Orthorexie et surpoids : comment faire ? - 07062013

Carline.
Abonné

Après quelques discussions sur mon blog, je constate ne pas être la seule dans ce programme à souffrir d'orthorexie, ce qui n'est d'ailleurs pas sans lien avec mon surpoids. Avez-vous des recommandations particulières à ce sujet ? Merci d'avance.

Commentaires

Ziguele.
Abonné

Bonjour Carline,

Si tu t'es inscrite chez LC c'est que tu as déjà réfléchi à modifier ton rapport à la nourriture, non ?

Il me semble que tu devrais t'adresser directement au Dr G. Apfeldorfer. J'ai lu un de ses écrits, un article sur l'orthorexie intitulé :  "Manger trop sain n'est pas sain" (site www.psychologie.com,  rubrique "réponse d'expert"). Lui seul peut te donner des conseils avisés.

Pour ma part, je ne peux que te dire que toute contrainte, tout contrôle strict, toute restriction sévère etc., relatif à l'alimentation, conduit à une situation toujours plus problématique...Il faut réapprendre à entretenir un rapport simple et normal avec la nourriture basé sur les sensations de faim et de satiété. C'est si simple que s'en est déroutant...!

Courage et bienvenue sur LC !

Amitiés

Ziguele

Carline.
Abonné

Merci, Ziguele, pour ces encouragements. Pour moi il s'agira plus d'apprendre que je réapprendre car dès mon enfance j'ai été plongée dans l'orthorexie (mon père était un des premiers adeptes d'Oshawa et la macrobiotique en Belgique). Difficile de savoir ce que j'aime vu que je n'achète que ce que je connais et qui est dicté par ce que je sais et pas parce que je sens. Je vais chercher cet article du Dr Apfeldorfer.  J'espère qu'avec ce programme j' arriverai un jour à manger en paix ! En tout cas déjà la convivialité des discussions sur LC est d'une grande aide ! Merci !

izabelle
Animatrice forum

coucou Carline, tu as également le livre  "Mangez en paix" qui pourrait t'aider

j'ai grandi moi aussi dans un milieu assez orthorexique, j'ai beaucoup d'amis qui baignent encore là dedans, mais j'ai du en effet m'en détacher pour sortir des problèmes alimentaires

si on a peur de tomber malade en mangeant, on ne risque pas de pouvoir réellement déguster et se satisfaire réellement de ce qu'on mange

bon début de parcours et à très vite!

Noelle
Marraine

et puis, tu pourrais lire des blogs de cuisine, ça donne des idées, ça stimule l'imagination et ça donne envie de se faire plaisir

Par exemple, veggie gourmande, de Liegama, avec des photos super, mais aussi plein d'autres, recemment j'ai vu lafrancesaaux fourneaux (sur la partie blogs de l'express styles) avec de delicieuses recettes de  cuisine espagnole

Bref le monde  culinaire et gourmet est a tes pieds!!

 

Bonne decouverte

Karolann.
Abonné

En dehors des fruits et des légumes et de l'eau je mange tout le reste avec culpabilité et peur....

Je me suis inscrite sur ce site pour pouvoir enfin " manger en paix"... je crois que je vais m'offrir le livre le livre cité plus haut du même nom...

J'ai peur du gluten, des produits laitiers, du sucre, des matières grasses non naturelles , des produits non bio, des aliments cuits , des poissons d'élevage enfin bref j'ai peur de tout !!!!

Karolann

izabelle
Animatrice forum

ah oui c'est vrai que dans ce cas ça doit être compliqué.....

un truc que j'ai retenu, c'est qu'on a besoin d'avoir confiance en son alimentation

alyan.
Abonné

Bonjour Carline et Karolann, je fais partie avec vous du club des prises de têtes nutritionnelles incéssantes, des allez et venues entre ici et "et si je me mettais au régime paléo , raw food ? vegan ?, ou sinon je risque de mourir plus jeune...etc...".

Avec un cancer du sein en antécédant et après avoir lu tous les David Servan schreiber, autres auteurs anglo-saxons ou canadien, régime déguisés en alimentation santé style génotypes, Seignalet, Kousmine etc, etc...

Et entourée d'une belle-famille branchée là-dessus, qui dénie la vieillesse, la maladie, et bien-sûr la mort, avec un mari intolérant à on ne sait quoi car rien ne lui réussit et c'est questionnement incéssant (serait-il intolérant au lait ? au gluten ? au gras ?..., et bien sûr je me sens coupable vu que c'est moi qui fait la bouffe), je suis pas aidée.

Au moins je suis soulagée de ne pas être seule.

Help ! Je suis partante pour que nous lâchions prise ensemble !!!!

Carline.
Abonné

Bonjour Alyan, j'aime bien l'expression "régime déguisé en alimentation santé" ... Ton mari a-t-il fait des tests d'allergie ? C'est quand même quelque chose d'objectif. Pour ma part, j'en ai fait il y a des années, et n'étais allergique ... à rien !  Et je me suis tout de même lancée dans Seignalet (mort d'un cancer du pancréas).  Je continue à penser que le lait de vache n'est pas fait pour les humains mais j'adore le fromage et le yahourt.  J'adore le pain, mais ne cesse de m'en priver, blé + calories = tabou. Mais j'ai compris quelque chose en lisant le livre du Dr Zermati, cette histoire de désinhibition, Quand je mange du pain, je pête les plombs et m'empiffre tout le reste de la journée, surtout de produits sucrés. Je sais que je ne me sens pas bien quand je mange trop gras, trop sucré, peut-être simplement TROP. J'imagine qu'en petites quantités, on peut supporter pratiquement tout, et qu'en apprenant à être à l'écoute de ses sensations, on finira par sentir aussi ce qui nous convient. 

A part ça, il me semble que c'est ton mari lui-même qui devrait se préoccuper de son alimentation, de trouver ce qui lui convient, même si c'est toi qui fais la cuisine ...

Carline.
Abonné

Bonjour Izabelle et Noelle, Karolann et les autres, bonne idée de regarder le blog de cuisine.

Le livre de Dr Apfeldorfer "Mangez en paix", je l'ai lu à sa sortie il y a déjà quelques années mais ne suis pas arrivée à l'appliquer car j'ai un blocage avec la table à manger. Impossible d'arriver à ce qu'il y ait une place pour mon assiette ... C'est toujours plein de papiers, mon ordinateur portable, des livres, des revues, des outils, et comme je vis seule depuis très très longtemps, aucune contrainte de ce côté. Quand des amis viennent chez moi, il me faut des jours pour débarrasser la table. Le week-end dernier, 20 minutes après leur départ, la table était de nouveau remplie. J'ai transformé mon plan de travail exprès pour me ménager un petit espace pour manger, et il est recouvert d'une épaisse couche de papiers. Je ne comprends pas. Cela fait des années que je mange debout. Depuis lundi je suis dans le programme et tente au moins une fois par jour de dégager 30 centimètres carrés pour mon assiette. Difficlle ! Là ce serait un vrai défi à 1000 points ...

 

En résumé, je pense beaucoup à l'alimentation (théories, livres ...) mais ne peux pas penser à la nourriture (faire les courses, s'assoir pour manger, choisir quoi manger ...) parce que C'EST TROP COMPLIQUE !

Karolann.
Abonné

Ouf je ne suis pas seule à être aussi compliquée avec la bouffe...

Comme toi Carline j'adore les yaourts nature , le fromage et le pain en fait je mange en grande quantité des produits que je n'aime pas vraiment donc quand je mange des produits que j'aime (quand je dérape car je n'arrive plus à tenir ce régime de privation) je les mange en grande quantité.

J'ai toujours pensé qu'il me fallait de grandes quantités mais en fait c'est parce que je mange beaucoup de salades et de crudités ....

Avec le programme je m'aperçois que finalement je n'ai pas besoin de grandes quantités quand je mange par exemple au resto et que je choisis des aliments que j'aime... j'y vais doucement car comme j'étais avant le programme en restriction calorique assez importante .... les coachs m'ont dit d'y aller très doucement pour réintroduire des aliments plus caloriques.

Karolann

alyan.
Abonné
A vous lire je me sens moins seule dans mes comportements bizarres avec la bouffe. Ça fait du bien !
izabelle
Animatrice forum

je suis d'accord sur le fait que certains aliments on les supporte bien en petite quantité, mais c'est le fait d'abuser sur les quantités  (justement parce qu'on est dans l'hyper-contrôle et qu'à un moment donné ce n'est plus supportable) qui fait qu'on ne digère plus rien 

mon mari pareil, un jour il pense que c'est le gluten, le lendemain les produits laitiers, etc...  en fait il s'est aperçu qu'il peut manger de tout  à condition qu'il mange des quantités adaptées, c'est à dire pour lui, peu.....

 

Carline je crois en effet que ce qui se joue, c'est de pouvoir accorder un peu d'attention  au "vécu" de l'alimentation plutôt qu'à la théorie,   faire en sorte d'avoir déjà un endroit agréable pour manger me semble être le premier point,  et assis est aussi une bonne idée pour se poser

laisser un peu les pensées au repos et faire l'expérience des aliments par les sens, le goût notamment mais pas seulement il y a aussi la vue, l'odeur.....

Karolann.
Abonné

Merci Izabelle  pour l'écrit sur la théorie et la pratique....

tous les livres de diététique sont du général et c'est à chacun de faire ses propres expériences avec les aliments en petites quantités évidemment et en dégustant et surtout en arrêtant de se prendre la tête.

Mon mari m'a invité au resto ce soir :

1) il a été surpris que j'accepte car d'habitude je ne veux jamais...

2) il m'a dit c'est bien ton nouveau truc(LC: je ne me suis pas trop étendue sur l'explication car j'ai fait tellement de trucs) "on va retrouver une vie normale"

et là je me suis pris la vérité en pleine figure, en clair : j'embête tout le monde avec mes histoires de bouffe

Karolann

liegama.
Ancien abonné

Bonjour Carline, je suis liegama qui a le blog veggiegourmande.com que mentionne Noëlle plus haut; 

Je suis comme toi, dictée par ma peur (de mourir? de souffrir) qui me pousse dans l'orthorexie.

J'ai tout lu, tout suivi comme régimes et surtout les régimes bien stricts et liés à des aspects "santé", mon mari est intolérant aux laitages et a cru l'être au gluten (mais après un an de galère à essayer de tout faire sans gluten j'en pouvais plus et il s'est fait tester : il n'est pas intolérant!). Le blog est d'ailleurs une tentative de retrouver un certain équilibre et surtout de trouver du plaisir à cuisiner/manger des aliments qui "ne me font pas trop peur car assez sains".

L'orthorexie, c'est un problème de contrôle. Je suis sur LC depuis bientôt 1 an et c'est un long apprentissage de lâcher le contrôle. J'ai toujours des voix qui me disent que je devrai me remettre "au sans gluten", sans sucre, sans laitages etc... 

Je note juste qu'à chaque fois que je me dit que je vais manger sans.... quelque chose, la chose en question devient obsessionnelle et il me faut en manger de grandes quantités (pour stocker). Comme ce que tu dis pour le pain par exemple. Mais quand j'arrive (parfois, et de plus en plus souvent) à lâcher le contrôle, à accueillir les voix dans ma tête sans y réagir, alors je me rends compte de la sagesse innée de mon corps qui me dit ce dont il a besoin et c'est souvent de petites quantités d'aliments variés avec une préférence pour les légumes et les fruits qui sont à mon goûts. Mon corps ne me dicte pas de manger un pot de glace et 200g de fromage, jamais, bien au contraire. 

Et pourtant, malgré ces expériences, je m'accroche, comme une forcenée, à l'idée qu'il me faut contrôler mon alimentation, comme ma vie et je suis encore souvent guidé par mes peurs.

Une des choses qui m'aide le plus c'est la méditation de la bienveillance. Meta. //www.pleineconscience-paca.com/la-pleine-conscience/téléchargements/ Voici un site qui permet de télécharger gratuitement une méditation de la bienveillance.  

Tu dis avoir du mal à t'asseoir pour manger, ça me fait repenser à un livre de Geneen Roth où elle dit que s'asseoir, c'est envoyer un message à son mental que l'on a le droit de se faire du bien, de se faire plaisir, de manger pour se faire plaisir; et que manger debout, c'est un peu comme fuir. 

Faire les courses, choisir quoi manger, écouter son corps, ses envies, ce qu'il nous dit, sa faim etc... c'est accepter de vivre, pleinement, avec les deux côtés de la médaille, les côtés agréables et positifs et les côté plus douloureux et difficiles, c'est embrasser la vie en entier. Mais souvent, l'orthorexie comme tout autre moyen de contrôle est une façon de se voiler la face. C'est comme si l'on décider d'apprendre à nager et qu'on "sache" déjà nager puisqu'on a tout lu sur le sujet, même si en réalité on a mis qu'un doigt de pied dans l'eau.  

Pour résumer, malgré toute la difficulté que cela implique, rien ne peut remplacer l'expérience personnelle d'une pratique pour changer un comportement. 

Je te souhaite un bon parcours et merci pour ce fil intéressant.

lorraine
Marraine

 

Carline, merci beaucoup de ton post et voilà ce qu'il m'inspire :

Depuis LC, quand il s'agit de m'alimenter, j'écoute mon corps et mes envies, et plus du tout l'esprit qui joue des mauvais  tours..comme écrit plus haut on se prive d'un truc et on remange de plus belle. Ce combat avec soi même c'est épuisant et destructeur, je n'en pouvais plus,

Ainsi j'aime aussi beaucoup les laitages et crudités (mon corps m'en réclame) , déconseillés pour les articulations douloureuses comme les miennes. J'ai écouté les conseils de quelqu'un que j'ai été voir pour des séances de shiatsu : enlever de son alimentation "le cru" ne manger que du cuit.. J'ai essayé pendant trois semaines  mais avec la meilleure volonté du monde je ne peux pas, c'est me faire trop violence, que de ne manger que des fruits en compote et plus de yaourts...Les yaourts et autres fromages blancs c'est ma nourriture doudou. Ceci dit si j'en mange tous les jours c'est en petite quantité...Je crois que l'idée à retenir c'est de ne faire ni dans le tout   ni dans le rien

A écouter tout le monde on peut s'y perdre, les références alimentaires changent tellement en fonction des modes, des époques, "des écoles", des cultures. La faim de l'esprit a vraiment ses limites.

Sur ce sujet, le livre "manger en pleine conscience" de Jan Chozen m'a bien éclairée.

Ce qui m'importe par dessus tout c'est être en paix avec la nourriture et avec moi même. Ca n'a pas de prix et j'encourage tout le monde dans ce sens.

La nourriture en pleine conscience : l'idéal pour réfléchir à son surpoids et à son  rapport torturéà la nourriture. Cela suppose de poser, faire une pause, de prendre du temps ETRE dans l'instant présent à soi, à l'acte de manger.

Noelle
Marraine

Bonjour  Carline

 

j'etais comme toi avec ma table bureau encombrée et finalement , je me suis installée  dans un petit coin dans la cuisine, avec des plantes, j'ai l'impression d'etre dans  un mini jardin, et je me suis également installé un plateau pour manger sur une table basse, assise par terre, j'ai l'impression d'etre en pique nique, ou en Asie

je viens de voir une drole de chaise sans pieds chez Muji, ça me tente bien, histoire de m'installer vraiment pour diner sur ma table basse

les repas a table, parfois ça m'evoque des durées pas possibles de mon enfance, alors, j'ai changé de décor, juste pour moi

bonne journée

Carline.
Abonné

Ah, comme cela fait du bien de ne plus être seul avec ses problèmes ! 

Ziguele.
Abonné

Comme toi Lorraine j'ai des inflammations articulaires et j'ai regardé du côté d'un régime avec suppression du lait. En en parlant avec le rhumatologue qui me suit, il était mi-figue mi-raisin....mais m'a encouragée à essayer pour voir ! Sans essayer j'aurais toujours eu l'impression de passer à côté de quelque chose.

Pour diminuer les douleurs je me sentais prête à tout. La seule condition mise par le médecin : ne pas devenir une puriste/extrémiste du régime sans lait...Comme il avait raison... J'ai diminué les produits laitiers (je buvais beaucoup de lait) mais sans poser un "interdit" sur eux... Le résultat est assez bon.

Idem pour le gluten et le lactose : sachant que ces 2 produits me provoquent des problèmes, je fais attention et me suis très bien habituée à manger (chez moi) sans gluten et sans lactose, Mais sans poser un "interdit". Si je sors avec d'autres personnes, suis invitée ou au restaurant, je mange sans problème un peu de tout.

Finalement mon corps sait ce qu'il lui faut et ce qui pose problème. Je n'ai pas envie de manger ce qui ne me convient pas. Je mange avec plaisir sans me poser de questions.

En rencontrant d'autres personnes avec aussi des problèmes articulaires, j'ai été effrayée de constater tous les "interdits" qu'elles se mettent et se pourrissent la vie n'osant plus manger avec plaisir !

Tous les gourous de l'alimentation qui vantent des restrictions/exclusions diverses savent-ils ce qu'ils font ????

Bref, manger doit rester un plaisir et tant pis pour le reste !!! Je cours déguster une féra du lac aux petites herbes avec un mélange de légume du jardin..Bon appétit !

Amitiés

Ziguele

lorraine
Marraine

Ziguele écrit :

"Finalement mon corps sait ce qu'il lui faut et ce qui pose problème. Je n'ai pas envie de manger ce qui ne me convient pas. Je mange avec plaisir sans me poser de questions."

Oui, je suis dans cet  état d'esprit là...et ne pas tomber dans une extrême. Et la notion de plaisir...essentielle.

Contente comme toi Carline de ne pas me voir seule avec mes convictions...et merci Ziguele smiley

 

Moi, ma rhumato, m'encourage à continuer le yoga et la rpc (ou méditation) et je lui ai parlé de LC, elle semblait connaître, et a approuvé mon choix de vouloir  perdre du poids de cette manière là

Pour les choix d'aliments   elle ne dit rien. Mon généraliste dit que les laitages ont leur importance.

 

alyan.
Abonné
Il y a pour ma part une autre chose qui entre en ligne de compte dans mes prises de têtes, c'est le côté éthique de manger de la viande et des produits laitiers. Même si le débat semble dépasser le sujet de LC, je trouve que cela est difficile à gérer. Oui j'aime le fromage MAIS je trouve totalement immorales les conditions de traite des vaches. Et lorsque nous avons sur LC la méditation de "gratitude" envers ceux qui nous ont permis d'obtenir la nourriture, je ne peux m'empêcher de ressentir tristesse et culpabilité envers ces pauvres animaux. Comment dépasser ma propre auto-rebellion à manger des produits animaux avec des arrières pensées, ou choisir de faire fi de ces pensées et en manger en toute sérénité ? Je n'arrive pas à dépasser mes propres contradictions!
Carline.
Abonné

D'accord avec toi Alyan, le respect de nos frères animaux et la préoccupation pour leurs conditions de vie est une chose importante et qui participe de la paix à manger. Et il faut choisir le plus possible les productions "éthiques". Mais nous sommes aussi des animaux et quand je considère la cruauté du monde animal où chacun se réveille chaque jour et va tuer pour se nourrir, sans le moindre scrupule, je me dis que nous ne sommes pas les pires. Les parasites, les virus, les bactéries qui colonisent notre corps parfois jusqu'à nous faire mourir n'ont aucun scrupule non plus.  Et surtout je trouve que la souffrance des humains au travail (je ne parle pas bien sûr des employés qui se musclent les fesses au bureau) est bien pire encore que tout ce que nous infligeons aux animaux dont nous nous nourrissons.  

Voilà, c'est ce que je me dis quand je sens que j'exagère avec mes scrupules.

Ziguele.
Abonné

Bonjour Alyan,

Dans ma vie j'ai beaucoup voyagé et surtout dans des pays où il existe encore des régions sauvages...Dans la nature il y a toujours eu des victimes et des prédateurs....En mettant de côté les "humains", le monde des animaux est fait de violence où les prédateurs se nourrissent de diverses victimes moins puissantes. As-tu déjà vu une petite antilope dévorée par un lion ? As-tu vu un enfant d'Afrique déchiqueté par un crocodile ? As-tu vu des troupeaux entiers de vaches mourrir à cause la sécheresse, au coeur de l'Afrique ? Il y a toujours eu des prédateurs et des victimes..... et la nature est sans pitié...

Il est vrai que certains humains traitent mal les animaux et ils faut les combattre sans pitié ! Mais en général les animaux domestiques sont traités suffisamment bien. Nous sommes des prédateurs comme d'autres, dans la nature. Ce n'est pas en te privant de lait et de viande que tu changeras l'ordre des choses...

Certaines populations ont créé des rites autour de la mise à mort d'animaux, avant de les manger, pour rendre cette mort plus "noble". Ce qui est inacceptable, dans nos pays, c'est l'appat du gain qui crée des manières ignobles d'élever et de tuer des animaux. C'est là où le combat doit se situer....à mon avis....pas en ne mangeant pas de viande ou en ne buvant pas de lait...

Bonne suite...

Amitiés

Ziguele

Karolann.
Abonné

Je veux juste être en accord avec moi-même par rapport aux produits animaux , je ne mange pas de viande parce que je n'aime pas le goût, pour les produits laitiers j'essaie de les prendre bio et locaux , mais à l'extérieur maintenant j'essaie d'être à l'écoute de mes envies sans penser à toutes ces notions...

J'ai été végan à une époque (sans aucun produits animaux) et c'est vite invivable si on ne vit pas avec des gens qui ont les mêmes opinions....

lorraine
Marraine

alyan tu écris  "Il y a pour ma part une autre chose qui entre en ligne de compte dans mes prises de têtes, c'est le côté éthique de manger de la viande et des produits laitiers. Même si le débat semble dépasser le sujet de LC, je trouve que cela est difficile à gérer."

Non je ne crois pas que cela dépasse le sujet de LC en tous les cas pas celui relatif à ce fil de discussion sur l'orthorexie,  ni non plus nos posts à Zigeule et moi concernant nos rhumatismes....

Car, ils   relatent notre alimentation et la manière dont la pensons, la mettons en oeuvre (ou pas, ou peu ou beaucoup...) en corrélation avec notre santé, nos convictions idéologiques, notre propre éducation alimentaire, notre évolution personnelle au fil de nos expériences  de vie.....

 

Je trouve ce fil de discussion avec tous les témoignages  très intéressant, j'apprends des tonnes de  choses. Merci à toutes

Il  m'a donné envie, ce matin,  de me re-plonger dans le livre "manger en paix"  du docteur Apfeldorfer  qui évoque l'orthorexie et trois mille autres propos montrant que effectivement " mangez en paix" n'est pas forcément inné. (génial ce livre)

"Pour être en bonne santé physique et mentale, pour faire le juste poids, il convient de laisser ses peurs alimentaires au vestiare et de manger en paix. C'est en sachant s'écouter qu'on parvient à répondre tour à tour de façon adéquate à ses besoins énergétiques, en nutriments, en vitamines et minéraux, et ausi àdes besoins émotionnels, à sa faim d'amour et d'affection....." = extrait du résumé du livre rtouvé sur le verso de la page de couverture du livre.

Facile à dire, plus difficile à faire.....Mais on y arrive...Je suis sur le chemin (depuis 1an et demi mais rien ne presse !) et "plein d'entre nous" à nous lire sur cette rubrique et ailleurs

Avec un apprentissage (pour "sortir" de la tendance orthorexique ) mené à ton rythme  , une détermination dans le programme LC (parcours alimentaire notamment) , l'appui des professionnels de LC, le soutien de la communauté, le partage de réflexion comme ici, tu vas pouvoir à toi qui arrive, Carline  changer petit à petit ton comportement alimentaire. Bienvenue et à bientôt smiley

Flowerbomb.
Abonné
"Pour être en bonne santé physique et mentale, pour faire le juste poids, il convient de laisser ses peurs alimentaires au vestiare et de manger en paix. C'est en sachant s'écouter qu'on parvient à répondre tour à tour de façon adéquate à ses besoins énergétiques, en nutriments, en vitamines et minéraux, et ausi àdes besoins émotionnels, à sa faim d'amour et d'affection....." = extrait du résumé du livre rtouvé sur le verso de la page de couverture du livre. Besoins émotionnels... Oui mais comment s'écouter quand on mange par besoin émotionnel '?? Comment ?
Bliss.
Abonné
A vous lire je me rends compte du chemin parcouru, des interdits qui sont tombés, genre aussi sur les horaires, jamais de fruit en fin de repas, surtout pas banane et orange ensemble, mais pas de sucré après 16h et bien dissocier les protéines des glucides. Ouf je suis libre de manger des choses que j'aime et il se trouve que j'adore les fruits et les légumes aussi. Je dois faire gaffe au lactose mais là aussi j'ai tous les fromages à pâte dure et les chêvres et brebis. Faire ses courses l'esprit tranquille et acheter des ingrédients que j'aurai plaisir à cuisiner puis manger c'est vraiment précieux. Flowerbomb les besoins émotionnels si on ne les mange pas....on doit en faire quelquechose d'autre, les travailler avec un psy, faire des exercices de tcc, lire desbouquins, trouver des techniques de relaxation ou autre, et surtout la RPC. POur constater les émotions et en pas les manger. L'eme zen par exemple. Ok il y a un côté pénible, faire sa respiration avant le repas, se poser les questions de la faim ou pas, s'arrêter en cours de repas, déguster........le livre de chozen bays te parlerait peut être plus ?
alyan.
Abonné

Merci Carline et Zighuele pour vos reflexions sur la réalité du monde animal.

En fait, même si je suis profondément sympathisante pour le végétarisme, il est clair que ma motivation "inconsciente" reste sans doute la recherche de contrôle, l'impression que ma vie serait mieux si je pouvais être "parfaite" alimentairement. Sinon je serais végétarienne une fois pour toute et je ne tournerais pas entre plusieurs chapelles alimentaires.

En plus, lorsque j'étais d'avantage "régulée" et que je n'avais pas versé dans la tendance orthorexique, finalement je mangeais moins de viande qu'aujourd'hui car je faisais un choix sans me prendre la tête et c'était plus naturel, je choississais l'option végé parce que je voulais, point, je n'allais pas au rayon viande parce que je n'avais pas envie, point, tout était plus simple. Donc effectivement s'écouter, écouter son corps, ses besoins, sans se sentir obligée de sauver le monde, est sans doute la solution pour faire des choix réellement personnels et pas influencés par des obligations ou diktats sociaux. Et moi aussi, Bliss, j'ai constaté que si je m'écoute vraiment, c'est plutôt finalement de fruits dont j'ai envie, ou de ce qui correspond à ce que je crois devoir choisir pour ensuite me rebeller contre mon propre choix et faire l'inverse ! (là je suis pas très clair mais je pense que vous comprenez ce que je veux dire :-))

Flowerbomb, je crois que tout est là, comment gérer autrement le côté émotionnel de la prise alimentaire, chaque exercice de LC est censé nous y conduire. Et si on y arrive pas c'est que l'on a encore des choses à découvrir sur nos besoins. Plaçons nous en chercheurs de nous même pour explorer et comprendre ce que nous disent nos EME. Comme le dit Bliss, il existe des aides heureusement car seules, et même seulement avec LC c'est diffcile de tout comprendre (il y a comprendre, et ensuite il y a faire la démarche pour changer, qui est encore plus difficile)

Carline.
Abonné

Post effacé, cela vaut mieux ...

alyan.
Abonné
Ben dommage, j'avais fait une réponse, Bon... On fait quoi ? On linecoache tranquille en arrêtant de se torturer la tête ?
Carline.
Abonné

Oui, c'est mieux, jouons le jeu et reparlons de ces différents tabous dans quelques mois et kilos. Amitiés, Carline

alyan.
Abonné
OK !
noodledish.
Abonné

Bonjour tout le monde!

Tout ce que vous avez dit est très intéressant, et je suis d'accord. (merci!)

J'ai envie d'ajouter quelquechose d'important à mes yeux: j'ai envie de protéger les gens qui ont écrit des conseils en nutrition, et qui en écrivent encore. Ils n'ont pas voulu nous faire du mal pour la plupart, bien au contraire.

Je pense que, comme tout conseil donné pour la santé, c'est bien joli mais il ne suffit pas de savoir. Le médecin qui conseille à son patient d'arrêter de fumer n'a pas dans l'idée de créer une augmentation de la consommation de cigarette. Savoir que notre corps aurait besoin de bouger plus pour aller mieux ne suffit pas. Etc. Parce qu'on a un équilibre thymique à respecter pour survivre. Changer n'est pas facile.

Alors oui, s'écouter semble être la meilleure solution pour mettre en place de réels changements, de réelles transformations. "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".

Alors si un docteur me dit de supprimer le gluten par exemple, car il a bel et bien constaté une intolérance qui me crée ou va me créer de réels problèmes (c'est un exemple), je peux peut-être me dire "ok docteur, j'ai rationnellement compris ce qu'il serait bon de changer pour retrouver un meilleur équilibre dans mon corps. Ce n'est pas forcément facile car l'équilibre émotionnel que je m'étais construit risque fort d'être chamboulé. J'ai besoin d'accepter, d'avoir le temps, de concevoir les choses en moi et pas seulement rationnellement, ...".

Je ne sais pas si vous percevez un peu ce que j'aimerais vous dire.

J'ai une tendance orthorexique (assez prononcée peut-être).

Ma soeur aimerait supprimer le gluten et le lait de son alimentation pour en constater les effets (elle a la SEP), mais cela déclenche chez elle un sentiment de restriction cognitive avec compulsions importantes conséquentes.

Je pense que parmi vous il y a des gens qui n'ont pas besoin de supprimer certains aliments de leur alimentation, je pense que parfois le corps a déclenché l'alarme et qu'il ne veut vraiment plus de quelque chose, je pense que c'est du cas par cas...

Un grand merci pour avoir lancé ce sujet!

izabelle
Animatrice forum

moi j'ai été élevé végétarienne (juste la viande), donc pas trop dur pour moi de perpétuer cela

ma raison principale pour rester végétarienne, c'est la conscience qu'on en peut pas nourrir la terre entière avec de la viande

bon et comme je me suis déshabituée, ça ne me prive pas

quant aux produits animaux, je le prends bio pour être  un peu plus sûre que les animaux ne sont pas maltraités en effet, bien que n'étant pas une grande défenseuse de la cause animale contraitement à certains amis à moi très impliqués là dedans

voilà pour mon grain de sel

alyan.
Abonné
C'est vraiment très étrange toutes ces contradictions qu'on peut avoir. Moi qui j'ai déclaré à l'âge de 17 ans que j'étais végétarienne par égart pour les animaux. Je n'ai jamais pu y arriver. Imcompréhension totale de ma famille, aucune aide, j'ai fini en carence et devant la difficulté j'ai laissé tomber. Depuis, à 45 ans, j'ai toujours cette idée derrière la tête mais je n'arrive pas encore à me résoudre à combattre mon entourage qui ne comprendrait pas. A moins que ce soit une excuse que je me donne pour être plus dans la facilité ? Et que ce truc de vouloir être végé câche seulement la volonté de se démarquer, et de montrer au monde qu'il ne réfléchi pas assez. Ca rejoint un peu les autres choix alimentaires. Là je pense à la réponse de Noodledish. Il me faudrait une certitude pour pouvoir adopter le régime idéal. Le problème c'est qu'on ne sait pas réellement quel est ce régime idéal. Il y a des conseilleurs diététiques qui pensent l'avoir trouvé. Mais il y a toujours un autre conseilleur qui prône l'inverse. Peut-être faut-il trouver le siens propre, mais comment être sûr ? Il y a aussi la difficulté de l'appliquer. Trouver du bio n'est pas évident pour tout le monde, cuisiner n'est pas possible si on a pas le temps etc... Alors dans ces conditions c'est quand même ultra impossible de manger un plat préparé sans une petite arrière pensée que ce n'est pas vraiment ce que la nature avait prévu pour nous. On irait jamais mettre la mauvaise essence dans notre véhicule, et personnellement, même si je donne ( et j'évite en général) du sucré à un chien, je me sens coupable de lui faire manger un truc mauvais pour sa santé, même si il apprécie. On se permet de faire subir à notre corps des choses qu'on ne veut même pas faire subir une voiture ! Donc comment être détendue, déguster "en pleine conscience" une barre chocolatée. C'est vrai que le paradoxe est que en étant dans cette cogitation incessante j'en mange sans doute plus que si je lâchais prise. Comment ne pas être dans le tout ou rien, sans doute en s'apercevant qu'on ne peut pas tout contrôler, que la perfection n'existe pas, que je pourrais mourir demain écrasée par un camion. C'est facile à dire, mais comment réellement vivre ce lâcher prise, voir tous les aliments comme égaux, je ne sais pas.
Karolann.
Abonné

 

Je crois que nous sommes pleines de contradiction parce que nous nous imposons des choses au niveau mental en ne tenant pas compte de notre corps ... et nous faisons donc le grand écart en permanence, de plus comme nous n'arrivons pas à tenir ce que nous nous fixons au niveau mental pour ne pas voir cela nous nous vengeons sur la bouffe...

2 attitudes que nous retrouvons chez les personnes souffrant de TCA :

1)la vision noir/blanc:

en tout noir (horreur: la bouffe industrielle, le gras, le sucré, la viande et le poissons berk des cadavres d'animaux...)

en tout blanc (les très "saints" fruits et légumes bio et locaux)

2) le perfectionnisme teinté d'un soupçon d'esprit de supériorité

Demain je vais devenir végan car moi seule je suis consciente des enjeux écologiques, de la souffrance animale etc pendant que tous les autres berk ils vont au Mc Do...

Demain je ne vais me nourrir que d'aliments "purs" fruits et légumes mais comme la barre est évidemment trop haute , nous échouons à plus ou moins long terme et nous nous punissons en faisant des crises d'hyperphagie et là adieu toutes nos beaux principes nous retombons lamentablement dans la bouffe sucrée grasse et industrielle(barres chocolatées, glaces, biscuits et chocolat à gogo pour ma part) et là nous nous détestons, nous détestons ce corps si vil qui réclame cette horrible bouffe alors que notre bel esprit n'aspire qu'à de la pureté et de la légèreté !!!!

Nous voulons imposer à notre corps ce que nous avons appris dans des livres ...par des personnes qui établissent en vérité universelle ce qu'elles ont expérimenté pour elles...

Je crois que c'est à chacune d'entre nous de tester ce qui nous convient en nous écoutant nous (loin de tous ces dogmes diététiques , souvent en totale contradiction les uns avec les autres) et surtout sans l'ériger en vérité immuable car tant que nous sommes vivantes , tout bouge tout le temps rien n'est figé... traitons nous avec douceur sans aller la chercher dans le sucre...acceptons nos essais-erreurs (c'est dur pour des perfectionnistes)

Karolann

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Bonjour tout le monde,

Merci tout d’abord pour ces discussions si intéressantes et, aussi, pour tous ces compliments à propos de mon, bouquin « Mangez en paix ». C’est vrai qu’il est bon, ce livre ! smiley

Je rappelle que l’orthorexie consiste en une obsession de l’alimentation saine, dans laquelle on pense plus de 3 heures par jour à son alimentation. Ce perfectionnisme alimentaire découle bien évidemment de la peur de s’empoisonner, qui renvoie en définitive à un désir d’immortalité. Ne jamais mourir… Vivre pour toujours, en bonne santé, bien sûr. Pour cela, il faut une alimentation parfaite, et donc on pense en tout ou rien, sur un mode dichotomique.

Je ne m’étendrai pas sur toutes les formes que prend actuellement l’orthorexie, bien résumées dans vos posts. Je noterai simplement une forme aggravée de l’orthorexie, lorsqu’elle dépasse cette phase hypochondriaque : la forme paranoïaque. Un complot mondial, qui englobe les gouvernements, les industriels de l’agro-alimentaire, le corps médical et qui sais-je encore, vise à empoisonner le bon peuple : pour des raisons mercantiles / pour affaiblir le peuple / par ignorance / par pure méchanceté. Cette forme-là, vous la trouverez assez facilement sur Internet.

Bien sûr, la question la plus importante est : comment en sortir, de cette peur ? Peut-être en acceptant que les aliments parfaits n’existent pas, et que ça tombe bien, ils ne sont aucunement nécessaires. Nous pouvons nous débrouiller avec des aliments imparfaits, juste suffisamment bons. Pas trop toxiques, quoi.

Le mot important est : confiance. Confiance dans les aliments que nous ingérons, confiance dans les capacités de notre organisme à se débrouiller avec des nutriments ou des additifs néfastes, la variété alimentaire permettant généralement qu’ils soient consommés à des doses inférieures à leur seuil de nuisance ou de toxicité. Et confiance dans ses sensations et à ses émotions alimentaires, qui permettent de consommer, en qualité et en quantité, ce dont leur corps a besoin.

Notons aussi qu'un aliment, comme disait ce bon vieux Levi-Strauss, ne doit pas seulement être bon à manger, mais aussi bon à penser. Et c'est sans doute là que ceux d'entre vous qui sont végétariens, vegans, végéflex, bio-addicts, et autres se situent. Car nous ingérons avec nos aliments des représentations, et certaines peuvent nous sembler toxiques!

L’inverse de la confiance, c’est le contrôle tatillon. Et celui-ci finit par poser plus de problèmes que le risque de s’empoisonner. En définitive, l’orthorexie le montre, ce sont toutes ces peurs à propos de nos aliments qui nous empoisonnent, bien plus que nos aliments.

Alors, donc, n’ayez pas peur !

Carline.
Abonné

Un grand merci, Dr Apfeldorfer, pour ce tour de la question. Carline

Anonyme

Je vais donc manger varié sans trop me prendre la tête, lâcher prise avec la peur de "m'empoisonner".

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