la colère et la frustration - 21052013

pleinedespoir.
Abonné

Bonjour toutes et tous,

Petite question: que faites vous de vos colères et de vos frustrations? J'ai un peu l'impression que c'est peu évoqué ici et j'aimerais  avoir des pistes..spécifiquement sur ces émotions  là!. Je me fous  en pétard assez souvent et je bouillonne intérieurement et extérieurement d'ailleurs ,et souvent... je fais  un détour par la pâtisserie du coin ou par le frigo pour me calmer... Mauvaise pioche donc!Car après je ne suis pas  très fière...

 ....

 

Commentaires

laupulence.
Abonné

Il faut réussir à les mettre à distance de toi... Facile à dire !

Moi j'y arrive un peu mieux déjà, en me faisant violence, en m'obligeant à les regarder en face, en les pointant du doigt, en les identifiant et non plus en les enfouissant à coup de chocolat, pain beurre/confiture... comme je sa(va)is si bien le faire !

Souvent, j'ai besoin d'crire ces sentiments. Les écrire et pouvoir les lire (je note l'objet de ma colère ou de ce qui m'agace), déjà ça me permet de prendre un peu de recul.

Voilà pour ma part...

Bon courage à toi !

Noelle
Marraine

Bonjour Nouvomoi 

 

la colère a fait l'objet de tres nombreux messages, et de questions sur les chats avec le Dr Apfeldorfer, peut etre pas recemment, en tout cas, c'est un tres bon thème!

qui renvoie a un livre d'un moine bouddhiste 

La colère , Transformer son énergie en sagesse. Thich Nhât Hanh (Auteur) - Essai (poche). Paru en 07/2004.

ce qui aide parfois ...

bonne lecture

 

curuni.
Abonné

Bonjour PleinedEspoir,

j'avais posé une question au Dr Apfeldorfer sur un chat en avril à ce sujet. En effet, dès que je me suis inscrite sur LC, je me suis mise à ressentir beaucoup de colère en moi... Soit diffuse, soit en bouffées très fortes.

Le Dr A et quelques Linecoachées m'ont conseillé de "laisser cuire la colère comme des pommes de terre" afin de la transformer en énergie... Pas simple...

J'ai donc laissé vivre ma colère en l'observant et sans essayer de la combattre, j'ai fait des séances de RPC, j'ai beaucoup parlé, seule et avec mon mari pour sortir tout ça de moi et la colère a fini par partir comme elle était venue.

Entretemps bien sûr j'ai mis le doigt sur certaines choses intéressantes que j'ai également appris à accepter.

Je pense qu'il faut pratiquer la RPC et "mettre des mots sur tes maux" : identifier ce qui te met vraiment en colère et, quand c'est fait, pourquoi cet événement te met en colère. Déjà quand tu auras exprimé ça, ça devrait aller mieux... Tu peux aussi apprendre à tourner cette colère en dérision une fois que tu en as identifié les causes. Où alors tu peux juste observer cette colère sans tenter d'intervenir.

A la place du frigo ou de la boulangerie, essaie le kung fu.... Sans rire, le sport, le chant, l'écriture... Sont de bons défouloirs.

 

Bon après-midi !

izabelle
Animatrice forum

bonjour pleinedespoir

la colère et la frustration sont des états qu'il faut apprendre à vivre, à accepter

quand on fait un détour par la patisserie, on cherche généralement à calmer un état émotionnel que l'on n'arrive pas à tolérer

ça peut être la colère, mais cela peut être aussi d'autres ressentis qui parfois l'accompagnent, et qui parfois sont un peu moins conscients, comme le sentiment d'incompétence, ou de rejet

 

c'est vrai que récemment on n'a pas beaucoup parlé de la colère, mais l'an dernier, oui,  et ce qui revenait à chaque fois, c'est que la colère est une émotion qui dure un certain temps, ensuite elle se calme d'elle-même

entretemps, il faut apprendre à la tolérer

pour supporter plus facilement une émotion,  on peut se centrer sur les sensations physiques qu'elle nous procure, c'est le cas pour la colère qui se manifeste par des sensations assez fortes

cela nous permet de voir que cette colère, ce n'est  "que" ça, quelques sensations physiques qui finalement sont tout à fait supportables

 

par contre quand on commence à vouloir lutter contre cette colère, en retrouvant immédiatement son calme,  on est amené soit à "ruminer" (et plus tard à manger), soit à manger directement (ou autre comportement "calmant")

il est donc important de pouvoir accepter la colère, de la laisser vivre en soi un moment sans se sentir trop menacé, sans avoir besoin de la jeter au visage des autres

 

parfois aussi la colère sert à nous bouger, j'essaie d'en utiliser la force pour m'affirmer davantage

 

mettre des mots est en effet très utile pour mieux supporter ces états

quand ça m'arrive, je me dis  "je suis en colère,  ok j'ai le droit '   et je la laisse être en moi, sans trop réfléchir, en agissant s'il y a besoin, et sans chercher forcément à retrouver mon calme tout de suite

Lavienrose.
Abonné
Essaye d'identifier dans quelles situations tu te mets en pétard, envers qui? Ce que tu ressens.... Une RPC pour ressentir tout ça et après tu peux manger en conscience la pâtisserie pour te réconforter si tu en as besoin. En dégustant chaque bouchée À bientôt L
pleinedespoir.
Abonné

Merci à toutes pour vos messages...Curuni, Izabelle, lavieenrose, noelle et laupulence; oui laisser cuire la colère  comme des pommes de terre!!!( et les accompagner d'un bon fromage .. mmmhhh!)Laisser vivre la colère et le reste sans vouloir forcément intervenir.... mettre des mots sur les maux (ça, ça va plutôt trop bien !). J'aimerais apprendre à me taire... laisser les autres se débrouiller... ne pas intervenir...

Bon sans  faire de mauvais jeux de mots y a du pain sur la planche...

Bien à voussmiley

curuni.
Abonné

"J'aimerais apprendre à me taire, laisser les autres se débrouiller, ne pas intervenir"

Ne t'inquiète pas, ça va venir aussi.. Ca s'appelle le lâcher prise et il y a un fil là-dessus ! Moi je pensais être incapable de lâcher prise et j'ai découvert que je commençais à en faire sans m'en rendre compte en répondant sur un autre fil de discussion...

Patience, patience... 20 mn les pdt....wink

Pour le fromage, je n'y avais jamais pensé... Mais comme j'adore ça...

Et d'ailleurs ça va bien avec le pain aussi le fromage... (le pain sur la planche cheeky)

pleinedespoir.
Abonné

Tu parles,  Curuni, tout cela me donne faim... ou plutôt ... envie!En plus étant suissesse , ce soir c'est raclette avec pommes de terre....et salade et comme il fait bien froid ça va pas être du luxe.....

Oui, tu as raison lâcher prise! c'est bien un truc que j'ai peine  à faire...moi plutôt que "lâcher prise" qui est parfois utilisé à toutes les sauces ( décidément ,les métaphores culinaires ne manquent pas !) je pense à "me lâcher en confiance dans plus vaste que moi"... c'est une image que j'aime bien et qui m'aide souvent... et qui me pousse à respirer profondément...

 

Bon je vais  bientôt faire cuire mes patates!!!!!wink

pleinedespoir.
Abonné

Tu parles,  Curuni, tout cela me donne faim... ou plutôt ... envie!En plus étant suissesse , ce soir c'est raclette avec pommes de terre....et salade et comme il fait bien froid ça va pas être du luxe.....

Oui, tu as raison lâcher prise! c'est bien un truc que j'ai peine  à faire...moi plutôt que "lâcher prise" qui est parfois utilisé à toutes les sauces ( décidément ,les métaphores culinaires ne manquent pas !) je pense à "me lâcher en confiance dans plus vaste que moi"... c'est une image que j'aime bien et qui m'aide souvent... et qui me pousse à respirer profondément...

 

Bon je vais  bientôt faire cuire mes patates!!!!!wink

pleinedespoir.
Abonné

Tu parles,  Curuni, tout cela me donne faim... ou plutôt ... envie!En plus étant suissesse , ce soir c'est raclette avec pommes de terre....et salade et comme il fait bien froid ça va pas être du luxe.....

Oui, tu as raison lâcher prise! c'est bien un truc que j'ai peine  à faire...moi plutôt que "lâcher prise" qui est parfois utilisé à toutes les sauces ( décidément ,les métaphores culinaires ne manquent pas !) je pense à "me lâcher en confiance dans plus vaste que moi"... c'est une image que j'aime bien et qui m'aide souvent... et qui me pousse à respirer profondément...

 

Bon je vais  bientôt faire cuire mes patates!!!!!wink

pleinedespoir.
Abonné

Désolée mon commentaire s'est affiché 3 X... je  dois avoir bugé quelques part... sorry.....

Soazigou.
Abonné

Hello, Pleine d'espoir!!!

Colère : D'abord je serre les dents.

Ensuite, je mets en vrac sur papier tout ce que cette colère m'inspire, sans censure. Je lâche ainsi une forme de violence, je suppose. (Parfois, à en être écarlate, et je suis sûre que je suis à 20 de tension. Je tape sur mon clavier comme une furieuse, ce que je suis exactement à ce moment là LOL..)

Ca peut dégonfler déjà à ce moment là. Je mets de côté. Je reviens dessus plus tard, (quelques jours après) et en général, c'est encore dégonflé, voire à plat.

Ecrire et relire sont pour moi 2 puissants antidotes.

Je ne garde pas ces papiers, ils ont eu leur effet à un moment, pas la peine de me donner de quoi souffler sur les braises, des fois que..

Je fais ainsi  pour ne pas ruminer, c'est encore pire que la colère (pour moi).

Le temps et l'observation de moi-même font le reste.

Et le pardon. Je n'ai vu aucun post sur le pardon? Comment pardonne-t-on?

Pourtant, comment faire disparaitre la colère sans passer par la case Pardon?

Parce qu'en voilà un autre de générateur d'EME?

Comment avez-vous pardonné?

S

Lourdes.
Abonné

Je fais comme Soazigou pour évacuer la colère: je prends une calepin et un stylo et je déverse tout ce qui est dans ma tête à ce moment-là. En général, je suis très en colère au début et de fil en aiguille je vois qu'il ya avait en réalité d'autres émotions cachés derrière. Quand je fais ce genre d'exercices je finis en larmes, vidée mais tellement soulagée.

Ensuite j'ai appris à me donner le droit d'être en colère, parce que la société n'aime pas ça la colère, c'est mal, vilain, bouh pas bien d'être en colère. Sauf que parfois ben on choisit et non seulement on sent la colère mais e plus on sent une forme de culpabilité à être e colère, alors on voudrait la cacher, la rentrer, la contenir et ça nous fait encore plus mal.

Alors je me donne le droit d'êtreen colère, comme ça au moins j'échappe à la culpabilité. On fait ce qu'on peut hein pour se dégager wink

Après reste le moyen d'aller se défouler, courir, sauter, cogner dans un coussin. Jacques Salomé conseille de réserver un coussin à cet effet où on peut se défouler en toute conscience...

Laureline.
Abonné

Comme dit ci-dessus, j'essaye aussi d'écrire quand je suis en colère.  C'est très mouvant, comme émotion je trouve... On pense être en colère contre quelqu'un, une situation, et en fait il y a tout un collier de perles de colère qui défile quand on écrit...

Je fais aussi de temps en temps des rêves pleins de colère, et je les écris le matin dans un cahier (les autres rêves aussi, quand je m'en souviens). Ce ne prend pas forcément sens sur le coup, mais il m'arrive de relire plusieurs rêves à la suite, et c'est plus parlant. Quand c'est une colère bien (r)éveillée, en journée, souvent, j'ai besoin de décanter avec un peu de marche ou de piscine, ça fait baisser les tensions corporelles. L'écriture n'est possible qu'après.

Je n'ai pas encore essayé la rpc dans ces moments. Je me rends compte que j'y pense plutôt pour les moments d'anxiété, alors que là, oui, ça semble une bonne piste pour la colère aussi... En fait, l'anxiété je trouve cela différent, c'est un peu plus diffus. Alors que la colère arrive par accès. Du coup, ma difficulté, ce serait comme pour les EME : la colère, ça me déborde par moments, alors prendre le temps de m'arrêter, de respirer, ça demanderait une certaines discipline...

Nounette73.
Abonné

Bonsoir,

je trouve le temps de répondre et ... Lourdes a écrit ce que je pensais.

La colère, c'est une émotion, c'est corporel, c'est légitime, ça se "vit" ...

Ca ne se fait pas pour une femme d'être en colère. Et quand un enfant a une décharge émotionnelle on s'indigne "il fait une colère".

La colère c'est très cadré. Il faut une raison sinon c'est pas ... admis.

Mais moi j'aimerais bien qu'on réhabilite la colère.

C'est vrai que ça peut faire beaucoup de dégâts la colère. Ca fait monter la tension, ça perturbe la digestion, ça peut même être mis en cause dans des cancers (ça ronge).

Mais c'est l'émotion qui permet le plus de se mobiliser. Pas comme la peur qui paralyse, pas comme la tristesse qui vous englue. La joie se suffit à elle même. La colère soulève les montagnes, c'est l'émotion de haute énergie, moi je respecte.

A mon avis, en plus, il ne faut pas confondre la colère et l'agressivité qu'on retourne contre soi. Parfois ce qu'on prend pour de la colère c'est de la peur qu'on convertit. Parce que la peur, c'est pas très valorisé non plus.

Ce qui est inconfortable je pense c'est de ne pas savoir ... je crois qu'on ne sait gérer que ce qui a un sens ...

Moi ce qui me submerge c'est souvent l'angoisse. Et parfois des bouffées de violence, qui viennent de loin, quand je n'ai pas de prise sur mes enfants. C'est sûrement de la colère aussi. J'aimerais savoir la comprendre, la gérer.

Soazigou, est-ce que tu peux nous en dire plus sur le lien entre la colère et le pardon ? est-ce que le pardon te semble  incontournable ? (c'est ce que j'ai compris mais je ne comprends pas pourquoi).

curuni.
Abonné

Bonjour à toutes,

je suis d'accord avec tout le monde !

Soazigou : oui, l'écriture fait un bien fou même si on est à deux doigts de casser le clavier ou la pointe du crayon ! Le pardon... vaste sujet, en effet, je pense aussi que pardonner permet de faire baisser la colère. Au début du programme, j'étais très en colère contre ma mère alors j'ai travaillé là dessus en y mettant le plus de bienveillance possible et ça va beaucoup mieux. Je commence aussi à ME pardonner et ça.... Ca fait du bien ;-)

Lourdes et Ariane Nounette : la colère ça fait peur... Vous savez comme quand on était petites et que papa (ou l'instit ou...) nous criait dessus.... Et puis oui une femme en colère c'est pas beau... Mais on a le droit d'exprimer cette colère, il faut le faire... Mais pas n'importe comment donc, pour ça : RPC et pourquoi je suis en colère ? Contre qui ? Qu'est ce que ça me fait ? et souvent on a des surprises.... Ariane Nounette : trop chou le bébé sur la photo !

Enfin Laureline : Collier de perles ou pelote de laine, même combat ! Il faut trouver la racine de cette colère et ça peut parfois être long et douloureux...

Bon Pleined'Espoir il était bon le fromage ? cheeky

Bonne journée à toutes, le soleil montre un rayon entre deux nuages, ça fait un bien fou !

Soazigou.
Abonné

Hello Ariane Nounette,

Soazigou, est-ce que tu peux nous en dire plus sur le lien entre la colère et le pardon ? est-ce que le pardon te semble  incontournable ? (c'est ce que j'ai compris mais je ne comprends pas pourquoi).

J'évoquais une colère  qu'on a en soi depuis longtemps, et qu'on continue à porter comme un animal familier, ça ne veut pas dire qu'on a un masque de rage ni rien de ce genre, mais c'est en nous.

Parce qu'on nous a fait du mal par exemple, ou bien que nous avons été humilié, et qu'on en a conçu une grande souffrance, et que cette douleur ne disparait pas, rien à faire, on reste scotché la dessus.

Reste une colère vivace parfois exprimée, la plupart du temps enfouie sourdement , mais prête à ressurgir, et même quand elle utilise des artifices pour se manifester, à un moment ou un autre, on retombe sur les raçines de cette colère, son  acte fondateur. 

 

La colère nous met en contact avec notre souffrance, sans relâche, elle nous ravage et pour pouvoir continuer à avancer, échapper à cette destruction il faut "pardonner". Je bute sur ce terme de pardon, (trop près du "Pardonnons à ceux qui nous ont offensés") mais je sais intuitivement que c'est la seule clé pour avancer, CAD, se délivrer du ressenti de colère ou de haine qu'on peut finir par porter en soi. Qui est dévastateur, et bloque la route à toutes les autres émotions et sentiments largement plus gratifiants.

Alors, pardonner n'est pas oublier, ni signer un chèque en blanc, mais c'est retrouver la liberté. Enfin, je vois cela comme ça.  Ecrit comme ça c'est super, sauf que dans la réalité, c'est difficile.  Ce pardon ne serait alors  rien d'autre qu'un lâcher-prise ultime, accepter que les choses soient comme elles sont, et les laisser s'éloigner sans s'y accrocher. Ceux qui ont généré cette colère ne sont finalement pas concernés, ce lâcher-prise de colère n'est qu'une affaire entre nous et nous.

Je ne sais pas à quels signes on reconnait qu'on est passé de l'autre côté? Peut-être que de pouvoir penser à ce qui nous ramènait  à la colère ne génère plus d'émotions rageuses. Ben, j'ai du TAF, et je redis,  c'est dur, dur, dur, et long, long, long...

Hier matin, le hasard (?) voulait que j'ai une remontée de colère, (bien que par moments, je sente que j'avance), au moment ou j'ai lu le post. J'ai en effet jeté sur papier ma colère, mais ce coup-ci, pas terrible le résulat hier. 

Ma remarque : Je me demandais comment faisaient les autres personnes pour se dégager de la colère, si elles voyaient le pardon comme une possibilité. 

On s'éloigne du sujet Line Coaching? Je n'en suis pas sûre.

Colère = Emotion noire (= pour moi hier AMidi EME 8 sur echelle Apfeldorfer/Zermati, ouaffffffffffffffffff).

Pardon/lâcher prise sur colère trouveraient leur place ici, enfin, je crois. 

J'ai relu ce matin mes notes jetées hier sous l'emprise de la colère. Je me suis dit "Franchement, tu comptes encore tirer ce boulet combien de temps". Je suis en progrès, non???

J'ai écouté la méditation enregistrée de C. André sur les émotions douloureuses, encore ce matin. 

L'aurait-il écrite pour moi?????????????????????? Trop drôle, Soazigou!!

Bonne journée sans colère, mais avec pluie..

pleinedespoir.
Abonné

Hello,

Merci à toutes de vos messages.... munie d'un calepin, d'un coussin et d'autres outils encore... je me prépare à mon prochain coup de sang.... oui Curuni le fromege était succulent et j'ai fait une expérience que je ne suis pas prête d'oublier:

Seule car mon mari était retenu au travail, j'ai commencé la raclette mettant de côté ma culpabilité d'avoir très faim et de ne pas avoir envie d'attendre. Et entre chaque portion, que je dégustais en poussant des soupirs d'aise, je  me demandais  as-tu encore faim? comme la raclette impose d'attendre que la prochaine portion soit prête ce fut extrêmement intéressant d'observer cela dans le silence  et pour la première fois j'ai expérimenté l'évolution en lenteur de ma faim... jusqu'à sentir que c'était bon, j'avais exactement  assez mangé! Vraiment une expérience que je ne vais pas oublier de sitôt!

Bonne journée à toutes et .... à nos calepins..

enlightened

curuni.
Abonné

MMMMh, l'expérience de la raclette en dégustation... Moi j'en suis à ma semaine "à la recherche de la bonne faim", aujourd'hui j'expérimente la faim moyenne et là... tu me donnes faim de fromage doré et croustillant !!

Soazigou : je suis à 200% d'accord avec toi sur le lien entre pardon et colère, ton analyse est super !

 

pleinedespoir.
Abonné

resmiley

Eh mais l'expérience de la recherche de la bonne faim c'est après ou avant le carnet de la faim? Pfff.. j'ai craqué sur un ptit bout de choc...(2 carrés) alors que j'avais pas faim, mais ce temps me donne les crocs... je crois que pour la première fosi de ma vie je vais essayer le solarium.. juste pour avoir chaud et être exposée à la laumière!!

Bon pour le pardon ,moi j'ai une autre pratique..... il me semble qu' on ne peut  au fond se pardonner qu'à soi-même, que pour les autres, c'est juste qu'à un moment donné du travail sur soi, il y a quelque chose qui "lâche",comme si le mal qu'on nous a fait n'était plus notre affaire, comme si le réservoir de colère ou de haine était vide, c'est à celui qui a fait mal de s'arranger avec lui même... je ne sais pas si c'est clair ce que je dis mais je  l'ai vécu. Parfois, à vouloir pardonner très vite on augmente  au fond le ressentiment.

Laisser faire le temps... comme dans bcp de domaines...

Nounette73.
Abonné

Bonsoir,

Curini

Lourdes et Ariane Nounette : la colère ça fait peur... Vous savez comme quand on était petites et que papa (ou l'instit ou...) nous criait dessus.... Et puis oui une femme en colère c'est pas beau... Mais on a le droit d'exprimer cette colère, il faut le faire... Mais pas n'importe comment donc, pour ça : RPC et pourquoi je suis en colère ? Contre qui ? Qu'est ce que ça me fait ? et souvent on a des surprises.... Ariane Nounette : trop chou le bébé sur la photo !

Je comprends ce que tu écris. Je trouve d'ailleurs que c'est une représentation qui mérite d'être examinée (ce n'est pas universel, enfin en tout cas je n'ai pas la même).

Dans ce que tu décris ce qui fait peur c'est l'expression de la colère, plus que l'émotion elle-même. Et c'est sur ça que tu proposes d'agir si je comprends.

Quand je suis en colère, je pleure. C'est frustrant. Dès l'enfance on m'a "dressée" à convertir  l'expression de la colère en une manifestation plus admise chez une petite fille, qui signe la tristesse. C'est de la triche !! mais c'est ancré en moi. Parfois je me dis que ça m'arrange : je ne dis pas des choses horribles sous le coup de la colère, je ne peux pas, je sanglote.  Et parfois, je pète un boulon, le contrôle est débordé et la colère sort sous forme de violence ... physique quand j'étais enfant, verbale aujourd'hui quand je craque avec les enfants (je leur hurle dessus, ça me désespère).(et là, je me dis que la RPC a bien plus à m'apprendre que juste gérer mes EME)

Et parfois, je vois des hommes en colère alors qu'en fait, ils ont peur. Mais ils ne savent pas affronter leur peur, ni même gérer le fait qu'ils ont peur (un homme ça doit être courageux), alors ils se mettent en colère à la place. J'ai vu aussi ce phénomène avec la tristesse (un homme, un vrai, ça ne pleure pas).

Donc déjà ce n'est pas si simple de juste reconnaître qu'on est en colère. Et ce n'est pas non plus simple je trouve de savoir à quel moment c'est "trop".

Parce que parfois, la colère, c'est bien.

Je répète : j'aime la colère. C'est une émotion constructive. C'est une émotion de haute énergie. Ce n'est pas la peur qui change le monde, ce n'est pas la tristesse, mais la colère peut le faire.

Je m'égare, on n'est pas ici pour changer le monde cheeky.

Enfin tout ça pour dire que ce qui m'intéresse c'est de reconnaître la colère destructrice, celle qui me mine, me ronge, et risque de me déborder, pour la regarder, la comprendre, la désamorcer ... Et la distinguer de la colère saine, normale : elle je veux savoir la mettre en mots et en faire quelque chose (ma fille de 6 ans est sortie seule de l'école sur le trottoir d'une rue très passante à une heure de forte circulation ...pour faire un bisou à la mère d'une de ses copines  ... mais qui garde la grille ? je suis très en colère ou juste un peu ? comment trouver les mots pour en parler aux responsables ?) 

Merci pour le bébé (c'est ma fille aînée quand elle avait 2 semaines et qu'elle réclamait à téter en tirant la langue)

Nounette73.
Abonné

Soazigou j'aime beaucoup ta signature !!

Alors, pardonner n'est pas oublier, ni signer un chèque en blanc, mais c'est retrouver la liberté. Enfin, je vois cela comme ça. Ecrit comme ça c'est super, sauf que dans la réalité, c'est difficile. Ce pardon ne serait alors rien d'autre qu'un lâcher-prise ultime, accepter que les choses soient comme elles sont, et les laisser s'éloigner sans s'y accrocher. Ceux qui ont généré cette colère ne sont finalement pas concernés, ce lâcher-prise de colère n'est qu'une affaire entre nous et nous.

Je te posais la question du lien entre pardon et colère parce que j'ai été confrontée au problème.

Et que je n'ai pas la même analyse que toi. C'est vrai que comme toi je trouve le lien entre colère et pardon culturellement teinté (je veux dire, on est dans une culture judéo chrétienne où le pardon est érigé au rang de valeur, ça rime avec rédemption non ?).

Je ne sais pas comment exprimer ma vision ... Je vais illustrer ce que je pense mais du coup je vais parler de moi un peu longuement blush

J'ai été maltraitée psychologiquement quand j'étais enfant, par une personne qui avait une maladie mentale et n'était donc pas consciente de mal agir. C'était dégueulasse, mais ce n'était pas sa faute (et ça n'est pas drôle d'avoir une maladie mentale non plus).

D'un autre côté bé moi c'était pas ma faute non plus.

Je croyais que le problème venait de moi, pour des tas de raisons. Et un jour, j'ai découvert que non, c'était pas normal ce que je vivais, et même, je ne le méritais pas. Je me suis rendu compte que j'étais très en colère. J'ai haï cette personne. Et je me suis haïe aussi pour ça. 

C'est après que j'ai appris la maladie mentale.

Ca n'a pas éteint ma colère. Ca n'a pas effacé ce que j'ai vécu petite fille. Ca n'a rien réparé, de savoir que cette personne n'avait pas fait exprès de me harceler, me dévaloriser, me terrifier toute mon enfance (en pensant sincèrement, avec la distorsion de jugement due à sa maladie, agir pour mon bien).

Alors pardonner ?

pardonner quoi ? à qui ? puisque personne n'était coupable. Est-ce qu'il y a une faute si personne ne l'a commise ?

Je n'ai jamais pensé que pardonner était incontournable pour éteindre la colère.

L'injustice de la situation me révolte encore, pour autant j'ai une relation apaisée à cette personne. Je ne lui en veux pas, ce n'était pas sa faute. Je suis désolée pour sa folie, je mesure ma chance de ne pas en avoir hérité.

Je n'en veux pas non plus à ceux qui m'entouraient et ont vu ce qui se passait sans intervenir, sans me protéger. J'ai été en colère pour ça aussi, sans doute même davantage. J'étais une petite fille !! et personne ne m'a aidée !! Mais la folie, personne n'est vraiment armé pour la comprendre ou la détecter. Et les gens font tous au mieux de ce qu'ils savent faire avec les ressources qu'ils ont. (Je ne dis pas que j'ai compris ça tout de suite, il a fallu que je fasse des rêves pour faire ce chemin là).

Je n'ai rien pardonné. La révolte et la colère sont toujours là au fond. Mais bon, ça m'a appris des choses, ça m'a ouverte aux émotions et aux difficultés des autres, ça a fait de moi ce que je suis, et même si, soyons honnêtes, je ne m'aime pas, en tout cas il y a des qualités que je me reconnais et elles sont nées de là.

Parfois les gens sont prisonniers d'eux-mêmes, et aussi d'un schéma familial. Cette folie a permis au moins de casser la chaîne familiale toxique. Je ne suis pas la mère que j'ai rêvé d'être mais je ne suis pas un parent toxique et je le dois à ça. 

Comme le dit Pleinedespoir le plus dur ça a été de me pardonner à moi-même je pense.

Pour répondre à ta préoccupation, je crois davantage à la recherche de sens qu'au pardon. Je pense qu'on ne sait pas gérer ce qui n'a pas de sens. On ne peut pas le penser. On ne peut pas passer sur la colère, on ne sait pas l'éteindre, tant que ce qui a créé cette colère n'a pas de sens.

Et moi le sens je l'ai trouvé dans une lignée familiale tellement pesante, tellement rigide, qu'un jour ça a créé une faille dans le psychisme d'une personne ... Je comprends que ça ait pu arriver. Ca reprend sa juste place dans mon histoire.

Et je l'ai trouvé aussi dans ce que j'ai construit après. Parce qu'au fond, ce que j'ai vécu n'a pas de sens, je ne peux rien pardonner à personne parce que personne n'est vraiment fautif. Mais je pense que ce que j'en ai fait "répare" ce que j'ai vécu, que ça lui donne une perspective, et que ça lui donne un sens en quelque sorte.

Je ne sais pas si c'est clair.

En tout cas, ça, ça m'apaise beaucoup de le penser. Ca m'a permis d'accepter ma colère, de la reconnaître comme légitime, comme une partie de moi, de mon histoire. De penser à la petite fille que j'ai été, à toute la honte, la peur, le chagrin, la solitude. Et de serrer mentalement contre moi cette petite fille et de lui dire que c'était pas sa faute. Et que je comprends qu'elle se déteste pour ça, et que c'est pas non plus sa faute si elle se déteste. Qu'elle n'aurait rien pu faire de mieux.

Je ne sais pas si on peut dire que je me suis pardonnée. Mais c'était mon expérience pour prendre de la distance avec cette colère qui aurait pu me détruire. (D'ailleurs quand je suis submergée par des pulsions de violence, je sais d'où ça vient, je n'ai pas tout purgé ...).

La vie se charge de réactiver régulièrement toutes les émotions de cette période difficile, et c'est à ces moments là que mes émotions deviennent toxiques, comme cette personne l'a été pour moi sans le vouloir. Chaque échec est cet échec là : je n'ai pas réussi à me faire aimer, je ne vaux rien, je suis hideuse. J'ai honte comme j'ai eu honte, enfant. Chaque colère porte la violence de cette époque, une violence que je n'avais le droit d'exprimer que dans les larmes.

C'est à ça que je pense quand je lis le début de ton message

J'évoquais une colère qu'on a en soi depuis longtemps, et qu'on continue à porter comme un animal familier, ça ne veut pas dire qu'on a un masque de rage ni rien de ce genre, mais c'est en nous.Parce qu'on nous a fait du mal par exemple, ou bien que nous avons été humilié, et qu'on en a conçu une grande souffrance, et que cette douleur ne disparait pas, rien à faire, on reste scotché la dessus.

 

Euh, j'espère que ça ne fait pas un peu "lourd" à poser comme ça. Je ne voulais pas m'épancher. blush Je voulais juste réagir à ce lien que tu penses être logique entre colère et pardon, comme la seule issue raisonnable.

Moi j'ai trouvé une issue en trouvant un sens à ce que j'ai vécu ...

Et peut-être qu'on dit un peu la même chose avec des mots différents. Parce que le sens m'a amenée au lâcher-prise ... et parce que je suis peut-être toujours en attente de me pardonner à moi-même ?

 

Désolée pour la tartine !! (en même temps, une tartine, c'est pas hors-sujet smiley)

 

Bon rien à voir mais LC m'a eue, j'ai commandé le livre CD de C. André (que je suis depuis un moment, depuis ses ouvrages sur l'angoisse sociale

Lavienrose.
Abonné
Le pardon ne guérit pas. Il est nécessaire car soulage. Il sous entend qu'il y a faute, c'est donc un jugement.Pour pardonner on se positionne en supérieur. En fait c'est humiliant pour la personne a qui on a pardonné. La personne n'est donc pas en situation à aimer ( elle sent rabaissée). Ce qui est primordial c'est la RÉCONCILIATION car fondée sur le non-jugement et l'empathie.Elle permet la confrontation entre 2 personnes qui essayent de parler de leurs ressentis ( ya plus de faute ) en toute bienveillance. La réconciliation permet de rétablir une relation et rend la dignité de chacun. Il se peut que l'autre personne ne veuille pas de la reconciliation, peu importe , on se réconcilie avec nous même!
izabelle
Animatrice forum

c'est intéressant

pour ma part, à l'époque où je faisais une thérapie, il y avait deux phases de travail sur un problème, une difficulté, un ressenti subi durant l'enfance

d'abord faire s'exprimer l'enfant en soi, lui prêter des mots pour dire tout cela, que ce n'était pas normal ce qu'il vivait, que ce n'était pas juste, etc....   libérer la parole de l'enfant intérieur en lui donnant les mots qu'il n'avait pas à l'époque...   à ce sujet j'ai remarqué que les traumatismes vécus avant le stade du langage étaient bien plus inconscients, car "sans mots"

ensuite, une fois qu'il a pu s'exprimer, dans la méthode thérapeutique que j'utilisais, on regardait la situation (bon, en état de conscience modifié) en la voyant d'un autre angle,  en voyant un peu  la "réalité", c'est à dire   ce qui a amené la personne qui t'a fait ce mal-là   à "en arriver là"....   à voir son parcours, ce qu'elle-même avait vécu, etc....  tout ce qui a produit d'arriver à cette situation-là

non pas vraiment pour pardonner, mais pour comprendre profondément que cette situation-là est le résultat d'un vécu souvent difficile des individus, et surtout  pour avoir la conviction que ce n'est pas notre faute si on a vécu cela, que c'est le résultat de choses vécues aussi par les autres, qui les ont amené à ne pas pouvoir réagir autrement

c'est un peu difficile à expliquer, mais du coup  cela permet de voir que   si, par exemple, on a la sensation que votre mère ne vous aime pas,  ce n'est pas parce qu'elle ne vous aime pas, vous, en tant que personne, mais parce qu'à ce moment de sa vie, avoir une fille a réveillé des douleurs enfouies,   et son rejet, ce n'est pas le rejet de soi en tant que personne, mais plutôt en tant que ce qu'on représente

personnellement cette approche m'a permis de me réconcilier avec mon histoire, à sortir des "pourquoi?????",   à ne plus m'enfermer dans des croyances de type  "personne ne m'aime, je suis une mauvaise personne"

simplement en comprenant ce qui s'est joué à cette période, pour pouvoir ensuite simplement passer à autre chose

 

pardon si ce n'est pas très clair, je voulais juste témoigner de cela suite aux derniers témoignages

Bliss.
Abonné
Une chose qui marche bien pour moi en ce moment avec la colère c'est le processus ho'oponpono. Ca consiste en un genre de prière qui dit Je suis désolée Pardon Excusez moi Je vous aime. Ca marche super bien avec la colère, surtout chez moi avec ces colères "sans raison rationnelle" colère qui plonge sans doute ses racines dans la toute petite enfance, sans même de pensée organisée selon l'âge mais juste des sensations terrifiantes. Je pense pour moi à ces semaines ou j'ai été séparée de ma mère étant bébé et ou quand ma mère m'a récupérée chez ma grand mère elle ne m'a pas "reconnue". Il ny a pas pour moi notion de faute ou culpabilité. Juste responsabilité de ma part humaine. Un événement se produit la colère est moi, ce processus me permet de me réapproprier une part de responsablilité aussi minime soit elle. Et de me pardonner à moi même dans le sens ou je fais toujours au mieux de ce que je peux humainement même si ce mieux c'est hurler sur quelqu'un. M'excuser auprès de moi et de l'autre (en pensée ou en vrai) et m'aimer avec tous mes défauts et mes imperfections humaines. Ces paroles répétées en boucle aident vraiment. Et je fais aussi le reste de ce que vous avez proposé écrire, jeter des cailloux dans la rivière, pleurer de rage etc.etc.
Lavienrose.
Abonné
Isabelle cette méthode est bien quand on a un passé...chez moi ça n'a pas été possible car personne ne raconte rien et tout le monde est parti avec ses secrets dans la tombe. Y'a plus simple : il faut ressentir ses émotions!!! J'ai crée un billet sur la colère voir mon blog, Isabelle Filliozat en parle très bien dans le livre: que se passe -t-il en moi? Je lis depuis que je suis sur LC qu'il faut regarder les émotions s'en détacher....je suis d'accord nous ne sommes pas nos symptômes. Mais y'a un truc que l'on doit bien intégrer c'est qu'une émotion c'est PHYSIOLOGIQUE . C'est notre CORPS qui réagit. Une émotion dure QQUES MINUTES. Une émotion permet la survie, l'adaptation, nous guide. Une émotion prépare le corps à répondre à son environnement. Quand on EXPRIME une émotion, on s'en LIBÈRE. Donc quand on est toujours en colère c'est qu'on a coincé cette émotion , il faut la faire sortir Je vous assure ça n'est pas normal d'être toujours en colère et de faire nos petits bidouillages pour s'apaiser. Nous devons apprendre à EXPRIMER notre COLÈRE et se débarrasser de celle qui est parasite. Bientôt je vais faire un autre billet sur mon blog pour expliquer les émotions parasites, ça vous fera un résumé du livre, pour qui est intéressé.
izabelle
Animatrice forum

en fait la vieenrose, pour la méthode thérapeutique que j'ai utilisé, il n'y a pas besoin de connaitre son passé, c'est même pour ça que je l'ai faite

c'est un peu particulier car cela se pratique en état de conscience modifié,  donc  "space"  mais ça a tellement bien fonctionné pour moi que j'ai persévéré

un peu comme si les mémoires de ta famille et ton vécu enfant étaient stockées dans ton inconscient et tu vas les chercher à ce moment là, en état de conscience modifié  (ondes alpha) où l'intellect est totalement au repos, ce n'est pas une mémoire de choses qu'on vous a raconté,  on va chercher plutôt l'info dans l'inconscient....

bon, je l'ai dit, c'est  "particulier"

mais disons que ce que je retiens, c'est cette idée qu'on est capable de laisser les choses derrière soi à partir du moment où l'on comprend que ce n'est pas de sa faute si on a vécu cela, ni forcément de la faute des autres, mais un enchainement de circonstances qui ont créé cet évément là

 

 

c'est vrai qu'une émotion est physiologique,  et en se centrant sur les sensations physiques, cela permet justement de mieux accepter l'émotion sans chercher à la transformer, la faire disparaitre, car on s'aperçoit que finalement  "c'est pas si méchant que ça"

c'est plutôt quand on lutte contre l'émotion qu'elle devient de plus en plus intolérable

la colère, que je ressens rarement, j'ai appris à la laisser exister en moi,   mais pour ma part elle s'accompagnait toujours de deux "collègues "   :   peur d'être agressive  et peur d'être rejeté du fait que je sois perçue comme agressive....

maintenant que j'ai conscience de ces peurs, surtout la deuxième, j'arrive à vivre ma colère sereinement

 

nouvomoi.
Abonné

J'ai lu quelque part, je ne sais plus où, qu'à propos de la colère il y a des théories différentes : certaines disent qu'il faut exprimer la colère, la faire sortir (vider le sac), et ensuite, on n'est plus en colère. D'autre disent qu'au contraire, exprimer sa colère (quelqu'un parlait sur le forum de taper sur un coussin par exemple) ne fait qu'alimenter cette colère.

Des "expériences" psycho ont été menées (je ne sais plus du tout qd et où j'ai lu ça ...) : on mettait 2 personnes pas d'accord et en colère l'une après l'autre, l'une en face de l'autre (plusieurs couples d'expérience). Soit elles exprimaient leur désaccord, et le résultat était que les choses s'envenimaient jusqu'à devenir limite agressives et la colère paraissait s'autoalimenter. Soit elles n'exprimaient pas leur désaccord, mais cherchaient à discuter calmement en cherchant un consensus, et la colère tombait.

Alors ... c'est compliqué je trouve. Pour ma part, j'ai l'impression que plus je vais exprimer ma colère, et plus je suis en colère !!

Lourdes.
Abonné

C'est moi qui ai parlé du coussin, tu as entièrement raison sur la colère, plus tu l'exprimes, la sors plus tu la renforces, elle s'auto alimente.

Ceci dit il y a plusieurs étapes (en tout cas pour moi) dans la gestion des émotions, avant de pouvoir comprendre que tout cela ne sert à rien, il a fallu que j'en passe par le fait de la sortir. Puis au fur et à mesure j'ai traité autrement. Maintenant quand j'y parviens, je note que je suis en colère et je l'exprime avec des mots, en disant que je suis en colère, pas en le montrant et la discussion peut alors s'engager. Mais je suis persuadée qu'il n'y a pas de bonnes méthodes, enfin je veux dire qu'il n'y a pas qu'UNE seule voix. En croyant cela toute personne qui aurait le malheure de gérer autrement et bien se sentira miteuse et coupable, incompétente et honteuse.

Avec le parcours qui est le mien, j'ai accepté d'en être là où j'en suis et d'avoir besoin d'exprimer certaines choses d'une certaine manière, même si ce n'est pas la façon académique.

Du coup j'arrive à ne pas m'efoncer dans la culpabilité plus queje n'y suis déjà cheeky

C'est pour ça que les forums sont super on y trouve toute sorte de méthodes et on peut se servir de celle qui nous convient à cet instant, ce qui ne veut pas dire que ce sera celle-là pour la viesmiley

Lavienrose.
Abonné
La colère sert à la confrontation d'une injustice, à défendre son territoire, ses valeurs, son intégrité. C 'est aussi ce qu'on ressent après une FRUSTRATION à une invasion de nous même de notre territoire. La colère est une protestation contre nos intolérances. Elle ne signifie pas violence mais affirmation de soi, elle permet de se faire RESPECTER. La violence elle est le résultat de colère accumulée et non gérée. Pour gérer sa propre colère on doit apprendre à l'exprimer sans violence dire les choses clairement avec des phrases parlant de soi c.-à-d. des MESSAGES JE (voir la cnv) Pour aider qu'un en colère : écouter sans chercher à calmer à éteindre le feu. Accepter l'émotion et essayer de reformuler le ressenti de la personne en colère. Cette colère est saine nous devons la vivre elle permet le respect de notre identité . Cette colère correspond à des situations que l'on vit. La décharge de la tension émotionnelle doit être vécue pour permettre au corps de revenir au calme de restaurer le mouvement. Il faut libérer le plexus solaire et le haut du corps: Faire le bûcheron. Comme si on fendait du bois, en criant haut fort avec le timbre le plus grave( adulte) qui soit. Pour cela on peut taper sur un coussin. Par contre si on est en colère alors qu'il n'y a pas de "raisons apparentes" cette colère est issue de notre passé. Les situations de colère qui dégénèrent sont dues au fait que nous n'arrivons pas l'exprimer avec des messages JE. La CNV ( la communication non violente ) est l'outil pour exprimer son mécontentement. Si la colère alimente votre colère c'est que la situation fait ressortir de la colère non exprimée. D'où l'utilité de la lettre pour mettre des mots sur nos manques et donc les besoins à combler et ensuite décharger cette colère avec l'exercice du coussin qu'on tape les mains jointes comme si on avait une hache. Tout ceci est dans le livre de Isabelle Filliozat : que se passe t il en moi?
Nounette73.
Abonné

Bonsoir !

[quote=Lavieenrose]

Le pardon ne guérit pas. Il est nécessaire car soulage.
Il sous entend qu'il y a faute, c'est donc un jugement.Pour pardonner on se positionne en supérieur. En fait c'est humiliant pour la personne a qui on a pardonné. La personne n'est donc pas en situation à aimer ( elle sent rabaissée).[/quote]

Je pense également que le pardon ne guérit pas. Dire qu'il est nécessaire ou qu'il soulage je crois que c'est une opinion, ce n'est pas universel.

C'est effectivement important d'être soulagée. Si la colère crée une tension qu'il faut soulager, ou un vide qu'il faut combler, autant se soulager dans le pardon plutôt que dans la nourriture (je ne l'ai pas dit dans mon msg d'hier mais bien sûr je suis tombée dans la nourriture-réconfort enfant en lien avec l'histoire que je décris).

Je suis tout à fait d'accord avec l'intérêt de la réconciliation ... là où je ne te suis pas c'est dans l'idée que pardonner corresponde à un jugement. (Dans l'ensemble c'est un peu péremptoire à mes yeux ...) . Factuellement, on cause parfois du tort à quelqu'un d'autre, et la moindre des choses c'est de demander pardon (en tout cas c'est ce que j'enseigne à mes mouflettescheeky

Je ne me suis jamais sentie rabaissée quand on m'a pardonné (en général je me sentais coupable donc ça m'a plutôt réconfortée qu'on me pardonne). Si moi je décide de pardonner quelque chose à quelqu'un, je n'ai pas l'impression de l'humilier (d'autant qu'il ou elle n'a pas besoin d'être au courant - parfois même on pardonne à des gens qui sont déjà morts). Et j'ai du mal à saisir la distinction entre pardon et réconciliation, pour moi ça relève du même processus.

Mais c'est sûrement une question de vocabulaire, on ne met pas tous la même chose derrière les mots.

[quote=Izabelle]

simplement en comprenant ce qui s'est joué à cette période, pour pouvoir ensuite simplement passer à autre chose[/quote]

ou comment dire en une phrase ce que j'ai mis 15 lignes à écrire hier !! tu décris très bien mon cheminement (hors thérapie mais avec des livres en appui)

Nounette73.
Abonné

Ohlala il y a des vécus d'enfance pas simples ici ...

Je suis tellement, infiniment désolée pour tout ce que vous avez pu vivre de difficile. On ne devrait jamais avoir à affronter les traumatismes d'un tel vécu ...

[quote=Lavieenrose]

Mais y'a un truc que l'on doit bien intégrer c'est qu'une émotion c'est PHYSIOLOGIQUE . C'est notre CORPS qui réagit[/quote].
 

Complètement d'accord avec ça !!

Merci de ton résumé de Filliozat (et du temps que tu y as passé !).

J'ai lu plusieurs livres d'elle. Je suis totalement et absolument en accord avec tout ce qu'elle écrit. Ce qui me manque c'est "et après ?" . C'est vrai, hein, intellectuellement je comprends et j'adhère, mais au quotidien je ne trouve pas que cet éclairage m'apporte des ressources concrètes. Au mieux elle suggère quoi faire, mais elle ne dit pas comment (alors qu'elle a écrit un livre sur l'éducation des enfants qui est chouette car très opérationnel et déculpabilisant).

Remarque, je n'avais pas vu la technique du bûcheron (en même temps ... je m'imagine très bien faire ça en comité avec mes directeurs et chefs de service quand ils me saoulent smiley ).

Je pense qu'il doit y avoir des exercices à faire, pour intégrer ses idées (je pense aux disputes avec mon homme : quand je suis en colère contre lui, même si je connais depuis longtemps la CNV je manque totalement de technique pour l'utiliser, et donc on s'embrouille en beauté).

[quote=Lourdes]

Mais je suis persuadée qu'il n'y a pas de bonnes méthodes, enfin je veux dire qu'il n'y a pas qu'UNE seule voix. En croyant cela toute personne qui aurait le malheure de gérer autrement et bien se sentira miteuse et coupable, incompétente et honteuse.[/quote]

Je suis en phase - tu l'exprimes mieux que je ne saurais le dire !

 

Je ne sais pas si pleinedespoir a eu des idées nouvelles pour gérer ses EME liées à sa colère ? pour revenir à sa question initiale ...

Morette.
Abonné

[quote=izabelle]

c'est vrai que récemment on n'a pas beaucoup parlé de la colère, mais l'an dernier, oui,  et ce qui revenait à chaque fois, c'est que la colère est une émotion qui dure un certain temps, ensuite elle se calme d'elle-même

[/quote]

 

Bonjour

Je ne suis pas tellement d'accord avec ça, ou alors je ne fonctionne pas normalement.

Bien sûr il y a des colères qui ne sont que passagères, moi j'appelle plutôt ça de l'énervement.

Mais il y a des colères qui durent, des jours et des jours, et c'est très pénible. Il y a des moments où on oublie et puis quelque chose fait que ces colères-là se réveillent.

izabelle
Animatrice forum

Morette, j'ai remarqué que lorsque la colère "dure",  c'est qu'elle s'accompagne d'un autre ressenti, contre lequel on lutte, genre sentiment de rejet, ou d'incompétence, voire solitude, ou autre joyeuseté...

ces ressentis qui parfois se cachent  sous la colère....

mais qui nous sont tellement insupportables qu'on n'en a pas conscience et qu'on lutte contre eux, entretenant une sorte de colère qui dure plusieurs jours

dans ces cas là, moi j'essaie de crever la bulle et savoir vraiment "pourquoi"  ça ne passe pas, cette colère,   qu'est-ce que ça provoque chez moi qui est si difficile?

Morette.
Abonné

Oui, tout à fait, derrière la colère se cache autre chose. Je suis d'accord avec ça. smiley

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Bonjour tout le monde!

Je trouve ce fil de discussion tout à fait passionnant et je me suis bien demandé ce que je pouvais y ajouter. Tout compte fait, je vous livre ma recette:

 

 

Action sauce colère.

Ingrédients :

Une action adéquate

Colère, 1 litre

Piment, poivre, sel, sucre, huile

 

Commencer par préparer la sauce. Prendre une colère de bonne intensité et mettre à cuire à feu intense quelques minutes. Lorsqu’elle caramélise, mettre à feu doux et laisser réduire lentement le temps nécessaire. Lorsque la colère est réduite, laisser refroidir à température ambiante. Attention, la difficulté de la recette tient au fait que le temps de cuisson et de refroidissement est variable selon la qualité de la colère et peut aller de quelques dizaines de minutes à plusieurs années. Il convient donc de surveiller de près la température. Ne jamais utiliser une colère encore chaude, sous peine de gâcher irrémédiablement l’action.

Il est temps de préparer l’action. Celle-ci doit être soigneusement étudiée en absence de sauce. L’action peut être de nature variable : elle peut consister en affirmation d’un événement passé et de ses conséquences, en explications, en explicitation de ses sentiments, en actions compensatrices ou réparatrices, en actes ou paroles de compassion ou en pardon. Il est fortement conseillé de s’entraîner à l’action avec un sparring-partner afin de huiler suffisamment l’action, de l’assaisonner ni trop, ni trop peu.

Lorsque l’action est prête, la napper de colère froide. Servir immédiatement.

pleinedespoir.
Abonné

Bonjour tous,

Oui c'est bien ça le problème... laisser refroidir... ça  peut prendre des années,... je me demande si c'est  pas cela qui rend la recette assez difficile à réussir.... comme toujours on en revient à ... la patience... à accepter ce qui est ... pouf ! il faudrait devenir moine tibétain pour résussir tout cela ... jour de découragement pour pleinedespoir!

Autred difficulté : préparer l'action et utiliser tout le pannel à disposition et pas seulement la réparation par ... l'alimentation!

Et puis derrière la colère ne se cache t-il aps  souvent une immense tristesse???

Courage

Morette.
Abonné

Hmmm... je vais méditer là-dessus wink

Lourdes.
Abonné

Je crois que ce qui ce cache derrière la colère est différent selon chacun. Dans mon cas par exemple, derrière chacune (ou presque chacune, disons celles de mon fil rouge wink) de mes colères se cache de la peur. C'est selon l'histoire de chacun. Dans mon cas ce qui m'aide le mieux maintenant (ce n'était pas le cas avant, mais plus on devient conscient et plus les choses changent) c'est de savoir ce qui est la cause et de l'observer se manifester au quotidien. Quand on sait, quand on l'observe, alors on peut le mettre à distance et ensuite, oui avec du temps les choses finissent par changer.

Et je te rassure tout de suite, je ne crois pas qu'il faille être un moine tibétain pour cela, chacun de nous peut parfaitement y arriver. Le truc c'est de s'y mettre et de vouloir vraiment changer. Quand on ne veut pas alors qu'on dit le vouloir c'est qu'il se cache encore là dessous un bénéfice secondaire.... Dans ce cas tant qu'on n'a pas mis la main dessus ça va bloquer ...

Nounette73.
Abonné

Merci pour la recette - je retiens le principe de faire refroidir la colère (moi qui ai du mal à être affirmée je n'exprime pas correctement la colère à chaud).

Quelque chose se cache derrière la colère ... ou pas ...

Parfois la colère c'est juste de la colère. Parfois on est vraiment contrariée. Non ?

Je peux vous dire qu'à chacune de mes grossesses je devenais fumasse avec les mauvais conducteurs. Une fois un type a tenté de forcer la priorité en manquant me percuter, je me suis quasiment mise debout dans ma voiture en lui hurlant dessus, une fois je suis même sortie dans la rue (avec mon ventre de 8 mois de grossesse) tambouriner à la vitre d'une crétine qui m'avait fait une queue de poisson pour arriver avant moi au feu rouge. Et il doit y avoir un PV dans une ville où j'ai pris en chasse un abruti qui a enfoncé ma portière à un rond point et a voulu prendre la fuite, je l'ai poursuivi dans la ville en klaxonnant jusqu'à ce que la police arrive.

C'était de la vraie, bonne, saine colère.

Et ... ça ne m'aurait pas fait manger du tout. Vu que je gérais la colère en la déversant (bande de chauffards qui mettent la vie de mon bébé en danger).

Après j'ai aussi de vraies colères, qui sont assorties de ressentis plus troubles. Ca m'arrive quand la situation réactive des émotions anciennes, par ex. qu'on m'a fait du tort et que j'ai honte de ne pas avoir su me défendre (comme quand j'étais gamine). Ou que j'ai du chagrin et que je m'en veux d'avoir raté quelque chose qui ne reviendra pas (en sortie scolaire vendredi j'étais furieuse parce que je suis arrivée à l'heure au rdv donné à mi journée, que du coup j'ai privé d'une attraction le groupe d'enfants que j'accompagnais vu que sinon on allait louper le rdv et ... que les autres accompagnateurs sont arrivés comme des fleurs jusqu'à 45mn en retard ... je n'arrive pas à digérer cette colère là ... aussi parce que je suis en colère contre moi d'être toujours si bonne élève au lieu d'être cool, que je suis triste d'avoir raté une occasion de laisser les enfants s'amuser, que je me sens coupable et trop nulle : avec un autre parent accompagnateur ils auraient fait plus de choses).

Et puis il y a les colères qui masquent autre chose, comme vous l'évoquez ... quand on convertit une émotion difficile à vivre, en une autre émotion plus supportable. Comme ces hommes à qui on a seriné "un garçon, ça ne pleure pas", qui une fois adultes ont du mal à gérer la tristesse et se réfugient dans la colère (ce que je racontais plus haut je crois).

Et maintenant que j'y pense, j'ai le sentiment que je ne mange pas quand je suis "simplement" en colère. Que ce qui peut me rendre fébrile c'est plus le mélange colère-honte par exemple ou colère-culpabilité. Cocktail assez oppressant pour que la tension devienne insupportable et réclame une décharge, dans les cris ou dans la nourriture ...

Je n'ai pas d'exemple de colère qui masquerait la peur ou la tristesse chez moi (en fait, c'est le contraire, quand j'étais petite c'est la colère qu'on m'interdisait de manifester donc quand je pleure parfois c'est de la colère masquée).

nouvomoi.
Abonné

Bonjour tout le monde

Je ne sais pas trop où mettre ma question, alors je la mets là parce que ça me semble aller avec la colère, et le pardon (puisque dans ce post, on a parlé du pardon)

Là, je voudrais parler de la pitié

Je me suis rendu compte que j'ai des difficultés à me positionner et à exprimer ma colère face à certaine personnes parce que je crois que j'éprouve de la pitié pour elle (Pas ce sentiment négatif style "il fait pitié ce pauvre mec !!").

Je crois que j'ai de la pitié pour cette personne, alors si je ne me sens pas respectée par elle, si je suis en colère, et bien, je ne dis pas, comme si je me disais "elle en a assez comme ça sur le dos, je ne vais pas en rajouter, au rique de lui casser sa baraque !". Du coup je reste en colère et je lui en veux.

Mais je crois que ça a à voir aussi avec le fameux triangle, parce que moi du coup, je la vois en victime, et je ne vais pas faire un peu plus le bourreau pour elle, mais elle, du coup, elle passe en bourreau de moi !!!

En fait, je parle de ça parce que la pitié, et ce que ça entraîne pour moi, ça fait parti du paquet "émotions" qui donne des EME etc etc ... (Est-ce que la pitié est une émotion ?)

Mais je ne crois pas que c'est comme la compassion.

Alors je ne sais pas trop ce que ça veut dire, alors si quelqu'un avait une idée, ou a déjà éprouvé ça ...je suis preneuse ...

Allez bonne journée avec du soleil je pense !!!smileycool

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