J'y arrive pas - le 08/06/2012

Claire de Linecoaching
Abonné

Bonjour,

j'ai débuté le programme y a quelques semaines et bien que je sois sûre à 100% de son bien fondé, j'y arrive pas.

Oh, la première semaine, j'ai bien tout noté et effectivement j'ai pris conscience de tas de trucs mais j'ai buté sur l'étape où il faut s'accorder 10 mins de prise de conscience. J'y arrive pas. Pas possible.

Avec 2 enfants en bas âge, un collègue de bureau et des transports en commun quotidiens, je vois pas du tout quand je pourrais prendre pour moi ces 10 mins. Du coup, j'ai lâché.

J'arrive même pas à me souvenir que j'ai entamé cette démarche.

Il me faudrait un gri gri. Vous avez des gris-gris ? Quelque chose porté sur vous qui vous rappelle que "ah, oui, c'est vrai je suis un programme, je dois me rencentrer sur moi".

Car des fois c'est après avoir mangé que je me rappelle "ah oui tiens j'avais pas faim".

Parfois, je me dis qu'il me faudrait un badge comme les alcooloques anonymes. Juste pour rappel.

Bref, je me sens sacrément seule.

Rosemonde

Commentaires

lilifée.
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Chère Rosemonde,

je me suis inscrite mi-mai, et aujourd'hui je me pose un peu les mêmes questions que toi: comment me recentrer sur le programme avec tout ce que je dois faire...Comment être plus sereine, alors que je suis trop stressée par mon boulot. Je me sens aussi assez seule face aux exigeances de LC, car effectivement , IL FAUT trouver quelque part ce temps pour s'y investir... et franchement, cela demande pour moi un vrai effort...( j'ai 42 ans, trois enfants, dont un en bas âge, donc des repas avec les enfants, un quotidien bien remplie, et peu, très peu d'espace libre dans ma tête et dans mon emploie du temps pour être attentive à moi-même. Le mode de fonctionnement: gérer rapidement et instinctivement le stress et les émotions pénibles par la nourriture est si ancré en moi...)

Eh oui, il m'arive aussi à oublier pendant plusieurs jours le RPC, et je n'ai pas le réflexe de faire de EME-zen quand j'ai des méga envies de manger pour destresser...

Je me suis dit, que je vais écrire au coach pour avoir quelques pistes et savoir ce qui est vraiment essentiel dans le programme, sur quoi je dois absolument me concentrer, et comment, car les défis par ex, je n'arrive pas... Je me suis dit, que je vais revoir étape par étape ma journée et trouver un moment que je pourrais prendre pour moi, et vraiment m'efforcer pour le prendre, mais surtout ne pas culpabiliser si j'oublie!  Ce programme devrait apporter de l'apaisement, et pas du stress en plus. En même temps, je crois que dans un premier temps, regarder en face sa vie, se poser et définir où on se trouve, cela peut être une exercice pénible et difficile, mais c'est par là que le chemin passe.

En tout cas, rassures-toi, tu n'est pas seule, on est tous dans la même galère!

J'ai vu que tu es à Grenoble, je suis en haute-savoie, et je te soutiens de tout coeur!

Bonne journée à toi, et reprend courage!!!

 

Rosemonde.
Abonné

Bonjour lilifée et merci de ta réponse, 

Au final tu es la première personne avec qui j'échange sur ce programme et ça fait du bien.

L'apaisement c'est bien c'est ce que l'on recherche tous. Le contrôle c'est aussi quelque chose qui me parle et pouvoir décider en toute conscience "je mange ou pas" c'est effectivement ce vers quoi j'aimerais tendre.

Mais j'ai besoin d'un côté "freak", out of control, mindless et en ce moment avec Pt'i Blond et Mini blond c'est plus possible. J'ai cessé mes activités extra-pro l'an dernier à la naissance du béb et je n'ai plus d'espace de totale liberté. Je n'ai plus de temps pour moi. Le seul moment où je peux débrider les rennes et laisser tout s'emballer c'est la bouffe.

Et perdre cette bouffée, hors de contrôle, ne me convient pas du tout. C'est pour ça aussi que j'arrive pas à me lacer vraiment dans le programme.

 

Lily.
Abonné

Bonjour Rosemonde,

Il me semble que tu es beaucoup trop exigeante avec toi-même ! Nous sommes toutes tombées dans ce piège du perfectionnisme où l'on se dit "j'y arrive pas, j'arrête !" Tout ou rien. Ou je maîtrise, ou je lâche.

Avec l'expérience, je peux te dire qu'il est contre-productif d'aborder le programme de façon trop scolaire, en essayant de tout faire exactement "comme le monsieur le demande" ;-)

Car c'est vrai que dans un mode de vie où l'on n'est jamais seule, ni au bureau, ni à la maison, ce n'est pas facile.

Mais certains outils sur le site proposent des pauses RPC de 3 minutes. Et si 3 minutes, c'est encore trop difficile, tu peux faire des pauses de quelques secondes. Moi ça m'a beaucoup aidé : prendre quelques secondes pour se recentrer sur soi, entendre sa respiration, essayer d'identifier les tensions du corps, les douleurs éventuellement, et respirer encore, c'est déjà beaucoup !

Dans le chat de mercredi, G. Apfleldorfer répond à une question du même type. Voici ce qu'il propose :

"Puisque vous avez de la difficulté à pratiquer les séances de pleine conscience, je vous propose de les remplacer (peut-être temporairement, dans un premier temps) par la « toile de pleine conscience » qui vous permettra de vivre vos journées en y mettant de la pleine conscience dedans :

Mini dégustation en pleine conscience 1. A chacun de vos repas et à chacune de vos collations, vous ferez trois bouchées de dégustation en pleine conscience au moment où vous le désirez dans le repas. Vous alternerez vos trois bouchées de dégustation par des moments en « attention partagée », c'est-à-dire des moments où votre attention est portée sur les échanges avec les autres à table.

Mini marche en pleine conscience: 2. A chacun de vos micro déplacements de la journée (par exemple d'un bureau à l'autre) vous ferez une mini marche en pleine conscience. La description de la marche en pleine conscience se trouve dans vos « outils/ Pleine conscience ».

Mini respiration en pleine conscience: 3. Enfin, vous ferez trois cycles de respiration en pleine conscience à chaque changement d'activités. Lorsque vous pratiquez ces exercices, veillez à accueillir les pensées et émotions qui se présentent, en revenant à chaque fois sur le focus de l'exercice".

Cela devrait t'aider. C'est intéressant, car cela ressemble à une théorie que j'essaie d'appliquer au quotidien : la théorie des petits efforts : plein de petits efforts quotidiens sont en fait plus efficaces qu'un seul gros effort qu'on n'arrive pas à renouveler régulièrement. C'est pareil pour le sport : mieux vaut monter les escaliers tous les jours que courir une heure de temps en temps...

Mais en fait, pour reprendre l'exemple du sport, que je connais mieux, je dirai plutôt : c'est en commençant à monter les escaliers quotidiennement que l'on arrive un jour à courir une heure régulièrement. En tous cas, c'est mon expérience !

Pour la RPC, c'est un peu pareil. Commençons par quelques secondes pour espérer un jour parvenir aux 10 minutes puis aux 30 minutes (graal qui me semble encore aujourd'hui inaccessible !)

Et puis, il faut le dire aussi : nous avons des contraintes de temps, certes, et une vie très active. Certes. Mais 10 minutes de RPC, ce n'est pas que du temps : c'est aussi de l'inconfort, souvent, de l'ennui, ou de l'angoisse, ou un sentiment d'incapacité, d'infériorité ("Je n'y arriverai jamais"). Et c'est cela, le plus dur à vaincre...

Bonne route à toi !

Lily

elsab.
Abonné

Merci Lily pour tous ces conseils, moi aussi j'ai du mal à faire 10mn de RPC, mais faire des mini pauses toute la journée,ça me semble très faisable. Et toujours rester bienveillant avec soi, même quand on y arrive pas... c'est le seul moyen de ne pas décrocher justement..

Rosemonde.
Abonné

Bonjour et merci de ta réponse.

Ce que tu dis concernant la RPC est très très intéressant et je n'avais pas vu les choses sous cet angle.

Merci beaucoup pour cet éclairage nouveau.

lilifée.
Abonné

Oui, oui, oui, c'est exactement cela!!!

Comme si on devait mettre sous controle cet espace de liberté aussi, alors, qu'elle nous permet justement de s'échapper de tous les autres controles et obligations.

Le souci, c'est que ce n'est pas un véritable espace de liberté, ce n'est qu'une paranthèse où nous créons une illusion de liberté. Mais, c'est la nourriture qui as le controle. Ou plutôt, ce qui nous conduit à aller vers la nourriture...

Il me semble que LC vise à inverser les choses, voir carrément se libérer de cette emprise, mais est-ce que les débuts doivent être aussi pénibles? Car quand j'ai une EME, et je me dis que je dois m'arrêter pour examiner mes émotions, faire l'auto-analyse rapide qui va me permettre de dépasser l'envie de m'anésthésier avec  la nourriture....eh bien, je suis frustrée, angoissée, et je n'ai pas envie de le faire, car manger est un réflexe qui me procure un moment de détente - certes passagère, mais réel... Le souci, c'est les kilos un peu partout qui s'accumulent...

Comment faire? quel est le processus qui va permettre d'améliorer  et rendre moins pénible ce parcours? C'est bien possible que c'est quand même le pratique de EME-zen, mais je ne sais pas quand le faire. Quand l'envie de manger est là, c'est dèja trop tard pour moi...

Perso, ce que j'essaie de rendre régulier dans la semaine, pour me relaxer, c'est marcher un peu, avec mon fils dans la poussette, mais vraiment, marcher  45 minutes d'un bon pas, pour me sentir essouflée,  et apprécier le gout de l'effort. Je ne sais pas si tu pourrais prendre un peu de temps pour marcher, moi, ça me fait réellement du bien,  et c'est la seule chose pour le moment que j'arrive à maintenir dans le temps.

Il y aura encore tant à dire, évoquer d'autres pistes de réflexion...

En tout cas, merci pour ta réponse et ton analyse brillante!  Cet espace de total liberté dont tu parles m'interpelle, et la question que je me pose: comment faire pour que ce ne soit pas un plongeon dans la nourriture?

A plus tard!

sagattine.
Abonné

Comme Lily, il faut faire attention au perfectionnisme! Ce n'est pas grave de ne pas tout bien faire, on fait ce qu'on peut comme on peut! Les défis sont optionnels, c'est simplement pour pérenniser de bonnes habitudes, mais si on a pas le temps il vaut mieux se concentrer sur le parcous alimentaire qui est vraiment la colonne vertébrale du programme.

Pour la pleine conscience, on peut profiter des transports en commun, ou alors si on ne peut pas trouver 10mn, pourquoi ne pas essayer de grapiller quelques instants par-ci par-là? Même en ayant une journée de dingue il faut bien aller aux toilettes, prendre une douche,...

Et puis on peut aussi s'interroger sur ses priorités et sur sa capacité à déléguer ou pas : alors c'est peut-être facile pour une étudiante sans enfants de dire ça, mais les enfants, le ménage, les courses, la préparation des repas,... ne sont pas des activités exclusivement féminines, s'il y a quelqu'un à côté (le papa par exemple) il peut lui aussi participer wink

Bon courage!

Rosemonde.
Abonné

Vous avez touter raisons !

Mais tu verras sagattine que oui, même si tu as besoin d'aller aux toilettes, avant un certain âge, un enfant est persuadé que c'est de son devoir de t'y accompagner :D

Narméa.
Abonné

ben oui, quoi... au cas où tu te perdrais.......................................

 

sinon, on peut grapiller aussi quelques secondes de conscience par ci par là, pour commencer... Si 10 minutes c'est trop long, est-ce que 3 seraient possible?

est-ce que tu peux prendre ta douche sans emmener tout le monde avec toi ? (je ne sais plus qui sur le forum -pardon!- avait dit qu'elle prenait sa douche encore avec tous ses collègues de bureau... ça m'a bien fait rire, mais c'est tellement vrai!!!!)...

est-ce que quand tu marches, au lieu de penser à plein de trucs, tu peux simplement sentir le sol sous tes pieds?

et oui, pourquoi pas un gri-gri: un scoubidou accroché à tes clés (ou un ruban  ou autre) qui te rappelle "ah oui, je suis là ici et maintenant" à chaque fois que tu le vois ou le touche...........

tous les moyens sont bons.... tous ces petits exercices peuvent te montrer que ma foi, et bien c'est possible pour toi aussi, que tu peux y arriver...

et si tu ne peux pas faire la rpc tous les jours peut-être te fixer un moment dans la semaine (un dimanche matin ou un soir quand tous sont endormis... ou un moment où les petits sont devant la télé....) où tu fais quelques minutes, 3...5 .... un moment où tu te poses, où tu prends un peu d'air rienq ue pour toi....

et tu n'es pas seule bien-sûr... quelquefois ça m'aide de me dire que là, autour de moi, il y a d'autres personnes qui sont sur le même chemin.... et qu'elles galèrent et râlent aussi....wink

tamar.
Abonné

Autrefois j'ai fréquenté l'Arche de Lanza del Vasto, et il y avait un exercice qui s'appelait le "rappel", et qui était, je crois, inspiré de l'enseignement de Gurdjieff. Une fois par heure la cloche sonnait et à ce moment-là tout le monde arrêtait pile ce qu'il était en train de faire pour se "rappeler" sa propre existence, revenir pendant une minute à son intériorité. Je ne le pratique plus systématiquement mais la notion de "rappel" est restée très vivante en moi, se souvenir de temps en temps qui on est, où on va, pourquoi on fait ce qu'on fait, comment on se situe par rapport au monde de façon générale. Aujourd'hui où il y a plein de montres qui ont cette possibilité, c'est facile de se faire "bipper" toutes les heures pour une petite minute de retour sur soi-même.

Noelle
Marraine

bonjour Rosemonde

je comprends ta difficulte a pratiquer la rpc,  mais ce n'est pas parceque  tu butes sur cet aspect là du programme que tu dois lacher!

tu dis que tu prends les transports en commun, et peut etre as tu mini mp3 que tu peux utiliser justement dans les transports en commun?

moi, je viens seulement de m y mettre regulièrement, bien que mes enfants m aien offert un mini truc a ecouter de la musique dans le métro en septembre

bon courage!

Pomdereinette.
Abonné

Déjà, merci pour le fou rire au sujet des toilettes !

Avant de commencer le programme j'ai beaucoup hésité, à cause de ce problème de temps. Mais ne pas prendre de temps pour soi n'est-ce pas déjà une (grande) partie du problème ? Soit s'étourdir en se consacrant à autrui soit se dévaloriser au point de toujours se faire passer après. Essayer de se donner un peu de temps c'est déjà travailler l'estime de soi.

La RPC, je pratique dns les transports en commun. Pas la solution idéale mais mieux que rien. Sinon, ben je me boucle dans les toilettes, pour les 3 mn. En essayant de faire abstraction des cris et réclamations diverses...

Rosemonde.
Abonné
Merci a toutes pour vos messages. Je vois que je ne suis pas la seule à rencontrer les mêmes difficultés et je pense que vous avez raison : il faut savoir adapter la méthode pour qu'elle s'intègre de façon naturelle à son quotidien. Disons aussi qu' en toute honnêteté, dégager du temps pour la rpc n'est pas ce qui me motive le plus. Du temps j'en veux pour moi mais pas pour m'editer, pour voir des copines, refaire du théâtre, me mettre à la peinture, faire toutes ces choses qui me font envie et pour lesquelles pour le moment je n'ai pas de temps. Dégager du temps pour la rpc me frustre et me fait ressentir le manque de ce temps que je veux pour moi et que pour le moment je n'ai pas. La rpc c'est peut-être prendre du temps pour soi mais en tout cas pas comme moi je voudrais, pas comme il me plairait. Mais l'idee du gri-gri me plaît. Un peu comme le rosaire du religieux il pourrait être un discret rappel à cette obligation, de pause et de relaxation. Après tout certaines femmes placardent bien sur leur frigo des photos d'elles pour se motiver .... En tous cas je vous remercie pour vos interventions. Ça fait du bien d'échanger :)
Cara.
Abonné

Lilifée à dit : (Désolée je n'ai pas trouvé comment insérer une citation)

et je n'ai pas envie de le faire, car manger est un réflexe qui me procure un moment de détente - certes passagère, mais réel... Le souci, c'est les kilos un peu partout qui s'accumulent...

Comment faire? quel est le processus qui va permettre d'améliorer  et rendre moins pénible ce parcours?

 

Geneen Roth dans son bouquin "Women, food and god", dit que si la nourriture n'avait aucune incidence sur le poids, nous trouverions autre chose pour nous anesthésier. En fait, devoir penser au fait que ce que nous mangeons va nous faire grossir participe du mécanisme que nous nous anesthésions avec de la nourriture. Parce que cela rajoute une cogitation supplémentaire, cela occupe l'esprit.

Donc je pense que le processus qui va permettre d'améliorer ce parcours, c'est justement de découvrir pourquoi nous ne souhaitons pas savoir ce que nous fuyons. Et forcément, comme nous ne souhaitons pas le savoir, nous trouvons des excuses qui semblent très bonnes pour ne pas faire de pleine conscience, qui nous permettrait de le découvrir. Surtout si ces choses sont en relations avec l'excuse : j'ai des enfants, un mari, une maison, un travail, c'est GÉNIAL ! Je devrait être la plus heureuse du monde ! Nous ne nous autorisons pas à découvrir qu'il nous manque quelque chose. Mais découvrir cela ne nous oblige pas à renier ce que nous avons, c'est ce qu'il faut comprendre. Ce n'est pas parce que nous prenons 10 minutes pour nous que nous renions nos enfants !

Nous nous autorisons à manger car c'est normal de manger, tout le monde doit manger, comme aller aux toilettes, mais nous ne nous autorisons pas à définir nos prorpres besoins. Or, il ne s'agit pas de tout envoyer valser, et c'est sans doute ce qui nous fait peur, il s'agit juste de faire un geste pour être d'avantage nous même, nous retrouver.

Ann.
Abonné

Bonjour Rosemonde,

Non tu n'es pas toute seule.

Je n'ai pas lu les réponses que tu as reçues, mais c'est la preuve.

Je voulais te dire que si tu as une -ou plusieurs- difficultés, et il semble que c'est le cas, n'hésite pas à envoyer un message au coach. Elle est là pour ça, et elle sera une preuve de plus que tu n'es pas seule... Tu peux aussi poser la question sur le chat du mercredi et tu auras la réponse de G Apfeldorfer ou de JP Zermati.

Pour la RPC, je crois que 10 minutes par jour on peut les trouver, même avec des tas d'autres choses à faire. Parce que que 10 minutes, c'est quand même que 10 minutes...Sinon, il faut arriver à se donner cette priorité sur tous le reste -sauf sur les enfants en bas âge- car c'est pour nous qu'on le fait.

Après tu peux toujours le faire dans les transports ou l'adapter à ton style de vie, car mieux vaut le faire un peu que pas du tout.

Quand au programme, prend le temps, Savoir si on a faim ou pas, avant, pendant et après le repas est une chose. Après il faut aussi apprendre à respecter ses sensations de faim ou de non faim, et c'est tout le programme. Et pour y arriver, c'est progressivement en faisant les exercices qu'on apprend. Tu ne peux quand même pas t'imposer de réussir avant même de les faire...

Pomdereinette.
Abonné

Rosemonde, le paradoxe est là : c'est en acceptant de prendre 10 mn, ou 3, pour la RPC, que tu apprendras à te dégager du temps pour : faire de la peinture, reprendre le théâtre...

Je t'assure que ça marche ! Perso j'ai fini par me permettre de laisser les enfants avec leur père et accepter une invitation au théâtre, ce que je n'avais pas fait depuis... 7 ans !

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour rosemonde, lilifée, et tout le monde,

Vous avez des emplois du temps que vous remplissez avec tant de choses si nécessaires, si obligatoires… Et bien entendu, vous vous plaignez de vous remplir aussi le ventre de la même façon, d’avoir une corps plein comme votre emploi du temps.

Soyons clair : vous ne pouvez pas AJOUTER LineCoaching à tout ça. Vous ne pouvez pas AJOUTER de la minceur dans votre surpoids. Il s’agit d’épurer. Épurer son emploi du temps, épurer son corps. Pas plus, mais moins et mieux.

Vous allez me dire : tout ce que je fais est indispensable, on ne peut rien enlever. Le travail ? Il faut bien travailler. Les enfants, le mari, les activités ménagères, la famille, les amis, les loisirs, tout cela est indispensable. Et d’ailleurs, je n’aurai pas le temps de faire tout ce que je veux dans cette existence-là, il m’en faudra une seconde après.

Une remarque : la plupart du temps, ce temps qui manque, vous le donnez aux autres. Ce qui vous prend du temps, ce sont des activités centrées sur le monde extérieur. Que reste-il pour vous recentrer sur le monde intérieur ? N’y a-t-il pas là un sérieux déséquilibre ? Une forme d’injustice à votre égard ? Et sans doute une peur profonde de cet intérieur-là, des pensées et des émotions qu’il recèle ?

Et aussi, tout cela ne relève-t-il pas du perfectionnisme, comme le fait remarquer très justement sagattine ? Je prends un exemple, glané chez plusieurs de mes patientes, qui sont mères de famille : « ah, donner à manger à mes enfants, je suis bien obligée. Et les soupes, c’est du travail. J’achète les légumes et je fais moi-même les soupes. Leur donner des petits pots ? Vous n’y pensez pas ! Je ne suis pas une mauvaise mère, je veux leur donner le meilleur ! »

Combien de temps, pour une soupe maison ? Achats des légumes, préparation… Quel prix à payer pour être une mère parfaite !

Revenir sur soi, régulièrement. Comment s’y prendre ? Trouver un grigri, un rappel, comme ce que propose Lanza del Vasto ? Pourquoi pas ? C’est la même démarche que ce que je propose et qui est repris par lily. Je propose, soit à la place, soit en complément des exercices de PCS formels (les séances organisées) de pratiquer des instants de PCS tout au long de sa journée, et en mangeant, de ne jamais perdre de vue ses sensatiosn alimentaires. Cela ne prend pas de temps, mais conduit à un recentrage régulier sur soi tout au long de la journée.

Je vous donne ci-dessous la version complète, en avant première, qui sera bientôt intégrée au programme LineCoaching.

Merci à toutes pour vos posts, si géniaux. Vous avez toutes des souvenirs de lectures, de choses glanées ici et là, qui rejoignent ce que nous proposons sur le site, qui l’enrichissent. C’est formidable !

 

La toile de pleine conscience

1) Respiration en pleine conscience

Chaque fois que dans la journée, vous arrêtez une activité, faites une pause durant 3 cycles de respiration, avant d’entamer une nouvelle activité.


Posez‐vous, respirez en pleine conscience, en centrant votre attention sur le ventre, la poitrine ou le nez. Accueillez avec curiosité et bienveillance les pensées, les émotions et sentiments, les sensations physiques qui se présentent à cette occasion.

2) Marche en pleine conscience

Lorsque vous passez d’un endroit à un autre, dans votre vie professionnelle, à votre domicile, dans un lieu public, en tous lieux, centrez-­‐vous sur les sensations au niveau des pieds, sur le contact avec le sol.


Là encore, accueillez avec curiosité et bienveillance les pensées, les émotions et sentiments, les sensations physiques qui se présentent à cette occasion.

3) Dégustation en pleine conscience

A chacun de vos repas et à chacune de vos collations, prenez le temps de déguster attentivement trois bouchées, de préférence les trois premières, sans que ce soit une obligation. Puis mangez en «attention partagée» : attachez­‐vous à ne pas perdre de vue le goût des aliments, tout en dialoguant avec les autres convives. Si vous mangez en solo, là encore, soyez attentif aux sensations gustatives et veillez à ne pas entreprendre une activité mobilisant toute votre attention. Veillez à repérer le moment où votre plaisir gustatif se termine, c'est­‐à‐dire le moment du rassasiement.

Avant de commencer à manger, regardez et humez vos aliments. Puis portez-‐les à votre bouche, examinez leur texture, leur température, les saveurs, les arômes, le goût de gras. Suivez leur parcours dans la mesure du possible au moment de la déglutition. N’enchaînez pas immédiatement la bouchée suivante afin de pouvoir examiner l’arrière-­‐goût.

Ces pratiques vous permettent de faire retour sur vous‐même, sur vos pensées et émotions, tout au long de la journée. Elles ne se substituent pas aux exercices de pleine conscience formels. Rappelez‐vous : il s’agit de se recentrer sur soi, régulièrement, d’accueillir les pensées et émotions qui se présentent, avec curiosité et bienveillance, sans jugement, sans raisonnement, d’aller de moment en moment, en revenant à chaque fois sur le focus de l’exercice.
 Lorsque vous constatez que vous vivez un moment difficile, n’hésitez pas à pratiquer un exercice plus long, par exemple un espace de respiration.

Rosemonde.
Abonné
Merci beaucoup D. Apfeldorfer pour votre intervention et cette avant première qui j'en suis sûre nous sera bénéfique. En ce qui me concerne je ne vise aucune perfection et je me contre fiche du regard de l'autre. Je suis même sacrément égoïste dans la mesure où je ne recherche que mon épanouissement personnel et que mes pulsions alimentaires viennent justement de ma frustration à ne pas pouvoir l'ateindre. Pas par manque de temps (j'ai un conjoint en or et une forte tolérance au désordre) mais plutôt parce que je ne connais pas mes motivations personnelles. Et là s'arrête la rpc et commence le travail du professionnel à mon sens. Et ça c'est une autre histoire ....
SEZAMA.
Abonné

Bonjour Lily

Ton message est magnfique d'espoir, de sagesse et de bon sens, et me rappelle encore une fois que la loi du tout ou rien qui me régit dans tous les domaines ne peut que me mener soit à abandonner  ce que j'entreprends, soit à me le faire vivre péniblement. J'essaierai de de suivre cette politique des mico-efforts. Et merci encore une fois.

Hashimoto.
Abonné
Concernant les EME, ce qui m'a beaucoup aidée - je suis nouvelle sur le site mais je connais l'approche depuis 10 ans - c'est justement de ne pas lutter contre elles. Parce que vouloir à tout prix ne pas manger pour une raison émotionnelle c'est encore du contrôle et du perfectionnisme. Alors je n'essaie pas de retarder le moment où je mange, j'essaie juste de me mettre bien contact avec l'émotion qui me fait manger : oui j'ai envie de manger rageusement du chocolat parce que je suis furieuse contre telle ou telle personne. Et donc je mange mon chocolat POUR M'APAISER et je le fais bien : je m'installe et je savoure l'apaisement qu'il me procure. Cela me permet de manger nettement moins et de ne pas être dans la lutte.
maligne.
Abonné

[quote=Hashimoto]Concernant les EME, ce qui m'a beaucoup aidée - je suis nouvelle sur le site mais je connais l'approche depuis 10 ans - c'est justement de ne pas lutter contre elles. Parce que vouloir à tout prix ne pas manger pour une raison émotionnelle c'est encore du contrôle et du perfectionnisme. Alors je n'essaie pas de retarder le moment où je mange, j'essaie juste de me mettre bien contact avec l'émotion qui me fait manger : oui j'ai envie de manger rageusement du chocolat parce que je suis furieuse contre telle ou telle personne. Et donc je mange mon chocolat POUR M'APAISER et je le fais bien : je m'installe et je savoure l'apaisement qu'il me procure. Cela me permet de manger nettement moins et de ne pas être dans la lutte.[/quote]

C'est très vrai, qu'une émotion fait manger : parfois, il s'agit d'unte toute petite, un ennui, une faiblesse, un rhume...en tout cas, c'est ce que je perçois lorsque je fouille dans l'armoire à friandises...et que souvent je referme avec d'avoir "pêché" : )  Je me rends compte que trois fois rien suffisent pour aller vers cette satanée armoire, en tout cas, et pas juste un souvenir terrible de mon enfance. Parce que, probablement, les chemins qu'a crée mon cerveau et toutes ces années - c'est ainsi que se crée la mémoire - du désagrément à l'armoire  sont maintenant très fréquentés et simples, alors que ceux que je dois encore créer sont moins simples. Par exemple, ceux qui me mènent à d'autres types de plaisir.

 

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