EME.

Alors peut-être une piste : reprendre le temps de chercher ce qu'on désire réellement, sans se soucier de diététique ou d'organisation familiale. Ou peut-être se programmer de temps à autre un "repas doudou" rien que pour soi, comme un petit RV avec soi-même qu'on se donnerait au milieu du maelström de nos vies. 

Juliaan.
Abonné

Hello Pommdereinette, j'adore ton idée de repas doudou! Cela me parle bien plus que aliment réconfort!! Je vais les pratiquer sous peu ces petits repas doudou, en toute modération, évidemment! Merci! 

fredonzeweb.
Abonné

Tu sais quoi? Moi aussi je boude, na! wink

tamar.
Abonné

JolieRonde, j'ai eu récemment un éclair de lucidité grâce à un podcast américain que j'aime beaucoup et qui rappelle LC par bien des côtés (encore que pas identique). L'auteur (Renée Stephens) dit (entre beaucoup d'autres choses) que le désir inconscient de ne pas maigrir, le blocage, provient toujours d'une intention positive. A nous de découvrir quelle est l'intention positive qui se cache derrière nos blocages. Style peur de séduire, désir d'obéir à une injonction entendue dans l'enfance et prise au pied de la lettre, crainte d'avoir à changer toute sa garde-robe, n'importe quoi de ce genre. A la question de savoir comment on découvre l'identité de son intention profonde, elle répond: c'est ce qui vous crève les yeux, qui est comme un éléphant devant vous et qu'on refuse de voir (un éléphant? ah bon, quel éléphant ?). A partir du moment où on a identifé son éléphant, il faut dire merci à l'intention positive (c'est très important, paraît-il, de la remercier), et lui expliquer gentiment qu'elle a eu son utilité mais que maintenant on va attaquer ce problème de façon différente. Merci, me garder grosse était une bonne solution en effet, mais il y en a peut-être une autre que je vais essayer maintenant.

Je sais que ça peut paraître beaucoup de blabla, mais il se trouve que très récemment j'ai eu l'éclair de ce qu'était mon éléphant (et crois-moi, c'était vraiment un mamouth !) - et depuis je me sens beaucoup mieux. C'est peut-être une recherche qui t'aiderait. Bon courage, car il en faut.

JolieRonde.
Abonné

Merci à toutes pour ces échanges d’expérience et vos soutiens, ça aide :)

 

@ Juliaan

Non, dans ces périodes là, justement je n’ai aucune pression. Je ne suis pas dans le « trop bien faire » à ce moment là. Je vis ces moments là au + proche de moi de manière agréable et quasi intuitive. Je vis ça comme une expérience et je profite de l’instant présent. Ce n’est pas le mental qui commande mais bien mon corps.

 

@ Pommedereinette

Le seul effort que j’ai à fournir dans ces moments là est de prendre la décision d’arrêter car il reste la tentation (ce que j’ai mangé était super bon !). Cette décision se fait en douceur, je ne suis pas en lutte. Je suis au clair avec moi à ce moment là. Pour répondre à tes autres questions, je ne me demande pas vraiment si j’ai encore faim, c’est quasi intuitif. Le fait de respecter ma faim et ma satiété ne me demande pas vraiment d’efforts, je suis juste à mon écoute. Je me suis délectée de ces moments là car c’est récent comme expérience ! Je me suis aperçue que justement je n’avais pas à me poser de questions, que ça ne passait plus par le mental. Mais je reste très prudente car ce n’est pas du tout le cas tous les jours.

 

@ Gigi

« force ultra-conservatrice qui refuserait le changement. »   mdr !  C’est quasi politique comme terme mais l’idée est là :D Je suis assez d’accord avec toi, ça fait partie d’une de mes hypothèses.

J’ai eu un fonctionnement pendant des années qui ne me correspond plus aujourd’hui, mais une partie de moi m’entraine encore sur ce terrain. C’est connu donc tellement plus rassurant. Le changement fait peur. J’essaie de ne pas lutter contre cette peur, au contraire, j’essaie de la prendre en considération, de lui faire une place sans pour autant lui donner toute la place ! De ce fait, elle parait moins effrayante et devient diffuse. Comment faire ce travail ? En étant douce, indulgente avec moi. J’agis avec moi comme j’agirai avec une amie en difficultés. Je serais présente, à son écoute sans forcément être une éponge (c'est-à-dire si elle pleure, je ne pleure pas avec elle sinon on se retrouve à deux au fond du gouffre !). Et bien, j’essaie de me traiter en amie. Ça parait super joli ce que je dis mais c’est pas vraiment évident parfois.

 

@ BIL

« Il me semble difficile lorsqu'une émotion ou une contrariété apparaît de décider de faire une eme-zen en espérant que ça passe. Non seulement ce serait trop facile mais j'ai tout simplement l'impression que j'ai envie ou besoin de la vivre et de la ressentir et que je ne veux pas l'accepter grâce à une rpc. Je veux la comprendre, la gérer et la solutionner. »

Oui c’est difficile mais les exercices tels que l’EME-zen ne sont justement pas là pour « espérer que ça passe », pour contrôler. Justement, Ils permettent (ces exercices) de vivre, ressentir l’émotion, de lui faire une place en nous-mêmes sans fusionner pour autant avec elle, sans qu’on se la fasse sienne.

Je te rejoins sur le fait que parfois on n’a pas du tout envie de l’accepter grâce à une RPC et de vouloir intellectualiser. Et oui, nos résistances, notre égo sont des coriaces ^_^ Mais patience smiley

Je t’invite à ne pas te mettre « la double peine », c'est-à-dire à considérer le fait de ne pas lâcher-prise comme un gros problème. Déjà que ce n’est pas facile à vivre, surtout du moment qu’on en a pris conscience, mais il me semble que ce n’est pas la peine d’y rajouter un jugement de valeur négatif, tu vois ce que je veux dire ? J De toute façon le « lâcher prise » ne nous appartient pas, c’est le propre du lâcher prise ! On peut mettre des actions en place au quotidien pour l’inciter mais lorsqu’il arrive ce n’est pas nous qui l’avons décidé. Ce n’est pas évident à accepter. Donc, et je dis ça pour moi, autant se concentrer à nos exercices au quotidien sans essayer de trop intellectualiser, se poser trop de questions et y aller en douceur. Tu peux te remettre en question, pas en cause smiley

« Que voulez-vous dire, toi et tes correspondantes, par attendons la réponse des docteurs; comment les questions leur parviennent-elles et où trouve-t-on les réponses » à j’ai posté sur le topic qui s’appelle « Vos questions à Gérard Apfeldorfer et à Jean-Philippe Zermati ».

« je crois qu'il y encore beaucoup à découvrir mais je ne maîtrise pas bien ce genre de programme; je me limite souvent à l'essentiel. » à ça va venir smiley En +, le site est + étoffé qu’il y a quelques mois (je suis arrivée en aout 2011), donc je pense c’est peut-être moins évident pour les gens qui sont arrivés récemment, car il y a beaucoup d’infos. Je comprends que le forum, avec sa multitude de sujets peut déstabiliser. Chaque chose en son temps smiley

« Bon, eh bien je vois que je n'ai pas aidée du tout, je ne t'ai donné aucun conseil; c'est plutôt toi qui m'a aidée à réfléchir! Désolée, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois. » -à oulala que tu es dure avec toi ! Tu sais, je ne recherche pas forcément de conseils. Chacun arrive avec ses expériences, ses témoignages, ses facilités, ses difficultés. Je trouve que les échanges sont souvent riches d’enseignement et jamais je ne me placerai au-dessus de quelqu’un ou le jugerais sur ses dires, faits et ce qu’il ressent. Je suis sûre que tu fais bien au quotidien, mais vas-tu accepter de le voir ? smiley

 

@ Libellule2

Je ne sais pas si un des deux docteurs répondra ici car hier soir au tchat, nous avons commencé à aborder le sujet. Peut-être que nous aurons un topic, ou un article consacré à la perennisation de nos apprentissages, leurs durabilités.

 

@ tamar

Merci ! Je suis en train de faire une réponse personnalisée à chacune et je tombe à l’instant sur ton sujet de réflexion. Ah ben me voilà avec un bel os à ronger mdr !! Je vais relire tout ça. Alors où qu’il est mon éléphant hein ? :D Je vais « méditer » tout ça smiley Et ensuite essayer d’arrêter d’y penser, d’intellectualiser et la réponse arrivera. C’est régulièrement comme ça que je fonctionne. Je me suis aperçue que je ne maîtrisais quasiment rien dans la vie donc bon, autant laisser travailler d’autres forces que les miennes !! C’est déjà assez dur comme ça ^_^

 

****

D’une manière générale, entre tout ce qui a été dit ici, hier soir sur le tchat et sur d’autres topic.

Il me semble que je fais encore trop une fixation sur le poids « chiffre », ensuite que j’ai peur de grossir-maigrir. La pérennisation de mon apprentissage va certainement passer par un travail à ce niveau là.

Ces « avancées-régression » font partie du processus finalement, je me dois de faire preuve de patience, d’indulgence et peut-être aussi d’humilité car finalement il y a des choses qui ne m’appartiennent pas, qui se déclenchent, qui s’acquièrent sans moi (remarque, une fois que j’ai accepté ça, c’est vachement soulageant comme système !). Un apprentissage, une rééducation ne se fait pas du jour au lendemain cela dépend de son histoire, du contexte, de notre personnalité, etc.

Autant me consacrer à mes progrès acquis (aussi faut-il les voir ^_^), à mes apprentissages au quotidien. Le reste se fera tout seul. Vivre tout ça comme un voyage, une expérience, une aventure, c'est régulièrement ce que je me dis car je trouve ça attrayant, avec un côté excitant parfois, un côté jeu aussi qui me plaît. Je dis ça aussi pour m'encourager car il y a une partie de moi qui est en peine. Tiens, si j'allais me bichonner ? ^_^

En tout cas, ce sujet "d'avancées-régression" reste ouvert à la réflexion, aux échanges et à l'expérience. Il me semble faire partie d'un travail sur la perennisation de notre apprentissage avec ce que cela implique en résistance, peur...

Bien à vous toutes et sincèrement, je nous trouve sacrément toutes belles à vivre cette aventure.

paintgirl.
Abonné

Bonjour à tous, je suis exactement dans la même situation, de belles avancées avec la compréhension de ce qu'il m'arive, et des reculs lors d' eme tellement violentes que je ne parviens pas à gérer autrement que par la nourriture.Ce problème dure depuis tant d'années , il est peut-être normal que l'on ne sache s'en défaire si facilement.

Pomdereinette.
Abonné

Déjà, Jolieronde, merci d'avoir ainsi répondu individuellement. Quel courage ! Je ne le fais jamais, par manque de temps, fatigue, mais c'est appréciable.

Ensuite, j'aimr beaucoup ton idée d'empathie. J'essaye déjà de me dire "pense à toi, parle-toi comme tu le ferais à une amie" donc avec indulgence :-) Mais c'est vrai aussi que l'empathie passe par la sollicitude sans pour autant se fondre dans l'émotion d'autrui.

Quant à l'éléphant de Tamar, derrière quel brin d'herbe se cache le mien ? Eléphant, hou hou, fini de jouer à cache-cache. Je t'adore, mais si tu retournais dans ta savane ?

Tout ça me parle bien. merci pour la richesse des échanges !

sagattine.
Abonné

Merci beaucoup pour cette discussion enrichissante. Jolie ronde, j'aurai pu écrire ton post, toujours ce mouvement d'avancée et de régression. Ca me rappelle une petite chanson pour la marche "trois pas en avant, trois pas en arrière, trois pas sur le côté, trois pas de l'autre côté"... j'imagine que l'avancée/régression fait partie de tout processus d'apprentissage et qu'il faut s'en accomoder, mais ce n'est pas facile, bon courage à toutes et à tous!

080413143151_Libellule2.
Abonné

Pour les bouquins ou autre cd en anglais..

J'ai trouvé "intuitive eating" par deux américaines... Je suis au cd 1 sur 4.. une pure merveilleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

Jsutement ça parle d'avancée et de régression

ça dit aussi jette ta balance

et arrêtons d'être en mode Régime (ce qui es tbien ou pas bien de faire ou de manger etc etc)

lore.
Abonné

bonjour à toutes,

j'adore l'image de l'éléphant, ça correspond tout à fait à ce que je ressens. Pour moi ausi il y a les phases où j'avance et celles où j'ai peur de tout envoyer ballader. je me suis penchée la-dessus quand je me suis rendue compte que perdre mes kilos pouvait me faire peur. Je me suis demandé ce que je redoutais tant de perdre et là j'ai trouvé à quelle illusion mes kilos me permettaient de me raccorcher.

En clair, mon surpoids me pose, en impose dans ma relation aux autres. Il me donne l'impression d'être forte, affirmée, ce que justement je ne suis pas. Si je perds cette façade de chair, que restera-t-il ? moi sans défenses, vulnérable. J'ai donc décidé de m'attacher à travailler ce problème d'affirmation pour me rassurer en reconnaissant que les kilos me protègent mais que je n'ai plus envie de cette armure encombrante, et surtout illusoire vu qu'elle cache ma misère, je veux vraiment la faire tomber, quitte à accepter ma misère et apprendre ensuite à me rendre plus forte de l'intérieur.

c'est là que les conseils sont bienvenus pour renforcer son estime de soi, apprendre à s'affirmer.

Je suis d'accord pour dire que les avancée -régressions font partie de tout processus d'apprentissage mais ça apporte toujours de s'interroger sur la cause des régressions. On ne peut pas faire l'impasse sur le désir contradictoire de maigrir et en même de tenir à ses kilos ou à ses habitudes alimentaires : en général on connaît mieux le premier et on n'a pas trop envie de voir le second pourtant un éléphant ça devrait pouvoir se remarquer. Le problème c'est qu'un éléphant, ça trompe, ça trompe énormément...

carina.
Abonné

bonjour

cela me fait penser à mes enfants. j'ai remarqué qu'à chaque crise de croissance ils semblaient régresser (sucer le pouce, parler bébé etc..) et ils demandaient plus de câlins. Je vis la même chose à chaque avancée je recule d'un pas. Changer nous fait perdre l'équilibre. Comme un enfant qui apprend à marcher ce n'est pas facile mais avec le temps il y arrive. Je me dis souvent quand je craque que je mange trop alors que la veille j'ai été raisonnable : "ce n'est pas grave, tu recules un peu pour mieux sauter" et ainsi je progresse lentement en prenant de l'assurance. J'essaie de me faire plaisir autrement que par la nourriture. Je redécouvre le plaisir de lire, de coudre, de méditer. J'ai l'intention d'aller marcher un peu chaque jour mais cela me coûte. Je redécouvre la force la méditation et vous partage ma découverte du moment:

      "Sénèque pensait qu'un bien que l'on craignait de perdre n'en était plus un. Or je redoute de mourir, de voir disparaître mes proches. Partout, je ressens la précarité de l'existence. En savourant les rires de mes enfants, en apprenant que la maladie frappe une nouvelle fois un ami, je cherche à tout prix un confortable refuge. Mais que faire de cette soif de sécurité que je ne pourrai jamais satisfaire? Comment puis-je envisager plus librement l'avenir? Peut-être, dans un premier temps, en renonçant à l'illusion qui me fait croire que je suis à même de tout maîtriser. Comme disait Épictète, certaines choses dépendent de moi, et d'autres pas. La sagesse peut faire ici ses premiers pas. Méditer chaque jour cette distinction me permet de concentrer mes efforts sur ce que je peux réellement accomplir.

[...] « J'aurai la force », c'est croire que l'existence, bien que fragile, me prodiguera, le moment venu, les ressources pour surmonter l'épreuve. Certes, aujourd'hui, je me sens incapable d'affronter ma finitude, mais j'aurai la force. Conscient que la vie demeure un perpétuel changement, je m'avance vers l'avenir les bras ouverts, sans vouloir tout deviner, tout maîtriser. Il s'agit avant tout de se méfier de l'imagination, qui grossit la réalité et crée des dragons là où il n'y a que des épreuves. Seule la confiance connaît les règles du jeu, Si elle se souvient des faux pas et des blessures, elle sait aussi que la vie est toujours nouvelle, qu'il ne faut rien figer dans la généralité. Je ne me réduis pas à mes échecs et, chaque jour, je peux inventer une voie inédite.Lucide et libéré des réflexes sécuritaires, je m'ouvre à l'avenir avec mes craintes, mes manques et je m'abandonne pas à pas. En composant ainsi avec l'existence et sans renier le pouvoir qui est le mien, je puis tout mettre en œuvre pour épouser le cours de la vie.  "                                       Alexandre JOLLIEN

j'espère ne pas vous saouler avec mes réflexions

bon courage à nous !

Pomdereinette.
Abonné

Saouler ? j'adore cette citation ! qui répond bien à mes "monstres de mousse" comme dirait Joilieronde. un livre de plus à rajouter dans la liste ?

jpzermati
Votre coach

Bonsoir JolieRonde,

Ce n'est pas évident de vous proposer une réponse.

Tout d'abord, je ne suis pas surpris qu'on soit parfois tenté de tout envoyer promener. C'est même le propre de la colère. Quand on ne peut projeter son agressivité, on la retourne souvent contre soi. Vous me faites penser à mon plus jeune fils qui agit souvent ainsi. Je lui dis : "Nous ne pouvons pas aller manger une glace tout de suite, mais nous irons tout à l'heure". Et il me répond : "Ben, si c'est comme ça, j'en veux plus". Je lui dis :"Mais enfin, tu te punis toi-même". Et il me répond : "M'en fiche". Las.

L'agressivité que nous manifestons à l'égard des autres ou à notre propre égard apaise notre colère. Il est dificile d'y renoncer. C'est un comportement réflexe, impulsif. Exactement comme celui d'aller manger.

Ensuite, je n'ai pas très bien compris ce que vous entendez par régression. Il semble que vous ne parliez pas particulièrement d'une EME. Mais du retour à un fonctionnement antérieur. De quel fonctionnement parlez-vous ?

J'entends beaucoup de personnes dire qu'elles régressent quand les EME reviennent. C'est pourtant le principe de toutes les formes d'apprentissage. On avance, on trébuche, on recommence. Et comme je vous le disais hier, on n'apprend pas à faire du vélo sans faire de chute. On se remet en selle et on continue. Chuter n'est pas régresser. On ne désapprend rien de ce qu'on a appris. La meilleure manière de réellement régresser serait de ne plus vouloir remonter sur son vélo pour ne plus risquer la chute.

C'est ainsi dans le comportement alimentaire. On doit l'apprendre. Il y a des efforts à faire avec des moments de découragements, de ras le bol. Il y a des chutes, des pièges. Chaque émotion peut déclencher une EME et enclencher le cercle vicieux du stresseur poids. C'est pourquoi il est si important de développer l'acceptation émotionnelle.

Ma réponse est sans doute un peu hors sujet, mais je suppose que vous ne manquerez pas de me remettre sur le bon chemin.

JP

Ederl.
Ancien abonné

Bonjour JolieRonde

 

"Problème d'avancée et régression :

Ce que j'ai remarqué c'est que même lorsque je suis à mon écoute, que je respecte vraiment mes sensations sur, mettons pendant 2 jours, après, pendant quelques jours je vis une sorte de régression, qu’il y ait eu contrariétés, déclenchement d’émotions pénibles, EME ou pas !. Je n'arrive pas à me l'expliquer. Une hypothèse possible : une part de moi refuse le changement. Elle est ancrée dans un fonctionnement qui a duré plusieurs années, certes qui ne me convient plus, mais comme elle ne connait que ça, elle me fait replonger."

Je pense comme Tamar, je me disais: hum hum! il doit y avoir un blocage là dessous, je ne connaissais pas l'image de l'éléphant mais c'est vraiment plausible, en effet chez moi j'ai détecté une peur de plaire et de n'être réduite qu'à ça, mais déjà plaire c'est juste énorme, tu te fais draguer, comme si t'étais une nouvelle personne, cela crée un décalage entre ce qu'on était et ce qu'on est, peur de se perdre dans ce nouveau corps, affronter les regards de désir, cela change pas mal les choses et arriver à négocier le changement, peut-être s'imaginer plus mince et se projeter consciement dans ce qui pourrait advenir, comment réagir à telle où telle situation, comment être moi....

je ne sais pas si j'ai fait avancé Le Schmilblick.....

JolieRonde.
Abonné

Bonjour,

Merci Docteur Zermati pour votre réponse.

Une phrase m’a particulièrement fait échos « On ne désapprend rien de ce qu'on a appris».

Effectivement, je m’aperçois que ce n’est pas une régression, mais bien une chute (de vélo).

Je parle d’un fonctionnement antérieur mais je ne voulais pas m’avouer qu’il s’agissait d’EME.

Deux erreurs, du déni peut-être, mais l’important et que je finisse par y voir + clair.

Ces EME justement liées à des déclencheurs bien spécifiques. Je crois que ce sont exactement ceux là que j’apparentais à un fonctionnement antérieur. Ces déclencheurs, en vérité je les connais bien, ils sont là depuis si longtemps mais que j’ai tellement bien appris à éviter, cacher, renier. Ces déclencheurs, ces monstres (encore des qui sont en mousse quand on va les toucher du doigt !), ce fameux éléphant, en ce moment ils reviennent en force. Ils sont marrants hein ! J’ai franchi des étapes dans mon parcours et heup les revoilà de retour les p’tits malins. Ben oui et moi qui croyais m’en être débarrassée, moi qui croyais « hého vous m’avez pas eu nananère ». Tu parles…

En fait, j’ai repris votre bouquin « maigrir sans régime » au chapitre 10 : La peur de grossir.

Le voilà mon monstre terrible ! La peur de grossir.

Ce que vous appelez le stresseur « poids » (qui n’est pas forcément en lien avec le poids « chiffre » en lui-même) est bien présent, efficace pour me déstabiliser.

Je vais relire ce chapitre qui me fait une forte résonnance.

Et puis mon éléphant est lié à la séduction et l’insécurité. Oui, j’ai peur de plaire en étant mince et en même temps je trouve ça agréable. J’ai peur de me sentir en insécurité en étant mince. J’ai peur de me perdre, de me faire avoir par des gens qui m’auraient trouvé sympathique, attirante « juste » par le physique et non par ce que je suis à l’intérieur. Si je suis mince, j’ai peur de paraitre fragile et j’ai peur que l’on veuille + facilement me protéger (parce que + attirante). J’ai peur de ne pas me reconnaitre. En fait, je réalise que j'ai peur d'exister, de m'accorder le droit d'exister ! Je sais que j'ai fais beaucoup de chemin sur ce point là, l'estime de soi, l'affirmation de soi mais vraissemblablement j'ai pas terminé.

Enfin… Quoiqu’il en soit… j’ai du boulot hein !! ^_^

Je vais mieux. Parce que je vois + clairement.

Il y a des choses douloureuses, certaines d’ailleurs dont je ne sais pour l’instant comment je vais m’en dépatouiller, mais je vais avancer petit à petit. C’est pénible mais je suis + en confiance.

Je remonte en selle (de vélo).

 

Merci à vous les filles ! (désolée s’il y a des garçons, je ne vous ai pas repéré !)

Je suis désolée de ne pas toutes vous citer, j’en oublie surement mais vous m’apportez beaucoup, comme carina et son très beau texte d’Alexandre Jollien, Pommedereinette, Ederl, lore… Grâce à vous j'ai avancé. J'espère que tout ça vous sert à vous aussi smiley Voilà, bon, en tout cas, soyez toutes certaines que tous ces échanges sont très très enrichissants. Merci merci ^_^

(On dirait que j’ai fais des remerciements comme à une remise de prix mdrrr !!!)

Je vous embrasse ! heart

SEZAMA.
Abonné

Ca fait tellement de bien de vous lire tous, quant à la réponse du Dr Zermati c'est le top surtout pour nous qui commençons le long et lent parcours apparemment semé de bien des embûches.

Le principe de la méthode je le connais depuis une dizaine d'années, j'ai essayé de l'appliquer mais à chaque fois j'ai chuté puis repris mon vélo je suis arrivée à perdre  jusqu'à 15 kgs, puis dernièrement j'en ai repris 8, en fait j'ai compris que j'avais besoin d'être cadrée et me suis dit que la solution c'est LC puisque je ne peux atteindre ni Dr Z ni Dr A ( je n'habite pas en France)

Mais là surprise! Car quand je vous lis, je constate que les chutes c'est normal et bonne nouvelle maintenant que je suis entourée par nos experts et par vous ce sera plus facile et j'ai grand grand espoir

fredonzeweb.
Abonné

Sincère Merci JolieRonde!

quelle richesse dans ces échanges, merci à toutes celles qui dévoilent ici une part de leur intimité pour la faire résonner dans nos coeurs... 

la peur de grossir, la peur de maigrir, la peur de changer, la peur de plaire...

Vouloir être forte et se sentir si fragile...

izabelle
Animatrice forum

Hello JolieRonde

je te comprends tout à fait parce que j'ai vécu et je vis toujours la même chose

de part mon expérience, je vais dire que ces apparentes régressions sont liées (pour moi en tous cas) à l'appréhension d'émotions qui nous posent encore très largement problème et qui sont donc de grosses génératrices d'EME, alors même que l'on vit de plus en plus facilement d'autres émotions, d'où nos progrès

par exemple, moi il y a une émotion ou plutôt un sentiment qui m'est encore extrêmement pénible, c'est le sentiment d'échec

Donc à chaque fois que je me trouve en échec, j'ai tendance à ne pas vouloir le voir - le vivre, à me sentir très mal, et à revenir au mode de fonctionnement nourriture sans faim pour se calmer, parce qu'on a bien le droit, et tutti quanti

 

or, heureusement je ne suis pas en échec tous les jours,  donc au lieu d'avoir des EME tous les jours ou tous les deux-trois jours, ça va être une à deux fois par mois....

 

parce que, par ailleurs, j'ai pu accepter de vivre au présent beaucoup d''autres émotions que je ne voulais pas ressentir auparavant : la colère, la joie, l'excitation, le sentiment de rejet, le stress, la peur, l'angoisse, etc...

avant, chacune de ces émotions aboutissait à une EME; j'étais dans l'évitement systématique

aujourd'hui, il y a encore le sentiment d'échec, et sans doute encore quelques autres que je découvrirai peu à peu

 

alors c'est vrai qu'au point de vue comportemental, je peux avoir l'impression de "régresser" quand les EME reviennent, mais dans la réalité j'ai progressé, simplement le tableau est inachevé et je dois encore augmenter ma tolérance émotionnelle.....

 

J'espère que cet exemple aura été utile

Bonne continuation

Isabelle

BIL.
Abonné

Merci JolieRonde de ta réponse.  Je suis admirative devant ce message multi-réponses. Quelle générosité et en plus tu remercies les intervenants!

Peut-être te demandes-tu pourquoi je suis si surprise.... Aujourd'hui, nous vivons dans un monde d'individualistes, de chacun pour soi parce que le temps nous manque, telle est notre excuse.

Personnellement, je continuais à aller vers les autres mais de moins à moins parcequ'il n'y avait pas vraiment d'échange et j'allais presque capituler quand je me suis inscrite sur LC et la seule chose qui me déplaisait, c'était le forum, échanger avec des inconnues... Pourquoi ferais-je un effort avec des inconnues si je me détournes de ceux que je connais.

Et là, surprise, je commence à vous lire, toi et les autres et je redécouvre l'échange, la sincérité, l'entraide et je vous trouve toutes plus formidables les unes que les autres.

Pas peur de vous livrer, d'ôter les masques, et je me dis que c'est formidable.  Je ne maîtrise pas encore bien le forum; je ne sais pas quand on me lit ou me répond ou alors  je tombe dessus par hasard mais ça viendra parce que j'y prends goût grâce à des filles comme toi.

Ma réponse n'a pas grand chose à voir avec le programme quoique si j'y reste c'est un peu grâce à vous.  Voilà, à moi de vous dire merci.  A bientôt

Teresa

chaussette.
Abonné

merci d'avoir poster un sujet qui touche beaucoup de monde moi y compris biensur!!

il y a beaucoup de chose que je fait et souvent je les regrettent car j'ai peur d'échouer ou j'arrete comme cela je n'echoue pas, mais si il y a une chose que je ne regrette  pas s'est de mettre inscrit ici.

ce genre de discution m'apporte beaucoup, meme si je n'ose pas toujour répondre rien que de vous lire me fait avancer alors merci a vous toutes de nous faire part de vos bléssures, fellures ect...

 

bise a vous

JolieRonde.
Abonné

@ BIL

Merci pour tes mercis !! :D  mdr ! Je plaisante mais c'est sincère :)

Je ressens la même chose que toi quant à cette société individualiste et consommatrice (j'achète je jette) même dans les relations humaines. Heureusement, il y a des personnes conscientes de cela qui essaient au quotidien d'être en accord avec soi et sont par ricochet en accord avec autrui. Etre en accord n'est pas forcément "être d'accord", c'est surtout un positionnement dans l'affirmation de soi qui permet à l'autre de prendre sa place et du coup d'avoir plus d'authenticité. Perso, je trouve important de remercier lorsque j'en ai l'occasion, c'est simple mais sincère et authentique.

Voilà :)

Je reviens sur le sujet de départ.  J'ai fais une découverte !

Je sens un changement LENT mais certain.

Je pratique le body-scan de 40 minutes de Jon Kabat-Zinn ("108 leçons de pleine conscience" Livre + cd) une fois par jour depuis quelques jours et je sens une amélioration.

Avant je détestais faire le body-scan et je me contentais de l'espace de respiration du docteur Apfeldorfer qui dure 3 minutes mais cet exercice est parfait en cas d'urgence pas en traitement de fond au quotidien. En tout cas pour moi. Et maintenant, j'aime beaucoup faire l'exercice de body-scan surtout avec la voix de Bernard Giraudeau !! D'ailleurs merci à celles qui avaient mis la référence de ce bouquin-livre, je me régale !! Comme quoi tout change avec le temps, la patience et pas forcément au rythme que l'on croit ou que l'on voudrait.  Je le souligne parce que je travaille encore sur ce contrôle, ce perfectionnisme là qui me parasitent la vie parfois.

Hier soir, une fois de plus j'avais très envie de manger + que ma faim pendant le repas et surtout vers la fin.

Pour une fois, la question "est-ce que j'ai encore faim" n'a pas été que intellectuelle, ce n'était pas qu'une bataille du mental qui se fait les questions et les réponses à lui tout seul accompagnés d'auto commentaires critiques et dévalorisants.

J'ai pris quelques instants pour respirer, pour faire un retour sur soi. Je n'avais pas du tout envie de savoir que j'avais une EME. Franchement dans ces cas là, je suis super forte d'habitude pour l'éviter !! Et là, je me suis dit que je valais le coup de prendre soin de moi, de m'accompagner tout en douceur et avec bienveillance.

C'est comme si une partie de moi me prenait par la main pour se rassurer, me souriait et me disait "viens, on va aller voir quelle est cette émotion", même si ce n'est pas du tout agréable, je me devais, par respect pour moi, par, aussi une forte envie d'en finir avec ce schéma d'eme à répétition qui me fatigue, qui m'abat à chaque fois. Du coup, j'étais + calme et j'ai tenté d'identifier cette émotion. J'ai découvert qu'il s'agissait d'une sensation de tristesse, un sentiment d'abandon, d'exclusion. J'ai été très surprise de cette découverte !!

Une fois identifiée, l'EME est revenue en force, il m'a fallu un gros effort pour accueillir l'émotion à nouveau et de ne pas aller l'enfouir avec de la nourriture. J'étais partie pour aller me taper du chocolat blanc à la noix de coco + de la brioche (que des trucs réconfortants pour moi). Et puis non, je n'ai pas mangé ce dessert. J'ai à nouveau choisi d'aller voir l'émotion, puis de respirer, d'être avec ma respiration et j'ai attendu. Petit à petit l'EME s'est dissoute.

Je pense que j'ai réussi à faire ça parce qu'au quotidien, depuis une semaine, je pratique beaucoup la Pleine Conscience.

Maintenant que j'ai fais cette découverte, je ne veux pas tout décortiquer expliquer le pourquoi du comment (de toutes façons je le connais déjà), je ne veux pas travailler du ciboulo sur cette émotion. Je veux re-tenter l'expérience d'aller m'accompagner pour accueillir l'émotion. Mais pas en force sinon ça va encore me créer des compulsions, plutôt en douceur et avec des intentions de bienveillance.

Voilà, je ne suis pas sure d'avoir été très claire !

Je tenais à faire partager ça pour vous, Nous encourager, transmettre du positif.

 

Pomdereinette.
Abonné

Très claire et... courageuse !

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