Poids d'équilibre

ptitedrey.
Abonné

Bonjour,

 

nouvellement inscrite, je parcours le site, les forums, et l'on parle parfois du "poids d'équilibre". A quoi ce poids correspond-il ? Comment connaître son poids d'équilibre ? Peux-il évoluer ? Comment sait-on qu'on l'a atteint ?

 

merci pour votre réponse.

Commentaires

Melodie74.
Abonné

Voici la réponse que j'ai reçue lorsque j'ai posé la question lors d'un chat

Concernant votre question sur le set-point, il est difficile de déduire de ces bases où se situe votre set-point. En fait, votre set-point est le poids que vous maintiendrez quand vous saurez manger normalement. Cad, selon vos sensations de faim et de satiété et en toute sérénité. L'idée c'est d'en finir avec tous les régimes ! Et d'arrêter d'y penser !

J'espère que cela t'aidera

Lyphaé.
Abonné

Je pense que le poids d'équilibre, tu sauras que tu l'as atteint une fois qu'il se passera environ deux mois sans que tu perdes (ni prennes) un gramme alors que tu ne fais aucun excès alimentaire (quand je dis excès, je veux pas dire manger des éléments considérés comme des "crasses" mais plutôt avoir des "crises" alimentaires, manger régulièrement sans faim...).

Si tu fouilles dans ton passé, tu dois peut-être estimer à quoi il correspond : y a-t-il déjà eu un poids que tu as maintenu sans effort, sans faire attention ?

De mon côté, je pense qu'il s'agit du poids que je faisais avant de commencer les régimes : j'étais régulée à l'époque !

capuccino
Marraine

Coucou,

Moi aussi cette question m'interpelle. Comment savoir quel est ce poids quand on a été toute sa vie au régime et sous contrôle permanent. Je crois mais n'en suis pas sure que ce poids-là j'y étais à 17 ans quand j'ai du gérer seule mes repas pendant une dizaine de jours. Je mangeais de tout mais dans des proportions qui n'avaient rien à voir avec ce que je mangeais habituellement. La grande question angoissante : y'a-t-il des gens nés pour être obèses ?

Tayiam.
Abonné

Je ne sais pas s'il y a des gens nés pour être obèses.

 

Mais, ayant été obèse toute ma vie ou presque, je me suis fixée comme "objectif" un poids clairement au-dessus que ce que me préconise les IMC, en espérant que mon set point ne soit pas encore au-delà (ce que je ne crois pas car j'avais pu stabiliser ce poids, il y a quelques années). Peut-être mon poids d'équilibre est-il en-dessous de ce poids, car je n'ai aucun souvenir d'une période où je ne faisais pas de crises hyperphages ou boulimiques. Mais, si ce n'est pas le cas, je ne serai pas (trop) déçue de cette manière... ;-)

 

Quoi qu'il en soit, je pense que l'idéal est de ne pas se fixer d'objectif réel et d'apprendre à se distancer face à un chiffre sur la balance.

 

Si j'ai bien compris, l'idée c'est qu'au-delà ou en-deça du poids d'équilibre, le corps n'est pas zen, et le risque de maladies est plus important car le corps se fatigue plus. L'IMC se base sur l'idée que ce poids d'équilibre se trouve dans la même tranche pour tout le monde, or, il semblerait que ce soit faux. La suite logique de ce raisonnement c'est que si on suit un poids "idéal" pour l'IMC mais qui ne correspond pas à ton poids d'équilibre, ta santé ne se trouvera pas mieux, au contraire.

 

C'est en tout cas de cette manière que j'ai compris la notion de poids d'équilibre. Un coach pour confirmer ou corriger ?? :-D

hemipresente.
Abonné

Je crois pas qu'un coach saura répondre mieux que toi. :o)

Anick.
Abonné

Je crois que sur cette question, nous allons apprendre vivre avec une part d'inconnu puis se préparer à accepter le seul poids que nous pouvons de toute façon maintenir sans devenir complètement obsessive.

jpzermati
Votre coach

La question du poids d'équilibre (ou du set-point) est une question particulièrement sensible à laquelle la plupart des personnes qui prescrivent des régimes préfèrent ne pas répondre.

Je vais essayer d'y répondre le plus honnêtement possible.

Nous sommes tous programmés pour nous maintenir à un certain poids. Ce poids est notre poids d'équilibre. Il est différent d'une personne à une autre. Il y a des maigres (qui voudraient bien grossir), des minces, des forts, des corpulents... Chacun maintient ce poids naturellement en mangeant selon ses besoins. C'est ainsi d'ailleurs qu'on définit le poids d'équilbre. C'est le poids que l'on maintient quand on respecte ses sensations alimentaires. Les sensations sont l'expression directe des besoins.

En mangeant sans faim pour des raisons diverses, on prend du poids et on dépasse son poids d'équilbre. En corrigeant les comportements de non faim, il devient possible de maigrir jusqu'à son poids d'équilibre. C'est l'ambition de notre programme.

Il est possible de passer au-dessous de ce poids. Mais alors il faut accepter de lutter contre ses processus naturels de régulation qui font tout ce qu'ils peuvent pour nous ramener en permanence à notre poids d'équilibre. Et en particulier il faudra accepter de lutter contre sa faim pour le restant de ses jours. Peu de gens y parviennent. Ou au prix de tels sacrifices qu'ils y laissent souvent leur équilibre psychologique.

En revanche, il n'est pas possible de faire baisser ce poids d'équilibre. Par exemple, une personne peut peser 70 kg, avoir un poids d'équilibre à 60 kg et souhaiter peser 55 kg. Cette personne pourra donc revenir à 60 kg et s'y maintenir durablement si elle modifie profondemment son comportement alimentraire. Mais elle ne pourra jamais se maintenir durablement à 55 kg. Ce sera pour toujours la guerre contre son corps et la nourriture.

Toutefois, il faut bien dire ce que chacun essaye de cacher. Certaines personnes prennent du poids d'une façon qui n'est pas entièrement réversible du fait d'anomalies du tissu adipeux qui entraînent une augmentation de leur poids d'équilibre. Cette augmentation  peut parfois s'établir au-delà de l'IMC idéal. C'est pourquoi il est si important de lutter contre toutes les pratiques qui pourraient favoriser la prise de poids, notamment les régimes amaigrissants, équilibrés ou non, sévères ou non qui se soldent tous, dans 95% des cas, par une reprise du poids perdu et parfois davantage. De la même façon, il faut corriger les envies de manger émotionnelles qui permettent de se protéger de ses émotions mais qui sont considérablement aggravées par la prise de poids et les comportements de restriction.

Alors comment savoir si on se trouve à son poids d'équilibre. Tout simplement en retrouvant un comportement alimentaire normal qui consiste à respecter sa faim, sa satiété, ses appétits spécifiques et en constatant qu'ainsi le poids reste stable pendant au moins plusieurs mois.

hemipresente.
Abonné

Bonjour Dr Zermati,

pourriez-vous développer cette phrase : "Certaines personnes prennent du poids d'une façon qui n'est pas entièrement réversible du fait d'anomalies du tissu adipeux qui entraînent une augmentation de leur poids d'équilibre." ?

Merci

Hémi

Giamilla.
Abonné

Le docteur explique dans ses livres qu'il y a deux façons de prendre du poids :

-  les cellules adipeuses augmentent de volume, pouvant atteindre (si je ne me trompe pas) 20 fois leur taille initiale. C'est l'hypetrophie. Ça, c'est réversible. Les cellules peuvent reprendre leur taille d'origine (donc, on maigrit).

- il y a production de nouvelles cellules adipeuses. C'est l'hyperplasie. Ce procédé lui est irréversible. Les cellules créent ne disparaissent pas. Le poids pris ainsi est donc définitif.

 

Les deux procédés fonctionnent apparemment de concert, si j'ai bien compris. Donc, la personne qui a surtout grossi par hypertrophie maigrira plus que celle ayant grossi par hyperplasie.

 

N'hésitez pas à me corriger si j'ai mal compris.

Anick.
Abonné

Je me suis toujours demandé si la liposuccion pouvait contrer l'hyperplasie... Du coup, moins de cellules graisseuses, un environnement endocrinien différent et un setpoint abaissé... Qu'en pensez vous?

 

Peut-on maintenir une perte de poids par liposuccion en écoutant ses signaux de faim? Je sais qu'une étude est sortie qui dit que les personnes finissent par reprendre le poids ailleurs, mais peut-être que c'est simplement parce qu'elles mangent comme avant?

Je serais vraiment intéressée de vous entendre sur cette question...

hemipresente.
Abonné

[quote=Giamilla]

Le docteur explique dans ses livres qu'il y a deux façons de prendre du poids :

-  les cellules adipeuses augmentent de volume, pouvant atteindre (si je ne me trompe pas) 20 fois leur taille initiale. C'est l'hypetrophie. Ça, c'est réversible. Les cellules peuvent reprendre leur taille d'origine (donc, on maigrit).

- il y a production de nouvelles cellules adipeuses. C'est l'hyperplasie. Ce procédé lui est irréversible. Les cellules créent ne disparaissent pas. Le poids pris ainsi est donc définitif.

 

Les deux procédés fonctionnent apparemment de concert, si j'ai bien compris. Donc, la personne qui a surtout grossi par hypertrophie maigrira plus que celle ayant grossi par hyperplasie.

 

N'hésitez pas à me corriger si j'ai mal compris.

[/quote]

Eh bien on en apprend tous les jours. Merci pour cette réponse détaillée et ...déprimante lol . Comment sait-on quel type de cellules adipeuses on a ?

Giamilla.
Abonné

C'est ça le problème : on ne sait pas. Comme les deux processus fonctionnent ensemble, tout dépendra des gens. On ne peut qu'attendre, en suivant le programme, donc en respectant nos sensation, et regarder jusqu'où on descend. Tant que le poids ne reste pas stable durant plusieurs mois, on ne peut pas savoir.

 

Oui, ça me déprime aussi un peu...

AnneM.
Abonné

C’est aussi une source d’angoisse pour moi et je culpabilise aussi. Cependant, j’essaie de me remonter le moral en me disant que le sport peut aider. J’espère pouvoir faire évoluer ma silhouette avec des le parcours sport. Apres tout, ce n’est pas le chiffre annoncé par la balance qui compte mais se sentir bien dans son corps. Personnellement, je ne recherche pas la minceur mais plutôt un corps un peu plus harmonieux. Espérons que le sport aide….

Tayiam.
Abonné

Je me suis déjà posé la question aussi pour la liposuccion... (Même si je me pose la question de manière théorique, parce que j'ai bien trop peur des piqûres pour me lancer dans l'aventure).

 

Pour le poids d'équilibre, je ne sais pas réellement si je fais partie de celles qui ont de nouvelles cellules adipeuses ou non, mais j'ai l'impression que si : je fais du yoyo depuis bien trop longtemps. Et je grossis depuis l'enfance. J'imagine donc que comme j'ai pris l'essentiel de mon poids en grandissant, mon corps a du fabriquer des cellules en plus pour gérer le coup... Non ?

C'est pour cette raison que je refuse de me visualiser mince. Et c'est pour ça que mon objectif poids se situe autour des 85 kilos (donc 30 kilos de moins que maintenant, quand même).

benedicteg
Abonné

Ton post me fait penser à un article que j'ai vu sur la peur de maigrir. Je pense que ça pourrait en intéresser plus d'un. Je vous donne le lien :

//www.linecoaching.com/maigrir/dossiers/maigrir-en-regulant-les-emotions/jai-peur-de-maigrir

Pour le moment, je n'ai rien vu sur les adipocytes dans le site mais j'avais lu une interview de Zermati où il expliquait le fonctionnement des cellules graisseuses. Je l'ai retrouvée pour vous. Selon lui, il y aurait deux façons de prendre du poids et on ne peut savoir où on se situe qu'à long terme, quand on respecte ses sensations de faim depuis longtemps :

1°) Soit les cellules graisseuses (adipocytes) se gonflent et prennent du volume, on parle alors d’hypertrophie. Si vous avez grossi par hypertrophie, il y des chances pour que vous retrouviez votre poids d’équilibre en suivant votre faim. 
2°) Soit les cellules graisseuses se multiplient et on appelle cela une hyperplasie. Dans ce cas, vous avez le risque d’avoir augmenté votre poids d’équilibre et de ne pas pouvoir descendre en dessous. 

Personnellement, je pense qu'il est trop tôt pour savoir dans quelle catégorie se placer. Il faut avoir un comportement alimentaire stable depuis plusieurs années je pense avant de faire des conclusions et si le poids d'équilibre a augmenté, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas maigrir, surtout si on est actuellemnt bien au-dessus. Allez, on va d'abord penser à régler notre comportement et le reste viendra tout seul.

ptitedrey.
Abonné

Merci pour vos réponses à tous. 

 

J'ai bien compris, et reste maintenant à découvrir mon poids d'équilibre. Mais ce n'est qu'une découverte parmi d'autres : j'en suis à essayer de manger en en faisant rien d'autre. Et j'ai beaucoup de mal... Je déteste ça même !

Giamilla.
Abonné

Toi aussi ?

J'ai honte de le dire mais... je m'ennuie, quand je mange sans rien faire. Le truc de fou.

 

En fait, je réalise que j'ai toujours eu peur de l'inactivité et de l'ennui. Faut toujours que je fasse quelque chose, que cela soit une chose constructive ou pas. Oo

Nicci.
Abonné

A mon avis, moins on a faim et plus on s'ennuie en mangeant, et plus on a faim, plus on peut arriver à ne faire que manger sans rien faire d'autre. A moins que la bouffe soit vraiment dégueu et qu'on ait faim...

hemipresente.
Abonné

Gag, et si au final, nous les obsédées de la bouffe, on découvrait qu'on n'aime pas manger ...

ptitedrey.
Abonné

ah oui ça serait bien le comble !

 

mais sinon sans blaguer, je suis en train de réaliser, en observant mon comportement alimentaire, que je n'aime pas ne rien faire d'autre en mangeant. Je m'ennuie, ça ne m'intéresse pas de manger ce que j'ai devant moi, alors que j'ai faim, et que j'ai devant moi des aliments qui me plaisent en temps normal.

 

ça devient compliqué à gérer, et me dire que je dois prendre mon temps et déguster... euh.. dur dur

Bulle
Abonné

Je vous rassure, vous n'êtes pas seules, c'est vraiment dur pour moi aussi de manger sans rien faire d'autre!

Je vis seule, je n'ai personne avec qui partager mes repas, donc, mes "amis" sont souvent le radio ou la télé. ALors, manger dans le silence, c'est la plupart du temps l'horreur!!! J'ai l'impression d'une punition même parfois...

Alors, depuis que j'ai commencé la dégustation, ça va parfois un peu mieux : quand j'arrive à déguster, ben, ça devient mon occupation! Mais je vous avoue que c'est pas facile non plus...

(ah, et oui, totalement flippant ce truc des cellules graisseuses, ça donne l'impression d'une épée de Damocles...)

Courage à toutes (et tous!)

Lili.
Abonné

hello,

il y a quelque chose qui me choque quand je vous lis, affirmant que vous vous ennuyez en mangeant : j'en conclus que pour vous, c'est une activité comme une autre, presque désagréable, faisant perdre son temps.

Grande épicurienne devant l'éternel, je ne peux que m'étrangler en lisant cela ! Si manger est d'abord nécessaire pour vivre, c'est aussi un des grands plaisirs de l'existence, surtout en France ! Avec ce programme qui nous apprend à manger lorsque l'on a faim (d'où une sensation de bien-être lorsque la faim disparaît), à déguster (donc apprécier au plus haut point ce que l'on absorbe), et à s'arrêter, sans sensation de lourdeur ensuite, le plaisir de manger n'en devient que plus grand.

Comment peut-on s'ennuyer en mangeant ?

Il y a toute la préparation : choisir les ingrédients, les découper, les faire dorer, mijoter, les parer, les présenter joliment (même une simple salade de tomates /mozza peut devenir un monument).

La dégustation, des mets, et du moment : s'asseoir à table, se poser, donc faire une pause, pour soi, ou au contraire partagée avec ses amis, sa famille.

Apprécier les goûts, s'amuser à deviner les différents ingrédients (très bonne occupation pour se concentrer sur ce qu'on mange), imaginer ce qu'on pourrait faire de différent, rire quand on a fait des expériences culinaires pas tout-à-fait heureuses...

Bref, il me semble que manger est une très bonne occasion de plaisirs divers, ça ne vous donne pas envie d'en prendre le temps ?

 

Lia.
Abonné

Tu peux être choquée ou t^étrangler Lili, moi je préfère avoir de l'empathie pour les personnes TRES nombreuses sur ce site qui sont là pour apprendre et n'ont pas l'impression de tout savoir et l'humilité de reconnaitre elrus difficultés.

J'ai longtemps (de 18 à 25ans) mangé à n'importe quelle heure devant tv radio ou autre et sans plaisir particulier à cuisiner. Aujourd'hui je suis heureuse que ce ne soit plus le cas. Maic c'est un long chemin qui peut prendre des années donc pour ma part je souhaite aux personnes en difficulté courage et patience. Ce d'autant que retrouver ces aspects de plaisir, de préparation et de dégusatation n'entraine pas à eux ceuls une perte de poids radicale rapide ou importante. Donc c'est doublement courageux de la part des personnes qui s'engagent dans cette voie.

ptitedrey.
Abonné

Lili, je comprends que ça puisse te choquer, et imagine-toi que moi ça me rend triste, parce que je n'arive pas à prendre plaisir à choisir ce que je vas manger, faire à manger, déguster, prendre son temps...

J'ai grandi dans un environnement où les repas n'étaient pas une partie de plaisir, et où plus vite je sortais de table, mieux je me portais. Aujourd'hui, manger sans rien faire, seule, ça m'angoisse, et je veux expédier l'épreuve. Je ne peux pas partager mes repas avec mon mari, nous avons un rythme trop différent. Dès que nous avons l'occasion de partager, je le fais, et ça me fait du bien.

Donc pour répondre à ta question, oui, manger est une occasion de plaisirs, et ça donne envie de prendre du temps, mais quand on a une histoire ou des angoisses qui vous freinent et prennent le pas sur ce plaisir, c'est pas si facile

Giamilla.
Abonné

Je comprends ton point de vue Lili. Mais comme le dit Lia, c'est tout un apprentissage. Et la première phase, c'est de reconnaître qu'on ne parvient pas à faire quelque chose. 

 

L'une d'entre vous a souligné que c'était peut-être parce qu'on avait pas assez faim en mangeant qu'on ne parvenait pas à s'y intéresser. Cette pensée me parle. Il faudra que j'y prête attention. 

 

Puis bon, le plaisir de mitoner son plat, je le comprends et je le partage. Rien de plus satisfaisant de cuisiner son repas, le préparer, le présenter joliment. Mais ce n'est pas toujours possible ! quand on a 1h00 de pause à midi, pas de cafétéria à son travail et pas le temps d'aller au restaurant, on se rabat sur des sandwiches et des plats tout faits. Pas très glamour, de mon point de vue, mais nécessaire. Donc, oui, malheureusement, il y a bien des moments où manger est une nécessité, sans pouvoir y accorder tout le cérémonial gustatif nécessaire. 

Pour ma part, il n'y a vraiment que le soir avec mon mari que je peux "prendre le temps" ; le temps pour cuisiner, pour savourer mes repas, bien les présenter, etc. 

Exemple : j'adore les suhis. Des fois, à midi, je prends une barquette dans le rayon fine food du grand magasin local. Ils sont meilleurs que ceux du supermarché du coin, mais la barquette en plastique, même ornée de petites fleurs asiatiques, bin ça gâche tout. Et pas le temps de mettre le tout dans de la belle vaisselle adaptée car 1) il y en a pas à mon travail 2) je n'aurais même pas le temps de laver les plats après (ou alors je devrais engloutir pour en avoir le temps). 

 

Alors fin gourmet, oui ! mais ce n'est pas toujours possible ! et je remarque que c'est là que je m'ennuie le plus et respecte le moins mes sensations alimentaires. 

 

(j'ai cliqué sur "j'aime" en masse sur vos messages ; je me reconnais tellement...)

Flowerbomb.
Abonné

je suis assez d'accord avec toi Lili, parce que j'aime cuisiner. c'st un de mes hobbys. mais je pense aussi que c'st une question d'éducation et le genre de famille dans laquelle on a grandi. j'ai moi aussi grandi dans une famille où les repas à table étaient lourds de non-dits ou de "tirages de gueule". je pense que j'étais assez mal partie pour aimer manger et cuisiner. et ensuite j'ai rencontré celui qui et devenu mon mari et qui m'a fait découvrir l'amour des aliments, de la bonne qualité, et de la façon de les cuisiner (forcément, il est cuisinier). mais c'était un sacré changement dans ma vie. je pense que je suis une résiliente du mauvais comportement alimentaire. mais.......avec encore du chemin à faire, puisque je suis là !

Lili.
Abonné

Bonjour  toutes,

de la réponse de Lia, je comprends que je me suis mal exprimée, si je vous ai blessées, je vous présente mes plus plates excuses. Je ne crois pas tout savoir, sinon, je n'aurais pas besoin de l'aide de ce site.

C'est vrai que j'ai grandi dans une famille dans laquelle la nourriture est importante, et on se fait plaisir les uns, les autres en préparant de bons petits plats, d'où un certain nombre de kilos "bonheur".

Mais comme vous également, j'avale n'importe quoi le midi, pour finir vite des repas avec les collègues qui me pèsent, voire j'avale un substitut toute seule dans mon bureau. Pas trop glop, et effet yoyo assuré.

Ce que je voulais dire, effectivement, c'est que l'on sent beaucoup de tristesse à la lecture de certains des messages, et que c'est dommage, parce que manger devrait n'être qu'un plaisir et un moment où on se fait du bien, au corps et au moral. Je voulais simplement dire à celles-là que le chemin était difficile, mais que la petite communauté était là aussi pour partager, pas seulement le triste, mais aussi le lumineux.

Voilà, j'espère que c'est plus clair, et encore toutes mes excuses à celles qui se senties blessées.

hemipresente.
Abonné

Ce que vous dites toutes m'interpelle à double titre. Premièrement, je me demande dans quelle mesure les contraintes imposées quand j'étais enfant pour "finir mon assiette" ont pesé sur mon comportement alimentaire. Deuxièmement, est-ce que cet ennui ou difficulté à déguster en mangeant vient d'une absence de faim.

Je lis en tout cas beaucoup de tristesse et des souffrances enfouies. Lili ne culpabilise pas, ce que tu dis est très juste, mais les rythmes de vie sont tels que c'est bien difficile de prendre du temps pour s'offrir le plaisir de manger quelque chose de bon.

katy1308
Abonné

Moi aussi je suis un peu comme vous, je mange souvent seule et depuis que je mange sans rien faire d autre, c est un peu angoissant, j essaie bien evidement de deguster et puis mon esprit vagabonde. Des fois je ne sais pas si cela peut etre considere comme faire autre chose mais je mets de la musique et ca me convient bien. Je me rends aussi bien compte que de manger sans rien faire d autre me permet d etre plus a l ecoute de mes sensations et donc de m arreter plus vite, ce qui est le but de la methode.

Et oui des fois je trouve cela un peu ennuyeux, au debut lorsque j ai bien faim, c est succulent et puis apres plusieurs bouches la faim diminue et le plaisir aussi et la je crois que manger devient un peu ennuyeux mais n est ce pas la satiete. Le moment ou j ai assez mange, je suis satisfaite et je devrais passer a autre chose?

 

jpzermati
Votre coach

Merci Giamila d'avoir compléter ma réponse.

C'est exactement ça. Les deux processus fonctionnent de concert sans qu'il soit possible de dire d'avance dans quelle proportion. Celle-ci est essentiellement déterminée par des facteurs génétiques.

On découvre le poids d'équilbre simplement en respectant ses sensations alimentaires et en constatant la stabilité de son poids après une période de plusieurs mois.

Il faut se rappeler que la seule fonction des sensations de faim et de satiété est de nous ramener puis de nous maintenir à notre poids d'équilibre. Qu'il ait bougé ou non. C'est leur seule raison d'être.

Il n'est malheureusement pas possible de se maintenir durablement au-dessous de ce poids d'équilibre. A moins de lutter pour toujours contre sa faim. Ce que peu de gens accepte durablement.

Paquito
Parrain

Bonjour,

concernant ce fameux poids d'équilibre, selon votre expérience, jusqu'à quel point peut-on en être éloigné ? Peut-on durablement être au-delà de son set-point de 5, 10, 25 Kgs ou plus ?

Francisco

jpzermati
Votre coach

Bonjour Francisco,

Oui, j'ai vu des personnes stabilisées à des poids élevés perdre 25 ou 30 kg en adoptant simplement un comprtement régulé.

Je ne suis malheureusement pas encore capable de faire des statistiques pour répondre plus précisément à votre question. J'espère que ce site nous y aidera.

Je sais que la plupart des gens se trouvent au-dessus de leur set-point. Mais il est difficile de dire de combien.

 

Je sais aussi qu'il est difficile de supporter cette incertitude. Et qu'il est pourtant essentiel d'entretenir l'espoir pour que les choses avancent.

Bon courage.

JP

toscana.
Abonné

[quote=hemipresente]

Gag, et si au final, nous les obsédées de la bouffe, on découvrait qu'on n'aime pas manger ...

[/quote]

 

Je ne pense pas qu'on en arrive là. Je pense plutôt qu'en renouant avec le vrai plaisir de manger, celui qui n'est pas entravé par les émotions négatives ou la culpabilité, on devient très très exigeant sur ce que l'on mange

c'est comme ça qu'on peut finalement trouver que notre chocolat préféré n'est pas si bon que ça, qu'on peut en trouver du bien meilleur

on devient des gourmets après avoir été des gourmands

kkarine11.
Abonné

J'adore cuisiner et encore plus manger quand je n'ai pas cuisiné moi-même...

Cependant je te rejoints un peu Hemiprésente sur ton trait d'humour : je me rends compte que certains aliments aliments sur lesquels je me jetais parfois ne sont pas toujours ceux que je préfère manger.

Et pour ma part, quand je mange par compulsion, je n'ai pas la même vision de la nourriture que quand je vais au restau. Je n'apprécie absolument pas la nourriture avalée par compulsion.

Je mange pour me détendre ou éviter les émotions comme d'autre vont faire un jogging ! Si j'avais pu choisir !

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