dur dur de jeter - le 14/02/2012

black-kam.
Abonné

Ca me rapelle la chanson "dur dur d'être un bébé"...

 

J'en suis à l'exercice ou il faut consommer une partie d'un aliment, et ça me met extrêmement mal à l'aise. Parce que je suis plutôt pauvre donc racheter c'est un coût certain.

Ensuite parce que grâce à LC j'éduque mes papilles donc je mange moins mais de meilleur qualité (=plus cher donc + dur de jeter).

 

Et puis, j'ai aussi comme une forme de regret. Cette nourriture du bonheur, c'était celle que me donner ma maman les rares weekend ou elle avait son droit de visite.

Le dimanche soir on mangeait tous les restes, parce que chez mon père, c'était très austère et que c'était ma soupape.

 

Je fais beaucoup de RPC et je m'accroche pour faire l'exercice au mieux, mais pourquoi cela me touche à ce point ?

Vous l'avez vécu comment ?

Commentaires

Nikaia.
Abonné

Bonjour Black-Kam

je comprends ta difficulté à jeter d'une part à cause de tes difficultés financières mais aussi par rapport à tes souvenirs.

Déjà, (pour la partie financière) dis toi que cet exercice ne va durer que quelque jours ... et c'est une étape importante par rapport au programme ... quand tu auras "compris" les messages (si mes souvenirs du livres sont bons - je ne suis pas encore à cette étape) - il y en a plusieurs, tu ne seras plus oblgé de jeter mais tu pourras conservés pour les jours suivant.

Pour la deuxième partie, je vais faire de la "psychologie de bazar" mais peut etre que le fait de jeter cette nourriture qui est complètement associée à ta mère te donne l'impression de "jeter/rejeter" ta mère (ou des pensées de ce type) .. et en plus le sentiment de culpabiliser par rapport à ton père (avec le fait de manger les restes le dimanche soir) ... 

Il ne s'agit que de nourriture, pas de ta mère, jeter ce dont tu n'as pas besoin n'est pas jeter ta mère ni son souvenir (au contraire c'est en profiter au maximum  puisque chaque jour c'est l'aliment "neuf" donc au max de son gout) .. par ailleurs, tes parents voudraient surement ton bonheur, et cet exercice (qui encore une fois est momentané, jusqu'à ec que tu puisses facilement laisser de la nourriture en sachant que tu en retrouveras .. et que tu ne prennes pas ton corps pour une poubelle) est pour ton bien...

je te souhaite une bonne continuation et beaucoup de courage 

Nikaia

Anonyme

Bonjour black-ham,

je suis dans la même situation que toi. Lors de l'exercice j'ai jeté une fois mon paquet de gateaux (qui plus est des Cote d'or) donc j'avais l'estomac noué0 Mias cela m'a permis de prendre conscience que je n'étais pas obligé de finir les restes et que ça reviens au même de jeter à la poubelle que de me pendre pour une poubelle.En quelque sorte il nourra pas "nourri". Et j'ai aussi pris conscience du fait que nous sommes dans une société de consommation et que malheureusement je ne "peux" pas tout gouter.

Par contre, pour le reste de l'exercice, j'ai gardé la partie restante pour le lendemain.

Bon courage

louloute2110.
Abonné
bonjour Black-kam, je suis d'accord avec eileen sur le fait que jeter a la poubelle c'est considerer que ce n'est pas toi la poubelle dans le sens ou tu finis non plus par envie mais pour finir.... biensur le coté financier je comprends, mais c'est vrai que ce n'est pas un exercice long et ca en vaut la peine.... moi j'ai eut du mal a jeter surtout la bonne plaque de choco, mais une fois le 1er carré mangé en PC et degusté j'ai trouvé ca pas si bon donc j'ai non seulement foutu la plaque a la poubelle (en cassant carreau par carreau) et aussi le carré restant que je devais conserver, bah même si ca été dur je me suis sentie très legère et forte après ! grandit vraiment (je l'ai fait y a 2 jours), après je n'ai pas encore de vision sur le long terme mais encore hier soir j'ai jeter mon dessert après 2 bouché (un fondant choco) mais j'ai pas vraiment aimé, plus faim et j'avais la sensation de croquer du beurre au caco...
black-kam.
Abonné

Vos réponses sont plus que passionnantes, merci d'avoir pris le temps de m'aider !

 

Nikaia, tu as visé très très juste. J'ai une sorte de "révélation" en te lisant. Je suis perdue entre l'idée de rejeter ma mère (qui est par ailleurs pauvre, et qui faisait beaucoup de sacrifices financiers pour m'acheter des bons mets) et de me culpabiliser par rapport à mon père.

C'est impressionnant cette découverte, merci beaucoup, je vais méditer la dessus.

 

Je suis soufflée les amies !

D'ailleurs, j'ai fait la dégustation du fromage que j'ai trouvé fantastique. Mais quelle déception pour le chocolat... Moi qui pensait que c'était mon préféré : ah non !

 

Vous en êtes ou dans le programme? Vous le vivez comment ?

louloute2110.
Abonné

bonsoir,

 

moi je suis au niveau de gerer les EME, mais je crois qu'on a pas les etapes dans le même ordre selon nos "soucis" a la bse, donc c'est assez dur d'avoir une référence, par exemple bcp qui ont commencé qq mois plus tard que moi on deja le body scan moi toujours.... c'est bien cette notion de personnalisation, même si ca reste assez "mechanique" et automatique comme gestion selon les profils, ca reste quand même adapaté....

 

 

c'est super si tu as mis le doigts sur qqc grace au forum ! c'est fou comme on peut se comprendre et se completer, s'entraider ici ! quel bonheur !!!!

Anonyme

Black-ham, je suis contente que l'on ai pu t'aider. Personnelement, je suis en train d 'appendre à supporter ma faim. C'est quelque chose de très difficil pour moi. Mais comme le dit Louloute2110, le programme est personnalisé. De mon côté, je vois aussi une diététicienne qui a la formation du GROS.

Et de mon côté petite victoire ce soir, après des mois de peur de cet alipment : mon gateau au yaourt de quand j'étais petite ! Miam mais j'ai réussi à jeter le reste de ma part dont je ne voulais plus ! pourvu que ca doure !

Bon courage pour ton programme!

black-kam.
Abonné

Ah je ne savais pas que le parcours était personnalisé ! Ca explique pourquoi au bout de 4mois je n'ai toujours pas le body scan...

Supporter ma faim a aussi été une épopée, je me souviens que je mangeais normalement, puis au moment de la "cerise sur le gâteau" (enfin plutôt du chocolat avec le café ) c'était un carré puis deux, puis la tablette...

La dernière épreuve qui m'ait vraiment marqué, c'était y a 2semaines ou j'ai du remplir (grâce à des visuels) les proportions d'aliments que je mangeais. Verdict : grande mangeuse. Epreuve : manger moins et prévoir une collation, si faim.

Et puis... Jamais eu faim ! Je divisais mes proportions par (au moins) deux et mangeais moins de UA (je sautais l'entrée et le pain). Rien de rien, pas de faim. En fait, je suis une mangeuse normale ?

 

Là, l'exercice de jeter me semblait insurmontable, mais je l'ai refais ce soir. Au moment de jeter je me suis dit "Tu n'abandonnes pas ta mère, ni les sacrifices qu'elle à fait pour toi. Tu n'as pas à te culpabiliser, tu pourras remanger des spéculoos plus tard quand tu auras faim".

J'ai pris une inspiration et j'ai dit à haute voix "ce que je jete ne manque à personne !".

J'ai regardé le met dans la poubelle. Et puis j'ai observé une période de "deuil" (oui, j'suis bizarre!). Voilà c'est fait...

 

Une révélation cette discussion avec vous !

 

Et vous, quelles sont vos petites victoires / vos révélations jusqu'à maintenant? Ca fait longtemps que vous êtes inscrites?

calico.
Abonné

J'adore!! mais non ce n'est pas bizarre d'observer une minute de silence pam, pa,pa,pam, pa, pam, papam, papam. pour accompagner nos défunts mets.

Quant à mes petites victoires... la plus grande fut de découvrir que je pouvais me passer de petit déj' sans souci, parce que le matin, ben je n'ai pas faim, mais que je ne m'en étais pas aperçue avant. J'appliquais les sacro-saintes règles des trois repas par jour, dont le ptit déj', indispensable au bon fonctionnement du cerveau. Mais moi tôt le matin, je fonctionne au radar, il me faut des plombes pour me réveiller. Et c'est d'une logique implacable: quand on a sommeil on a pas faim. CQFD.

Nikaia.
Abonné

Bonsoir Black-kam

Je suis très contente d'être tombée juste avec mon analyse et surtout que ça t'ait servi!

Bravo pour ta victoire ce soir (et non il n'est pas du tout absurde de "faire son deuil" des aliments ... bon il ne faudra peut etre pas le faire tous les soirs jusqu'à la fin de notre vie, mais dans le cadre de cette étape, je crois que c'est justement le but ;)

question avancée dans le programme, je suis encore récente (étape de la découverte de la faim) mais je connaissais la technique par l'un des livres et j'avais plus ou moins essayé de commencer à l'époque ... ce qui fait que je n'ai plus d'éléments tabous ou quasi plus  et que je sens bien ma faim ... les étapes sont donc pour le moment assez facile pour moi .. mais je m'attends à ce que ça se complique, surtout avec la découverte de la satiété !!!

Bon courage et bonne continuation!!

Nikaia

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Vous êtes formidables ! Bravo black-kam, pour avoir intégré cet exercice et en avoir compris l’intérêt. Merci à vous toutes pour vos décodages.

Pourquoi jeter ?

Parce que ce qu’on jette est la partie en trop, celle qui, si on l’avale (je ne dis même pas, si on la mange) nous fait du mal. « Ce qui est mis à la poubelle évite que ce soit vous la poubelle », dis-je.

Nous sommes dans un monde de pléthore alimentaire, et être capable de jeter ou de laisser la partie en trop dans son assiette est donc salvateur.

En ce qui concerne l’arrière plan psychologique, le problème est dans le renoncement à quelque chose que l’on a, et dans l’angoisse de séparation que le fait de s’en défaire peuvent susciter. Les personnes ayant de la difficulté à jeter de la nourriture, à ne pas finir leur assiette, peuvent aussi avoir de la difficulté avec les séparations (les brouilles, les départs, les décès).

Utiliser le terme de deuil, black-kam, me paraît parfaitement adéquat.

Quant aux personnes qui, de par le monde, souffrent effectivement de la faim, aidons-les, non pas en mangeant à leur place (finis ton assiette, il y a des pauvres Africains qui ont faim…) mais en faisant par exemple des dons, au travers d’une ONG. Ou bien, en donnant de l’argent à une personne nécessiteuse. De l’argent, pas nos restes, de telle sorte que cette personne puisse aller elle-même s’acheter ce dont elle a envie. La nourriture est là, partout autour de nous.

Une société juste doit permettre à chacun de se procurer les aliments dont il a besoin, dans les quantités qui lui conviennent, en les choisissant selon son goût.

Zéphyr.
Abonné

Bonjour,

 

Je me permets juste de rajouter une idée, même si elle est un peu hors-sujet, que l'on peut aussi emballer les aliments qu'on jette dans un sachet propre, c'est triste à concevoir mais peut-être que quelqu'un sera content de tomber sur ce sac d'aliments intacts.... Je sais  que c'est peut-être de la bonne conscience facile mais je ne crois pas que ça perturbe le programme et que c'est une idée (qui m'a été suggérée) qui est pragmatique.

yanaelle.
Abonné

Je n'y suis pas encore à cet exercice, mais je me demandais si c'était le même effet de jeter que de donner au chien ?

Généralement les petits restes de tables partent aux chiennes, elles sont ravies.

Mais est ce que le but de l'exercice sera atteint du fait que quelqu'un d'autre en profite ?

black-kam.
Abonné

Le but de l'exercice est de jeter. Donc pas de donner au chien, de ne pas laisser dans la poubelle en espérant que quelqu'un le trouve et le mange.

 

Non, le jeter.

 

Comme vous, je trouvais l'exercice excessivement choquant. Mais c'est un vrai déclic, et très salvateur !

 

Yanaelle, tes petites chiennes vont attendre que tu ais passé l'exercice avec brio avant de terminer pour toi :)

(mais peut-être n'auras-tu pas cette étape si tu n'as pas de culpabilité à renoncer à finir ton aliment...)

 

Choisir c'est renoncer. Mais c'est aussi décider d'exister.

Anonyme

Je suis entièrement d'accord avec tta phrase black-kam.

De mon côté la plus grande réussite c'est de "manger entre les repas". Ca peut paraitre bête, mais avant je ne motorisais que de manger 3 fois par jour. Du coup, j'avais tout le temps des crises d'hypoglycémie et quand je passais à table, j'avais tellement faim que je dévorais et bien sûr bien au-delà de ma faim réelle.

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