La méthode au quotidien - le 17/05/2012

Heliade.
Abonné

 

Bonjour

Je reviens sur le site après une longue période d’absence et toujours le même problème. Certains diront que c’est le syndrome du perfectionnisme. Ça y ressemble mais je me demande s’il n’y a pas quelque chose d’autre.

Alors voilà.

Quand je suis en vacances ou que j’ai l’esprit « libre », j’arrive à prendre soin de moi, à appliquer la méthode et à être à l’écoute.

Le souci, c’est que dès que je reprends une activité normale, je suis comme prise dans le tourbillon de l’existence et plus rien n’a d’importance…

Avant, je faisais des régimes. Le résultat, c’est que je perdais beaucoup de poids dans mes périodes de disette et que j’en reprenais  davantage dans mes périodes de « vie normale ».

Aujourd’hui, j’essaie de suivre mes sensations. Du coup je perds un peu de poids dans mes périodes de Linecoaching et j’en reprends un peu aussi dans mes périodes de « vie normale ».

Dans l’ensemble, je me suis stabilisée et j’ai même perdu un peu de poids. Pas grand-chose, mais c’est déjà ça.

Le bilan est positif : Je me sens mieux, je n’ai plus d’aliments tabous, je mange plus lentement et je savoure davantage.

Le problème, c’est toujours ces fichus émotions…

Depuis un mois et demi que je ne fais plus du tout attention à ce que je mange,  tout va pour le mieux question dégustation et écoute des sensations. Je mange ce que je veux et c’est un vrai bonheur.

Mais, si j’ai le malheur d’avoir une EME, je n’ai pas du tout le réflexe de faire un exercice de respiration. Ce n’est pas quelque chose d’acquis dans mon quotidien.

Et je vais même pousser l’honnêteté jusqu’au bout : je n’ai JAMAIS réussi à faire un exercice de RPC pour une EME.

C’est plus fort que moi : je mange… Incapable d’affronter mes émotions.

Alors voilà, je ne sais pas trop quoi faire. Je vois bien que la seule barrière entre moi et ma perte de poids, c’est la gestion des EME parce que pour le reste, je m’en sors plutôt bien.

Mais je ne sais pas comment faire.

Il n’existe pas de réveil « attention, EME ! Fais tes exercices ! »

Je sais qu’il faudrait que je fasse un petit exercice de RPC tous les jours… Mais c’est encore le même problème. Quand tout va bien et que j’ai l’esprit « open », je fais mes exercices et je me sens bien.

Quand je n’ai pas la tête à ça, ce n’est même pas la peine de me parler de RPC. Je fais exactement comme je le faisais avant avec les régimes. Je me promets de m’y remettre le lendemain…

Donc j’en arrive à ma fameuse question :

Comment fait-on pour gérer ses émotions au quotidien ? C’est-à-dire, sans y penser…

Merci d’avance

Heliade

PS : J’ai écrit un article sur la méthode, si ça vous intéresse de le consulter : //www.lodysseedheliade.com/2012/02/un-avis-sur-linecoaching.html

Commentaires

paintgirl.
Abonné

Bonjour

Je suis exactement dans la même situation! J'ai commencé en février et j'ai beaucoup appris: la bonne faim, la satiété, la reconnaissance des eme... J'ai réalisé, oh combien , ne pas être seule dans cette aventure. Par contre, je ne parviens toujours pas à réagir aux eme autrement qu'en mangeant. La rpc, je n'y pense pas au bon moment, ce n'est pas un réflexe. J'y pense après m'être empiffrée. J'essaie une piste peut-être utile, sortir de chez moi dès l'apparition de l'eme. Ce n'est pas toujours possible mais cela atténue la violence de l'eme et permet de prendre un peu de recul, de réflexion, par rapport  aux aliments" réconfort" et à la quantité à ingérer. Fuir l'endroit où l'eme est née est peut-être un début de solution? Même si tout n'est pas résolu, Lc nous aide vraiment dans la compréhension de nos comportements. Super courage à tous.

Sandrine_Novembre.
Abonné

 

""Comment fait-on pour gérer ses émotions au quotidien ? C’est-à-dire, sans y penser…"

Pourquoi ne veux-tu pas penser à ces émotions ? Ce sont elles qui font le sel de notre vie. Je ne pense pas qu'on puisse les gérer sans les entourer d'une certaine prévenance envers nous. 

"Quand je n’ai pas la tête à ça, ce n’est même pas la peine de me parler de RPC. Je fais exactement comme je le faisais avant avec les régimes. Je me promets de m’y remettre le lendemain…"

Justement, n'est-ce pas là, l'annonce d'une EME qui approche ? Es-tu certaine de ne pas du tout pouvoir les voir venir ? Je te dis ça parce que dans mon cas, je sais que les moments euphoriques (début de week-end, bonne nouvelle, sentiments heureux) ouvrent grand la porte sur des EME coriaces. Mais je sais aussi que si je ne dors pas assez, ça me pend au bout du nez. Ou alors quand je suis maussade (souvent lié à la fatigue d'ailleurs). 

Tu n'as pas des "comportements à  EME" ? Des comportements qui seraient le signal d'alarme ?

Si tu trouvais déjà ceux-là, ça te permettrait d'en affronter déjà un bon nombre. 

lorraine
Marraine

Bonjour Hylliade ,

Tu écris :

"...Le problème, c’est toujours ces fichus émotions…

Depuis un mois et demi que je ne fais plus du tout attention à ce que je mange,  tout va pour le mieux question dégustation et écoute des sensations. Je mange ce que je veux et c’est un vrai bonheur.

Mais, si j’ai le malheur d’avoir une EME, je n’ai pas du tout le réflexe de faire un exercice de respiration. Ce n’est pas quelque chose d’acquis dans mon quotidien.

Et je vais même pousser l’honnêteté jusqu’au bout : je n’ai JAMAIS réussi à faire un exercice de RPC pour une EME.

C’est plus fort que moi : je mange… Incapable d’affronter mes émotions.

Alors voilà, je ne sais pas trop quoi faire. Je vois bien que la seule barrière entre moi et ma perte de poids, c’est la gestion des EME parce que pour le reste, je m’en sors plutôt bien.

Mais je ne sais pas comment faire.

Il n’existe pas de réveil « attention, EME ! Fais tes exercices !... »

Je sais qu’il faudrait que je fasse un petit exercice de RPC tous les jours… Mais c’est encore le même problème. Quand tout va bien et que j’ai l’esprit « open », je fais mes exercices et je me sens bien."

 

Ton post m'inspire, car comme toi je suis en fin de programme avec plein de progrès réalisés et une façon de manger qui est devenue -à peu près- régulée.

A l'approche de la fin de l'abonnement je me suis questionnée sur comment tenir sur le long terme...Comment faire pour que le naturel ne revienne pas au galop..Je me suis dit comme la pleine conscience fait entièrement partie du programme LineCoaching qu'elle  est conseillée tant et plus  par les experts ça doit bien être pour quelque chose quand même....Alors une fois les apprentissages sur les sensations alimentaires assimilés, je me suis réellement penchée sur la RPC.

Je me dis que les EME peuvent être éviter (ou de plus ou plus éloignées) , pour prévenir de leur apparition je suis -tente d'être- extrêmement attentive à tous les actes de pleine conscience.

Je travaille à ça depuis 2 mois environ. C'est très progressif, pas simple, pas inné mais passionnant.

Ce matin aux courses à être avec ma liste, mon caddie et moi. Dans "le mode être" plutôt que dans "le mode faire" (cf livre "méditer pour ne plus déprimer"). Idem quand je fais la cuisine. Je tente pour tous les activités de la vie quotidienne. Selon les activités c'est plus ou moins facile (la douche, je la prends encore avec tous mes collègues!).

J'en suis venue à attacher de l'importance à cette pleine conscience car j'ai réalisé que dans les moments de stress (surtout au boulot) "je m'exite", m'agite, et tombe dans les automatismes, et c'est là où je suis la plus encline à manger vite n'importe comment et n'importe quoi...Et le stress c'est aussi souvent nous -moi- qui nous nous le mettons. Donc apprendre à être posée, calme, apaisée en toutes ou beaucoup de circonstances  et la pleine conscience amène à ça. J'en vois les effets de plus en plus. Idem pour les ruminations, c'est à dire quand je ressasse les moments stressant du boulot

Et puis quotidiennement je fais un exercice que j'aille bien ou moins bien : pas toujours le même pour pas m'ennuyer et en fonction de mes envies (étirements, méditation, bodyscan...).

Même quand j'ai pas envie je m'oblige . J'en ai fait une obligation comme quelque chose de vital (telle que dormir, se laver) ou de l'ordre du devoir (telle que aller travailler, l'éducation de ma fille). Si je n'en faisais pas une obligation, idem que toi, je ne ferai que desfois de temps en temps  A ma grande surprise, plus ça va et plus je trouve ça agréable. Je constate que comme tous les apprentissages, au début c'est laborieux et ennuyeux puis avec l'entraînement y a le plaisir qui arrive.

Et puis les fois où j'ai une EME, vite vite je respire quelques secondes, une respiration -encore- visible par tous, et j'arrive avec mon souffle à la faire s'envoler. !..

 

Tu ne parles pas de la fréquence de tes EME, peut être sont-elles rares....Alors peut être ce n'est pas grave de craquer desfois....

Si tu réponds à tes EME de manière compulsive sans réfléchir : Si tu es entraînée à la pleine conscience, tu pourras arrêter le tourbillon de ton émotion, et choisir de manger ou pas.

Tu dis que tu es incapable d'affronter tes émotions. Qu'ont-elles donc de si terribles, tu sais on en meurs pas, la preuve je suis toujours vivante...wink

J'en suis à un stade où je me dis que c'est dans la pleine conscience que se trouve la solution de ne pas retomber dans les pièges d'un rapport à la nourriture troublé.....

 

Je ne sais pas ce que vaut "objectivement"  ce que je viens de relater....Ce n'est que le récit  de mon expérience, et peut être y aura t-il des aspects qui feront "tilt" en toi pour continuer à avancer...Je te -nous- souhaite une bonne continuation .

lorraine
Marraine

Pardon, Héliade pas Hylliade

Lorraine/Fabienne

Heliade.
Abonné

@ Sandrine : quand je dis "gérer sans y penser", je ne parle pas de penser aux émotions mais de penser au fait qu'on gère ses émotions... Ce n'est pas naturel comme de manger en respectant ses envies et sa satiété.

@ Lorraine : le problème, ce sont les phases... J'ai des phases "no problem, je suis zen" et des phases "ça va pas du tout, je ne contrôle plus rien".

@Je ne sais plus laquelle de vous deux qui me dit que je n'ai pas beaucoup d'EME : Non, en effet, je n'ai pas beaucoup d'EME mais je n'arrive pas du tout à les "affronter", c'est à dire à leur donner un nom. J'en avais déjà parlé avec ma psy qui m'a demandé ce qui me faisait si peur mais je n'ai jamais eu la réponse...

izabelle
Animatrice forum

Ah enfin Heliade te revoilà!

Je lis ton blog, enfin l'un de tes blogs et j'aime beaucoup, ça me dépayse....

 

J'ai toujours été comme ça : les sensations alimentaires ça va, mais l'intolérance émotionnelle, les EME, qui viennent tout bousculer régulièrement

 

ce qui m'a le plus aidé, c'est de ne pas considérer pleine conscience, EME-Zen et compagnie comme des "techniques", des "exercices"  (bref des "solutions"), mais le penser comme un état d'esprit

déjà une profonde compréhension du mécanisme : quand une EME arrive, je ne me flagelle plus, ça évite d'empirer la situation, de se sentir en perte de contrôle, se culpabiliser, etc...

ensuite la bienveillance que j'ai appris ici....

et puis l'acceptation de ce que je ressens, d'instant en instant, même si c'est pas top top, même si je suis jalouse, même si je suis débordée, même si j'ai envie d'éclater tout le monde, même si ma fille me pompe l'air, ou mon mari...

bref tous les trucs pas jolis-jolis qui existent en moi et que je voulais à tout prix "éviter" avant (toujours bien, toujours zen...)

 

pour ces prises de conscience, c'est la RPC quotidienne, à froid, on va dire, qui aide bien, car on se met en position de spectateur, on a "pris le pli" pour avoir ce sursaut de conscience au moment où on en aura besoin

 

et puis sur le moment de l'EME, j'essaie d'observer avec bienveillance ce qui m'arrive, et de l'accepter, quoi que ce soit que je ressente

et d'accepter aussi avec bienveillance mon besoin encore présent d'éviter certaines choses, d'utiliser la nourriture pour cela par moment, parce que ce changement ne se fait pas du jour au lendemain, et que certains ressentis sont parfois plus durs à accepter que d'autres

 

voilà pour mon témoignage

 

Heliade.
Abonné

Merci Izabelle ! Et merci pour tes encouragements ! ;)

Bon, en gros, si je comprends ce que vous me dites tous avec des mots différents, il faut se mettre des coups de pied aux fesses et pratiquer la RPC au quotidien...

Le problème vient de là, je pense : je n'ai jamais été très sérieuse avec ça. Pourtant je me suis donnée les moyens, mais je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal... :/

Sandrine_Novembre.
Abonné

J'ai vu par hasard, le "truc" de la pompe au chocolat. Je n'en suis pas encore là dans le programme, mais tu l'as déjà eu, toi ? Ca à l'air plutôt bien ! Mais je crois qu'll faut quand même faire une RPC avant laugh

Je suis allée voir ton blog. J'ai beaucoup aimé quand tu as écrit "c'est dur d'être libre"... Ma foi, tu as raison. Mais retournerait-on en arrière ? Je crois que je ne ferai plus jamais un régime de ma vie. 

lore.
Abonné

bonjour héliade,

moi aussi j'ai du mal avec la rpc ,et je dois dire que d'en parler sur le forum m'a bien aidée. Depuis quelques jours ,j'ai enfin réussi à m'y mettre. Mais il faut être patient parce qu'il paraît qu'on voit des résultats au bout de 8 semaines de pratique régulière.

Et puis peut-être que c'est pas mal de trouver d'autres façons de se vider la tête pour ne pas tout miser sur la rpc.  Pour moi c'est le jardin : bêcher, déherber, arroser...

Et comme tu aimes bien écrire, tu peux essayer d'écrire tout ce qui te passes par la tête quand ton eme arrive. Moi j'ai fait ça un temps, ça me permettait de mieux cerner ce que je ressentais et d'où venait mon envie de manger.

En attendant de faire partie des méditants expérimentés, c'est vrai qu'avec certaines eme, c'est pas la peine de chercher à lutter, c'est plus fort que nous. Autant se réconforter, c'est même conseillé par LC.

Si je suis en train de comprendre quelque chose à cette méthode c'est bien ça : la nourriture ne nous veut aucun mal, apprenons à nous faire du bien avec elle

bon courage

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour heliade,

Vous avez raison, vous ne réussirez pas à différer votre mouvement impulsif, au moment d’une EME, en introduisant un espace de respiration, si vous n’avez pas une pratique régulière de la pleine conscience, qui vous conduit alors à un regard différent sur vos émotions, sur vos pensées (et en particulier sur vos pensées automatiques) tout au long de la journée.

Ce qui nous empêche d’être régulier : 1) la peur de ce qu’on va rencontrer, de ce qui va venir, dans notre esprit, nous rendre visite ; 2) la négligence, que beaucoup nomment « manque de temps ».

Comment faire régulièrement les exercices de pleine conscience ?

  1. Je n’ai pas peur, et j’accepte que des pensées pénibles puissent venir me visiter. Je sais que ces pensées et émotions pénibles passent d’elles-mêmes lorsque je suis d’accord pour les laisser aller et venir dans mon esprit, sans jugement, sans les suivre, et que cela, c’est un soulagement. D’ailleurs, souvent, mon état de pleine conscience n’est pas pénible, et même, ce recul que j’acquiers me conduit à un état d’équanimité, d’égalité d’âme, de sérénité.   
  2. Je prends le temps. Au sens propre : je prends le temps à autre chose, pour le donner à ma pleine conscience. J’ai 24 heures par jour de vie, comme François Hollande, comme mon garagiste. Prendre conscience de la chance que j’ai d’être vivant est une des choses les plus importantes que je puisse faire aujourd’hui, maintenant.

A ce sujet, mrand merci, lorraine, pour votre post et la distinction entre le « mode être » et le « mode faire », en particulier. Merci tout le monde, en fait, pour vos réponses, merveilleuses.

Heliade, vous demandez comment on fait pour gérer ses émotions sans y penser. Je vous le dit de façon nette, précise et sans bavure : ce n’est pas possible ! Nos émotions demandent à être pensées.

Heliade.
Abonné

C'es très clair et merci pour cette réponse !

J'ai bien envie d'approfondire la RPC avec un livre... Lequel me conseilleriez vous ?

Lyphaé.
Abonné

Le livre qui m'a le plus aidé qui traite de la pleine conscience c'est "Méditer pour ne plus déprimer". Une vraie révélation. Ça m'a vraiment permis de comprendre comment je fonctionne et comment la pleine conscience peut aider. J'en ai lu quelques autres mais c'est celui qui m'a le plus parlé. Je te le conseille vraiment.

Heliade.
Abonné

C'est noté. Le souci c'est qu'il n'est pas disponible en Ebook. Du coup je vais devoir attendre un peu avant de me le procurer...

Merci en tout cas ! 

Gingko.
Abonné

Bonjour,

 

J'ai lu le fil de discussion depuis le début et me suis tellement retrouvé dans celui-ci que je me décide à y participer. Je constate (j'en suis à la phase "je découvre la bonne faim") et n'ai pas trop de difficulté à vivbre avec la faim. Là, où cela fait mal, c'est par rapport aux émotions! Je n'arrive pas à gérer ma faim dans les circonstances suivantes :

llorsque je suis en compagnie dans un milieu où il y a des buffets par exemple, je ne peux ou ne sais pas pratiquer RPC en foule et alors, bonjour les dégats! Je mange tout ce qui me passe à portée de main, sans arriver à saisir les signes de satiété et me trouve ensuite avec de la culpabilité et un estomac trop plein.

Pourtant avant la réunion, j'avais pris plein de bonnes résolutions mais impossible de les appliquer lors de repas où je ne suis pas seul

Suel, je peux pratiquer RPC, manger lentement, penser et ne pas me laisser prendre par mes impulsions; en groupe, en socité, à table ou à l'apéro avec des amis...cela est tout simplement impossible!

Que faire? Comment pratiquer RPC en société?

Je me réjouis de vous lire...

lorraine
Marraine

Bonjour Gingko

Tu dis :

"llorsque je suis en compagnie dans un milieu où il y a des buffets par exemple, je ne peux ou ne sais pas pratiquer RPC en foule et alors, bonjour les dégats! Je mange tout ce qui me passe à portée de main, sans arriver à saisir les signes de satiété et me trouve ensuite avec de la culpabilité et un estomac trop plein."

 

Ce n'est pas simple pour moi non plus -pour personne- les buffets, les repas conviviaux...Pas simple dans le sens de ne pas manger en excès....Quasi impossible de ne pas manger en excès....Pas grave, si on attend qu'une bonne faim revienne pour manger. Sur le programme GA parle des repas convivaux ça doit être ds les outils (petite vidéo), intéressant et aidant.

Par contre, ce que je tâche de faire c'est de manger doucement et en pleine conscience : chaque fois que ma main se tend vers une mini  quiche (lorraine, bien sûr !) ou autre mini pizza je m'en rends compte ma pensée accompagne ma main de l'aliment à ma bouche, j'essaie de déguster et de prendre du plaisir.

C'est sûr la sasiété est dépassée, mais moins que quand on mange de manière automatique sur le mode faire plutôt que sur le mode être. Et puis, il n'y a pas de culpabilité.

Quand il y a du monde, pour respirer en PC, et souffler sur les EME je m'éloigne du buffet et m'en vais discuter avec les gens présents....

 

Voilà, Gingko, très bon WE à toi

 

Lorraine

Gingko.
Abonné

Merci LOrraine pour ta réponse. Cela répond en partie à ma préoccupation. Je pense aussi que la suite du programme va me permettre de découvrir d'autre pistes... Je suis actuellement la dégustation en pleine conscience et sens que de manger les aliments en s'arrêtant, en focalisant son attentoin sur ce que l'on fait est sans doute aussi une bonne piste!

 

Bon WE

Gingko.
Abonné

Bonjour à tous et à toutes,

 

Etape de la dégustation en pleine conscience, questions ....

 

Bonjour, je suis à l'étape "dégustation en pleine conscience". J'apprécie cette redécouverte du toucher de l'odeur, du goût, de la texture, des arômes dans la bouche, du mélange de la salive avec les aliments...mais je n'arrive pas à sentir le passage dans la gorge puis dans l'oesophage. Comment faites-vous pour découvrir cette sensation. Pour moi, c'est comme si les aliments cessaient d'exister après leur passage dans ma bouche!

Ressentez-vous le passage des aliements dans la gorge et dans l'estomac?

lissiboa.
Abonné
[quote=lore]

Et puis peut-être que c'est pas mal de trouver d'autres façons de se vider la tête pour ne pas tout miser sur la rpc.  Pour moi c'est le jardin : bêcher, déherber, arroser...

bon courage

[/quote] oh que oui, c'est tellement agréable de jardiner, lore, tu as raison, c'est une activité très reposante, sans culpabilité, lente, .... j'adore aussi, je découvre, ça me fait beaucoup beaucoup de bien, puis on peut expérimenter tout un tas de choses aussi.... mais la, en jardinant, je me concentre sur rien, même pas ma respiration, ça n est pas mal,mais je pense que l effort de consciemment "évacuer" (laisser venir, puis laisser partir) l'emotion n'est pas autant donné que dans la RPC?
lorraine
Marraine

Bonsoir Lissiboa,

Tu écris :

"mais la, en jardinant, je me concentre sur rien, même pas ma respiration, ça n est pas mal,mais je pense que l effort de consciemment "évacuer" (laisser venir, puis laisser partir) l'emotion n'est pas autant donné que dans la RPC?"

 

L'idée, telle que je la comprends ,  est d'être concentrée sur les actes de jardinage comme par exemple :

-"quand je bêche, je me rends bien compte que j'ai le pied appuyé sur la bêche, de l'effort à fournir pour retourner la terre. etc..j"e ne le fais pas automatiquement en pensant aux impots que j'aurai à payer par exemple

-"quang j'arrache des mauvaises herbes, je me baisse consciemment, je sens la douleur éventuelle au bas du dos, je vois ma main qui arrache l'herbe...."

Quand j'effectue tous ces gestes c'est conscienmment '(ou en pleine conscience) "je suis à ce que je fais",  "je ne pense à rien d'autre qu'à ce que je suis en train de faire" , je ne bêche pas ou je ne plante pas les fraisiers en pensant à ma réunion de la veille ou à l'engueulade avec ma mère.

Idem pour d'autres actes tels  que cuisiner, faire la vaisselle, pendre sa douche, repasser, discuter avec quelqu'un et l'écouter....

 

Je différencie les actes ou activités réalisées en pleine conscience des séances de RPC '(bodyscan, étirements, méditation, eme-zen etc....) C'est complémentaire.

Je sais que si j'ai une EME ou un coup de stress (colère...) ou une angoisse,  je n'arrive pas effectuer une activité de manière concentrée en pleine conscience, je ressasse en repassant ou en faisant la vaisselle, ou je me jette sur le chocolat en tous les cas "je ne suis pas présente à ce que je suis en train de faire.".

La meilleure solution pour évacuer les émotions négatives ressenties  est de me poser/pauser pour les accueillir et les laisser partir en m'instllant pour une séance de RPC de 10 à 30 mn  .

(Et il y a aussi , au besoin, les petits instants de respiration à effectuer n'importe où.)

Comme écrit quelques posts plus haut, les  séances(10 à 30 mn par ex.) de RPC quotidiennes aident  probablement  à prévenir ( guérir ?) des EME et autres contrariétés sur le moyen-long terme. J'y crois. Et plus je pratique et plus j'ai envie de pratiquer. et plus aussi j'arrive à m'appliquer dans le "réaliser  en toute conscience" les actes de la vie quotidienne

 

Voici pour mon expérience.

Bonne nuit

Gingko.
Abonné

Merci  Lorraine pour ce message qui est vraiment très éclairant du sujet "comment vivre au quotidien la méthode".

Je vais le pratiquer et faire les différentes choses de la journée en pleine conscience...

Merci de m'avoir remis sur la piste!

Bonne journée

lorraine
Marraine

Avec plaisir, Gingko bonne journée à toi

Chatoyante.
Abonné

Je ne crois pas que l'on puisse vraiment le gérer sans y penser...

Si c'est possible d'y arriver un jour avec les signaux, je ne le vise pas avec les émotions. Parce que justement, les gérer demande de les laisser vivre afin qu'elles "cuisent" comme dit le Doc A et ainsi passent leur chemin.

Ceci dit, j'ai remarqué qu'avec la pratique de la PC, elles se gèrent de mieux en mieux. Comme dit Loraine, j'ai intégrer la PC dans différentes activités quotidiennes et du coup, je suis moins envahie.

SEZAMA.
Abonné

Waou Lorraine, je crois que ce que tu viens de dire est la clé de tout et même c'est l'essence du programme, si j'arrive à ce stade là et je l'espère je pense que j'aurai franchi le pas vers la liberté. Et puis l'idée de l'application de la RPC aux gestes du quotidien est géniale, même en vaquant à ses occupations journalières on peut le faire: cuisine, .....

Très bon courage à nous toutes

lorraine
Marraine

Oui, Sezama bon courage à toi et à nous tous. J'avais lu que tu avais eu une petite baisse de moral, on dirait que ça va mieux..... Et, je ne sais pas si ton pseudo a un raport avec le sézame, en tous les cas j'adore cette petite graine sur le pain et le nougat, l'huile de sézame aussi ds les salades Miam et tout ça  à déguster en pleien conscience bien sûr....Bonne soirée à tous Lorraine/Fabienne

SEZAMA.
Abonné
salut lorraine ça va un peu mieux oui parce que je ne compte absolument pas me laisser abattre, donc á chaque fois que je tombe je remonte en selle et je continue mon chemin. d'ailleurs c'est pour cela qu'on propose des formules de plusieurs mois. et puis des craquages comme ça permettent de mettre le doigt sur le probléme pour mieux le résoudre, apparemment la fatigue chez moi génère des EME qu'il faut absolument combattre avec la RPC . Et là c'est mon problème, je suis surmenée et je n'arrive plus à la caser, mais il le faut et je le ferai. Quant à mon pseudo ce sont les initiales de mon mari et mes enfants, d'ailleurs moi j'ai pensé à sezame ouvre toi et que les portes du bien être allaient le faire pour moi, quant à la graine j'adore quand elle est en version salée surtout
Emman.
Abonné

Ah merci pour ce post, ces réponses si passionnantes ! Je me retrouve pleinement, en quête toujours de réponses.

Je vais je pense le lire et le relire !

Gingko.
Abonné

Bonjour,

 

J'aurai une autre question, j'ai l'habitude de manger en écoutant la radio, pendant les infos et je n'arrive pas à me débarrasser de cette habitude qui emp^che de manger en pleine conscience. Avez-vous aussi des habitudes lors de la prise de vos repas et comment les avez-vous abondonnées?

 

Je me réjouis de lire vos bonnes pratiques!

Isaverte.
Abonné

Bonsoir Ginko,

Comme toi, j'avais l'habitude de manger en faisant une autre activité, en lisant, en regardant la télé, en travaillant sur mon ordinateur. Ca a l'air difficile de s'en défaire, moi j'ai commencé en arrêtant de le faire au petit déjeuner. C'est plus facile parce que c'est moins long. Et puis petit à petit, c'est venu naturellement, quand je mange seule. Et quand je suis en compagnie, je me rends compte que je suis gênée de ne pas pouvoir me concentrer sur mes sensations alimentaires.

Ce que tu peux faire c'est te dire, bon je mets la radio dans 5 minutes ou 3 minutes, je me concentre pendant ce temps sur mon repas et mes sensations alimentaires. Et au bout d'un moment, ça t'occupera tellement que tu n'auras plus envie d'écouter la radio. wink

 

Bon courage, à bientôt

 

Isabelle

Gingko.
Abonné

Merci Isaverte pour ta réponse!

Il y a tellement d'habitudes à changer et cela n'est pas toujours facile. Je me rends compte que j'occupe toujours mon esprit par autre chose et cela m'emp^che de me concentrer sur ce que je fais. Que c'st difficile de faire le choses en conscience et d'éviter les distractions! De ne faire qu'une seule choses à la fois en pleine conscience.

Je vais selon tes conseils m'y entraîner petit à petit.

Bonne journée

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