"choisir" son alimentation - 29112012

aomame.
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Bonsoir,

j'ai envie de manger bio, local , de façon "écologique" mais ai savec mes petis revenus (je suis eule avec ma fille et travaille à mi-temps) j'ai peur de ne pas pourvoir manger comme je le souhaite et je crois que cette forme de stress me provoque des EME.

Je crois qu'en voulant manger de cette façon, je vais encore vers un contrôle de mon alimentation et j'ai d'ailleurs (à mon grand dam!) ressorti de ma bibliothèque mes livres sur "comment bien manger pour bien vieillir et être centenaire". Alors que je vais beaucoup mieux et me suis sentie libre le week end dernier où j'ai mangé avec une liberté absolu sans penser à l'heure au restaurant avec ma fille et mon meilleur ami (un bon café gourmand, et j'en ai laissé dans mon assiette). J'ai eu l'impression de sortir de ma coquille et de penser à autre chose qu'à la nourriture. Et je dois vous avouer que j'ai envie très fort de ressentir tous les jours ce bien-être.

J'ai réussi ce matin à manger un bol de lait chocolaté au petit-déjeuner alors que pour moi le lait est un aliment "cancérigène".

Concernant les produits bio, je pense que je vais acheter mes légumes chez des producteurs locaux bio et les autres produits que j'affectionne tout particulièrement et qui ne sont pas plus chers que les conventionnels (mes céréales -je n'arrive plus à manger des miel pops et des chocoapic que je mangeais par compulsion car je les trouve trop sucrés et trop mous sans saveur-, mes yaourts, certains biscuits). Et étant donné que ma fille a une allergie aux oeufs, je garderai pour le gouter la "tartine". C'est un gouter que j'adore , peu cher (et j'essaye de ne pas être anxieuse à ne pas manger du non bio -j'ai un côté très orthoréxique je dois l'avouer-), et écologique et que je peux partager avec ma fille (ce qui est très important pour moi.

Et puis mon meilleur ami vien tde m'acheter une yourtière pour mon anniversaire! Donc je vais pouvoir faire de bons yaourts moi-même et moins chers!

Par ailleurs, hier soir, j'ai grignoté des biscuits secs et sablés sans culpabiliser. Il faut dire que j'ai mangé peu ces derniers jours : je travaille dans une école où je m'occupe de petits et je mange avec eux le midi (c'est d'ailleurs assez difficle de se concentrer sur mes sensation) et la nourriture n'est pas très bonne et je ne peux pas choisir ce que je veux manger. Du coup, je mange souvent des légumes pour seul repas (merci le PNNS!) .J'ai toujours une forme de peur et de culpabilité à manger un biscuit vers 10heure et demi (jepars de chez moi à 7heure15 et n'ai pas le temps de bien manger). Je suis assez contente de ne pas m'être dit :foutu pour foutu...

Je crois donc qu'il faut que j'essaye d'avoir un détachement par rapport à la nourriture et que je n'arrive à ne pas y penser tout le temps(ni ce que j'ai mangé, ni ce que je vais manger).

Tout ça pour dire que ce n'est pas facile d'être "acteur" sans autre gourou que soi-même^^ de son alimentation.

Commentaires

Daan.
Abonné
Je te rejoins tout à fait sur ton mode de pensée sur l'alimentation. Je pense que nous accuser d'orthorexie est faire un raccourci un peu trop pratique pour ceux qui ne voient pas comme nous. Mais c'est vrai que nous sommes dans un dilemme. Je n'ai moi non plus pas réussi à le dépasser. J'ai envie de m'orienter vers une alimentation qui me parait beaucoup mieux pour la santé que l'alimentation classique occidentale (pour lui donner un nom, les américains eux parlent du SAD pour standard american diet). Je suis un peu comme toi, je n'ai pas d'enfant, mais mon mari est intolérant à pas mal de choses et à un terrain de patho inflammatoire, et c'est difficile dans ce cas de ne pas se pencher sur les infos concernant la nutrition. D'autant que c'est moi qui gère courses et cuisine, donc quand il est mal après avoir mangé un truc, je culpabilise. De plus j'ai eu un cancer du sein il y a deux ans, mais de toute façon ça faisait 20 ans que je savais que j'étais à risque, donc c'est difficile de ne pas cogiter sur les apports en sucre qui nourrissent la cellule cancéreuse, et toute l'info sur la nutrition anti-cancer. Je ne t'apporterai pas de solution ici, car moi-même j'oscille constamment entre la volonté de suivre le régime santé que je crois savoir être le mieux pour mon mari et moi, et l'immense liberté de vivre sans penser à l'alimentation en permanence. Le problème je crois c'est qu'à cause de cette culpabilité, on n'arrive pas à lâcher prise, et que du coup, on mange peut-être plus de cochonneries que quelqu'un de régulé. Mon problème aussi, c'est que je n'aime pas trop faire la cuisine, difficile quand on veut suivre une diète spéciale, mais surtout que là où j'habite on ne trouve pratiquement pas de bio, que j'ai l'occasion d'avoir des repas gratuits de temps en temps mais "traiteur bon marché'" et que ça m'embêterai de refuser cette aide financière indirecte. Bon, tout ça c'était pour te dire que tu n'es pas orthoréxique, tu es juste consciente de certaines choses, et comme moi tu trouves difficilement ton équilibre. Tu sais, si je prends mon mari, qui malgrès ses problèmes alimentaire est un mangeur régulé (comme quoi...), lui ne mangerai pas un biscuit pas très bon, parce qu'il mange juste pour se sustenter et il ne voit pas l'intérêt. Si quelqu'un amène des viennoiseries au boulot, il n'en prend pas parce que " c'est gras, c'est difficile à digérer, c'est pas bon pour la santé", mais ça ne lui pose absolument aucun problème de frustration, ou d'envie' J'envie ça, et c'est sans doute ce naturel qu'il faudrait qu'on puisse avoir pour "choisir'", nous aussi. Mais dès qu'on essaye, on retombe dans la frustration et la compulsion. Parfois j'ai l'impression que sur ce site, le message est : goutez, et vous verrez, c'est pas si bon les trucs (sucrés, ou mauvais pour la santé), et vous reviendrez aux bons aliments. Il y a une sorte de paradoxe, de non dit. C'est comme ça que je ressens les choses parfois, et alors ça me mets un peu en colère et je me dis que je devrais quand même être plus intelligente que ça et pouvoir choisir mon alimentation ! (ne te fie pas à ma date d'inscription, c'est la troisième, donc moi aussi j'ai une certaine expérience du programme, et malgrès mes échecs, j'y reviens toujours !) En tout cas, merci pour ce post, je suis de tout coeur avec toi. J'aimerais beaucoup avoir d'autres avis, surtout de celles qui pensent "comme nous", pour savoir comment elle gèrent ça.
izabelle
Animatrice forum

hello

je me joins à la discussion

j'ai été élevée dans une culture végétarienne, et un peu orthorexique sur les bords...

seulement ma maman était perpétuellement au régime et finalement c'est surtout la restriction cognitive qui en est ressorti, du moins qui m'a gênée

ensuite ça m'arrive de cotoyer les gens qui considèrent le sucre comme un poison, le lait comme un danger public....   

il me semble que ça ne pose pas de problème à partir du moment où l'on l'applique sur soi sans en menacer les autres et que l'on a n'a pas de troubles du comportement alimentaire

j'ai une amie qui est comme ça et qui s'en porte très bien

elle se sent si bien en mangeant à sa façon (crue), et elle n'a jamais eu le moindre trouble alimentaire, pourquoi l'en dissaduer (même si certains essayent)

 

pour ma part, j'ai eu besoin de me détacher de ce sentiment que certaines aliments étaient dangereux ou empoisonnés, même chose pour le micro-ondes qui était honnis dans ma culture familiale (même si pour le coup j'ai quand même un peu les chocottes sur le sujet)

 

je trouve que le fait de se fier à ses sensations est plus probant que la pensée  "cet aliment va me rendre malade"

en effet, je n'ai jamais envie de lait, au grand jamais, mais parfois je peux avoir envie d'un yaourt

si j'écoute mon corps, j'ai bien plus envie de poireau, de curcuma et compagnie que de frites et de chips

 

paradoxal, c'est ma restriction cognitive qui souvent m'a empêché de manger des choses "saines"

ben oui, quand c'est estampillé  "bon, sain", ça fait bonne élève et ça énerve mon côté rebelle

 

il me semble que la bonne attitude est de vouloir se sentir bien dans son corps, non pas en fonction de règles extérieures (ou la dernière étude "choc", parfois fausses), mais en fonction de ce qui nous réussit, de ce que nous aimons

si nous sommes persuadés que le sucre est mauvais mais que l'on compulse sur le sucre, à mon sens il y a un problème (de plus, ça augmente encore plus le trouble du réconfort)

mais si on se connecte à ses sensations et que l'on n'a pas envie de sucre, là cela me semble naturel

 

j'ai l'impression que naturellement quand on suit ses sensations, ça se met en place, aujourd'hui j'arrive à me régaler d'un repas santé sans me sentir "brimée", simplement parce que c'est meilleur à mon goût, gustativement parlant....

mon côté rebelle est un petit peu énervé, certes, mais bon le plaisir gustatif compense largement

aomame.
Abonné

Merci Daan pour ta réponse. Je vois que je ne suis pas la seule à avoir ce côté un peu orthoréxique et ça me rassure un peu^^.

Comme tu le dis, la dégustation me permets de me rendre compte que les aliments industriels, viennoiseries, biscuits de mauvaises qualités, etc ne sont pas bons au goût et que je préfère de là faire moi-même mes cookies, ma brioche ou une bonne tranche de pain au levain. Le corps serait-il donc attirer de lui-même par les aliments "sains" ? Du coup en y réfléchissant je me dis qu'il est préférable d'avoir moins souvent des bons produits mais qu'au moins ils me procure du plaisir.

J'ai des problèmes d'eczéma et d'allergies, et ma fille de 22 mois a des allergies alimentaires alors j'ai entendu beaucoup de choses sur ces questions. Il m'a été dit de supprimer les laitages, et de manger selon la méthode seignalet. Lorsque l'on voit des personnes qui se portent mieux avec ce régime c'est assez tentant de l'essayer, surtout quand mon petit bout hurle en grattant jusqu'au sang à cause de son eczéma.. Mais je remarque quand même que je mange peu de produits laitiers.

Ma coach m'a dit d'essayer de manger des aliments "diaboliques" ;) en pratiquant la pleine conscience. Et je pense que si un aliment ne nous convient pas le corps sait très bien nous le faire sentir. J'essaye donc de lacher un peu prise. Mias ce qu'il y a de drôle c'est que je ne suis plus du tout ou presque attirée par la viande alors qu'avant j'en mangeais midi et doir avec mon ancien compagnon (ah les hommes carnivores;)). Alors peut-être que de ce fait mes dépenses vont diminuer et que je pourrais m'acheter les bons produist que j'aime. Avant je crois qu ej'avais peur de ne pas en manger parce que le PNNS (oh cher PNNS) indiquait de manger cette catégorie alimentaire une fois par jour et que j'avais peur d'être carencée en protéines et en fer.

J'espère que le fait de se reconnecter avec soi-même permettra d'être moins angoissée et de parvenir à choisir avec son corps ce qui nous fait du bein et envie sans culpabilité.

aomame.
Abonné

Merci Izabelle pour ta réponse. Comme toi je me rends compte que je suis plsu attirée par les aliments "sains" au fil du programme et que les aliments industriels ne me plaisent pas et ne me font pas du tout envie. Je pense aussi que le corps sait très bien nous faire conmprendre ce qui lui correspond ou pas si on lui fait confiance. Mias j'avoue que je consomme peu de produits laitiers et peu de produist animaux alors mon côté orthoréxique ressort en ayant peur d'être carencée en protéines, en fer.  Pourtant ce "genre" d'aliementation me fait me sentir bien dans mon corps, avec moins de douleurs abdominales ni de douleurs à l'estomac que j'ai tout le temps sinon en temps ordinaire.

je pense que la pleine cosncience (en tout cas je l'espère^^) me permettra de me reconnecter avec mes "vrais" besoins.

Alpha.
Abonné

Coucou Aomame, Daan, Izabelle : j'apporte ma pierre à l'édifice ;) car je mange bio depuis vingt-trois ans. Mais depuis que je suis mariée c'est devenu compliqué.

Pour moi, au départ manger bio c'était d'abord un choix en lien avec mon souci de l'environnement et de la santé. J'étais célibataire, je mangeais selon mes goûts et en fonction de mes lectures "éclairées" sur le sujet : mon répertoire alimentaire s'est constitué en testant différents modes d'alimentation. Par goût je ne mangeais presque pas de viande, donc je mangeais plus de céréales & légumineuses, oléagineux, etc. J'ai été inspirée par mes lectures - par exemple je n'ai pas supprimé les laitages mais je choisissais de préférence du brebis - en privilégiant les produits d'origine végétale... Je ne pense pas avoir versé dans l'orthorexie car j'ai toujours fait beaucoup d'exceptions à mes propres règles. ;) Et puis, lorsque j'étais invitée ou bien au resto, j'ai toujours essayé de manger, ou de goûter ce qui m'était servi. ;)

Cela ne m'a pas posé de problème non plus le jour où j'ai voulu suivre une diète hyperprotéinée dont la composition était garantie "saine" par mon médecin acupuncteur de l'époque, la poudre était constituée en grande partie de protéines tirées du blanc d'oeuf...

Mais la plupart de mes connaissances n'appréciaient guère ma cuisine bio à tendance végétarienne, et mon mari n'a pas fait exception ! De plus, nous sommes issus de régions éloignées : beurre+crème contre huile d'olive, ça vous parle ?

Mes beaux-enfants mangent plutôt à la façon de mon mari, évidemment - les chiens ne font pas des chats. En conséquence je prépare des repas familiaux qui ne me satisfont pas toujours, ou alors il faut que j'aménage les repas de façon à contenter chacun : c'est faisable, mais c'est compliqué - par rapport à l'époque où je vivais seule.

Je pense que tout cela a contribué, parmi d'autres facteurs, à ce que je devienne une super obèse.

D'abord par frustration, parce que je cuisinais d'une façon qui ne me plaît pas du tout : attention, personne ne m'obligeait vraiment, mais je souhaitais qu'on se mette à table en couple ou en famille avec plaisir, donc je me suis un peu "sacrifiée" les premières années de notre vie commune. Et lorsque j'allais acheter de bons légumes bios (et donc plus chers) et que je passais du temps à cuisiner un plat "à ma façon", je m'apercevais ensuite que j'étais la seule à apprécier tandis que tous les autres noyaient ça sous le ketchup... Alors petit à petit j'ai arrêté de faire des efforts allant dans mon sens, je suis plutôt allée dans le leur !

Ce que je craignais, c'était de nous retrouver à manger tous des choses différentes au cours du même repas, en fonction de nos goûts : cela ne me semblait ni économique ni aisé à mettre en oeuvre - c'est cela que j'ai voulu éviter en "me sacrifiant".

 

Autre chose : avec ce mariage, mes placards ont été envahis d'aliments "courants" qui étaient souvent ceux dont j'avais été privée sous prétexte de régimes imposés par mes parents lorsque j'étais une toute jeune ado. Ces aliments sont très appréciés par mon mari et ses enfants : sodas, chips, biscuits et chocolats industriels, bonbons.

Perso je n'achetais jamais ce type d'aliments lorsque je vivais seule, parce que je ne les aime pas vraiment et parce que je n'apprécie pas leur composition, mais aussi parce qu'ils déclenchaient chez moi des compulsions violentes - en lien avec mon expérience d'enfant qui a été privée de sucreries et d'aliments gras.

 

Aujourd'hui j'ai l'impression que je suis en train de faire la paix avec mon alimentation, grâce à LC et aux exercices basés sur les sensations alimentaires.
Par exemple j'ai arrêté d'acheter de la crème fraîche et je cuisine en utilisant des crèmes à base de soja ou d'oléagineux. Personne à la maison ne s'en est plaint !

Bref, en couple, en famille, en société, j'essaie de concilier ce qui peut l'être ET de mieux m'écouter et me respecter. Au coup par coup, un pas après l'autre, j'avance. :)

Daan.
Abonné
C'est fou ce que ça fait du bien de lire vos expériences. Je me rends compte comme je me suis éloignée de mon naturel alimentaire avec toutes ces obligations extérieures, et celles que je me suis imposée aussi pour ne pas être '"en marge". Je me force quasiment à manger de la viande alors que je veux être végétarienne depuis l'âge de 17 ans, et je m'aperçois que paradoxalement, plus j'ai commencé avec l'age à me dire que j'allais suivre le "régime" végétarien, plus j'ai mangé de viande, parce qu'il y avait mon côté rebelle contre tout interdit, même si il vient de moi, mais qu'en même temps j'avais peur de me différencier. Et puis dans notre société, on ne se sent pas libre de se qu'on mange, toujours les jugements, plus les croyances sur les carences et tous ces conseils avisés de gens qui ne savent pas de quoi ils parlent mais qui veulent juste qu'on se fonde dans la masse et qu'on ne fasse pas trop de vague. Ne pas se faire remarquer, "manger comme tout le monde", "penser comme tout le monde". Je suis un peu en colère, là, c'est parce que je viens de prendre conscience de tout ce manque de liberté que je me suis imposée pour me conformer à un moule, et finalement je ne suis pas moi-même en matière d'alimentation. Vive LC pour retrouver sa liberté !
tiramisu.
Abonné

Depuis que j'ai commencé à suivre les conseils LC, c'est-à-dire de ne pas manger en fonction d'injonctions extérieures mais en fonction de ce que je ressens, mon alimention a changé insensiblement,sans que j'en ressente aucun effet négatif sur ma santé, au contraire, je dirais, car à force de manger des produits light ou de mastiquer des chewing-gums aux arômes puissamment chimiques pour tromper la faim, je développais régulièrement des espèces d'aphtes extrêmement douloureuses, une forme d'allergie à ces saloperies, j'imagine. D'autre part, entre les légumes et les litres de liquide ingurgités sans soif, car il a été dit quelque part que l'eau n'a pas de calories, ça commençait à balloner méchamment.

En écoutant mes sensations,je découvre d'autres produits, d'autres envies, parfois assez surprenantes, comme cette envie de levure qui me tient depuis plusieurs semaines.Je vous rassure tout de suite, je ne me suis pas mise à avaler des cubes de levure,mais plutôt à faire des tartes et des pizzas maison, avec de la pâte à pain et j'ai découvert le plaisir de pétrir soi-même sa pâte (c'est drôle, on se défoule, on tape, on donne des coups de poing et en même temps on crée quelque chose de bon).Je me suis aussi mise à boire de la bière (modérément...),qui faisait partie des grands tabous naguère, car "la bière, ça fait un gros ventre". Et c'est un peu comme ça que j'apprends à déguster,parce que des bières, il y en a de plein de sortes, des blondes, des brunes, des blanches,des amères, des parfumées,des qui cognent et des gentilles. Il y a quinze jours, j'avais très envie de légumineuses et j'en ai mangé pendant toute une semaine...puis ça m'est passé. Maintenant, c'est les soupes qui me tentent, avec du pain noir et du fromage.De manière générale, je constate que ce que je préfère, ce sont les produits simples, sains, sans forcément être bio, que je cuisine moi-même (moi qui pensais que je n'avais jamais le temps pour cuisiner, j'en trouve sans trop de peine).

Tout ça pour dire que c'est assez passionnant de suivre ses envies (même si ce n'est pas toujours facile, d'ailleurs pour la bière j'ai eu droit à des remarques de mon entourage car 1.tu bois de l'alcool, tu es donc alcoolique ou en passe de le devenir et 2.la bière ça fait un gros ventre, bien sûr), et que ça revient pas plus cher, parce que globalement, plus on savoure, moins on consomme.

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