Je suis désemparée. - 01032015

Mariemarie0000.
Abonné

J'ai fini le programme.
Dès que j'ai arrêté de faire les exercices de faim et de satiété, j'ai recommencé à grossir. Je n'ai maigri qu'au cours de ces exercices. C'est comme si ces exercices étaient un régime. D'ailleurs, en faisant les exercices de satiété, j'avais le sentiment d'être au régime et cela me mettait en colère.

A ce jour, j'ai repris tous les kilos perdus depuis mon inscription.

Je bute sur la satiété au repas du soir. Je n'arrive pas à la respecter. J'ai la "petite voix" en fin de repas qui me dit "il faut finir". J'ai été programmée pour finir mes assiettes par mes parents (parents pauvres, ne pas gâcher de nourriture, surtout ce qui coûtait cher à l'époque) et la cantine (collège privé, obligation pour la tablée de finir les plats avant de sortir de table). Je ne parviens pas à me déprogrammer.
J'ai d'abord essayé d'ignorer ces injonctions à finir l'assiette. Mais elles reviennent. J'ai essayé la RPC dans ces moments-là, pas facile. C'est comme si les injonctions étaient au-dessus de moi, comme le doigt de Dieu (un peu comme celui du plafond de la Chapelle Sixtine) pointé vers moi, et je ne peux qu'optempérer. Ca me dépasse. Je sais qu'il faut que je prenne du recul et que je laisse passer, mais dans ces moments-là, je n'y arrive pas. C'est comme s'il y avait une urgence, un risque vital. Et cela se produit même si j'ai fait des poses de RPC dans la journée et que j'ai pris un goûter.

Je ne sais plus trop quoi faire.

J'ai encore toute ma confiance dans la méthode, je ne sais juste plus comment l'appliquer.

En ce moment, je fais les 8 semaines de méditation du programme MBSR de Jon Kabat-Zinn en autodidacte, avec son livre et des enregistrements audio. Je suppose qu'à l'issue des 8 semaines, je serai plus à l'aise avec la pleine conscience et je pourrais réessayer de laisser passer les pensées automatiques de fin de repas.

En attendant, si quelqu'un peut m'aider...

Commentaires

lylyoz
Marraine

J'entends ton conditionnement à finir ton assiette pour être aimable.

Mais peut-être est ce aussi une EME déguisée? Arrives tu à faire des sas de décompression le soir en rentrant de ta journée? Tu précises que c'est le repas du soir. Quid du déjeuner? 

Est ce que tu arrives à sentir ce que te fait cette injonction de ton mental dans le corps?

Dans ces cas là, je trouve déjà super que tu aies conscience de cette petite voix qui te somme de finir ton assiette car même si pour le moment tu n'arrives pas à faire autrement tu la vois et c'est très encourageant pour faire autrement dans un second temps! 

Peut-être dans ce cas là serait-il bon de pratiquer la défusion avec tes pensées. Si tu ne connais pas notre marraine Izabelle en a expliqué les principes sur son blog avec beaucoup de clarté.

J'espère que ça t'aidera.

capuccino
Marraine

Bonjour Marie,

Les EME de fin de repas sont fréquentes et tu as réussi à les repérer chez toi ce qui est une grande avancée. Ces EME peuvent être en relation avec des émotions vécues plus tôt, des pensées sur les moments à venir (la soiréé à passer seule, ou à faire des activités difficiles pour toi...ou cela réveille effectivement des souvenirs douloureux, des injonctions qui remontent à l'enfance et surment beaucoup d'autres choses).

Ta décision de faire le porgramme MBSR est une très bonne idée et cela t'aidera surement à repérer tes émotions, tes pensées automatiques et de décider de les suivre ou pas.

A la lecture de ta façon de vivre les expériences sur la faim et la satiété, j'ai le sentiment que tu étais encore en restriction cognitive et que tu as fait tes exercices effectivement comme on fait un régime avec OBLIGATION de respecter sa faim, de suivre sa stiété et de ne pas la dépasser... 

Quelle est cette peur vis à vis de la satiété ? y aurait-il un risque pour toi à manger moins ? Aurais-tu vécu des expériences douloureuses avec ce "ne pas manger assez", avec cette sensation de frustration à ne pas pouvoir manger tout ce que tu as devant toi ? Quelle est cette colère qui vient te visiter lorsqu'il te faut abandonner la nourriture dont tu n'as plus besoin ?

Comment as-tu vécu les expériences de dégustation, sur le plaisir alimentaire ? As-tu remarqué que les aliments n'ont plus d'attrait quand on a pas faim ? Alors à quoi bon manger au-delà de sa faim quand le plaisir a disparu ? Qu'y a-t-il de si urgent à calmer lorsque tu veux continuer à manger alors que la faim a disparu ? As-tu réussi à faire une place à la dégustation au cours de tes repas, manges-tu selon tes envies les aliments qui te semblent vraiment attirants ?

On peut faire le programme, le terminer alors que la RC est encore présente, alors que l'envie de maigrir est tellement présente, qu'on se met la pression.

Voilà quelques pistes de réflexion qui me viennent à l'esprit, et puis surtout, n'hésite pas à contacter ta coach qui a la lecture de tes différents bilans et qui pourra t'aiguiller sur des exercices à refaire par exemple.

 

mavo.
Marraine
Hello Marie Je vais simplement te donner le conseil que j'ai reçu moi-même (et que je peine encore à mettre en œuvre... Mais parfois, un petit peu, j.y arrive !). => expérimente ! C'est la première fois qui est la plus difficile. Et dès la première fois, dès qu'on parvient à se confronter à nos peurs, à essayer de ne pas manger quand notre cœur en demande plus, tout notre petit système interne se dégonfle, comme un soufflé qui retombe... Car ce qui nous fait peur, ce sont des pensées, des émotions, rien d'autre. Et il suffit de se confronter. Évidemment cela paraît très simple sur le papier. Et 1000 fois j'ai décidé de me confronter, et 998 fois j'ai juste oublié de le faire. Mais une fois ou deux, j'ai réussi. J'ai réussi à me connecter à mon ventre, qui me disait "stop, je n'ai plus faim" ou bien "ce chocolat n'a plus aucun goût, il ne me fait plus plaisir du tout !" Et là, c'est ultra simple de s'écouter. Bon j'ai réussi une fois ou deux, ce n'est pas pour autant devenu un automatisme et le chemin est encore long. Mais chaque tout petit pas est un tout petit pas de fait ! Bon courage.
Chléa.
Abonné

Je vais peut'etre dire quelque chose d'idiot par rapport aux commentaires  qui précédent mais ..et si tu en mettais moins dans ton assiette ? au moins le soir ? ( là ou tu es chez toi et ou tu peux choisir ) 

Ca ne résoud pas le problème de fond que tu évoques, mais ça te permettrait peut'etre de clamer le jeu des kgs ? certes en contournant le problème de fond, mais au moins en attendant que tu parviennes à te " déprogrammer ", ce qui peut prendre un peu de temps

izabelle
Animatrice forum

j'allais dire la même chose

perso je suis moi aussi plutôt incapable de ne pas finir mon assiette

je pense que le poids de mon éducation serait tellement fort !!!!  c'est comme pour fumer, je n'ai jamais même pu envisager de tirer une taffe tellement j'aurais eu l'impression d'avoir l'opprobre sur moi

en fait je ne me suis jamais embetée avec ça, je me sers moi-même.....

donc pas de souci pour l'assiette, je me sers comme je veux, même si les portions ont tendance à ré-augmenter à chaque fois....

 

cela dit cela ne m'emêche pas d'avoir des EME de fin de repas, essentiellement le soir

 

mais comme dit mavo, il faut se confronter, et surtout en pleine conscience

c'est à dire tu tranches dans le vif

tu te prépares un grosse assiette,  tu en manges la moitié,  tu laisses  l'autre moitié

et là : pleine conscience

tu te confrontes totalement à ce que tu ressens : gene, perte, peur, etc

et en pleine conscience c'est à dire dans le moment présent

 

 

personnellement je me confronte à cette tension en moi qui me donne envie de manger pour "accumuler" les conforts

j'essaie de la vivre simpelment dans le présent  et donc sans me mettre une quelconque pression sur le fait de manger ou non

dans le temps où te confrontes, tu es en pleine conscience, dans le présent avec tes sentiments, il n'y a aucun "projet" de manger ou non, aucune gloire d'y arriver ou non,  juste tes sentiiments

la seule gloire c'est d'avoir le courage de se confronter à tout ça, même une minute

 

et c'est dans le temps que les automatismes peuvent être rompus, puis d'autres recréés

 

mais je dois dire que dans mon éducation pour ma fille j'ai institué ça :  petites portions, et on se ressert si on a encore faim-envie spécifique de l'aliment

je crois que c'est plus simple d'être éduqué directement comme ça  que d'ensuite devoir changer des vieux automatismes

l'automatisme est très résistant au changement, mais tu peux y  arriver, et en re-créer de nouveaux

Mariemarie0000.
Abonné

Merci à tous le monde d'avoir pris le temps de me répondre. Ca fait du bien de trouver du soutient.
 

Lylyoz : de la défusion sur les pensées automatiques, c'est clair que c'est la solution. Je n'y arrive pas vraiment encore poru le moment.

Capuccino : tu dis  "tu as fait tes exercices effectivement comme on fait un régime avec OBLIGATION de respecter sa faim, de suivre sa stiété et de ne pas la dépasser... " Mais, à vrai dire, je ne sais pas comment les faire autrement.
"Quelle est cette peur vis à vis de la satiété ?" : je ne sais pas. J'ai identifié ma peur de la faim, mais peur de la satiété, je ne sais pas. A réfléchir.

Mavo : "expérimente !" : oui, j'en ai bien l'intention !

Chléa : "et si tu en mettais moins dans ton assiette ?"  Oui, ça je le fais, mais il arrive que ce soit encore un peu trop.

Izabelle: J'aimerais être capable de ne pas finir mon assiette, sans avoir à réfléchir à la quantité que j'y mets à l'avance. Je voudrais être libérée de ce conditionnement, me déprogrammer.


Les pistes que vous évoquez sont toutes intéressantes et me donnent à réfléchir.

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

 

Bonjour Mariemarie,

Je trouve très intéressant que vous ayez utilisé cette formulation, ou quelque chose d’approchant, « faire LineCoaching comme un régime ». Vous n’êtes pas la seule, loin de là, à avoir ce type de difficulté. Qu’est-ce qu’un régime ? On est au régime lorsque ce que l’on mange, nos horaires, les quantités, tout cela est dicté par quelque chose qui nous est extérieur : un médecin, un livre, un programme quelconque. Mais on est aussi au régime lorsque des croyances intériorisées nous commandent. Par exemple : « il faut finir son assiette ».

Et inversement, quand n’est-on pas au régime ? Lorsque nos choix alimentaires, les quantités consommées, les horaires, ne dépendent que de nos besoins. Ces besoins, quels sont-ils ? Ils sont physiques, et notre corps nous adresse alors différents messages qui viennent guider notre comportement alimentaire: la faim, le rassasiement, les appétits spécifiques, la satiété. Ils sont aussi psycho-émotionnels, et nous mangeons alors pour nous réconforter, et nous nous arrêtons dès lors que nous avons obtenu ce réconfort.

Lorsque nous mangeons en réponse à nos besoins physiques et émotionnels, notre poids est alors l’objet d’une régulation et se situe aux alentours du poids d'équilibre. Il tourne autour, un peu plus, un peu moins, comme notre température corporelle, elle aussi l'objet d'une régulation, tourne autour de 37°C.

En fait, cette régulation est assez souple et il n’est pas besoin de respecter en permanence les sensations alimentaires. Par exemple, il est bien des circonstances sociales où nous sommes conduits à manger plus que nos besoins. Mais par la suite, dans les jours qui suivent, les choses se régulent d’elles-mêmes : on a moins faim, on mange moins, et voilà.

En fait, mieux vaut ne pas devenir obsédé des sensations alimentaires comme on a pu devenir obsédé par la diététique ou par tel ou tel régime. On se sent contraint, on se met en colère, et cette colère génère des envies de manger émotionnelles.

Donc, Marie2, l’important est que vous vous décontractiez, que vous puissiez déroger à vos sensations alimentaires chaque fois que l’occasion s’en présente, que cela vous convient, mais qu’ensuite, vous puissiez y revenir, en souplesse. Normalement, ce n'est pas difficile de manger moins quand la faim n'est pas là, puisque si on le fait quand même, c'est avec un plaisir très limité.

En ce qui concerne cette difficulté à laisser de la nourriture, effectivement, on a pu être fortement conditionné dans son enfance et avoir de la difficulté à passer outre ces conditionnements. Mais sur LineCoaching, nous proposons des exercices dans ce sens : par exemple, faire des repas avec des aliments riches, en laissant ce qui reste lorsque le rassasiement gustatif apparaît.

Car ce qui est fondamental, quand on mange, et je crois qu’il faut garder cela à l’esprit, c’est le plaisir que le fait de nous nourrir peut nous procurer. Nous sommes limités, non pas par les quantités disponibles (c’est fini, ce temps là, dans nos contrées) mais par notre capacité à prendre du plaisir. Et ce plaisir s’épuise vite : nous ne pouvons manger que peu avec un réel plaisir gustatif !

Les conseils donnés par Izabelle ou mavo me semblent excellents : il s’agit d’accepter ce sentiment qui nous prend lorsqu’on est dans cette situation de « devoir finir ». Oui, on ressent un malaise, s'il faut jeter, laisser, ne pas finir, Mais cette émotion, ces pensées issues du passé, n’ont pas à diriger nos conduites actuelles. Ce n’est pas notre choix. Nous pouvons juste laisser passer cela, et on constate alors que, peu à peu, on se déconditionne.

C'est là, me semble-t-il, un bon usage de la pleine conscience. Alors que, à mon sens, faire des exercices respiratoires pour "se calmer", ou "écarter des injonctions", des pensées pénibles, revient en fait à mettre en place un processus d'évitement émotionnel.

Alors Marie2, rien n’est perdu. Vous avez fait beaucoup de chemin, et pour être vraiment libre sur le plan du comportement alimentaire, il vous reste ces obstacles à franchir : faire confiance à vos processus de régulation, vous rappeler qu’ils fonctionnent à l’échelle de la dizaine de jours, et abandonner certains conditionnements datant de votre enfance.

Bon courage à vous !

FRED73
Marraine
Je ressens les mêmes choses que toi Mariemarie . Dur de laisser dans mon assiette, d'en mettre moins aussi. En fait, c'est comme s'il fallait que je me débarrasse de ma faim alors je mange vite. Mais après je suis dégoûtée parce que je n'ai pas vraiment apprécié ce que j'ai mangé. Et quand je n'ai plus faim il est trop tard mais je voudrais en profiter encore d'où les EME de fin de repas je pense...
izabelle
Animatrice forum

[quote=G.Apfeldorfer]

Car ce qui est fondamental, quand on mange, et je crois qu’il faut garder cela à l’esprit, c’est le plaisir que le fait de nous nourrir peut nous procurer. Nous sommes limités, non pas par les quantités disponibles (c’est fini, ce temps là, dans nos contrées) mais par notre capacité à prendre du plaisir. Et ce plaisir s’épuise vite : nous ne pouvons manger que peu avec un réel plaisir gustatif !

[/quote]

ça c'est très important pour moi d'avoir pris conscience de ça

le plaisir gustatif retrouvé (grâce à la bonne faim)  et la limite de ce plaisir-là

et surtout l'acceptation de cette limite, qu'à un moment donné le plaisir s'arrête

comme qqchse de naturel, mais pas grave

car ça reviendra, la bonne faim, le plaisir, rythmant les jours et nous permettant de nous sentir vivants

malala.
Ancien abonné
Bonjour Cela ne fait qu une dizaine de jours que suis inscrite ...pour 6 mois minimum...parce que j ai beaucoup de kilos à perdre. qu est ce qui détermine la fin du programme? L atteinte du set point ou d etre passé par toutes les etapes? Et si a la fin des etapes je ne me sens pas encore assez forte pour continuer seule? Marie peut etre qu il faudrait consolider quelques acquis? Et pourquoi ce besoin de finir se manifeste t il le soir et pas dans la journee? Moment où on relache notre attention..peut etre les soucis de la journee vous "tombent" ils dessus? Moi aussi je me rends compte que le soir est plus difficile à gérer. J ai aussi des difficultés en journee mais moins. Conditionnement par l education? EME? Surement un peu des deux... Apres je ne suis qu en debut de programme... Par ailleurs, je vais vous dire ce que m a dit une psy d une association qui gerait globalement les personnes atteintes de problemes/maladies chroniques (diabete hypertension surpoids...) Je vous préviens que j avais trouvée cette image assez violente mais elle parvient à m aider...des fois. Posez vous la question:que deviendrait cette nourriture que vous ne mangez pas? Vos parents et votre scolarisation en milieu strict vous ont conditionnée à ne pas gâcher...donc à ne pas jeter. Et où jete t on les déchets? Dans une POUBELLE!! ET VOUS N ETES PAS UNE POUBELLE! Lorsqu elle m a dit ça, j ai été choquée du parallèle...ben je ne respecte ni les sensations que je perçois (je n ai plus faim,je suis rassasiée...) ni mon corps qui remplace la poubelle!! Je ne me respecte pas lorsque j agis comme ca?!!! Apparemment dans cette association ils avaient reflechi a l appellation de cette comparaison: "l image de la poubelle"... Peut etre ce parallèle ne vous choque t il pas...moi ça a ete un electrochoc! Difficile de voir comment je me traitais! Lorsque j ai du mal à jeter,j essaye de me souvenir de cette image. J essaye de me raisonner et de me convaincre d ecouter mon corps et de le respecter...DE ME RESPECTER!Ben oui nous sommes des personnes qui meritent le respect! Comme j ai encore du mal à jeter (que ca soit mes restes ou ceux des autres) je demande à quelqu un d autre de le faire pour moi! J ai deja parlé de la question à mon compagnon pour qui cela ne pose aucun probleme de jeter ce dont il ne veut plus (on ne l a jamais forcé a terminer...ce qui n etait pas mangé etait donné aux betes ou jeté). Meme ma fille de 4 ans est mise a contribution...elle jete ses propres restes que j avais tendance a terminer...pour ne pas gâcher alors que ne n avais plus faim!! Apres cela me pose encore probleme...je ne fais que commencer la RPC... Voilà ma petite contribution à la discution... Malala
Mariemarie0000.
Abonné

[quote=G.Apfeldorfer]

En fait, mieux vaut ne pas devenir obsédé des sensations alimentaires comme on a pu devenir obsédé par la diététique ou par tel ou tel régime. On se sent contraint, on se met en colère, et cette colère génère des envies de manger émotionnelles.

[/quote]

Oui, vous avez raison. J'ai tendance à fonctionner en mode tout-ou-rien et à devenir obsessionnelle. Il faut que je prenne du recul.

 

[quote=G.Apfeldorfer]

Les conseils donnés par Izabelle ou mavo me semblent excellents : il s’agit d’accepter ce sentiment qui nous prend lorsqu’on est dans cette situation de « devoir finir ». Oui, on ressent un malaise, s'il faut jeter, laisser, ne pas finir, Mais cette émotion, ces pensées issues du passé, n’ont pas à diriger nos conduites actuelles. Ce n’est pas notre choix. Nous pouvons juste laisser passer cela, et on constate alors que, peu à peu, on se déconditionne.

C'est là, me semble-t-il, un bon usage de la pleine conscience. Alors que, à mon sens, faire des exercices respiratoires pour "se calmer", ou "écarter des injonctions", des pensées pénibles, revient en fait à mettre en place un processus d'évitement émotionnel.

[/quote]

Oui, ça je l'ai bien compris. Essayer de faire disparaître les pensées automatiques, ça ne marche pas. Je travaille sur l'acceptation, la défusion.

Merci d'avoir pris le temps de me lire et de me répondre.

clementine77.old.
Abonné

Bonjour Mariemarie

 

Ton post me parle beaucoup... c'est encore quasi impossible pour moi de ne pas finir mon assiette, alors que je fais le programme pour la deuxième fois.

En le lisant, une question m'est venue : quelles ont été les menaces et/ou conséquences pour toi et les autres enfants, quand vous ne terminiez pas votre assiette ? Des violences physiques, psychiques ? Rester à table durant 3 heures ?

Quelle terreur (peut-être) le fait de ne pas terminer son assiette réveille-t-il ?

Ce qui nous paraît dérisoire une fois adulte peut littéralement nous sidérer enfant. Pour ma part, je me rappelle de ma soeur qui n'a pas eu le droit de quitter la table avant d'avoir mangé tous ses haricots verts. Il était 15h, nous avions quitté la table depuis 2h.

Bonne chance pour la suite.

FRED73
Marraine
Pour moi aussi il est vraiment très très difficile de nepas finir mon assiette mais je ne me souviens pas des conséquences qu'il aurait pu y avoir si enfant je ne l'avais pas fini.Pas contre mes parents utilisaient énormément la culpabilité et ça marchait toujours !
izabelle
Animatrice forum

je n'ai jamais reçu aucune injonction, enfant, concernant le fait de finir mon assiette

 

et pourtant, aujourd'hui, il ne me viendrait pas à l'idée de trop me servir, puis de jeter le reste

je trouve ça simplement pas rationnel, inadapté

les seules fois où les quantités ne sont pas adaptés à mon appétit, c'est au restau  ou bien si on me sert, et d'ailleurs je déteste qu'on me serve, surtout mon homme qui met trop de quantité

 

[quote=Mariemarie0000]

J'aimerais être capable de ne pas finir mon assiette, sans avoir à réfléchir à la quantité que j'y mets à l'avance.

[/quote]

tu n'as pas à REFLECHIR la quantité, mais la ressentir

et faire une approximation, vague

c'est vrai que c'est un entrainement sans doute, mais en tous cas il est toujours important de remplacer la réflexion par les sensations

Colombie.
Abonné

J'ai aussi eu une éducation où il fallait finir son assiette.

Chez-nous, on me la reservait au repas suivant, le reste étant rangé à la cave (pas de frigo à l'époque).Rien d'autre à manger tant que l'assiette soit finie.

Aujourd'hui, mon appétit étant très variable d'un jour à l'autre et vivant seule, j'ai pris l'habitude de mettre les restes dans une boîte allant au frigo. Je réchauffe le soir ou le lendemain, ou je prépare une salade avec,... et j'essaie de préparer ces restes différemment du plat initial. 

Parfois, je termine mon assiette mais ne prend pas de dessert, dessert qui étaent rare dans la famille.

Ce qui est difficile pour moi, c'est de laisser du plat de résistance, de m'arrêter sur ce plat pour "laisser de la place pour le dessert" et manger un dessert.

A l'extérieur, je laisse volontiers le dessert, ou le cas échéant, selon le dessert, le prend dans mon sac pour une collation.

IsabelleMiaou.
Abonné

Je me retrouve dans le 1 er message. Marie Marie

je n'aurais pas perdu plus de 5 kg la premiere fois, je me poserais encore plus de questions.

je vais renoter TOUT (et remplir mes bilans ici car c'est vrai que je ne suis pas "reguliere" dans mes suivis postés ici.

je tente de continuer de plus en plus la PC (que je pratique depuis 2011 avant donc ici)

mais je vais voir le programme dont tu parles Marie jà quelques livre de Jon (et la les 100 exercices en livre de chevet)

Mon ecueil, je dors mal et fais mon petit dej vers 4h du mat (entre deux sommeil) et je mange ou du gras - ou des fruits secs

merci , ton messages et ses reponses me rebooste !

Mariemarie0000.
Abonné

Bon, j'ai parlé avec une coach. Il semblerait que mes difficultés à finir soient en partie des EME et aussi que je n'ai pas complètement acquis la faim. (Pour faire la différence entre "je finis mon assiette parce que c'est comme ça qu'on m'a éduquée" et "je finis mon assiette parce que j'ai une EME" : quand c'est une EME, j'ai envie de finir l'assiette et je ne peux pas m'en empêcher ; quand ce n'est pas une EME, je n'ai pas envie de finir, mais je me force.)
Sur les conseils de la coach, je vais refaire "J'expérimente la faim", puis le carnet de la faim et le carnet des EME et j'en rediscuterai avec elle.
Elle me conseille de prendre le forfait pour 3 entretiens téléphoniques en plus pour un meilleur suivi. Je pense que je vais le faire... si je trouve où est la page de ce truc dans le site...!

capuccino
Marraine

Marie,

Bien intégrer la faim est effectivement indispensable car c'est la pierre angulaire de la régulation énergétique. Bien repérer sa faim, c'est pouvoir repérer le rassasiement global, faire le différence d'avec les EME.

Lorsque les 3 entretiens téléphoniques nous ont été proposés (ça n'existait pas au départ), j'ai accepté cette option engluée que j'étais dans la méthode, ma colère, ma révolte...ça a été pour moi un vrai tournant. Alors que comme toi j'avais fait réinitialiser mon programme et que je repartais à tout refaire (c'est sur je n'avançais pas parce que j'avais loupé quelque chose), ça a été ces 3 entretiens avec un travail ciblé qui m'a permis d'avancer). Alors si tu le peux fais-le, j'espère que ça t'aidera autant que moi.

IsabelleMiaou.
Abonné

Ok merci beaucoup.

raclette.
Ancien abonné

Isabelle,

Pour moi aussi le gros problème est d'arriver à ne pas finir mon assiette. En fait c'est super rare que je le fasse, parfois si mon mari veut la finir à ma place, quand j'arrive à percevoir que je n'ai plus faim.

J'ai remarqué que le fait de manger trop vite ne me fait pas ressentir la satiété assez tôt; je me rends compte que j'ai trop mangé un moment après mon repas... trop tard !!  Donc maintenant je m'applique à déguster chaque bouchée en posant mes couverts entre deux, en n'avalant que quand j'ai fini de tout mâcher et en comptant 1..2.. avant de reprendre une bouchée. Si je mange quelque chose que j'aime beaucoup (en fait, j'aime tout, c'est mon drame devil!!) ça me frustre parfois  de ne pas manger plus vite, car la sensation de grosse bouchée est réconfortante  pour moi. Mais la dégustation lente m'aide à percevoir mieux quand j'ai assez mangé. J'essaie aussi de me servir un minimum en me disant que je peux toujours en avoir plus si j'en ai envie ou besoin et à la fin de l'assiette en général, j'arrive à ne pas me resservir. 

Mais c'est quand même le parcours du combattant certains jours !!  Allez , courage, on va y arriver !

izabelle
Animatrice forum

[quote=raclette]

ça me frustre parfois  de ne pas manger plus vite, car la sensation de grosse bouchée est réconfortante  pour moi. Mais la dégustation lente m'aide à percevoir mieux quand j'ai assez mangé.

[/quote]

oui c'est tout un processus essentiel  :  passer de la nourriture qui  "calme" (la grosse bouchée)  à la nourriture qui "goute", qui stimule les papilles

dans ce deuxième cas, on est beaucoup mieux relié à notre corps dans le présent et c'est pourquoi c'est la bonne façon de bien ressentir et surtout de suivre naturellement ses sensations alimentaires

 

mais il est vrai qu'il faut un peu de temps pour retrouver cette dimension là de la nourriture

 

bravo à toi

malala.
Ancien abonné

Manger tout son plat de résistance...ou laisser...Ben ca serait interressant d'essayer de se déconditionner. Laisser systématiquement quelque chose dans son assiette? Se servir au début plus qu'il n'en faut! en etre conscient et laisser. C'est peut etre bete ce que je dis...

Moi je commence à y arriver sauf lorsque je fais une EME.

Des fois je mange plus mais je ne finis plus mon assiette. Je vais prendre 2 ou 3 cuillérées de trop mais je ne finirai plus mon assiette si je ne suis pas plus stressée que ca.

Par contre en cas de EME, je vais finir mon assiette et prendre un dessert en plus alors que je n'ai plus faim...C'est pas facile tout ca.

Je me dis que c'est déjà un début. Ne pas finir son assiette même si je mange encore trop....A chaque jour suffit sa peine,non?!

VéroniqueT.
Ancien abonné

Bonjour Marie,

Excuse-moi, je vais te poser une quqestion bête peut-être: si tu ne peux pas t'empêcher de finir ton assiette (je ne peux pas m'en empêcher non plus si c'est quelque chose que j'aime, parce que je suis groumande) peux-tu essayer de moins remplir ton assiette? Où d'utiliser une petite assiette qui ne peut pas être trop remplie? Où d'utiliser une petite fourchette qui t'oblige à manger doucement?

Pour ma part, je suis très récente dans le programme et je vois bien que remplir le carnet est très efficicace, et que dès que j'ai arrête de le remplir, j'ai recommencé à beaucoup plus manger, sutout le soir quand la fatigue est là. Alors je recommence à remplir le carnet.

Ne te décourage pas et ressaisis-toi, les kg regagnés n'ont pas eu le temps de s'installer, ils vont repartir. Ne baisse pas les bras, tu vas y arriver!

Tous mes encouragements

Véronique

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