Tenir sur la durée - 11112011

lizzz.
Abonné

Bonjour,

J'ai le sentiment d'avancer dans le programme de progresser mais que cela me demande énormément d'investissement personnel.

Cela me fragilise mentalement, ça remue beaucoup de choses, et du coup, je passe par des hauts et des bas, qui font penser à de la dépression.

Je pense aussi que d'écouter, de ressentir ses émotions c'est douloureux, comme si on ouvrait les "vannes" et ça sort.....

Je pleure beaucoup depuis le début du programme.

Mais si c'est "normal" et que c'est pour être mieux après, j'accepte, sans problème.....

Simplement, comme j'ai le sentiment de faire beaucoup d'efforts, je ne tiens pas sur la durée.

La semaine dernière j'ai super bien réussi, j'étais fière de moi, limite euphorique! j'ai ressenti la faim, j'ai compris que ce que je ressentais n'était pas de la faim, mais que la faim m'angoissait et par conséquent me mettait dans un état "nerveux" qui pouvait me faire penser à la faim.

J'ai donc réussi à faire la différence entre mes EME (confondues avant avec la faim), mes EME que je ressentais déjà avant et ma faim, la vraie.

j'ai donc réussi à respecter ma faim, et j'ai ressenti la satiété!!!! tout nouveau pour moi, ces progrès étaient donc surprenants! et j'en étais ravie!

sauf que cela m'a demandé beaucoup d'énergie et ensuite ben j'ai recommençais à manger sans faim..... à chaque repas, comme si je me m'étais en "pause", trop fatiguée moralement.....plus envie de faire d'efforts pour ressentir, écouter.....respecter ma faim.....

Je suis en mode "repos" des sensations......

Mais comment faire pour tenir sur la durée? que cela me demande moins d'efforts!

j'ai l'impression de me sentir au régime, dans la mesure où je dois fournir des efforts, me limiter pas dans le choix des aliments mais dans la quantité, même si c'est en respect avec ma faim, je le fais "consciemment" et puis ensuite ben comme je tiens pas les régimes très longtemps, ben le programme non plus...... sur la balance, ça descend les jours où je respecte, puis quand je relache ça remonte, donc je fais le yoyo aussi......

Bref....... j'ai l'impression de penser chaque jour au programme, que je me conditionne pour respecter mes sensations, que je me "force" et j'suis pas sûre d'avoir l'énergie pour aller au bout......

Merci de vos témoignages et merci aux docteurs pour vos consseils.

Commentaires

GsiK.
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Bonsoir Lizzz,

Je comprends complètement ce que tu dis, en effet moi aussi, je ne m'attendais pas à devoir fournir tous ces efforts et cette attention permanente, j'ai aussi l'impression d'être dans le même cadre qu'un régime puisque l'on doit être dans le contrôle malgré tout.

Et contrairement à ce que je m'étais imaginée au départ on ne peut pas manger ce que l'on veut même si l'on respecte notre faim, car sinon on prend du poids (c'est mon cas) et lorsqu'on alerte les coachs par rapport à cela ils nous conseillent de garder notre manière de manger intiale, soit pour ce qui me concerne de la restiction, donc même si on évolue sur nos sensations ce n'est pas tou les jours une partie de plaisir! et de ce fait moi aussi je mets le programme entre parenthèse ne parvenant pas à le respecter sur plusieurs semaines sans interruption, ce qui me met aussi dans le même cas de figure que les régimes que l'on arrête et reprends sans cesse... Bon mon témoignage n'est pas très positif... mais bon...bon courahe a toi!

lizzz.
Abonné

Merci Jess, même s'il n'est pas positif, ça fait du bien de savoir que je suis pas seule à avoir ces pensées "régime / échec / prise de poids" moi aussi mon coach m'a dit de gardé mon alimentation d'avant, sauf que juste avant c'était période régime sec, et à chaque fois période de gros craquages, le tout en alternance, donc pas possible de manger "comme avant"

Pomdereinette.
Abonné

Même sensation ici. Le programme me demande un énorme effort. Cela va mieux depuis que j'ai un peu lâché prise, sur conseil de la coach. A savoir, il n'est pas si primordial de respecter scrupuleusement sa satiété. J'ai conscience de trop manger, mais j'ai cessé de m'imposer l'énorme effort de stopper dès que plusfaim. J'accepte que cela ne me soit pas (encore) possible, d'avoir besoin du trop plein réconfort. Par contre, j'attends vraiment le retour de la faim, ce qui limite l'effet yoyo (disons avec une marge de +/- 2 kilogs)

 

Aussi, une chose qui me sauve, quand je peux ! c'est la RPC. Pourtant c'est difficile, de trouver le temps, de s'y mettre... mais je me sens toujours appaisée après. Est-ce que vousavez un exercice qui vous convient ?

Il y a beaucoup d'outils. J'ai cru comprendre que mieux valait s'en tenir à celui qui vous convient (perso, impossible de pratiquer l'image refuge).

 

J'ai aussi l'espoir que plus on chemine moins douloureuses sont les émotions. Ou peut-être, plutôt, moins vécues comme déstabilisantes. Qu'être triste, ou en colère, devienne possible sns excés.

Lia.
Abonné

Moi je trouve que l'on peut manger ce que l'on veut au fil des semaines en suivant vraiment au plus juste ses sensations alimentaires je ne prends pas de poids j'en perds tout doucement.

Sinon pour la durée il y a l'analogie que font nos chers docs avec le fait d'apprendre à faire du vélo, c'est porgressif, on fait des efforts, on chute, on se relève etc.....c'est ce qui est décrit dans uen vidéo entre le passage comportement inconscient autmatique, pui qui devient conscient etc......je ne sais plus ou c'est c'est dan sles outils de la motivation je crois.

Bref ca vaut la peine de s'accrocher les semaines ou ca marche bien et d'accepter qu'en cours de route il y aura des périodes moins sereines ou les anciens comportements refont surface.

Ce soir j'ai fini  mon repas avec un yaourt, un bon aux myrtilles, pas 0% ni rien. Et j'ai senti très très nettement au bout de deux bouchées que j'en avais assez. Je la'i reposé sans problème, sans soucis, je peux en remanger demain. Progressivement il y a le corps très intelligent qui comprend que c'est bine bien bien meilleur de manger avec une bonne faim des choses qui ont très bon gout et de respecter quandl le corps dit "stop".

Mais ca peut être long, chacune son rythme.

 

 

 

 

lizzz.
Abonné

Le souci est que lorsque les anciens comportement reviennent, il faut que je me mette un bon coup d'pied aux fesses pour me remettre dans la méthode!

exactement comme je faisais au régime, je me couche avec l'obsession de "tenir" le lendemain! "aller demain c'est un autre jour.....je vais y arriver!" Bref, les périodes où ça marche, j'arrive à me dire "wahou!!!! tu reposes, tu n'as plus faim, super!!!!" et ça me parait presque "naturel" sauf que je mesure ensuite ce que ça m'a couté en effort au final.......

c'est un apprentissage difficile! épuisant

lys.
Abonné

Bonjour LIizzz

je demarre le programme et je souhaitais juste te répondre car j'ai eprouvé l 'envie de te soutenir moralement ,je pense que peu à peu tu vas prendre du recul , c est déja super bien d essayer de modifier tous ces comportements ancres et cela ne se fera que lentement

a bientot Lys

lizzz.
Abonné

Merci Lys pour ton soutien

lys.
Abonné

Je commence à peine aussi je ne sais pas bien comment fonctionne le blog ?

est ce que les mails sont lus par toutes les personnes ? Est ce que l on peut avoir des affinites et cibler ses correspondants pour certains mails ? et comment fait- on?

A bientot lys

lizzz.
Abonné

Tu peux envoyer des messages privés aux membres avec lesquels tu as envie de discuter plus longuement et plus "perso" c'est du "privé" , ton blog reste privé si tu ne mets pas le lien dans ta signature, seul les membres de LC peuvent te lire.

lys.
Abonné

Merci Lizzz

je te souhaite une trés bonne journée

A plus tard sur le blog

capuccino
Marraine

Bonjour Lizzz,

Je comprends tes doutes, tes découragements et je comprends aussi que cette méthode te donne cette impression de fragilité. Si pour toi la nourriture, les kilos en trop étaient une armure pour lutter contre les émotions et les sentiments trop pénibles, alors là tu es gâtée car on te demande de baisser les armes. On te demande d'essayer de ragarder en face toutes ces choses douloureuses que tu cherchais à éviter depuis des années. Alors que ça fasse mal, très mal même et que tu pleures, c'est normal. Mais ces émotions elles étaient là avant LC mais la bouffe avait l'effet anesthésiant recherché pour vivre avec. Maintenant tu en prends conscience et tu éssaies d'éviter de prendre ton "somnifère" trop vite alors ça demande de l'énergie et ça épuise.

Comme je l'avais déjà écrit dans un autre post, nous sommes des handicapés de la bouffe. Il nous faut revenir à quelques chose qui devrait être naturel mais qui pour nous est inconnu : l'écoute de ses sensations alimentaires. Alors oui ça demande des efforts, oui ça bouffe de l'énergie mais peut-être pas plus que ce que ça nous demandait comme lutte "avant". "Avant, il fallait penser à nos repas, les élaborer, les décrypter pour faire la liste des aliments à acheter. Puis dans le magasin il fallait lutter contre la tentation de toutes ces choses qui nous faisaient envie. Et puis venait la préparation des repas, les repas peut-être différents du reste de la famille...Et c'est sans parler de toutes ces frustrations lors des repas de familles, des sorties...de tous ces instants de convivialité que nous avons + ou - loupés parceque nous étions au régime...Souviens-toi c'est tout proche...essais d'en faire la liste et peut-être prendras-tu vraiment conscience de cet espace de liberté retrouvé grace à LC.

Si tu te sens frustrée de devoir arrêter de manger alors que tu n'as plus faim...c'est que ce n'est pas de la faim, c'est une EME et là un petit coup de RPC peut t'aider à refaire le point sur ce qui t'arrive. Tu as encore envie de manger alors mange mais en pleine conscience, un aliment réconfortant que tu aimes et que tu dégustes. Bien sur que c'est déboussolant cette alternance de périodes ou l'on se sent bient (le monde nous appartient, on a pigé la méthode, ça y est on est tiré d'affaire !!!) et puis le retour de ce comportement tant haï...Mais si tu a eu l'occasion de lire les posts sur les différents forums, je crois que nous sommes très très nombreuses à passer par ces hauts et ces bas décourageants et démoralisants. La différence entre les unes et les autres c'est certaines prennent tout de plein fouet et n'ont pas la capacité "de lâcher prise" et de se dire que c'est normal et que demain sera un autre jour, différent...d'autres sont douces et aimantes avec elles mêmes : quand elles tombent, elles se cajolent, sont compréhensives envers elle-mêmes et c'est pour ça qu'elles s'en tirent mieux que nous...

Les Drs A. et Z. t'espliqueront certainement ça mieux que moi, mais ce que je peux te dire, c'est que si tu continues ton petit bonhomme de chemin, tu peux changer et peu à peu, tu ne te poseras pas systématiquement la question de savoir si tu as faim ou pas, tu arrêteras de manger, point. J'ai changé un peu, je le sais : quelquefois je mange trop, je le sais mais je le sens après coup,tant pis,   je sais aussi que ça se régulera plus tard, sur les jours à venir. J'ai encore du mal à attendre le retour d'un bonne faim pour remanger mais j'ai appris à adapter mes quantités en fonction de la faim ressentie : 1 yaourt en guise de déjeuner ? pas de problème. Et si j'ai faim plus tard ? pas de problème : des gâteaux secs, une barre de cérales dans mon sac feront l'affaire. Des collègues ont apporté un gâteau mais je n'ai pas faim ? pas de problème, je refuse gentiment et attend d'avoir faim pour y goûter et il n'y a pas de frustration. J'essaie d'appliquer les choses que j'ai pû lire sur les conseils des drs A. et Z. j'arrête de me dénigrer, de me punir, j'apprends à me respecter et ça commence à porter ses fruits car les cycles de mes périodes haut-bas en rapport avec mon alimentation se modifie : moins de très haut, moins de très bas...

Je crois que les choses peuvent changer, que nous pouvons redevenir des mangeuses régulées à condition d'avoir la patience, de nous aimer suffisamment pour s'accorder ce temps-là, cette chance -là de redevenir celle que nous étions avant, avant les régimes, avant toutes ces souffrances...

Bien sur il reste le problème de la perte de poids...mettons le entre parenthèse (même si c'est pas facile, même si les échéances qu'ont s'étaient posées passent les unes après les autres et qu'on a pas maigri). Je pense qu'il y a quelque chose de mieux et de définitf pour chacune de nous au bout de chemin, à condition qu'on ai le courage d'y aller voir...

Bon courage Lizzz

Bon courage

lizzz.
Abonné

Merci de ton message! ça fait un bien fou!!!! tu as entièrement raison!!!!

lizzz.
Abonné

j'ai retrouvé la phrase du dr Zermati qui disait : respecter sa faim globalement, mais pas strictement.

Je pense que c'est aussi ça que j'ai fait, j'ai voulu être "parfaite, dans le controle" de mes sensations alimentaires! et ça, ça demande un effort plus important!

le lacher prise, c'est difficile!

lizzz.
Abonné

J'ajoute quelquechose à mon premier message :

5 Jours plus tard donc : je me demande si je ne me suis pas mise en restriction! attendre une faim trop grande (du moins celle qui m'angoisse) et manger si peu en quantité, en me disant (commentaire interne) que pour mincir faut soit être au régime, soit manger peu et du coup, ben je m'arrête dès que j'ai un sentiment "moins bon" qui veut dire normalement que j'ai plus faim, de cet aliment. Moi je m'arrête net.

je pense que je fais les choses d'une façon particulière, car dès que je relâche je grossis, comme dans les régimes.

A mon avis, je suis malgrè tout, encore dans la restriction, et là, je l'applique sur les "sensations"......

Je ne sais pas comment faire, pour avancer, sans être restrictive, mais en écoutant mes sensations.

ça me semble bien compliqué!!!!!

provenchere.
Abonné

Merci de ton message. C'est très réconfortant de voir que d'autres personnes comprennent nos doutes, errements et peurs. Peur d'être en face des émotions et de les vivre.

A bientôt

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