C'est quoi, ce sentiment de vide ? - 08102012

Cara.
Abonné

Bonjour Docteurs,

Depuis très longtemps, depuis mon entrée dans l'âge "adulte" je dirais, j'ai un sentiment de vide, d'inachevé.

Il y a les périodes où la priorité est terre à terre, comme trouver ou garder un travail, lutter contre une maladie, ou déménager, ce genre d'impératif immédiat. Je suis alors dans le moment et l'urgence du présent, et où ce sentiment me quitte, mais dès que la vie redevient "tranquille", cela me reprend.

Je me suis aperçue que cela constitue sûrement une peur de maigrir car si j'arrivais où je veux, à mon poids idéal et sans plus avoir à gérer ce domaine de l'alimentation, je ressentirai encore plus ce vide, je n'aurais vraiment plus rien pour m'occuper.

Pourtant je suis satisfaite de ma vie aujourd'hui, côté matériel, sentimental, tout va bien. Il est clair que je n'ai pas du tout fait les études qui m'auraient intéressée, mon travail n'est définitivement pas ma passion, mais je suis heureuse d'en voir enfin trouvé un où je ne suis plus stressée, et ça n'a pas de prix quand on en a bavé de ce côté là.

J'ai même de nombreuses activités intéressantes (qui pour d'autres sont des passions, comme certains sports), et j'ai fais dans ma vie (j'ai 44 ans) beaucoup de choses. J'ai été passionnée à l'occasion par telle ou telle activité. Cependant j'ai toujours ce sentiment d'être passée à côté du but de ma vie, de l'essentiel, d'une ligne directrice. Je rage de ne pas savoir ce que c'est. Je me dis "alors ce n'est que ça, la vie ?". Je suis bien consciente que beaucoup aimeraient avoir ce que j'ai, et que sans doute si je n'avais pas tout ce qu'il faut, je me plaindrais moins.

Mais la question n'est pas vraiment là. Je pose la question ici, car je suis certaine qu'il y a sur ce forum des personnes qui se posent ce genre de question, et que c'est un frein à une bonne relation à l'alimentation. Par contre, je n'en ai jamais rencontré, et lorsque j'en parle autour de moi j'ai l'impression de passer pour une folle. Les gens en général semblent s'acclimater d'une vie routinière et sans but, ou alors il ont trouvé le leur, et je les envie.

Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en moi pour me lancer dans quelque chose, ni même que je n'en ai pas les moyens matériellement ou intellectuellement. C'est que je cherche sans fin quelle pourrait être cette chose essentiel qui me manque. J'ai l'impression que si seulement je savais, la mise en œuvre serait facile.

Parfois j'esaie de forcer le destin, je me lance dans quelque chose, et puis je laisse tomber, car il y a d'autres choses possibles à faire, et puis je me dis que je ne peux pas me "fabriquer" une passion ou un but, qu'il devrait m'apparaitre naturellement, tout en ayant conscience que les gens passionnés ne "tombent" pas passionné du jour au lendemain.

Les "sages" semblent dire que lorsque l'on ressent cela, c'est qu'il nous manque juste un sentiment d'être soi, ce genre de chose que vous savez aussi bien que moi. Est-ce "seulement" cela ?

Le temps passe, et je me dis que je n'aurais rien accompli dans ma vie.

Je pose cette question ici aussi car j'ai la ferme conviction que si je trouvais la réponse à mes interrogations, que je trouvais le moyen de remplir ce vide, maigrir ne serait plus un problème. Je n'aurais plus besoin de colmater ce manque avec de la nourriture.

J'ai bien conscience que vous n'allez pas me dire "votre but c'est ça". Mais plutôt, comment chercher, et y-a-t-il seulement quelque chose à chercher ?

Désolée pour la longueur, cette question est vraiment fondamentale pour moi.

Merci de votre réponse, et merci de votre sollicitude sur ce site.

J'apprécierais l'intervention d'autre personnes également, car vous êtes tou(te)s de tellement bon conseils !

Commentaires

Ariciane.
Abonné

Bonjour Cara :-)

Ton message me touche tout particulièrement, je me sens proche de toi et en même temps, j'ai l'impression qu'après avoir fait du travail sur moi, j'ai trouvé ma voie, non sans m'être posé les mêmes questions que toi. A un point tel que j'étais devenue suicidaire : sans sens dans la vie, pourquoi vivre ? Je me souviens de cette impression d'être dans une cage et de voir le monde à travers une vitre épaisse. De voir les gens heureux et de me demander quelle pièce manquait à mon être, quelle tâche ou quelle tare faisait que je me sentais différente et que je n'arrivais pas à être heureuse. Ce sentiment aussi, d'être sur un rond point et d'y tourner en rond. De me demander : je prends quelle direction. Et puis, fatiguée, angoissée et triste, de m'assoir par terre en me disant : je ne sais pas par où aller alors je reste là et j'attends. J'attends qu'il se passe quelque chose. Que quelqu'un m'indique la voie. Mais personne ne vient. Et ... désespérée, j'ai choisi d'aller chercher de l'aide. 

Alors, ma réponse a été celle que tu suggères. Plutôt que d'aller chercher à l'extérieur de moi quelque chose qui me motiverait, je suis allée à la découverte des parties de moi, de mes freins à être pleinement heureuse. Comme toi, je suis mariée, j'ai une petite fille et pas de souci financier. Mais ... c'est le professionnel qui pose problème. Je m'y suis trop donnée, je m'y suis perdue et j'ai fait un burn out. Là, je suis au bout du burn out, proche de la guérison et se pose la question de ma reconversion professionnelle. 

Je fais le chemin de découverte de moi avec une spécialiste en hypnose qui me permet d'accéder à des parties de moi peu ou pas consciente. Aujoud'hui, je sais ce que je veux faire mais je dois encore le mettre en oeuvre. Et ... je ne trouve pas cela aussi facile que cela ! Cela me met face à des angoisses. Etre à la barre de son bateau, c'est grisant mais c'est aussi effrayant. Enfin, pour moi. 

Autre chose ... dans ce que tu dis, je comprends qu'une part de toi a peur du vide et qu'une autre ne veut pas renoncer aux compulsions par peur de ne plus avoir d'os à ronger et de sentir encore plus le vide. 

J'ai pensé cela aussi. Je suis très compulsive et mon problème actuel est de lâcher les jeux dans lesquels je me suis investies sur facebook de manière très compulsive. Je sens aussi cette peur de me retrouver seule, face à l'inactivité. Pourtant je sais que si j'arrête cette compulsion, je trouverai quelque chose de plus intéressant à faire. Moi j'arrive à lâcher les compulsions en prennant un agenda et en notant ce que je veux faire soit parce que je dois le faire mais aussi les choses qui me font plaisir (aller boire un verre dans un bel endroit avec un bouquin, faire quelque chose pour embellir ma maison, etc.). La compulsion au jeux n'apporte pas de bonheur. Elle ne comble pas le désir. Elle ne fait pas avancer. Elle sert, tout comme la compulsion à l'alimentation, à ne pas sentir (enfin je crois, disons que c'est comme cela que je le vis). 

Et bien ... je pense que je vais avoir la force, là maintenant, de me désinscrire de tous les jeux et d'aller dire au revoir au joueur sur facebook.  Merci pour cela. Merci pour ton message, de m'avoir interpellée. 

Je te souhaite de trouver tes réponses et serait ravie de continuer à échanger avec toi sur le sujet. Je sens que cela peut me faire avancer. 

Ariciane

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

Bonjour Cara,

Ah, quel post ! Comme tout cela est bien vu ! Et quel beau post de la part d’Ariciane en réponse ! Merci à toutes deux !

Ce sentiment de vide, d’inachevé, nous conduit à nous poser des questions comme : quel est le sens de la vie, pourquoi quelque chose plutôt que rien, que faire du temps qui m’est imparti ? Des questions que l’humanité se pose depuis toujours.

Certains, c’est vrai, ne se les posent pas, et vivent tout simplement leur vie, bien ou mal. Mais d’autres se les posent bel et bien. Les réponses fournies par le corps social ont été durant des siècles, et même des millénaires, d’ordre religieux. Mais comme le disait Jacques Lacan, les non-dupes errent… (les noms-du-Père, haha) et les athées et autres agnostiques, ou même les croyants, s’en angoissent.

Bien entendu, il n’y a pas de réponse univoque à de telles questions. Ma réponse personnelle, je l’emprunterai à Russ Harris, qui a écrit un magnifique ouvrage pour professionnels thérapeutes de l’ACT (Passez à l’ACT, Pratique de la thérapie d'acceptation et d'engagement. De Boeck, avril 2012) et aussi un livre à lire par tous, Le piège du bonheur : Créez la vie que vous voulez (Les Editions de l'Homme, 2010). Le bonheur, ou le sens de la vie, si on veut, consiste à se créer une vie riche, remplie, pleine de sens, tout en acceptant la douleur qui immanquablement l'accompagne.

Bon, allez-vous me dire, cela ne nous éclaire pas beaucoup sur le « sens de la vie », n’est-ce pas ? Personnellement, je considère que vivre ma vie, moment après moment, en faisant en sorte qu’elle me permette de me sentir pleinement vivant, qu’elle corresponde aux chemins de vie, aux valeurs que je me suis choisi, me permet d’atteindre cet objectif.

Mais certaines personnes sont plus sensibles à ce « vide existentiel » que d’autres, et parmi ces personnes, un certain nombre tentent de compenser ce vide-là par un plein, par exemple un plein de nourriture, un corps plein. Rien de plus décevant, en vérité.

On appelle généralement cette sensibilité au vide de l’angoisse de séparation. On ne supporte pas l’absence, le départ, la rupture, et même de jeter des objets inutiles.

Ce qui peut faire, aussi, qu’on ne supporte pas le vide de l’esprit, c’est que ce vide vient du fait qu’on s’empêche de penser. On barre ses pensées car certaines d’entre elles nous semblent décidément trop pénibles. Mais comme il n’est pas possible de faire le tri entre les bonnes et les mauvaises pensées, cela revient à refuser, éviter de penser. Le vide qui en résulte est alors aussi pénible que les pensées que l’on fuit.

Pour éviter ses pensées, on peut, par exemple, tomber dans la compulsion, l’addiction. Jouer, par exemple, n’est-ce pas, Ariciane ?

Les pensées, en fait, sont des événements mentaux dont il nous faut accepter la visite, même si elles apportent des émotions pénibles, car lutter contre ses pensées est bien pire. La bonne nouvelle, c’est que les pensées pénibles et les émotions qu’elles allument, lorsqu’on n’en a plus peur, se dégonflent d’elles-mêmes. Après tout, ce ne sont que des pensées, pas des faits, n’est-ce pas ?

Bon courage à toutes les deux, à toutes les autres, qui ont peur du vide, des pensées, des émotions, et qui font des efforts désespérés pour les éviter, en faisant appel à toutes sortes de méthodes, ce qui est très fatiguant.

Sylvie75.
Abonné

Ton message résonne chez moi aussi, Cara.

Sans doute mue par cette envie louable que mon existence serve à quelque chose, jeune, je me suis lancée à corps perdu (diable, l'expression tombe à pique !), dans le militantisme. Cela a duré 20 ans, ensuite, à 40 ans, j'ai choisi de m'y investir beaucoup beaucoup moins, et de me retrouver. Je fais peut-être un parcours de vie à l'envers du tien, du coup. Et maintenant, je savoure d'avoir du temps pour moi, d'avoir enfin un travail qui me passionne, et je ne me demande plus jamais si je sers à quelque chose (j'angoisse pour bien d'autres choses, bien évidemment). J'ai sacrément rabattu mes objectifs pour l'humanité, mais j'ai enfin des petits objectifs dans ma vie à moyen, court ou long terme. Il paraît que Flaubert a dit d'Emma Bovary, personnage dont il se sentait proche : "Elle cherche à sentir le parfum du citronnier sous un pommier". Ce qui est aussi un peu une démarche à l'opposé du zen. :)

On croit souvent stagner, voire régresser, alors qu'en fait, en profondeur, des choses bougent, qui permettent un jour le déclic cognitif. Souvent, le surplace n'est qu'apparent. Surtout chez une personne cérébrale !

izabelle
Animatrice forum

j'adore les livres de Russ Harris parce qu'il explique l'ACT de façon simple, fini les noeuds au cerveau blush

il  a aussi écrit  'L'amour engagé : améliorez votre relation amoureuse grâce à la thérapie ACT" qui est pas mal que j'ai déjà du offrir plusieurs fois autour de moi

charlotte25.
Abonné

Merci a tous de m'éclairer moi aussi! Je suis absolument incapable de dire comme Cara et Ariciane tout ce que je ressens, tous ce qui me fait souffrir, mais je me retrouve aussi dans ce qu'elles écrivent...

Merci aussi docteur Apfeldorfer, je suis comme vous le décrivez toujours entrain de mettre en place des "stratégies" pour ne pas avoir de pensées tristes, de pleurs...

c'est sans doute pour ca que j'ai du mal a me mettre la la RPC tout en étant consciente que si j'y arrive, ca devrait me faire du bien...et c'est vrai que c'est épuisant!!!

je n'écrit pas beaucoup car je ne me sens pas "douée" pour ca, mais ca fait du bien de vous lire toutes et tous!

Rose-PetitBeurre.
Abonné

Merci beaucoup à tous pour cet échange... merci à Cara d'avoir lancer ce forum. Tout ça est très profond et me touche.

emy3443.
Abonné
Bonsoir, merci a toutes pour vos posts. Cela faisait longtemps que je n'avais pas écris sur le forum (beaucoup de choses a gérer en ce moment et je ne prenais plus le temps de venir vous lire et échanger avec vous). Mais ce soir, comme souvent, je le ressens aussi ce sentment de vide. On a l'impression de tout avoir ( un travail, un homme qui vous aime), mais on se sens quand même seule, avec un vide qu'on essaie de combler de différentes manières, notamment avec de la nourriture. Je me remets tout le temps en question, est ce que j'ai la vie que j'aurais aimé avoir, est ce que je ne me suis pas trompée de voie. Pourquoi je n'ose pas prendre de risques ? Parfois je me prend a rêver de tout plaquer, de partir à l'étranger, chercher un nouveau job, laisser famille, amis et conjoint. C'est radical me direz-vous, mais de toute manière, je ne serais jamais capable d'une telle chose. Non, on est installées dans notre petite vie, et c'est plutôt sécurisant, alors pourquoi risquer de tout perdre. Avec les activités c'est la même chose, j'ai envie d'essayer plein de choses, mais au final je laisse tout tomber...comme si j'avais peur d'aller au bout des choses, de m'investir. La musique par exemple, j'aime ça et je sais que je le débrouille bien, mais pourquoi est ce que je n'arrive pas a m'y remettre. J'ai un travail très prenant et stressant, et quand je rentre a la maison, je fais passer en priorité les tâches ménagères et la cuisine. A côté de cela mon conjoint m'aide peut, c'est aussi dans ce sens là que je me sens seule et imcomprise. Sous pretexte que ses journées de travail sont difficiles il n'a pas envie de m'aider le soir. Mais moi aussi je travaille et j'ai des journées difficiles, pourquoi devrais-je être la seule a m'investir depuis 8 ans. On ne se dispute pas, mais c'est le seul sujet pour lequel nous avons des différents. Lui, il fait les 2 huits et quand il rentre il peut consacrer plusieurs heures par jour a ses activités et il ne se rend pas compte de sa chance. Alors voilà, je ressent ce vide, je ne sais pas vraiment a quoi il est lié, mais ce que j'ai compris ce soir, c'est qu'on peut vivre à deux, mais quand même se sentir seule. Je pense aussi qu'on ose pas se lancer dans quelque chose par peur de l'echec. On en reviens toujours a ce besoin de perfection, il faut réussir a tout prix. Du coup on a tendance a prendre des raccourcis en se disant, ce n'est pas la peine que je commence, je n'irais pas au bout. Désolée pour la longueur de mon post, mais j'avais besoin de vous livrer ce que j'avais sur le coeur. Bonne soirée a toutes
Bèlilé.
Abonné

Merci d'avoir lancé ce sujet Cara, je viens de te lire, ainsi que chaque réponse avec beaucoup d'interêt.
Et je me sens moi aussi pleinement concernée par ce vide et cet incessant questionnement existentiel dont tu parle.
Je comble également...avec une addiction à ceci ou cela : La nourriture, les dépenses compulsives, les relations amoureuses instables mais passionnées...
Je n'ai donc pas peur de la séparation, et ce serait même plutôt le contraire, l'attachement m'angoisse. Mais la fuite de mes pensées et de mes emotions ? Oooh oui ! Certainement !!!
Tout ceci commence à changer doucement et je cours un peu moins après le bonheur :-D
D'ailleurs, en ce moment je lis: "Être heureux n'est pas nécessairement confortable. Thomas d'Ansembourg". Je n'en ai pas lu assez pour me faire un avis, mais le titre correspond tellement à ce que je vis en ce moment...
J'arrive sur LC après une thérapie à base d'hypnose où j'ai appris à accepter ce que je ressens.
Et je ne trouve pas tout ça confortable du tout d'être face à mes pensées et émotions ! Mais effectivement, ce n'est pas aussi insurmontable que ce que je m'en imaginais au point de fuir.
Alors peu à peu la nourriture n'est plus un refuge. J'espère que mon corps me le rendra bien, et qu'il en sera ainsi progressivement pour mes autres travers...

Bon cheminement à tous !


 

090413154009_bonneetoile.
Abonné

bonjour à tous, tous ces echanges sont extremements intéressants et m'aident à reflechir. Si ma vie personnelle me comble aujourd'hui, il est vrai que ma vie professionnelle pas du tout. J'ai le sentiment d'avoir raté qq chose. En même temps, si je me pose aujourd'hui pour savoir ce qui me plairait,  je sais dans quel domaine. Cela voudrait dire refaire des études, tout recommencer. Cela me parait être une prise de risque que je n'ose pas du tout. nous avons un credit immobilier sur 25 ans encore. Donc comme je suis une fille sensée, je me dis prend ce qu'il y a de bon dans ta vie professionnelle , accepte cet etat de fait et profite de ta vie personnelle sans stress. En fait la théorie du verre plein et pas du verre vide. Oui ma vie n'est pas exaltante à 100 % mais es ce cela la vie? Pour ma part je pense que non. Chaque journée est faite de ces petits bonheurs et de  ses emerdes. A moi de prendre du recul sur le negatif pour me concentrer que le positif. J'avais lu il y a quelque  temps un livre de christophe andré qui donnait un exemple frappant. 2 enfants de 3 ans sont au bord de la mer. une Vague vient les bousculer et les faire tomber. l'un pleure et se refugie auprès de sa maman, l'autre eclate de rire et en redemande.... . Depuis 2 ans je travaille sur moi, je developpe le lacher prise et l'acceptation des sentiments négatifs. Ces sentiments negatifs comme la peur, la colère, la rancune, je ne veux pas les rejeter juste les accepter, ils font partie de moi. Les accueillir c'est la possibilité  qu'ils partent plus rapidement et que cela fasse moins mal. Ce n'est pas toujours facile,  je me retrouve dans vos descriptions de ne plus vouloir penser et de me remplir à ce moment là de nourriture. La route vers le lacher prise n'est pas un ligne droite. J'ai progressé déjà enormement depuis 2 ans. Je me rends compte de la chance que j'ai de pouvoir croiser sur mon chemin toutes les personnes ( vous, les docteurs) qui vont m'aider à atteindre mon but: être heureuse et vivre ma vie pleinement.

Cara.
Abonné

Merci pour ces réponses, ça me rassure de voir que ça parle à certaines, car autour de moi cette « maladie » ne semble pas exister ! ;-)

Quel beau message Ariciane. Tu me fais découvrir que la peur d'avancer peu nous empêcher d'évoluer, et donc rester dans le statu quo peut être un confort aussi, pas souhaitable.

 

Alors à la lumière de vos réponses, après analyse et réflexion, voici ce que j'en retire :

 

Il semble que cela fait si longtemps que je ne fais pas ce que je veux dans la vie, depuis l'enfance, pour cause d'avoir dû me plier aux desiderata familiaux, aux mauvaises orientations qui ont fait boule de neige, que je ne sais même plus aujourd'hui ce que je veux ! Ni même quasiment qui je suis.

 

D'où la difficulté de vivre selon mes valeurs, car il y a un décalage entre ce que je crois devoir faire (pour les autres, pour épater la galerie, parce que ça se fait, parce que c'est la logique) et qui je suis.

 

Lorsque j'ai une idée qui sort de ce que je pense que les autres attendent de moi, ou que n'approuveraient pas les gens qui « ont la tête sur les épaules », mon censeur intérieur, celui qu'on a intégré petit, et qui est toujours là pour nous « protéger » de tout changement, est là qui veille à ce que je ne m'écarte pas du droit chemin.

 

Quand je penser à démarrer quelque chose de nouveau, devant l'ampleur de la tâche, mais surtout parce que je n'ai pas le temps à cause du boulot et de toutes ces contraintes de vie quotidienne que nous avons tous, et bien je baisse les bras à peu près 10 minutes après avoir pris la décision (Ceci corrélé au fait que je ne sais pas vraiment ce que je veux, j'oscille entre le idées)

Et cela est bien sûr amplifié par mon perfectionnisme et mon fonctionnement en tout ou rien ; (Je ne peux pas devenir Rembrandt pour demain ? Bah, autant laisser tomber le dessin...)

 

En ce qui concerne mon travail, il est vrai qu'il ne me comble pas mais me nourris bien (expression qui tombe à pic aussi, tiens) et ne me stress pas, je préfère donc m'en contenter, et orienter plutôt ma vie à côté vers quelque chose qui me corresponde (mais quoi, quelqu'un serait-il clairvoyant dans l'assistance ?)

 

Cependant tout ça ne règle pas mon problème de vide que je n'arrive pas à remplir avec quelque chose (d'autre que la nourriture)

 

je fais des planning pour programmer des choses et faire des activités, réussir à me lancer dans quelque chose, mais à chaque fois, même si je l'ai écris, je laisse tomber, je ne le fais pas. C'est vrai que c'est fatigant.

 

Il faudrait quand même que j'agisse, parce que sinon, je suis là à ne faire que les tâches ménagères et rien d'intéressant et je me sens comme la dernière des Cosette avec une vie misérable, sans but et sans espoir.

 

Le pire, c'est que je pense avoir le temps, mais que devant les tâches ménagères qui me gonflent, je fuis aussi en allant sur internet pour oublier tout ça (avant je mangeais en plus mais maintenant grâce à LC je ne le fais presque plus...mais ça me manque!). Donc, je devrais avoir le temps, non pas de tout réussir en un jour, mais ne serait-ce que d'attaquer quelque chose ½ heure par jour, pour ne pas me retrouver dans 10 ans dans la même position (dans laquelle j'étais il y a 10 ans)

 

Il y a un deuil à faire aussi, comme on ne peut pas tout faire, il faut bien prioriser et choisir. Choisir ! … Se faire confiance, suivre sa tendance naturelle et faire les choses parce qu'elles nous font plaisir au moment présent, sans obligations et sans contraintes.

 

Sylvie, ta citation pourrait m'aller à merveille. L'opposé du zen, certes, mais l'opposé de la mort pour moi, chercher à comprendre le monde, c'est ça être humain, sinon pourquoi être différent des animaux ? (que je respect au plus au point néanmoins). La mort... aurais-je lâché le mot clé ?

 

Docteur, je crois que l'angoisse de séparation est une métaphore pour manque de sens à la vie . Je suis séparée de ce sens. Sans doute de ce que les croyants trouvent dans la foi. Une sorte de quelque chose de supérieur qui est le sens de la vie, mais que je n'arrive pas à matérialiser (prise de tête, hein?)

 

Emy, j'aurais pu écrire ton post, et je crois que tu as réellement besoin de faire des choses pour toi. Je ressens la peur aussi que les choses changent, pour le meilleur pour nous mais ça pourrait perturber nos conjoints, mais il doivent s'adapter ! C'est vrai qu' »être heureux n'est pas nécessairement confortable», il faut juste avoir le courage de faire ce qu'il faut pour, ce qui n'est pas évident, mais souhaitable !

 

Par contre Docteur, je ne vois absolument pas de quoi vous parlez quand vous parlez de fuir des pensées. Mais j'ai peut-être un problème d'auto-censure si efficace que je ne vois même pas le blocage. Je commence à peine à entrevoir que lorsque je méditais, jusqu'à présent, je n'avais aucun problème. Aucun problème pour faire le vide. Je ne voyais d'ailleurs pas bien à quoi servait la méditation car je ne pensais à rien et ma concentration était telle qu'il ne se passait rien. J'essaye de lâcher prise.

 

J'arrête là je pourrais écrire un bouquin.

 

Toutes vos réponses m'apporte beaucoup, merci.

Sylvie75.
Abonné

Je rebondis (bong) juste sur cet aspect de ton message :

[quote]Lorsque j'ai une idée qui sort de ce que je pense que les autres attendent de moi, ou que n'approuveraient pas les gens qui « ont la tête sur les épaules », mon censeur intérieur, celui qu'on a intégré petit, et qui est toujours là pour nous « protéger » de tout changement, est là qui veille à ce que je ne m'écarte pas du droit chemin.[/quote]

Je fais parfois ce jeu, pour ne pas m'interdire de ressentir une émotion un peu taboue : c'est de la prononcer à voix haute, quand je suis seule... :) C'est amusant comme l'émotion paraît tout à coup beaucoup plus banale, comme quand un enfant parle.

Par exemple "Je n'aime pas Bidule" Alors que Bidule est votre mère ou votre belle-mère, une dame super gentille.

C'est mal hein ? de ne pas aimer quelqu'un de gentil... Pourtant dit à voix haute, c'est presque drôle, comme un caprice d'enfant.

"Je m'ennuie avec Truc." alors que Truc est censément ma meilleure amie etc.

Ariciane.
Abonné

Tentative de réponse, pour toi Cara, 

Sentiment de vide interne...

J'imagine ... une terre arride, un tracteur et ... une poudre magique. Je suis apprentie fermière, je laboure le champ et ... j'apprend à répandre de la poudre magique. On me dit que c'est facile. Et en effet, derrière le tracteur, les plantes poussent comme par magie. J'aime ce travail, il me rend heureuse. A la fin de la journée, je rentre à la ferme. Je saupoudre une petite souris de la poudre en question et ... comme par magie elle met au monde des tas de petites souris et se retrouve au dessus de la pile. Cela m'apparaît comme dans un dessin animé. 

Je veux me dire que c'est possible. Que mon être peut faire cela. Fertiliser mon vide. 

Comment faire ? Je ne suis pas médecin. Mais voilà comment je vois les choses. Commencer par le début. Aller voir la terre arride. Prendre la terre en main. La laisser s'échapper entre les doigts. Aimer cette terre. Voir ses possibles et avoir la foi. Fermer les yeux, et se dire : je me sens vide. Respirer. Et sentir ce qui vient. L'acceuillir. Je pense (en tout cas chez moi), il y a du chagrin lié à des manques : manque d'accomplissement, de développement, peur de tout et de rien, sentiment d'être coïncée., manque de soutien, etc.  

Personnellement, je préfère faire ce genre de travail accompagnée. Et ne pas être seule pour laisser couler les larmes. Je pense que si l'on veut se débloquer, il faut affronter ses douleurs. Et ... après la pluie le beau temps. 

Au plaisir de te lire et de partager.

Ariciane

Zabouillette.
Abonné

Bonjour,

Je lis vos messages et je me sens émue. J'aurais pu écrire la plupart de ces phrases. Je rajout à ça la peur, celle avec un grand P, qui fait que je ne me sens pas capable de réussir. Alors, moi aussi, je baisse les bras et je fais le ménage.....

Merci pour tous vos messages. Je crois que j'ai de quoi réfléchir pour un petit moment, peut-être que ça fait un peu mal, mais j'y crois!

 

ensemble, on est plus fort!

reine des prés.
Ancien abonné

Bonjour,

Cela fait également écho... et avec de la résonnance car j'ai aussi ce sentiment de vide, de creux. C'est donc l'angoisse de séparation ! Merci docteur... 

Il y avait un autre sujet sur le forum qui parlait de solitude lancé par rose, elle attribuait cela au célibat, mais je lis que ça touche tout le monde. Il y a aussi de la solitude avec les autres lorsqu'on ne communique plus, qu'on ne fait plus attention...  

Pour ma part, je fuis la solitude et me "nourris" des relations... qui ne sont parfois pas très bonnes, toxiques. Le sens de la vie lorsqu'on a pas le sentiment d'être utile ou si on ne se sent pas libre n'est pas facile à trouver et je le cherche aussi certains jours, malgré des choix professionnels qui me correspondent tout à fait. 

Certains ici parle d'hypnothérapie, avez-vous des témoignages à ce sujet pour savoir si cela a  allégé l'agoisse du vide ?

Je trouve toutes vos expériences très enrichissantes et je remercie Cara pour ce sujet... 

mistigri.
Abonné

J'avais évité ce fil de discussion au mois d'octobre, parce qu'il me faisait ....peur.... J'étais un peu sereine à ce moment là et je n'ai pas voulu remuer mes vieux démons. Mais maintenant, ils se sont réveillés tous seuls....alors j'ai tout relu. 

Le mot "vide" fait écho en moi au mot "solitude" ...."manque de fondements" ..."manque de liberté" . Quelques fois, j'ai l'impression de n'être qu'une particule qui s'agite sans savoir pourquoi ni comment ni où elle va...quelle importance? Je n'ai rien choisi. 

Cette sensation de vacuité me revient dans les périodes de négativité, puis quand ça va mieux, je me dis que le sentiment de bonté, qui nous ouvre aux autres et à nous même, est un don précieux.

 

Ederl.
Ancien abonné

Oui, ça remue ce post....

le vide je pense à l'ennuie, je m'ennuyais d'être avec moi (beaucoup moins maintenant) car je n'écoutais pas le bruissement de ma vie intérieure, comme tu dis Cara "peut-être que tu censures énormément" pour moi c'était le cas je n'aurais jamais imaginé que je pensais autant !!! Quelle histoire ça ressemble en effet au labour de la terre dont parle Ariciane, maintenant j'écoute mes pensées, toutes j'essaie, les pensées les plus dures, les plus fantastiques, et puis j'essaie de dévelloper ma liberté car je suis trop sensible aus regards des autres et on a qu'une vie alors je ne veux plus être assujetti, je veux vivre pleinement.

Je pense que tes forces intérieures t'aideront, être simplement n'est pas si facile, mais si tu te poses cette question et que tu la formules ici c'est je pense le début de l'aventure, trouve ton moyen d'être pleinement et je pense que oui ce n'est pas un vide extérieur alors dis toi que nous pensons tout le temps et qu'il suffit de tendre l'oreille.

izabelle
Animatrice forum

je trouve que ce que dit Ederl est très vrai

pour ma part, ce vide intérieur, je l'ai ressenti comme une déconnexion de moi-même, avec à la base une non-acceptation, et toutes sortes d'évitement pour éviter de ressentir tout un tas de choses dont j'avais honte ou dans lesquels je ne me reconnaissais pas

comme Ederl j'ai appris à accepter cette vie intérieure qui semble parfois brouillonne, rude, mais qui finalement n'est pas si effrayante ni dangereuse, ni honteuse, et tout en l'acceptant j'ai trouvé un cadeau meilleur encore, un sentiment de connexion à moi-même qui fait que le vide intérieur n'est plus que de l'histoire ancienne

bonne continuation à tous

Bliss.
Abonné
J'ai longtemps eu ce sentiment de vide depuis toute petite déjà. Je me sentais différente je m'intéressais à des trucs qui n'intéressaient personne. Je lisais beaucoup et était très tournée vers mes ressentis intérieurs. J'avais une grande sensibilité, extrême même pour percevoir les états intérieurs des gens. Mais je n'avais pas de "cadre" pour vivre tout cela ou une personne qui aurait ou me guider. Alors pour cacher cette sensibilité et ne plus ressentir j'ai mangé....j'ai grossi...puis maigri....grossi.....vous savez la suite! Ces dernières années entre consultations et lectures j'ai beaucoup renoué avec tout ce vécu intérieur dont je n'ai plus peur et que je vis comme un richesse. J'en ai même fait une activité personnelle qui m'enrichit (humainement) terriblement. J'anime des ateliers pour partager mon engouement et il y a toujours foule pour venir expérimenter des découvertes. Tout ce parcours me sert pour accompagner mon fils qui vit le même genre de questionnement et de décalage par rapport à d'autres enfants. Sensibilité exacerbée, grande capacité d'apprentissage, désintérêt du scolaire, intelligence fine........je suis là pour l'accompagner dans ses découvertes et qu'il ne sente pas cela comme un vide mais comme un plein d'autre choses. A nous donc de vivre au plus près de nos ressentis et de ne pas les manger pour les étouffer.
Mandala.
Abonné

 

Je rebondis sur ce qu'a dit Bliss.

 

Moi aussi j'ai ressenti ce sentiment d'être différente depuis toute petite. Hypersensible ça c'est clair aussi, et cette hypersensibilité était moquée à la maison. Du coup, anxiété sociale jusqu'à mes 22 ans environ. 

Pour moi le "cadre" ça a été l'école… Il fallait que je sois première dans toutes les matières, sinon… sinon quoi j'en sais rien, c'était même pas concevable de ne pas être première. A me mettre cette pression, j'ai fait des dépressions à répétition depuis mes 17 ans. Accompagné d'un sentiment de "à quoi bon ? pour quoi faire ?", qui correspond probablement au sentiment de vide évoqué dans ce fil de discussion.

 

Et aujourd'hui j'ai trouvé un nouveau "cadre", c'est la pleine conscience et plus largement les conceptions développées dans le bouddhisme : acceptation, compassion, etc. Je sais maintenant que grâce à cette pratique, je peux tout traverser, je n'ai plus de grosses angoisses comme avant. Et je suis beaucoup moins pessimiste sur moi et sur le monde. Je suis moins torturée, je ne suis plus en colère contre ce monde parfois insensé. Je ne me sens plus responsable de tout. Je ne pense plus en tout ou rien. Je vis, tout simplement. Il n'y a plus de "A quoi bon ? Pour quoi faire ?"

 

Et pour l'hypersensibilité, comme Bliss, je pense que c'est une bénédiction, en fait. Avoir une vie intérieure riche, c'est quand même l'apanage être humain, même si ce n'est pas facile tous les jours. Il y a un livre qui parle de ça et qui met en avant toutes les qualités liées à l'hypersensibilité, qui n'est pas un trait de personnalité mis en avant dans notre société : "Ces gens qui ont peur d'avoir peur : Mieux comprendre l'hypersensibilité" Elaine Aron. Il me semble que ce forum est plein de personnes hypersensibles !

 

Autre chose aussi que j'ai un peu développé grâce à mes lectures. L'idée qu'il faut accepter qu'on va mourir et préparer ce passage, plutôt que de faire l'autruche et de ne pas y penser. "Si on ne sait pas comment mourir, on ne sait pas comment vivre". Perso ça me désangoisse de penser à ma propre mort. Mais je n'ai pas d'enfants, et ça sera surement différent quand j'en aurai. En fait, j'ai plus peur de souffrir que de mourir...

 

En vous souhaitant de trouver la sérénité,

Mandala

mistigri.
Abonné

Comme toi Mandala, je pense qu'il est très important de penser à sa propre mort....J'ai plus peur de celle des autres que de la mienne.... Je pense que pour bien vivre, il faut renoncer à beaucoup de choses, il faut s'aimer et aimer les autres.....accepter que notre vie aura une fin, et que c'est un processus naturel.

Cependant, l'hypersensibilité peut être parfois dangereuse, et j'ai du mal à me protéger moi-même lorsque c'est nécéssaire : trop de gentillesse, trop d'empathie....

J'ai eu de joies et des peines, mais avant de mourrir, j'aimerais retrouver ce sens de l'équilibre qui me manque un peu, car mon calme n'est qu'apparent....

J'ai beaucoup de joies à lire toutes les interventions sur ce fil de discussion, qui m'apporte beaucoup de réconfort et je vous remercie toutes .

mamanours.
Abonné

Bonjour,

Merci à tous et à toutes d'avoir le courage de parler... Je lis et n'ose pas aborder de telles choses... Depuis enfant je me suis sentie différente et dans ma famille on me traitait de folle, alors j'ai essayé d'être comme les autres, de me gommer, de m'oublier, de me calquer sur des personnes "normales"... Mon corps n'en peut plus de toutes les violences qui lui ont été infligées depuis toutes ces années (régimes, reprises de poids, et autres sympathiques méthodes...).

Je me suis inscrite sur LC pour reprendre contact avec mon corps, et apprendre à connaître cette étrangère qui me fait si peur et pourtant avec laquelle je vis depuis quelques décennies... moi.

C'est très dur, il faut beaucoup d'énergie, mais j'ai envie de cesser de me nier...

Mandala.
Abonné

Courage mamanours, tu es sur le bon chemin ! 

marieal.
Inscrit

bonjour,

je resors ce post qui me parle bien.

Enfin qui me parlait bien, tant j'ai bien connu ce sentiment de vide, de courses effrénées aux activités et l'envie de manger sans faim pour combler ce vide.

Au départ, je cherchais celui sur les lectures et de fil en fil, je suis arrivée sur ce post.

Je voulais à mon tour y conseiller la lecture du livre que m'a conseillé Izabelle et dont parle aussi G Apfeldorfer dans sa réponse. Moi j'ai lu pour l'instant Le choc de la réalité de Russ Harris mais il y a certainement beaucoup à lire sur les autres livres du même auteur ( le grand saut, la quête du bonheur).

Ce livre est un trésor pour trouver en soi les réponses à ce sentiment de vide, pour faire le point sur nos valeurs et ce qui nous porte , et nous aider à les intégrer dans nos projets de vie petits ou grands ( maigrir par exemple) ... il donne aussi un éclairage très utile sur une utilisation très pratique de la pleine conscience, à quoi ça sert, et comment s'en servir pour gérer les émotions.

Un auteur incontournable pour avancer dans la vie, quoique celle ci vous offre comme difficultés.

merci encore à Izablle pour ce conseil de lecture.( j'aborde mon mois de Mai beaucoup, beaucoup plus sereine)

mavo.
Marraine
Merci marieal d'avoir ressorti ce fil. Je l'avais déjà lu mais il prend désormais une signification plus claire pour moi. J'avance sur le sentiment de ne pas avoir été aimée (pas de façon inconditionnelle en tout cas), mais je n'arrivais pas complètement à le relier à "trop manger". Mais le lien est clair : sentiment d'abandon => angoisse de séparation (encore une idée autour de laquelle je tourne régulièrement) => sentiment de vide => besoin de me remplir. C'est parfaitement cohérent avec les grosses crises existentielles que j'ai déjà traversées et qui m'ont parfois amenée à faire des choix de vie assez radicaux, mais pourtant insuffisants, évidemment, pour apporter des réponses... puisque le vide dont on parle, rien ne peut le remplir. Il faut "juste" apprendre à le tolérer, lui faire une petite place. Vais aller consigner tout ça sur le blog ! ;-)
izabelle
Animatrice forum

depuis  qq jours, je ressens à mon tour le fameux "sentiment de vide"  qui pourtant ne m'était pas coutumier

après avoir analysé la chose, je me suis rendue compte que mon overdose de travail (ça aussi avant je n'étais pas coutumière) m'a amené à m'éloigner de mon corps

et comme je ne ramène plus  "à la terre" comme avant, en sur-mangeant,  eh bien j'étais toute déboussolée, comme absente à moi-même

c'est vraiment désagréable comme sensation

je pense que  le sport (et pour moi le jardinage)  me permettra de ne plus oublier mon corps, et de ressentir à nouveau  "le plein" mais sans avoir besoin de se rappeler durement à lui  par un estomac trop plein

je reste persuadée que le vide est lié à cet éloignement de soi-même

du coup hier soir dans mon lit j'ai fait un bodyscan, et j'ai pu constater qu'en fait j'avais pas mal d'angoisses qui "stagnaient", un peu hors de ma conscience

le fait de m'autoriser à les ressentir m'a permis de me reconnecter à moi-même  et adieu le sentiment de vide

 

le remplissage du vide par la nourriture c'est vraiment un faux problème, comme la cigarette

la nicotine nous rend dépendant au manque qu'elle nous crée, donc on a l'impression d'en avoir  "besoin"  alors que ce besoin n'est qu'une illusion crée par la nicotine elle-même

la sur-nourriture c'est pareil j'ai l'impression, quand on arrête de sur-manger, on se confronte à ce sentiment de vide, mais lui n'est créé que par la "lutte" émotionnelle  (dont la sur-nourriture est une arme essentielle)

 

pardon si c'est confus tout ça

mavo.
Marraine
Complètement d'accord avec toi que, comme la cigarette, la sur-nourriture porte en elle-même le germe de l'addiction. Notamment parce qu'elle engendre le surpoids, qui devient un sujet de préoccupation permanent, qui permet d.avoir tout le temps "quelque chose à penser". Et quand on craint le vide, lâcher ce sujet est inquiétant... Ce qui peut constituer un frein à arrêter de sur-manger. Bref, ce sont des cercles vicieux. On est bien d'accord que ces peurs (du vide, de ne plus avoir ce sujet comme point central d'attention, etc...) sont de faux sujets. Quand on s'y confronte, on se rend bien compte que ce n'est le plus souvent "que du vent". Ces peurs disparaissent presque par magie quand on les observe... Exemple : l'EME d'ennui, de milieu d'aprem, si je la repère et que je m'arrête pour faire quelques minutes de respiration, elle s'effiloche...
cilou_cile.
Abonné

Il y a plusieurs années, la psy que je voyais m'avait demandé ce que je cherchais à combler, à quoi ça me servait de penser que j'avais des TCA. Sur le moment, je l'avais mal pris et je n'avais pas compris du tout ce qu'elle voulait dire. Je pense que si j'avais continué à la voir, elle aurait pu m'expliquer et j'aurai peut être pu commencer ce formidable mais éprouvant voyage qu'est la véritable découverte de soi.

Ce sentiment de vide, ce questionnement sur le sens à donner à sa vie, ce sentiment que quelque chose manque, que l'on passe à côté, que finalement, on aura jamais rien accompli dans sa vie, je l'ai connu aussi.

Aujourd'hui, il revient parfois mais je crois que j'ai réussi finalement à lui donner du sens, à la vie. Notamment, en faisant le point sur mes valeurs, celles qui me tiennent à coeur et essayer qu'elles guident mes actes et mes décisions. Bien sur, ça n'est pas toujours facile, je suis humaine, pas un robot. Mais oui, ça permet de donner du sens à ce que nous vivons.

Oui, je crois qu'il y a des gens qui ne seposeront jamais ce genre de questions, animés ou non par des passions ou des buts, d'ailleurs. Ces personnes vivront leur vie, un point c'est tout, sans sentiment de vide ou questionnement.

Je n'en fais pas partie. Je ne me sens pas pour autant "élue", "à part" ou quoique ce soit. Je crois que oui, c'est une question d'hypersensibilité et c'est finalement assez courant. Je n'irai pas chercher pourquoi je suis comme ci ou comme ça car je crois qu'il n'y a pas de réponse exacte et j'estime que ce serait une perte de temps pour un bénéfice pas forcément au rendez vous.

Pour finir, et parler "concret", au delà de toutes ces considérations philosophiques, ce qui m'a énormément aidé: le livre de Russ Harris, le piège du bonheur et la PCS, pratiquée régulièrement et assez fréquemment. J'en vois les bénéfices un peu chaque jour.

En tout cas, ça rassure de voir que je ne suis pas toute seule smiley

Noelle
Marraine

Oui, interessant ce fil , et c'est bizarre que je ne le voie que maintenant !

Lavienrose.
Abonné
Merci pour ce sujet!! Ça m'émeut. Je vais laisser décanter ;-)
Chléa.
Abonné

Je le connais bien ce sentiment de vide : je le ressens au quotidien, et depuis longtemps.

Plus jeune, j'ai cru que je pouvais " remplir " ma vie par un travail qui me plaisait ( ou l'idée que je m'en faisais) , la construction d'un couple, puis d'une famille ( ou l'idée que j'e m'en faisais) .Forcément si je reussissais tout ça bien, le vide allait disparaitre...

Il n'a jamais disparu : il est toujours là. Rien de ce que j'ai pu mettre en oeuvre n'a permis de combler ce vide.Même accompagnée et aimée je me sentais vide . Même valorisée dans le cadre de mon job je me sentais vide.Toujours en train de courir vers autre chose , qui allait forcémet combler ce vide

Epuisant...et inutile 

Aujourd'hui, mon couple a volé en éclats, mon boulot ne me convient plus ( et pourtant je l'ai beaucoup investi ) et le sentiment de vide est toujours là.

Ni plus fort ni moins fort qu'avant ....quoi que ..peut'etre un peu moins fort en fait : je constate quand même que depuis quelques années, j'ai moins besoin de me remplir de nourriture ( c'est peut'être un signe ???)

La logique serait qu'il soit plus fort, puisque les 2 domaines que j'ai investi pour le combler ( famille, travail ) ne jouent plus leur fonction de" remplissage " .La nourriture- bien que toujours problématique, sinon je ne serai pas là - est moins présente  en option " remplissage "

Mais le vide est  toujours là, preuve que mes précédentes actions n'étaient pas les bonnes.

Je suis bien consciente que ce vers quoi je dois tendre c'est combler l'ennui que j'ai d'etre avec moi même, trouver un sens à ma vie, avoir comme une ligne directrice, un truc qui me mette en mouvement ...ou , mais quoi ? 

Me combler moi

Oui mais comment ? 

Bien sur, un moment je me suis dit que ça allait s'arranger :" faut " juste que je sois de nouveau 2 et pas seule, " faut " juste que je retrouve un job qui me fasse vibrer...et hop, c'est gagné,.... " faut " juste que j'arrete d'avoir des problèmes de poids ( enfin, "problèmes" , aujourd'hui c'est un bien grand mot mais bon ..) 

Faut juste ...sauf que je SAIS que c'est pas ça 

Je suis en recherche de sens, ma vie n'en a pas...je ne parviens pas à lui en donner;.

Ca me rend infiniment triste : je ne sers à rien . Je ne parviens pas à cohabiter avec ce vide 

Désolée pour le pavé, mais j'avais besoin de le sortir ce truc . Je ne l'ai jamais livré , c'est tellement à 100000 années lumière de l'image que je renvoie !...et pourtant c'est bien la réalité

Noelle
Marraine

Oui, je comprends bien cela, souffrir du décalage entre ce que j'ai pu ressentir de vide et l'image que je renvoyais

jusqu'a ce que je commence aussi a avoir conscience que ce que je reussissais c'etait aussi moi et que je n'etais pas "nulle" ni condamnée aux "ma pauvre fille, tu ne feras jamais rien" petites phrases assassines que je m'administrais sournoisement

merci à  la defusion!

gabuzo.
Abonné

Je ne sais pas si on parle du même vide, mais moi ce vide je l'ai dans mon estomac !

Aujourd'hui j'en ai fait l'expérience avec un exrecice de RPC qui m'a fait remonter plein d'émotions du genre, vide, néant, seul, mon estomac était très douloureux comme une boule gonflée qui me brûle, j'ai tenté de l'apaiser pour ne pas "vite aller manger" , certes je pense que j'avais faim mais j'ai voulu tenter. Fière d'avoir tenu car c'est une véritable angoisse pour moi de ne pas répondre de suite à ce genre d'appel , il n'aura pas fallu la faim du repas avant que cela me rattrape ... J'ai eu envie très fort d'un dessert, j'ai donc pris 1 viennois au café, puis encore plus eu envie, une envie inctrolable, j'ai pris une glace, 10 mns après un rappel encore plus fort "il faut que tu manges il faut que tu avales du sucre du gras" et j'ai fini avec une banane au nutella ... J'ai parfois des petits craquages mais rarement aussi sucrés et en principe 1 craquage et c'est bon. Là c'est comme ça mon corps ou mon esprit (je ne sais plus à force!) a voulu se venger que je veuille prendre le contrôle ... Comme si ce vide que j'aimerais contrôler accepter était mon ennemi alors que c'est bien mon poids qui me fait souffrir ..

Je me dis toujours qu'il faut que j'arrive à trouver quelque chose de plus fort que ce besoin incrotrable de manger pour m'en sortir, mais je me rends compte que je suis piégée, car malgré 3 chiffres sur la balance qui devraient être largement plus alarmant, cela n'est toujours pas assez important ...

J'essaie de comprendre d'où vient ce vide intérieur que j'ai depuis toujours, alors que ma vie justement est plutôt équilibrée, je m'épanouis professionnellement, j'ai un compagnon adorable, mais oui les moyens par contre sont limités comme beaucoup, je me demande parfois si ce n'est pas une angoisse de manquer d'argent, alors je me remplis de nourriture.. Est-ce une piste à étudier ? Je ne manquais pas petite d'argent de confort, ajd je vis dans un certain confort mais je n'ai aucune sécuité financière, alors je me questionns aussi là dessus !!

Désolée ce message part dans tous les sens , j'espère avoir des réponses de personnes qui comprennent ce que je vive ou ce sont déjà posés les mêmes questions, et peut être une réponse "miracle" de notre cher Docteur ! ;)

Gigilagrande.
Abonné

Bonsoir,

 

je vous remercie pour cette juste analyse.

 

 

[/quote]

cilou_cile.
Abonné

Oui, Gabuzo, l'insécurité financière, les moyens limités (surtout si on se compare aux autres, ses amis, qui peuvent avoir un autre niveau de vie), devoir se serrer la ceinture, les fins de mois difficiles, gérer la frustration de ne pas pouvoir se payer tout ce que l'on veut, gérer l'inquiétude de ne pas arriver à tout payer...oui tout ça peut en effet légitimement générer des EME, des pulsions et oui, on peut vouloir étouffer ces ressentis sacrément désagréables avec de la nourriture.

Donc oui, c'est une bonne piste à observer pour pouvoir gérer autrement qu'avec la prise alimentaire. Un conseil, parce que c'est du vécu, la RPC et la méditation aident bien à vivre ces problématiques de sous, d'achats compulsifs, de gestion de l'argent...

Bon courage smiley

alanzo.
Abonné
Bonsoir, sentiment de vide, aaaahhhh !!!! Je tombe par hasard sur ce post, qui me correspond tellement ! Que ça me donne envie de vous faire partager mon point de vue (1er post pour moi, grande première ! ...) Moi, la fille "qui a tout pour elle" et " tout pour être heureuse", et qui pourtant , comme vous, se sent vide, nulle, inutile, le sentiment de passer à côté de sa vie, de ne pas savoir quelle direction prendre... Je vous passe le perfectionnisme, la procrastination, le tout ou rien, et ... Les compulsions alimentaires bien sûr ! Sinon, je ne serais pas là... Je vous passe l'histoire de ma vie, la vie parfaite, normale, et patatras ! Burn Out , dépressions cycliques depuis, reconversion professionnelle impossible à envisager (que faire de ma vie ?, j'ai pourtant un amour de mari, et 3 filles formidables ... Et je me sens vide...) En thérapie EMDR depuis 1an et demi (merci ma thérapeute super !) je commence à comprendre ce sentiment de vide... On cherche comment le combler, alors qu'il est impossible à combler, pour la bonne et simple raison que ce n'est pas un vide. Ce que l'on croit être un vide est en fait un décalage... Un décalage, ou une distance, entre l'image que l'on veut donner de nous aux autres, et ce que l'on est vraiment au fond de nous, notre "vrai" moi, avec nos valeurs, nos émotions, nos sentiments... Et plus ce décalage est grand, plus le sentiment de vide et la souffrance sont grands. Exemple : je veux donner l'image de moi de la fille parfaite, forte, à qui tout réussit, heureuse (ça, c'est ancré en moi depuis l'enfance, je me suis conformée aux attentes parentales...). Mais au fond de moi, je commence à découvrir que je suis hypersensible (et ayant vécu dans une famille ou les émotions n'avaient pas place, ça a fait des ravages...), fragile, pleine de doutes et d'incertitudes... C'est cet immense décalage, ou distance, entre ces "2 moi" qui donne ce sentiment de vide, et on ne peut pas remplir ce vide ! Par contre, on peut réduire le décalage ou la distance entre ces "2 moi" ... Comment ? On essaye généralement de lutter pour se rapprocher le plus possible de la belle image que l'on veut renvoyer de nous : énergie physique et psychique considérables dépensées pour rien, car cette image n'est pas nous, donc le décalage est toujours là, et le sentiment de vide aussi. C'est en se rapprochant de notre vrai moi, bien enfoui , et méconnu, que l'on va pouvoir réduire le décalage, et donc se sentir moins vide... Car en apprenant à se découvrir , on apprends à s'accepter, avec nos qualités, nos défauts, nos imperfections, notre humanité quoi ! On apprend à être bienveillant et indulgent avec nous-même. Parce que toutes ces émotions qui sont en moi , toute cette sensibilité , ce n'est pas une faiblesse (pensées automatiques ancrées depuis l'enfance), c'est une richesse incroyable, qui ouvre des possibilités d'empathie incroyables ,et donc une richesse dans la relation aux autres, une curiosité pour les autres et pour moi-même... La fille très imparfaite et sensible que je suis en train d'apprendre à connaître, est à des années lumières de celle, parfaite, que j'ai voulu montrer toutes ces années, et pourtant, je la trouve bien plus sympa, juste, humaine que l'autre... Je suis en train de me rapprocher de moi, doucement, et le décalage se réduit peu à peu (le vide aussi...). Être en accord avec ce que je suis au fond me procure un effet d'apaisement, une sorte de sécurité qui comble le reste. Je suis en sécurité avec moi telle que je suis, je n'ai pas besoin "de faire ci ou ça pour...", plus besoin de dépenser mon énergie à devenir cette image qui ne sera jamais moi... Et ma relation avec mes filles et mon mari s'est profondément enrichie, ce qui renforce ce bien être. Un cercle vertueux s'installe et me donne confiance en moi. Je me remplis de tout cela, de ce "nouveau" moi qui me comble de plus en plus (qui a toujours été là, mais dont je n'avais pas conscience). Le programme LC vient renforcer tout cela, car il m'aide à être plus bienveillante envers moi, mes écarts, mes compulsions, à réduire le "tout ou rien", à me réconcilier avec la nourriture. Tous vos posts m'aident dans les moments où mes vieux démons me reprennent : "je ne suis pas capable, je suis nulle , les autres y arrivent et pas moi," etc... J'apprends que tout n'est pas remis en question par un écart , que c'est humain et normal de craquer, d'avoir des faiblesses, et que je ne suis pas la seule dans ce cas là !!!! Alors merci pour tout, et bonne route, bon cheminement vers votre vrai "moi" qui je l'espère vous emplira à lui seul... Je ne sais pas si j'ai été très claire ... C'est comme la RPC, c'est un peu difficile de comprendre ce que cela apporte tant qu'on ne l'a pas expérimenté ! ...
marieal.
Inscrit

si si c'est très très clair. Merci pour ton témoignage qui met des mots sur ce sentiment de vide. Merci merci.

c'est vrai que ce sentiment de vide a presque disparu chez moi depuis que je me suis réaxée sur mes valeurs, me rapprochant de ce que je suis vraiment, une fille hypersensible qui ne peut pas être parfaite tout le temps et issue d'une famille où on n'exprime pas ses faiblesses. wink

Mais je n'avais pas réussi à l'exprimer aussi clairement dans ma tête, même si je le vis bien dans ma vie!

-Céline-.
Abonné

Merci à toutes de vos écrits si enrichissants. Un merci particulier à Alanzo qui m'offre une autre vision de ce vide et un espoir. J'avais peur d'un puits sans fond et en fait, non, tu as raison, c'est "juste" un écart et dessus, il y a moyen d'agir.

Céline

alanzo.
Abonné
Merci marieal et celine pour vos commentaires qui me font chaud au cœur, tellement le doute sur ce que je pense et le manque de confiance en moi sont ancrés si profondément en moi, même si j'y travaille (ah, ces satanées auto jugements...! ). Je suis contente que cette autre vision du sentiment de vide puisse vous parler, ou vous aider. Pour compléter mon post précédent, j'aimerais justement parler de ces auto critiques, ou auto jugements (négatifs bien souvent !), qui sont les clés pour ouvrir cette porte qui va nous rapprocher de nous, et réduire cette distance (qui crée le sentiment de vide) entre l'image que l'on veut donner de nous, et ce que l'on est vraiment au fond de nous. Je m'explique : le problème, c'est que l'on se dit : " je ne peux pas m'accepter moi, comme je suis au fond, parce que je suis trop nulle comme ça , pas assez ci ou ça, ou trop ci ou ça. Personne ne peut aimer une personne comme je suis au fond de moi. " Or, ces pensées, ces jugements, que l'on a de nous même , sont en fait des pensées automatiques, des jugements inconscients et subjectifs qui proviennent de notre vécu, de la façon dont on s'est construit en réaction à la société, à notre environnement proche, plus ou moins bienveillant... Ces jugements n'ont aucune valeur, puisqu'ils ne reflètent pas ce que l'on est vraiment, mais ce que l'on a perçu des jugements des autres sur nous. C'est pour se protéger de ces jugements et de ces critiques que l'on s'est créé, façonné, une image qui tentait d'être ce que l'on attendait de nous, en décalage avec nos propres valeurs et ressentis. Exemple: chez moi, avoir peur, ou pleurer, ou être triste, était nié ou moqué, et assimilé à de la faiblesse. Alors je suis devenue la fille heureuse, enjouée, toujours gaie, courageuse... Sauf que j'ai créé un décalage avec moi, et quand je ressentais ces émotions (normales !) , les pensées automatiques surgissaient (t'es nulle, une peureuse, pleurnicheuse,etc...). En comprenant que ces pensées ne sont pas moi, mais juste des relans malsains de mon enfance, je peux me dire que j'ai le droit de vivre ses émotions, ce n'est pas mal de ressentir ça, c'est juste normal. Et je peux me rapprocher de moi, et m'accepter moi, car d'un coup, je ne suis plus nulle, je suis juste normale !!!! Quel soulagement !!!! Plus besoin de me rapprocher de mon image à donner, je peux me rapprocher de moi, je me sécurise, je comble la "distance" , le sentiment de vide s'estompe... Et c'est pour tout pareil : je ne suis pas belle, pas ceci, pas cela. Ou je suis trop ceci ou trop cela. Quelles sont les pensées automatiques reliées à ces croyances de nous-même ? Quel discours (parental ? Amis ? Conjoint ? Etc...) m'ont amenée à croire cela si fort que c'est imprimé en moi, et je crois que c'est vraiment moi ? Qu'en est-il réellement ? Sacré tri à faire, et sacré travail de connaissance de nous même ... Un beau chemin à parcourir, seul ou accompagné d'un thérapeute (pour ma part, c'était tellement profondément imprimé, que seule, je n'aurais pas pu me détacher de ces pensées...)... Voilà, je ne sais toujours pas si ce que je dis est compréhensible, j'essaye d'être la plus claire possible... Encore merci pour toutes ces réflexions très utiles pour avancer...
alanzo.
Abonné
[quote=mavo]J'avance sur le sentiment de ne pas avoir été aimée (pas de façon inconditionnelle en tout cas), mais je n'arrivais pas complètement à le relier à "trop manger". Mais le lien est clair : sentiment d'abandon => angoisse de séparation (encore une idée autour de laquelle je tourne régulièrement) => sentiment de vide => besoin de me remplir. ... puisque le vide dont on parle, rien ne peut le remplir. Il faut "juste" apprendre à le tolérer, lui faire une petite place. [/quote] Peut-être que "ne pas avoir été aimée de façon inconditionnelle" signifie "ne pas avoir été aimée pour ce que je suis vraiment au fond, telle que je suis", avoir été aimée "à condition que je sois comme ci ou comme ça". Là s'est créé un décalage entre l'image que tu a cherché à donner en réaction, pour te protéger, et ce que tu es vraiment. Peut être que ce n'est pas "le vide qu'il faut tolérer, et lui faire une petite place", mais plutôt "apprendre à me tolérer moi, me faire la place que je mérite". Et le vide que tu cherches à remplir, c'est peut être seulement cette distance qu'il faut réduire, pour te rapprocher de toi... Quand tu seras en paix avec toi, peut être n'auras-tu plus besoin de manger , il n'y aura plus de vide....
alanzo.
Abonné
[quote=Chléa]

Je le connais bien ce sentiment de vide... ...

Ca me rend infiniment triste : je ne sers à rien . Je ne parviens pas à cohabiter avec ce vide 

...Je ne l'ai jamais livré , c'est tellement à 100000 années lumière de l'image que je renvoie !...et pourtant c'est bien la réalité[/quote] Chlea, j'ai l'impression qu'il est là ton vide !!! C'est très probablement ce décalage entre l'image que tu renvoies, et ce que tu perçois être au fond de toi, comme j'ai essayé de l'expliquer dans mes posts précédents ... Comment se fait-il que tu renvoies cette image de toi ? Pourquoi as-tu besoin de cette image? Pourquoi ne donnes-tu pas l'image aux autres de ce que tu ressens au fond ? Quelles pensées automatiques te font croire que tu devrais te montrer comme cela, et que ce que tu es au fond de toi ne te semble pas valable ? Quand tu n'auras plus besoin de dire :"c'est tellement en décalage avec ce que je dégage", quand tu dégageras ce que tu ressens vraiment, il n'y aura probablement plus de vide à combler. Tu seras remplie de toi-même, de ton "toi" à toi qui mérite d'exister avec toutes ses qualités et ses défauts...
alanzo.
Abonné
[quote=Noelle]

Oui, je comprends bien cela, souffrir du décalage entre ce que j'ai pu ressentir de vide et l'image que je renvoyais

jusqu'a ce que je commence aussi a avoir conscience que ce que je reussissais c'etait aussi moi et que je n'etais pas "nulle" ni condamnée aux "ma pauvre fille, tu ne feras jamais rien" petites phrases assassines que je m'administrais sournoisement

merci à  la defusion!

[/quote] Noelle, ce que tu dis là illustre parfaitement ce que j'essaye d'expliquer plus ou moins clairement plus haut. En réduisant la distance entre l'image que tu donnes à voir et ce que tu es au fond de toi, le vide disparaît de lui même. Et tu peux accepter ce que tu es au fond de toi parce que tu as pris conscience que tes pensées automatiques te renvoyaient une image déformée de toi, alors que tu vaux bien plus que cela, et que tu es bien plus que cela ! Poursuis ta route vers toi même , bon vent à toi ! Et désolée pour tous ces posts, je débute, et je n'arrive pas à trouver comment citer plusieurs personnes sur le même post !!! Toutes vos impressions et vos réactions sont tellement intéressantes !!! ...
alanzo.
Abonné
Marieal, encore merci. J'aurais pu écrire tes mots, j'ai vécu la même chose : "c'est vrai que ce sentiment de vide a presque disparu chez moi depuis que je me suis réaxée sur mes valeurs, me rapprochant de ce que je suis vraiment, une fille hypersensible qui ne peut pas être parfaite tout le temps et issue d'une famille où on n'exprime pas ses faiblesses. " Et oui, ça crée un sacré décalage une histoire pareille !!! Moi, je suis en train de commencer à le combler ... J'espère rejoindre ton niveau "d'acceptation" bientôt ...
marieal.
Inscrit

par contre, personellement, je n'ai pas trop de pensées auto critiques négatives,

j'avais même, c'est bête à direblush, peut être une trop forte estime de moi qui m'empêche d'avouer mes faiblesses

Du coup,  je suis toujours dans la recherche de la perfection, de la rigueur , du "je dois" au lieu du "j'ai envie"., pas du tout à l'écoute de ce que je ressens, pas du tout prête à montrer le moindre signe de faiblesse, pas du tout  à l'écoute des signaux que mon corps me renvoient ( genre je vais courir alors que je suis crevée et que j'ai une tendinite...) , dans le contrôle en permanence...du coup, c'est très difficile de changer de façon de faire, de se laisser guider aux sensations!

alanzo.
Abonné
C'est marrant ça marieal !!! c'est encore un post que j'aurais pu écrire mot pour mot (je fonctionne EXACTEMENT pareil, et je suis une dingue de sport, et j'en fait bien souvent au-delà du raisonnable...) Sauf que pour ce qui me concerne, j'ai identifié que ce n'est pas dû à " une trop forte estime de moi qui m'empêche d'avouer mes faiblesses", mais au contraire, à une "très faible estime de moi, qui me pousse à adopter des comportements extrêmes sans écouter ce que me dit mon corps..." Quand je fais ce genre d'excès, j'ai remarqué que c'était parce que je m'étais fixé un objectif élevé, dont la cause profonde et non avouée est la mauvaise estime de moi : - une grosse perf. en course, avec pour but non avoué de faire une bonne place, et donc d'augmenter l'estime de moi si faible au travers de ça. L'enjeu que je mets est donc bien plus important qu'une simple bonne perf. Il y va de ma "valeur" ou de ma "nullité", une sorte de tout ou rien, et je dois absolument éviter la nullité... Et si je réussis, je me sentirai "valable" quelques instants, jours ou semaines... Donc j'y vais à fond et bien au-delà... Ce n'est pas de la volonté, car au fond, c'est bien la peur de l'échec qui me guide, parce qu'échouer renforcerait ma faible estime de moi !!! - une perte de poids, ou un "cette fois je m'y tiens", et suite à des compulsions, je vais "compenser" en grillant des calories, que je sois en forme ou pas, blessée ou pas... Là encore, ce n'est pas de la volonté, c'est bien ma mauvaise estime de moi qui me guide , et qui m'empêche de m'écouter, puisque je torture mon corps (dans ces cas là, il n'y a aucun plaisir à faire du sport)pour perdre du poids, ou éviter d'en prendre, ou reprendre, parce que je n'arrive pas à m'accepter avec ce physique, parce que j'ai peur des jugements sur moi, si je n'ai pas le physique "que je pense devoir avoir"... Depuis que je suis inscrite à LC ,et suite à une belle blessure due à mes excès, je me force à essayer de m'écouter pour le sport, le repos, la nourriture... Pas facile de sortir de ce contrôle ! Je me dis à chaque fois que j'y arrive : "c'est bien, je me suis respectée, j'ai respecté mon corps et mes besoins. Je vaux la peine d'être respectée. Si je ne me respecte pas moi-même, comment pourrai-je un jour me sentir bien avec moi ? On évite les gens qui ne nous respectent pas, alors commençons à l'appliquer avec nous-même !!! " Il y a du progrès !!!! C'est un bon point !!! Je renforce mon estime de moi ! Marieal, ce que tu dis m'intrigue donc au plus haut point, et me pose question. J'ai du mal à comprendre comment une trop forte estime de soi amène à un non respect de soi ( quand on nie des besoins, quand on ne se laisse pas guider par ses envies ou besoins, mais par des "je dois, il faut que..."). Je t'avoue que je n'arrive pas à saisir... J'aurais plus le sentiment que c'est une impression de forte estime de soi qui fait paraître invincible, pour éviter à l'esprit de se confronter à ce qui est douloureux pour lui derrière, à savoir une mauvaise estime de soi... Mais je suis sûrement influencée par mon expérience personnelle, et comme je ne suis pas psy... En tout cas, ça m'intrigue marieal !!!
marieal.
Inscrit

j'ai toujours tout très bien réussi:mes études mes concours, mes exams, ma vie professionelle, je suis responsable de mon service, je prends des responsablilités dès que je fais partie d'une association, je n'ai aucun problème à prendre la parole en public, à enseigner, à faire du triathlon malgré mon surpoids, à m'occuper des autres : pour tout ça, je dirai que je n'ai aucun problème d'estime de moi: je sais que je suis capable,intelligente, curieuse, intéressée et je n'ai pas peur de faire et dire les choses.

 

par contre, j'ai parfois le sentiment qu'on ne m'aime pas assez...parce que je ne suis pas amusante, pas intéressante, trop grosse, pas séduisante, là c'est sur il y a du boulot sur l'estime de moi....

il y a une espèce de balance redoutable qui me fait avancer coute que coute: genre tu es trop intelligente pour avouer que en fin de compte tu veux qu'on t'aime ou que tu ne vas pas bien...

cilou_cile.
Abonné

Dans un des livres d'Isabelle Filliozat, je ne sais plus lequel, il y a un petit tableau en 4 parties parties qui montrent qu'effectivement une haute estime de soi, qui nous permet d'accomplir de "grandes" choses, de sentir un peu au dessus des autres, voire d'être un peu narcissique, n'est pas incompatible d'une faible confiance en soi....ou l'inverse smiley

Malheureusement, je n'arrive pas à le trouver sur le net.

Au delà des définitions, cela montre que c'est tout à fait possible d'avoir en apparence une vie plutôt "réussie", au sens où la plupart des gens l'entende, d'avoir des capacités de leadership, d'aimer prendre des responsabilités et de les assumer plutôt bien même, et pourtant de se dévaloriser par ailleurs, de ne jamais être totalement satisfait de ces réussites, d'en être fier oui, mais quand même avec ci ou ça, ça pourrait être mieux encore...et de toute façon ça n'est pas parfait!

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
alanzo.
Abonné
Je vois ce que tu veux dire... Je comprends mieux... Merci marieal pour ce très intéressant éclairage : Cette espèce d'ambivalence , de double personnalité de ton estime de toi... J'ai ressenti comme une tristesse dans ta description, comme si ce sentiment qu'on ne t'aime pas assez ( parce que tu PENSES ÊTRE, je cite : "pas amusante, pas intéressante, trop grosse, pas séduisante" ; pensées automatiques ??), comme si ce sentiment , ce manque d'estime de toi était en fait le moteur qui te faisait "avancer coûte que coûte", au mépris de tes ressentis, tes envies et tes besoins, pour que, au final, on t'aime mieux, toi qui fait toutes ces activités avec tant de rigueur, de perfection, d'assurance et d'aplomb (mais aussi semble-t-il dans une certaine souffrance : je dois, il faut que, ne pas montrer la moindre faiblesse...) Je suis perfectionniste, parce que j'ai grandi dans une famille ou la faiblesse n'avait pas sa place. Je ne ressentais pas un amour inconditionnel. Je sentais que pour être aimée ou recevoir une attention positive, il ne fallait pas montrer ses émotions ou ses faiblesses, sinon, la critique ou la moquerie arrivait vite ! Pour éviter ces douleurs, et pour me sentir aimée, je me suis construite en veillant à éviter à tout prix ce genre de situation, donc en essayant d'être parfaite... En tant que "perfectionniste en train de se déperfectionniser" , je peux t'affirmer qu'on ne nous aime pas moins lorsqu'on lâche un peu de lest, et qu'on se montre sous un jour moins parfait, avec des faiblesses. C'est même le contraire qui se produit : on nous aime plus (+) !!! Parce qu'on n'est plus une sorte de robot efficace, implacable et parfaite sur tous les fronts, on en devient plus humaine, plus accessible, plus ouverte, plus tolérante vis à vis de nous et des autres. On s'accorde le droit de souffler, de craquer, comme tout le monde, et les autres nous aiment mieux pour tout cela. Plus je deviens imparfaite, plus je montre mes faiblesses, et plus mon mari , mes amis, mes enfants, ma famille m'aiment, et plus ils me trouvent épanouie et formidable !!! Et plus ils me trouvent formidable, moins je ressens le besoin d'être parfaite pour me sentir aimée... Même si j'ai encore du boulot du côté confiance en moi, et que j'aimerais bien avoir le quart de l'assurance que tu sembles avoir ! On s'éloigne du sujet initial du post, mais bon, toutes ces réflexions font avancer... C'est le but ici ! Prends soin de toi marieal, et merci pour ce partage...
marieal.
Inscrit

j'aurai du mettre quelques verbes au passé, je suis en pleine évolution sur ce sujet...

je me suis laissé aller pas plus tard qu'il y a trois semaines à avouer à mes collègues ( 7 garçons, une fille) que j'avais besoin de repos et d'aide pour affronter des difficultés personelles( ultime essai PMA ayant échoué)  associées à un collègue très très desagréable...ils en ont été bien étonnés je crois d'apprendre que ça faisait 6 ans que je galérais à combiner FIV, ttt hormonaux, fausses couches et travail sans en avoir trop jamais eu à gérer les conséquences sur leurs propres emplois du temps....je l'ai joué pendant toutes ces années en mode self made woman qui n'a besoin de personne pour tout combiner sa vie, son travail, ses difficultés personelles, mais là c'était juste plus possible..... alors du coup je leur ai dit et ils sont tous très gentils maintenant, un peu différents dans leur façon de me parler, dans leur comportement,  j'aime beacoup, on sent qu'il y a plus d'attention et de bienveillance, c'est moins rugeux et viril qu'avant où j'avais parfois l'impression de me trouver dans un vestiaire de rudby!

et mon homme me disait lui aussi pas plus tard que tout à l'heure que j'étais bien plus tendre qu'avant depuis recemment...et moi je m'étais fait la même reflexion pas plus tard qu'hier!

alanzo.
Abonné
J'admire la capacité que tu as d'affronter les épreuves dans ta vie marieal ... Je suis heureuse pour toi de ton évolution positive !
izabelle
Animatrice forum

je suis comme marie,   je "m'estime", je ne me dévalorise jamais, et en même temps je me trouve nulle très souvent

je crois que c'est typique des hypersensibles

ça en revient au décalage dont tu parlais Alanzo

c'est à dire qu'on perçoit  "comme ça pourrait être" et notamment une certaine perfection qui nous tend les bras

et on a beau etre déjà à bon niveau, le décalage avec  ce "qui pourrait être"  est assez destabilisant

 

ce qui m'a beauocup aidé sur ce sujet, c'est bien sûr l'ACT-Therapy, où j'ai appris à arrêter de combattre les histoires de nullité, parce que plus on les combat, plus elles se renforcent

 

et aussi le livre de Petitcolin sur l'hypersensiblité où elle explique que les hypersensibles ont un ego faible et que c'est comme ça  parce qu'ils "ressentent"  effectivement  les améliorations possibles à leur comportement

le fait d'avoir un ego faible pousse généralement à essayer de le renforcer sans cesse

moi j'ai pu repérer des stratégies comme    "faire des gateaux", mais des trucs de dingue,   là ça marche à tous les coups,  pour un truc hyper facile à faire  tout le monde vous pousse des oh et des ah......  

être indispensable.... ça aussi c'st facile

être hyper efficace

 

 

maintenant quand j'ai  "l'ego faible"  qui se réveille,  je l'appelle ainsi par son petit nom, et je sais qu'il va m'accompagner un jour ou deux, que je me sentirais nulle ou "non reconnue même si en fait je suis la meilleure" (ce qui est une variante),  et que ça ne sera pas agréable,  mais qu'à moins de troquer ma sensibilité contre une carapace  je serais toujours comme ça

de fait il finit toujours par finalement s'en aller, et l'air est plus respirable quand cette histoire-là n'est plus dans ma tête

mais en tous cas j'ai renoncé à la controler, à la faire disparaitre à grands renforts de coups d'éclat rebooster d'ego.....

car ça ne sert qu'à renforcer le problème

non maintenant je préfère laisser simplement exister ce sentiment désagréable, passager, sachant qu'il n'est une menace en rien  et qu'il n'est que l'effet secondaire de ma grande sensibilité

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