Questionnement sur la bonne faim - le 16/04/2012

mamzelzoï.
Abonné

Bonjour,

je suis vers la fin de l'étape sur la faim, et je m'interroge : ce que je prenais avant pour ma bonne faim était-elle en réalité une petite faim??

En effet, lorsque je laisse passer cette faim (qui présente quand même des sensations importantes de gargouillis et de creux à l'estomac), elle disparaît pour revenir ensuite plus forte. Ensuite après cette deuxième vague intense, la faim redisparaît et ensuite c'est la grande faim. Ou alors, y aurait-il plusieurs vagues de bonne faim??

En fait, avant je pensais que la petite faim c'était vraiment les toutes premières sensations de faim, avec gorge un peu serrée et très peu de sensations au niveau estomac.

Si la bonne faim est bien celle que je pense, je la trouve assez désagréable à supporter!! Peut-être faudra-t-il que je prenne un mini goûter histoire de patienter sans me couper cette bonne faim...

Et pour vous c'est comment?

Commentaires

lola74.
Abonné

Bonjour !

Moi j'ai toujours des difficultés à repérer la petite faim, alors que c'est les premiers exercices auxquels j'ai eu droit. En revanche, la bonne faim est toujours accompagné de joie et de plaisir à anticiper l'idée d'un repas, j'ai vraiment une petite jubilation à l'idée de manger. Et dès que j'attends trop, ça y est, je ne suis plus contente du tout et tout m'énerve. Contrairement à ce qui arrive pour certains, les vagues sont très rapprochées chez moi et il n'y a pas beaucoup de temps entre la bonne et la grande faim. Peut-être ai-je encore peur de la faim, c'est possible. En tout cas, essaie de détecter à quelle moment tu es contente d'avoir faim (en plus des gargouillis et tout ça), si tu manges à ce moment là, tu verras, les aliments sont vraiment meilleurs je trouve et le plaisir est vraiment fort.

Voilà ce que je ressens pour ma part, mais comme on est tous différents...

Bonne continuation !

Nikaia.
Abonné

comme dit par Lola, en plus des sensations physique, il y a aussi l'état d'esprit qui va avec ..

la bonne faim est celle où tu anticipes avec plaisir le fait de manger ... en général la grande faim est un moment où tu deviens impatiente,  avec un besoin de manger qui devient urgent ... e t il devient alors difficile de "s'arreter" je trouve.

bonne expérimentation!!

Nikaia

Personnelemnt, je n'arrive que très peu àressentir la petite faim parce que je fais toutjors plein de trucs et pas le temps de me "recentrer". Et pour moi aussi la "bonne faim" est celle où le plaisir est présent mais sans "douleur" si je peux dire. Et c'est la seule faim où je ressent la satiété. Pour moi, la bonne faim me donne une impression de légereté. C'est assez étrange comme sensation mais j'ai le ventre vide et encore de l'énergie. Puisque le grande faim me donne une impression de grande fatigue et om je dois manger "vite et sur le champ".

mamzelzoï.
Abonné

Merci beaucoup pour vos réponses. Ce qui complique un peu la chose, je trouve, c'est que chaque jour est différent... Par exemple, hier, j'ai un peu mangé au petit-déj puis sauté mon sacro-saint "goûter du matin" parce qu'avant le repas de midi je devais manger un gâteau avec faim (dernier exercice de l'étape sur la faim). Ben le problème, c'est que je n'ai pas ressenti de bonne faim, mais plutôt un genre de malaise hypoglycémique : dès 11h du matin, et jusqu'à ce que je mange, j'étais flagada, sans énergie, et je n'ai pas ressenti les symptômes de la bonne faim. du coup, peu de satisfaction à manger mon gâteau, et exercice un peu raté...

Bon mais comme disent les Drs Z et A, il faut expérimenter, expérimenter, et j'aime beaucoup cette notion-là : tâtonner pour comprendre comment l'on fonctionne.

izabelle
Animatrice forum

j'ai toujours lu les doc dire que la bonne faim, dès qu'elle est présente, on peut manger, et c'est normal qu'elle s'en aille par vagues, mais dès qu'on l'a eu, on peut y aller et manger sans attendre le retour de la vague, elle s'est manifesté, c'est bon....

la petite faim, c'est en effet les tous premiers symptomes que tu percevais

pour ma part, ma petite faim dure parfois très longtemps avant qu'arrive la vraie bonne faim

les EME se mélangent aussi un peu, parfois....   le malaise hypoglycémique est peut-être dû au fait de devoir sauter un repas qui te tient à coeur dans un but d'exercice.....

c'est vrai que ces exercices sont un peu destabilisants, mais c'est un bienfait de "savoir" dans son corps quelle est pour nous la sensation de la bonne faim, définitivement pour la suite

bonne continuation

ccil.
Abonné

 

 Je me glisse à mon tour dans cette conversation  car voici à peu de chose près le message que j'ai envoyé à la coach...

"J'ai du mal à faire cet exercice sur la faim. j'ai du mal à détecter la petite faim de la bonne faim, de la grande faim.... j'ai souvent l'impression de ne pas passer par l'étape petite faim et d'arriver très vite à l'étape grande faim qui me fait peur.

J'ai des obligations familiales en ce moment qui me rendent très difficiles le fait de sauter un ou plusieurs repas comme le petit dej. et le déjeuner  ( ce qui est indiqué dans le protocole...)

Je ne sais pas trop comment faire "concrêtement"... "

De plus, j'ai l'impression que de vivre par moment des "grandes faims", fait en quelque sorte baisser mon appétit, que j'arrive très vite à satiété ensuite, mais du coup j'ai tendance à dépasser cette satiété, ce qui me perturbe... ???

Bref en ce moment mon rapport à la "faim-satiété" n'est vraiment pas naturel...

mamzelzoï.
Abonné

Merci izabelle. Bon, donc j'en conclus qu'il peut y avoir plusieurs vagues de bonne faim, c'est ça?

Ccil, ben je vois que je ne suis pas seule à galérer avec cette notion. D'ailleurs, je n'arive pas à passer le cap et à commencer mon étape dégustation...

Et les EME reviennent en force, je n'arrive plus très souvent à attendre ma faim.

En tous cas, ce que j'ai pu constater quand j'arriver à une grande faim, c'est que je n'avais finalement plus d'appétit, juste une vague sensation de nausée et des maux de tête, et aucun plaisir à manger, mais pour compenser ce mal-être physique et cette absence de plaisir, du coup je continuais à manger manger manger....

Je comprends la notion d'obligations familiales, c'est pourquoi je fais souvent des pauses dans le programme, pour attendre le moment propice pour telle ou telle étape.

izabelle
Animatrice forum

oui, ce que j'ai toujours lu ici de la part des doc quand certains évoquaient les fameuses vagues....  la bonne faim se manifeste par un signal, ensuite la sensation va et vient par vagues, mais dès lors qu'elle est apparue, c'est bon, on peut manger, même si "au creux" de la vague et plus vraiment l'impression d'avoir faim....   

disons que la bonne faim se manifeste,   puis elle fait des petites vagues, et puis si on n'y répond pas, ça devient de la grande faim.....

il n'est pas nécessaire d'être pile-poil sur le moment où notre estomac nous tire comme un fou, s'il vient de le faire 10 min avant, c'est bon, on est encore dans la moyenne faim (pendant un moment variable avant de passer à la grande faim)

pour ma part je n'apprécie pas du tout la grande faim, c'est sûr,  mais j'ai vraiment appris à apprécier la moyenne et donc à ne pas trop répondre à la petite faim (sinon ça me gâche la moyenne!)

avant je mangeais dès la petite faim, et du coup c'est très dur pour la satiété

maintenant, vive la moyenne faim, et j'ai faim presque toujours à l 'heure des repas, comme quoi ça se met en place au bout d'un moment.....

mamzelzoï.
Abonné

Rhalàlà... on a beau avoir chacun/chacune son propre parcours, le tien je le trouve étonnant de détermination, tu ne lâches pas l'affaire et tu progresses vitesse grand V tandis que moi, inscrite depuis environ le même temps j'ai l'impression d'aller à une allure d'escargot...

Mais ce que tu dis sur la bonne faim m'éclaire vraiment, merci beaucoup. Je trouvais assez inconfortable ces sensations de faim, si je devais les supporter pendant plusieurs heures. Il faut simplement que j'adapte la taille de mes collations pour avoir encore bien faim au repas.

izabelle
Animatrice forum

oui certes, on s'est inscrit à la même époque, à Noel, mais ça faisait quand même plus de 12 ans que je connaissais la méthode sans réussir à l'appliquer!     ça c'est un vrai rythme d'escargot...

bon faut dire qu'à l'époque, je n'avais pas rencontré la pleine conscience, donc je butais en boucle sur mes EME quotidiennes....

moi aussi pas à l'aise avec la faim... d'ailleurs mon bilan indiquait  "vous semblez pas très à l'aise avec la sensation de faim"  (tu m'étonnes...)

maintenant c'est un juste milieu.... je l'apprécie, mais uniquement aux heures des repas.... en dehors je ne suis pas encore amie-amie avec elle....   

bonne continuation à toi

lissiboa.
Abonné
hello Izabelle ça fait très longtemps que cette méthode existe alors? Tu l'as connue dans quel contexte? pour ma part, j'apprends toujours à ne pas me laisser affamer et systématiquement manger en grande faim (ou en ennui du soir), mais à pouvoir librement et joyeusement donner suite à la bonne faim....heu... pas gagné enocore non plus ;))) je crois que c'est ça, enfin... c'est vrai il faut tenter,et re-tenter, comme dans la mindfulness
izabelle
Animatrice forum

oui ça fait longtemps que les Dr A et Z ont commencé à développer cette méthode, environ 15 ans je pense, faudrait leur demander....

pour ma part je l'ai découvert en lisant un dossier fait par eux dans 60 millions de consommateurs, en l'an 2000

à l'époque, je me suis écriée : bon sang, mais c'est bien sûr...

notamment l'article sur le trouble du réconfort m'avait fortement marquée, j'avais trouvé cela tellement vrai!

cela m'a tellement marquée que je me souviens même où je l'ai achetée, dans quel kiosque, cette revue, au bout de 12 ans .....  et bien sûr je l'ai gardée

 

bon à l'époque, ils ne pratiquaient pas encore la mindfullness, et franchement c'est cela qui fait toute la différence pour moi...  pour sortir de mon intolérance émotionnelle

 

bonne continuation, c'est sûr qu'il faut faire et re-faire... et être patient

deborette8476.
Abonné

Bonjour,

je me joins à vous parce que j'ai toujours des difficultés à manger avec ma bonne faim c'est comme si j'avais peur de ne pas avoir assez faim pour manger et prendre du poids et le revers de la médaille c'est que si j'ai trop faim ensuite je mange trop vite forcément. et pourtant je déteste avoir trop faim.
et de fait ça doit être pour ces raisons que je ne parviens pas à ressentir la satiété comme il faut en tout cas je m'arrête souvent quand j'ai le ventre plein

claire.
Abonné

J'ai beaucoup de mal a discerner la faim, la bonen la mauvaise etc;...

par contre, je me suis rendue compte - et je pense que c'est alors la bonne faim - il m'arrive de retrouver une faim qui me donne le plaisir de manger....alors, je suis bien plus posée, je mange moins vite et je resends bien meiux la sensation de satiété....

tout le problème est que c'est encore exceptionnel!

marienath.
Abonné

Bonjour,

moi aussi je suis dan sl'étape je découvre ma faim. Et les étapês sont encore floues, et je n'arrive pas encore à m'écouter à 100% et je ne peux pas non plus attendre d'être en vacances pour tester. Mes EME sont moins présentes, ou alors l'a RPC m'aide beaucoup. yes

J'ai commencé hier le test des 4 jours ou on essaie différents niveaux de faim. Pas facile de déterminer le degré de faim encore frown

Lily.
Abonné

Bonjour à toutes, Je trouve ce fil très intéressant, car c'est une étape essentielle. Moi j'ai mis beaucoup beaucoup de temps à bien discerner la bonne faim (beaucoup plus que le temps prévu pour cette étape dans le parcours... mais ce sont des notions qui trottent dans la tête ensuite et qui parfois s'éclaircissent bien après l'exercice en lui-même...)

Parce que nous avons toutes connu la peur de la faim, nos faims sont en général des petites faims. J'ai appris par exemple que ce que je prenais avant pour une grande faim (des gargouillis dans l'estomac par exemple) n'était en fait qu'une faim moyenne. Et que la crise hypoglycémique (type "fringale") n'en était pas vraiment une, mais plutôt une manifestation du stress (ou pour des raisons d'assimilation du sucre, les suites d'un repas exclusivement sucré).

Les personnes régulées se placent spontanément dans un état de "bonne faim" : ils arrivent à prévoir sans même y réfléchir la quantité de nourriture suffisante pour avoir faim et prendre plaisir à manger aux repas suivants...

Alors que moi par exemple, j'ai toujours tendance à m'affamer la journée pour finalement devenir incapable de gérer la (trop) grande faim du soir ... Et quand la perte de contrôle intervient et que les EME s'enchaînent, les petites faims sont toujours de bons prétextes pour remanger...

Voilà pourquoi je pense que cette étape est essentielle... Les EME étant la partie la plus difficile à maîtriser, le fait de maîtriser les petites / moyennes / grandes faims permet de retrouver des repères, de reprendre pied, et surtout de ne pas grossir !

Bon courage à toutes !

Lily

marienath.
Abonné

Merci Lily pour ton commentaire, ça m'aide à y voir un peu plus clair.

Expérimenter, expérimenter...

Myrtille.
Abonné

Bonjour,

Ce sont mes premiers pas sur le forum. Je me sens pas mal perturbée dans tous mes repères concernant mon alimentation.

Je commence le programme avec la découverte de le faim. J'ai bien expérimenté la petite faim,  pas la grande, ça me fait peur et je suis sure que je vais trouver ça très désagréable, quant à la bonne faim, je ne sais pas encore vraiment où elle se situe. Parfois, j'ai une faim qui me parait petite et que je fais patienter et tout à coup, ça devient urgent de manger et je n'éprouve pas de plaisir et j'ai besoin de manger beaucoup pour avoir l'impression d'être rassasiée. Bref, je trouve que c'est bien compliqué.

Je voudrais poser une question à izabelle : pourquoi manger dès la petite faim pose un problème pour la satieté ? Faut-il donc s'habituer à ressentir la petite faim et à vivre avec sans y répondre ? Elle ne procure ni malaise ni fatigue mais quand même ce n'est pas très agréable. En tous les cas, c'est mon ressenti pour le moment. Comment décririez vous votre bonne faim ? Merci à l'avance pour vous réponses.

Lily.
Abonné

Bonjour Myrtille,

Je dirais que la petite faim, c'est quand tu mangerais bien quelque chose (genre une barre de chocolat, un ou deux yaourts, etc...). Mais tu n'as pas de manifestations physiques de la faim (gargoullis dans l'estomac, ou creux dans l'estomac, déconcentration...) La déconcentration est d'ailleurs un signe trompeur, car si une bonne faim déconcentre, une envie de manger émotionnelle aussi, donc...

Une bonne faim, c'est quand tu te réjouis à l'avance du repas qui t'attends ! Tu as faim, vraiment, et donc tu sais que tu vas prendre beaucoup de plaisr à manger, à déguster, et à enchaîner plusieurs sensations gustatives (salé / sucré).

Avec de l'entraînement, la petite faim s'oublie... Surtout, avec de l'entraînement, on supporte très bien la petite faim, juste pour connaître le plaisir d'aborder le repas avec une bonne faim... Car finalement, quand on arrive pas à attendre, c'est toujours décevant d'aborder un repas sans avoir vraiment faim...

Il faut vraiment expérimenter, et oser avoir vraiment faim. Ce n'est pas si désagréable que ça... Il y a des sensations physiques bien plus inconfortables, qu'on supporte pourtant régulièrement. Mais si on reste avec la peur, sans oser tester ni expérimenter, effectivement, ça bloque un peu la progression sur le parcours.

Mais il ne fait pas culpabiliser d'être longue... Moi je l'ai été et le suis encore ! Mais un jour ou l'autre, il faut avoir le courage d'expérimenter la faim, puis de s'y habituer, puis encore d'apprendre à l'aimer pour le plaisir qu'elle apporte ensuite au moment du repas...

Bon courage !
Lily

tamar.
Abonné

Comment est-ce que vous calibrez la bonne faim? Pour moi, une bonne faim ça tourne entre 6 et 8, mais dans un exercice que je viens de faire, j'avais ces chiffres-là à peu près à tous les repas, et l'ordinateur en a conclu : vous attendez d'avoir trop faim, donc vous ne contrôlez plus vos sensations et vous mangez trop, et là, le bilan était complètement à côté de la plaque.

Hermine.
Abonné

Pour partager mon expérience.

La grande faim, j'en ai fait l'expérience pendant des années avant de connaître cette méthode : Je ne mangeais rien de la journée et le soir, j'étais "affamée". Je mangeais beaucoup, trop vite, trop sans apprécier. J'avais déjà identifié que cette faim n'était pas bone pour moi et mon rapport à la nourriture. Du coup, j'avais changé petit à petit cette façon de m'alimenter en introduisant le repas du midi (oui, hein, on en fait des découvertes dans la vie !). Puis je me suis rendu compte que le midi, j'avais encore une trop grande faim et que du coup, à l'heure de préparer le repas, j'étais pas bien : il fallit que je mange vite, pas de plaisir et surtout pas le temps de cuisiner avant de sentir cet état désagréable.

Avant de faire ce repas de midi, les sensations de "malaise" liées à la grande faim passaient innaperçues : je ne me sentais pas plus irrascible, ne sentait pas spcécialement de maux de têtes ... Je pense que je niais un peu certaines de ces sensations. Là, la rpc m'a aidé à mieux anticiper pour les fois où j'attends un peu trop (ne pas être dans une trop grande faim, même si j'ai dépassé la "bonne").

Bref, y'a vraiment une notion d'habitude pour les sensations désagréables liées à la faim. Du coup, quand j'ai commencé les exercices sur la faim, l'expérience de la grande faim me dérangeais profondament, parce que je la connaissais bien et que je savais qu'elle n'était pas bonne pour moi !

Pour la petite et la bonne faim, ça a été un peu plus délicat.

Au début du programme, dès que je sentais un gargouillis : j'avais faim donc je mangeais (bref : jusqu'à 1 collation / heure dans la matinée !). La rpc appliquée à la sensation de faim m'a aidé à me concentrer sur les sensations physiques, y compris celles de la petite faim. Je fais peu de rpc, encore moins avec les enregistrements, mais ceux-ci m'ont beaucoup fait avancer à cette étape.

Dans mon cas c'est clair : s'il n'y a aucune manifestation physique, il n'y a pas de faim.

Mes gargouillis sont de la petite faim, je les couve comme mes petits cannetons.

La bonne faim est plus intense. Je n'ai plus de gargouillis mais un creux à l'e'stomac, ce creux remonte par vagues douces, je salive, et ma gorge est serrée. Mais ça peut sembler déstabilisant d'en arriver là pour la bonne faim, ça peut faire un peu peur.

Car ces manifestations physiques peuvent sembler peu agréables, notemment à cause du vocabulaire (un truc qui irradie, c'est le même vocabulaire que pour une sciatique et francheent, c'est pas la panacée la sciatique !) la gorge serrée (c'est généralement pas une sensation agréable, c'est généralement lié au stress !), du creux à la crampe, il n'y a qu'un pas ...  mais aujourd'hui, je suis contente parce que je sais que je vais avoir une grande satisfaction, du coup, ça ne m'effraie plus du tout.

Voilà, chacun a des manifestations un peu différentes, a un référentiel différent, mais c'est vraiment important de tester et faire l'expérience de tout ça parce que ça modifie profondément le ressentit qu'on en a ! Courage :)

Parce que au delà de comprendre et d'admettre qu'il faut manger à sa bonne faim parce que les docteurs l'ont dit, il faut vraiemnt expérimenter le plaisir de manger à la bonne faim (l'exercice dure, genre 3 ou 4 jours, il m'a fallu plus de temps, le déclic est arrivé un peu plus tard).

mamzelzoï.
Abonné

Pour moi la bonne faim c'est 5, juste au milieu, quoi.

Hermine.
Abonné

(oups, je crois que j'ai fais une platrée !)

Pour les chiffres : moi la bonne faim, c'est 5 ou 6 (6 étant la faim parfaite !).

7, c'est la limite : je suis encore dans une bonne faim mais je commence à ressentir l'urgence.

8, c'est mort ...

10 : nausée.

Tulipe nl.
Abonné

"Quantifier" ou évaluer ma faim est aussi difficile pour moi. Je crois que j'ai tendance à faire comme pour les sensations négatives : les minimiser ! Comme je supporte très bien le fait d'avoir faim, j'ignore presque la petite et, lors de cette étape, j'ai presqu'à chaque fois noté une intensité de 3 ou 4. Mais sachant aussi que si j'attendais encore trop, je basculait très vite dans la grande faim. Donc maux de tête intenses, trouble de la vision, légère faiblesse, irrascibilité... bref, je suppose un 9 ou un 10 ?

J'ai trouvé ça difficile car ça voulait dire d'avance déterminer que la bonne faim était un 5, de manière un peu arbitraire, et à vrai dire je n'y ai même pas pensé (que ça aurait du être 5). Je croyait que c'était ma capacité à la supporter !

Bref je trouve que tu as posé une très bonne question et au bon moment de ton parcours. Merci. ça va m'aider à remplir mes propres carnets !

Lily.
Abonné

Merci Hermine pour ton témoignage ! Je le trouve très juste, très clair, et je pense qu'il peut être très utile aux nouvelles (et aux anciennes comme moi !)

Il parle parfaitement du cheminement à parcourir, des certitudes à abandonner (gargoullis = grande faim, par exemple), et du courage nécessaire pour affronter une bonne faim. Mais c'est comme sauter d'un plongeoir un peu haut, ça fait peur, mais on survit, et finalement, avec un peu d'entraînement, quelle belle sensation !

Lily

lissiboa.
Abonné

mérci a tous pour cette discussion enrichissante. je n avais pas bien réfléchi à cela, mais à vous lire je me rends compte que ma grande faim, et parfois malheureusement aussi ma moyenne bonne faim commencent avec un instant de vif malaise niveau 10. Heureusement ça ne dure qu'une minute ou deux. j'aime po çaaaaaa ;) comme le dit Lily si bien, il faut abandonner certaines certitudes autour de la faim!

 

@Izabelle

oui, j'ai aussi l'impression qu'on en parlait depuis un moment de cette méthode, et je suis d'accord avec toi, ce qui change, c'est l'approche de la pleine conscience et non plus cette recherche freudienne de causes ou autre.. moi je trouve ça libératoire comme pas possible.... 

vu que j'ai toujours rechigné devant une 'vraie' analyse...

;)

elsab.
Abonné

En fait, la faim c'est comme la douleur,on a tous des niveaux différents de tolérance donc ce qui compte c'est sa propre perception et quelqu'un avec une faim de 10 pourrait être à 2 chez quelqu'un d'autre. L'important est de gérer tout celà en fonction de soi...

Myrtille.
Abonné

Merci à toutes pour vos réponses. ça m'éclaire bien : en fait, ce que je considérais comme une petite faim : creux à l'estomac, gorge serrée, salivation est peut-être déjà ma bonne faim. Donc, c'est pour ça qu'à la faire trop attendre, je sens une urgence à manger qui m'entraine à manger vite et trop.

Merci beaucoup, ça me remotive bien dans l'envie d'expérimenter.

jessica.pl.
Abonné

je remonte ce fil qui date un peu, parce que je m'interroge surma capacité à évaluer l'intensite de ma faim entre 7 et 10. Les témoignages précédents m'éclairent un peu, je vois qu'il faut que j'attende l'étape bonne faim pour en avoir le coeur net.

izabelle
Animatrice forum

ah oui jessica c'est compliqué tu as bein raison

pour ma part je prenais ma petite faim pour de la moyenne

et la moyenne pour la grande

j'ai testé une fois la grande, j'ai vu qu'en fait c'était tout autre chose....

 

et j'ai réapprivoisé la moyenne  or c'est essentiel

ces exercices nous permettent justement de remettre en cause nos habitudes et retrouver les vrais bon réflexes

l'étape de la faim est super importante pour ça

Sealine.
Abonné

bonjour à toutes, après une période d'éloignement (pour cause de boulot, de fatigue et de stress), je tache de reprendre la méthode (c'est un peu plus calme et moins speed et ça ira encore mieux après le 5 juin).

je vais commencer l'étape de la découverte de la bonne faim et je n'ai pas bien compris ce qui m'était demandé...


si je résume :

1) je dois attendre des signaux de faim (en fonction de ce que j'expérimente, petite faim, bonne faim ou grande faim);

2) dès que je sens ces signaux, je fais un exercice de PC sur la sensation de faim,

3) puis je remplis le carnet partie "perception".

4) ensuite, je mange,

5) puis je remplis la partie "ressenti" sur le carnet.


c'est ça ?
merci pour vos réponses, à bientot

smiley
 

izabelle
Animatrice forum

je pense que oui, je n'ai plus le protocole en tête, mais en tous cas ça me semble très bien !

papaye971
Ancien abonné

salut

Me revoici donc sur LC, je suis entrain de me redécouvrir même si je sais quels sont mes acquis.

Comme j'avais terminé le programme, je me sers donc maintenant des outils.

Je remplis actuellement le carnet découverte, et je recommence à travailler sur la sensation de faim. Généralement je ressens la faim plutôt moyenne ou avancée. Les premiers signaux de faim, j'ai du mal à les capter.

Aujourd'hui je me recentre vraiment sur mon corps et ses besoins. Tout à l'heure j'avais comme une pulsion qui m'envoyait vers la cuisine et là je me suis demandée si j'avais faim. J'ai respiré quelquefois et je me suis sentie saliver subitement. et là, comme un creux dans le ventre mais je me demande si c'est vraiment la faim ou si c'est la pensée de manger qui me fait saliver!

Car en effet, les signaux de faim que j'ai l'habitude de ressentir c'est vraiment très net dans le ventre... Je crois une bonne faim: moyenne...

Je connais aussi très bien mes signaux de faim avancée: mal de t^te, fatigue, énervement... précipitation ...

Peut-être que le premier signal (petite faim n'est pas net, qu'il correspond donc juste à une envie de manger quelque chose) et du coup quand je fais de la PC dessus, je salive et ça devient plus clair à moins que je sois à côté de la plaque, et que le simple fait d'y penser me fait saliver.

papaye971
Ancien abonné

Je crois qu'en écoutant mon corps, je commence vraiment à être rodée avec la sensation de faim.

J'éprouve toujours des difficultés avec la petite faim, je crois qu'elle passe assez inaperçue.

Peut-être que je suis parfois trop accaparée par ce que j'ai à faire, que je ne suis pas assez recentrée sur mon corps... En tous cas, j'aime avoir faim, ça me réconforte, ça me rassure quant à la nécessité de manger, et je me dis du coup que ce n'est pas une EME...

ça, c'est quand les signaux sont suffisamment clairs...

Pour la petite faim, je ne sais pas encore, pourtant, j'ai qq pensées qui me viennent plus nombreuses concernant les aliments... J'hésite encore, donc j'attends des signaux plus clairs.

 

Et malheureusement parfois je dépasse la bonne faim, et là je suis carrément obnubilée par les aliments, l'envie de manger est plus intense, je ne me concntre plus, ça devient intolérable...

izabelle
Animatrice forum

eh bien en fait papaye, ne t'en fais pas pour la petite faim, c'est normal qu'elle passe inaperçue !!!

c'est plutôt bon signe pour une bonne mise en place, puisque la petite faim en effet nous permet d'avoir une sensation d'arrière plan que le repas sera pour dans une ou deux heures, mais  ne nous empeche pas de continuer nos occupations

pour la moyenne, en revanche, c'est vraiment important de la répérer

et en efffet la dépasser est très désagréable corporellement et psychiquement, ce qui nous guide à ne pas le faire

 

je crois que tu te débrouilles donc très bien avec ta faim

des signaux suffisamment clairs, c'est la bonne faim !

tu es en harmonie avec elle

Edith en Savoie
Abonné

Un peu perdue avec les différentes faims. Pour ma part, je ne ressens clairement que les signaux dans la bouche ou dans la gorge. Nul gargouillis ou sensation de creux en ce qui me concerne ! Et ce n'est pas faute d'attendre. Lors de l'exercice de la faim retardée, de guerre lasse, après avoir fait l'impasse sur le petit-déjeuner, le déjeuner, je me décide à manger, vers 15H, voir e15H30, c'est là, après la première bouchée que, clairement, mon appétit se réveille et que clairement j'ai faim. Mais autrement, l'impression de pouvoir continuer indéfiniment comme ça...

Sealine.
Abonné

Edith, j'ai le même souci, quand j'ai fait cet exo, je n'avais toujours pas faim le soir..... du coup, dans ce cas, ils conseillent de faire un repas léger (jeûn de presque 24h sinon....) et de refaire l'exo un peu plus tard.

du coup, de temps en temps, j'essaie de rechercher mes signaux de faim, trèèèèèèèèès doucement et rarement, j'arrive à repérer des signaux. je pense, comme le dit izabelle, qu'avec du temps et beaucoup de pratique en ce qui me concerne, ça viendra.

didi5063.
Abonné

comme je vous comprends Edith et Sealine, je ressens très bien les signaux de la faim, avec un creux à l'estomac, mais quelle faim est-ce, je ne vois pas de différence, je peux attendre très longtemps avant de manger sans avoir d'autres symptomes que ce vide à l'estomac.!!!

yogamuse.
Abonné

Bonjour,

Pour moi c'est la même chose: un creux à l'estomac. Par contre il ne disparaît pas et les rpc m'aident seulement à le supporter. Chez moi, la grande faim se traduit par des nausées et des troubles de la vision qui disparaissent dès que je prends un peu de nourriture. C'est aussi pourquoi j'évite d'en arriver là surtout quand je conduis. Il m'est arrivé, du temps où je faisais des régimes restrictifs d'être obligée de m'arrêter au bord de la route et c'est un sensation très désagréable.

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