Image refuge - le 10/06/2011

adbonte
Votre coach

J'ai regardé la vidéo d'Apfeldorfer sur l'image refuge, mais j'avoue que je ne suis pas convaincue qu'il soit possible  de trouver dans ses souvenirs un paysage qui soit rassurant et calmant. J'ai beau réfléchir, le déclic ne vient pas. Avez-vous essayé ?

Commentaires

Votre coach
Votre coach

 

Bonjour,

Voici quelques suggestions pour vous aider

Les premières séances sont à faire sur des paysages que l’on évoque un peu artificiellement, afin de s’entraîner à visualiser: par exemple une montagne imaginaire.

Par la suite, vous pouvez choisir toute image correspondant à une situation où vous vous êtes senti bien, confortable et en sécurité, une fois dans votre vie. Cela peut être un lieu de vacances, ou une chambre d’enfant, ou votre chambre actuelle. Un tel lieu existe sûrement dans votre esprit. Vous pouvez faire des essais, ou avoir plusieurs lieux sécurisants.

Ensuite, il s’agit de s’entraîner à visualiser ce lieu avec autant de détails que possible. De la sorte, on peut développer un lieu imaginaire dont l’évocation nous sécurise.

Si vous n'y arrivez pas avec les lieux, vous pouvez tenter cet exercice par l'évocation mentale d'une personne de votre entourage qui vous sécurise et vous rassure.

 

Bonne pratique

JOEL
Abonné

J'ai trouvé un peu par hasard une chaine de télé qui doit s'appeler my zen ou zen sur le cable et qui propose des images de paysages fabuleuses et qui procurent un calme rien qu'en les visualisant. Je vous encourage à regarder ce genre d'images et de se les rappeler.

çà a marché pour moi !

valou.
Abonné

ah oui joel, je l'ai aussi cette chaine, j'essairais de la regarder plus souvent !

mais à un moment où mes filles ne seront pas là et...euh...c'est plutot rare !!!

sinon lee-lix, tu peux t'inventer un paysage à toi, que tu ne connais pas. c'est ce que je fais le soir en ce moment avant de dormir et ça marche. j'imagine un endroit de rêve où y fouler les pieds serait un pur bonheur !

bon courage !

Lee-lix.
Abonné

Merci pour vos idées :)

En fait, je réalise que cette difficulté à déterminer un endroit qui m'apaise/me fait plaisir est aussi lié à mon incapacité à savoir ce qui me fait plaisir dans la vie. Vaste programme...

A suivre !

Valy
Abonné

Bonsoir,

Je viens tout juste de regarder cette vidéo aussi. J'avoue que ça ne m'était jamais venu à l'idée d'utiliser une image refuge (ni même d'en "cultiver" en quelque sorte) alors que j'avais déjà remarqué depuis longtemps combien la nature pouvait m'apaiser, y compris seulement en regardant une photo (ou des reportages à la télévision). Je n'ai pas la chaîne zen du câble mais des images j'en ai plein la tête d'autant plus que je pratique la photographie.

J'aimerais poser une question sur l'image refuge. Est-il possible d'inclure dans la visualisation de cette image des aspects non visuels ? Je m'explique. Je pense à une situation en particulier que j'ai vécu un petit matin de printemps au bord d'un lac de Savoie où j'ai pu admirer le vol de trois cygnes blancs presque au ras de l'eau. Non seulement, je peux voir cette image avec plusieurs détails visuels (la couleur de l'eau, le reflet du soleil, la légère brume sur la rive d'en face, etc.) mais quand j'y repense, je me souviens aussi de la fraîcheur de l'air sur mes joues, de l'odeur de la terre, du bruit discret des vagues, etc. Tout cela forme un tout.

Et hop, c'est parti pour la "culture" d'images refuges (enfin deux ou trois devraient suffir, je pense).

Merci.

fitzie.
Abonné

Comme Valy, je pense que le pouvoir (magique ?) de l'image refuge aura plus de force si on parvient à y associer les 5 sens (quoique peut-être pas le goût ! LOL)

En tous cas, ce qu'elle a écrit est très beau, et j'arrive presque, moi aussi à voir les 3 cygnes !

Anjana.
Abonné

Moi aussi, je les vois ces trois cygnes!!

Merci Valy pour cette belle image!

Lee-lix.
Abonné

Oui, chouette image refuge :) Moi je n'ai pas encore pris le temps d'y penser... avec deux bébés et tout plein de gens à la maison en ce moment, je me sens dépassée :) Mais grace au site, je conserve le "fil", je me sens soutenue et je sais que dès que j'aurai plus de temps (et de calme...) je m'occuperai de me trouver une belle image apaisante. Je plussoie sur les cygnes, trop joli comme image :) Et perso, j'ai aussi senti la fraicheur sur les joues, c'est top :p

Martine.
Abonné

Il existe dans le commerce des CD pour la relaxation. Par exemple j'en ai un qui s'appelle "natural anti-stress", avec des bruits de vagues, de pluie, d'oiseaux, ... accompagnés d'une petite musique relaxante, et ces bruits évoquent forcément des images de nature, de calme, qui peuvent aider. En tout cas pour moi ça marche bien.

GR93.
Abonné

Mon image refuge c'est un paysage chinois , le Yang Tse . 

mereleub.
Abonné

j'ai une image-refuge:un hôthel en montagne ou il faisait bon se reposer.

je n'ai pas encore le reflexe de m'y réfugier

fitzie.
Abonné

[quote=mereleub]

 

je n'ai pas encore le reflexe de m'y réfugier

[/quote]

 

Moi non plus ! en fait je m'aperçois que j'ai bcp de mal à me concentrer ... mes pensées vagabondent sans cesse !

Avant hier soir, j'ai essayé, dans mon lit, avec en bruit de fond le ressac marin (merci mon réveil) de m'imaginer allongée dans l'herbe, non loin de la mer ... j'avais la texture de l'herbe sous moi, son parfum, celui de la mer plus loin ... et puis comme j'avais décidé que c'était en Irlande, me suis retrouvée en train de penser aux récents troubles en Irlande du Nord, puis à un film que j'aime bcp sur l'IRA et ses ravages ... etc ... bref : raté ! Je crois que je vais devoir me trouver un endroit plus politiquement correct, LOL !

GR93.
Abonné

Moi non plus je n'ai pas le reflexe de l'image refuge , la respiration me vient plus spontanément .

Athena.
Abonné

Je ne suis pas visuelle, alors ce n'est pas vraiment une image, mais plutôt une impression. C'est un phénix, le grand oiseau de feu qui se pose sur mon épaule, l'oiseau qui renaît de ses cendres et qui évoque l'être mort et qui renaît à sa féminité. Je peux le sentir, mon épaule gauche est légèrement plus basse que la droite. Je n'y pense plus, alors je l'appelle à nouveau et il vient. Courage à nous tous et bravo!

zou29.
Abonné

j'ai beaucoup de lieux agréables où me réfugier dans ma tête mais beaucoup de mal à en sélectionner un, car dès que je me concentre, les images sont plusieurs à se télescoper et au lieu de calme dans mon cerveau, c'est la pagaille, des morceaux d'un lieu se retrouvent dans l'image de l'autre lieu. peut être vaut-il mieux créer l'image plutôt que de faire appel à des souvenirs ? souvent tellement chargés en émotion ! je me souviens de quelqu'un qui a trouvé une belle image refuge. elle était allongée dans un champs de coquelicot...c'est bizarre mais rien que d'y penser cette image me remplit de bien être. peut on prendre l'image de quelqu'un d'autre ?

mayaboum.
Abonné

L'image refuge, est ce une image d'un souvenir, cad de quelque chose qu'on a vécu ou une image virtuelle, pas vécue, par exemple une image de fonds d'écran?
Dans le cas d'une image non vécue, comment faire pour y imaginer les détails, on les invente?
Est ce que c'est un paysage forcément ou ça peut être une situation, un moment dans notre vie, où on s'est senti BIEN?

Pardonnez ma demande de précision... c'est pour être sûre d'avoir bien compris.

Sciuc.
Abonné

Bonjour,

Pour moi l'image qui vient est celle de la famille Proust en train de boire son orangeade et déguster ses madeleines dans le jardin avec les vergers pas loin.

L'image d'un endroit paisible hors temps. 

Je ne sais pas comment cette image est venue, mais je pense qu'elle évoque la sérénité.

Sciuc.
Abonné

Bonjour,

Pour moi l'image qui vient est celle de la famille Proust en train de boire son orangeade et déguster ses madeleines dans le jardin avec les vergers pas loin.

L'image d'un endroit paisible hors temps. 

Je ne sais pas comment cette image est venue, mais je pense qu'elle évoque la sérénité.

sofimart1.
Abonné

Ah Fitzie tu m'as fait bien rire... c'est tout moi ça aussi !!

Mais merci pour tous vos témoignages, je viens de commencer, et c'est vraiment encourageant !!

Par contre je n'ai pas encore compris comment répondre à l'un d'entre vous en reprenant son message, vous savez le petit encadré... je ne sais si je suis claire ?!!

sikkim.
Abonné

[quote=sofimart1]

Ah Fitzie tu m'as fait bien rire... c'est tout moi ça aussi !!

Mais merci pour tous vos témoignages, je viens de commencer, et c'est vraiment encourageant !!

Par contre je n'ai pas encore compris comment répondre à l'un d'entre vous en reprenant son message, vous savez le petit encadré... je ne sais si je suis claire ?!!

[/quote]

En appuyant sur "citer" ;-)

Tourmaline.
Abonné

L'image refuge est vraiment celle que l'on souhaite : basée sur un souvenir ou une imagination.

Comme le dit Fitzie, il est important d'y associer les 5 sens : VAKOG est le moyen de se souvenir de cela

V comme visuel : qu'est-ce que je vois ? Une cascade ? un arbre ? un jardin ? (oui, la nature semble mieux convenir qu'un centre commercial mais pourquoi pas une cheminée et un fauteuil confortable devant ?)

A comme auditif : qu'est-ce que j'entends : le bruit de la mer, des chants d'oiseaux, la voix de ma grand-mère (évitons les disputes, les pubs...)

K comme kinesthésique : comment suis-je installé(e) : allongé(e) sur du sable chaud ? dans un bon fauteuil confortable ? debout parmi les embruns ? Que ressent ma peau : la chaleur du soleil ? Les embruns vivifiants ?

Olfactif : odeurs marines, d'herbe fraichement coupée, de sous-bois, de roses, du parfum porté par une personne aimée ?

Gustatif : eh oui ! On peut boire une tisane, du thé, un chocolat chaud, du café, manger une madeleine, de la crème chantilly, cueillir des fraises...

 

Plus l'image est riche, plus elle est forte. Plus elle est cohérente aussi. Il est difficile d'associer un fauteuil confortable devant un feu de cheminée avec les chants d'oiseaux et des parfums de fraises et la sensation d'embruns sur le visage, mais pourquoi pas ? (et de quoi je me mêle : chacun ses souvenirs et son imaginaire !)

Parfois, le sable est chaud mais il gratte, l'herbe est douce mais il y a un caillou dans le dos, le vent est léger mais j'ai froid : c'est le signe d'une difficulté à me détendre mais c'est important de se fabriquer le nid douillet qui nous convient. Il vaut commencer par se construire une image unique et cohérente. Par la suite, on peut avoir plusieurs refuges. Ce qui est amusant et instructif c'est d'observer les changements non voulus consciemment dans cette image refuge, témoin d'un état intérieur particulier qui nous apprend beaucoup sur nous-même.

Pour y entrer, j'ai un rituel particulier qui m'aide bien, lorsque je suis stressée (et que donc l'image refuge est moins accessible...) Je m'imagine descendre un escalier de 10 marches en comptant de 10 à 0 à chauque respiration et j'arrive dans ma maison où c'est toujours l'été, où il y a des rosiers en fleurs qui parfument le jardin, une tonnelle, une table de jardin. Des fois, il y a une balançoire, des fois une tasse de thé, des fois un ami imaginaire pour m'accueillir... parfois je suis à l'intérieur de la maison dans un merveilleux bureau avec les tonnes de livres bien rangés...

et c'est toujours propre sans avoir besoin de faire le ménage !!!

 

 

 

fitzie.
Abonné

[quote=Tourmaline]

L'image refuge est vraiment celle que l'on souhaite : basée sur un souvenir ou une imagination.

Comme le dit Fitzie, il est important d'y associer les 5 sens : VAKOG est le moyen de se souvenir de cela

V comme visuel : qu'est-ce que je vois ? Une cascade ? un arbre ? un jardin ? (oui, la nature semble mieux convenir qu'un centre commercial mais pourquoi pas une cheminée et un fauteuil confortable devant ?)

A comme auditif : qu'est-ce que j'entends : le bruit de la mer, des chants d'oiseaux, la voix de ma grand-mère (évitons les disputes, les pubs...)

K comme kinesthésique : comment suis-je installé(e) : allongé(e) sur du sable chaud ? dans un bon fauteuil confortable ? debout parmi les embruns ? Que ressent ma peau : la chaleur du soleil ? Les embruns vivifiants ?

Olfactif : odeurs marines, d'herbe fraichement coupée, de sous-bois, de roses, du parfum porté par une personne aimée ?

Gustatif : eh oui ! On peut boire une tisane, du thé, un chocolat chaud, du café, manger une madeleine, de la crème chantilly, cueillir des fraises...

 

Plus l'image est riche, plus elle est forte. Plus elle est cohérente aussi. Il est difficile d'associer un fauteuil confortable devant un feu de cheminée avec les chants d'oiseaux et des parfums de fraises et la sensation d'embruns sur le visage, mais pourquoi pas ? (et de quoi je me mêle : chacun ses souvenirs et son imaginaire !)

Parfois, le sable est chaud mais il gratte, l'herbe est douce mais il y a un caillou dans le dos, le vent est léger mais j'ai froid : c'est le signe d'une difficulté à me détendre mais c'est important de se fabriquer le nid douillet qui nous convient. Il vaut commencer par se construire une image unique et cohérente. Par la suite, on peut avoir plusieurs refuges. Ce qui est amusant et instructif c'est d'observer les changements non voulus consciemment dans cette image refuge, témoin d'un état intérieur particulier qui nous apprend beaucoup sur nous-même.

Pour y entrer, j'ai un rituel particulier qui m'aide bien, lorsque je suis stressée (et que donc l'image refuge est moins accessible...) Je m'imagine descendre un escalier de 10 marches en comptant de 10 à 0 à chauque respiration et j'arrive dans ma maison où c'est toujours l'été, où il y a des rosiers en fleurs qui parfument le jardin, une tonnelle, une table de jardin. Des fois, il y a une balançoire, des fois une tasse de thé, des fois un ami imaginaire pour m'accueillir... parfois je suis à l'intérieur de la maison dans un merveilleux bureau avec les tonnes de livres bien rangés...

et c'est toujours propre sans avoir besoin de faire le ménage !!!

 

 

 

[/quote]

 

J'adore te lire Tourmaline ! c'est clair, explicite et plein d'humour !

erin94.
Abonné

[quote=Tourmaline]

L'image refuge est vraiment celle que l'on souhaite : basée sur un souvenir ou une imagination.

Comme le dit Fitzie, il est important d'y associer les 5 sens : VAKOG est le moyen de se souvenir de cela

V comme visuel : qu'est-ce que je vois ? Une cascade ? un arbre ? un jardin ? (oui, la nature semble mieux convenir qu'un centre commercial mais pourquoi pas une cheminée et un fauteuil confortable devant ?)

A comme auditif : qu'est-ce que j'entends : le bruit de la mer, des chants d'oiseaux, la voix de ma grand-mère (évitons les disputes, les pubs...)

K comme kinesthésique : comment suis-je installé(e) : allongé(e) sur du sable chaud ? dans un bon fauteuil confortable ? debout parmi les embruns ? Que ressent ma peau : la chaleur du soleil ? Les embruns vivifiants ?

Olfactif : odeurs marines, d'herbe fraichement coupée, de sous-bois, de roses, du parfum porté par une personne aimée ?

Gustatif : eh oui ! On peut boire une tisane, du thé, un chocolat chaud, du café, manger une madeleine, de la crème chantilly, cueillir des fraises...

 

Plus l'image est riche, plus elle est forte. Plus elle est cohérente aussi. Il est difficile d'associer un fauteuil confortable devant un feu de cheminée avec les chants d'oiseaux et des parfums de fraises et la sensation d'embruns sur le visage, mais pourquoi pas ? (et de quoi je me mêle : chacun ses souvenirs et son imaginaire !)

Parfois, le sable est chaud mais il gratte, l'herbe est douce mais il y a un caillou dans le dos, le vent est léger mais j'ai froid : c'est le signe d'une difficulté à me détendre mais c'est important de se fabriquer le nid douillet qui nous convient. Il vaut commencer par se construire une image unique et cohérente. Par la suite, on peut avoir plusieurs refuges. Ce qui est amusant et instructif c'est d'observer les changements non voulus consciemment dans cette image refuge, témoin d'un état intérieur particulier qui nous apprend beaucoup sur nous-même.

Pour y entrer, j'ai un rituel particulier qui m'aide bien, lorsque je suis stressée (et que donc l'image refuge est moins accessible...) Je m'imagine descendre un escalier de 10 marches en comptant de 10 à 0 à chauque respiration et j'arrive dans ma maison où c'est toujours l'été, où il y a des rosiers en fleurs qui parfument le jardin, une tonnelle, une table de jardin. Des fois, il y a une balançoire, des fois une tasse de thé, des fois un ami imaginaire pour m'accueillir... parfois je suis à l'intérieur de la maison dans un merveilleux bureau avec les tonnes de livres bien rangés...

et c'est toujours propre sans avoir besoin de faire le ménage !!!

 

 

 

[/quote]

 

MERCI !!!!!!

sandry.
Abonné

Tourmaline, tu as éclairci ma vision de l'image refuge... en te lisant j'ai vraiment compris ce qu'elle pouvait être por moi.

MERCI !!

Martine.
Abonné

Merci Tourmaline,

moi aussi je crois que tu viens de m'aider énormément pour construire mon image-refuge. Et si tu permets je me suis même permis d'imprimer ton texte pour l'avoir toujours avec moi et en mémoire !

kkarine11.
Abonné

Autant j'ai du mal avec la RPC autant l'image refuge, c'est une sacré découverte.

Pour moi c'est la mer et mon truc pour pour me recentrer quand des pensées  viennent interférer, c'est..une mouette qui vient piquer ! C'est radical.

J'ai du mal à rester concentrer sur ma respiration, alors que là, je sens mon corps, voire je me balade le long de la plage, je sens le vent...

C'est fou comme c'est apaisant.

merci de vos suggestions.

sofimart1.
Abonné

[quote=Tourmaline]

L'image refuge est vraiment celle que l'on souhaite : basée sur un souvenir ou une imagination.

Comme le dit Fitzie, il est important d'y associer les 5 sens : VAKOG est le moyen de se souvenir de cela

V comme visuel : qu'est-ce que je vois ? Une cascade ? un arbre ? un jardin ? (oui, la nature semble mieux convenir qu'un centre commercial mais pourquoi pas une cheminée et un fauteuil confortable devant ?)

A comme auditif : qu'est-ce que j'entends : le bruit de la mer, des chants d'oiseaux, la voix de ma grand-mère (évitons les disputes, les pubs...)

K comme kinesthésique : comment suis-je installé(e) : allongé(e) sur du sable chaud ? dans un bon fauteuil confortable ? debout parmi les embruns ? Que ressent ma peau : la chaleur du soleil ? Les embruns vivifiants ?

Olfactif : odeurs marines, d'herbe fraichement coupée, de sous-bois, de roses, du parfum porté par une personne aimée ?

Gustatif : eh oui ! On peut boire une tisane, du thé, un chocolat chaud, du café, manger une madeleine, de la crème chantilly, cueillir des fraises...

 

Plus l'image est riche, plus elle est forte. Plus elle est cohérente aussi. Il est difficile d'associer un fauteuil confortable devant un feu de cheminée avec les chants d'oiseaux et des parfums de fraises et la sensation d'embruns sur le visage, mais pourquoi pas ? (et de quoi je me mêle : chacun ses souvenirs et son imaginaire !)

Parfois, le sable est chaud mais il gratte, l'herbe est douce mais il y a un caillou dans le dos, le vent est léger mais j'ai froid : c'est le signe d'une difficulté à me détendre mais c'est important de se fabriquer le nid douillet qui nous convient. Il vaut commencer par se construire une image unique et cohérente. Par la suite, on peut avoir plusieurs refuges. Ce qui est amusant et instructif c'est d'observer les changements non voulus consciemment dans cette image refuge, témoin d'un état intérieur particulier qui nous apprend beaucoup sur nous-même.

Pour y entrer, j'ai un rituel particulier qui m'aide bien, lorsque je suis stressée (et que donc l'image refuge est moins accessible...) Je m'imagine descendre un escalier de 10 marches en comptant de 10 à 0 à chauque respiration et j'arrive dans ma maison où c'est toujours l'été, où il y a des rosiers en fleurs qui parfument le jardin, une tonnelle, une table de jardin. Des fois, il y a une balançoire, des fois une tasse de thé, des fois un ami imaginaire pour m'accueillir... parfois je suis à l'intérieur de la maison dans un merveilleux bureau avec les tonnes de livres bien rangés...

et c'est toujours propre sans avoir besoin de faire le ménage !!!

 

 

 

[/quote]Merci Tourmaline, c'est plus claire !

Mais dis-moi, est-ce que l'image refuge doit être statique ? je mexplique... l'image refuge qui m'est venue naturellement c'est le jardin de la maison de vacances de mon enfance et je fais le tour de la maison en détaillant toutes les fleurs et arbustes. Je n'arrive pas avoir une image où je ne bouge pas, où je ne fais que contempler...

Merci Sekkim pour ton aide !

Tourmaline.
Abonné

bonjour Sofymart1,

Il n'y a aucune raison pour que l'image refuge soit statique.

c'est un endroit qui nous convient : parfois j'ai besoin de marcher dans "mon jardin", parfois que je fais un bouquet, parfois je bois du thé en regardant le vent dans les feuilles.

Je crois que plus on est détendu, plus on laisse l'image exprimer une partie de soi.

Mais au début, il faut vraiment s'y trouver bien et parfois, pour m'y trouver bien, j'ai eu besoin d'imaginer un formidable orage alors que je suis à l'intérieur, bien au chaud, protégée, avec du feu dans la cheminée... j'ai l'impression que quand ce genre d'image surgit, ça me défoule, sans faire de mal à quiconque, ni à moi, ni aux autres... Il n'est arriver aussi de m'envoler et de voir mon jardin de très haut avec un sentiment de puissance, d'être portée par le vent, d'être incoryablement forte... et je revins dans mon jardin et je finis ma théière ! (oui, j'aime le thé !)

J'espère que cela pourra t'être utile.

sofimart1.
Abonné

[quote=Tourmaline]

bonjour Sofymart1,

Il n'y a aucune raison pour que l'image refuge soit statique.

c'est un endroit qui nous convient : parfois j'ai besoin de marcher dans "mon jardin", parfois que je fais un bouquet, parfois je bois du thé en regardant le vent dans les feuilles.

Je crois que plus on est détendu, plus on laisse l'image exprimer une partie de soi.

Mais au début, il faut vraiment s'y trouver bien et parfois, pour m'y trouver bien, j'ai eu besoin d'imaginer un formidable orage alors que je suis à l'intérieur, bien au chaud, protégée, avec du feu dans la cheminée... j'ai l'impression que quand ce genre d'image surgit, ça me défoule, sans faire de mal à quiconque, ni à moi, ni aux autres... Il n'est arriver aussi de m'envoler et de voir mon jardin de très haut avec un sentiment de puissance, d'être portée par le vent, d'être incoryablement forte... et je revins dans mon jardin et je finis ma théière ! (oui, j'aime le thé !)

J'espère que cela pourra t'être utile.

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Merci Tourmaline, après le jardin , je revisite la maison aussi, c'est dingue comme je retrouve plein de détails, c'est très chouette et ça me fait un bien fou, je suis toute détendue quand je réouvre les yeux

zou29.
Abonné

merci Tourmaline pour tant de précisions.

je fais de la RPC tous les jours, car j'ai appris à me recentrer en yoga, mais justement plus je me recentre, plus j'ai envie d'accéder au vide.

je ne pratique donc pas l'image refuge de peur de m'éparpiller dans plein de directions.

et pourtant quand je te lis, tu me transportes, j'ai envie de te suivre dans le jardin et boire une tasse de thé avec toi...c'est magique !

c'est l'imaginaire qui travaille et moi j'ai tellement travaillé sur le moment présent, que je veux rester dans le moment et tout ressentir, tiens même avec VAGOK pourquoi pas ?çà me donne une idée pour détailler encore plus comme une dégustation du temps présent.

Tourmaline.
Abonné

Bonjour Zou29

 

Je visualise comme je respire ! j'ai découvert cela avec un merveilleux livre sur la visualisation de Noëlle Philippe (mais il date, il est sans doute introuvable)

Et même, je visualise mieux que je respire, je m'en rends compte depuis que je suis ce programme !  parce que respirer et faire le vide m'est plus difficile.

Je trouve les deux méthodes complémentaires : j'ai découvert beaucoup de choses sur moi-même avec la visualisation et je découvre un "je suis ici"  (voire un "je suis" les bons jours !) avec la RPC. c'est bien de pouvoir alterner les deux en fonction des possibilités... intérieures et extérieures.

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