"Quoi que ce soit, je peux le vivre" - le 12/02/2012

Pomdereinette.
Abonné

Soit le travail sur les EME a pour moi ouvert la boîte de Pandore soit je traverse une période particulièrement troublée sur le plan émotionnel.
Tout au long de l'exercice je me suis attachée à ces 3 mn de RPC et cette phrase. Sauf que j'ai littéralement pété les plombs au travail. Bon, je me suis planquée dans les toilettes pour piquer ma crise de nerfs mais depuis je me sens tout de même fortement déstabilisée. Comme si pour moi il n'y avait que deux options : ou je mange ou je crise.

Sans parler de la vie familiale avec deux enfants encore jeunes (2 et 6 ans) et mon manque actuel de patience. Je ne me reconnais plus. Moi qui ai justement la réputation d'être douce et patiente... Mêmes i je saisb ien à quel prix.

A la fin de l'exerccie vous conseillez d'éventuellement consulter son médecin. je suis une thérapie depuis de longues années mais là je me demande si je ne devrais pas. Larmes à fleur de paupières, énervements, colères... quoi que ce soit, je peux effectivement le vivre, mais à quel prix, pour moi et pour les miens ?

Commentaires

Lia.
Abonné

Je le vis ce prix du changement. Dailleurs j'ai diminué mon temps de travail pour me consacrer du temps et je me rends compte que je en sais même pas si je vais être capable de reprendre en septembre mes 4 journées hyper chargées garanties de belles eme et de tentation de manger.

Je n'ai jamais été autant malade que cette année, j'enchaine les chutes, les otites, tendinites et j'en passe.......comme si mon corps, du fait de lui accorder attention, soins, de ne plus lui donner à manger pour taire toutes les émotions.......et bin il se relâche complètement.

J'ai aussi eu de très gros moments de spleen, des "réfugiages" dans les toilettes en pagaille. Je me suis même retrouvée un jour assise sur un trottoir en bas de mon travail en larmes pendant un très très long quart d'heure.

Alors consulter oui. Mais ce qui finalement m'aide le plus au quptidien c'est la rpc. Il m'est même arrivé de la faire en pleurant, même de descendre au garage en pleurs dans ma bagnole avec mon mp3, sinon j'étais tellement à cran que j'aurai mangé directement sans même respirer. Mais depuis disons 6 semaines de pratique régulière je sens réellement la différence sur la gestion des émotions. C'est sans doute principalement le point à travailler pour certaines d'entre nous. Et c'est vraiment palpable par tout le monde. Tout le monde s'y retrouve au quotidien. Même mon mari m'encourage du coup en me disant "chérie il me semble que tu en as fais beaucoup je sens que tu es à cran va te faire un petit fichier".

Le prix oui il y en a un, mais c'est pour notre bien être derrière. Le changement est délicat, remue, remet en question. Mais au bout du compte si un mode de vie différent, plus serein et pacifié est possible cela en vaut la peine non?

caricarole.
Abonné

Chère Pomdereinette,

Je te comprends fort bien car je vis la même chose en ce moment, après 6 mois de LC et de travail sur ma personne, je ne me reconnais plus. Impatiente, triste et souvent en colère, alors que j´étais le calme et la douceur en personne!!!

Alors c´est vraiment destabilisant et les EME sont de nouveau très présentes et je ne les gère plus très bien. Je sais que, ce que je suis à l´exterieur ( calme et sereine) ne represente pas forcement ce que je suis à l´intérieur. Je realise aussi que ttes les colères que j´ai pu avoir, je les gardais en moi par peur du conflit ou pour protéger les autres, mais que je ne me faisais pas du bien à moi, puisque je mangeais ( plutôt je me goinfrais) pour soulager mes douleurs. Je pense donc que cette nouvelle facette de notre personnalité a aussi le droit de sortir et se montrer. Il faut simplement apprendre à la dompter un peu à l´apprivoiser pour que cela soit gérable pour nous et notre entourage!!! Mon dieu que c´est dur de retrouver un équilibre!!!! Mais c´est tellement important de trouver le vrai, d´accepter ce que nous sommes et non ce que nous devons être ou voulons être!! et de ne plus se cacher derrière cette nourriture.

Courage à toi!

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour à toutes,

J’aime bien le titre « Quoi que ce soit, je peux le vivre ».

C’est vrai que lorsqu’on est la proie de ses émotions, qu’on s’en défend par exemple en mangeant, changer de système et accepter ses émotions, ses pensées pénibles sans les éviter, c’est un vraiment gros chantier.

Je trouve, lia, que vous avez fait vraiment preuve de courage. Et il semble bien que ce courage a payé, puisque vous changez peu à peu la façon de vivre vos émotions.

Et, caricarole, je comprends cette difficulté, lorsqu’on a étouffé ses sentiments par peur d’être rejetée, qu’on a mangé pour souffrir le moins possible, cette libération qui consiste à laisse libre cours à sa colère.

Personnellement, je ne pense pas que laisser éclater sa colère apporte une grande libération. Je suis plutôt pour laisser cuire la colère en soi (j’ai écrit là dessus dans je ne sais plus quel forum), afin qu’elle se civilise et devienne une source d’énergie. Et devinez quoi: grâce à la pleine conscience.

Pomdereinette, la médecine : si on bascule dans la dépression, alors effectivement il faut consulter son médecin et envisager un traitement. Je suppose que c’est ce que j’avais conseillé, mais je ne me souviens plus du contexte. Quoi qu’il en soit, si c’est nécessaire, toutes les aides sont bienvenues ! 

Pomdereinette.
Abonné

Déjà, merci pour vos réponses. Comme toujours, lire que d'autres sont passées par là me rassénère et m'ade à considérer la situation comme en cours de processus et non plus un gouffre abyssal.

De nouveau, me voilà agrippée à la liane RPC pour éviter les aterrissages brutaux.

J'en retiens surtout que comme toute phase du programme celle-ci se travaille, et se traverse.

Je ne pense pas qu'il s'agisse de dépression. J'ai donné jadis et je fais la différence. Je pencherais plutôt pour un trop plein d'émotions refoulées depuis... holà ! allez, à la louche, une quarantaine d'années :-))

Docteur, si vous repassez par-là, s'il-vous-plaît, comment se mijote la colère ? Chez moi deux versions : ou je l'étouffe en mangeant par-dessus ou j'explose, version cocotte minut sans soupape. Destructeur dans les deux cas.

Lia.
Abonné

 

La Colère : Transformer son énergie en sagesse de Thich Naht Hanh 

Voici les coordonnées d'un livre dont a souvent parlé "notre" docteur sur les tchats. Je ne l'ai pas encore lu il attend sur la pile de tous les autres ouvrages;)

POur ma aprt j'ai pu constater que ca marche vraiment cette rpc. Cette nuit insomnie depuis 3 h du mat, anxiété, pensées terroristes pour le futur, tristesse et j'en passe. Je me suis levée à 4h (le dalaï lama le fait bien tous les jours) et hop en route pour la méditation du matin et laisser apparaitre et défiler toutes les émotions et toutes les pensées.

Et me voilà fatiguée mais détendue et sereine pour vivre la journée qui s'annonce.

Entre l'explosion et l'étouffement tu vas trouver comment transformer tes émotions. NOUS allons tous trouver.

isabellej.
Abonné

l'autre jour j'ai fait l'expérience de la colère mijotée

une réflexion de mon chéri, et soudain je sens une rage

du coup je me suis centrée dessus et mon réflexe naturel étant de l'évacuer (en mangeant, surtout que c'était à table!), je me suis dit "non, je peux le supporter",  donc je l'ai laissée en moi jusqu'à ce qu'elle finisse par s'en aller (assez vite, plus vite que quand je la refoule finalement)

j'ai essayé de me centrer sur les sensations physiques de la colère, et puis sur ma respiration,  et pour une fois je n'ai pas essayé de la faire partir

mon chéri n'a rien vu, je n'ai pas eu d'EME

j'étais assez fière de moi, quand je pense que j'ai toujours refusé d'être en colère alors que ce n'est pas si terrible, ça donne beaucoup d'énergie

bonne continuation

calico.
Abonné

alors là, j'en reste scotchée.!!!

Je crois que j'ai encore du chemin à faire avant de gérer la colère de cette façon. ça me fait bien envie.

Zéphyr.
Abonné

Ah! Eh bien moi je viens d'avoir la réponse à une de mes grosses questions du moment! Merci!

Pomdereinette.
Abonné

Merci à vous pour vos réponses ! Les docteurs ont bien raison, de dire que le forum est l'une des richesses de ce site.

Lia, je t'ai envoyée un message pour te demander d'autres références. je sais que tu en as semé au fil des posts, mais pas trop le courage de chercher

 

Pfff.... Je devrais prendre des notes, je n'ai plus accès à vos messages quand je réponds. Mais quand même, j'ai bien ri. Moi aussi je me sens très loin de transformer la colère en énergie et l'exemple d'Isabelle m'a fait (un peu) baver d'envie

En même temps, je suis quasi persuadée que ça n'est pas si compliqué. une simple pirouette et hop, ce qui semblait inacessible se trouve là, à portée de main. Encore faut-il parvenir à l'effectuer, cette pirouette du mental...

Quoi qu'il en soit, je vais déjà beaucoup mieux, en grande partie grace à vous :-)

amie35.
Ancien abonné

Bravo à Caricarole, Lia Pomme de reinette et Isabelle de faire face à cette colère, c’est très courageux,  

Je trouve ce post intéressant, il m’est arrivée quelque fois d’entre apercevoir cette colère lorsque je lutte pour ne pas me goinfrer et enfouir mon ressentie sous des « kilos » de nourritures. Les émotions apparaissent une telle violence  pendant 1 ou 2 secondes,  que j’ai été surprise et un peu effrayé que je ne l’ai pas laissé évoluée  
La prochaine fois que cela m’arrive, je penserai au titre de ce post que je trouve très juste,
Quoi que ce soit, je peux le vivre…
Il faut que tout ce qui a été enfouit pendant des années voir des décennies sortent pour enfin en être libérée et « faire sauter le bouchon «  après tant d’année de fermentation c’est normal qu’il y ait de la pression, mais une fois la pression libérée on a la bonne surprise de découvrir un bon cru.

Quant aux propos du     Docteur Apfeldorfer, il faut laisser cuire sa colère, j’avoue que je ne comprends pas bien ce que cela signifie. Mais je vais chercher le livre « transformer son énergie en sagesse «  cela  me permettra peut être une meilleur compréhension de que cela signifie.
 

louloute2110.
Abonné

bonjour a toutes !

 

oh que ce titre m'a interpellé ca resonne même en moi ! et le contenu du post egalement, laisser mijoter sa colere.... interessan tout ca ! en tout cas bravo pour la gestion ou plutot l'acceptation de cette colere, ca donne envie d'y arriver... encore une fois la RPC fait son oeuvre ! merci pour ces pistes, ces temoignages et cette belle phrase car oui moi aussi "quoi que ce soit, je peux le vivre" merci !!!!! merci a toutes, merci Dr A.

 

Amicalement,

G.Apfeldorfer
Votre coach

Quelle joie pour moi de vous lire!

Lily.
Abonné

Oui, vraiment, cet échange ouvre bien des pistes ! Moi aussi j'ai un peu de mal avec la colère : soit je la refoule et j'ai terriblement envie de manger... soit j'éclate, je crie, je pleure, je trépigne... et je me fatigue, et je me sens coupable d'avoir été hystérique... et je finis par avoir... devinez quoi ? Envie de manger bien sûr ! ;-)

La capacité à laisser cuire sa colère en soi, à l'accepter comme c'est décrit ici, je la découvre seulement... et j'ai très envie d'y arriver un jour !

A bientôt !

Lily

Esperenza.
Abonné

La colère est une émotion qui me parle mais que je ne sais pas encore gérer malgré des années de thérapie.

Pourtant, j'ai fait des progrès. Avant, la colère, je l'annihilais sous des tonnes de nourriture. Maintenant j'exprime au moins quelque chose... Je pleure ! Et ça m'énerve !!! Dès que la colère survient, je suis surprise par un flot d'émotions que je n'arrive pas à contrôler et ce n'est pas toujours facile pour l'autre de comprendre ce qu'il se passe (quand je dis l'autre, c'est souvent mon mari !!!). Ben alors, tu es triste ou en colère ?

Pendant longtemps il y a eu confusion des émotions chez moi. La colère je l'exprimais par une colère que je retournais contre moi-même, parfois de manière très violente, tout comme la tristesse, que ce soit par des compulsions alimentaires ou des conduites à risques. Et aujourd'hui alors... ? La tristesse, j'ai appris peu à peu à l'exprimer sans forcément passer par des crises d'angoisses, sans avoir peur de retomber dans la dépression. Pour cela il m'a fallu malheureusement vivre un drame personnel... On peut être annéanti par la tristesse, avoir l'impression que ce poids sur la poitrine ne disparaitra jamais et pourtant peu à peu, on apprend à survivre puis à vivre à nouveau, même si on ne sera toutefois plus jamais la même.

Bon, pour la colère, il me reste encore du boulot à faire... J'ai hâte de ne plus me mettre à pleurer ou d'avoir peur que les larmes jaillissent (surtout au travail). Je rêve de piquer une bonne vieille colère. Peut-être qu'après, je pourrais la gérer avec plus de maturité.

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