La pitié - 12062013

nouvomoi.
Abonné

Bonjour Docteurs

J'ai laissé un message dans la rubrique colère et frustration, à propos de la pitié, sujet qui n'a pas inspiré les LCés, car je n'ai pas eu de réponses (ce que je comprends, je n'en veux à personne !!!)

Donc je reviens avec un nouveau sujet sur le sujet où je vais posé la question directement aux doc, en espérant quelques éléments de réponses

Est-ce que on peut considérer la pitié comme une émotion ? parce que ça me semble faire partie du paquet d'émotions qui me fait avoir des EME.

Cette pitié que je ressens pour une (ou plusieurs) personne dans certaines situations fait que du coup, je n'arrive pas à dire ou à faire ce que je veux moi, d'où frustration, colère etc ... que je ne dis pas non plus, j'ai trop pitié. Et donc probablement EME

C'est un peu confus dans ma tête !!

Bonne journée à tout le monde

Commentaires

curuni.
Abonné

Hello Nouvomoi,

il me semble en effet que j'avais lu ton fil... Et que j'avais reporté mon commentaire à plus tard... Et que j'ai finalement zappé...

Mon frère est chez moi en ce moment pour un stage, il a des manies qui m'horripilent mais je ne dis rien car je sais qu'il a morflé et morfle encore de temps en temps en vivant chez mes parents "toxiques". J'ai peur en permanence de lui faire de la peine, de le blesser. Nous avons 17 ans d'écart et je vois toujours en lui ce petit garçon aux grands yeux inquiets...Et il est hypersensible.

Est ce de la pitié, de l'amour, de la compassion ? Peut-être un peu de tout ça mais, au final, oui ça me ronge quelquefois de ne rien dire. Alors oui je pense que cette émotion doit être prise en compte aussi !

Merci d'avoir relancé le fil !

Bonne journée

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Que sont donc les émotions ? La question est moins simple qu’il y paraît, d’un point de vue scientifique.

On distingue les émotions primaires, communes à toute l’humanité, qui sont peu nombreuses : colère, tristesse, peur, joie, dégoût et surprise. Ces différentes émotions correspondent à des états corporels identifiables.

Ce qu’on appelle les "sentiments" correspondent à la perception d’un état du corps identifié consciemment, auquel s’ajoute différentes pensées. Les sentiments sont très nombreux. Ce qu’on appelle habituellement les "émotions sociales" sont donc plutôt, selon cette définition, des sentiments. La sympathie, la honte, la culpabilité, l’orgueil, l’envie, la gratitude, l’admiration, l’indignation, le mépris… La pitié, la compassion, entrent pleinement dans cette catégorie.

Si je vous comprends bien, vous éprouvez de la pitié vis-à-vis de certaines personnes, ce qui vous conduit à chercher à leur venir en aide, en vous oubliant, donc à votre détriment. Vous ressentez alors de la frustration, de la colère vis-à-vis de la personne que vous avez prise en pitié. Il s’ensuit des envies de manger émotionnelles.

Reprenons les choses au départ : dans toute relation avec des semblables, pour que cette relation soit satisfaisante pour les deux parties, il convient que chacun se montre aussi généreux que l’autre. On donne volontiers, si l’autre donne lui aussi volontiers et si les flux s’équilibrent.

Vous avez donné, vous avez fait passer l’autre avant vous, et peut-être n’avez-vous rien reçu en retour. Pas de reconnaissance. Si tel est le cas, il est bien naturel que vous en conceviez de la frustration et de la colère.

Lorsqu’on fait un cadeau, matériel ou immatériel à quelqu'un, si ce quelqu'un ne montre pas de reconnaissance, il faut alors lui pointer l’effort qu’on a fait pour lui : "j’ai fait cela pour toi, pour ce faire, j’ai renoncé à ceci ou cela, j’espère que ce que j’ai fait t’a servi, aidé."

L’autre prends alors conscience, seulement à ce moment là, de l’effort qu’on a fait pour lui.

Bon, j’espère que je ne suis pas à côté de la plaque. Votre interrogation était bien vague.

nouvomoi.
Abonné

Bonjour et merci pour vos réponses

Quand je passe par la case "comprenette", j'arrive à décrocher des choses, et là, je crois que je lâche la pitié, ce qui ne m'empêche pas d'être dans une certaine compassion.

La compassion pour moi, c'est tenir compte de l'autre, mais sans m'oublier moi même. Alors concrètement je ne sais pas comment ça va se passer.

La pitié pour moi inclut une dimension un peu fusionnelle que n'inclut pas la compassion.

J'ai de la compassion pour une personne mais je prends de la distance et je ne me sens plus absorbée par ses émotions à elle de tristesse par exemple.

Comme j'ai davantage de distance, je pense que je vais pouvoir arrêter de m'oublier, et dire mon avis ou ce que moi je vux plus facilement.

Et si je sens que je ne peux rien obtenir, et bien je crois que je vais être capable maintenant de prendre davantage de distance encore, et d'être dans une relation moindre, mais tant pis, sinon, le prix à payer est trop élévé pour moi.

Bonne journée

 

nouvomoi.
Abonné

Coucou Curuni

Le risque dans la situation que tu décris avec ton frère est que à force de trop prendre sur soi, et bien, on risque de "péter les plombs" et de dire ou faire des choses qu'on regrette ensuite.

Et je me demande aussi si les personne comme ton frère, inconsciemment  "jouent"  de leur "malhuer" pour obtenir des  choses des personne qui les entourent. Le fameux triangle "victime sauveur bourreau".

Est-ce que ton frère que tu voies en victime ne devient -il pas ton "bourreau" ?

Et penses-tu que tu pourrais discuter avec lui ?

Bonne journée à toismiley

curuni.
Abonné

Hello Nouvomoi,

mais bien sûr qu'il en profite.... Je ne sais pas si c'est consciemment ou pas mais c'est clair que c'est confortable pour lui.

En parler avec lui, on a évoqué le sujet avec mon mari samedi, je pense en effet que c'est le plus simple !

On se tient au courant....

nouvomoi.
Abonné

Hello Curuni

Et bien quant à moi, depuis que j'ai compris que je ressens cette pitié, du coup, je me sens moins affectée, moins prise au piège par les soucis et l'affect des personnes pour qui je ressens cette pitié. Du coup je me sens "libérée".

Alors leur en parler, là, je n'en suis pas encore là, parce que pour une personne en particulier (ma soeur, en fait), je la sens tellement murée dans ses positions, tellement "bornée", tellement dans "c'est moi qui ai raison", que je me dis que bof, c'est son problème, tant pis. provoquer une discussion ne servirait à rien, peut-être même qu'à faire resurgir du maêtre chez moi. Alors ... je contourne, je prends mes distances, je ne m'affecte plus par ce qu'lle dit ou fait ...

C'est un sacré lâcher prise, et en fait pour moi, ça va au delà. C'est lâcher une espèce de relation fusionnelle avec mon frère et ma soeur, qui m'empêchait de grandir", d'être moi même ...

Bouh, ça m'entraîne bien loin tout ça ... On est loin de LC ...

Peut-être avec ton frère, il y a des choses de cet ordre, surtout s'il est beaucoup plus jeune que toi. Le mettre en face de ses responsabilités peut aussi l'aider à grandir, et peut-être l'aider par rapport aux souffrances qu'il a vécu, et avec lesquelles il est bien obligé de vivre ...  Est ce que finalement tu lui as parlé ?

Bon courage  et bonne journéesmiley

curuni.
Abonné

Bonjour Nouvomoi,

pas facile les relations frères/soeurs, un peu comme avec les parents d'ailleurs....

Lâcher prise.... Impossible d'y arriver.... Le seul lâcher prise que j'arrive à faire c'est de tout laisser tomber.... (vous avez dit binaire ? ;-))

Le mettre face à ses responsabilités oui on essaye mais ce n'est pas facile. Surtout qu'à côté de ça je sens bien qu'il essaie de nous faire plaisir en participant un peu aux tâches ménagères et compagnie mais le problème est ailleurs et je suis persuadée qu'il ne se rend pas compte de ce qui nous dérange car c'est justement ce qui est naturel pour lui... (je ne sais pas si je suis bien claire...)

Non, on ne lui a pas parlé, on n'a pas eu le courage de se lancer dans une discussion longue et difficile. Il faut dire qu'en ce moment je suis crevée et j'ai le moral dans les chaussettes donc je ne sentais pas assez "forte" pour vivre ça cette semaine.

On a décidé d'attendre les vacances dans 2 semaines (qui me paraissent loin, loin, loin...) pour faire un break et on avisera après.

Et là je re-culpabilise car ce matin il a refait son lit tout bien comme il faut, il a rangé ses affaires comme s'il voulait montrer qu'il ne voulait pas déranger et je me sens tellement injuste envers lui.....

Bon c'est pas gagné tout ça....

fleur2lotus.
Abonné

Curuni

Si ça peut t'aider un peu, faire son lit, je trouve ça normal et ranger ses affaires c'est la moindre des choses quand on vit avec d'autres personnes. Ne le vit pas comme un cadeau que te fait ton frère, c'est comme quand mon homme vide le lave-vaisselle ou se décide à trier sa montagne de fringue entre ce que je vais avoir comme lessive et ce qui n'a pas besoin d'être lavé.

Pendant longtemps, j'ai dit merci, mais c'est normal de vider de temps en temps le lave-vaisselle, quand à me filer du linge à laver, fallait être bête pour encore dire merci quand t'as pleuré toute la semaine pour ne pas voir 3 lessives à faire le week-end.

Je trouve que tu as beaucoup de courage de reconnaître que là c'est juste pas possible d'avoir cette discussion.

Je me répète, mais je te souhaite bien de la force, les relations fraternelles ne sont pas toujours évidentes, mais peut-être que ça fera écho en toi "tu n'es pas la mère de ton frère".

curuni.
Abonné

bonjour Fleur2Lotus,

bien sûr tu as raison mais en ce moment je me sens tellement mal que le moindre truc me donne envie de pleurer et puis tu as mis le doigt sur un point hypersensible : je ne suis pas la mère de mon frère c'est tout à fait vrai... Je le SAIS mais je ne le RESSENS pas comme ça.

Je n'ai pas d'enfants alors je ne sais pas si c'est comme ça "en vrai" mais moi mon frère je le vois toujours comme un petit garçon à protèger (surprotèger même). Alors ce matin (avec le moral dans les chaussettes), quand il a fait ces petits gestes qui sont banals et normaux, moi je l'ai ressenti comme une façon pour lui de "s'effacer" de chez nous et donc je me dis qu'il ressent qu'on a besoin d'air et, ça me fait mal.... car je pense ne pas avoir le droit de ressentir ça et que je dois l'aimer comme il est et être contente qu'il soit chez moi.....

Je suis tellement mal qu'en l'écrivant.... je pleure...(troisième crise de larmes depuis ce matin... Youpi...)

Ceci dit, je suis aussi tentée de remercier mon mari dès qu'il fait quelque chose pour la maison... Alors que lui ne me remercie jamais de passer l'aspirateur....

C'est bien profond tout ça....

Merci de ton message !

Minoque.
Ancien abonné

Fleur2lotus, ton message m'a fait du bien aussi, c'est difficile pour moi de penser comme toi, par contre je te suis à 300%... Curuni, en te lisant j'ai partagé ton sentiment vis à vis de ton p'tit frère, je comprends bien, j'avais moi aussi envie de le protéger... comme s'il courrait un grand danger, je pense que tout cela fait partie des émotions, des pensées à laisser passer, rien à voir avec la réalité, c'est comme une projection sur lui... Bon courage Curuni, quoique ce soit tu sais bien que tu peux le vivre non ? Moi je crois que oui... !

curuni.
Abonné

Merci Monia pour tes encouragements ! Oui, ça va un peu mieux aujourd'hui, je vais poster sur le fil "tout allait bien.." pour ne pas faire de doublon.

Bises virtuelles 

fleur2lotus.
Abonné

Curuni,

(Et Monia), je comprends parfaitement votre ressenti à toutes les deux, j'ai deux soeurs dont l'une a 10 ans de moins que moi et j'ai aussi énormément de mal à prendre la distance nécessaire. En ce moment, elle ne va pas très bien et je m'inquiète bien plus que ce que ferait une soeur. Quand elle est née, je me suis comportée comme une maman avec elle et c'est mon psy qui a mis le doigt là-dessus, à savoir qu'il fallait que je prenne plus de recul.

J'imagine combien cela doit être difficile pour toi. Il y a 2 mois, elle a fait quelque chose qui m'a énormément blessée, je me suis autorisée (après validation par le psy :-) ) à lui dire toute ma colère et ma souffrance. De gros éclats de voix beaucoup de larmes (pour moi), mais tant pis, ça m'a fait du bien d'oser exprimer mon ressenti. Une fois l'orage passé, tout est redevenu comme avant et je continue à m'inquiéter pour elle, en gardant à l'esprit que j'en fais parfois plus que je ne devrais en tant que grande soeur, mais bon, notre mère est défaillante à ce niveau-là.

Bon courage en tout cas.

poneyville92.
Abonné

[quote=curuni]

Ceci dit, je suis aussi tentée de remercier mon mari dès qu'il fait quelque chose pour la maison... Alors que lui ne me remercie jamais de passer l'aspirateur....

[/quote]

Coucou tout le monde,

Alors, pour montrer qu'on est content de ce qu'à fait quelqu'un et qu'on veut l'encourager à continuer (même si on considère que c'est normal qu'il l'ait fait), au lieu de dire "merci", "c'est super ce que tu as fait"...je te propose d'essayer d'utiliser le compliment descriptif qui est bien plus puissant, et qui donne confiance à l'autre, envie de continuer.

Exemple au lieu de dire "tu es génial d'avoir rangé la cuisine", dire plutôt "je suis ravie que la cuisine soit rangée", "je vois une chambre en ordre", "ça fait plaisir d'avoir une entrée dégagée"... ça peut paraitre faux au début mais ça marche très très bien avec les enfants et aussi avec les adultes. Ca donne confiance en soi car ça repose sur quelque chose de réel et pas une impression subjective.

3 notions entrent en jeu dans le compliment descriptif : décrire simplement ce qu'on voit, exprimer  ce qu'on ressent, exprimer ses attentes si on attend un peu plus que ce qui est fait (mais seulement dans un troisième temps).

curuni.
Abonné

Hello Fleur2lotus,

Merci pour ton témoignage, je vois que je ne suis pas la seule dans ce cas...

J'ai envie parfois "d'exploser" (encore hier soir) mais j'ai été élevée en mode "pas de bruit, pas de cris et pas de sentiments apparents", en plus, comme mon frère est chez moi pour encore 2 mois, je ne veux pas que la situation s'envenime et je veux que ça se passe au mieux.

Pour ne rien arranger, je me sens prise entre le marteau et l'enclume car mon mari est à deux doigts de craquer, je le comprends mais je continue à vouloir protèger mon frère.... J'ai l'impression d'être écartelée ou d'avoir à "choisir" entre les deux et ça, ben c'est trop pour mes petites épaules...

Je m'accroche en me disant qu'il ne reste que 2 mois, moins la semaine où mon mari et moi partons en vacances mais ça me paraît interminable !

Et, bien sûr, j'ai toujours cette satanée culpabilité de me dire que je suis trop exigeante, mal aimante, asociale....

Tout un programme....

Bonne journée à toi !

curuni.
Abonné

Hello Poneyville,

excellente idée !!

Que je vais appliquer dès que j'en aurai l'occasion !!! Merci...

pleinedespoir.
Abonné

Hello Curuni,

Le plus  difficile dans ces histoires, c'est de ne pas se culpabiliser de s'occuper de soi et de ne plus se laisser manger par les autres...c'est vrai que ça donne une image moins belle de nous mais  quand tu parles  de deux mois encore avec ton frère , je frémis sans pouvoir me retenir: c'est bcp deux mois!

Perso j'ai "lâché" deux  amies qui me  tiraient en bas et qui étaient d'un égocentrisme effrayant... voilà plusieurs mois que j'ai pris cette décision car je me sentais couler....mais parfois la culpabilité revient sournoisement.....alors je me dis... ben oui je en suis plus cette grosse gentille d'avant mais après tout où est ce écris qu'il faut être uen grosse gentille?

Connais tu ce bouquin: "Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent"ce titre m'a longtemps agacé puis ... j'ai bien aimé....

peut-être à méditer...

F

curuni.
Abonné

Coucou  PleinedEspoir,

Oui c'est long deux mois et c'est bien ça en partie qui fait que je n'ai plus la force. Je pense déjà qu'en rentrant des vacances il restera 1 mois et demi alors que je ne suis même pas encore partie...

Je me sens piégée car bien sûr on ne peut pas terminer le stage plus tôt alors plus qu'à subir jusqu'au 31 août avec une pause d'une semaine....

Et puis comme c'est mon frère ben je ne peux pas le lâcher....

Oui, j'ai déjà vu ce bouquin, ça m'avait fait rire, mais je ne l'ai pas lu !

Merci pour tes encouragements !

Bisous

odile59.
Abonné

Bonjour et merci beaucoup pour ce fil. 

"Ne me laissez pas tomber !!" ai-je entendu hier soir après avoir dit que la "rallonge" demandée n'était pas dans mes moyens. J'ai déjà pris des distanzes depuis quelque temps. Difficile envers des personnes âgées et diminuées voire privées de se déplacer seules.

Mais, je trouve que cela devient une relation malsaine. D'un côté, je suis détestée (une impression) et en même temps la personne qu'il "faut" demander parce que la demande est hors cadre de la prise en charge. Donc, déjà arrivée au stade "bourreau" ??

A mon avis, il s'agit d'une vraie dépendence et tout son corollaire face auxquels je me sens incompétente. Toutefois, vu l'ensemble, il me semble impossible de couper net.

J'ai l'intention de m'adresser à sa famille, elle-même ne semble pas vouloir le faire.  

 

Je vous remercie d'avance de vos commentaires et

vous souhaite une bonne journée.

teresa  :-)

   

pleinedespoir.
Abonné

Alors moi je le dis tout crû.. je n'accepte plus qu'on me demande "de ne pas lâcher.".. si on veut mes services il faut ... les mériter.... point barre et j'estime n'avoir aucune obligation même pas  envers ma famille s'ils  ne me respectent pas.

Après, chacun a la responsabilité de tenir "debout "dans la vie et si ce n'est pas possible, d'être reconnaissant à ceux-celles qui les aident... je vous  assure que comme cela on souffre moins et les gens comprennent très vite!!!

Non mais.... la pitié n'est bonne pour personne...

nouvomoi.
Abonné

"Non mais ... !!! La pitié n'est bonne pour personne ... "

Voilà une phrase géniale, merci merci, Pleined'espoir !!!yes

Non mais !!!angry

Haut de page 
X