J’ai peur de grossir - 21052018

Soniadelabas
Ancien abonné

Bonsoir

Je viens sur cet espace pour la première fois. J’ai 34 ans bientôt et une histoire longue et compliquée avec mon poids. J’ai grossis à l’adolescence, rien de scandaleux mais assez pour me construire une image interne de « fille ronde ». En fait je ne faisais pas très attention à mon poids, je ne me pesais jamais. À la fac j’ai traversé une période courte d’anorexie. J’aimais cet hyper contrôle même si concrètement je ressemblais à une malade. Puis j’ai regrossis, surtout après une très difficile rupture, qui m’a laissée vide. Alors je me remplissais sans doute pour mettre de la matière où tout était éteint. J’ai ensuite commencer à bosser en 2009 et j’ai peu à peu repris mon coupes en main (toujours pas de balance). Puis j’ai eu ma fille, il y a 4 ans. J’ai voulu perdre les kilos de grossesse, j’étais à 76 kilos. Je suis descendue à 58 grâce à Weight Watchers. Mais il y a deux ans j’ai acheté une maison qui m’a éloigné de mon boulot et surtout qui nous a r

Commentaires

Soniadelabas
Ancien abonné

Qui nous a réservé de mauvaises surprises. Et depuis deux ans je grossis. Pas beaucoup mais assez pour me faire sentir mal. Je suis à 64 kilos. Je voudrais retrouver mes 58 mais je ne suis plus sure que ce soit possible. J’ai commencé le programme en janvier et j’ai souvent envie de tout arrêter pour me mettre au régime.. j’ai multiplié les compulsions et je crois que je ne gère plus mes émotions. En plus j’ai très récemment changé de boulot et ça ne se passe pas exactement comme je l’esperais... du coup je compulse, je culpabilise et je grossis. J’ai très peur que ça continue... 

Maureen
Ancien abonné

Bonjour Sonia,

Ah, cette spirale infernale... Après avoir découvert les travaux des Dr Zermati et Apfeldorfer (avant le lancement de LC), et avoir constaté qu'il n'y avait que ça de vrai, j'ai quand même recommencé à essayer (sans succès) de faire des "vrais" régimes et à compter les calories.

Faire un travail sur soi est long et douloureux. Je croyais avoir réussi à vaincre ma boulimie avant que les crises ne recommencent après la naissance de mon aîné, après 7 ans de silence !

Vivre dans le présent est très difficile à réaliser. Nous ne devrions pas avoir constamment un chiffre en tête, même celui d'une silhouette passée. Attention, je ne parle pas d'y renoncer, mais cela met une pression énorme !

Depuis janvier tu rééduques ton comportement alimentaire, tu peux en être fière, même si tu as envie de tout envoyer balader.

As-tu un soutien de ton entourage ? Arrives-tu, même pas très souvent, à lâcher prise et être bienveillante envers toi-même ? As-tu l'impression d'être en "tout ou rien" ?

Je serais ravie d'échanger avec toi car je me reconnais dans ce que tu décris. Courage !

M.

Soniadelabas
Ancien abonné

Bonsoir. Merci d’avoir pris le temps de me répondre. Oui je suis en mode tout ou rien et pas que pour l’alimenstation... j’avais souscris à l’activité « je travaille sur mon perfectionnisme » mais comme je trouvais que j’avais mal commencé j’ai demandé à mon coach si je pouvais sauter l’étape. Typique. Je crois que je viens de comprendre enfin ce que LC implique: se faire confiance, et même plus précisément faire confiance à ses sensations. Pas un tiers ni même à son cerveau raisonnable mais à son corps. Pendant longtemps j’ai tenté d’ignorer que j’avais un corps. Mais si. 

Tu en es où toi? C’est quoi ton parcours? Je suis contente de t’avoir « trouvée ». 

Je vis avec un mangeur régulé qui malgré sa patience finit par me trouver lourde avec mes histoires de poids. Il m’aimait à 75 kilos, il m’aime aussi à 64. Mais il ne comprend pas la place que cela prend dans ma vie. J’ai été à 58 kilos avec weight watchers mais avec le recul je me dis que j’en m’affamais peut-être. En fait j’ignore ce que pourrait être mon set point.. ça m’angoisse de me dire que ce pourrait être encore plus que 65.... 

Maureen
Ancien abonné

J'ai eu une éducation de la performance, de là est venu mon perfectionnisme et la peur de décevoir. Avec les années, ce n'est plus les parents que je voulais satisfaire, mais moi-même ; j'ai cependant mis du temps à le comprendre.

J'ai commencé les régimes vers 10 ans, alors que je n'avais aucune raison. Puis la boulimie est arrivée durant l'adolescence. Après des années de yo yo en essayant tous les régimes possibles, j'ai découvert les travaux des Dr Zermati et Apfeldorfer en 2006, j'avais 24 ans. La rééducation alimentaire a commencé, un chemin semé d'embûches mais je sentais que c'était une bonne fois pour toutes. Mes compulsions se sont calmées, et j'ai perdu 10kg en 2 ans.

Tout allait bien puis j'ai eu mes enfants, et ils ont soulevé le tapis sous lequel j'avais caché toute la poussière : en clair pendant des années j'avais cru avoir terminé mon travail sur moi, je m'accommodais de certaines attitudes en me disant "ce n'est pas grave", pour réaliser que je ne pouvais pas rester comme ça. Je veux surtout parler de mon hyper-empathie et ma peur des conflits.

Les crises ont recommencé, là pour le moment je suis sur la pente ascendante, je me sens grossir et ça me déprime. Le grand avantage est que je n'ai finalement jamais perdu les signaux de faim et de satiété, malgré des années de restriction cognitive et dérapages en tous genres. En gros, je sais ce qu'il faut faire mais ai du mal à l'appliquer !!! wink

J'ai aussi un homme qui me trouve belle quelle que soit ma silhouette, il ne souffre pas de troubles alimentaires mais il est en surpoids car très gourmand et souvent se ressert à table. Parfois j'ai un peu peur de lui confier toutes mes angoisses car il ne comprend pas vraiment comment on peut manger à s'en rendre malade...

Tout comme toi j'ai peur d'avoir changé mon set-point avec toutes ces années de yo yo, et quelque part je pense n'avoir jamais connu mon poids de forme adulte ! 

Mariepoppins
Abonné

Coucou à toutes,

Que de similitudes dans nos parcours! 

J'ai également déjà pratiqué la méthode il y a des années. Je n'avais pas maigri à l'époque mais la méthode m'avait beaucoup appris sur la notion de faim, de satiété et d'aliments tabous. Les crises de boulimie étaient diminuées et j'avais bien conscience que cette méthode était la seule qui pourrait m'aider. En revanche,  je n'ai pas du tout été assidue dans la poursuite du programme et le cycle infernal boulimies régimes a repris. Prise de poids, perte de poids et ainsi de suite jusqu'à ne plus être capable de faire un régime et surtout de ne plus perdre un gramme en faisant un régime à moins de partir en restriction totale. 

Je suis une bonne vivante et je sors beaucoup. Les régimes me coupent du monde, m'isolent et me privent de ce qui fait le plaisir de ma vie : partager de bons petits plats et boire de bons vins.

Me voici donc de nouveau à suivre ce programme grâce auquel je retrouve le plaisir de manger et de profiter sans culpabilité. En revanche, je vois bien que j'ai un peu maigri mais je rêve de maigrir bien plus. J'ai peur d'avoir un set point plus élevé que le poids dans lequel je me sens bien (et pour être honnête je n'ai jamais franchement réussi à rester à ce poids...) J'ai peur de ne pas maigrir autant que je veux, d'être déçue et de repartir dans les boulimies. J'aimerais me satisfaire d'un poids intermédiaire et d'un bien-être et d'un équilibre retrouvé plutôt que de repartir dans les extrêmes de la minceur (phase qui ne dure que peu de temps) et du surpoids. De connaitre de nouveau l'enfer de ces monstrueuses crises de boulimies qui dévorent tout sur leur passage et me détruisent moralement et physiquement. Comment est-ce que je n'arrive pas à faire ce choix pourtant simple? Pourquoi être à ce point obsédée par la minceur absolue? J'ai un IMC à 25,2 donc à la limite haute de la normale et à la limite basse du surpoids. Si je perds 1 kg je passe à un IMC normal à 24,8. Pas d'affolement donc mais je ne m'aime pas comme je suis et j'aimerais au moins perdre 5 kg. Idéalement 8 kg et j'adorerais en perdre 10 kg au total!

Je suis inscrite depuis 3 semaines et j'ai arrêté de me peser tous les jours. J'ai décidé de me peser tous les 1 à 2 mois idéalement pour laisser du temps au temps...

Voilà, une histoire banale mais cela me fait un bien fou de vous l'écrire et tout autant de vous lire!

Bonne journée à toutes et bonne continuation dans le programme. J'ai du temps en ce moment car je suis en convalescence après une opération. Je vais faire mon exercice de 2ème jour de dégustation. Une brioche au programme!

Marie 

Maureen
Ancien abonné

Bonne dégustation ! 

On a toujours en tête ce fameux IMC/BMI, mais il ne doit servir que d’ordre d’idée, il n’est qu’une indication chiffrée et médicale, utilisée par exemple pour prendre la décision de recourir à la chirurgie bariatrique, anneau, by-pass ou autre. Mais il peut tellement varier selon la musculature, la densité osseuse qui change avec l’âge...

C’est comme les changements de dizaine :) Je suis récemment repassée au dessus de la barre des 60, ce qui ne m’était pas arrivé depuis quelques années (hors grossesses), et j’ai beau savoir que ce n’est qu’un chiffre, ça prend bien le chou quoi !! 🤨

 

Mariepoppins
Abonné

Ce n'est pas qu'un chiffre, c'est un indicateur de poids et l'on a pas le droit de se définir uniquement au travers de ce critère de poids.

En revanche pour moi c'est toute la difficulté mais j'ai bon espoir que le programme me permette de progresser sur ce sujet.

Maureen, est-ce que le programme t'aide à revenir vers ton ressenti alimentaire?

 

Soniadelabas
Ancien abonné

Coucou les filles! Je vous écris pour vous dire que j’ai un peu laissé tomber ces derniers jours. J’ai une maladie auto immune et ma thyroïde se dérègle de plus en plus... l’approche de mes règles est un enfer. Du coup ce fait trois jours que je mange, je dévore sans faim et sans fin. Mon cerveau sait mais c’est comme si j’etait en pilotage automatique. Hier soir je pensais que finalement j’avais fait un progrès. Je repère mieux la survenue de la crise. Je sais comment ça va se dérouler, cette obsession qui tant qu’elle ne sera pas assouvie étreindra mon souffle et m’empechera de vivre normalement. Certes je suis tombée direct dans le panneau. Je n’ai même pas tenter de lutter avec un peu de RPC. Non les beignets, les deux tablettes de crunch, et le reste. Tout y est passé. Vite et sans plaisir. La crise quoi. Mais j’avais une petite voix qui me disait de prendre du recul et pour la première fois depuis très longtemps je me suis dit que oui j’entendais cette petite voix et pas pour me culpabiliser. Non, pour me dire que cette fois je ne pouvais rien faire mais la prochaine fois? J’essaierai. Bon du coup je vais me peser hein! J’ai l’air d’une femme enceinte. Mon ventre est dilaté. Je devrais éviter le sucre et le gras, mais la raté, du coup je suis difforme! Ces problèmes de thyroïde me font peur, on se sent mal pour rien, le transit et l’organisme en général tournent au ralenti. Le stress et l’angoisse me font manger, c’est l’équation fatale: bouger moins et grignoter mes émotions. Prise de poids assurée! Je voudrais retrouver de la motivation mais j’avoue que je ne sais pas trop où aller la chercher... j’espère que vous tiendrez bon, car oui c’est la seule voie mais ce n’est pas celle qui nous est familière. Il faut savoir s’éloigner de son chemin pour trouver sa route... bonne nuit! 

Mariepoppins
Abonné

Coucou Sonia,

Ma pauvre comme je compatis, comme ces moments que je connais par coeur sont désagréables et laissent vide et pleine de remords, de culpabilité et de dégoût! Tu décris ces moments avec des mots très justes.

Bravo d'avoir témoigné sur ce forum, c'est un premier pas vers la sortie de crise!

Je ne sais que te conseiller car chacune d'entre nous à ses propres ressources et ces moments de boulimie me laissent souvent démunis et je tuerais presque toute personne cherchant à m'empêcher d'avoir ces crises.

Se promener sur le site (forum, mag, chats) me fait du bien pour me reconnecter avec les sensations. Oh j'imagine bien que tout ça tu as déjà pensé à le faire!  

Bon courage pour la suite et je suis sûre que tu vas y arriver. J'espère aussi que vous allez arriver à équilibrer ta thyroïde car cela ne t'aide pas bien évidemment. 

Marie

Mariepoppins
Abonné

Super négative en ce moment et obsédée par la peur de reprendre le peu de poids perdu avec LC. Dur dur!

Maureen
Ancien abonné
Mariepoppins Abonné ven 08/06/2018 - 22:43

Super négative en ce moment et obsédée par la peur de reprendre le peu de poids perdu avec LC. Dur dur!

Courage. Comme on le sait, c’est une entreprise de longue haleine, pas un de ces régimes-express dangereux et inefficaces sur le long terme. 

Cette fois, on veut s’en sortir par un travail de fond, long, difficile mais c’est aussi une incroyable aventure de redécouverte de soi. 

Tu penses que tu n’as fait que perdre un peu de poids, tu as fait beaucoup plus. Même si tu as l’impression que tu reviens en arrière, crois moi, ce n’est pas le cas. 

Traverses-tu  en ce moment une période difficile en parallèle de ton programme ? 

Je pense que ces baisses d’humeur et ces phases de découragement font partie du jeu,  elles sont douloureuses. Le fait de le partager ici est déjà un très bon point. 

N’hésite pas à revenir poster. 

M.

Mariepoppins
Abonné

Merci Maureen! Oui tu as raison ce que j'ai appris est bien plus important que le nombre de kilos perdus ou potentiellement repris. 

En revanche, malheureusement, même si intellectuellement j'ai intégré le fait qu'un changement de rapport à la nourriture était la clef et qu'il ne se faisait pas en un jour, je reste obsédée par ma perte ou mon éventuel gain de poids.

Je ne me pèse plus et je vois ben que j'ai maigri puisque mes pantalons sont un peu moins étroits et que je rentre dans d'anciens pantalons qui étaient devenus trop petits. En revanche, je me dis souvent que je n'ai pas maigri autant que je pense avoir maigri, que je me fais des illusions, que je me raconte des histoires et qu'en fait j'ai à peine maigri. 

Je me rends bien compte que cela est stérile de penser autant à la perte ou à la prise de poids ou même encore au fait de stagner ou non. Je n'arrive pas à lâcher prise sur ce sujet. 

J'ai bon espoir que ce la passe au fur et à mesure de mon avancée dans le programme. Cela fait tellement de décennies que je fonctionne comme cela. Il va me falloir un peu de temps, que je sois rassurée par mon évolution pas à pas et que j'accepte que les changement en profondeur s'installent progressivement et non pas immédiatement. 

La patience, ce n'est pas mon fort pour certaines choses!

Maureen
Ancien abonné

Je comprends, ma silhouette et ma perte/prise de poids restent une obsession pour moi aussi.

Je ne sais pas si tu penses comme moi, mais j’ai commencé à prendre du poids suite à des EME (et une succession de régimes dès l’âge de 10 ans sans raison réelle...), et dans ma tête, tant que je garde ce poids en « trop », c’est que le problème est toujours là...

Comment ça va Sonia ? N’hésite pas à continuer ce partage, même si le programme te semble entre parenthèses, personne ici ne t’en fera le reproche.

Mariepoppins
Abonné

Et vous où en êtes vous par rapport à tout ça?

Mariepoppins
Abonné

Merci Maureen! Effectivement, je ressens la même chose que toi par rapport à "ce poids en trop"! J'ai aussi grossi du fait de mon profil de mangeuse émotionnelle et boulimique. Maintenant que je suis de nouveau ce programme, il faut que mes kilos disparaissent pour me prouver que je suis guérie!

Mais bon sang déjà je n'ai pas eu de crises de boulimie depuis bientôt un mois que je suis inscrite (sauf une rechute de 2 jours en début de programme) et ça déjà c'est énorme! Oui j'ai bien eu quelques compulsions et souvent je n'arrive pas encore à m'arrêter de manger au bon moment lorsque je suis en dehors de chez moi (comme actuellement par exemple!) mais le changement est important.

Pourtant, il y a toujours cette obsession du poids qui perdure. J'ai maigri mais ce n'est pas assez, j'ai peur de regrossir ou de ne plus maigrir d'avantage! 

Olala mais je me fatigue toute seule laugh!!!!!! Je ne peux pas lâcher et me foutre un peu la paix avec ça nan????? wink Profiter de l'instant présent? Pffff!!!!

Je crois que je vais me lâcher un maximum sur ce fil de discussion car c'est franchement mon point faible cette obsession du poids. Elle peut me pousser à manger d'avantage. Cela me fait du bien d'en parler ici sans retenue! 

Soniadelabas
Ancien abonné

Coucou! 

Desolee mais en ce moment je suis soit fatiguée soit en mode ours, pas de communication en dehors de ce qui est strictement nécessaire à la vie en groupe. J’angoisse pas mal pour mon histoire de thyroïdite d’hashimoto car même si mes derniers examens montrent que ma thyroïde fonctionne encore, j’ai comme une épée de Damoclès et je me demande quand elle va tomber... alors je me dis si c’est pour prendre 20 kilos en 6 mois et les perdre en deux ans quand je serai sous traitement, à quoi ça sert que je fasse des efforts? Et du coup je suis mal alors que pour le moment ça va à peu près. J’ai arrêté de me peser mais juste par peur du chiffre, pas de « je m’assume malgré les chiffres ». J’ai juste pas envie de savoir. Du déni basique quoi. Sinon je lis beaucoup sur le rôle d’en l’alimentation dans notre santé et plus particulièrement dans la survenance des maladies auto immunes. Une des clefs serait, mais ce n’est pas relayé par la médecine conventionnelle, d’arrêter le gluten. Du coup j’ai amorcé le retrait de ce composant présent partout et ça ressemble à s’y méprendre à de la restriction cognitive... et je sens en moi monter ce secret espoir: et si ça me permettait de perdre du poids??? Et voilà on y revient... 

Mariepoppins
Abonné

Coucou Sonia, 

Difficile de gérer les problèmes de thyroïde. Je les connais car je n'ai plus qu'un petit morceau de thyroïde. En revanche je ne connais que de nom la thyroïdite d'Hashimoto.J'imagine bien les conséquences que cela peut avoir sur le poids et que cela donne envie de baisser les bras "à quoi bon?"

Pour avoir déjà expérimenté certains bienfaits du programme, il y a celui, indépendamment du fait de perdre du poids qui reste obsessionnel pour moi, celui de faire la paix avec la nourriture et avec soi-même. 

Alors je comprends que tout cela te paraisse dérisoire mais quand tu pourras de nouveau te connecter avec le programme, j'espère que cela t'apportera un soulagement de ce côté là.

Je ne sais pas si je suis très claire!!!!

Par ailleurs, j'ai lu quelque part sur ce site que supprimer des aliments pour des raisons de santé ou de religion, ce n'était pas de la restriction cognitive. C'est comme ça et tu n'as pas le choix.

Quant à vouloir perdre du poids, cela est bien normal et à mon sens est plutôt sain si cela te permet de te sentir mieux! Ne culpabilise pas pour cela, c'est tout à fait légitime.

As-tu choisi l'option avec un coach dans le suivi du programme?

Je te souhaite mille fois de trouver des solutions à tout ça!

Bon après midi,

Marie

Soniadelabas
Ancien abonné

Merci Marie, c’est adorable. Pour le moment mes soucis sont tout à fait gerables mais j’en sais que ça peut deconner d’un coup, il faut éviter le stress paraît-il mais vu que c’est précisément ça qui me stresse je suis mal barrée 😉. Pour la restriction cognitive je crois que je suis encore dedans et quand j’en sors c’est parti pour le lâchage... ce soir EME mais je me suis forcée à rester dans le salon pour l’assumer. C’est presque un progrès! Par contre gluten et lait et me voila avec un ventre de femme enceinte de 6 mois....mais ce soir là tout de suite je m’en fiche. Je dois me reprendre en main mais je suis victime du « un dernier pour la route » mais c’est jamais le dernier... bref ça va aller! Bonne soirée et à très vite... 

Soniadelabas
Ancien abonné

Juste pour savoir tu es traitée pour ta thyroïde? 

Mariepoppins
Abonné

Coucou Sonia!

Avec le programme tu vas apprendre à gérer tes EME petit à petit afin qu'elles ne virent plus en compulsions. Elles n'auront donc plus ou peu d'impact sur la balance et ça c'est chouette. Je n'en suis pas encore là dans le programme mais j'ai beaucoup lu ce qui se dit sur le site au sujet des EME (chats d'experts, articles, témoignages des unes et des autres) et je peux te dire que ça marche. Je suis une grande boulimique hyperphagique et depuis que j'ai commencé le programme le 12 juin je n'ai eu que deux jours crises de boulimie au tout début du programme. Ces crises se sont transformées en compulsions avec donc une quantité d'aliments ingérés bien moindre. Les compulsions ont jour après jour quasiment disparues ou en tous les cas sont tout à fait minimes! 

Quant à ton stress qui peut être source de désordres dans ta maladie, comment le prends-tu en charge? A mon sens, la méditation pourrait vraiment t'aider. Je ne sais pas si tu la pratiques ou si tu as envie d'être initiée. Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, je te conseille vivement de télécharger l'appli développée par Christophe André et Psychologie Magazine. Elle est juste géniale car apprend à méditer et propose des méditations guidées et 3 mn ou bien de 7 à 10 mn très faciles à intégrer dans un quotidien. Pour ma part, cela m'est d'une grande aide sur de nombreux plans dont celui de la gestion du stress mais aussi la médiation me permet de prendre de la distance par rapport aux évènements de la vie!

Et enfin pour répondre à ta question, oui je suis sous Lévothyrox depuis une 20aine d'année. J'ai été opérée de la thyroïde il y a une bonne vingtaine d'années. 

Tu es courageuse et sur le bon chemin pour gérer tout ça notamment la restriction cognitive! 

Je te souhaite une très très bonne journée Sonia et merci pour tes messages. Le forum est formidable du fait des partages des unes et des autres!

Mariepoppins
Abonné

Dilemme du jour : depuis quasi 10 jours je me rends bien compte que je mange souvent sans faim et j'ai l'impression d'avoir grossi de nouveau et cela me terrifie. J'y pense tout le temps! J'essaie donc au maximum de me recentrer sur mes ressentis alimentaires.

En revanche, je suis très tentée de remonter sur la balance pour vérifier si mon poids à augmenté ou pas.

Je ne pense pas que cela soit une bonne idée car si je constate avoir pris du poids je vais soit avoir une bonne compulsion soit repartir dans le contrôle! 

En même temps, si mon poids n'a pas bougé cela renforcerait ma motivation ...

Bon je vais m'en tenir à ma résolution : me peser une fois par mois! Je vais donc attendre la fête nationale le 14 juillet pour me peser! Ca parait loin!

Et vous que faites vous dans ces cas là? 

Bonne journée, 

Marie

Soniadelabas
Ancien abonné

Reste fidèle à ta « promesse ». Moi j’ai craqué ce matin, alors que hier gros repas et apéro... bref je n’aurais pas du. Ça m’a juste angoissée. Mais j’ai peur qu’en ne me pesant pas je perde le contrôle. En fait quand le chiffre est mauvais ça m’envoie une alerte et m’oblige à me reprendre. Mais en fait c’est plus pervers que ça: après le petit courant électrique c’est plutôt le découragement et du coup je retombe dans le « foutu pour foutu ». Résultat au moins 6 chouquettes (en deux fois) et la moitié d’une tablette de chocolat. Sans faim. 

J’ai envie de me juger mais non je vais choisir la bienveillance. Et surtout me recentrer sur mes ressentis.

merci pour le conseil méditation. Je faisais du yoga avant de changer de job et j’ai arrêté depuis plusieurs mois. Je dois me remotiver car c’était bien... mais j’ ai toujours une bonne excuse. Pour la médiation je vais te tenter l’appli, ça peut m’encourager. 

Pour la pesée tu n’as pas plutôt un vêtement de référence? Ça éviterait la dictature du chiffre... 

Mariepoppins
Abonné

Oui oui oui choisit la bienveillance et ton ressenti alimentaire! Tu peux te féliciter d'être inscrite sur LC et de choisir cette voie! Elle n'est certes par facile mais tellement gratifiante! Depuis combien de temps pratiques tu la méthode? Comment l'as tu connue?

Je trouve qu'elle demande infiniment de patience et de persévérance sans garantir un résultat sur la balance mais quelle libération et quelle joie de voir les boulimies disparaitre sans contrôle, de pouvoir manger ce que je veux, de pouvoir profiter de la vie avec mes amis! Même si en écrivant ça j'ai toujours la petite voie maléfique qui me parle de perte de poids. Grrrr la perfide! Mais plus ça va plus je préfère rester un peu plus enveloppée mais avoir un poids stable. Un poids stable? De ma vie je crois que cela ne m'est jamais arrivé. J'ai 4 tailles de pantalons dans mon placard. C'est fatiguant de changer de poids tout le temps comme ça! Et puis avoir la paix et faire la paix avec moi même. Il serait temps à 47 ans...

Maureen
Ancien abonné

En ce qui concerne les habits, il y a une époque où je me suis débarrassée des pantalons trop petits. J’avais perdu beaucoup de poids en peu de temps, était arrivée à une silhouette qui me plaisait mais je l’avais atteinte en ne satisfaisant pas ma faim, avec le recul vers la fin du régime j’ai réalisé que je ne mangeais que 800 ou 900 calories par jour. À 17 ans. Bref, un an après cet objectif j’ai recommencé à prendre du poids, et quand j’ai tiré un trait sur les régimes, j’ai compris que je ne reviendrai pas à ce poids. 

J’ai aussi réalisé que j’avais été comme en stand-by toutes ces années au lieu de profiter du présent : « On verra plus tard - Ça servira quand j’aurai maigri... » etc. Comme si je me niais moi-même, comme si j’étais une parenthèse. 

Soniadelabas
Ancien abonné

Ah je ne le connais que trop bien ce sentiment de parenthèse... c’est tentant de se dire: j’acheterai telle fringue quand je serai mince ou alors je garde telle fringue pour quand j’aurais perdu. Oui MAIS si je perds pas? Si les années passent et que je reste « grosse »? Dans mon cas je vis l’inverse car avec mon souci de thyroïde je sais que je finirai par prendre, c’est comme si ca m´ouvrait une possibilité de grossir sans que mon comportement y soit pour quelque chose. J’ai perdu 15 kilos après ma première grossesse en faisant weigh Watchers mais j’en avais pris 10. Du coup en fait j’en ai seulement perdu 5 que j’ai repris donc plus 2 en fonction des périodes. En fait j’en suis revenue à la case départ. Du coup je me dis et si c’était ça mon poids? J’ai acheté un maillot de bain en 42 alors qu’une partie de mon esprit espère encore entrer dans un 38... mon défi? Cesser les grignotages car je sais pas pour vous mais moi plus je me en sors grossir plus je mange.. 

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