Et la nutrition dans tout cela ? - le 20/03/2012

Emman.
Abonné

Bonsoir à tous,

J'ai pensé à cette question récemment. Est-ce que quelques repères, sans rentrer dans la restriction cognitive, sans rentrer dans des règles dogmatiques, n'aideraient pas un peu à recadrer certaines alimentations très déséquilibrées ?

Les sensations sont-elles vraiment suffisantes (pas à terme, mais au départ) ? Et surtout, quand il apparaît vraiment difficile de suivre ses sensations parce qu'elles sont parfois extrêmes, ou trop perturbées par les émotions, est-ce qu'une certaine ligne ne peut pas être suivie ?

La nutrition traditionnelle est-elle donc à vraiment oublier ?

 

Commentaires

tamar.
Abonné

tout à fait d'accord ! C'est à peu près ce que j'ai demandé au Dr A. dans le chat de demain soir, on va voir ce qu'il va nous répondre.

Nanna.
Abonné

Alors, j'ai déjà plus ou moins posé cette question, normal puisque nous avons envie de respecter ce qu'on nous a toujours appris, ce qui nous apparait juste.

Les personnes de ce forum, m'ont fait la remarque que c'est normal qu'au début on mange trop sucré ou salé lorqu'on respecte sa faim, mais au bout d'un moment ton corps va se lasser et va demander des légumes, de la viande. Normalement tu va retrouver la nutrition traditionnelle que tu connais; mêmesi tu craque sur le chocolat un bon steak ya rien de mieux cheeky

Tourmaline.
Abonné

Après m'être gavée de fromage et de pain pendant des semaines : je vous promets qu'on a envie de manger autre chose ! des poireaux, de la salade, des pommes, et avec le même plaisir.

Il faut s'autoriser cette phase de sortie de restriction cognitive. je crois que le Dr A appelle cela "l'orthorexie" quand on veut absolument tout manger parfaitement équilibré et diététiquement correct.

faire ou refaire confiance à son corps est une expérience déstabilisante... Mais quel réconfort aussi de se dire : je peux lui faire confiance, il me dit ce qui est bon pour lui. (je n'écoute pas toujours !) c'est vrai pour l'alimentation, le besoin d'exercice physique ou de repos...

Emman.
Abonné

Mais mon problème c'est que je n'ai pas changé fondamentalement depuis que je suis inscrite ici.Cela fait des années que j'ai réintroduit des tas d'aliments tabous dans mon alimentation, que j'ai arrêté les régimes, et je reste dans une hyperphagie quasi constante.

petite marie.
Abonné

bonjour Emman,

je me reconnais dans ton post : moi aussi je ne pense pas avoir d'aliment tabou, même si je peux culpabiliser après avoir mangé des aliments sucrés en trop grande quantité

je pense que pour nous, le travail à faire est de reconnaitre nos sensations physiques : identifier la faim, la soif, la satiété

et de les respecter...

si on mange des aliments très caloriques, la satiété devrait arriver beaucoup plus vite que si on mange des légumes, et il va être important pour nous de différencier la satiété de la sensation d'être remplie, d'avoir l'estomac plein

bref, il y du boulot pour nous aussi !

bonne journée

petite marie

Nikaia.
Abonné

Bonjour

Si je ne me trompe pas, il est conseillé au départ de ne pas trop bouleversé son mode d'alimentation habituel (ne pas réintroduire immédiatement tous les ingrédients tabous) pour éviter de tout lacher alors que nous n'avons pas encore à ce stade les mécanismes de régulations (et de déculpabilisation) mis en place ... Si vous n'avez pas d'ingrédients tabous .. pas de problème mais si vous en avez, attendez avant de les réintroduire.

Vous pouvez initialement continuer à manger comme vous avez plus ou moins l'habitude mais sans vous imposez de chose que vous n'aimez pas simplement parce que "c'est bon pour la santé" et en élargissant vos choix vers ce qui n'est pas tabou mais que vous aviez peut etre tendance à limiter pour faire "régime" (viande rouge, féculents...) alors que vous en vouliez  ... 

Par ailleurs, je crois que l'équilibre est à viser sur le long terme : pas sur la journée mais plutot sur la semaine voir plus (le mois/l'année - à vérifier avec les dr A et Z) . Donc une dérégulation (manger plus gras et sucré) pendant quelques jours /semaines ne va pas vous rendre malade si vous vous écoutez (le corps est tout à fait capable de faire sentir qu'il ne veut plus de gras par exemple ... par exemple juste après les fêtes de Noel où la seule chose que l'on a envie de prendre c'est en général une soupe et une salade)... 

si les légumes ne plaisent pas à la cantine ce n'est pas la peine d'en prendre... ne pas avoir aujourd'hui vos 5 fruits et légumes ne vous fera pas mourrir demain :)  et vous verrez qu'avec le retour du printemps et de l'été , avec plein de fruits et de légumes appéissants, vous aurez envie dans manger car c'est plus agréable quand il fait beau et chaud de prendre du melon bien frais que du nutella à la petite cuillère qui est tout pateux et chaud ...  et au resto, la salade césar sera plus appétissante que l'aligot saucisse ....  (en plus de laisser la place pour une glace en dessert)! 

LC, si ce n'est pas un régime, est presque plus compliqué car il n'y a pas de règle sur ce qu'il faut manger ni quand ni  combien ... il faut s'écouter et c'est ça le plus dur quand on a pris depuis longtemps l'habitude d'écouter (aveuglement) ceux que disent les autrs sur quoi manger quand et combien. Mais à long terme c'est tellement mieux pour le bien être!!!

Qu'est ce que la nutrition traditionnelle? si on écoute trois diététiciens différents on a souvent trois avis différents ... dans le temps , il y a eu les périodes/mode/régimes "le gras c'est le mal" les  "le sucre/ les féculents c'est le mal" les "le mal c'est de manger le soir" les "le mal c'est de sauté un repas" les "le mal c'est de manger entre les repas" (sachant que si en France on a traditionnellement 3 repas par jours, certaines cultures sont sur 5, et pendant le ramadan, les musulmans vivent très bien avec un seul -  le soir) : OK si vous ne mangez que de l'huile d'olive (ou du chocolat, ou du fromage blanc ou ..) et exclusivement ça, vous serez carencé ... mais ce n'est pas votre cas si vous vous écouter vraiment car après avoir manger pendant 2 jours uniquement du chocolat, vous reverrez d'un steack avec des légumes et des fruits ...

Bon courage à tou(te)s

Nikaia

Emman.
Abonné

Très bien, mais vous dîtes vous même, "l'équilibre" se fait sur plusieurs jours. Quel équilibre ? Selon quel critères ? C'est qu'il y a donc un "équilibre" dont le corps a besoin ?

Oui c'est vrai, nous mangeons différemment selon que l'on vit au Mexique, au Ghana, au Vietnam. C'est d'ailleurs un sujet qui m'intéresse depuis de nombreuses années.

Je ne cache pas non plus que le psy qui me suit a été littéralement "atterré" quand il a vu qu'il n'y avait aucune info sur la nutrition sur le site (que je me bats un peu contre deux visions des choses, je ne le vois d'ailleurs quasi plus, ce n'est pas anodin).

 

Bref, à un moment, on se pose encore et encore la question, surtout aussi quand on a passé le week-end à éplucher des magazines féminins ! Et surtout quand on y arrive pas ! A s'écouter. Parce que les signaux du corps sont trop difficiles à dompter.

Emman.
Abonné

Je me relis et je reviens, car mon discours peut paraître ambigu. J'insiste sur le fait que vraiment, je crois en cette "méthode", en sa philosophie et ses principes. Ce qui me pose souci, c'est que je n'y arrive pas, après des mois d'expérimentation. Je ne pensais pas que ce serait autant difficile pour moi, je m'accroche, je reste abonnée, je ne veux pas partir sans avoir réussi. Mais je me bats contre moi au quotidien. Et je perds au quotidien.

Lia.
Abonné

En te lsiant j'ai l'impression que ce n'est pas un soucis d'avoir des infis nutrtitionnelles ou un "guide" alimentaire. C'est plutôt de manière générale de suivre le parcours et de vivre des changements espérés qui ne viennent pas. Comme toi je ne perds pas de poids à ce jour. Par contre je suis ravie de ne plus avoir d'infos nutrtionnelles, de faire à manger des repas "standards" du quotidien type francais. Des menus qui plaisent à toute la famille, que j'aime.. Et de me faire de tmeps en temps si envie un repas que de fromages ou que de chocolat.

Ce n'est pas l'asepct nutrionnel qui est un soucis pour beaucoup d'entre nous mais l'aspect émotionnel. Se battre contre soi même c'est perdu d'avance, grandir en acceptant ce que l'on vit, en apprenant à faire face à nos émotions autrement qu'en les mangeant, là il y a une vraie force de changement. Ensuite et bien il faut s'y mettre. s'asseoir chaque jour faire sa rpc, appliquer les principes découverts ici. C'est une forme de discipline intérieure, pleine de bienveillance envers nous même. Commencer par de petites étapes, bien mâcher et découvrir les gôuts. Manger au calme. Toutes ces petites choses petit à petit peuvent amener du changement.

POur ma part j'y crois encore puisque je suis encore là.

Emman.
Abonné

Merci Lia, tu es pleine de sens !

mamzelzoï.
Abonné

Le Dr A a coutume de dire que l'on peut se fier aux plats traditionnels, qui sont souvent des plats complets et bien équilibrés.

Par ailleurs, des infos sur la nutrition, comment dire.... on en est abreuvés, inondés dans les médias, jusqu'à l'écoeurement, et tout ça entretient à merveille la restriction cognitive qui nous empêche d'écouter les signaux de notre corps...Alors pourquoi en rajouter?

Un de nos docteurs disait sur un forum qu'il fallait vraiment abuser pour avoir de sérieuses carences en mangeant déséquilibré, et qu'lors dans ce cas pourquoi ne pas prendre des compléments alimentaires? Tout pour ne pas s'obliger à manger ceci ou cela "parce que c'est bon pour la santé".

D'ailleurs personnellement depuis que j'ai commencé LC, je mange très rarement des crudités en entrée, alors que c'était quasiment systématique avant. Ma faim ne me le permet pas. Je m'en porte bien.

Quant au psy qui est "effaré", euh.... c'est son métier, nutritionniste???

Nikaia.
Abonné

Bonjour Emman

Bien sur qu'il y a un équilibre.. mais ce n'est pas un équilibre fixe ... tu n'as pas besoin de la même chose si tu es un grand sportif, ou au contraire très sédentaire, si tu viens de te casser un os, si tu es en pleine croissance, tu n'as pas les mêmes besoins en été et en hiver, si tu es fatigué, malade, stressé ou en pleine forme.

Il y a des besoins de base (le corps se renouvelle en permanence : Quelques exemples : nos globules rouges dans le sang ont une durée de vie de 120 jours ... cela signifie qu'en 120j le corps produit 30 000 000 000 000 nouveaux globules rouges (un peu chaque jour) .. Les globules rouges qui sont détruits sont partiellement recyclés, mais partiellement seulement. Notre peau se renouvelle intégralement en 6 mois je crois ... et là, il n'y a pas de récupération puisque les cellules mortes ne sont pas réabsorbées ... et ce ne sont que quelques exemples ... et des besoins supplémentaires dus à nos activités

L'organisme est essentiellement constitué d'eau, de protéines, d'acides gras et de sucre avec un peu de vitamines et minéraux au milieux

Pour que l'organisme fonctionne bien, il lui faut tout ça, dans des quantité suffisantes ... avec certaines choses qui peuvent être synthétisés à partir d'autres et certaines qui doivent obligatoirement venir de l'extérieur ... En terme de calorie (protéines, acides gras, sucre), tout ce qui est en excès est stocké - on connait le sujet - et pour les vitamines et minéraux, c'est pour certains éliminé dans les urines et pour d'autre stocké avec des risques si on est en grave excès...

Grosso modo en dehors du végétalisme (aucun produit d'origine animale) si tu as une alimentation variée tu as tout ce qu'il te faut en terme d'acide gras et d'acides aminés, et de calories globales (si tu respectes LC). Pour les vitamines et minéraux c'est pareil ... une alimentation normale devrait t'apporter ce qu'il te faut 

Evidemment si tous les jours tu ne manges que du chocolat, ce ne sera pas le cas et après quelques semaines/mois (je ne sais pas mais il faudra un certain temps) tu commenceras à avoir des carences en certaines vitamines et minéraux...mais a priori d'après les Dr A et Z, le corps se met à avoir des envies de changement (pour des aliments contenant les nutriments concernés)  quand il est commence à être en manque ... (tout comme il a faim quand le cerveau commence à manquer de sucre)

Bon courage

Nikaia

mariejo.
Abonné

Ah les principes nutritionnels relayés par les magazines et maintenant par les sites internet !

On lit tout et son contraire, et je pense qu'on est tellement submergé d'informations qu'à force de  vouloir appliquer ces "principes", on se robotise.

Le plus fragrant, c'est le slogan "5 fruits ou légumes par jour" : ça correspond à 5 portions de 100 à 200 grammes, soit 500 à 1000g par jour. C'est énorme...A celà, il faut rajouter les 3 produits laitiers (merci le lobbying), sans oublier les féculents,  "bons" sucres et "bons" gras à chaque repas, arbitrairement fixés à 3 (c'est mal de ne pas prendre de petit déjeuner et sauter un repas fait que l'organisme va stocker).

 

 

danseuse37.
Abonné

Bonsoir Emman,

Comme certaines te l'ont déjà fait remarquer, ton "problème" n'est pas nutritionnel mais émotionnel wink Tu dis toi-même que tu n'es pas en restruction cognitive, que tu n'as pas d'aliments tabous (ce qui est excellent!) mais que malgrè tout tu manges toujours trop, quel que soit la nature des aliments à ce que j'ai compris. Il est donc assez clair que c'est bel et bien la quantité et pas la qualité de ce que tu ingères qui t'empêche de perdre du poids.

C'est très rassurant en fait de suivre des injonctions, pas de gras, pas de sucre etc..., de savoir q'il y a un "équilibre" à respecter, on est rassuré en fait parceque les jours où on y arrive on se sent "bon élève" et les jours on y arrive pas on est juste nulle. C'est binaire, c'est "confortable". ici c'est beaucoup plus aléatoire, on s'écoute, personne de décide pour nous, aucune notion de "bien" et de "mal"... En fait, et ça je crois qu'on l'a toutes remarqué, c'est beaucoup plus difficile qu'un régime!

En ce qui te concerne, je pense effectivement que la RPC et la pleine conscience peuvent t'aider justement à être dans des dispositions plus propices à écouter tes émotions, tes sensations (alimentaires ou pas), mais en tant qu'"élève" pas très douée pour le moment pour la PC, je peux aussi te conseiller d'explorer des pistes plus "psychologiques", en te demandant pourquoi tu ne veux/peux pas écouter tes sensations alimentaires, pourquoi de toutes façons tu fais la sourde oreille et tu manges trop, constamment. Tu pourrais le faire avec ton psy, qui pourra ici faire son job en t'écoutant et t'aiguillant sur ton cheminement intérieur au lieu de te donner des conseils vaseux en nutrition wink

Et pour finir, sur un plan purement "pratique", je te donne vite fait mon expérience de "vieille routarde" de la méthode AZ. Il y a plus de 10 ans que je l'ai suivi avec le Dr Z. et j'ai perdu du poids c'est vrai mais ce n'est pas ça qui a révlutionné ma vie! Je me suis surtout réconcilier avec moi même et la nourriture. Mais surtout, à propos de cet "équilibre" nutritionnel dont tu parles, et bien je ne mange plus qu'à l'"intuition". Je ne me pose plus de questions. Et il m'arrive toujours de faire des repas sucrés par exemple, hier midi j'ai mangé une crèpe au nutella et une pomme en faisant du shopping, hier soir en rentrant de mon cours de danse j'était morte de faim et j'ai mangé des crevettes, une tomate et des tartines de confiture. Et j'ai dû un peu abusé car ce matin je n'avais pas faim. Alors j'ai attendu le repas de midi. Demain je ne sais pas ce que je mangerai! Je verrai bien ce qui me fait envie. C'est ça aussi le but : ne plus se poser de questions.

Je te souhaite bonne route sur LC, et si tu veux discuter n'hésite pas!

ccil.
Abonné

Je peux  dire que depuis le début de la méthode je n'ai perdu qu'un minuscule kilo! Mais je savais en commençant la méthode qu'à certaines périodes, j'abordais les repas sans avoir faim du tout , à d'autres moments, je sortais de table le ventre lourd ayant manifestement beaucoup trop mangé, et qu'à pleins de moments de ma journée il m'arrivait de prendre des aliments sans avoir vraiment faim... Et tout ça ce n'est pas confortable, vraiment pas, le corps souffre...

J'ai mangé  absolument de tout, en faisant des eme, en mangeant tout ce que je m'étais interdit durant certaines périodes de ma vie, j'ai juste essayé d'attendre le retour de la faim quand je sentais que j'avais mangé sans faim ou trop, faire la chasse au gaspi en quelque sorte.  Et je sais que j'ai envie de pouvoir continuer comme ça, c'est à dire à pouvoir manger ce que j'aime ou ce qui me fais envie ( les biscuits , le chocolat, les crèpes etc... et oui je suis gourmande, et surtout dans une famille où manger est considéré comme un plaisir, faire la cuisine etc...! Bon mais je ne mange pas que ça et je pense qu'il est possible de trouver un équilibre naturel car parfois je suis vraiment contente de pouvoir manger une viande avec un légume bien cuisiné  ...)  

Ne pas devoir se dire: oui tu resteras "acceptable" côté poids mais tu seras privée à vie de tout ce que tu as envie de manger, c'est invivable! par contre devoir se dire "essaie d'écouter ton corps" ça c'est mieux! le tout est d'arriver à "retrouver son corps"...

Bon courage à tous et à toutes!

Hermine.
Abonné

Je me suis posé la même question que toi à un moment : pourquoi ne pas donner les repères de base nutritionnels pour la santé. Il faut dire que je crois que ces repères sont fortement troublés et parasités par toute sorte de messages venant de diverses sources.

Mais est-ce que mettre des repères, même sans règles strictes, sur un site qui s'adresse à des gens qui ont des soucis de comportement alimentaire, ça ne dériverait pas très vite dans le régime strict (ils ont dit "en moyenne tant de portion de viande par semaine, je dois absolument manger ni plus ni moins"), je crois qu'on n'a pas besoin de ça à ajouter en fait ... pourtant, j'aurai bien aimé à un moment ...

En y réflechissant je crois que les repères on les a :

- on a appris ce que c'était qu'un régime nutritionnellement équilibré et bon pour la santé ; Est-ce qu'on n'a pas déjà tous une ligne que l'on suit plus ou moins, pas au jour le jour, pas heure par heure, mais dans la semaine, le moi, l'année ?

- notre corps nous donne effectivement des signaux quand il ressent le besoin de changer un peu (c'est quelque chose que je ressent depuis l'adolesence même dans les période où j'ai grossi) ;

Je crois qu'en ait ça devrait être suffisant : un peu de bon sens, un peu d'écoute et surtout pas de règles !

Est-ce que le problème n'est pas plutôt tous ces parasites sur la nutrition auxquels nous sommes constament confrontés. En ait en en faisant la liste et en réfléchissant à l'origine de ces règles, on peu un peu trier et prendre du recul pour manger sereinement :

- la nutrition apprise à l'école (protéines, glucides ...) ;

- les messages de santé publiques (5 fruits et légumes, pas trop sucré, pas trop salé ...) ;

- le marketing (le calcium, la vitamine D, les fibres) ;

- les divers articles de presse qui font part des dernières recherches sur les dangers ou les bénéfice de tel ou tel aliment (trop de viande, pas assez d'ananas, un verre de vin, pas de vin du tout ....) ;

- les conseils diététiques (pas de surce après 17h, pas plus d'1 cuillèr à soupe de gras par jour, pas de féculent mélangé à de la viande ...) ;

- les injonctions à la mode (le lait c'est pas fait pour les adultes, le gluten c'est le mal ...) ;

- ses propres règles alimentaires (perso, j'essaie de manger bio, de saison et local) ;

Ce que je constate, c'est que beaucoup de ces règles n'ont probablement à voir avec la nutrition pure que de loin mais surtout qu'elle ont aussi un rapport avec le marketing, l'idéologie, la mode ... Alors est-ce vraiment nécessaire d'en rajouter ?

Bref, une fois qu'on a regardé tout ça avec du recul, on se rend compte que peut être qu'on peu un peu faire confiance à son bon sens et à ses sensations et arrêter de se faire polluer en permance par des conseils et recommandations qui changent tous les 6 mois !

izabelle
Animatrice forum

Je viens de lire la réponse de Dr A sur le tchat, et je dois dire que je suis tout à fait d'accord

j'ai grandi dans un environnement végétarien, avec des personnes faisant principalement très attention à suivre les normes de la diététique (et en plus du régime, si, si)

puis j'ai pris mes marques, j'ai grandi, et j'ai fait le tri....

 

je suis toujours végétarienne, parce que bon, quand même si on a la chance de ne pas avoir l'habitude de manger de viande, autant persévérer vu le problème alimentaire mondial qui se profile devant nous

mais pour le reste, j'ai dû laisser un peu de côté l'énorme restriction cognitive que représente le fait de "manger sainement"

parce que cela me générait des EME insensées, c'est exactement comme un régime

 

par contre, à partir du moment où je ne m'impose plus de "règles", d'obligations, j'ai naturellement envie de manger des choses saines, car le corps sait ce qui lui réussit

par exemple, maintenant je mange des lentilles par gourmandise

alors qu'avant c'était genre l"obligation pour compenser ceci ou cela.....

 

tout ça pour dire que lorsque l'on sort des obligations intellectuelles,  on se dirige, au goût et à l'envie, vers les aliments qui nous font du bien

bien sûr encore faut-il les connaitre....

Eva.
Abonné

Moi, je vois l'exemple de ma fille, 16 ans, une beauté mince et juste bien  musclée, la seule véritablement régulée de la famille.

Heureusement pour elle, comme elle est arrivée en numéro 2 à un moment où mon mari et moi avions énormement de boulot, on a bien lâché sur le diététiquement correct, alros qu'on s'était battu pour inculquer une alimentation saine à mon fils ainé. Elle n'aimait pas les légumes et n'en mange quasiment jamais. Elle n'aime pas vraiment les fruits mais juste  le jus d'orange; elle déteste le poisson et n'en mange jamais, sauf du saumon et encore....elle mange parfois de la viande dans des portions aussi grosses que mon mari...mais d'autres fois, des pâtes, des pâtes et encore des pâtes avec des tonnes de fromage rapé (c'est devenu une blague entre nous). Elle adore les bonbons...mais si on en achète, je finis toujours par en jeter, car elle n'en mange pas tant que ça...c'est elle qui cuisine le plus de gâteaux, toujours au chocolat, toujours hyper riches...mais elle se contente du plaisir de le faire et d'en manger une part...

Elle est éclatante de santé, elle a une peau et une chevelure magnifique, elle adore ce qu'elle mange et elle ne mange jamais trop...même le jour de son anniversaire ou de Noel!

Dans la famille(mon mari, mon grand fils, moi même)  tout le monde à quelques kilos (ou dizaines de kilos) à perdre et nous sommes tous pétris de bonnes intentions diététiques... 

Alors, là, j'ai sous les yeux l'exemple même que le naturel vaut tous les calculs compliqués, quand on n'a pas faussé ce fameux naturel...et quand j'ai des doutes, j'observe discrètement comme elle boit son grand bol de lait le matin, alors qu'on ne lui a jamais enseigné...et je me dis que vraiment, ce doit être aussi simple que ça.

mamzelzoï.
Abonné

Tiens c'est marrant, ta fille, on dirait mon fils de 4 ans... des pâtes, des pâtes, et des gâteaux, du chocolat ; les fruits, seulement en compote ; les légumes, le moins possible. Il est tellement mince que tout le monde nous dit qu'il est trop maigre. Je le laisse faire au niveau de son appétit et de ses envies (tant pis s'il a envie de pâtes 3 repas d'affilée...). Quand il a faim, il le dit ; quand il n'a pas faim, aussi.

Des fois il a des "marottes" qui doivent correspondre à des besoins spécifiques : des semaines entières à réclamer ceci ou celà... puis ça repart comme c'est venu.

C'est beau la régulation naturelle des enfants!!!

Emman.
Abonné

Merci pour vos réponses.

 

C'est terrible parfois à la première lecture, sur un forum, parce qu'on ne se connaît pas, je sais bien que les réponses sont pleines de bienveillance, et de bon sens d'ailleurs, mais si je vous dis "je sais tout ça". Mes premiers ouvrages d'Apfeldorfer ou Zermati, je les ai lus il y a plus de 10 ans, j'en ai pas mal lu, discuté. Oui c'est un peu navrant alors mon commentaire direz-vous.

Je crois que c'est juste celui de quelqu'un qui cherche, et cherche encore. Et vous avez raison, on a devant nous un tas d'outils et de réponses largement satisfaisants. 

 

Pour les enfants, j'en ai 4. Ils sont tous minces, mes deux derniers un petit peu plus costauds. La régulation des enfants, j'en suis un peu revenue, je dirais cela dépend des enfants. Mais j'essaye au maximum de ne pas les diriger. On propose des menus assez variés, et oui ils aiment les pâtes en priorité :). 

Emman.
Abonné

Et j'ai aussi lancé ce sujet en raison de mes difficultés à écouter mes sensations que j'estime leurrées. Alors peut-être que je me leurre moi même. Je ne sais pas comment expliquer. A force de manger beaucoup trop, j'ai au final souvent faim, très vite, parfois violemment.


Ecouter son corps est dur pour moi, car ses signaux me semblent perturbés. Mais peut-être devrais-je lui faire plus confiance.

Tourmaline.
Abonné

oui, Emman, je crois que la confiance en son corps est essentielle et c'est ce qui fait la différence entre lire un livre, en discuter, être d'accord intellectuellement avec les principes énoncés et se mettre en chemin : j'écoute mon corps. Point. Pas d'échappatoire à cette étape. Personnellement, je trouve mon corps assez sympa de bien vouloir renouer le dialogue avec moi, alors que je l'ai nié pendant des années !

Ah, si ma tête pouvait tout contrôler ! bien sûr que j'en rêve encore... Mais les sensations prennent petit à petit le dessus

Courage !

Emman.
Abonné

Merci :).

Hermine.
Abonné

Emman, j'aime bien ta réponse : "je sais tout ça". C'est quelque chose que j'ai réalisé il y a peu.

On sait toutes et tous pleins de choses et on a tous du bon sens. Oui, c'est pas parce qu'on a des soucis avec la nourriture et / ou le poids qu'on n'a aucune connaissance, ou aucun bon sens ou je ne sais quoi ...

Par contre, entre savoir et ressentir il y a parfois un gouffre immense. C'est tout le challenge, non ?

Si on se fixe une ligne, est-ce qu'on ne va pas aller à l'encontre de l'apprentissage et l'apprivoisement de nos sensations ? N'est-ce pas le meilleur moyen pour ignonrer ou nier les signaux de notre corps ?

(Quoi qu'il en soit, une ligne nutritionnelle pour le planning des repas de la semaine, j'en ai une quand même, hein, mais je lui laisse de la souplesse !)

izabelle
Animatrice forum

oui c'est vrai qu'entre savoir et ressentir, il y a un monde et je crois bien que c'est pour ça qu'on est ici

 

pour les enfants, ma fille aussi est du style, si elle s'écoutait à ne manger que des frites des pates, etc...  et elle est très mince aussi

elle se régule, certes, mais attention, l'éducation alimentaire reste très importante

Dr Z l'a très bien dit quelque part (où?),  mais consommer des aliments caloriques s'apprend

moi on ne me l'a jamais appris, résultat en quittant la maison, 10 bons kilos de plus car on ne SAVAIT pas consommer les aliments riches (vu qu'ils étaient tabous chez nous)

 

donc la régulation pour les enfants, certes, mais c'est à nous d'éduquer leur goût, et de leur proposer suffisamment d'aliments pour que la régulation puisse se mettre en place

pour qu'ils puissent se diriger un jour vers les légumes ou autres choses pas forcément appréciées de la jeunesse, il faut leur en proposer régulièrement, car le cerveau ne peut intégrer ces aliments que s'il y goûte régulièrement, même en petite quantité

moi ma fille, peu à peu, en grandissant, devait goûter de chaque aliment que nous mangions, régulièrement, sans qu'elle soit forcée à en manger si elle n'aimait pas ça

aujourd'hui, à 8 ans, elle aime désormais tous les légumes sauf encore les poireaux, toutes les crudités et presque tous les fruits,  alors qu'à  partir de 18 mois elle avait  commencé à refuser tout fruit, tout légume, toutes crudités 

 

tout ça pour dire que oui, la régulation est naturelle

mais on doit éduquer un enfant à garder son appétit pour le repas,   à manger les choses caloriques en petite quantité,  à développer son goût....

l'éducation alimentaire sans restriction cognitive, mais éducation tout de même....    les choses ne se font pas totalement toutes seules

et puis l'exemple, ça, c'est le mieux....

mamzelzoï.
Abonné

je suis bien d'accord avec toi, Isabelle, c'est comme pour tout, mos enfants ne grandissent pas en "petits sauvages" mais en êtres humains civilisés. Cette notion "civilisé", GA en parle beaucoup dans "mangez en paix". Cela me plaît, et à la fois, au fond, engendre une petite révolte au fond de moi car je sais bien que manger à la va-vite debout devant mon placard et en cachette ce n'est pas manger en "être civilisée ni "respecter la nourriture" (autre notion dont il parle beaucoup) alors je culpabilise.

Bref, l'éducation alimentaire, GA l'aborde pas mal dans ce livre et j'ai trouvé ça très bien. N'empêche, qu'en leur donnant les bons outils, je crois que oui les enfants sont capables de se réguler. Avec un bémol sur les produits trop industriels dont les additifs pourraient fausser ces mécanismes non? Je suppose que l'idéal c'est de leur proposer des produits assez sains et les plus simples possibles; Mais ça, c'est quand on a beaucoup de temps pour cuisiner (ce que font les mamans de bambins polyallergiques dans mon entourage).

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Ca s'excite sur la nutrition, il me semble! Bon, reprenons un peu tout ça.

Il est parfaitement exact que notre organisme a besoin de divers nutriments (protéines, lipides, glucides) et micronutriments (vitamines et minéraux) pour bien se porter.

Nos besoins en différentes substances nous sont en bonne partie, mais pas complètement, signalés par nos appétits spécifiques. Quand nous sommes carencés en un nutriment ou micronutriment, les aliments qui en contiennent nous semblent particulièrement désirables.

Ces mécanismes qui conduisent à équilibrer spontanément son alimentation peuvent cependant être pris en défaut :

  • Lorsqu’on mange en permanence en fonction de ses émotions ;
  • Lorsqu’on mange sans attention à ses sensations alimentaires ;
  • Lorsqu’on est un petit mangeur, ayant des besoins caloriques faibles, donc une alimentation insuffisante pour apporter tous les micronutriments nécessaires sans apporter en même temps un excès calorique ;
  • Lorsqu’on a un répertoire alimentaire trop étriqué, ne comportant pas les aliments apportant les nutriments manquants.

 

De plus, notre organisme ne fait pas la différence entre les différents acides gras, saturés et insaturés, et pour les insaturés, les oméga 3 et les oméga 6. Il ne détecte pas non plus le manque d’un acide aminé essentiel, la lysine, dans les protéines de céréales (blé, avoine, riz, maïs, seigle), et le manque de méthionine dans les protéines des légumineuses, (lentilles, pois chiches, fèves, haricots, soja). L’habitude de coupler céréales et légumineuses dans le même plat (ce qui est important, surtout lorsqu’on est végétarien) s’est construite peu à peu dans les diverses sociétés et se maintient grâce à la culture alimentaire.

On ne peut donc pas faire une totale confiance à ses signaux internes, qui ont besoin de s’inscrire dans une alimentation structurée par une culture, des habitudes héritées de nos aïeux.

Mais cela tombe bien, la culture alimentaire traditionnelle à la française aboutit à un bon équilibre alimentaire.

 

La méthode LineCoaching permet en premier lieu de réapprendre manger de tout sans culpabilité, sans restriction, mais aussi sans excès. On mange souvent dans un premier temps plus des aliments qu’on avait tendance à s’interdire. Mais dans un second temps, on reprend goût aux légumes, aux fruits, aux produits simples et de qualité, qu’on mange non pas pour obéir à la diététique, mais parce qu’ils apportent du plaisir.

Aussi, pas de souci, vous pouvez manger « déséquilibré » durant quelque mois, en attendant que cela se rééquilibre sur un autre mode, sans besoin de volontarisme ! Et sans doute reprendrez-vous spontanément plaisir à manger assez souvent (mais pas à chaque fois, ce n’est pas nécessaire) à la française, des plats chauds comportant viandes ou poissons, avec une garniture de légumes et légumineuses, tout cela avec un bout de pain.

 

Le problème de la nutrition, à mon avis, aujourd’hui, est qu’elle est devenue une source d’angoisse : on n’ose plus faire confiance à ses aliments, on s’obsède sur les « bons équilibres ». Le résultat ne se fait pas attendre : l’obsession nutritionnelle dérègle nos apports nutritionnels.

 

Pour me résumer :

En premier lieu, on n’oubliera pas que manger est avant tout un acte culturel et social, un partage. On mangera donc, souvent, en tenant compte des traditions alimentaires de son pays. Il se trouve que manger à la française aboutit à une alimentation globalement satisfaisante du point de vue de la santé.

Manger est aussi un acte visant à combler ses besoins individuels en nutriments, micronutriments, ses besoins émotionnels, ses besoins de partage. On mangera donc en écoutant attentivement ses sensations et émotions alimentaires. Les deux sont parfaitement compatibles et se complètent.

Et la nutrition dans tout cela ? Elle servira sans doute à quelques corrections marginales : vérifier qu’en mangeant ainsi, on a bien des apports suffisants en vitamines, minéraux, en acides gras oméga 3. Apporter les corrections, par exemple en préférant un corps gras à un autre, ou sous forme de compléments alimentaires, si cela s’avère nécessaire.

Emman.
Abonné
Merci docteur, merci à toutes. Cette discussion m a fait beaucoup de bien. Au fond, la qualité de ce que je mange n'est pas en cause. Je mange toujours varié, avec en prime un mari qui aime cuisiner, assez soucieux de ce qu il mange (végétarien et sportif). Bref votre réponse sur le chat m a aussi beaucoup aidée. Assez de noeuds au cerveau. Je me concentre sur mes sensations et mes appétenbes qui ne me conduisent pas effectivement vers le chocolat et rien d autre. Ces jours ci, envie folle de fenouil cru au citron et huile d olive ! Et d un très bon chocolat aux noisettes !
Lyphaé.
Abonné

Merci pour ce long message très instructif, ça aide à y voir plus clair.

Berthie.
Abonné

Cela m'a beaucoup éclairée de lire votre discussion sur ce forum ainsi que la réponse du Docteur Z. Elle tombe à pic pour moi, après un mois de LC. moi qui veillais jusque là  à "équilibrer" mon alimentation selon les sacros saintes règles que l'on m'a apprises, je me retrouve à ne pas pouvoir terminer mes repas. Du coup, la provision de yaourts que je fais d'habitude ne s'épuise pas, car j'en mange moins. Je prenais aussi un yaourt ou fromage blanc le soir, mais je n'en ai plus besoin. 

Soleluna
Abonné

Bonjour à toutes et tous,
J'arrive après la bataille ;) mais je vous fait part d'une petite expérience : je ne bois jamais d'eau, j'ai horreur de ça, et j'en nourrissais (tiens tiens) une grande culpabilité n'est-ce pas, il est important de boire tant et tant d'eau pour éliminer etc. Ce mois de décembre j'ai été en Inde suivre un traitement ayurvédique (car malade depuis 3 ans, je n'arrivais pas à trouver de solution ici, où chaque médecin tentait tant bien que mal de trouver une solution sur sa portion ou spécialité, or mois je savais bien que c'était un problème général). Bref. Je dis donc toute honteuse au docteur que je ne bois que très peu et que c'est pas bien etc. Il rit et me dit que c'est très bien, parce que je fais de la rétention d'eau, même massive, et que si je n'ai pas soif c'est normal, je suis gorgée d'eau. Il ne me conseille pas pour autant de ne pas boire, juste de boire quand j'ai soif, et si pas, je ne bois pas. Et bien ca m'a fait un bien fou.
Je suis moi aussi totalement dans l'orthorexie, et je crois que se débarrasser de tous ces dogmes est crucial, c'est une étape importante. On reviendra naturellement vers ce qui nous fait du bien. A vouloir trop bien faire on constate quoi ? Une accumulation de ci ou ca, des baies de Goji par ci, des abricots secs par là. On accumule des strates de comportements qui ne sont pas les nôtres, et tout devient bancal. Je suis devenue pour ma part végétarienne (ni viande, ni poisson, oeufs très rarement, produits laitiers oui), mais je ne fais pas attention à avoir à tous les repas ci ou ca, je ne mange pas de tofu ou que je sais-je, je fais au feeling. Conclusion je vais bien, et mon taux de fer n'a jamais été aussi bien :)
Dans la méthode pareil, je fais comme nous toutes, je tente de suivre le fil, de ne pas lacher, je fais des allers retours, je fais tout bien, je suis fière de moi, je fais pas tout bien, je me dis que je suis nulle, puis je comprends que ce n'est pas en ces termes que cela se pose, j'essaie de me raisonner etc. L'ayurveda s'en mêle, c'est tout un micmac du coup, je souffle... Et je perds du poids. Sans régime et sans tout bien faire et même en faisant plein de trucs de travers. C'est possible. Chacun à son rythme, avec son histoire, sa personnalité. Je disais à ma psy que je me battais avec mon poids depuis mes 3 ans.... comment être bien si le rapport est celui d'un combat ? Je rejoins Lia ici : et si on faisait la paix et devenait copain? :) des bises

dorsay.
Abonné

evidement au debut de la methode ,on est dans l attente des conseils nutritionnels ...

puis on apprend a s ecouter

et ca c est un long chemin a faire tous les jours

parfois cela semble difficile sur le plan culinaire

mais en fait ecoute ta faim et tout ira bien

depuis le debut de la methode je me sens beaucoup mieux

les angoisses s appaisent

c est vrai que je me suis jetee sur tous les "interdits"

mais en ecoutant ma faim autant que possible

une eme ?

plus d angoisse ,je l accepte et j attends simplement le retour de la vraie faim...... du coup elles ont diminuees 

en fait je suis plus sereine

et maintenant j arrive a mettre a distance tous les conseils nutritionnels qui refleurissent avec le printemps

et quel bonheur ,hier, ma soeur m a dit :mais tu as maigris ?

en fait je n en sais rien car je suis en "defi" pas de balance jusqu au 6 avril !

mais "j ai maigris " dans ma tete ...ca c est sur !

et je suis bien.....quelque soit mon poids!

alors que j ai deja fait un"poids ideal"  avec des regimes mais dans ma tete j etais toujours grosse !

la je suis simplement bien et mon alimentation n est plus un probleme

quel soulagement

merci a toutes pour vos reflexions enrichissantes

 

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