Accepter de vivre sans attendre - 18062012

Hermine.
Abonné

Suite au douloureux message de Capuccino ailleurs sur le forum, j'avais envie de partager une expérience qui m'est arrivée.

Depuis des années je voulais me faire un costume particulier. Pour moi. Depuis des années, je recule en me disant que bon, comme je suis grosse, ça va être moche et puis que bon, je ne vais pas me lancer dans un truc qui ne m'ira plus si je maigri, hein, ça serait bête. (et depuis des années, j'essayais de trouver le courage de me lancer dans un régime).

Puis j'ai commencé LC, puis j'ai lu tous les messages sur l'acceptation (ok, je ne m'accepte pas vraiment, ok, j'ai quand même envie de maigrir) sur le fait de ne pas attendre de résultat précis en terme de perte de poids.

Puis aussi j'en avais marre d'attendre une potentielle perte de poids pour ME faire plaisir.

Bref, j'ai commencé ce costume, parce que sinon, se serait peut être jamais.

Résultat, ça fait 2 fois que je recommence entièrement la première pièce du costume (2 jours de boulot pour la faire) parce qu'elle est trop grande.

Bref, le jour où j'ai abandonné le "quand j'aurai maigri je pourrai ..." j'ai commencé à maigrir. Rien de spectaculaire, non, une chose tranquille qui vient sans crier garre.

Ho, bien sûr, je n'avais pas abandonné l'espoir de maigrir (on ne va pas se mentir), juste j'ai abandonné l'idée de m'empêcher de vivre en attendant. Et si jamais je ne maigris pas (ou plus) bah, au moins, je me serai fait plaisir sans arrière pensée. Je me suis prouvé que peux vivre même si mon corps n'est pas celui que j'aimerai qu'il soit. On oublie les "et si ...".

Rien n'est réglé, rien n'est terminé, rien n'est définitif dans mon parcours, je peux chuter (et je le redoute à présent), je peux avancer encore (je l'espère) mais en attendant, j'arrête d'attendre !

Commentaires

Lyphaé.
Abonné

C'est génial !! Je parie que tu es superbe dans ton costume ;-)

Ça m'avait pris également beaucoup de temps avant de décider à m'acheter des vêtements à ma taille : j'espérais toujours maigrir pour rentrer dans les miens qui étaient devenus trop petits. Du coup, je me sentais super mal dans mes vêtements (ce qui me provoquait plein d'EME) et j'avais une pression pour maigrir rapidement (histoire de me sentir bien dans les vêtements et de ne plus être boudinée).

Le jour où je me suis achetée des vêtements à ma taille, déjà je me sentais bien mieux dans ma peau, j'étais bien plus jolie (je n'étais plus boudinnée !) et puis j'ai senti la pression de maigrir s'évanouir du jour au lendemain !

Mélanie_D.
Abonné

J'ai vécu exactement la même : depuis que j'ai accepté le fait que j'ai pris beaucoup de poids, j'ai changé mon style d'habillement (qui me va nettement mieux), je porte plus de couleurs, et surtout j'ai vidé mon armoire des habits trop petits, que je gardais depuis 3-4 ans, en me disant que ca peut toujours servir... du coup je me sens mieux dans ma tête et dans mon corps !

ln8575.
Abonné

Bonjour Hermione,

Comment fait-on pour "abandonner le "quand j'aurai maigri je pourrai..." sans abandonner l'espoir de maigrir. J'essaie mais j'ai plus souvent l'impression de me mentir donc le résultat n'est pas là bien sûr.

En tous cas, bravo à toi, tu tiens le bon bout, ne lâches pas car, comme tu dis rien n'est réglé mais le lacher-prise est surement l'une des étapes les plus importante.

Zéphyr.
Abonné

Eh bien c'est fou parce que moi aussi, j'ai amorcé une vraie dégringolade dans mes kilos quand j'ai accepté de m'habiller à ma taille! Déjà quel confort, et puis fini le souci permanent de camoufler ce qui dépasse, pardon d'être aussi crue mais finalement, une fois passée la satisfaction de prendre une taille en dessous de la mienne, je n'étais vraiment pas du tout à l'aise dans ces vêtements trop étriqués.

Des vêtements à ma taille c'était comme faire un état des lieux, voilà où j'en suis en ce moment, ce qui ne m'a pas empêché de découvrir l'inconfort de vêtements trop grands et la crainte supersticieuse d'acheter une taille en-dessous ;o)

Hermine.
Abonné

Je ne sais pas répondre à ta question en fait. Je ne sais pas comment ça s'est fait. Hop, opn rembobine l'histoire ... Flash back !

2 ans avant de commencer ce programme, je me voyais grossir, ça me déprimait et je me disait "il faut absolument que tu maigrisses, c'est plus possible". J'étais hyper angoissée pour ma santé à cause de ça. ça ne changeait rien, je grossissait, lentement, régulièrement et ça avait quelque chose d'innexorable ...

La première étape pour moi, à cette époque, ça a été de laisser tomber l'idée de maigrir et de modifier un peu ma façon de manger (ajouter un peu de bon sens) pour avoir plus de confort et pour notre santé (on avait vraiment une alimentation anarchique et très déséquilibrée). Bien sûr, déjà à l'époque je me disais : "bon et si je maigris, se sera du bonus."

J'ai simplement arrêté de grossir à ce moment là. J'ai aussi commencé à mieux dormir.

Puis j'ai découvert ce site et ça correspondait exactement à ce que j'essayais de faire toute seule dans mon coin avec un peu de bon sens (mais j'étais pas au point sur tout, loin de là) alors je me suis dit : pourquoi pas ? je vais essayer, qu'est-ce que je risque ?

J'essaie de ne pas me mentir et bien sûr qu'il m'arrive de me projeter dans ce corps différent tel que j'aimerai l'avoir, bien sûr je me dis encore "quand j'aurai maigri ..." ou "si je maigris ...".

Ne pas me mentir c'est aussi admettre que je puisse ne pas y arriver, que quoi qu'il arrive se sera long, dûr et pas nécessairement conforme à mes espoirs les plus fous ;)

Et puis, il y a le "arrêter d'attendre". Ne pas remettre à plus tard sous prétexte d'un hypothétique amaincissement.

Voilà. Si je maigris encore, se sera génial. Si je ne maigris pas, se sera dûr et il y a certaines choses que je n'accepterai peut être jamais (mon gros vendre de femme enceinte par exemple). En attendant, il faut bien vivre, se faire plaisir et avancer. Arrêter de se mettre la pression c'est peut être simplement le premier pas.

Si j'attends de maigrir pour avancer, je n'avancerai pas et je ne maigrirai pas :)

Hu hu, c'est si simple, n'est-ce pas ?

poneyville92.
Abonné

Hello Hermine,

 

Je pense que tu fais le bon choix. Je suis d'avis qu'il ne faut pas attendre pour vivre ce que l'on a envie de vivre.

Je vais juste reprendre mon exemple perso (attention, ce n'est pas pour faire larmoyer quiconque).

Mon premier mari a toujours été un artiste dans l'âme, dessin, cinéma... Mais il s'est toujours refusé à en faire son activité professionnelle car c'était un métier de "crève-la-faim" (éducation oblige) et il voulait d'abord une situation stable pour sa famille. Il l'a eu. Après quelque temps de stabilisation, je lui ai suggéré qu'il pourrait prendre un temps partiel et se consacrer à son art, étant donné que moi-même avait un travail hyper stable par ailleurs. Mais il y avait toujours quelque chose à faire, à perfectionner pour être à l'aise dans un travail où, en réalité, il n'a jamais été heureux. Finalement, au moment où il se décide et se renseigne pour pouvoir dessiner professionnellement, un cancer lui tombe dessus (littéralement car sans aucun facteur de risque), et il décède un an plus tard à 40 ans.

Donc, ma vision actuelle, c'est : si vous avez quelque chose qui vous tient à coeur, et que vous pouvez le réaliser, faites-le. On ne sait jamais ce qui nous attend. Et sans parler de maladie ou d'autre chose plus funeste, peut-être que nous ne maigrirons pas, peut-être qu'il se passera d'autres évènements... en attendant, on se sera fait plaisir. Et si tu maigris, et bien un costume trop grand peut toujours être mis à la taille.

Moi je regrette mon costume renaissance, dans lequel je ne rentre plus. C'est le seul vêtement trop petit que je garde car c'est presque une pièce de collection. Je ne garde pas les autres vêtements trop petits (sauf une robe pour le patron). Je me dis que si je maigris, je serai une personne différente, j'aurai envie de changer, d'avoir de nouveaux vêtements....

Alors je trie, je donne au maximum, faire le tri chez soi, c'est aussi faire le tri dans sa tête, refuser de regarder trop en arrière pour avancer.

Le fait de s'acheter/de faire des vêtements, à notre taille qui nous plaisent, permet aussi de se valoriser et d'avoir une meilleure estime de soi.

 

A bientôt à toutes et tous.

 

N.B : on peut se faire un concours de gros ventre si tu veux :p

cristalex.
Abonné

salut les filles

Je m inscrit pour le concours de gros ventre!

Que de bonnes reflexions!!! Ca fait réflechir et il serait temps pour moi aussi que j' abandonne certains vetements(trop petits) et certaines idees. Je vais mediter et merci a vous

lorraine
Marraine

"Comment fait-on pour "abandonner le "quand j'aurai maigri je pourrai..." sans abandonner l'espoir de maigrir. J'essaie mais j'ai plus souvent l'impression de me mentir donc le résultat n'est pas là bien sûr."

= flash de réponse à l'instant

 

= Accepter (son surpoids)  sans se résigner    (se décourager et de ne plus être ouverte au changement)    ????????????????

 

(L'acceptation "de qui on est " supposerait une estime de soi pas trop abîmée (ou restaurée) )                                                   

Zéphyr.
Abonné

Accepter son surpoids permet de se consacrer à l'écoute de ses sensations alimentaires de façon détachée, sans se mettre de pression, sans enjeu autre que d'écouter ses besoins par le biais des signaux que notre corps nous envoie puisque de toute façon c'est la meilleure façon de les entendre, c'est manger en se respectant, sans obéir à des consignes qui viennent de l'extérieur, donc c'est se faire confiance.

C'est comme ça qu'on se place dans les meilleures conditions pour maigrir.

icietlaba.
Abonné

Le post que tu viens d'écrire est très touchant...Il me renvois à tous ces moments perfides d'espoir : "quand je serais mince je serais heureuse"...

Quelle avancement de pouvori travailler sur "aujourd'hui, maintenant je profite des petits bonheur de la vie, et si un jour je suis plus mince, ce sera toujours çà de prit"...

Je crois que le plus beau est là, franchement...

 

Faire un virage à 360 dégré dans nos représentations fait tourner la tête et quel soulagement : je liste regulierement mes petits bonheurs de la journee et oui, ceux là ne sont plus relié direct au resultat de ma balance...(Déjà parceque je me pèse moins..) mais aussi parceque :

mon travail auprès des enfants c'est enormement de bonheur, que la vie auprès de mon chéri n'est pas parfaite mais l'amour nous a atteint plus que fermement, que ce midi je vais manger KFC avec mes collègues et que je sais à l'avance qu'on va bien rigoler (l'effet spicy nous rend dingue), qu'à chaque fois que je m'habille et me maquille je ne me trouve pas moche...La vie c'est çà aussi, de petites choses simple et non à la perte quotidienne de ces quelques grammes foutu grammes !!

 

merci pour ton post ma jolie

ccil.
Abonné

Bravo pour ce fil de discussion. Je crois que c'est là la clef. S'accepter, se détendre par rapport à soi-même, ne pas se mettre la pression, accepter aussi d'avancer...

J'arrive à le faire durant mes très rares périodes de vacances mais pas les autres jours... pourquoi? Je n'ai pas encore trouvé la réponse, par contre c'est devenu une évidence. Comment faire en sorte que cet état d'esprit soit celui de tous les jours? et non de rares périodes qui sont presque des "utopies de vie"?

lissiboa.
Abonné
@poneyville92 merci d avoir partage cette doulourese expérience, il n 'à rien à dire, il faut vivre. Comme le dit j Kabbat Zinn, peu importe où tu vas, c'est à cet endroit que tu es! j ai vécu à peu près la même chose avec mon papa et une activité musicale, cancer compris. bon courage et merci
Ederl.
Ancien abonné

OUi ! il faut vivre, ces posts me chamboulent un peu, car j'attends de maigrir pour par exemple me couper les cheuveux parce que je me dis avec ma tête ronde je vais être pas top, aussi pour m'acheter une belle robe...l'acceptation de sois doit avoir plusieurs degrés, je ne suis pas au plus bas mais j'ai encore du chemin à parcourir.

Mince c'est trop bête de ne pas profiter de l'instant présent, comme on est, se couper de ses désirs, ne pas s'autoriser ses envies et ne pas voir les petits moments précieux trop occupée dans l'avenir, dans la projection de ce qui pourra être.

Travail en perspective, merci pour ce post et vos témoignages.

Holimione.
Abonné

Tu as raison Ederl... j'étais comme toi : "je changerai de tête quand j'auria perdu mes kilos"...

mais ce genre de chose, on n'a pas besoin d'être mince pour cela, cela n'a rien à voir avec le poids !!

 

alors il y a 2 semaines, je me suis fait couper les cheveux et teindre en blonde (1ere fois de ma vie que je suis blonde..)

et hop, ça c'est fait !!!

Holimione  

Tulipe nl.
Abonné

 

Allez, je ne vais pas apporter grand-chose de neuf mais je suis complètement d'accord avec cette façon de penser. Il faut vivre heureuse dès maintenant et se regarder déjà avec bienveillance. Même si le miroir ne montre pas encore la silhouette qu'on veut.
 
J'ai remarqué depuis toujours un phénomène très curieux. À poids égale, la balance et le miroir peuvent me rendre euphorique ou malheureuse. Tout dépend de ce que j'y voyais la fois d'avant ! Et du coup toute mon attitude change. Je m'explique avec la dernière fois en date :
 
Je ne suis "pas en forme", je me laisse aller, me réconforte dans le frigo, et donc grossi. Le poids en trop me rend malheureuse,  ce qui me fait avoir des EME, pas envie de me mettre en valeur... je suis convaincue alors que la femme dans le miroir est moche, répugnante. Je veux alors maigrir d'une manière désespérée mais ne peux y arriver : spirale infernale. Je pèse alors 96 kg. Horreur, déprime, EME... Je continue à ce rythme et atteint 101,5 kg  !  Aucun vêtement me va, je ne veux rien m'acheter parce que "je vais maigrir un jour" et c'est de l'argent jeté par les fenêtres (ah oui, "parce que je ne le vaut pas du tout"!).
 
Puis ras le bol, je ne respire plus dans mes jeans, les rouleaux débordent... et le soleil se met à briller (donc on se dénude encore plus !!) Alors je me détends et décide de m'acheter quelque vêtements à ma taille. Il me vont bien, et je vais mieux. Beaucoup moins honte devant le miroir. Le sourire revient, les EME se font de plus en plus rare, j'amorce un peu la descente et m'inscrit sur LC. Je décide de me regarder avec bienveillance et de prendre soin de moi. Je m'accepte un peu mieux avec mes kilos (eux je les déteste toujours, mais ils ne me définissent pas !!) et j'écoute mon corps, je le reconnais, le prends en compte. Et il me le rend bien ! 
 
Ce matin je suis remontée sur la balance après 4 semaines de LC et la balance affiche à nouveau 96 kg !! Et là c'est la joie. Je me sens bien dans ma peau, je mets des vêtements saillants, ceux que j'avais achetés me vont encore mieux. Et ce n'est qu'un début !
 
Je suis grosse, oui, mais je ne suis pas pour autant désagréable à regarder ! Je prends soin de moi dès maintenant, sans attendre de rentrer dans le moule, je veux me sentir bien et profiter de ma vie aujourd'hui, pas dans un futur hypothétique.
Allez, je ne vais pas apporter grand-chose de neuf mais je suis complètement d'accord avec cette façon de penser. Il faut vivre heureuse dès maintenant et se regarder déjà avec bienveillance. Même si le miroir ne montre pas encore la silhouette qu'on veut.
 
J'ai remarqué depuis toujours un phénomène très curieux. À poids égale, la balance et le miroir peuvent me rendre euphorique ou malheureuse. Tout dépend de ce que j'y voyais la fois d'avant ! Et du coup toute mon attitude change. Je m'explique avec la dernière fois en date :
 
Je ne suis "pas en forme", je me laisse aller, me réconforte dans le frigo, et donc grossi. Le poids en trop me rend malheureuse,  ce qui me fait avoir des EME, pas envie de me mettre en valeur... je suis convaincue alors que la femme dans le miroir est moche, répugnante. Je veux alors maigrir d'une manière désespérée mais ne peux y arriver : spirale infernale. Je pèse alors 96 kg. Horreur, déprime, EME... Je continue à ce rythme et atteint 101,5 kg  !  Aucun vêtement me va, je ne veux rien m'acheter parce que "je vais maigrir un jour" et c'est de l'argent jeté par les fenêtres (ah oui, "parce que je ne le vaut pas du tout"!).
 
Puis ras le bol, je ne respire plus dans mes jeans, les rouleaux débordent... et le soleil se met à briller (donc on se dénude encore plus !!) Alors je me détends et décide de m'acheter quelque vêtements à ma taille. Il me vont bien, et je vais mieux. Beaucoup moins honte devant le miroir. Le sourire revient, les EME se font de plus en plus rare, j'amorce un peu la descente et m'inscrit sur LC. Je décide de me regarder avec bienveillance et de prendre soin de moi. Je m'accepte un peu mieux avec mes kilos (eux je les déteste toujours, mais ils ne me définissent pas !!) et j'écoute mon corps, je le reconnais, le prends en compte. Et il me le rend bien ! 
 
Ce matin je suis remontée sur la balance après 4 semaines de LC et la balance affiche à nouveau 96 kg !! Et là c'est la joie. Je me sens bien dans ma peau, je mets des vêtements saillants, ceux que j'avais achetés me vont encore mieux. Et ce n'est qu'un début !
 
Je suis grosse, oui, mais je ne suis pas pour autant désagréable à regarder ! Je prends soin de moi dès maintenant, sans attendre de rentrer dans le moule, je veux me sentir bien et profiter de ma vie aujourd'hui, pas dans un futur hypothétique.
Allez, je ne vais pas apporter grand-chose de neuf mais je suis complètement d'accord avec cette façon de penser. Il faut vivre heureuse dès maintenant et se regarder déjà avec bienveillance. Même si le miroir ne montre pas encore la silhouette qu'on veut.
 
J'ai remarqué depuis toujours un phénomène très curieux. À poids égale, la balance et le miroir peuvent me rendre euphorique ou malheureuse. Tout dépend de ce que j'y voyais la fois d'avant ! Et du coup toute mon attitude change. Je m'explique avec la dernière fois en date :
 
Je ne suis "pas en forme", je me laisse aller, me réconforte dans le frigo, et donc grossi. Le poids en trop me rend malheureuse,  ce qui me fait avoir des EME, pas envie de me mettre en valeur... je suis convaincue alors que la femme dans le miroir est moche, répugnante. Je veux alors maigrir d'une manière désespérée mais ne peux y arriver : spirale infernale. Je pèse alors 96 kg. Horreur, déprime, EME... Je continue à ce rythme et atteint 101,5 kg  !  Aucun vêtement me va, je ne veux rien m'acheter parce que "je vais maigrir un jour" et c'est de l'argent jeté par les fenêtres (ah oui, "parce que je ne le vaut pas du tout"!).
 
Puis ras le bol, je ne respire plus dans mes jeans, les rouleaux débordent... et le soleil se met à briller (donc on se dénude encore plus !!) Alors je me détends et décide de m'acheter quelque vêtements à ma taille. Il me vont bien, et je vais mieux. Beaucoup moins honte devant le miroir. Le sourire revient, les EME se font de plus en plus rare, j'amorce un peu la descente et m'inscrit sur LC. Je décide de me regarder avec bienveillance et de prendre soin de moi. Je m'accepte un peu mieux avec mes kilos (eux je les déteste toujours, mais ils ne me définissent pas !!) et j'écoute mon corps, je le reconnais, le prends en compte. Et il me le rend bien ! 
 
Ce matin je suis remontée sur la balance après 4 semaines de LC et la balance affiche à nouveau 96 kg !! Et là c'est la joie. Je me sens bien dans ma peau, je mets des vêtements saillants, ceux que j'avais achetés me vont encore mieux. Et ce n'est qu'un début !
 
Je suis grosse, oui, mais je ne suis pas pour autant désagréable à regarder ! Je prends soin de moi dès maintenant, sans attendre de rentrer dans le moule, je veux me sentir bien et profiter de ma vie aujourd'hui, pas dans un futur hypothétique.
 
Hermine.
Abonné

Tulipe, c'est exactement ça ...

Moi je commence tout juste à reprendre soin de moi : crème hydratante, maquillage, coiffure ... C'est vrai que je me rend compte à quel point je me suis mise entre parenthèse ! Je me sens mieux alors qu'objectivement, je n'ai pas la moindre idée de mon poids, est-ce que je pèse plus ou moins que la dernière fois (en 2007 !), je sais pas et je n'ai pas trop envie de le savoir. Mais la femme dans le miroir elle est un peu mieux quand même ;)

ln8575.
Abonné

Vous m'avez boosté: je viens de prendre rdv chez le coiffeur...

Par contre, je suis passée devant un miroir, et là je me suis dit que c'était pas gagné.

La bienveillance, le non jugement, il y a des moments où je n'y arrive vraiment pas et rien qu'avec ces pensées, j'ai l'impression d'avoir pris 10 kg de plus.

La tête est-elle la clé de tous nos soucis? Pourquoi pas essayer la méthode Coué tous les matins? Déjà essayer de voir le positif d'une journée au lieu de mettre le doigt sur ce qui ne va pas, sera un pas important.

Bonne journée à toutes.

Hermine.
Abonné

Y'a un fil de discussion sur la méthode Coué dans les questions aux Docteurs, la réponse était : le but n'est pas de se persuader que tout va bien si tout va mal, le but c'est d'essayer de vivre avec ce qui ne va pas et ne pas se réoncoforter dans un océan de douceurs ... (c'est un peu résumé et interprété à ma sauce ;) ).

Se focaliser sur ce qui va bien à la place de ce qui va pas, je ne crois pas que se soit la méthode coué, par contre, c'est quelque chose que j'essaie de faire. A titre professionnel parce que j'ai une grosse tendance à douter de moi : je garde dans un coin de la tête les moments où j'ai eu le sentiment d'être prise au sérieux et reconnue pour mes compétences et qualités. Et lorsque je suis face à un événement qui me fait douter ou qui me donne l'impression que je ne suis qu'une incapable que tout le monde méprise, j'essaie de me les remémorer et de mettre tout ça en balance, sinon, je passe mon temps à déprimer et me sentir nulle.

Mais bon, dans le programme, le but de la rpc, c'est de faire avec ses choses négatives, de les accepter sans essayer de les éviter parce qu'on ne peut pas continuellement éviter les choses qui nous font du mal. C'est pas toujours évident, j'ai pas vraiment réglé leur comptes aux pensées automatiques.

Tulipe nl.
Abonné

Il faut redresser le dos, la tête (bien coiffée ! Moi aussi je suis passée chez le coiffeur pour un relookage il y a deux semaines ;-) ) et se concentrer sur les points qui nous rendent fières. 

Mes atouts : Je pense être gentille (dans ce monde de brutes, c'est pas mal), pas bête, et avoir de l'humour (en tous cas, moi je me marre bien). Je crois aussi que ça se voit dans mes yeux... que je maquille pour les mettre en valeur, et je souris beaucoup. Voilà, ça j'en suis fière, et j'éspère que ça fait diversion de mon gros popotin. Sinon ? Bah tant pis, au moins on me reconnait de loin et les copains/copines ne se trompent pas quand ils/elles viennent à ma rencontre pour papoter. Un joli sourire sur un gros popotin... laugh

ln8575.
Abonné

C'est vrai que la méthode Coué est le contraire d'accepter, c'est plutôt un leurre.

Accepter de ne pas être celle qu'on voudrait être, accepter de ne pas être parfaite (même au boulot) de faire des erreurs...

Moi aussi, professionnelement, j'ai de gros doutes, mais, peu de temps après mon inscription à LC, j'ai eu un méga problème avec un collaborateur, et, à ma grande surprise (et avec quelques séances de RPC) j'ai affronté ce souci et j'ai même pris les devants pour qu'il change de comportement avec moi.

Même si je suis "fière" de ce que j'ai osé faire, il y a des moments de baisse d'estime (comme aujourd'hui) où j'ai l'impression que toutes mes avancées ne servent à rien et que je dois tout reprendre à zéro.

damehamlet.
Abonné

je sais que je vais sans doute etre hors sujet

 

mais je suis curieuse le costume que tu te fais hermine c'est quelle theme ?

 

si c'est medieval investit dans un corset , cela te permet de varier de deux ou trois tailles sans trop de problemes de retouches smiley

 

en tout cas bonne couture

 

il va bien falloir d'ailleur que je reessaye ma robe medieval pour ce week end a provins .... si elle ne me va plus j'aurais sans doute le temps de me bricoler un truc d'ici samedi heart avec toutes les pieces de differentes tailles que j'ai a la maison

 

bonne journée

ham

Hermine.
Abonné

C'est Renaissance et c'est justement un corps (ancêtre du corset) que j'ai dû refaire 2 fois parce qu'à chaque fois que je reprends le projet, j'ai perdu du bide ;) (tant pis pour le hors sujet)

Ann.
Abonné

Hermine, je trouve qu'il est beau ton témoignage, et c'est une belle leçon de vie. Je trouve que c'est ce que l'on peut faire de mieux : arrêter d'attendre.

Parce que si on continue d'attendre le jour où on sera mince pour faire telle chose qui nous tient à coeur , le risque c'est de ne jamais faire cette chose (et je sais de quoi je parle car c'est mon cas j'ai attendu...attendu et tu sais quoi, la minceur n'est jamais venue et mes réalisations non plus). En plus on se crée ainsi une tension, une pression pour maigrir, et au final cette situation risque de rendre l'amaigrissement encore plus difficile à réaliser.

L'acception de ce qui est, c'est à mon avis -et selon mon expérience aussi- la seule façon d'espérer un changement durable. Dans la haine de soi (et c'est ce qui se passe quand on ne s'accepte pas), on ne peut rien réussir à long terme.

Je crois qu'il faut déjà s'accepter pour changer, comme c'est bien dit ici notamment par Gérard Apfeldorfer, l'acceptation ne veut pas dire la résignation.

Donc l'exemple que tu cites, Hermine, de ton expérience avec le costume et ta décision d'arrêter d'attendre, je ne vois aucune décision qui pourrait être meilleure que celle là.

Bonne continuation à toi.

REMLYMPH.
Abonné

Bonsoir,

J'ai depuis toujours reporté plein de choses pour quand je serai mince ou du moins moins grosse, ou plus ceci moins cela, mille raisons de nepas  faire , de ne pas vivre le moment présent. Il y a dix ans sans prévenir  le ciel me tombe sur la tête : cancer! Je pouvais mourrir du jour au lendemain : un choc et une révélation!

Depuis je ne reporte plus rien, sauf empechement majeur! La vie ce n'est ni hier ni demain c'est maintenant...alors le poids n'y changera rien. J'ai par ailleurs une drôle d'expérience , avant mon premier cancer ( eh oui récidive il ya un an) j"étais en léger surpoids ( mais bien sûr je me trouvais grosse) et j'ai maigri pendant la maladie puis beaucoup grossi après, avec le deuxième cancer j'ai grossi pendant la maladie et encore un peu après...depuis ce n'est pas tant le poids qui me gêne mais plus la relation avec mon corps et avec la nourriture..

Alors Hermine fais toi plaisir avec ton costume .....bonne continuation!

Savi.
Abonné

Encore un super échange!

Je papillonne d'un forum à l'autre, pour découvrir vos témoignages, et ce qui est partagé ici est tellement beau et vrai!

Remettre à "quand nous serons minces", c'est peut-être remettre ... à jamais! Car même si nous perdons du poids, nous pouvons continuer à nous trouver grosses, moches, etc.

Je trouve que l'approche de ce site nous ouvre des portes vers la sérénité que je recherche.

Je sais que je dois être patiente pour recouvrir un rapport apaisé avec ma façon de me nourrir, je sais que je dois être patiente par rapport à la perte esperée de mes kilos en trop.

Et je sais aussi que je dois profiter aujourd'hui de ma vie, pleinement.

Je n'aime plus du tout être serrée/boudinée dans mes vêtements depuis que j'ai regrossi après avoir maigri pour la xième fois, et donc j'ai du racheter des habits à ma taille actuelle. Sûr que je me sens mieux, et que ça joue sur le moral (et donc sur les EME, cqfd!)

Vivez pleinement, mesdames!

Cara.
Abonné
Je crois même que penser à son poids c'est prendre les choses à l'envers. Le poids étant un sypmtôme d'autres choses, des choses que l'on veut éviter, il vaut mieux rechercher à vivre pleinement et identifier ce qui ne va pas dans nos vies. Et le poids suivra. J'en suis convaincu et je commence à lâcher petit à petit le "désir de maigrir" et à m'orienter vers la recherche de ce qui me manque, de ce que je veux dans la vie : être en paix, sereine, et lui donner un sens. Egalement vivre d'avantage le moment présent grâce à la pleine conscience, et ne plus être dans l'élucubration sans fin des futurs possibles.
Isana.
Abonné

Très, très beau post !  Merci de me le faire découvrir :-).  Il correspond tout à fait à la démarche dans laquelle je me trouve à présent.

Ca rejoint cette phrase d'origine bouddhiste qui fut pour moi l'électrochoc :

"Le bonheur ne se trouve pas au bout du chemin. Le bonheur c’est le chemin".

J'ai alors (enfin !) compris que la vie, c'était maintenant, au jour le jour, de minute en minute, et non une fois que j'aurais un boulot plus stable, une fois que j'aurais plus d'argent, une fois que les travaux seraient terminés, une fois que les enfants seraient un petit peu plus autonomes, ...

J'avais envie de faire de la guitare, depuis longtemps, et j'avais toujours repoussé derrière d'autres choses soit-disant plus importantes ... et depuis cette phrase, et suite à mon travail avec ma thérapeute, j'ai commencé ... enfin :-).  Il y a 2 ans.  Certaines personnes (comme mes parents par exemple mdr ;-)) ont dit "M'enfin ?  Commencer la guitare à 34 ans ?  C'est n'importe quoi ... quelle idée ?!  On aura vraiment tout vu !" ... là, j'ai dû apprendre à répondre "Et alors ? Il vaut mieux à 34 que jamais et en avoir le regret !  Et puis de toute façon, c'est moi que ça regarde, je ne vous demande pas de le faire avec moi diantre !" ... ;-).  Aujourd'hui, je suis contente d'avoir fait ça pour moi car ça me permet de me détendre, et de m'apaiser.  D'ailleurs, j'ai cours ce soir et je suis toute surexitée comme une enfant mdr :-P.

Donc, bref, je m'égare lol ;-).

Bon chemin(ement) à toutes et tous :-) !

Savi.
Abonné

Oui, moi aussi j'aime ce post. Bravo pour la guitare, Isana! Tu as eu bien raison ;-)

Et j'adore la phrase avec le chemin qui est le bonheur! Merci de l'avoir partagée!

Vivre ses rêves plutôt que de rêver sa vie, c'est pas mal aussi.

Bonne journée!

Isana.
Abonné

Ah oui !  Je la note la phrase sur vivre ses rêve !  Merci Savi, j'aime beaucoup :-).

elsab.
Abonné

Beaucoup de belles choses sur ce sujet. Pour apporter ma petite pierre à l'édifice je voulais vous faire partager le bonheur très simple que j'ai ressenti hier en rentrant chez moi en voiture.

Imaginez une petite route qui descend lentement vers une petite vallée. Au fond une jolie maison toute blanche. A droite un champ tout vert puis un petit peu plus loin un petit carré de blés non récoltés encore qui brille au soleil de la fin d'apres-midi. Au dessus un ciel bleu et des nuages sombres traversés par un arc en ciel. Un paysage merveilleux. Encore plus loin après le vallon blottie contre une forêt le village où j'habite, des arbres, quelques toits et le clocher de l'église. Je suis émerveillée, tout ça à 35km de Paris.

Et je pense: le bonheur il est là, maintenant, daans la beauté de ce paysage, des émotions qu'elle inspire, un moment court, certes mais qui fait comprendre qu'il faut arrêter de penser qu'ailleurs c'est peut-être mieux, et que "j'irai mieux quand je serai à la retraite" et qu"avec des kilos en moins la vie sera plusn agréable".

Hier je me suis souvenue qu'il faut vivre chaque jour les petits bonheurs de ce jour là, un sourire, un joli paysage, un petit diner savoureux à déguster pleinement sans culpabilité, sans recherche de la perfection, vivre tout simplement.

Isana.
Abonné

J'adore Elsab, c'est super poétique !  C'est le genre de choses devant lesquelles je m'émerveille aussi :-).  Je plussoie, je plussoie mdr !

Merci pour ce joli descriptif, je m'y suis vue (ouaiiis, et un exercice de visualisation, un ! ;-)) et ça m'a fait sourire :-). 

Ce qui me fait du bien aussi, c'est de voir que je ne suis pas la seule à être transportée par ce genre de tableaux :-P... On me prend pour une allumée du cibouleau quand j'explique à certains proches que je suis toute émoustillée par les feuilles qui commencent à jaunir, par le vent qui les frissonner et se froisser comme toutes sortes de papiers, que j'adore voir le ciel devenir plombé et électrique en contraste avec le doré éclatant d'un champ d'orge ou de blé qui danse sous les bourrasques, que ça me rappelle que l'automne approche, que ça va bientôt sentir les pelures de clémentines, les feux dans la cheminée (même si je n'en ai plus mdr :-P), les châtaignes, etc, etc (oui, je m'arrête mdr) ;-) ... beh oui, moi, je plane ... et sans substances illicites ... elle est pas belle la vie ?

Merci, merci, merci :-D.

BIL.
Abonné

quelle bonne idée d'être revenues se balader sur ce post

je remarque qu'on a toutes plus ou moins compris qu'il fallait arrêter d'attendre pour vivre, qui plus vite, qui plus lentement

@Isana, tu as bien fait pour la guitare, j'ai personnellement commencé le piano (rêve de petite fille) il y a 3 ans à 52 ans et ce n'est que du bonheur et bien sûr je ne donnerai jamais de concert ... j'ai un emploi du temps trop chargé mdr

quant à m'émerveiller pour tout et rien, je pratique depuis plus longtemps et c'est vrai que,  parfois, on passe pour des allumées mais bon vaut mieux ça que d'être éteintes!

continuons comme ça, nous sommes sur la bonne voie; vive les petits bonheurs quotidiens

vivre nos rêves au lieu de rêver notre vie!  j'aime beaucoup

zabounette86.
Abonné

@ Isana,

Tes proches qui te prennent pour une illuminée, et bien , ce sont eux qui n'ont rien compris à la beauté de toutes ces petites choses, ces petits moments qui nous entourent et qui font que le vie est belle. Cela ne sert à rien de chercher je ne sais où ce que nous avons devant nos yeux. Alors moi, à mes proches, je ne leur en fait plus part de ce qui m'émerveille, à part à mes fistons que je vois grandir avec la même sensibilité que moi car la seule fois que je leur ai dit que j'adorais aller voir et caresser mes deux petits hérissons qui tous les étés rentrent dans mon garage , manger les croquettes de mes chats, on m'a répondu : "Quel horreur, ce sont des bestioles plein de parasites!!!"  Et bien, qu'est-ce-que je peux me moquer des parasites de ces petites bêtes toutes mignonnes !!! Tu vois, je suis illuminée moi aussi, je m'attendris devant deux petits hérissons , et je n'y avais même pas penser d'ailleurs à ces fameux parasites...

Enfin, cela fait plaisir du bien de voir que nous sommes plusieurs illuminées wink par la beauté de la vie, je me sens moins seule smiley tout d'un coup.

Bonne journée à vous toutes.

PS : Peut-être petit hors sujet mais j'avais envie de le partager.

elsab.
Abonné

J'adore...tous vos posts. Romain Gary a dit:

"Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer".

Soyons donc illuminés si on passe de bons moments avec un petit peu de quelque-chose!

Bonne journée à tous.smiley

Isana.
Abonné

@ Zabounette : trop fort, j'ai pratiquement le même "vécu hérisson" que toi looool.  Hormis le fait qu'il n'était pas dans mon garage, alors que je m'extasiais sur le côte "adorable" de son p'tit minois, j'ai reçu la même réponse "bêêêêêêk, c'est dégueuuu, c'est plein de parasites" ... mdr.  Donc tout comme toi : je suis bien contente que mon fils et ma fille aient ma sensibilité au monde qui les entoure ;-).  Mais donc, non, je ne trouve pas que tu étais hors sujet ... que du contraire :-).

Aaaaah merci Elsab !  Je l'aime bien aussi celle-là !  Il va me falloir un bouquin pour toutes les noter mdr ;-). 

Vive les Illuminés mdr ;-).

Bon WE en approche ;-).

Savi.
Abonné

Ah, oui, merci Elsab! Je prends note aussi!

Mes élèves adorent que je commence le cours par l'écriture au tableau d'une citation.

Isana, j'adore l'idée d'illuminés! Nous sommes lumineux, waouw!

mims68.
Abonné

A toutes les illuminées, Bonsoir cheeky

Alors promis, je ne vais pas refaire les mêmes posts que j'ai adoré ( j'ai aussi nourri un beau hérisson et l'automne est ma saison préférée, j'adore ces cartes postales vivantes qui nous réchauffent de leurs couleurs chatoyantes ....

Sinon, qlq petites citations comme ca en vrac :

 

"Il vaut mieux suivre le bon chemin en boîtant que le mauvais d'un pas ferme" (Saint Augustin)

"ose le meilleur de ta vie car personne d'autre ne la vivra pour toi" (Jacques Salomé)

et enfin :

"Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier les vertus qu'il n'a pas et de négliger de cultiver celles qu'il possède "

(Marguerite Yourcenar)

Que la méditation soit avec vous , et hop !!wink

Bonne soirée à tous, 

mouton.
Abonné

Je suis tout à fait d'accord avec vous, il faut savourer la vie maintenant. Moi aussi j'ai des plaisirs simples. La caresse du soleil lors d'un trajet vers l'ecole me rend toute heureuse.

Narturellement je profite de la vie à l'instant présent mais mon mari est d'un naturel pessimiste et est également dépressif. Dès que je lui parle d'un de mes projets plus ou moins raisonnable, il voit tout de suite les points négatifs et évidemment m'en fait part. J'ai également un fils qui ne veut jamais bouger et qui commence toujours par râler avant de finalement apprécié ce qu'il est en train de faire.

Alors petit à petit sans que je m'en rende compte vraiment j'ai moins partagé mes envies, je me suis freinée et je crois que certains kilos sont arrivés comme ça pour compenser mes frustrations. Il y a un peu moins d'un an j'ai commencé à ne vraiment pas être bien, à avoir des idées noires ce qui ne me ressemblent pas, je suis d'un naturel très optimiste. Et j'ai décidé d'aller de l'avant, de recommencer à faire des projets et tanpis si mon mari et mon fils ne me suivent pas, mes filles elles apprécient. J'ai commencé par une petite rebellion : l'achat de nouveaux cochons d'inde sans attendre l'approbation de mon mari (je sais c'est tres enfantin comme désir mais vu que c'ets moi qui m'en occupe je ne vois pas pourquoi me refuser ce plaisir). et j'ai entrepris des petites sorties avec les filles (et mon fils râleur car mon homme ne veut pas le garder, il râle aussi quand il ne fait rien). Prochain projet aller en Irlande je reve d'y retourner et ça se fera!

mims68.
Abonné

Comme toi Mouton,

parcours similaire, bcp de frustrations, et bonjour les EME NOURRITURE-TABAC ....frown

Je me suis rendue compte bien tard, mais le fait de plus m'écouter et de ne plus me mettre entre parenthèses et d'en faire moins pour les autres sont difficiles à mettre en place :(

Les choses sont acquises pour certains, voire normales, et moi je fatigue, je suis usée, tant physiquement que moralement aussi !

Alors, vivons l'instant présent à fond et soyons un peu égoiste et bichonnons notre corps et notre esprit wink

@ +

Ederl.
Ancien abonné

Je l'avais mis sur un autre post mais je crois qu'il a toute sa place ici.

voici quelques phrases tirées du livre de Jon Kabat-Zinn "l'éveil des sens", phrases cités dans ce livre de Mary Oliver "La journée d'été"

Qui a fait le monde ?

Qui a fait le cygne et l'ours noir ?

Qui a fait la sauterelle ?

Je veux dire cette sauterelle-ci-

celle qui a bondi hors de l'herbe,

celle qui mange du sucre au creux de ma main,

qui bouge ses mandibules de gauche à droite, plutôt que de haut en bas-

qui regarde autour d'elle avec ses énormes yeux compliqués.

La voilà qui lève ses pâles avant-bras et se nettoie soigneusement la tête.

La voilà qui déploie ses ailes, et s'envole au loin.

Je ne sais pas exactement ce qu'est une prière.

mais je sais comment prêter attention, comment tomber

dans l'herbe, comment m'agenouiller dans l'herbe,

comment flâner et être comblée, comment errer à travers champs,

ce que j'ai fait tout au long de la journée.

Dis-moi qu'aurais-je dû faire d'autre ?

Tout ne finit-il pas par mourir, et trop rapidement ?

Dis-moi qu'entends tu faire

de ton unique, sauvage et précieuse vie ?

chouchou.
Abonné

Bravo Mouton et merci Ederl

la lecture du post "tombe" à pic pour moi ce matin pour reprendre pied : c'est maintenent la vie !

vivre sans attendre ....je vais la méditer tout le weekend

encore merci

BIL.
Abonné

quel bonheur de vous lire!

je voulais vous dire que ce sont ces deux mots 'ici" et "maintenant", en inspirant et expirant, qui m'ont permis de faire un bond en avant pour la rpc

tous les matins, au réveil, pendant 10 minutes, je respire ici et maintenant et ma journée est plus légère et chaque fois que j'en ai besoin, même quelques secondes suffisent pour me recentrer

je m'entends de plus en plus souvent répondre à "qu'est-ce qu'on fait demain ou pour ceci ou cela?" ... demain? on verra

comme quoi, il n'y a rien de plus important que le moment présent et nous arrivons petit à petit à nous en convaincre

tout ça m'émeut profondément et je vous trouve tellement magnifiques

merci. biz

teresa

Savi.
Abonné

Je viens de faire mes premières 10 minutes de RPC.

Je ne sais pas encore très bien où cela mène, mais comme l'ici et le maintenant priment, j'avoue que cela m'a semblé court et que toutes ces pensées qui m'ont traversé l'esprit m'ont fait sourire.

Est-ce déstressant comme technique?

mistigri.
Abonné

Je voudrais aussi partager des petits bonheurs du temps présent, par exemple quand mon petit fils de 3 ans et demi me demande si dans ma classe,  il y a aussi une petite fille qui s'appelle Rose... (je précise que je ne suis pas maitresse d'école.... ) ou lorsqu'il m'explique que l'ampoule du lustre de sa chambre ne marchait plus, que son Papa l'avait vite changée, parce que son petit lit avait peur dans le noir....

J'aime bien ces moments magiques....

Isana.
Abonné

Ah oui Savi, la RPC est sensée être déstressante comme technique.  Elle l'est pour moi en tout cas.

Parfois, si elle fait remonter à la surface certaines images ou pensées douloureuses, il peut être bon de commencer et/ou de compléter par l'image-refuge.  Mais si tes pensées t'ont fair sourire, c'est plutôt bon signe je pense wink.

En tout cas, encore merci à toutes d'apporter vos petites "anecdotes bonheur" ... j'adore !

Allez hop, bonne nuit les Illuminées ... plus on le dit, plus je l'aime ce terme mdr cheeky ... c'est tout à fait ça, Savi : nous sommes lumineuses, rayonnantes, la lumière est en nous ... ouuuuh celle-là, elle fait un peu Jedi mdr ... on voit qu'il est temps que j'aille me coucher lol.

zabounette86.
Abonné

Bonjour les filles,

@ Savi, j'ai commençé la RPC juste hier. Je trouve effectivement que c'est court mais j'ai eu suffisament le temps d'errer vers des pensées concernant mon boulot, ah, il me harcèle celui là mais je l'aime tant... J'ai quand même réussi à vite me recentrer sur ma respiration et j'étais tellement détendue que j'ai failli m'endormir sad. Il faut dire que je n'ai pas bien suivi les conseils de notre grand Dr A, j'étais allongée. Le problème est que je souffre du dos et j'ai beaucoup de mal à tenir assise dans un fauteuil sans avoir le soutien du dossier... Donc, ne t'inquiète pas, on va y arriver, nous sommes qu'au début jeune fille, serais-tu pressée comme nous toutes wink ?

Je te taquine.

@ Isana, 

Quand je t'ai lu : 

 

Allez hop, bonne nuit les Illuminées ... plus on le dit, plus je l'aime ce terme mdr cheeky ... c'est tout à fait ça, Savi : nous sommes lumineuses, rayonnantes, la lumière est en nous ... ouuuuh celle-là, elle fait un peu Jedi mdr ... on voit qu'il est temps que j'aille me coucher lol.

tu m'as trop fait rire, c'est vraiment positif ce forum yes
Bon dimanche à toutes et ouvrez bien vos mirettes, le soleil brille...dehors et dans notre coeur.
Savi.
Abonné

Hello les lumineuses ;-)

Ah, l'impatience, c'est vrai qu'elle est réelle ... A apprivoiser aussi! Ceci dit, c'est une vieille amie pour moi! J'ai attendu 7 ans avant de pouvoir serrer mon fils dans mes bras! Puis ma fille est arrivée 19 mois plus tard! Cherchez à comprendre dame nature? Je ne vous raconte pas les EME pendant cette longue attente!

J'ai refait une RPC avant d'aller dormir, mais ça n'a ps été aussi "bien" que l'après-midi ... Je venais de visionner 2 épisodes d'une série ("Rome"), avec pas mal de violence et de tristesse, et j'étais comme imprégnée ...

Je vais en refaire une maintenant, après avoir écrit ce post.

Pour le mal de dos, un petit truc: je suis pas mal assise devant mon PC pour préparer mes cours, alors depuis un moment j'ai acheté un gros ballon (il y en a plain dans le film "Mince, alors!", dans la salle de gym avec Pascal Legitimus comme prof). Je m'assieds dessus régulièrement, et ça m'aide à apaiser mes tensions dans le dos.

Bon dimanche, mesdames! Le soleil est dedans et dehors aujourd'hui!

Chouette!
 

elsab.
Abonné

Ma citation du jour:

"Le plus grand secret pour le bonheur, c'est d'être bien avec soi" (Bernard de Fontenelle)

Je crois que là est la clé. Apprendre à s'aimer, à ne pas se sentir coupable parce qu'on a osé MANGER quelque-chose d'INTERDIT. 

Petite anecdote:

Hier, je suis allée voir ma mère dans sa résidence pour personnes agées et quend je suis arrivée j'ai rencontré des amies à elle qui m'ont dit: "on dirait que tu as grandi".

J'ai trouvé ça très drôle(j'ai 58 ans) puis plus tard j'ai réfléchi. J'ai perdu un peu de poids, je fais du sport, je me suis affinée, mon corps est plus tonique, je me sens bien dans ma peau même s'il reste des kilos....j'ai redressé la tête, je me tiens droite, je ne regarde plus mes pieds....J'ai grandi!!! Ces charmantes dames avaient repéré quelque-chose de différent, et elles avaient raison. Même si je sais que je ne suis pas mince, je suis réconciliée avec moi-même, peut-être que dans six mois j'aurai encore moins de kilos mais le changement dans la perception de soi-même c'est CAPITAL et ça j'en profite dès à présent! . Ca change tout, et c'est ça que LC peut nous apporter, bien au delà de la simple perte de poids, on apprend cette fameuse bienveillance qui nous réconcilie avec nous-mêmes..

Encore un discours d'illuminée, mais j'assume. Aujourd'hui il fait super beau et la vie est belle!

mims68.
Abonné

Eh beh,si chez nous le temps est gris aujourdhui, vous ramenez un beau rayon de soleil, oui vous, les illuminées cheeky

Je suis tjs enthousiaste quand je lis vos posts, je trouve cette simplicité, cette joie de vivre, le petit qlq chose si futile soit-il qui éveille nos sens et nous fait vivre le moment présent à fond !

Tout comme vous, au bout d'un mois, je me trouve changée, même si le poids descend doucement, j'ai l'impression d'avoir un peu dégonflée, et d'un autre côté, regonflée moralement wink

Ah, dire que grâce à LC notre vrai  personnalité, nos vertus , nos qualités sont enfin mises à jours et nous en prenons doucement conscience, c'est y pas beau ça ?

Alors bon dimanche à toutes et à tous  !

 

@ Elsab,

j'adhore ta petite pensée du jour wink

Rose-PetitBeurre.
Abonné

Merci les filles pour cette savoureuse lecture...

Un peu le blues ce soir, sentiment d'abandon... et là, vous m'avez remonté le moral, tout en me faisant redescendre sur terre : la vie, c'est ici, c'est maintenant, pas dans un hypothétique "quand je serai mince..." on doit vivre avec sa réalité du moment, qu'elle soit agréable ou non.

J'ai été frappée par les exemples sur les activités comme la guitare, etc. Je me suis interdite tellement de choses, comme la danse, à cause de mes complexes... et même quand je me lançais, j'entendais cette voix qui me disais "tu es ridicule, tu es grosse, t'y arrivera jamais comme la jolie nana super mince". Je l'entends toujours cette voix "ty arriveras pas, tu vas te faire jeter, t'es trop vieille pour commencer ça"...

Comme si cette vision de choses, s'interdire de vivre, allait nous aider à nous sentir bien, à prendre confiance et même à maigrir !on passe à coté de notre vie. J'ai souvent l'impression de ne pas vivre, d'attendre de vivre, d'envier les autres en les regardant vivre... Je me lis et je trouve ça déprimant, faux et injustifié comme attitude à l'égard de moi même. Je pense que je reproduis la façon de vivre de mes parents, qui sont isolés, se sont toujours beaucoup disputer et s'interdisent énormément de choses (jamais de ciné, de resto, peu d'amis, vacances toujours trèèès compliquées à organisées et occasions de conflits...). Pas très fun tout ça. Une attitude assez blasée et défaitiste aussi "c'est pas pour nous, ça va être chiant..."  des opinions définitives sur beaucoup de choses, peu de curiosité, d'ouverture, de tolérance...tout reporter avec de fausses excuses, finalement pour pas prendre de risques et encore moins le risque de s'amuser, de voir que la vie est belle, que les gens ne sont peut-être pas si cons si on en attend pas trooop d'eux dès le départ.

Bref, y a pas à aller chercher très loin pour comprendre d'ou vient cette drole de voix décourageante et perfectionniste dans ma tete ! pas facile de se détacher de ses parents, même à 30 ans. Je crois que si je profitais de la vie, que je mettais mon énergie à réaliser mes rêves, à donner la priorités à mes propres valeurs, chercher ma propre façon de penser, à faire taire cette voix moqueuse ("non mais t'es ridicule ! tu crois quand même pas que c'est fait pour toi ? et c'est pas apprécier le chant d'un oiseau qui va te donner du travail !") ce serait une rupture familiale terrible !!

Désolée si mon intervention tombe comme un cheveu sur la soupe alors que je voulais vous remercier d'être si lumineuses et positives dans vos posts... ça m'est venu comme ça, je crois que j'avais besoin de tirer sur la ficelle pour voir où elle allait mener !

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