Colères contre le programme - 06042012

Pomdereinette.
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C'est la 2ème ou 3ème fois que cela m'arrive.

Je me souviens particulièrement de la phrase "quoi que ce soit je peux le vivre" dans l'un des exercices de RPC de 3 mn. Il m'a fallu moult écoutes pour enfin entendre "quelles que soient mes émotions, je peux leur faire une place en moi" (phrase à laquelle depuis bien souvent je m'accroche comme un mantra...)

Là, cela concerne les exercices "je gère mieux mes fins de journée" J'ai commencé par exploser toute seule (en soirée ! ) devant l'ordi, tant les propositions me semblaient utopiques et inapplicables. Forte de mon expérience, j'ai laissé passé 24 h (et écrit un post à ce sujet... et lu les conseils avisés donné par d'autres utilisatrices, grand merci) avant de revenir au programme, relire posément l'ensemble, et voir comment je pouvais concrétement l'appliquer.

Alors je me demande : ces colères, sont-elles une réaction à une trop grande peur ? Et si ça marchait ? Et si je devenais autre ? Ou une peur du vide ? Ou des réglements de compte déguisés, en fait adressés au hasard et entre autre à la toubib qui notait obésité souligné 3 fois sur mon carnet de santé à l'école ?

 

Commentaires

fredonzeweb.
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Bonsoir Pomdereinette, je trouve que tes questions sont aussi pertinentes que les réponses que tu apportes toi même wink

shangai-li.
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bonjour pomdereinette

j'ai vécu le même genre de réactions avec un exercice sur la gestion du stresseur poids, je m'étais mis en tête de me confronter à mon image de moii même, nue devant le miroir. Et à chaque fois je me disais: "quel exercice débile, je le ferai pas, c'est pas possible, comment peut on espérer régler quoi que ce soit en s'y confrontant..." bon, j'ai fini par réussir à le faire, et même si me confronter à mon image nue est encore difficile, j'ai appris avec cet exercice que j'étias en total évitement de cette situation et que c'était surtout vexant pour moi de me rendre compte de ça, alors que je me sentais en paix avec mon corps... hé hé, c'est toujours plus facile d'être en colère contre le programme ou les exercices plutôt que se confronter à nos peurs/ angoisses/ vides... wink

JolieRonde.
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"quelles que soient mes émotions, je peux leur faire une place en moi" (phrase à laquelle depuis bien souvent je m'accroche comme un mantra...)

 

Bonjour Pomdereinette,

Tout comme toi, cette phrase est devenue une sorte de mantra ! Elle me soulage.

Quant à tes réactions, je te rejoins tout à fait. Il m'est arrivé de m'énerver très fort contre certains enregistrements de pleine conscicence parce que j'entendais trop les bruits de bouche que faisait le docteur A.  !!!! Sinon il m'arrive très fréquemment d'être dans l'évitement, parce que tu comprends "10 minutes, c'est trop long, quelle barbe !". Après il m'arrive aussi parfois de pas voir l'intérêt d'un exercice, de le trouver trop ceci trop cela.

A mon avis tout ça fait partie de nos résistances. Notre égo trouve un intérêt à vouloir tout contrôler, tout récupérer, tout comprendre. Et puis, il y a peut-être une part de peur du changement. Et puis il y a peut-être aussi une part de carcans, de "convenu", qui fait qu'on se retrouve avec des a-prioris.

Mais finalement, n'as-tu pas déjà trouver les réponses ? ^_^

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

J’aime bien ce que vous dites, les unes et les autres, sur les colères contre le programme, ou contre des bruits parasites, ou tout autre chose. Et j’aime bien, surtout, que vous vous soyez rendu compte de ce que cela cachait.

La colère est une émotion puissante. Son fondement : la réalité nous résiste, nous ne trouvons pas d’échappatoire, et nous considérons alors que la faute incombe à un élément extérieur à nous-même. Cette colère dirigée contre un élément extérieur nous dédouane.

Belle analyse des racines de votre colère, pommedereinette. Des peurs, des règlements de compte…

La colère est apparemment bien confortable, mais elle est en fait corrosive et s’auto-entretient, sans permettre qu’on avance, qu’on règle le problème à la racine. Mais c’est bien beau de dire qu’on ne devrait pas céder à a colère. Que faire ce cette colère ?

Thich Nhat Hanh, un bouddhiste franco-vietnamien, dans son livre, "La Colère : Transformer son énergie en sagesse". Thich Nhat Hanh, Pocket, 2004), conseille de prendre soin de sa colère comme on le ferait avec un petit enfant. Avec patience et gentillesse, en attendant qu’il veuille bien se calmer de lui-même. Il propose une métaphore : les émotions doivent cuire en nous comme les pommes de terre, et comme chacun sait, les pommes de terre (les grosses) ont besoin de 40 minutes dans l’eau bouillante pour devenir comestibles. Laissons cette colère aller et venir en nous, jusqu'à ce qu'elle s'épuise, qu'elle devienne "comestible", une formidable source d'énergie.

Nessma.
Abonné

Bonjour à tous, 

Je suis une nouvelle inscrite, des fois je me sens un peu perdue...j'essaye de m'accrocher, j'en suis à la phase d'oservation sur le carnet (qui bug :/ Pfff )

Bref ...

Une colère peut devenir commestible comment ?

Moi j'ai cette gorge qui devient dure, je sens comme une boule lorsque je résiste à l'alimentation sans faim, des fois ça peut durer une journée, provoquant une paralysie des mes activités quotidiennes, où la joie se perd, la tristesse et la mollesse s'installent, et l'obsession cohabite avec l'acharnement de ne pas céder à la tentation de la gloutonnerie (qui au final ne m'apportera qu'un soulagement temporaire !!!) ...jusqu'à en avoir des maux de tête...

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour nessma,

Pour travailler sur ses émotions, augmenter sa tolérance émotionnelle de telle sorte que cela ne conduise pas à des prises alimentaires compulsives, nous proposons une approche par la pleine conscience. C’est là une méthode désormais éprouvée, comme de nombreux travaux internationaux l’ont montré. Comme toute méthode, celle-ci nécessite un apprentissage, et vous mettrez au moins 6 à 8 semaines d’exercices assidus, réguliers, avant d’en recueillir des fruits.

La colère comestible : il s’agit d’une image, bien sûr. Je veux dire par là que la colère brute de décoffrage est une émotion des plus pénibles, et que la colère « digérée », acceptée, refroidie, se transforme en autre chose. Un désir d’agir sur un mode qui soit positif, pas de l’ordre de l’agressivité ou de la vengeance, une acceptation de soi-même ou bien de l’autre.

Alors bonne route pour cette aventure !

Nessma.
Abonné

Merci pour ces quelques mots d'encouragement smiley

mariejo.
Abonné

J'ai lu cette réponse et je suis en colère, contre moi , qui n'ai voulu comprendre que la RPC était une base, contre vous,qui n'avez pas précisé au premier exercice de RPC qu'il fallait le pratiquer assidûment sur 6 à 8 semaines pour en ressentir les bienfaits.

J'ai zappé allègrement les PC , sûrement un effet d'évitement, mais si j'avais su qu'il fallait pratiquer aussi longtemps...

Je me rends bien compte que je n"ai rien compris ( et je ne voulais pas comprendre) aux principes de la RPC.

 

Flowerbomb.
Abonné

aujourd'hui je me sens en colère. oh depuis 2-3 jours déjà d'ailleurs...en colère contre les autres, en colère pour des détails débiles et surtout en colère contre moi pour une raison que je ne peux expliquer ici. mais ce matin en plus de la colère, je me sens triste. alors j'ai allumé mon pc pour me connecter et voir si vos écrits pourraient me faire du bien. et je suis tombée sur ce post. et je vous remercie, de vos écrits. j'essaie de respirer et je me dis que ça passera

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

J’apprécie vos colères. Quelle difficulté, souvent, à reconnaître cette émotion ! Quelle souffrance donne une colère non reconnue, que l’on tente d’étouffer. Quel soulagement c'est, d’accepter cette colère, sans pour autant s’y adonner. Car la colère peut devenir une forme de drogue. On s’en prend à soi-même, on s’en prend aux autres, et la violence appelle la violence.

Au contraire, une colère assumée, acceptée, cuit lentement. Ce sentiment, naturel, se transforme, se métamorphose.

Il m’est arrivé, bien des fois, de me lancer dans une entreprise, mû au départ par une saine colère. Et souvent, très vite, la colère s’évanouissait, tandis que mon action se poursuivait, sur de nouvelles bases. Une action que je sentais juste. Qui faisait que j’étais heureux d’agir dans ce sens.

N’oubliez pas de vous montrer patientes et tolérantes vis-à-vis de vous-même!

Lia.
Abonné

Je vous partage un petit truc pour mes colères. Celles contre toutes les injustices dans le monde de mon travail. Jeter des pierres. J'ai trouvé dans la forêt au bord de la rivière une petite "plage" de galets. J'y vais. J'en jette. Et au fil des mois il y en a moins d'un côté. je me dis que peut être un jour j'aurai déplacé le lit de la rivière?

A la fin de mes jets de cailloux je fais une petit prière, je remercie et demande pardon etc....

J'en reviens sereine et délestée.

A essayer.

Pomdereinette.
Abonné

J'ai donné des coups de pieds dans des pylônes en béton,en sortant du boulot,  j'ai hurlé dans la rue, j'ai pleuré... Pas de rivière près de chez moi mais j'y penserai. Je me trouverais une rivière symbolique :-) Merci Lia ! 

Pomdereinette.
Abonné

En réponse à Mariejo : T'inquiète. Chaque chose en son temps. Si tu as zappé, pas "voulu" comprendre, c'est que tu n'étais pas prête. comme moi avec la fameuse petite phrase, ou certains exercices.

Accepter de donner du temps. C'est pas comme si tu avais "perdu" du temps. Je suis persuadée que pendant ce temps, temps de non-faire, temps de résistance, les choses nourissent au-dedans de nous. Pour moi, viens toujours un moment où ne pas faire devient plus difficile que s'y atteler. je sais qu'alors le temps est venu, celui d'une avancée.

Pomdereinette.
Abonné

Grazia, souvent quand j'écris un post c'est par basoin d'être rassurée, savoir que d'autres traversent des émotions semblables aux miennes. 5ce qui d'ailleurs m'amuse beaucoup : bien fini, le temps de l'adolescence, où je me voulais et me croyais unique en mon genre ! ) Je suis profondément heureuse que les réponses données ici puissent servir à d'autres. Merci de l'avoir écrit.

JolieRonde.
Abonné

Merci Pommedereinette pour avoir lancé ce topic, à chacun/chacune pour vos témoignages et au docteur Apfeldorfer pour ses conseils.

Depuis hier, je considère ma colère avec patience et gentillesse. Elle est arrivée hier matin. J'essaie d'accepter. La Pleine Conscience m'est salvatrice

Soleluna.
Ancien abonné

Osho, le philosophe guru indien, disait que la colère était un poison. Elle atteignait, ou pas d'ailleurs, celui à qui elle était destinée. Mais elle détruisait à tous les coups celui qui la ressentait...
J'aime bien cette idée de transformer la colère en un combustible, en une nourriture. Non pas en étant volontaire, à coup de il faut, mais en acceptant, en faisant la place, en lui laissant droit de cité, sans pour aurant l'attiser... Moi j'ai souvent voulu zapper la colère, ca ne correspond pas à mon idéal flower power disons, pour me moquer de moi :) Mais je sais aujourd'hui qu'on ne peut en faire l'économie. Pour se détacher de quelque chose, il faut d'abord lui laisser la place de l'expression, ou de la présence, je ne sais comment dire, en avoir conscience, le regarder sans juger, et oui, j'aime bien l'idée de l'entourer de soins et de bienveillance comme un petit frère.
Belle aventure que ce linecoaching que vous nous faites vivre docteurs. Ca déborde tellement toutes ces histoires de kilos et d'injonctions alimentaires :) Rien que oour ca, merci :)

Flowerbomb.
Abonné

merci pomdereinette....

une fois il y a quelques années alors que j'avais bien moins de sagesse que maintenant,, j'étais seule chez moi et très en colère. une colère sourde, et une envie de hurler ou de casser quelque chose. c'était la période de noël. alors je pose les yeux sur mon sapin, je vais à côté et d'un coup de pied je le jette par terre j'ai fini de piétiner le peu de boules qui n'étaient pas brisées et je me suis sentie mieux. et je ne regrette pas d'avoir laissé sortir ma colère ainsi m'eme si ce n'est pas bien. je ne l'ai dit à personne et je n'ai pas nettoyé tout de suite et mon mari en rentrant le soir a vu cela et je lui ai dit qu'il était tombé même des années après je ne li ai pas dit que je l'avais volontairement détruit. c'est mon secret.

fredonzeweb.
Abonné

@Grazia: merci d'avoir partagé un secret avec nous smiley

Décidémment, ce forum fait du bien!

lore.
Abonné

bonjour à tous,

la colère ça me fait tout de suite penser aux enfants et à ces petites ou grosses crises qui peuvent ressembler à des caprices. parfois il m'arrive d'être zen avec ma fille (hélas pas assez souvent) et un jour je me souviens alorsq u'elle était en pleine crise de colère justement, en pleine rue, lui avoir dit  ben dis sonc je crois que ma petite fille a disparu tu ne saurais pas où elle est partie se cacher parce que là je vois un dragon pas content du tout : c'est à partir de ce moment qu'elle a commencé à m'écouter alors on a parlé ensemble au dragon, on l'a écouté ensemble, tous ses cris ses pleurs et on a fini par lui dire au revoir, car il avait laissé revenir ma fille. De temps en temps quand elle s'énerve, je reparle du dragon, ça désamorce (à condition que je sois dans l'écoute (ce qui bien sûr n'est pas toujours le cas).

Alors cette petite histoire ça m'a beaucoup servi pour transposer les choses à mon niveau : si j'arrivais à juste écouter mon dragon à moi quand il se présente, il n'aurait pas besoin de se déchaîner pour se faire entendre, je n'aurais pas besoin de le faire taire en l'asphyxiant de nourriture, il repartirait apaisé. Le problème c'est que j'y arrive mieux avec ma fille qu'avec moi-même. Alors effectivement peut-être qu'il va falloir que je réalise que la rpc ne porte ses fruits qu'en la pratiquant : c'est là où le bât blesse, je suis encore allergique à l'effort

comment faire pour s'y mettre vraiment ?

Flowerbomb.
Abonné

c'est très touchant Lore, cette histoire de dragon. j'aurai voulu être la petite fille à qui sa mamam a dit ça....

Pomdereinette.
Abonné

Alors, il faut aussi apprendre à aimer, respecter, câliner le dragon au-dedans de soi.

mariejo.
Abonné

[quote=Pomdereinette]

En réponse à Mariejo : T'inquiète. Chaque chose en son temps. Si tu as zappé, pas "voulu" comprendre, c'est que tu n'étais pas prête. comme moi avec la fameuse petite phrase, ou certains exercices.

Accepter de donner du temps. C'est pas comme si tu avais "perdu" du temps. Je suis persuadée que pendant ce temps, temps de non-faire, temps de résistance, les choses nourissent au-dedans de nous. Pour moi, viens toujours un moment où ne pas faire devient plus difficile que s'y atteler. je sais qu'alors le temps est venu, celui d'une avancée.

[/quote]

Merci Pomdereinette.

Finalement, ça fait du bien d'exprimer sa colère par des mots et par écrit . Au moins c'est "sorti" et ça ne tourne plus en rumination !

Du coup, je fais une pause dans le programme (j'aborde la phase "défragmentation"), et je relis le tout début du programme et je fais les défis proposés à la première étape (faire une séance de RPC par jour, faire un repas sans faire autre chose, laisser quand on n'a plus faim). Et j'ai repris les exercices du parcours forme à mon niveau (en zappant les exercices au sol, trop dur de me relever).

Je crois surtout que j'ai été trop impatiente ou curieuse de connaître la suite du programme, j'ai été trop vite (j'ai la même attitude envers les livres policiers, je veux savoir la fin et ensuite reprendre tranquillement pour démêler).

BIL.
Abonné

Merci les filles, grâce à vous, je viens de me rendre compte que je n'ai pas beaucoup de résultat mais c'est tout simplement parceque je ne m'implique pas vraiment.

Je cherche toutes sortes d'excuses genre, pas le temps, trop fatiguée etc et même si c'est vrai souvent, je dois juste prendre la décision de m'occuper de moi, sans avoir l'impression de voler ce temps aux autres comme si je nexistais pas!

Vous m'avez ouvert les yeux et je vous trouve, toutes, vraiment super!

Allez, j'y retourne avec plus de conviction et de motivation grâce à vous. 

Bonne continuation à toutes et prenez bien soin de vous.

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