Mon mari ne comprend pas... - 12072011

benedicteg.
Ancien abonné

Mon mari ne comprend rien au programme. Il ne voit pas pourquoi je n'entame pas un vrai régime. Je lui ai expliqué en quoi ça consistait mais il ne fait rien pour m'aider. Il se moque de moi et ça me destabilise. Quelqu'un est-il dans ce cas-là ?

Commentaires

mamzelzoï.
Abonné

j'avoue que je compte profiter de mes midis solitaires en semaine, à la maison, pour faire mes exercices ni vu ni connu...

Je pense que s'il me voit me nourrir unioquement de frites ou de chocolat il va doucement rigoler!  Reste le problème du mercredi où on est tous en famille!

smiley.
Ancien abonné

Bonjour

Au début du programme j'ai décidé de ne pas en parler à mon mari..j'avais testé sa réaction et il avait mal réagi...Depuis, j'ai "fondu" et du coup, il s'est vraiment étonné et on a pu en discuter!!! Il m'a même dit "pourquoi ne m'en avais-tu parlé plus tôt"!!!....le comble, puisque j'avais essayé de le faire.

Maintenant, il respecte quand je mange peu à table voire quand je ne prends pas de petit déj ou même de déj car j'ai eu un repas très copieux la veille...

mon conseil :parlez en à votre mari si il peut vous aider dans la démarche, sinon vivez l'expérience pour vous et partagez là après!! 

mamzelzoï.
Abonné

moi je veux bien ne pas en parler à mon conjoint, mais la maison n'est pas bien grande, il voit bien que je passe du temps sur le site, ou à faire des exercices.

Ce n'est pas facile pour moi car j'ai vraiment besoin de le faire dans mon coin sans aucune remarque de sa part, même anodine. LE travail que l'on fait ici touche à des choses tellement intimes!

sagattine.
Abonné

Je suis très perplexe à la lecture de vos commentaires...et quelque peu étonnée. Comme certaines ici, je considère que dans un couple il faut pouvoir se parler de tout sans avoir à subir de moqueries. Pour ma part je suis bien tombée alors! Mon copain sait depuis longtemps que je me trouve trop grosse, et la première fois que je suis allée voir un nutritionniste il a été étonné que je ne lui en parle pas. Il m'a dit que ça l'intéressait, pas à titre personnel car il n'a pas besoin de perdre de poids mais tout simplement parce que ça fait partie de ma vie. Quand j'ai fait Weight Watchers il faisait attention à peser mes portions, à prendre des steaks 5% pour moi,... sans jamais me faire la morale parce qu'un soir je voulais qu'il achète du chocolat chez l'épicier. Là c'est un peu la même chose : je lui raconte les étapes, il a hâte de connaître la surprise quand on a rempli suffisamment de défis, et puis du coup comme on ne mange plus devant la télé je lui parle des exercice de RPC,... Par contre il moque quand même gentiment le programme, parce qu'avec le système d'étapes à débloquer il trouve que ça fait un peu scientologie, mais je sais que c'est pour rire et je ne le prends pas mal, ça me fait rire aussi!

Je souhaite bon courage à celles qui ne trouvent pas de soutien auprès de leur compagnon : s'il n'est pas réceptif il vaut mieux avancer dans le programme sans chercher à convaincre, après si c'est juste une question d'incompréhension peut-être faire lire les livres, ou quelques articles du blog des experts car ils sont assez courts.

Chatoyante.
Abonné

Je suis aussi perplexe que Sagattine. En tout cas, je trouve cela vraiment hyper dommage!

Moi aussi Chéri est très compréhensif, collaboratif même. Un soir, le week-end dernier, on s'est retrouvé en couple, à pique-niquer sur la table du salon avec du pain grenoble et du brie légèrement fondu dessus. On s'est fait une séance de dégustation, les yeux fermés, à ne les ouvrir que pour se sourire. C'était génial. Ce fut notre repas du soir.

Bon, je conviens, on aurait sans doute pas fait pas fait ça quand j'ai commencé à vouloir appliquer le concept! Il y a eu évolution. Mais il n'a jamais eu une attitude qui me nuisait. Il a respecté. tranquillement, il a fini par se laisser atteindre et laissait même dans son assiette.

Comme Sagattine dit, il me semble que dans un couple, il faut s'entraider et c'est ce qu'il a toujours chercher à faire. Je suis une privilégiée sans doute.

Bon courage aux zouzous qui n'ont pas ce soutien et je suis contente que vous puissiez venir en chercher dans ce forum! bises

jacquie.
Abonné

coucou LIPHAE

 

j'avais lu ton premier témoignage où tu disais que ton mari avait perdu du poids sans vraiment le reprendre

et que pour lui tout est question de volonté. Mon mari est un peu comme ça pour lui meme, à mettre la barre

très haute, lui il le peut, donc tout le monde le peut .  J'ai aussi eu droit au "depuis le temps que tu es au

régime il y a longtemps que tu devrais avoir maigri si tu en souffrais vraiment"

 

sauf que moi dans ces cas là je crie (gueule) plus fort que lui et ça s'arrete net, nanméooooooooooo  !!!

 

bon je te rassure hein, on est mariés depuis 28 ans !  et tu sais maintenant il est très content

parce que :

 

- je ne parle plus de régime

- je mange comme lui à table et même je me ressers si j'ai faim

 

bref je ne le "saoule" plus avec mes états dépressifs quand la balance est pas sympa

mes explications de nouveaux régimes tous les 3 mois etc...

 

je vois que les choses s'arrangent un peu pour toi et j'en suis contente pour toi.

 

BOn courage

 

et tu verra : bientot ton homme sera très fier de toi, autant que toi !

 

amicalement

tamar.
Abonné

Eh bien, qu'est-ce que ça me soulage de voir que je ne suis pas la seule à avoir caché ça à mon mari ! Il m'a connue avec une quinzaine de kilos en moins mais il s'en fiche complètement, il ne le voit même pas d'ailleurs. Le jour où je lui ai dit : "je n'ai plus rien à me mettre", il a répondu : "c'est ce que disent toutes les femmes", or c'était très littéralement, je ne rentrais plus dans rien du tout ! Toute allusion à un désir quelconque de maigrir l'exaspère, quelle que soit la méthode ou l'anti-méthode. Il verrait LC exactement comme un régime de plus, ou alors il me dirait quelque chose du genre : "Si c'était pour te dire de manger à ta faim j'aurais pu le faire moi-même, et gratuitement en plus !" Comme il aurait forcément vu la dépense, je me suis faite inscrire par l'intermédiaire d'une copine à qui j'ai donné du liquide. Merci infiniment à toutes celles qui avouent avoir des difficultés du même genre, vraiment ça me décomplexe !

gaelle52.
Abonné

Moi aussi je fais partie des personnes que ne l'ont pas dit à leur homme.

Pour l'instant, je commence et ne sait pas comment ça va évoluer. 

Je sais qu'il me soutient, qu'il m'aime comme je suis, bien qu'il m'ait vu perdre et reprendre beaucoup de poids. Mais j'ai peur qu'il ne croit plus en ce que je fais et donc en ce régime et que si c'est un échec, ça nous pourrisse la vie.

Je ne vais pas le dire à ma famille (facile, ils sont tous en France!) car je ne sais pas de quels côtés ils sont, si ceux sont ds personnes bienveillantes ou non.

Je vous comprends dans vos choix et vous souhaiter de bons encouragement pour la suite du programme. smiley

Ariciane.
Abonné

Bonjour ;-)

Personnellement, j'en ai parlé à mon mari. Je lui ai dit les choses on ne peut plus simplement sans entrer dans le détail. 

Du genre : tiens, au fait, je me suis inscrite sur un site spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire / dans la malbouffe, je trouve leur approche intéressante, j'ai eu envie d'essayer. T'étonne pas si je change un peu mes habitudes alimentaires, si tu me vois faire des expériences, et si tu me vois passer plus de temps sur Internet ! Un bisou en passant et ... 

Et toi, quoi de neuf dans ta journée ?

Annemie.
Abonné

et si tu posais la question au grand chef??

comment réaglir???

en même temps je dis comme tout le monde, c'est une démarche personnelle et cela ne regarde que toi

aquasylve.
Abonné

coucou petite troupe!

Découverte de ce post, dont le titre évidement m'a attiré l'oeil, puisque, moi non plus, je n'ai encore rien dit...

Et que je n'ai pas envie d'expliquer pour le moment.

J'ai juste besoin de gérer et contrôler mo programme tranquillement, sans commentaire ou des "tu devrais" as-tu fait" etc,etc.

Mon époux est à la retraite depuis une année. J'ai dû apprendre à lui laisser de l'espace, le croiser tout le temps, partout, il est là!!! Il m'aide, car j'ai des soucis de santé. Mais je n'aime pas que l'on m'aide! Je n'ai donc aucune envie d'avoir son avis sur mon expéricence ici.

C'est un homme super! nous sommes mariés depuis 38 ans, sommes beaucoup ensemble, mais là, ma démarche est la mienne! Certainement que cela va venir sur le tapis, à ce moment-là, je lui expliquerais en gros la méthode. Pour l'instant, ça fonctionne pas mal.

Cela ne me pose aucun problème pour l'instant, et le fait d'avoir perdu un peu, déjà, me motive. Il a déjà remarqué la chose. 

Bon courage et salutations

Aqua

maligne.
Abonné

Bonjour Lyphaé,

j'ai une question : quand ton mari t'a connue, étais-tu une sylphide? Etais-tu mince ou très différente de maintenant? Si non, c'est que tu lui as toujours plu ainsi: il savait dès le départ comment tu étais faite, non? J'ai une amie qui a terriblement souffert à cause d'un homme avec qui elle a entretenu une relation perverse. Le pauvre petit, n'arrivait pas "à avoir une érection car elle était trop grosse"...Comme si ça ne se voyait pas dès le départ, qu'une femme est ronde ou ne l'est pas. Faut-il l'avoir dans son lit pour le savoir? En fait il était simplement impuissant...et lui en donnait la faute.

Si tu as grossi après, c'est que tu n'as pas ce problème depuis toujours, et c'est une bonne nouvelle, ce sera statistiquement plus facile de maigrir!

 

Courage, n'écoute que toi!!!

adeuhline.
Abonné

[quote=maligne]

Bonjour Lyphaé,

J'ai une amie qui a terriblement souffert à cause d'un homme avec qui elle a entretenu une relation perverse. Le pauvre petit, n'arrivait pas "à avoir une érection car elle était trop grosse"...Comme si ça ne se voyait pas dès le départ, qu'une femme est ronde ou ne l'est pas. Faut-il l'avoir dans son lit pour le savoir? En fait il était simplement impuissant...et lui en donnait la faute.

Courage, n'écoute que toi!!!

[/quote]

Quel énorme pervers... J'espère que ton amie ne s'est pas gâchée la vie à cause cet abominable mec...

Bonne journée à toutes!

charlotteveutvivre.
Abonné
Je suis décidément très contente de m'être inscrite ce matin à ce programme. Jusque la je me sentais effectivement très seule et je me rends compte que nous sommes nombreuses à vivre des choses similaires. Pour ma part, je n'ai rien dit à mon mari, parce qu'il ne comprend pas, et il va penser que c'est une énième tentative qui va échouer, et je ne peux que lui donner raison, dans la mesure ou nous vivons ensemble depuis 14 ans et qu'il me voit, tous les lundis, me mettre au régime pour arrêter le lendemain. J'ai aussi déjà dépensé tellement d'argent et de temps dans les diverses méthodes, que je pense qu'il me dirait également que je donne de l'argent à des charlatans intéressés uniquement par mon porte-monnaie. Je pense que je lui en parlerai si je parviens à me tenir à ce programme et à obtenir des résultats. À ce moment-la peut-être qu'il me soutiendra. Pour le moment je n'ose rien dire. Il ne faut pas lui parler de psychologie, pour lui tout est affaire de volonté: "mon grand-père à arrête de fumer du jour au lendemain, et il n'a jamais repris.", "moi, j'arrete de manger des cochonneries quand je veux". Et c'est vrai que la non plus ce n'est pas juste, parce qu'il mange beaucoup, parfois bien plus que moi, mais qu'il ne prend pas de poids. C'est vrai aussi qu'il est capable de s'arrêter quand il n'a plus faim, sans s'obliger à finir son assiette, et qu'il mange ce dont il a envie sur le moment, ça peut être de la salade comme un ou deux ou trois hamburgers, sans forcément avoir, comme moi, besoin d'aliments les plus nourrissants possibles.
Sylvie75.
Abonné

[quote]Tout est affaire de volonté ![/quote]

La messe est dite, allez-vous en, hommes et femmes de peu de volonté !

Les gens qui disent et pensent cela, que ce soit nos maris ou nos mères ou nos enfants, même pas la peine de leur parler de la démarche LC.

Faisons comme si on ne les entendait pas, cultivons notre jardin, qui se nourrit d'un tout autre terreau, et si cela marche, ils diront quelque chose du genre :

"Ah, ben voilà, tu as enfin de la volonté !"

Et là, nous serons en mode offensif pour leur dire "Ben, pas du tout, tu vois. Le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Pas une once de volonté dans ma démarche. La volonté, c'est un concept ridicule, inopérant. Les grandes révolutions scientifiques n'ont pas été le fruit de la volonté, mais d'une juste compréhension des événements. C'est l'intelligence qui rend des choses possibles, pas tout d'ailleurs. Rien n'est affaire de volonté, en somme. Tout est affaire de cohésion."

 

Et na... j'ai arrêté du jour au lendemain de fumer, il y a 8 ans, et ça n'était absolument pas affaire de volonté. Grace à la méthode simple pour arrêter de fumer d'Allen Carr. Il déculpabilise, il rassure, il fait réfléchir, et sans la moindre volonté, on se dit du jour au lendemain que la vie est bien plus belle sans fumer, que le geste compulsif de téter une cigarette est vaguement ridicule, terriblement coûteux en terme financier et en terme de santé. Quand on lit tous ces raisonnements en têtant goulûment ces dernières cigarettes, ce que l'auteur recommande, ben... après, on se sent juste sevré.

mamzelzoï.
Abonné

Et en plus dans ces histoires de volonté, il y a une profonde injustice de base : nous ne sommes pas tous faits pareil!!

Chacun son métabolisme, personnellement j'ai la chance d'avoir un métabolisme élevé, j'imagine l'enfer que c'est de prendre du poids aux moindres écarts. Dans la tête non plus, on n'est pas tous faits pareil, la recherche scientifique découvre peu à peu que tel syndrome (comme les états dépressifs) peuvent être liés à un déficit en sérotonine ou que sais-je encore. Alors les histoires de volonté, moi je trouve ça trop facile comme discours, ça me hérisse le poil... et c'est pourtant telllement répandu!!!

En effet je pense aussi que dans le cas de la méthode LC, rien ne sert de discourir pendant des heures pour convaincre des sceptiques, il vaut mieux se concentrer sur soi, soi et encore soi, et éventuellement un jour s'il y a des résultats, pouvoir avoir le bonheur de leur expliquer simplement la démarche.

charlotteveutvivre.
Abonné
Je préfère parler de bonne volonté, qui correspond étymologiquement à la bienveillance, c'est à dire l'idée de me vouloir du bien pour aller mieux, plutôt que de faire appel a une volonté déchaînée qui détruit tout sur son passage.
apolline.
Abonné

Bienvenue a toi charlotte,je suis vieille d'une semaine dans cette aventure par rapport à toi...déja j'ai planqué les piles puis la balance(je me laisse encore une semaine si je peux),j'ai été chez le coiffeur changer de tête...j'ai crauqé puis suis repartis grâce aux posts des filles;l'expérience de la nourriture,de la faim de la satiété n'est pas facile à acquérir  pour moi mais je m'observe,je refléchis...des souvenirs oubliés sont remontés à la surface(maman pourquoi nous avoir resservi toute une semaine du riz au lait parce qu'il fallait le finir alors que perso je n'aimais pas ça...finir son assiette toujours c'est idiot fallait juste m'apprendre à moins en prendre.

j'ai fait des tas de régimes des tentatives du lundi matin jusqu'au mardi 16heures(lol) avec des réussites mais surtout des défaites et le jeu du yoyo en plus.

Chaque fois j'en parlais à ma famille ;maman ne mange que des proteines(pas facile à expliquer à des enfants)puis chrononutrition puis....enfin à chaque fois j'en parlais cette fois ci c'est pour moi,c'est Mon aventure perso je reprends la nourriture au départ(j'ai même mangé comme tout le monde deux fois cette semaine et sans culpabilité)...je ne m'engage pas dans un régime mais  je recommence au point zéro de l'alimentation faim-satiété-stop.Je n'en ai pas parlé à mon mari ce qui est psy lui est etranger sauf si on est vraiment un malade mental,pour moi quand on a une carie on va chez le dentiste,quand on a un mal de vivre on va chez le psy.j'ai essayé de l'entraîner sur ce chemin(j'ai fais deux ans de psychothérapie)mais pour lui tout va bien il se connaît et n'a rien à dire...je marche donc seule enfin avec vous les filles

charlotteveutvivre.
Abonné

Merci pour ta réponse Apoline,

C'est fou comme on peut se retrouver dans les témoignages des uns et des autres, ça en devient même comique tellement on vit les mêmes choses. Ma mère nous ressortait le couplet des enfants d'Afrique qui n'avaient rien a manger pour qu'on termine les plats. Aujourd'hui j'ai énormément de mal à jeter, la plupart du temps je finis les assiettes, donc je mange parfois deux fois plus que ce qui était prévu. Dans le meilleur des cas, je mets dans le frigo, et je fais des soupes au "fourzytou" qui ne sont pas mauvaises.

Moi aussi, mes enfants et mon mari ne savent plus très bien quand je suis au régime et quand je n'y suis pas. Régulièrement ils me demandent, au moment de mettre la table: "tu manges Maman?"; ils me voient très raisonnable le lundi pour craquer sur une bonne plâtrée de pâtes le mardi, bref le foutoir...

Ce qui me semble difficile, avec cette méthode, c'est effectivement de désapprendre toutes les bonnes ou mauvaises habitudes que nous ont enseignés les divers régimes...Du coup, je ne sais plus trop ce que je dois manger, et j'ai du mal à admettre que j'ai naturellement en moi tout ce qu'il me faut pour savoir ce dont mon corps a besoin.

Mais ça ne fait que le deuxième jour, et je crois qu'il faut cette fois être très patiente et ne pas se fixer d'objectifs, comme je l'ai souvent fait auparavant. Moi aussi j'essaie d'éviter la balance, elle ne sert qu'à m'enfoncer. En revanche j'ai fait un peu d'exercice ce matin, et je me sens davantage en possession de mon corps, beaucoup moins comme si j'étais emprisonnée dans un corps qui me gène.

Bon courage.

Kahlia.
Abonné

Bonjour les filles,

Tout d'abord je félicite toutes celles qui malheureusement n'ont pas beaucoup de soutien à la maison. Je trouve que c'est déjà un travail énorme et éprouvant et je n'imagine pas ce que ce serait si j'avais droit en plus à des critiques ou des moqueries.

Je suis inscrite depuis une semaine à LC et je n'ai pas encore parlé de LC à mon chéri. Par contre, je lui ai dit que dorénavant je mangeais à ma faim et que je m'arrêtais quand la faim n'était plus là. Il m'a juste répondu: ah ok. Il est trop mignon. Quand il a de l'avance sur moi, il prépare le p'tit déj' et dernièrement il a adapté la portion parce que je lui ai dit avoir remarqué que je mange beaucoup moins maintenant en faisant comme ça. Avant, quand je faisais ces horribles diètes protéinées, il était même prêt à me faire mes préparations. Bref, j'ai beaucoup de chance. Et pourtant, je suis sûre à 100% que si je lui dis avoir pris quelques kilos, il va sans doute me répondre, toujours avec plein d'amour dans les yeux heureusement, que je devrais peut-être supprimer quelques cochonneries par-ci par-là. Pour lui aussi tout est question de volonté. Quand il était petit il était gros, c'est sans doute grâce à ça que j'ai droit à autant de tolérance et de compréhension de sa part. Mais en faisant beaucoup de sport, il a tout perdu et ne reprend jamais rien même en mangeant comme un ogre. Il mange comme un homme quoi, quand il a faim et ce qu'il veut :-)

En résumé, la croyance générale est que restriction et contrôle sont les maîtres mots. Et c'est ce genre de discours qui nous détruit, nous culpabilise, nous mettent une pression énorme pour finalement nous faire succomber et nous pousser vers la nourriture. Aujourd'hui, ce n'est plus contre notre balance qu'il faut crier, ni contre nous-même parce quon a ENCORE grosse et qu'on s'est ENCORE laissé aller. STOP à la culpabilisation et aux critiques des autres. Qui parle ici de manque de volonté? La plupart d'entre nous continuent chaque jour à avancer dans la vie en se disant, cette fois c'est la bonne. Des années de restrictions, de torture psychologique, de changements physiques permanents, des années de prise de tête, de contrôle et surtout beaucoup de tristesse et de solitude. Et pourtant aujourd'hui, après échecs et larmes en abondance, on est toujours là et on est encore prête à essayer. On se relève à chaque fois pour mieux recommencer. Alors celui qui ose encore nous parler de volonté, il peut aller se rhabiller!!!

Les filles, on va s'en sortir, avec ou sans les hommes :-)

Pattie.
Ancien abonné

Bonjour !

J'ai lu ce fil avec beaucoup d'intérêt.

Mon mari a été le premier à m'entendre parler de la méthode. Ca ne l'a pas fait sauter de joie. Je l'entendais penser "Rhô non, pas encore un régime... On était pas bien, comme ça ?" Il a très clairement dit dès le début que moi, je faisais comme je voulais, qu'il ne m'empêchait pas, mais que lui, niet, pas question, il ne changeait rien. J'ai dit que je ne cherchais pas à ce qu'il participe, juste parfois de pouvoir en parler. Parler, ça, ça lui allait (mais je sentais bien la réticence).

Les premiers jours ont été un peu tendus, il se méfiait. Et puis il a vu que je ne changeais effectivement rien aux repas, donc il s'est un peu détendu (pas trop quand même, il sentait la menace rôder).

Ensuite, quand j'ai appris la RPC, il était carrément cool : dès que j'étais tendue, j'allais respirer. Ca le faisait rire. Une fois, on s'était un peu accrochés, rien de grave. Il a dit "Bon, va respirer". Ca nous a fait rire - et je suis allée respirer.

Quand j'ai perdu du poids, il a été épaté (vu que je mangeais la même chose que lui - mais mes quantités ne sont plus les mêmes).

Ce qui l'épate encore plus, c'est la durée de vie d'un gâteau. Chez nous, elle n'est jamais très longue, je le mange, il faut qu'il s'accroche pour avoir sa part (la loi dit que la moitié est à lui, mais aucun gendarme ne rôde, la nuit, autour du gâteau...). Maintenant, ce n'est plus pareil. Je revendique nettement moins que ma moitié légale !

Quand j'ai appris la dégustation, alors là, ça l'a nettement intrigué. On est dans la cuisine, télé allumée, on regarde les infos, il commente, et je ne réponds pas : je ne suis pas là, je suis dans mon fromage, ma mousse au chocolat. Après, seulement après, je réponds. Il me regarde bizarrement (je pense que le plaisir de la dégustation est très très visible).

Ce qui l'enchante, c'est que je ne cuisine plus avec des produits allégés. Ma quiche a trois oeufs, pas un, de la crème fraîche, pas de l'allégée, des lardons, pas un bout de bacon et des légumes, et du gruyère pour de vrai, pas juste un peu pour faire croire qu'il y en a. Mes gâteaux ont du vrai sucre et du vrai beurre.

Et ce qui m'amuse (dans le sens : ce qui me charme), c'est qu'il se met à jouer à la dégustation (mais il mange trop vite pour éprouver le même plaisir que moi, je crois). Il parle de la cuisson, des ingrédients, il compare. Nos repas durent plus longtemps qu'avant, et il s'intéresse à ses sensations.

Je le revalorise, aussi. Je pense plus juste, à son sujet, et je le lui dis. Je "critiquais" le fait qu'il ne prenait pas de petit-déjeuner, j'ai tenté de lui faire manger des légumes à tous les repas, alors qu'il en a souvent envie - mais pas à chaque repas. Avant, je ne voyais que ses envies de charcuterie et de barres chocolatées, je ne voyais pas ses envies de soupe de légumes et d'épinards (à la crème, hein, faut pas rigoler)

J'ai eu de la chance, je ne l'avais pas encore trop lassé avec mes régimes quand j'ai commencé Linecoaching. Et puis il est patient.

Parfois, on ne sait plus aborder sereinement la question avec notre entourage, il y a trop de ressentis en nous.

J'ai eu ce problème (du trop de ressentis) avec ma mère. Je n'ai pas réussi à en parler sereinement, j'étais sur la défensive, en mode limite agressive. Je ne savais pas comment la convaincre, et ça m'agaçait, alors qu'en fait, je n'avais pas à la convaincre. Mais ça, au moment de la discussion, je ne le savais pas encore.

Je comprends maintenant que parfois, il ne faut pas parler de tout avec tout le monde à n'importe quel moment. Parfois, il faut être prête soi-même, parce qu'on ne peut pas demander aux autres de faire un truc qu'on ne sait pas faire nous-mêmes. Parler d'alimentation, pour moi, c'est difficile, ça touche un point sensible. Du coup, si je ne fais pas attention, au lieu de transmettre ce que j'ai à dire, ça transmet mes angoisses. Et du coup, je me récupère ces angoisses en mode boomerang.

La RPC m'a énormément aidée à mettre tout ça à plat avec moi-même. Ca m'aide à me poser, et une fois posée, je peux penser au lieu de tourner en rond.

Manue76.
Abonné

Merci pour ton témoignage. Je crois qu'en général les conjoints se moquent de la méthode car ils ont les préjugés que nous-mêmes avions avant de commencer LC.  C'est toute une rééducation alimentaire... Comme m'a dit une fois le Dr ZERMATI "Paris ne sait pas fait en un jour". Le principal est que nous la connaissions nous la méthode !

Pour ma part, mon conjoint me dit dès qu'il voit que je mange un aliment "interdit" : "c'est pas comme cela que tu vas maigrir ?"

Au début, j'expliquais la méthode, maintenant je le laisse dire et je compte sur le soutien de vous les filles et lors des tchats du mercredi que j'adore pour être conseillée, encouragée, soutenue par les 2 superdocteurs et qui plus est des HOMMES.

Par contre, je me suis rendue compte en parlant avec mon conjoint qu'en fait il s'inquiète de mon poids et que sa solution c'est de rappeler les "régimes restrictifs", de montrer les défauts (le ventre...). C'est sa façon d'encourager même si elle est peu agréable.

Si cela a pu aider quelqu'un.

Merci pour vos commentaires en retour.

PS : Je me suis rendue compte aussi que parfois les hommes ont besoin de "rabaisser" les femmes pour se sentir mieux. Si ce n'est pas sur le poids, ce sera sur le physique, sur l'âge, sur le caractère... surtout quand ils sont dans une position de faiblesse eux-mêmes (chômage, perte de cheveux...).

izabelle
Animatrice forum

oui mon chéri aussi a cette façon bien particulière "d'aider"....   me demander d'un ton inquiet si ma perte de poids est en chemin.....  vouloir de temps à autre controler mon alimentation en me faisant manger une salade le soir.....

c'est vrai que ça part d'une bonne intention....     mais c'est plutôt contre-productif

le tout est d'apprendre à ne plus réagir à ça,  et de le prendre effectivement comme un encouragement....

j'y penserai la prochaine fois!

Clarisse_and_me.
Abonné

[quote=izabelle]

c'est vrai que ça part d'une bonne intention....     mais c'est plutôt contre-productif

le tout est d'apprendre à ne plus réagir à ça,  et de le prendre effectivement comme un encouragement....

j'y penserai la prochaine fois!

[/quote]

Ben, je ne suis pas tellement d'accord avec ça.  Pourquoi serait-ce à nous de réagir différemment ? Eux (ou elles) sont-ils si incapables de changement ?

Si cette manière qu'ils (ou elles) ont de nous "encourager" nous blesse, voire met en péril notre réussite, je pense qu'il est bon de leur dire, pour commencer.  Ensuite, leur demander d'arrêter ces commentaires. Une émotion: de la colère ou de la tristesse, et bien acceptons la et utilisons la pour leur dire Stop !

Désolée, mais je suis en mode rebelle active, y en a marre de se contorsionner pour ne bousculer personne ! Na ! cool

izabelle
Animatrice forum

ouh là  tu ne sais combien de fois j'ai pu lui dire.....  et le message est passé!!!

et il a compris que c'était contre-productif...  et il se contrôle la plupart du temps....

mais parfois ça lui échappe, parce que pour lui, il trouve ça tellement simple, quand il se trouve trop gros, il se met à la diete, il perd du poids et puis voilà....

il a vraiment du mal à comprendre que ça puisse être plus compliqué que ça, mais comme il est intelligent, il a quand même plus ou moins compris

donc plus aucune réflexion au quotidien,  mais parfois  oups, ça lui échappe, comme ça, genre  "alors le régime, ça va?"

et comme moi je pars au quart de tour.....

 

franchement, quand je ne pars pas au quart de tour, ça se passe mieux pour tout le monde....

surtout pour moi

capuccino
Marraine

Souvent, nous en avons fait voir de toutes les couleurs à nos conjoints avec nos régimes, nos restrictions, nos hauts quand notre poids était bas, nos bas quand notre poids était haut. N'y a-t-il pas chez eux une lassitude, une overdose, une incompréhension totale sur notre manière de gérer notre alimentation ? Comment peuvent-ils s'y retrouver alors que nous même sommes passées d'une méthode à l'autre, vantant à chaque fois les qualités du nouveau régime du moment ? 

Mon mari à qui je n'ai jamais réellement expliqué la méthode m'a soutenu tout au long de mon chemin de croix avant LC. Il m'a soutenu pendant LC y compris quand mon mal être se manifestait bruyament parce que la perte de poids n'était pas au rendez-vous. Aujourd'hui, il est là à saluer mon courage d'avoir mené à bien ma démarche, il sait que j'ai fait le bon choix, nous partageons au quotidien les fruits de la sérénité acquise.

Il ne connait toujours pas le nom de la méthode, mais il en est le fervent défenseur.  

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