Pourquoi se priver d'un bon film et par quoi le remplacer ? - le 04/10/2011

Nicci.
Abonné

Alors voilà. Je commence à bien intégrer le travail que vous proposez. Je sais pourquoi je compulse, j'arrive même, puisque je suis TRES raisonnable, à bien me comporter, par exemple au travail. Je sais par exemple qu'au travail, j'ai pas envie d'y être. Je préfèrerais être sur un bateau à observer les dauphins nageant devant l'étrave. Mais je sais que je suis bien obligée de bosser si je veux pouvoir partir en vacances un jour, tout ça... bon...alors sachant ça, je ne compulse pas. Je sais aussi que p...pardon..., que punaise, les émotions, du fait que je ne les avaient jamais ressenties avant, maintenant que je les ressent, ça fait mal !...OK, je suis une femme, je peux ressentir la douleur...smiley

Mais là, je suis chez moi, jour de repos, seule, tranquille, pas de ciel nuageux. En même temps, je ne suis pas en train de nager avec les dauphins, non plus. Et là, c'est relachement. Je m'envoie une compulse tranquille, comme certains pourraient s'envoyer un rail, entre étendre la machine à laver et vider le lave vaisselle. Parce que bon...la vie c'est pas l'éclate tous les jours en fait.

Qu'est-ce que je pourrais faire à la place ? (La RPC j'en ai fait 20 minutes ce matin)

Commentaires

clementine77.old.
Abonné

Bonjour

Je vous trouve du talent pour l'écriture, avec beaucoup d'humour ! à chaud, je vous répondrais "au lieu de manger, écrivez, lâchez-vous !"

Mais je sais bien que ce n'est pas si simple... Peut-être parce que nous savons que écrire et respirer ne nous fera pas grossir, ni culpabiliser.

Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part je me suis rendu compte que culpabiliser d'avoir mangé, pour si désagréable, pénible que ce soit, sert de "couverture" à mes autres émotions, que j'ai plus de mal à gérer : désespoir, tristesse, colère aussi. Comme si être en colère était quelque chose de très très mal.

Alors, hypothèse, peut-être êtes-vous en colère contre ce boulot qui vous entrave (même s'il vous permet de vivre), ou contre vous-même de ne pas le quitter, ou contre la société, etc, et que cette émotion étant difficile à gérer, eh bien vous mangez et culpabilisez ? car cette culpabilité-là vous la connaissez bien et savez  à peu près la gérer...

Mais peut-être que je projette.

Bon courage en tout cas.

Clémentine77

Lisa.
Abonné

Bonjour Nicci;

Et bien non, la vie ce n'est pas l'éclate tous les jours pour reprendre tes termes, constat imparable, et pour tout te dire, je regarde toujours avec une certaine suspicion ces êtres extra0rdinaires qui vous rebattent les oreilles de leur félicité, qui la portent en banderole et l'affichent avec ostentation. Brassens les appelle les imbéciles heureux, alors, quitte à avoir le choix, je préfère être plus lucide et moins heureuse que baignant dans cette espèce d'inconscience sucrée, d'où généralement sont évacués avec soin tous les engagements, les positionnements, sans parler d'une certaine réflexion sur soi... Mais bon, je m'égare...Je t'imagine bien toute seule, chez toi, avec cette espèce de lassitude liée à l'éxécution des tâches ménagères quotidiennes qui,même si certains jours nous les exécutons en pilotage automatique, ne sont tout de même pas des instants de plaisirs orgasmiques! Alors, une petite compulse?... Si pas d'autres solutions, oserais-je dire "pourquoi pas"?... en conscience, sans te leurrer ( mais ce n'est pas ton genre)... Sinon, je peux te dresser une petite liste de substitution, qui je l'espère te rendra service et te fera retrouver le sourire! Alors...

  1. mâcher un bout de cuir?.....
  2. sortir dans le jardin et pousser un cri venant du ventre, à faire trembler le cocotiers ( il y a des cocotiers en Nouvelle Calédonie?...)
  3. accepter de laisser choir les corvées domestiques pour l'instant, chausser tes tongs en croco, et aller marcher une petite demi heure en essayant de porter sur le paysage familier qui t'entoure un regard neuf, ( ça marche bien ça, du moins en ce qui me concerne)
  4. remplacer l'EME par une EBE ( en vie de b...... émotionnelle), et trouver vite fait quelqu'un qui veuille bien compulser avec toi de la sorte!!!! ( ça marche bien ça aussi, mais bon, c'est une question de contexte....)
  5. liste non exhaustive, j'invite les copines à déposer ici leurs propositions persos, même les plus surréalistes et les plus loufoques,les plus poétiques, les plus triviales...

des bises Nicci...

clementine77.old.
Abonné

j'adhère à l'EBE !!! lol

kaeso.
Abonné

[quote=Lisa]

 

  1. mâcher un bout de cuir?.....
  2. sortir dans le jardin et pousser un cri venant du ventre, à faire trembler le cocotiers ( il y a des cocotiers en Nouvelle Calédonie?...)
  3. accepter de laisser choir les corvées domestiques pour l'instant, chausser tes tongs en croco, et aller marcher une petite demi heure en essayant de porter sur le paysage familier qui t'entoure un regard neuf, ( ça marche bien ça, du moins en ce qui me concerne)
  4. remplacer l'EME par une EBE ( en vie de b...... émotionnelle), et trouver vite fait quelqu'un qui veuille bien compulser avec toi de la sorte!!!! ( ça marche bien ça aussi, mais bon, c'est une question de contexte....)
  5. liste non exhaustive, j'invite les copines à déposer ici leurs propositions persos, même les plus surréalistes et les plus loufoques,les plus poétiques, les plus triviales...

 

[/quote]

 

- Trouver un livre de recette et te lancer dans la recette la plus compliquée longue et fastidieuse qui soit, quitte à bouffer hein... Ca devrait te tenir jusqu à la faim !

- Faire un pied de nez à l'écologie et prendre une douche brulante de 25min et en sortir fumante ! 

- S'initier à la télékinésie : le bonbon / ou morceau de fromage/ ou chocolat / ou charcuterie  doit arriver à ta bouche par lui même, nécessite de longues heures d'entrainement cool

-- se mettre au tricot et tenter l'echarpe la plus longue du monde, ça occupe les doigts !

- apprendre par coeur la carte complète de la pizzeria du bas de la rue, et pouvoir la réciter à l'endroit comme à l'envers, garniture des pizzas comprises histoire de ne plus avoir envie de pizza pendant 6 mois !

- donner un petit nom à ce que tu manges et leur inventer une histoire, oseras-tu croquer dans Titi le petit morceau de chocolat, Winnie l'ourson bonbon.

- si tu craques, dégustes, sort une assiette un couteau et une fourchette, sers toi un thé, un verre de vin, ou un petit morceau de pain pour accompagner ton met ! Au moins tu en profiteras ! Même si c'est juste pour un biscuit. (en plus bon découper un carré de chocolat avec un couteau et une fourchette ça prend du temps wink)

Pomdereinette.
Abonné

Bon sang de bonsoir, j'ai pas la réponse à part : envoyez ballader tous ses principes, donner un bon coup de pied au cul à son surmoi et partir prendre l'air. Seulement je le fais pas...

Dans la mesure où compulsion finit en culpabilité, bof bof pour le plaisir. Et pourtant... Quand j'ai fini ma journée de boulot, quand les mômes sont couchés, je... compulse ! Plus que du plaisir je crois que c'est la colère, le ras-le-bol, tous les non-dits, que je mange. Alors écrire est une bonne réponse. Sauf que... je finis en larmes.

Peut-être que desfois c'est un peu comme faire la mauvaise élève : je compulse plutôt qu'appliquer des outils à ma portée.

La question du plaisir est centrale. Si on prend le temps, celui du plaisir, ce n'est plus de la compulsion. Alors en faire un rituel : s'asseoir, belle nappe, bougie, assiette...

Ah bon, c'est pas comme ça ?

Lisa.
Abonné

Bonsoir Pommdereinette;

Comme tu le dis très justement, la compulsion finit souvent en culpabilité.

Comme tu le dis aussi très justement, la question du plaisir est centrale.

Il faut donc, et tu le dis aussi, transformer cette compulsion en instant de plaisir, plaisir que l'on s'offre ,dont on est actrice, en opposition à la compulsion subie, dont on est victime. Redevenir  actrice y compris face à ces maudits élans incontrôlés vers la nourriture, les regarder, les observer avec indulgence, les voir venir, les sentir passer, les digérer en souriant...dénicher le plaisir de manger, y compris dans le manger compulsif...cela fait tellement de choses à faire... un jour, on y parvient, et puis le lendemain moins bien, peu à peu de mieux en mieux, et pourtant parfois plus du tout... mais la réflexion est là, l'interrogation aussi, la recherche du plaisir itou, manque souvent la patience et la confiance... Courage Pommdereinette, trouve du temps pour te faire du bien...

MAXA.
Abonné

Bonsoir à toutes,

 

Vous avez une "plume" les filles j'en reste pantoise et admirative surtout!!!

Je suis beaucoup moins douée que vous en écriture pour dire qu'effectivement dans la vie,il y a des hauts et des bas!! Et avec LC,et bien tout au moins pour moi,c'est pareil!! Des fois tout roule et puis d'autres,j'en ai marre de remplir de remplir tous ces foutus carnets et de m'interroger perpétuellement sur ma faim,ma satiété etc...

Je m'interroge souvent; et la gourmandise toute simple,j'en fais quoi dans tout ça???

Mais,vous l'avez compris,aujourd'hui c'est 1 jour sans! Mais demain sera un autre jour...

Allez,j'arrete je vais coller le cafard à tout le monde!

 

Bises à toutes

Pomdereinette.
Abonné

Non non, pas de cafard :-)

On est tous(tes) dans la même galère, et savoir que d'autres traversent les mêmes difficultés, ça aide aussi.

Je vous recopie une réponse reçue de "mon" coach il y quelques temps, sur la question. Juste ça : "Sur le plan

Lisa.
Abonné

 Et bien Pomdereinette, elle est bizarre et "sybilline "ta" coach, elle laisse libre cours au développement de ta pensée en lançant des accroches?....

Y manque un p'tit truc non...sur le plan de....de....de.... ouatelse?...

MAXA.
Abonné

Effectivement,il manque quelque chose Pomdereinette; "sur le plan"????? et après???

Ou j'ai rien compris ou il faut qu'on m'explique...

Pomdereinette.
Abonné

Oups... Mon ordi a buggé et je croyais la totalité du message effacé !

Alors je reprends : "Sur le plan alimentaire, mettez de préférence votre attention sur la sensation de faim et sur le choix d'aliments qui vous fassent plaisir. Même si vous trouvez que l'équilibre alimentaire s'en ressent;"

J'avais fait un post sur le retour des compulsions, où vous trouverez la réponse dans son entier. En l'occurence ce qui me semble intéressant c'est que dès lors que j'accepte de me nourrir de gâteaux au chocolat (et tant pis pour les regards effarés au boulot), quand j'en ai envie, les compulsions s'avèrent infiniment plus modérées. Dans la mesure où j'ai mon compte de plaisir, moins besoin (même si pas totalement) d'un bon film.

jpzermati
Votre coach

Bonjour Nicci,

Les émotions peuvent faire manger de façons différentes.

On peut manger pour diminuer une émotion négative. Et on peut manger pour augmenter une émotion positive.

On est chez soi, tout va bien, aucun nuage dans le ciel serein. Et on si dit qu'avec un petit chocolat le bonheur serait encore plus complet. Et là, patatra... Ca part en compulsion ! C'est pendant qu'on mange le chocolat que l'émotion négative est arrivée sans crier gare. Un petit brin de culpabilité ou d'anxiété : je n'avais pas vraiment faim, j'aurais pu m'en passer, que va devenir mon poids... Et voilà, c'est parti !

Ou alors, c'est peut-être que le ciel n'était pas si dégagé que ça : un peu d'ennui, de solitude... qu'un peu de chocolat pourrait facilement effacer. Et toujours ce petit brin de culpabilité ou d'anxiété...

Alors que faire ? Si manger est une stratégie d'évitement émotionnel, va-t-on la remplacer par une autre ?

Hé non. La solution, c'est le développement progressif de l'acceptation des inconforts émotionnels par une pratique particulière des exercices de pleine conscience.

Je me rends sur le post d'Anick pour répondre à sa question sur ce sujet. Suivez-moi.

Laurette2.
Abonné

Une chose est sûre : quand on a autant d'humour, tout est possible ! (ça vaut aussi pour celles qui ont répondu ensuite, j'étais morte de rire à certaines suggestions).

Trois autres idées, tout à fait sérieuses parce que testées :

- appeler une copine TRÈS bavarde. Moi j'appelle ma sœur. Ça dure un temps infini, elle ne respire jamais, quand j'arrive enfin à raccrocher je suis prête à passer à autre chose. --> plus de compulsion.

- faire la marmotte. Hiberner dans le cocon de mon lit. En général je m'endors très vite.  --> Plus de compulsion.

- ouvrir un bon bouquin dans lequel je vivrai une autre vie (éviter les livres de cuisine... lol) --> compulsion différée et peut-être oubliée...

Nicci.
Abonné

Ha mince ! Tu vois, Lisa, pas moyen de remplacer par une EBE. Remarque, je sais pas si le voisin était disponible.

Moi aussi vous m'avez fait bien rire, toutes ! (heu non, pas vous docteur ...) Comme dit Geneen Roth : les femmes, la bouffe et Dieu :la voie inespérée vers pratiquemment tout (traduction perso)

Faut ressentir alors, y a que ça. 

Si il y a des cocotiers en Nouvelle Calédonie ?! Est-ce qu'il y a des crêpes en Bretagne ?!

Oui, je vous suis, Docteur !

Haut de page 
X